Cap Découverte (Tarn), la longue agonie d’un parc de loisirs géant; chronologie d’un délire.

Posté par admin le 31 juillet 2009

1° épisode

 

PUBLIÉ LE 20/05/2000 | PHILIPPE BERNARD
Le décollage de la Découverte
TARN : Aménagement du territoire

Lors du comité interministériel de jeudi, le Tarn s’est taillé la part du lion. Les grands dossiers du département ont l’assurance d’être financés. Dont le principal d’entre eux: la Découverte qui va recevoir une enveloppe de 200 MF.

Ce CIADT (1) marque le véritable décollage de la Découverte. Sur les 400 millions affectés au Tarn, la moitié sont consacrés au grand projet tarnais du début du XXIe siècle.

Paul Quilès peut au passage faire un clin d’oeil appuyé aux « sceptiques » qui ont observé l’évolution du projet depuis son lancement en 1996 avec le concours international d’idée.

Effacés « les doutes et l’ironie » que le député de la 1re circonscription a croisé en chemin. Au moins pour un temps.

200 MF, ce n’est pas un simple coup de pouce. C’est la reconnaissance de l’intérêt de la Découverte dans la reconversion du Carmausin.

L’Etat et l’Europe vont financer près de la moitié du projet dont l’enveloppe globale sera de l’ordre de 400 à 450 MF. Un engagement qui intervient une semaine après celui du groupe Québécois Québex qui investira 80 MF pour la réalisation des structures hôtelières et de restauration.

Paul Quilès envisage maintenant un « bouclage rapide » du montage financier qui sera complété (pour 30 %) par les collectivités territoriales et des emprunts contractés par le syndicat intercommunal de la Découverte.

Ouverture en 2002
La Découverte a bel et bien pris son envol. En juillet, les concours d’architecture seront terminés. Début 2001, les travaux commenceront pour une ouverture complète en mai ou juin 2002. Six ans seulement après les prémices du projet, la Découverte accueillera ses premiers visiteurs.

Déjà, elle passe à la vitesse supérieure en terme de communication. Des journalistes et des partenaires institutionnels vont recevoir ces jours-ci une plaquette présentant ce « grand lieu de découvertes et d’aventures » qui s’étendra sur 650 hectares.

Richement illustrée, elle dévoile le contenu des pôles sport, spectacle et mémoire qui inviteront à « vivre les loisirs autrement ».

Au chapitre sportif, on pourra faire du ski, du vélo, du roller, des activités ludiques et de la remise en forme. La partie spectacle accueillera un centre des pratiques musicales unique en France avec notamment une salle pour les spectacles nouveaux et des studios de répétition; un théâtre de verdure et un espace « grands festivals ». Enfin, le pôle mémoire s’articulera autour du musée-mine, une exposition permanente des grandes machines utilisées par la mine, et un parc botanique insolite qui recréera entre autre la végétation du carbonifère.

Avec la Découverte et ses 900.000 visiteurs attendus, Paul Quilès mise en outre sur « un effet d’image ». Le déclin puis la fermeture de la mine collait à la peau du Carmausin comme une malédiction. Demain, Carmaux sera une terre d’aventures. Cela éclaire considérablement l’horizon.

«Il faut saisir cette chance»
«Un grand jour pour le Tarn » (Michel Jau, le préfet). « Un CIADT exceptionnel » (Thierry Carcenac, président du conseil général). « Un effort particulier » (Paul Quilès, député de la 1re circonscription). « Au delà de l’exceptionnel » (Jean-Marc Pastor, sénateur).

Ce n’est là qu’un florilège des formules employées, hier matin, par le préfet et les parlementaires tarnais, pour présenter les résultats du comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) de la veille (lire « La Dépêche du Midi » d’hier).

Pas une voix n’a manqué dans ce concert unanime de satisfaction. Y compris celle du seul élu qui ne soutient pas le gouvernement. Jacques Limouzy, le député de la troisième circonscription, n’a qu’une crainte: que « des départements voisins ne se sentent écrasés par ce qu’a obtenu le Tarn ». Lui, le sudiste, a même été le premier a reconnaître que pour une fois il y avait une « harmonisation » entre le nord et le sud.

Le précédent CIADT, celui d’Arles en juillet 99, avait été celui du sud. Il en annonçait un prochain consacré, plus particulièrement, au bassin Albi- Carmaux. Engagement respecté. Le comité interministériel, jeudi, a affecté très exactement 402 MF au développement et à la reconversion du Tarn, de tout le Tarn, mais en privilégiant, cette fois, le nord. Une somme dont l’essentiel sera perçu dans les deux ans qui viennent.

Un tiers des crédits
Le département se taille la part du lion. Comme le fait remarquer Thierry Carcenac, « 30 % des mesures territoriales » décidées par le CIADT, sont réservées au Tarn. Un tiers des crédits! A ces 402 MF, il faut ajouter une centaine de millions sous la forme d’un avenant « intempérie » au contrat Etat-région. Le Tarn recevra notamment une quarantaine de millions pour la prévention des intempéries et 23 MF pour la relocalisation des entreprises située en zone inondable: cela concerne principalement la zone de la Molière à Mazamet.

Avec 500 MF en tout qui doivent, pour l’essentiel, lui être versés dans les deux ans qui viennent, le Tarn peut regarder devant lui.

C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Michel Jau: « Ces résultats doivent donner un nouvel essor au Tarn, lui permettre de trouver une second souffle ». Quant à Thierry Carcenac, il considère qu’il « faut savoir saisir cette chance pour amplifier le développement du département ».

Il fallait convaincre l’Etat de l’intérêt des grands dossiers tarnais, c’est fait. Il faut maintenant concrétiser les projets. Avec dans la poche, un atout déterminant: la garantie de leur financement.

Les chiffres
Un parc de 650 hectares. 400 à 450 MF d’investissements financés par l’Etat et l’Europe 22 à 25 % chacun), par les collectivités territoriales (20 à 22 %), le privé (20 à 22 %) et l’emprunt (5 à 7 %)/ 900.000 visiteurs attendus dont 60 % d’entrées payantes. Une piste de 500 m pour skieurs confirmés, une autre pour les débutants. 20 km de pistes cyclables et autant de VTT- VTC. Et encore 20 km de pistes de roller. Une piste de luge de 700 m. Un gymnase de 300 spectateurs.

Une salle de spectacle de 400 à 1.000 places, un théâtre de verdure de 1.000 places, un espace « grands festivals » de 13 hectares.

300 mètres de galeries pour le musée-mine, des « machines extraordinaires » (des monstres de 10 à 140 tonnes), 12 hectares de parc botanique insolite.

 

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2000/05/20/279817-Le-decollage-de-la-Decouverte.html

 

2° épisode

 

PUBLIÉ LE 26/06/2003 | LADEPECHE.FR
C’est parti pour Cap’Découverte
NOUVEAU – LE PÔLE MULTI-LOISIR DU CARMAUSIN (TARN) A ÉTÉ INAUGURÉ HIER

Des milliers de visiteurs sont descendus dans le cratère de Cap’Découverte hier, pour l’inauguration du pôle multi-loisir aménagé sur une ancienne mine à ciel ouvert près de Carmaux (Tarn). Pour l’ouverture, une journée d’activités gratuites était organisée. Malgré les 35 degrés, de longues files d’attente se sont formées devant chacune des attractions. A 15 heures, il fallait attendre plus de trois quarts d’heure pour accéder au dévalkart ou à la luge sur rail.

