Les Verts Et la Révision du Plan Local d’Urbanisme de Roybon

Posté par admin le 25 juillet 2009

Le 26 juin 2009
En matière de tourisme, l’objectif des Verts est de développer un éco tourisme qui respecte l’environnement naturel en limitant la pression sur les milieux et les émissions de gaz à effet de serre et dont les retombées économiques se font sur les populations locales.
En matière de tourisme, l’objectif des Verts est de développer un éco tourisme qui respecte l’environnement naturel en limitant la pression sur les milieux et les émissions de gaz à effet de serre et dont les retombées économiques se font sur les populations locales.

Les Verts rappellent également qu’un PLU ne doit pas être aménagé en fonction des intérêts particuliers mais protéger l’intérêt général et le long terme.
A l’inverse, le projet de révision du PLU de Roybon soumis à enquête a essentiellement pour but de permettre l’implantation d’un Center Parcs sur son territoire.

Par ailleurs dans le contexte actuel de crise, le projet de Center Parcs dans les Chambarans répond à un modèle de développement économique qui n’est pas celui du Développement Durable et reste basé sur des investissements sur la pierre et des dispositions fiscales, fortement remis en cause actuellement.

Sur le fond, nous ne pouvons avoir une position favorable sans éclaircissements et engagements concrets des promoteurs et des collectivités qui portent ce projet.
En effet, le concept de Center Parcs marche actuellement. Cependant, il porte des contradictions fortes.

Ainsi :
Sur le projet d’implantation à Roybon, la commune compte sur la création de 697 emplois pour sondéveloppement économique et touristique et l’installation induite de 60 nouveaux ménages sur Roybon (estimations du gestionnaire.

Mais il convient de rappeler :

Avec la totale autarcie de cet équipement touristique, voulue et revendiquée par les promoteurs du projet, et la mobilité quasi inexistante de leur clientèle cible (la « jeune famille »), les retombées sur le tourisme local et les commerces de proximité seront nulles ou faibles, à l’exception de la période de chantier.
Les Verts demandent au groupe Pierre&Vacances de faire évoluer ce concept afin de créer du lien entre le territoire d’implantation et le Center Parcs. Ainsi pourrait-on mettre en place des partenariats avec les agriculteurs pour des visites de ferme, des navettes pour la visite de sites patrimoniaux ou naturels intéressants ainsi que pour se rendre au marché, des expositions d’artisans et artistes locaux sur place, un tarif préférentiel pour la population locale comme cela est fait sur le site du lac d’Aiguebelette dans l’Aisne….
Des principes d’exploitation qui peuvent se révéler conflictuels avec le fonctionnement et l’équilibre du territoire : pas de saisonnalité, un fonctionnement 24h/24h, des emplois peu qualifiés (maintenance, restauration, nettoyage, animation-récréation, gardiennage, traitement des déchets, jardinage, électricité) et pour moitié à temps partiel (349 emplois sur les 697 créés), une rotation continue de près de 4 500 personnes.
L’approvisionnement en produits alimentaires se fera très probablement sur le critère du coût, les retombées sur l’agriculture locale dépendront donc de sa compétitivité.(1)
Nous demandons donc au futur gestionnaire du Center Parcs de s’engager sur un approvisionnement aussi local que possible, d’encourager par sa politique d’achats les agriculteurs engagés dans des démarches de qualité et de réduction de leurs impacts ainsi que de proposer systématiquement une offre en produits biologiques ou en reconversion à la clientèle.
L’utilisation de l’eau comme vecteur de loisirs pose deux questions :
-    l’approvisionnement avec la possible concurrence des usages (agricoles et eau potable notamment)
Il n’est fait aucune mention de l’éventuelle récupération des eaux pluviales (arrosage, toilettes), des mesures de précaution en cas de restriction (quels publics prioritaires), des capacités de renouvellement de la nappe aquifère…
-    l’assainissement : si l’actuel système communal doit être remis aux normes, ce n’est pas à la collectivité de payer le doublement des capacités de retraitement.(2)
Or, la participation du Center Parcs au financement n’est pas évoquée pas plus qu’un système autonome ou le fait de devoir tirer les réseaux jusqu’au site alors même que l’activité principale est extrêmement gourmande en eau.
Ces questions nécessitent un engagement des promoteurs à avoir les pratiques les plus sobres possibles : circuit fermé, récupération des eaux pluviales, dispositifs d’économie d’eau…
Le choix d’une jungle tropicale pour l’équipement principal (Aquamundo) demande un chauffage important, et donc une consommation énergétique significative qui n’a pas été évaluée pas plus que la source énergétique qui sera choisie. Il en va de même pour les bâtiments dont on ignore la classe énergétique. La simple bonne orientation des bâtiments ne peut suffire.
Les Verts demandent donc que les promoteurs du projet intègrent une aide à maîtrise d’ouvrage Haute Qualité Environnementale, si ce n’était pas prévu, que tous les bâtiments soient très basse consommation (cottages, équipements de loisirs…), que l’isolation du dôme soit particulièrement soignée, qu’un système de production d’énergies renouvelables soit intégré au projet. Nous souhaitons également que le choix des matériaux privilégie les ressources locales notamment le bois.
L’accès au site n’est envisagé que sous le seul angle de l’automobile et notamment par autoroutes et avec des pointes de déplacements importants (près de 1 623 véhicules/jour en jour de transition) sur le réseau local nécessitant l’aménagement c’est-à-dire un nouveau barreau reliant la RD20 et la RD71 et des réaménagements des points nodaux. Le seul schéma de déplacement, s’il permet de limiter les conflits d’usage, ne saurait compenser l’impact d’un tel accroissement de trafic en termes de CO2 ou de polluants atmosphériques.
Un réseau de Transports en commun existe même s’il est modeste et restreint au ramassage scolaire.
Les Verts proposent donc :
-    de mettre en place une liaison régulière, s’appuyant sur les moments d’arrivée/départs de la clientèle, entre le site, l’aéroport et la gare la plus accessible aux frais du Center Parcs ;
-    de renforcer la ligne ralliant la gare Saint-Marcellin en la prolongeant jusqu’au Center Parcs voire en créer une seconde depuis Grenoble afin d’avoir une connexion directe avec le réseau grande ligne (suppression de ruptures de charge, décourageantes pour les familles) ;
-    de mettre en place une tarification attractive et un équipement adapté (notamment accueil des poussettes, bagages…).
L’un des objectifs des promoteurs doit en effet être de réduire l’empreinte écologique de sa clientèle, de plus en plus sensible à cette question, et du complexe au minimum.
La biodiversité ne semble pas être mise en péril mais la vie de la faune risque d’être singulièrement perturbée (pour rappel de nombreuses zones protégées et ou classées, une forêt alluviale entourent le futur parc et au nord ouest se trouvent des corridors écologiques). Or :
-    le parc sera totalement clôturé malgré quelques trappes à petites faunes nécessitant des battues de décantonnement régulières ;
-    la question de la taille et de l’emplacement du futur parking n’est pas abordé.
Les volumes de déchets sont estimés à 1 200 tonnes de non recyclés et 400 tonnes de recyclés. Ces chiffres manquent d’ambition en terme de réduction des volumes et de taux de recyclage. On peut ainsi envisager des consignes, une politique d’achat préférant les produits les moins emballés et les portions familiales plutôt qu’individuelles…
Lors de la phase de chantier, nous apprécions le fait que les milieux naturels intéressants soient balisés afin de réduire sinon d’éviter leur dégradation, que les arbres soient préservés autant que possible ou à défaut replantés ; qu’il soit veillé à la préservation, au regarnissage et à la reconstitution des lisières ainsi qu’à la diversité des formations végétales…
Nous demandons à l’autorité publique de donner au promoteur un cahier des charges lui imposant la démarche « chantier propre ».
En conclusion, le projet de révision du PLU de Roybon a essentiellement pour but de permettre l’implantation d’un Center Parcs sur son territoire.
Celui-ci, qualifié d’innovant et respectueux de l’environnement par ses promoteurs, l’est à minima. Vouloir être exemplaire en matière de développement durable demande l’application d’un cahier des charges beaucoup plus exigeant.
Les Verts sont donc défavorables à ce projet tant que les points négatifs relevés ne sont pas réellement corrigés et les recommandations faites mises en œuvre ou a minima étudiées sérieusement (motivations en cas de non réalisation) :

