• Accueil
  • > Actualités
  • > Val Joly, un parc à loisir destructeur dévoreur de subventions et qui n’a pas tenu ses promesses

Val Joly, un parc à loisir destructeur dévoreur de subventions et qui n’a pas tenu ses promesses

Posté par admin le 25 juillet 2009

Val Joly stop ou encore ? Naturiste ou à poil ????
juillet 24, 2009 at 7:19 |

Le Val Joly en travaux – source PS Avesnois – On bétonne “socialiste” !!!

Il y a quelques années, l’auteur de cet article publiait des journaux mensuels dans le cadre d’une association dénommée « Liessies-Willies avant tout ». En association avec l’association de défense des riverains du Val Joly et son président Roger Renard, nous y critiquions ce qui n’était encore qu’un projet. Quelles étaient alors nos principales critiques ?

- Un projet économiquement non viable car se plaçant sur le même terrain que les projets voisins des Lacs de l’Eau d’Heure (Belgique) et le projet de Centers Parcs au Lac de l’Ailette, dans l’Aisne voisine ; or, ces projets étaient bien plus avancés que celui du Val Joly

- Un projet d’exclusion sociale des plus modestes de nos concitoyens de l’Avesnois par des tarifs prohibitifs. Car le projet était clair selon les termes mêmes du directeur du Val Joly, l’ineffable Robert Goldin : « Faire venir de riches allemands et hollandais en costard et Mercédès » !!!! Hou le mauvais !!!!

- Des investissements très risqués pour un résultat aléatoire c’est çà dire environ 40 millions d’euros composés d’argent public – Européen, départemental, régional et de fonds privés ….

A l’époque, la réponse du boss, en l’occurrence Bernard Derosier – Président du Conseil Général du Nord – fut claire ! « ON CONTINUE » !!! Nous, on a pensé très fort : « Poils au cul » !! Et vous verrez bientôt qu’il en sera questions, en tous cas de fesses et de poils !!

Il y a un mois environ, nous fumes consultés par une jeune journaliste : Gaëtane Deljurie, qui travaillait sur un dossier destiné à la revue « Entreprises & Management » peu suspecte de nous être outrageusement favorable. Mais Gaëtane est une bonne journaliste ; elle avait creusé son sujet et entendu parler de nos critiques de l’époques. Nous lui avons donc communiqué ce que nous pensions.

Son article, maintenant paru est très clair, c’est la voix du bon sens même !! Vous le trouverez ci-dessous :

Le dossier de la revue “Entreprises & Management” page 22

« Le lac Val Joly : chronique d’un flop annoncé

« Ras-le-bol des potages, rendez nous nos frites-mayo ! ». Au Val Joly, joli petit écrin de verdure niché au fin fond de l’Avesnois, en bordure d’un lac, les baraques à frites n’auront décidément pas longtemps souffert de la concurrence de la Soupe Sauvage. Censé contribuer à la métamorphose de cette « station touristique », comme disent les prospectus, ce sympathique bar à soupes devait célébrer l’arrivée d’une clientèle un peu plus select que les habitués des lieux, ouverts au public depuis 1975. « Un bar à soupe aux pays des frites-saucisses, c’était bien une idée de bureaucrate, ça », fulmine, un brin caricatural, un bon connaisseur du dossier. Evidemment, ça n’a pas marché et au bout de quelques mois, il a fallu fermer la boutique ».

L’anecdote est révélatrice du décalage entre les ambitions des promoteurs du parc et les réalités économiques du secteur. Un peu plus d’un an après son ouverture officielle, en juin 2008, la station du Val Joly est toujours à la recherche de son identité… et de ses clients. L’installation de commerces, brasseries (marquant le grand retour du cornet de frites !) et crêperie, d’un centre aquatique de 3000 mètres carrés, de parcours de randonnées dans les arbres, d’un centre équestre, d’une maison des enfants et surtout de 180 cottages ultra-design proposés à la location n’ont en tout cas pas suffi à déplacer les foules.

Il est certes un peu tôt pour enterrer le concept, mais les premiers résultats ne sont guère encourageants au vu des objectifs. 160 000 entrées enregistrées par an (500 000 attendues d’ici 2013), 40 % de taux de remplissage dans les cottages alors qu’on table sur un remplissage de 80 % à l’année. Et la salle de conférences, réservée aux séminaires d’entreprises qui reste vide les trois quarts du temps…

Centers Parcs, un sérieux rival.

Du coup, certains se demandent déjà si cette opération, d’un coût total de 60 millions d’euros, dont 36 millions de fonds publics, a encore une chance d’être rentabilisée. Dans les années 90, déjà, les riverains eux-mêmes s’interrogeaient sur ce projet « démesuré ». « Si on devait totaliser l’ensemble du fric englouti dans cette affaire depuis une vingtaine d’année, ce serait effrayant », note Guy Dutron, un ancien membre de l’association « Liessies-Willies avant tout ». Ce citoyen écolo qui militait pour un projet de tourisme vert autour de ce site habité par une biodiversité exceptionnelle, n’était pas le seul à fustiger ce projet. « Nous étions favorable à l’évolution du site mais pas dans ces proportions », se souvient Roger Renard, alors à la tête de l’association pour la préservation du Val Joly.