Les responsables du SID (Syndicat intercommunal de la Découverte) avaient invité des stars, le rugbyman Emile N’Tamack et le skieur Sébastien Amiez. Le vice-champion olympique de slalom s’est montré convaincu par la piste de ski synthétique, la plus longue d’Europe : « C’est une sensation quasi identique à la neige ». La plage aménagée de façon provisoire, en attendant que l’eau du lac arrive à niveau, a reçu de nombreux baigneurs donnant à l’endroit des petits airs de station balnéaire.

Dans l’après-midi, quelques syndicalistes se sont invités pour rappeler leur hostilité au plan Fillon sur les retraites. Pas de quoi entamer le moral des visiteurs visiblement convaincus malgré les longues attentes. En fin de journée, les personnalités ont officiellement inauguré le site. Paul Quilès, député et président du SID, estime que « le point d’équilibre sera atteint si nous arrivons à 500 000 visiteurs dont la moitié de payants. La force de ce site, c’est qu’il est gratuit. On n’a pas à prendre de ticket à l’entrée. Nous estimons qu’un visiteur sur deux sera consommateur et qu’il dépensera en moyenne entre 13 et 15 euros ». Paul Quilès, porteur de ce projet titanesque, pense qu’il faut « se laisser entre 3 et 5 ans » pour atteindre l’équilibre. Au total, l’opération aura coûté 61,4 millions d’euros financée notamment par l’Europe, l’État et les collectivités territoriales. Si les travaux ont officiellement pris fin, il reste à ouvrir la Maison de la Musique en septembre et à relancer la construction des chalets québécois au point mort depuis plusieurs mois.

Eric BERGER.

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2003/06/26/188616-C-est-parti-pour-Cap-Decouverte.html

 

3° épisode

 

Le département, centre du monde
TARN – AUJOURD’HUI, CONTRE-LA-MONTRE GAILLAC-CAP’DÉCOUVERTE

Des caméras fixes, embarquées à moto, volant sur des hélicos, des spectateurs à gogo, des bobos, des prolos, bref du populo… 400 millions de caboches de téléspectateurs disséminées dans le monde entier qui n’auront d’yeux aujourd’hui que pour 47 km de bitume tarnais : le tracé Gaillac-Cap’Découverte du Tour du Centenaire, le contre-la-montre individuel d’avant les redoutables cols des Pyrénées, sera pour une journée le centre du monde.

coup d’essai réussi
Le coup de projo est énorme qui profitera à la région, au département, à Gaillac et à son vignoble et puis, surtout, à Cap’Découverte dont l’affiche proclame qu’il est le premier pôle européen du multiloisirs. Inauguré il y a moins d’un mois le site accueille aujourd’hui la plus grande salle de presse ambulante du monde (3 000 journalistes sous tente) et verra se presser sur ses terrils reconvertis en pistes de ski, de luge et de kart, des milliers de badauds tous prêts à se laisser glisser et griser. Paul Quilès, le père du projet Découverte, attend énormément de cette journée-là.

Coup d’essai, coup de maître. Pour Charles Pistre, maire de Gaillac, le Tour de France c’est avant tout un énorme coup de pub : « On espère évidemment des retombées importantes en termes de notoriété. Il y a déjà eu plusieurs articles dans la presse nationale et le phénomène va encore s’amplifier dans les jours qui encadrent le passage de la course. Mardi matin, une équipe de télé américaine est venue filmer pendant quatre heures à Gaillac. Jamais on aurait pu se payer une telle campagne de communication sans le passage de la Grande boucle. » L’élu gaillacois est plus mesuré concernant l’impact économique : « Pas sûr que le Tour véhicule véritablement l’image économique du département. En revanche certains produits comme le vin en bénéficieront à coup sûr. C’est évident. »

En 2001, Lavaur accueillait une arrivée d’étape : « Le bénéfice retiré est difficilement quantifiable précisément », analyse Sylvain Lucas, le directeur général des services de la mairie. « Mais dans les mois qui ont suivi, et encore maintenant, l’office de tourisme a reçu des demandes de renseignements de personnes qui avaient entendu parler Lavaur lors de l’arrivée de l’étape. Le jour même on avait 40 000 visiteurs dans les rues pour une population de tout juste 10 000 habitants. On ne regrette donc pas l’investissement. D’ailleurs si la société du Tour se permet de choisir les villes étapes alors qu’elles payent, c’est bien qu’elles y trouvent leur compte.

« ambassadeurs du tarn »
Même son de cloche du côté d’Albi, ville arrivée en 1999. Christine Devoisins, aujourd’hui adjointe au maire, était alors présidente de l’office de tourisme de la ville : « Le vainqueur de l’étape avait 20 minutes d’avance sur le peloton. L’hélico a donc tourné au-dessus d’Albi en attendant les coureurs. Du coup, on a eu en direct des images magnifiques du Palais de la Berbie, de la cathédrale. Dans les huit jours qui ont suivi on a eu quantité de retours des téléspectateurs qui avaient vu ces plans superbes. » Pour le Tarn, accueillir le Tour de France et plus spécialement un contre-la-montre, qui offre une fenêtre de tir élargie, c’est un peu comme s’offrir un spot de pub télé de plusieurs heures : inespéré. De là à dire que le retour sur investissement dépasse les prévisions les plus optimistes, il y a un pas que le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, est tout prêt à franchir : « Le coût de l’étape s’élève à 137 000 euros pour la collectivité. On aurait tort de s’arrêter à ce chiffre. Les retombées médiatiques sont difficilement quantifiables mais elles sont considérables. Le département et les communes hôtes de l’étape vont bénéficier d’un vecteur de communication unique, grâce notamment aux trois heures de direct. La grande boucle et ses acteurs seront l’espace d’une journée les meilleurs ambassadeurs du Tarn. » Jérôme SCHREPF.

Lire les pages spéciales, 23 à 26, de l’édition.

Sur la ligne d’arrivée, Cap’Découverte rêve d’inscrire son nom au palmarès
On l’appelait « la Découverte ». Avec son cratère de 1 300m de diamètre et de 230 m de profondeur, le site était déjà la plus grande mine à ciel ouvert d’Europe. Le 25 juin 2003, la Découverte est devenue officiellement Cap’Découverte, un pôle multiloisir de 650 hectares dédiées aux sports de glisse aux loisirs aquatiques, à la musique et à la danse.

C’est en 1982, pour tenter de redonner un avenir charbon du Carmausin, que l’État a décidé de créer une mine à ciel ouvert pour exploiter un stock restant de 5 millions de tonnes. Fin 1984, le creusement de la Grande Découverte commence. En 1987, l’exploitation à ciel ouvert prend le relais du travail souterrain. Mais dès 1995 se profile une fermeture qui sera définitive en 1997. Sans attendre cette échéance, un comité de pilotage comprenant les élus et les acteurs économiques de la région se constitue autour du député maire Paul Quilès, pour mettre en place en novembre 1995 un schéma de redéploiement économique du Carmausin.

PAS D’AMBITION SANS MÉMOIRE
Un an après, le comité lance un concours international d’idées pour la valorisation du site de la Découverte, d’où sortira le projet de pôle multiloisirs. Les travaux commencent en juillet 2000 pour un montant d’environ 61 millions d’euros.

Trois ans plus tard, après le charbon, l’eau et les loisirs aquatiques sont désormais au cœur du site, au bord d’un lac de cratère de 8 hectares.

Les sports de glisse sont également à l’honneur avec deux parcs de skateboard et l’une des plus longues pistes artificielles d’Europe, sur plus de 500 mètres, avec remontée mécanique. Descente en dévalkart et en luge ou plongée vertigineuse en tyrolienne géante au dessus des eaux du lac : tout est désormais possible sous le soleil.