- les réserves portent en particulier :
sur l’accès au site, le fonctionnement autarcique du Center Parcs et son insuffisante prise en compte d’un réel Développement Durable dans la gestion des ressources (eau, énergie, déchets) ;
sur les risques de déstabilisation de l’économie locale (Isère mais aussi Drôme) par une « verrue » artificielle.
- les recommandations concernent notamment la création de partenariats avec :
les collectivités concernées que sont la Commune et son intercommunalité, le Département et la Région dans leurs domaines de compétences (transports, réseaux…) ;
le territoire notamment dans le domaine agricole et tourisme de découverte (agrotourisme, culturel…).
Enfin, les Verts posent la question du subventionnement sollicitées auprès des collectivités publiques à l’heure d’une crise sociale et environnementale majeure.

(1) Or, les Verts insistent sur l’importance d’une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement (produits de saison, pas de serres chauffées, économe en eau et intrants…). Cette qualité conduit à un surcoût variable mais inévitable : rendement parfois réduit, nécessité de plus de main d’œuvre, aides publiques moindres, coût des certifications… auquel les agriculteurs industriels (très pollueurs) ne sont pas soumis. Le principe pollueur-payeur est en effet très loin d’être appliqué.

(2)L’actuel système d’assainissement est un lagunage, système que les Verts soutiennent sans réserve car :

il est adaptable en surface (ce qui n’est pas le cas des stations d’épuration classiques)
il peut s’adapter à la fluctuation des besoins : Pierre&Vacances table sur une occupation moyenne de 90% mais il y aura inévitablement des pics et creux, parfois importants
il permet de traiter les effluents d’une population qui peut être conséquente (ex. de Munich en Allemagne).
il s’intègre dans l’environnement et compose un véritable écosystème.
Source :

http://rhone-alpes.lesverts.fr/article.php3?id_article=303

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