Pas d’argent public pour les faux loisirs écolos ( Les verts )

Posté par admin le 24 juillet 2009

Projet de Center Parcs à Roybon (38)

Pas d’argent public pour les faux loisirs écolos

Le 17 juillet 2009

Le concept des Center Parcs est porté par Pierre & Vacances (conception, maîtrise d’ouvrage des projets, commercialisation auprès des investisseurs puis gestion) qui est le 1er exploitant européen de résidences et de villages touristiques.

Ce concept et ce groupe ne connaissent pas la crise : malgré un chiffre d’affaire stable pour l’activité Center Parcs (l’augmentation de 2,6% des Prix Moyens de Vente a compensé la baisse de 2,9% des nuitées vendues), le chiffre d’affaires du développement immobilier est en hausse de 19,3M€ (comparaison avec la même période de l’exercice précédent).

Dans le même temps, le groupe a confirmé un potentiel de chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros sur des grands projets (dont le Center Parcs d’Isère et ses 1 000 cottages). Autre objectifs : une croissance du chiffre d’affaires de 50 % d’ici à 2012/2013.

Objectifs facilités par l’extension de la loi Scellier aux Résidences de Tourisme (réduction d’impôt de 25% de l’acquisition, plafonné à 300 K€ -prix de vente d’un cottage entre 132 000€ et 208 000€ en Moselle-). Une action à 49,5€ en hausse de plus de 30% depuis le début de l’année.
Un projet de Center Parcs était prévu en Rhône-Alpes, il se jouait entre l’Isère et la Drôme. C’est Roybon qui a finalement été retenu.

Le projet est estimé à 270M€, y compris la construction en très haute performance énergétique et l’ensemble des aspects Développement Durable. Faisant intégralement partie des objectifs officiels du groupe, il ne s’agit donc pas de surcoût mais de choix économiques liés aux acheteurs des cottages et de leurs attentes : l’aspect « écologique » du site est un argument de vente majeur.

On ne peut donc pas dire que Pierre & Vacances soit une entreprise ayant besoin de subventions publiques exceptionnelles. L’argent public doit permettre de répondre aux besoins des populations, des territoires, des entreprises. Seuls les projets exceptionnels dans leur exemplarité devraient pouvoir bénéficier d’un soutien supplémentaire. Et ce projet ne l’est pas :

-   autarcie de cet équipement touristique, voulue et revendiquée par les promoteurs du projet, et la mobilité quasi inexistante de leur clientèle cible (la « jeune famille ») ;
- énorme consommation d’eau (potable et non potable) : 220l/pers/jour ;
- principes d’exploitation pouvant se révéler conflictuels avec le fonctionnement et l’équilibre du territoire : pas de saisonnalité, un fonctionnement 24h/24h, rotation continue de près de 4 500 personnes… ;
- choix d’un environnement tropical (29°C) pour l’équipement principal (Aquamundo) demande un chauffage important, et donc une consommation énergétique significative qui n’a pas été évaluée pas plus que la source énergétique qui sera choisie
l’accès au site n’est envisagé que sous le seul angle de l’automobile et notamment par autoroutes et avec des pointes de déplacements importants (près de 1 623 véhicules/jour en jour de transition) sur le réseau local (une seule route d’accès au site) ;
- risque de perturber fortement la vie de la faune (passage d’un système forestier à une forêt périurbaine) ;
- volumes de déchets estimés à 1 200 tonnes de non recyclés et 400 tonnes de recyclés

Pourtant, le Conseil Général de l’Isère est prêt à mettre 15M€ dans ce projet et le Conseil Régional 7M€. N’y a-t-il pas d’autres priorités, plus utiles socialement et réellement plus écologiques ? Les Verts ont voté CONTRE à la Région RHONE ALPES.

Source :

http://rhone-alpes.lesverts.fr/article.php3?id_article=309

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