Posée sur la colline, la grande scène de l’espace grand festival du site attend encore 10 spectacles, dont celui de l’humoriste Élie Semoun, demain soir, à 21h30, jusqu’aux concerts de Sensemilia et Alpha Blondy qui fermeront le ban le 16 août.

Mais sur cette terre de mineurs, les ambitions locales n’effacent pas la mémoire des Gueules noires du Carmausin. Un spectacle « Une mine d’histoire » (les 23 et 31 juillet, les 6-13 et 20 août), et un musée de la mine, sont consacrés à leur histoire, sur laquelle veillent les monstres du Parc des Titans.

Cap’Découverte, c’est tout ça à la fois, un gigantesque site de loisirs en plein air, creusé dans la mémoire vive des hommes qui se sont battus pour lui, et une ambition économique capable de redonner des couleurs à la face d’une région marquée par le plus noir du charbon. Sous l’éclairage exceptionnel du centenaire du Tour de France, Cap’Découverte est bien décidé à séduire pour se faire connaître et reconnaître.

Cap’Découverte, Blaye-les-Mines : 0.825.08 .1234.

Martine LECAUDEY.

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2003/07/18/194977-Le-departement-centre-du-monde.html

 

4° épisode

 

PUBLIÉ LE 30/09/2003 | LADEPECHE.FR
« On ne peut pas juger Cap’Découverte après trois mois d’activités »
CARMAUX (81) – INTERVIEW – LE MAIRE (PS) RENÉ FRAYSSINET REVIENT SUR LES DIFFICULTÉS DU PÔLE MULTI-LOISIRS

Le maire de Carmaux, René Frayssinet (PS), fait le point sur le démarrage difficile de Cap’Découverte. Sa commune est l’une des six adhérentes au SID, le syndicat intercommunal de la Découverte, qui gère le pôle multiloisir.

Comment jugez vous le démarrage mitigé du pôle multi-loisir ?

D’abord, il faut rappeler qu’avec Cap’Découverte il y avait trois paris à gagner. Le premier: aller chercher les fonds pour lancer un tel projet. Personne d’autre que Paul Quilès ne pouvait y parvenir. Le second, c’était de faire un tel investissement en si peu de temps. Cela a été réussi. Enfin, le 3ème pari, c’est celui du fonctionnement, le plus difficile. Toutes les structures de ce type en France sont en déficit. Là où je me suis trompé, c’est que je pensais que la première année, les recettes permettraient au moins de combler les intérêts des emprunts. Cela n’est pas le cas. Honnêtement, je croyais qu’il y aurait davantage de monde cet été. Mais la chaleur excessive a été un élément très défavorable.

L’échec des concerts vous a-t-il surpris ?

Personnellement non. Nous avions été avertis de la programmation et nous avions donné notre accord. Mais dès que je suis revenu à la mairie, j’ai tapé quelques chiffres et j’ai tout de suite vu que ça ne pouvait pas marcher. Ce n’était pas possible d’attirer autant de monde et de rentabiliser les spectacles. Il y a avait trop de dates prévues. Je regrette d’avoir donné mon accord. Tout s’est fait trop vite.

Comment voyez-vous l’avenir de l’association Cap Horn chargée de gérer les spectacles de Cap’Découverte ?

Je voudrais insister sur un point: l’association n’est pas responsable de l’échec de cet été. Les bénévoles ont pris le train en marche: la programmation avait été faite bien avant. Ils ont tout arrêté dès qu’ils ont pu le faire. Aujourd’hui, je ne sais pas si un projet de relance a été déposé et quel est son contenu.

A ce sujet, vous sentez-vous suffisamment consulté lorsque des décisions sont prises dans le cadre du SID?

Chaque fois que du personnel est engagé, nous sommes consultés. On ne peut pas dire pour autant que tous les choix sont faits par nous-mêmes. Certains choix sont faits par le président (ndlr: Paull Quilès). Mais pour l’instant, il y a toujours eu unanimité.

Et sur l’aspect financier ?

La participation de Carmaux en 2003 sera la même que l’année précédente. Il faut s’inscrire dans la durée pour voir si les recettes peuvent rembourser les emprunts faits par le SID. Au total, le syndicat intercommunal a investi 55 millions de francs. Pour cette première année, il n’y aura pas de bénéfices. Ce n’est pas possible. Mais je n’ai aucune idée du montant du déficit. Il faudra attendre le compte administratif 2003.

Si les recettes ne sont pas suffisantes, comment allez-vous rembourser vos emprunts ?

La puissance fiscale des six communes est bien trop faible. S’il y a déficit, il faudra bien que des subventions arrivent. C’est le cas avec tous les autres projets de ce type qu’il s’agisse de l’Archipel à Castres, d’Atlantis à Albi. Pour le Pic du Midi, la Région et le département ont pris le relais. Personne ne le conteste. Pourquoi cela serait-il différent pour Cap’Découverte? Lorsqu’un CIAT (ndlr: conseil interministériel d’aménagement du territoire) exceptionnel s’est tenu à l’initiative de Paul Quilès, près de 200 millions de francs ont été ramenés pour le département pour d’autres projets. Cet argent a profité à l’abbaye de Sorèze, au musée Goya, à l’Ecole des Mines, aux archives départementales. Je dis aux Carmausins qu’il ne faut pas craindre d’être fiers de Cap’Découverte. Pour un projet d’une telle ampleur, il ne faut pas juger après seulement trois mois.

Le projet de chalets québecois aboutira-t-il ?

Beaucoup de gens sont venus visiter le chalet témoin. Il y a eu une vraie curiosité. Le promoteur privé doit faire des emprunts pour mener à bien son projet. Or, il a des difficultés avec les banques. Je n’ose plus me prononcer sur ce dossier. Je crois que les chalets seraient un atout considérable.

Avez-vous trouvé les tarifs des activités trop élevés ?

Baisser les tarifs serait un point positif. Il y a déjà du changement, puisque des forfaits vont être mis en place. Je pense aussi qu’il va y avoir des tarifs préférentiels pour les Carmausins. Il faut qu’ils s’approprient ce site, qu’ils mettent un point d’honneur à ce que çà réussisse. Je suis persuadé que la fréquentation augmentera. Je crois aussi qu’il faut se faire à l’idée que si Cap’Découverte est positif pour l’économie du grand Carmausin, nous aurons malgré tout un déficit de fonctionnement. Pour ma part, le constate que Carmaux se développe, que les commerçants ne se plaignent pas trop, qu’un nouveau lotissement de seize lots est déjà vendu. Je sens qu’il y a une relance et je fais confiance à Paul Quilès pour réussir le pari du fonctionnement. »

Recueilli par Éric BERGER
Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2003/09/30/287443-On-ne-peut-pas-juger-Cap-Decouverte-apres-trois-mois-d-activites.html

 

5° épisode

 

PUBLIÉ LE 24/12/2004 08:52 | JÉRÔME SCHREPF ET MATRINE LECAUDEY
La Chambre des comptes révèle un trou de 15 millions d’euros
Cap’Découverte. Le rapport a été rendu public hier. Les collectivités devront sans doute mettre la main à la poche.

Le rapport de la Chambre régional des comptes sur la situation financière de Cap’Découverte a été rendu public hier. L’instance de contrôle de l’utilisation des fonds publics estime le déficit du pôle multiloisirs à quelque 15 millions d’euros à la clôture de l’exercice 2003. Un déficit qualifié «d’excessivement élevé» par le conseiller Roberti, auteur du rapport.

