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Une entreprise de nettoyage peu scrupuleuse du droit pour le Center Parcs de l’Aisne

Posté par admin le 9 août 2009


Groupe K : c’est marche…ou grève !

Une bonne part des agents de nettoyage que le Groupe K emploie dénonce depuis plusieurs mois ses conditions de travail.
Soixante-dix agents du groupe K ont cessé le travail, vendredi, à Center Parcs. Ils demandent plus de respect et des cadences tenables. Le directeur s’engage sur le premier point.
«T OUT n’est pas exact dans ce qui est rapporté. » On a pu faire grief à Xavier Capron, le directeur d’exploitation de Groupe K (trois mille salariés dans trente départements au nord de Paris) de s’intéresser d’assez loin aux conditions de vie et de travail de ses effectifs locaux.
Vendredi, ce dirigeant a montré qu’il savait être présent et attentif, voire observateur et curieux. Il faut dire que les circonstances se prêtaient assez mal à un traitement en dilettante d’un dossier qu’il connaît parfaitement. Une bonne part des agents de nettoyage que le Groupe emploie dénonce en effet, depuis plusieurs mois, ses conditions de travail.
Vendredi, c’est par la grève que cet effectif – environ 70 des 280 agents – a contraint son interlocuteur à formuler des réponses. Une manifestation devant l’entrée du Center Parcs, voilà qui a fait mauvais genre.
La direction, étrangère tout de même à ce conflit, l’a vite compris, qui a suivi de près et en compagnie des gendarmes de la compagnie de Laon, l’évolution des pourparlers.
Problèmes techniques et humains
Pas facile de nouer le dialogue quand, depuis des mois, enflent des accusations de harcèlement et d’entorses graves au droit du travail dont la hiérarchie de Groupe K se rendrait responsable.
C’est bien à la fois sur le terrain technique (« Nous n’avons pas les produits adaptés au nettoyage de certains secteurs »), réglementaire (« Pourquoi nous fouille-t-on systématiquement dès que nous sortons du parc ? ») et humain (« On nous humilie, on nous rabaisse, on nous insulte plus bas que terre ») que s’est creusé le fossé qui sépare désormais l’employeur de ses agents.
Pas de tous ses agents, si l’on en juge par le flot de récriminations dirigé contre le chef d’exploitation, M. Reve.
« Ce sont des éléments dont je n’ai pas connaissance », assure Xavier Capron, « il est vrai qu’au commencement de notre activité ici, nous avons commis des erreurs.
Il y a eu des retards dans le versement des salaires et des absences de régularisation pour des heures effectuées en supplément ou les jours fériés, mais tout est rentré dans l’ordre maintenant. »
La question des cadences
Le dirigeant évacue la question des cadences (« 118 minutes pour nettoyer une maison pour 8 personnes, c’est intenable ! », jurent les salariées) avançant les études et les tests effectués dans d’autres sites.
« En revanche, c’est vrai que nous n’avons pas été très bon sur le plan de la communication. Par exemple, pour la pause. Bien sûr que les salariés peuvent d’arrêter cinq ou dix minutes, bien que pour 5 heures de travail, je ne pense pas que cela soit prévu réglementairement. Nous allons établir une note là-dessus », indique M. Capron.
L’union locale CGT suit le dossier. C’est auprès de ses représentants, d’ailleurs, que les dirigeants de Groupe K ont sollicité une reprise du travail.
Un bon début pour qui veut négocier la paix sociale et une place respectée dans l’entreprise…
Yves Klein


Première manifestation depuis l’ouverture du site

Le mouvement de grève vécu vendredi est sans précédent. C’est la première manifestation depuis l’ouverture du site de Pierre et Vacances (l’union du samedi 10 mai).
Harcèlement
Au cœur du mécontentement, des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne.
Un mécontentement qui ne cessait d’enfler ces derniers mois, plusieurs témoignages ayant été recueillis dans nos colonnes. Vingt-six dossiers, certains traitant de harcèlement, ont par ailleurs déjà été inscrits au rôle du conseil des prud’hommes de Laon, affirment les syndicalistes.
À la suite du mouvement, une réunion de concertation doit se dérouler demain, mardi.
Du dialogue jaillit la lumière, dit-on. Gageons qu’en outre beaucoup seront attentifs aux débats qui s’y dérouleront.

Articles parus le : 12 mai 2008

Source:

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/133321/

 

5 mois plus tard ……

 

Center Parcs : le nettoyage va commencer…

Ingrid Maquin reçoit depuis avril des fiches de paie sans versement, harcèlement moral selon son avocat, et pressions pour qu’elle démissionne.
La société retenue depuis un an par Center Parcs pour nettoyer ses installations multiplie les infractions. L’un de ses cadres a été écarté et, à force de pressions, le ménage a commencé. On saura bientôt si la justice correctionnelle est en mesure d’inculquer quelques notions de droit à ses dirigeants.