Le Conseil général du Nord, qui a investi à lui seul 22 millions d’euros : « le prix d’un collège », compare Bernard Derosier, son président, dont l’obsession, depuis quinze ans, est de « faire une station digne de ce nom, destinée à devenir la turbine économique de l’Avesnois ». Center Parcs, la filiale du groupe Pierre & Vacances, lui avait proposé de bâtir l’un de ces domaines, protégé par des intempéries par un toit en forme de bulle, au cœur de la forêt de Trélon, non loin du Val Joly, mais il n’en a pas voulu. « J’ai repris le même concept, mais sans la cloche de verre », justifie Bernard Derosier. Center Parcs a donc bâti son domaine au Parc de l’Ailette, dans l’Aisne pour 220 millions d’euros, dont 32 millions de fonds publics. Situé à environ 1 h 40 de Lille, tout comme le Val Joly, il est devenu un sérieux concurrent. La différence, c’est que ça marche. D’abord, les 800 cottages sont occupés à 80 %. Ensuite, les retombées économiques sont bien au rendez-vous, avec notamment 650 emplois créés.

Un trois étoiles dans les cartons.

Ce bilan contraste avec celui du Val Joly, qui totalise à peine 50 postes, directs et indirects. Mais sur ce point Bernard Derosier, et Robert Goldin, le directeur du Syndicat Mixte qui gère la station, ont du mal à accorder leurs violons. « Les 500 emplois annoncés restent toujours l’objectif à cinq ans », estime le président du Conseil général. Tandis que Robert Goldin affirme que seuls 150 emplois ont été annoncés.

Mais avant même d’envisager de nouvelles embauches, il faudra bien faire décoller la machine. Car la station ne sera rentable que si la moitié des lits est occupée tout au long de l’année. Aujourd’hui, on en est si loin que ça paraît peu réaliste. D’autant que le Val Joly part avec un gros handicap : à la différence de son rival Center Parcs protégé par sa bulle de verre, le Val Joly reste tributaire du temps. Son parc aquatique est aussi challengé par les lacs de l’Eau d’Heure, le plus grand ensemble nautique de Belgique, situés de l’autre côté de la frontière. Voilà sans doute pourquoi, au bout d’un an, le Val Joly n’a fait le plein qu’une dizaine de week-ends.

En dépit de ce démarrage laborieux, le Conseil général paraît pourtant bien décidé à poursuivre ses plans.. Il prévoit même d’agrandir à ses frais le camping , d’y faire construire 60 nouveaux chalets et de confier à un promoteur la construction d’un hôtel trois étoiles….. Mais quels investisseurs seront prêts à prendre ce risque ??? Car, pour l’instant, le chiffre d’affaires du Val Joly suffit tout juste à équilibrer la subvention annuelle de 2,2 millions d’euros octroyée par le Département.

Il y a déjà urgence à faire entrer de l’argent dans les caisses. Sinon, il risque bien d’y avoir le feu au lac.

Gaëtane Deljurie

Dans un encadré intitulé « Les commerçants font grise mine », on peut lire ceci :

Le premier hiver a été particulièrement rude pour les commerçants du Val Joly. A tel point que le Syndicat Mixte leur a fait deux cadeaux, en leur offrant d’abord les loyers des mois de janvier, février et mars (loué 86 euros le mètre carré) et en injectant ensuite 10 000 euros dans la toute nouvelle association des commerçants. « Nous n’avons pu démarrer que fin juin, nous avons donc perdu une partie de la saison, explique-t-on à la pizzeria Côté Sud. Et c’est sans compter les soucis techniques que nous rencontrons quotidiennement : les travaux ont apparemment été terminés à la va-vite. » D’ores et déjà, deux commerçants ont baissé le rideau : « Ces départs vont permettre des extensions », note Robert Goldin, directeur du Syndicat Mixte, qui rappelle d’ailleurs que deux emplacements restent à pourvoir, pour des activités de traiteur et d’estaminet : « Nous avons reçu plusieurs candidatures mais nous n’acceptons pas n’importe quel projet », poursuit Robert Goldin, certainement échaudé par quelques mauvaises expériences. Avis aux professionnels, donc !

Le dossier de la revue “Entreprises & Management” page 23

Fermez le ban, pourrait-on dire !! Hé bien non, nous ne le fermons pas et ne LA fermons pas !!

- 1) Nous redemandons ici à la fois à Philippe Lety conseiller général-Maire de Solre-le-Château-Président du syndicat mixte du Val Joly et à Derosier de publier le montant total des dépenses – notamment d’argent public – engagées depuis 40 ans dans le « gouffre du Val Joly

- 2) Nous nous étonnons du silence de La Voix du Nord, jadis critique, sur cette affaire. Si nous ne mettons pas en doute l’honnêteté professionnelle des journalistes locaux, nous savons que le Val Joly a publié force publicités dans « La Voix » !! Quelle est donc la liberté laissée aux journalistes ???

- 3) Nous proposerons un « courrier des lecteurs » en ce sens à Entreprise & Management ».

Pour rire un peu alors qu’il faudrait en pleurer : Récemment, une information est sortie en Belgique sur l’évolution des Lacs de l’Eau d’Heure. Ces heureux wallons disposent de cinq lacs et de 70 km de berges. Il est donc prévu, à terme, d’ouvrir un camp naturiste fort prisé justement par ces hollandais et allemands si recherchés par le triste Goldin !!!
Hé bien, Goldin, je vais te dire : « A L’EAU D’HEURE ON FERA DU NATURISME ET TON VAL JOLY VA SE RETROUVER A POIL !!!!

Guy Dutron
Pour RESEDA – Coordination Gauche Alternative du Hainaut

et l’association Hainaut Avenir Environnement

24 juillet 2009

 

Source:

http://dutron.wordpress.com/2009/07/24/val-joly-stop-ou-encore-naturiste-ou-a-poil/

Laisser un commentaire

 

BARAKA |
Les Moniteurs d'Ateliers e... |
Les professionnels du negoc... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | immobilierachat
| jechangetout
| SIVOS - Mondreville / Tilly