Sévère et peu amène avec les dirigeants du site, le rapporteur pointe du doigt la gestion de Cap’Découverte, qualifiée de peu «réaliste», ainsi que certaines opérations comptables jugées douteuses et qualifiées de «peu sincères». Comme par exemple l’inscription en recettes pour le Syndicat d’aménagement de la Découverte (SMAD) de la cession de terrains pour quelque 600000€ alors qu’aucune justification de cette vente n’a pu être apportée au conseiller de la chambre régionale des comptes. Dans le même registre, cette inscription en recettes d’un emprunt de 9 millions d’euros , dont le SMAD n’a pas été en mesure de fournir la moindre lettre d’engagement d’un organisme prêteur. Ou encore les 945000 € inscrits au budget 2004 et considérés comme rentrant dans les caisses du SMAD au titre de pénalités payées par des entrepreneurs coupables de retards ou de malfaçons sur le gigantesque chantier: là encore le SMAD s’est montré incapable d’apporter la preuve de ces retards et donc de démontrer la réalité de ces recettes.

De jeux d’écriture en lignes comptables, la Chambre des comptes a retracé le déficit véritable du parc de loisirs carmausin et émis, pour y remédier, un certain nombre de recommandations. Au nombre de celles-ci, une qui fera grand bruit dans le Landerneau politique: les collectivités territoriales et locales sont invitées à augmenter leur participation pour couvrir les dépenses de fonctionnement et l’amortissement des emprunts.

Un pas réclamé depuis quelques mois déjà par Paul Quilès, président du SID (Syndicat intercommunal de la Découverte) et du SMAD, papa de Cap’Découverte, mais un pas que s’étaient jusque-là refusées à franchir les collectivités locales, conseil général du Tarn en tête. «Pas un sou de plus que prévu pour Cap’Découverte», déclarait Thierry Carcenac dans ces colonnes le 4 mars dernier.

Seulement en été
Outre le fait que le rapport enjoint les responsables du site à «l’inscription de prévisions budgétaires réalistes en dépenses et en recettes», la Chambre propose un certain nombre de mesures permettant d’étayer le redressement. On s’achemine sans doute,vers une simplification du montage juridico-administratif. SMAD, SID, Office de tourisme de la Découverte, autant de sigles et d’émanations qui compliquent et alourdissent la gestion du site. Avant l’été, rendant public les résultats de l’audit commandé par les collectivités locales, Paul Quilès avait émis le souhait d’une nouvelle structure (société d’économie mixte) réunissant sous une même bannière les prérogatives des officines existantes. Jusqu’ici le souhait de l’ancien ministre était demeuré lettre morte puisqu’il impliquait notamment la participation au fonctionnement des conseils régional et général. Ce à quoi ces deux derniers s’étaient toujours refusés. Le rapport modifiera-t-il la donne?

En matière de proposition concrète, le rapporteur Vincent Roberti pointe comme étant urgent de réduire la voilure du navire Cap’Découverte. Une manœuvre qui se traduirait par l’ouverture du parc durant la seule période estivale permettant la réduction significative des coûts d’exploitation. Enfin, une nouvelle étude, s’ajoutant aux trois déjà réalisées, est recommandée pour que le «déficit exceptionnellement élevé» ne se transforme pas en tonneau des Danaïdes.

Pour l’heure ce rapport confirme des craintes dont l’écho s’amplifait. Sans une sérieuse remise en question du projet, elles ne sont pas près de disparaître.

Ce que dit le rapport
Le «1er avis de contrôle budgétaire- article L.1612-14 du code général des collectivités territoriales» fait suite à la saisine de la chambre régoniale des comptes opérée par «le préfet du Tarn» dans sa «lettre du 28 octobre 2004». Cette saisine est recevable car «le déficit du compte administratif est supérieur au seuil de 5% prévu» par la loi. Dans sa lettre du 28 octobre le préfet, reprenant l’arrêté des comptes du Syndicat mixte poure l’aménagement de la Découverte (SMAD), mentionnait «un déficit de 4 048 226,79€». Or «le montant réel» révélé hier par la Chambre régionale des comptes se chiffre, pour le seul SMAD à «12 158 858,15€». Le rapporteur pointe un certain nombre de dysfonctionnements: «le montant inscrit au compte 2111 «cessions de terrains» pour 609 796€, ne paraît pas sincère faute de justification produite à la chambre à la date de son avis»; «le caractère certain des recettes d’emprunt

[...] n’est toujours pas établi faute de la production d’un contrat ou d’une lettre d’engagement de l’organisme prêteur».
Paul Quilès pose ses conditions pour rester
Sérieusement mis en cause, en tant que président et gestionnaire par la chambre régionale de comptes qui relève de graves dysfonctionnement de gestion, Paul Quilès se défend.

Le député (PS) de la circonscription de Carmaux, artisan depuis 8 ans de la réalisation du pôle multiloisirs de Cap’Découverte, ne voulait hier forcer la main de personne. Mais il revendiquait, comme le recommande la chambre régionale des comptes , une simplification des structures actuellement distinctes, qui gèrent en parallèle l’avenir de la Découverte. Premier objectif, faciliter la commercialisation des terrains disponibles sur les 700 ha du site, un actif estimé selon lui à 30M€ sur 20 ans. Pour les organismes prêteurs dont la banque DEXIA, c’est actuellement le seul gage de garantie d’emprunt. Entre propriétaire -investisseur (SMAD) et organisme gestionnaire (SID) chargé du fonctionnement du site , Paul Quilès souhaite la création d’une nouvelle structure, «un syndicat qui regrouperait les activités», avec des actifs et des ressources propres. Principal reproche fait à l’organisation actuelle par le président du syndicat mixte : «Le SID gère une partie du domaine public sans avoir la moindre contre partie.» Deuxième point soulevé par Paul Quilès: «La région et le département ont fait le choix de participer au fonctionnement sans toucher à l’investissement. Maintenant il va y avoir un débat au sein des deux assemblées pour décider… Chacun dit qu’il veut le succès de ce projet, il faut passer des projets aux actes» lance Paul Quilès en direction des collectivités locales.

Des sollicitations pas forcément bien reçues par la région, le département et les maires qui considèrent que Cap’Découverte a déjà coûté très cher.

«Un an et demi après l’inauguration, plusieurs centaines d’emplois ont été créés sur le site et autour…», insiste Paul Quilès, citant le centre d’appels Qualiphone.

«Comme dans tous les autres grands projets, il faudra attendre plusieurs années avant d’atteindre le régime de croisière», répète une fois encore l’élu du Carmausin. Avouant la nature «épuisante» d’un projet qu’il porte «contre vents et marées»depuis 8 ans, Paul Quilès n’affiche pas pour autant l’intention de passer la main. «Ça dépend de la structure», précise-t-il.

Mais même s’il se défend par avance de mettre son engagement dans la balance, Paul Quilès est on ne peut plus clair sur ses intentions. «Le projet ne continuera pas à vivre avec moi sans une structure plus simple», déclarait-il hier .

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2004/12/24/249603-La-Chambre-des-comptes-revele-un-trou-de-15-millions-d-euros.html

 

6° épisode

 

PUBLIÉ LE 13/04/2005 09:08 | MARTINE LECAUDEY
Le parc de loisirs rouvre en attendant plus
TARN – Economie. De l’automobile aux pompiers, les projets tournent autour de Cap’Découverte.

Pour augmenter la fréquentation du site de la Découverte, ce ne sont pas les idées qui manquent. Ni les obstacles, naturels ou pas.

