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- Gérard Brémond : « Notre offre de tourisme de proximité échappe à la crise »

Posté par admin le 29 juin 2009

Gérard Brémond : « Notre offre de tourisme de proximité échappe à la crise »
Le Monde du 27.01.09 publié le 4 février 2009,

« Pour Gérard Brémond, son PDG, le groupe Pierre et Vacances doit continuellement s’adapter aux nouvelles attentes de la clientèle.

Le constat est sans appel : après quatre années d’envolée, « le tourisme mondial vit un des plus sévères revers de son histoire », a constaté récemment l’Organisation mondiale du tourisme. Le groupe Pierre et Vacances va pourtant ouvrir en 2010 son quatrième Center Parcs français, en Moselle. Gérard Brémond, son PDG, revient sur les répercussions de la tourmente sur le secteur touristique et sur son entreprise.La crise est-elle de nature à susciter de l’inquiétude pour vos deux métiers : votre activité d’opérateur touristique et celle de promoteur immobilier ?Le coeur de notre activité est le tourisme. Nous sommes numéro un en Europe dans le secteur des résidences de loisir avec 225 000 lits et 7,5 millions de clients, majoritairement non français. Cette activité, qui représente 80 % de notre chiffre d’affaires, est basée sur un tourisme de proximité comme dans le cas des Center Parcs, par exemple. Ce modèle est par définition apte à résister à la crise. Pour des raisons à la fois objectives et subjectives.Objectives, parce que cette formule est la moins onéreuse, avec des lieux que l’on peut généralement atteindre en voiture. Les appartements de nos résidences de loisir présentent un autre avantage : à la différence des formules « all inclusive » [toutes prestations inclues], les services et les activités que nous proposons sont à la carte. En période de crise, notre concept fonctionne bien : il n’y a rien de plus irritant que de payer pour ce que l’on ne consomme pas. Plus subjectivement, lorsque la période est difficile, on est anxieux et on se sent plus en sécurité si on est proche de son habitation principale…En ce qui concerne notre activité immobilière, des crises, nous en avons vu d’autres ! Comme je le dis souvent, l’expérience paye à condition d’avoir de la mémoire. C’est pour cette raison que nous avons stoppé toute acquisition immobilière depuis deux ans.Cela dit, ce que nous vivons aujourd’hui n’a rien à voir avec la grande crise immobilière des années 1990 pour plusieurs raisons : l’offre et les stocks sont infiniment moins importants qu’en 1990, et un grand nombre d’opérateurs ont déjà renoncé ou différé leurs projets. La crise devrait donc se résorber plus facilement et plus rapidement.La crise et la baisse du pouvoir d’achat qui peut en découler peuvent-elles entraîner des changements de comportement au sein de votre clientèle touristique ?Si l’on met de côté Center Parcs, dont la philosophie est différente, nous offrons trois types d’hébergement, avec trois niveaux de confort. Il y a notre entrée de gamme, Maeva, notre gamme moyenne plus, avec Pierre et Vacances, et le haut de gamme, les Résidences MGM. Pour l’heure – nous ne pouvons juger que sur la saison d’hiver et la montagne -, je dirai qu’il n’y a pas encore eu de changement de comportement. Les taux d’occupation sont pour l’instant identiques à ceux que l’on a connus l’année dernière et ne reflètent aucun report d’une catégorie sur l’autre. Peut-être y a-t-il une légère hausse du taux d’occupation chez Maeva, de l’ordre d’un point.En revanche, un changement de comportement a été notable cette année : les familles avec enfants ont réservé très tôt la semaine de vacances d’hiver et les deux semaines d’été, et ont ainsi voulu sécuriser leurs séjours.Au-delà de la situation économique actuelle, la façon de consommer les vacances a changé : moins loin, moins longtemps, plus souvent, est devenue la nouvelle équation. Notre modèle de développement colle parfaitement à ces évolutions, mais nous continuons à l’adapter. Crise ou pas crise, les gens ont par exemple besoin de se retrouver. Une autre grande tendance semble d’ailleurs se dessiner, celle de la « tribu » et de l’intergénérationnel. Pour mieux prendre en compte cette évolution, nous construisons des maisons pour 15-20 personnes dans les Center Parcs : ce sont les premières demandées lorsque l’on ouvre la location.Les difficultés économiques actuelles vont-elles vous inciter à réduire la voilure en matière de développement ? Voire à différer certains projets ? Ou, au contraire, à profiter des opportunités créées par cette crise ?
En période de crise, notre stratégie est évidente : pourquoi s’interdire de participer à un mouvement de consolidation ? Nous avons nous aussi accumulé notre « épargne de précaution »… qui peut nous permettre de réaliser des investissements pertinents, c’est-à-dire au bon prix et au bon moment, et surtout centrés sur le coeur de notre activité. Des opportunités se présentent déjà, et les opérateurs capables de les saisir sont rares et vont continuer à se raréfier.
Nous venons d’en saisir une en Espagne, par exemple. Sur la Costa del Sol, il y a 250 000 logements invendus, propriétés des banques, qui devront attendre quatre ou cinq ans avant de les remettre sur le marché. Eh bien nous venons de reprendre 500 appartements en contrat de gestion pour le compte de ces banques, et nous sommes encore candidat sur une dizaine de projets de ce type. Nous les gérerons pendant cette période de transition comme n’importe quelle résidence de tourisme. »
Propos recueillis par François Bostnavaron
source
http://www.veilleinfotourisme.fr/1233661213128/0/fiche___article/&RH=TOU

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