- Communiqué des verts de l’Isère du 29 décembre 2008

Posté par admin le 22 décembre 2008

Communiqué du 29 décembre 2008
Position des Verts de l’Isère quant au projet d’implantation de Center Parcs à Roybon
Le 29 décembre 2008

Remarque liminaire :
On peut imaginer que, dans le contexte actuel de crise financière, le projet de Center Parcs dans les Chambarans, va vraisemblablement être ajourné, voire tout simplement annulé, puisqu’il répond à un modèle économique basé sur des investissements sur la pierre et des dispositions fiscales, fortement remis en cause actuellement.
Genèse du projet et problèmes soulevées
Le projet touristique de masse (≈ 5 000 personnes séjournent toute l’année à l’intérieur dans la « bulle » Center Parcs) a été, jusqu’aujourd’hui, « décidé » et monté dans le plus grand secret entre la direction du Conseil général de l’Isère, le conseiller général et maire de Roybon et la direction de Pierre & Vacances, en évitant soigneusement les débats démocratiques (à ce jour, aucune réponse aux demandes d’information émises par les élus Verts (du Conseil Général et du Conseil Régional) sur le dossier n’ont été apportées.
Les Verts ont pris l’initiative d’en débattre avec les habitants et les associations locales. Ces rencontres ont permis de mettre au débat la question du subventionnement public de ce type de projet, d’un point de vue tout à la fois environnemental et économique. Il a ainsi mis au jour des problèmes importants en terme d’infrastructures (à bâtir et donc financer en sus de la subvention qui serait octroyée par le département) et, à ce jour, sans avoir de réponses claires et précises sur ce qui serait fait ou à faire (notamment à propos du manque de ressources au niveau de l’adduction d’eau, de l’assainissement/épuration [cf. le communiqué de la Frapna] et de l’électricité). Il existe par ailleurs un lien direct avec l’« autre » projet d’envergure du canton, la décharge de classe 2 au niveau du col de Toutes Aures : l’un des projets se fera sans l’autre, le silence du maire et conseiller général, Marcel Bachasson, à ce sujet est assourdissant.
Positionnement
Ces chantiers d’envergure -et leurs effets concrets sur l’environnement et les populations- représentent à nos yeux une voie de développement tout à fait inappropriée pour un territoire bénéficiant pourtant d’atouts touristiques sous-exploités mais remarquables. En effet, des infrastructures existent déjà : une retenue d’eau propice à des activités nautiques et un camping à Roybon même, des sentiers forestiers, plusieurs monuments classés et des gîtes aux alentours. Des activités et structures qui seraient, n’en doutons pas, bien intéressées de recevoir, elles aussi, des aides publiques pour se développer ou communiquer sur leurs activités.
Pourquoi ne pas utiliser ces subventions à d’autres initiatives, soutenables ?
Face à la crise économique et environnementale que nous traversons, c’est des alternatives beaucoup plus soutenables et responsables qu’il faut promouvoir : des projets qui s’inscrivent réellement dans le respect des populations et de le leur environnement, qui contribuent à créer des richesses et circuits locaux plutôt qu’à financer des investisseurs privés et des grands groupes. Les bouleversements locaux, tant environnementaux qu’économiques, qu’entraînera ce type de structure nous semble à mettre en balance avec un développement touristique à taille plus humaine et mieux maîtrisé.
En quoi l’augmentation du trafic routier et aérien (c’est-à-dire l’agrandissement des routes, le contournement de Roybon et le développement de l’aéroport de Saint-Geoirs), l’augmentation conséquente de la consommation des ressources naturelles (nécessitant de nouveaux équipements publics) ou encore l’augmentation du prix de l’immobilier (due à la spéculation) seraient-elles des réponses appropriées au développement local, touristique et économique du pays des Chambaran ? A-t-on des garanties réelles et positives sur la pérennité de ce projet ? Sous couvert d’un développement économique tenu comme nécessaire du canton de Roybon (décharge et Center Parcs) et plus généralement du pays des Chambaran, nous pensons que ces importants projets se feront à prix fort pour la population et les collectivités, sans garantie d’utilité sociale et environnementale.
Les Verts de l’Isère appellent à l’ouverture d’un débat réellement démocratique, d’abord local, pour s’interroger collectivement sur le (bon) développement touristique et économique en Isère en organisant une réunion publique à… Roybon.
Pour les Verts de l’Isère, Yann Mongaburu, porte-parole

Source:

http://www.lesverts38.org/article.php3?id_article=1362

Laisser un commentaire

 

BARAKA |
Les Moniteurs d'Ateliers e... |
Les professionnels du negoc... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | immobilierachat
| jechangetout
| SIVOS - Mondreville / Tilly