En sommeil depuis deux ans, un projet de centre de formation et de perfectionnement aux métiers auto-moto refait surface. Baptisé «Cap performance», le projet porté par un spécialiste européen du monde de l’automobile et un ingénieur de l’aéronautique toulousaine inclut des implantations industrielles de haute technologie. Sur 100 hectares, dont 5 000 m2 de bâtiments et des pistes de vitesse auto-moto, de karting et de rallye homologuées, le projet représente un investissement global de 20M€. « Dans l’absolu, c’est intéressant mais ça repose sur la fermeture de l’aéroport et un transfert du circuit du Séquestre… », explique Paul Quilès. Le président du SMAD (Syndicat propriétaire et investisseur du site) travaille également sur un village de marques de vêtements et articles de sport dégriffés («La Dépêche» du 7 avril 2005). « Le projet dépend maintenant du promoteur », explique Paul Quiles. Il dépend aussi et surtout de la décision de la commission départementale d’équipement commercial (CDEC), qui comprend entre autres un représentant de la chambre de commerce et de la chambre de métiers d’Albi.

Autre dossier à l’étude, Cap’Eole avec 5 éoliennes de 145 m de haut, un projet que le maire d’Albi conteste, redoutant que l’installation d’éoliennes dans «l’espace aérien» de la cathédrale n’empêche le classement de la ville au patrimoine mondial de l’Unesco («La Dépêche du Midi» du 1er avril).

UN CENTRE DE FORMATION INCENDIE EN 2006
Pour l’heure le projet le plus avancé, baptisé « Pôle sécurité », concerne un centre régional de formation incendie pour pompiers privés et professionnels. Le montage du dossier a été confié à la société privée IFOPS, implantée dans le Morbihan, et qui dispose déjà de deux sites de formation en France. La société, qui implante actuellement un site équivalent à Bilbao pour l’État espagnol, s’intéresse au site de Cap’Découverte et aux structures d’hôtellerie et de restauration déjà en place. Elle forme le personnel de sécurité de grandes entreprises françaises comme la COGEMA, EDF et les centrales nucléaires de la vallée du Rhône. IFOPS est actuellement en recherche de financement. «Si le projet aboutit, il pourrait voir le jour fin 2006 », explique un responsable technique de la Découverte. « Ce n’est pas évident d’avoir des financements publics avec la disparition des fonds européens dès 2006 », rappelle Paul Quilès. C’est aujourd’hui qu’il lance la nouvelle saison du site dont les activités payantes reprennent samedi 16 avril.

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2005/04/13/364168-Le-parc-de-loisirs-rouvre-en-attendant-plus.html

 

 

7° épisode

 

PUBLIÉ LE 18/11/2005 09:20 | ROBERT ROSSIGNOL
Carmaux (81) – «La vérité» fait le plein pour Cap’Découverte
Réunion publique. Plus de 600 personnes réunies mercredi salle Mitterrand à Carmaux.

Et maintenant la vérité ». Ces quatre mots s’affichaient sur le grand écran de la salle Mitterrand, préambule à la réunion publique initiée mercredi soir par Action Découverte. Les habitants du Carmausin, ils étaient plus de six cents, voulaient entendre cette vérité mais surtout savoir combien ils paieraient d’impôts dans les années à venir. Après une première partie où les témoignages, tous favorables au parc d’attraction, énervaient un tantinet le public, Paul Quilès put donner sa version de la situation.

Sur les chiffres : « Le déficit est de 8,2M€ de 1997 à 2005, compensé par la vente d’actifs (cokerie, musée de la Mine) 3,3M€; par les aides État/région/département : 3,8M€; par la contribution des six communes du SID : 1,1M€. Il n’y a pas de grand projet sans erreur, concédera-t-il. En 2000, le Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIADT) a débloqué 200M€ pour Cap’Découverte et la même somme pour le musée Goya, les archives départementales, l’abbaye de Sorèze, la technopôle d’Albi. Sans Cap’Découverte, le Tarn n’aurait pas eu ces 400M€ ».

Les impôts : « Selon les cas, j’ai entendu parler de +50 % à +150 % d’augmentation, en fait l’impact sera faible. Tous les équipements sont en déficit (Vulcania, Futuroscope, Micropolis, etc.), a-t-on déjà pensé à fermer le Pic du Midi, fortement déficitaire ? Ici c’est un problème de démarrage ».

L’emploi : « 800 postes ont été créés en 5 ans : 390 dans les entreprises dont 323 à Qualiphone (80 % de CDI), 100 au SID dont 50 saisonniers, 35 au SMAD, 14 à Transmontagne, 17 chez les Frères brasseurs. C’est mieux que 300 chômeurs de plus ».

La fréquentation : « 150 000 personnes ont visité le parc dont 70 000 payantes, l’objectif est de doubler. Actuellement les recettes des entrées sont de 400 000€, il faudrait 800 000€. Un effort sera fait pour l’accueil des groupes ».

La future gestion :

Exit le SID et le SMAD, création d’un syndicat unique qui sera propriétaire et gestionnaire (région, département, communes) et d’un directoire (en cours). Sur le budget : les dépenses s’élèveraient à 4, 150M€ pour des recettes estimées à 3,560M€. Le déficit serait de 590 000€.

À noter également, en réponse à une question d’un passionné de VTT, l’éventuel aménagement d’une piste de descente et la création d’un comité de soutien à Cap’Découverte.

Trois heures après le début de la réunion, Paul Quilès conclut la soirée par une citation de Jean Jaurès extraite du discours à la jeunesse et qui est inscrite au pied de la statue de l’homme politique sur la place qui porte son nom.

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2005/11/18/340426-Carmaux-81-La-verite-fait-le-plein-pour-Cap-Decouverte.html

 

8° épisode

 

PUBLIÉ LE 15/03/2006 09:21 | MARTINE LECAUDEY
Les six maires veulent quitter le navire
TARN – Cap’Découverte. Les élus du SID dévoilent le dernier rapport de la chambre régionale des comptes .

Les maires des communes membres du syndicat intercommunal de la Découverte, réunis hier au SID, ont annoncé leur décision de suspendre leur participation au fonctionnement de ce syndicat chargé de la gestion du site de la Découverte. «Les maires réuniront les conseils municipaux et proposeront à leurs élus le retrait de leur commune. Cette suspension se traduira en démission pure et simple le 31 mars» a conclu hier soir Didier Somen, président du SID, dans un communiqué commun.

Le rapport d’observations définitives sur le SID, réalisé par la Chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées, devrait être rendu public d’ici quelques jours. Mais les maires du SID ne veulent plus attendre pour en dévoiler le contenu.

«Le SID est dans l’incapacité de bâtir un budget en équilibre pour 2006. Les élus ne sont pas en mesure d’assumer un déficit de 6M€», martèle Didier Somen.

Dans ses conclusions, le rapport de la chambre régionale des comptes confirme «un déficit insoutenable à conditions inchangées» pour Cap’Découverte. Le plus petit équilibre commercial (hors entretien) du parc multiloisirs nécessiterait environ 200.000 visiteurs payants contre 35 000 comptabilisées en moyenne. Il en faudrait 340 000 pour équilibrer l’ensemble, stipule le rapport en posant la question de « la soutenabilité financière de l’opération par les collectivités membres du SID».

UNE FERMETURE à 52M€
Outre la surestimation générale de la fréquentation sur les trois pôles du site (sport et loisirs, mémoire, spectacle), et des handicaps majeurs dans l’accessibilité et la lisibilité du site, le rapport épingle l’État et les collectivités territoriales. Il reproche au premier d’avoir accepté que six petites communes à surface financière insuffisante gèrent un complexe représentant plus de 61,9M€ dont 80 % de subventions publiques. Il reproche aux secondes, Région et Département, avec un apport chacune de 6,1M€ dans le financement initial de 2000, «d’avoir manqué de prudence en acceptant de participer… sans développer une expertise autonome permettant d’apprécier la viabilité du projet». Le contrat de délégation de service public signé en juin 2002 pour 5 ans avec la société Transmontagne, pour la gestion du pôle sports et loisirs, a été signé dans des conditions «critiquables et peu transparentes», selon une «procédure inappropriée». Le recrutement du directeur général du SID en septembre 2003 et l’abattement dont il avait bénéficié pour son logement sont émaillés d’irrégularités ainsi que la situation d’autres agents.

Pour finir, le rapport évalue au 1er juillet le coût brut de la fermeture du site de Cap’Découverte à 52M€.

«Pour éviter cette fermeture, des décisions déterminantes doivent être prises pour réduire considérablement les charges d’exploitation du complexe sports et loisirs, dont le déficit représente plus de la moitié de celui du syndicat tout entier» conclut le rapport.

«On considère que le Département et la Région ont été entraînés dans le gouffre de la même façon que nous» résume, crispé, René Frayssinet, maire de Carmaux. En clair, sans participation régulière de l’État , du département et de la région au fonctionnement du site:c’est l’impasse.

 

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2006/03/15/61807-Les-six-maires-veulent-quitter-le-navire.html

 

9° épisode

 

PUBLIÉ LE 17/07/2006 15:33 | LADEPECHE.FR
Les surcoûts de Cap’Découverte
Parc de loisirs. Un rapport de la Chambre régionale des comptes souligne une série de «dérapages» dans les investissements.
[QFORUM] Comment attirer des visiteurs à Cap’Découverte ?
Les élus ont découvert hier soir le rapport de la CRC (Chambre régionale des comptes) sur le Smad, syndicat mixte d’aménagement, propriétaire de Cap’Découverte. Ce nouveau document est accablant pour le pôle multi-loisirs du Carmausin déjà épinglé par un rapport sur la gestion du site.

La succession de surcoûts est impressionnante. En voici quelques exemples mis en avant par ce rapport officiel qui ne va pas redorer le blason du parc.

Envol du coût des travaux. La CRC révèle que le coût des investissements atteint 56,1 millions d’€ (hors dépenses administratives) soit un dépassement de 7,9 millions d’€ par rapport à la somme initialement prévue (soit +16 %). Une différence importante.

Frais de gestion. Le rapport souligne que les frais de gestion du syndicat mixte restent élevés (377 000 € par an) bien que tous les travaux aient été réalisés et que son activité soit qualifiée de «résiduelle».

Les factures des entreprises. Cinq entreprises attributaires de marchés ont porté réclamation pour des travaux qui se sont rajoutés en cours de chantier mais n’ont pas été payés ! Le montant total réclamé est de 2,3 millions d’€.

Parc des titans déplacé. La Chambre pointe le coût de ce parc où ont été regroupés d’anciennes machines qui ont servi à la mine. Celles-ci devaient se retrouver à l’origine près du musée. Elles ont été déplacées et installées près du pôle multi-loisirs. Coût de ce transfert: 250 000 €. Chiffre qui laisse songeur d’autant que le parc des titans ne reçoit quasiment aucun visiteur…

Des travaux non prévus au départ ont aussi été réalisés au jardin botanique pour 240 000 € (chalet, pont, plantations).

Activités coûteuses. Par rapport à ce qui était prévu au lancement d u chantier, la tyrolienne a coûté 30 % plus cher, et le dévalkart +22%. Ce dernier a d’ailleurs été fermé depuis un an par mesure de sécurité !

Monétique inutilisable. Le système de monétique mis en service à l’ouverture a été réalisé sur mesure.

La chambre repoche au Smad de ne pas s’être «assuré de la crédibilité» du système retenu qui s’est vite révélé inutilisable. Les cartes rechargeables restaient coincées, les tourniquets se bloquaient… Le SMAD a de nouveau payé pour obtenir des améliorations du système qui a été rapidement abandonné. Coût global de cet énième échec: 373 911€.

Eric Berger

S.Garcia, président du Smad: «aucune malversation»
Serge Garcia a repris l’épineux dossier de Cap’Découverte en succédant à la tête du Smad à Paul Quilès. Le nouveau président n’est pas surpris par les conclusions du rapport: « Il y a eu beaucoup d’imprévus liés à la topographie des lieux et des rajouts comme ce pont qui n’était pas prévu et a coûté 300 000 €.»

Serge Garcia veut relativiser: «Dans tous les projets de cette importance, il y a des surcoûts. Le rapport n’a signalé aucune malversation ou irrégularité dans les procédures.» Le président du Smad est plus critique sur certains «dérapages» comme le déplacement coûteux des machines du parc des titans: «250 000€ c’est énorme»

«L’initiateur du projet était persuadé que ça allait fonctionner et attirer 500 000 entrées payantes. Il aurait fallu avancer plus doucement.» Serge Garcia reconnaît que la situation est complexe: «Mais il faut tout mettre dans la balance et ne pas oublier les 700 à 800 emplois créés autour du site comme ceux du centre d’appels.»

Philippe Folliot: «Qui va payer le déficit ?»
Philippe Folliot conseiller général de Vabre et député de Castres (ap. UDF) se veut très critique après la lecture du rapport: «La chambre dénonce une résponsabilité collective plus qu’individuelle. Si M.Quilès a une lourde responsabilité, ceux qui l’ont laissé faire et ont cautionné portent aussi une part de responsabilité.» Le député note que «le SID, gestionnaire du site, n’a versé aucune redevance au propriétaire du terrain (Smad) ce qui permet d’alléger les difficultés financières des six communes du Carmausin mais fait supporter à la région et au conseil général une charge supplémentaire.» Philippe Folliot dit «s’inquiéter pour l’avenir». «Le déficit du Smad atteignait fin 2004 plus de 20 millions d’€ selon le rapport. Qui va le payer ? Les communes n’en étant pas capables, il devra être comblé par le département et la région» souligne l’élu. Enfin, Philippe Folliot s’étonne du coût du déplacement des machines du parc des titans «pour zéro visiteur» : «C’est du délire !»

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2006/07/17/37326-Les-surcouts-de-Cap-Decouverte.html

 

 

10° épisode

 

PUBLIÉ LE 22/11/2006 10:58 | M.L.
Cap ‘Découverte. L’aide de l’Etat pour solde de tous comptes
Hausse d’impôts inévitable.

L’arrêté du préfet sur le règlement du déficit de Cap’Découverte, daté du 20 novembre 2006, annonce que la participation de l’État pour 2006 sera de 700 000€. Une aide « pour solde de tous comptes » réduite de moitié par rapport aux sommes allouées en 2005. Cette aide nationale, qui doit contribuer à clôturer en équilibre l’exercice budgétaire 2006, est assortie d’une augmentation de la participation financière des 6 communes du SID (Syndicat intercommunal de la Découverte), gestionnaire du site.

Le 29 novembre, René Frayssinet, maire de Carmaux, proposera à son conseil municipal une augmentation des impôts prévus initialement. « Nous n’avons pas d’autre solution. Nous avons préservé notre projet de maison de retraite, c’est déjà une bonne chose, pour le reste, on se serrera les coudes. C’est un dernier coup de collier à mettre… » explique René Frayssinet. Outre la part statutaire de financement annuel d’environ 145 000 €, les six communes concernées doivent se partager le remboursement du solde manquant de 352 000 € pour 2006. Carmaux devra en éponger 40 %, Blaye 19 %, Saint-Benoît 15 %, Cagnac 14 %, Le Garric 10 % et Taïx 2 %. « Pour Taïx, c’est une augmentation de 6 %, rien de dramatique », explique Didier Somen, maire et président du SID. Le 17 novembre, le comité syndical du SID a adopté les modifications qui permettront de transférer l’ensemble de la gestion du site au seul SMAD (syndicat mixte d’aménagement de la découverte). Le conseil régional qui s’est engagé à verser la même somme que l’État (0,7M€), a validé ce transfert de compétence le 16 novembre, adoptant des modifications statutaires applicables dès le 1er janvier 2007. Obtenir la même décision de la part des conseils municipaux des six communes devrait être une formalité. Reste le conseil général. Jusque-là l’assemblée départementale a toujours refusé d’être en charge du fonctionnement de Cap’Découverte. Une position difficilement tenable au vu de la situation des municipalités.

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2006/11/22/56658-Cap-Decouverte-L-aide-de-l-Etat-pour-solde-de-tous-comptes.html

 

11° épisode

 

PUBLIÉ LE 09/02/2007 11:03 | FRANÇOISE CARIÈS
Tarn. Les dérives du parc de loisirs
Cour des Comptes. Dans son rapport annuel présenté hier, elle s’inquiète pour l’avenir du site carmausin Cap’Découverte.

Pour la Cour des Comptes, l’ «Opération Cap’Découverte» est un gouffre. Dans son rapport annuel rendu public hier, elle n’écarte pas «l’hypothèse d’une fermeture totale ou partielle, à la lumière d’un bilan socio-économique de la poursuite de l’activité». Elle établit ce diagnostic dans le chapître consacré à la gestion des collectivités territoriales. Elle y passe au crible trois aménagements à vocation culturelle et de loisirs, le site du Pont du Gard, le parc du Futuroscope et Cap’Découverte. Son jugement se fonde en grande partie sur l’enquête menée fin 2005 début 2006 par la Chambre régionale des Comptes de Midi-Pyrénées. Elle retrace l’historique de la reconversion minière avec la formation en 2000 du syndicat intercommunal de la Découverte (SID) porteur du projet, l’aval donné en 2000 par un Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire avec un financement à 80% par des subventions publiques notamment de l’Union européenne et de l’Etat suivi de la constitution d’un syndicat mixte d’aménagement de la Découverte (SMAD), regroupant à parts égales la Région, le département et le Sid et chargé uniquement de la maîtrise d’ouvrage et des opérations d’aménagement. Le SMAD décide donc des investissements à réaliser sans avoir à les exploiter tandis que le SID, organisme gestionnaire ne dispose pas des actifs correspondant.

En conséquence, la Cour suggère dans un premier temps la fusion de ses deux organismes. «Fusion déjà effective», répond le député Paul Quilès, longtemps président des deux structures, « le rapport de la Cour date».

mauvaise anticipation
Sans s’apesentir sur le dépassement de 20% du budget estimé pour la mise en place des équipements et les difficultés techniques, elle épingle la surestimation de la fréquentation pronostiquée lors des études de faisabilité.

On devait atteindre les 660 000 entrées payantes dès la quatrième année. Le seul complexe de sports et de loisirs devait attirer 374 750 visiteurs payants. Or, sur les trois pôles le nombre d’entrées payantes n’ jamais excédé 65 000 soit 10% du niveau estimé. Le complexe sportif en a enregistré 48 500 en 2003, 34 050 en 2004 et moins de 40 000 en 2005. Pour la Cour des Comptes, il y a eu « très mauvaise anticipation de l’importance des handicaps rencontrés». La zone de chalandise retenue s’est avérée trop vaste, et le site d’un accès moins aisé qu’il l’aurait fallu, le concept pas assez défini pour attirer une clientèle bien ciblée. Dans le domaine du loisir, l’offre est devenu très concurrentielle. La situation financière catastrophique a conduit à une réduction des programmes ce qui aréduit d’autant leur attractivité. Pour l’avenir, le rapport invite tous les partenaires à s’engager dans une étroite collaboration.

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2007/02/09/1139-Tarn-Les-derives-du-parc-de-loisirs.html

 

12° épisode

 

PUBLIÉ LE 09/02/2007 12:09 | FRANÇOISE CARIÈS
Parcs de loisirs : la Cour des comptes ne rit pas
Cap’Découverte, Futuroscope, Pont-du-Gard. Le rapport 2006 pointe du doigt les difficultés de gestion qui accompagnent tous ces projets beaucoup trop optimistes.

DDM

Un parc de loisirs : une bonne idée pour attirer les touristes et créer des emplois… Beaucoup de communes y ont cru. Beaucoup trop. Dans son rapport 2005, la Cour des Comptes soulignait les risques financiers et juridiques encourus par ces communes. Dans son rapport 2006 rendu public hier, la Cour enfonce le clou et appuie sa mise en garde sur trois exemples d’envergure dont Cap’Découverte dans le Tarn.

Les yeux plus grands que le ventre
Cap Découverte, conçu comme une opération de reconversion du site minier de Carmaux, est un gouffre financier. Il n’est pas impossible qu’il faille envisager sa fermeture partielle ou totale. Le syndicat de communes porteur et gestionnaire du projet (SID) n’avait pas, dès le départ, la surface financière requise pour porter l’opération.

Un second syndicat, comprenant à parts égales le premier, le département et la Région (SMAD), assurait la maîtrise d’ouvrage des équipements sans lisibilité sur l’exploitation. Enfin l’étude prévisionnelle de fréquentation réalisée par un cabinet de notoriété mondiale s’est révélée dix fois supérieure à la réalité.

Alors que celui-ci avait estimé que la fréquentation atteindrait son régime de croisière dès la quatrième année après son ouverture, avec 615 000 visiteurs représentant 660 000 entrées payantes, de 2003 à 2005, le nombre d’entrées payantes sur l’ensemble du site n’a jamais excédé 65 000. Le complexe de sports et de loisirs qui devait attirer, à lui seul, 374 750 entrées payantes par an, n’en a recensé que 40 000 en 2005.

Ce défaut d’appréciation et d’équilibre de l’exploitation apparaît également dans l’aménagement du site du « Pont du Gard » qui a pourtant reçu en 2004 le prix de l’art urbain.

La Chambre de Commerce et d’Industrie, concessionnaire de la conception, de la réalisation et de la gestion du site, et le département du Gard qui les lui avait concédés ont rapidement poursuivi des buts différents, entraînant une exploitation très déficitaire.

Enfin, créé par le département de la Vienne, le Futuroscope, près de Poitiers, est totalement tributaire de sa fréquentation, en baisse depuis 1999. Géré par une société d’économie mixte, la SEML, il dépend aussi des bons rapports de celle-ci avec le département.

Urgences, dette, logement : peuvent mieux faire
Dette : La Cour des Comptes juge avec sévérité l’augmentation importante de la dette publique entre 2002 et 2005, « largement imputable à l’Etat ». Selon elle, les mesures prises « ne constituent pas une voie durable de désendettement ». La stratégie du gouvernement pour équilibrer les finances « reste largement à préciser ».

Urgences : La Cour estime « incohérent » le pilotage des urgences, les systèmes d’information à leur sujet « déficients » et l’« insuffisance de l’articulation » avec les médecins de ville. Elles sont devenues « des services de consultations non programmées » et coûteux car le montant moyen d’un passage aux urgences est de 223€.

Logement : La Cour dénonce les conditions d’attribution des aides personnelles au logement. Elle souligne la « dégradation de leur efficacité sociale ».

Étrangers : Elle pointe aussi des dysfonctionnements persistants dans les centres de rétention des étrangers en situation irrégulière et s’interroge sur « la relance de la politique d’éloignement du territoire ».

Cité de l’Espace : des investissements payants
Inaugurée il y aura 10 ans en juin, la Cité de l’Espace a pu reprendre son souffle il y a tout juste deux ans grâce à l’ouverture de ses nouvelles animations : l’Astralia, puis l’aménagement d’espaces dédiés aux enfants. « 17,6 millions d’€ hors taxes ont été apportés par la ville de Toulouse et le conseil régional pour réaliser en 2005 l’Astralia, tandis que la Cité de l’Espace a investi directement 300 000 € pour la réalisation du square des petits et 500 000 € pour la base des enfants. De plus, nous consacrons près de 150 000 € par an au renouvellement de nos animations. L’ensemble de ces investissements a permis à la Cité de l’Espace de se repositionner comme parc à thème ludo-éducatif. Une transformation bien perçue puisque 70 % de nos visiteurs envisagent de revenir prochainement » explique Bernard Burel, le directeur général. Pour l’heure, le bilan de 2006 accuse un léger recul par rapport à 2005, avec une baisse de 5 % de la fréquentation. Les raisons ? Une semaine d’activité en moins et « un été défavorable ». Malgré cela, « les objectifs de fréquentation sont largement dépassés. Près de 266 442 visiteurs ont été accueillis en 2006 (soit 7 % de mieux qu’en 2004). Du coup, la Cité de l’Espace enregistre sur cette période un chiffre d’affaires annuel en progression, avec en plus, un résultat net positif. Un parc qui vient tout juste de rouvrir ses portes cette semaine, après un mois de travaux d’aménagements en vue d’une année 2007 riche de nouvelles animations et événements inédits organisés à l’occasion de son 10e anniversaire et la célébration de 50 ans de conquête spatiale.

Objectif visé pour 2007 : augmenter la fréquentation de 10 000 à 15 000 visiteurs supplémentaires.

Sylvie Lagarrigue-Berger

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2007/02/09/389529-Parcs-de-loisirs-la-Cour-des-comptes-ne-rit-pas.html

 

13° épisode

 

PUBLIÉ LE 07/03/2007 09:41 | LADEPECHE.FR
Tarn. Cap’ Découverte : nouvel exploitant
Tarn.

La société privée Vert Marine a été choisie pour exploiter les activités sportives de Cap’Découverte. Cette entreprise normande gère déjà une quarantaine d’équipements ou sites sportifs à travers la France pour le compte de collectivités. Un contrat de cinq ans, sous forme de délégation de service public, va être passé avec Vert Marine qui devrait rouvrir les activités du parc de loisirs carmausin début mai.

De nouvelles attractions devraient à terme voir le jour (roller hockey, acrobranches). La société s’est engagée à investir 300 000 € sur le site. Elle recevra une aide de 1,8 million d’€ cette année de la part du Smad (Région, conseil général et six communes du Carmausin). L’enjeu est de relancer l’activité de ce parc de loisirs déficitaire. « Il fallait éviter la fermeture, indique le président du Smad Serge Garcia. C’est la solution de la dernière chance. » Vert Marine a été préféré à Transmontagne, actuel exploitant du site, qui avait aussi fait acte de candidature. On ne sait pas encore si les 40 employés seront repris dans leur totalité.

 

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2007/03/07/387826-Tarn-Cap-Decouverte-nouvel-exploitant.html

 

14° épisode

 

PUBLIÉ LE 12/09/2007 10:57 – MODIFIÉ LE 05/10/2007 À 17:20 | PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN-MARC DELBOUYS
Carmausin. «Cap’Découverte nous a évité une décharge»
Le maire de Cagnac défend le pôle multiloisirs controversé.

Maire (PS) de Cagnac-les-Mines, Jean Padilla revient sur le dossier controversé de Cap’Découverte. Membre du Syndicat intercommunal de la Découverte (Sid), sa commune est celle qui a la plus grande surface de terrils. Elle est concernée à double titre…

Les difficultés du pôle de loisir ont-elles joué dans votre décision de ne pas vous représenter en 2008 ?

Non. J’ai apporté une participation honorable et constructive au règlement du problème (car construire me semble plus important que casser, comme d’autres, qui se sont montrés plutôt destructeurs). Je suis le seul à ne pas avoir crié à l’explosion de la fiscalité. À Cagnac, elle a augmenté de 3 % la première année pour Cap’Découverte, de 2 % la 2e année et de 0 % cette année.

Comment pouvez-vous dire que certains « ont plombé Cap’Découverte » pour éliminer politiquement l’ex-ministre et député Paul Quilès, créateur du pôle multiloisirs, dont vous êtes proche ?

L’histoire objective de Cap’Découverte reste à écrire. Certains, pour déstabiliser Paul Quilès, ont tout fait pour décrédibiliser Cap’Découverte. Une compilation de documents existe, montrant que, dès 2003, Paul Quilès a tiré la sonnette d’alarme, proposant le regroupement des deux syndicats de la Découverte (Smad et Sid) ainsi que les autres mesures adoptées ensuite.

Certains ont posé comme condition le départ de Paul Quilès, pour débloquer la situation financière. Il n’est pas étonnant aujourd’hui que Cap’Découverte puisse repartir…

Quel est votre sentiment sur la saison 2007 ?

Je salue le courage du prestataire privé Vert Marine, qui a ouvert toutes les activités (y compris le Dévalkart, que nous avions fermé pour raisons de sécurité), alors que d’autres disaient qu’il fallait couper les branches mortes.

Vert Marine a rajouté de nouvelles activités (acrobranches, structures gonflables) et en a d’autres en projet. J’espère qu’ils réussiront. S’ils ont besoin de mon soutien, ils l’auront. Cet été, j’ai vu des visiteurs qui faisaient la queue pour participer…

Le député Philippe Folliot se dit « agacé par l’autosatisfaction des responsables de Cap’Découverte, qui coûte encore cher aux contribuables ».

On sait qu’aucune installation de sports et loisirs ne s’équilibre : pic du Midi, Vulcania, Cité de l’Espace à Toulouse, toutes ont des aides publiques. Ce qu’il faut, c’est un déficit acceptable. Il y a aussi une partie service public, comme les 35 km de pistes, le lac pour la baignade, le parking, maintenant le télésiège. Tous les jours, à l’entrée de Cagnac, qui n’est pas la plus importante, il y a 10 voitures garées. Les usagers sont ravis ; mais cette gratuité, il faut bien que quelqu’un la paie…

Vous dites : « Et si on n’avait pas eu Cap’Découverte ? »

Si on s’était contenté de la remise en état prévue par le Code minier, nous aurions une friche aujourd’hui. Nous aurions pu avoir aussi une décharge d’ordures géante dans l’ancienne mine à ciel ouvert. C’était une piste de reconversion envisagée par les Houillères. Elles savent faire. La décharge de la Babinière à Saint-Benoît-de-Carmaux, c’est une ancienne découverte ! En 2000, le Sid a étudié aussi la création d’une plate-forme de traitement des déchets, y compris ménagers, zone de la Cokerie. J’ai toujours le rapport… Au lieu de ça, demain, Cap’Découverte sera peut-être au cœur d’un parc naturel…

Source:

http://www.ladepeche.fr/article/2007/09/12/15567-Carmausin-Cap-Decouverte-nous-a-evite-une-decharge

 

 

 

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