POSONS-LE d’entrée : Xavier Capron, le directeur d’exploitation de l’entreprise préposée au nettoyage à Center Parcs n’aime pas répondre aux journalistes. Le directeur des ressources humaines, Stéphane Pietak pas plus. On peut les comprendre car ce qui va atterrir sur le bureau de l’un et de l’autre et incidemment sur celui de leur grand patron de Deca France à Carquefou risque de faire tache dans le CV de ces cadres. La tache porte le doux prénom d’Ingrid. Employée comme on a vu d’autres au nettoyage des cottages et autres bulles à Center Parcs. Employée ultra chanceuse qui n’a pas besoin de se rendre au travail pour recevoir depuis avril des fiches de paie avec peau de balle dans la colonne de droite. Ingrid aujourd’hui mais il y a eu Christian, Jacqueline, Renée ou Christiane. C’est simple, le sous-traitant retenu l’année dernière par Center Parcs pour officier au nettoyage de son îlot à rêves est une machine à engorger les tribunaux. Le conseil des prud’hommes jusque-là. Cela va se corser.
En février la Laonnoise entre à Center Parcs, recrutée par K propreté pour manier chiffons serpillières. Mars de la même année, une demande de logement, un dossier de caution à compléter et le début des soucis. « Il fallait la copie de mon contrat de travail. Personne n’a été en mesure de me fournir ce document », indique la jeune femme. Femme et, ce n’est pas encore un défaut, réserviste de l’armée. Justement la Muette la sollicite en avril pour une période de 15 jours à Couvron. Tout le monde est informé jusqu’à l’employeur évidemment. Depuis avril, c’est étrange, Ingrid Maquin n’est plus appelée pour aller travailler. Cinq mois au même régime. A croire, mais il faudrait avoir mauvais esprit, que l’on souhaite pousser la belle à la démission.
Le Champagne au frais
Sinka Volute, la filiale du groupe K, dont les petites mains du nettoyage dépendaient jusque-là, n’existe plus. C’est Stéphane Pietak, le DRH du… groupe K qui en informe les salariés, le 8 octobre dans un courrier qu’il adresse à tous avec les paies. L’entreprise s’est rapprochée juridiquement d’un autre mastodonte du nettoyage, Deca France et compte -l’humour n’est pas la qualité première de Stéphane Pietak- « sur vous pour poursuivre l’implication dans vos fonctions ». On peut, en effet, compter sur quelques-uns pour s’impliquer. Sur Marie-Paule Nouvier, la déléguée CGT sur place par exemple. Sur Marc Christodoulou, le secrétaire de l’union locale du même syndicat également. Lequel a déjà conduit le 29 septembre douze dossiers en contentieux devant la 4e section prud’hommes. Avec la perspective des élections au conseil le 3 décembre à venir, la période n’est pas tactiquement favorable pour délibérer rapidement. C’est donc le 15 du même mois que la décision des juges sera officiellement connue. Une précaution : mettre déjà le champagne au frais. Douze dossiers potentiellement gagnés, c’est dire les lacunes du propret K en matière de droit social. Mais il y a plus grave désormais et ce n’est pas le moins coriace des avocats laonnois qui va s’y coller. Cyrille Bouchaillou est sur les rangs pour « rétablir Ingrid Maquin dans sa dignité ». Ce ne sont pas seulement les prud’hommes qui seront sollicités cette fois mais la justice correctionnelle sur la base d’un harcèlement moral au travail.
Le parquet sera donc saisi et s’il classe l’affaire, c’est vers le doyen des juges d’instruction que le dossier sera dirigé. « Je suis atterré », confie le juriste. « Lobby ou pas, il faut crever l’abcès. On est là devant la négation de la dignité humaine et des insultes à caractère social ».
La partie n’est pas gagnée. Ingrid Maquin peut jeter l’éponge et, puisqu’on nous l’affirme, Deca France revenir dans le droit. Quelque chose nous dit, pourtant, qu’il en ira différemment.
Yves Klein

 

Inspection du travail : une action dans la discrétion

Une certitude : la direction départementale du travail s’expose médiatiquement plus volontiers sur un arrêt de chantier pour entorses aux règles de sécurité que sur un conflit qui génère depuis douze mois observations, plaintes, et ce n’est anecdotique, une multitude de souffrances humaines. Ce n’est pas un simple choix de communication. D’abord parce qu’avec un effectif de seize contrôleurs et inspecteurs pour… 10 922 entreprises dans le département, les spécialistes de la DDTE sont nécessairement contraints de cibler leurs interventions. Ensuite parce que dans le cas présent, et si, comme l’indique M. Decker, le patron de cette administration, « nous ne sommes pas restés inactifs », c’est la voie du dialogue et de la négociation qui a été choisie. « Ce n’est pas le plus rapide pour solutionner des problèmes comme ceux rencontrés chez K propreté mais cela a l’avantage de déboucher sur des résolutions durables. Nous avançons », explique M.Decker « Nous sommes sur une volonté de progression chez toutes les parties », poursuit cet interlocuteur du ministre du Travail qui concède disposer en dissuasion d’une éventuelle option répressive.
Contrôle, conseil et conciliation : les trois axes d’intervention de la direction du travail sont mis en œuvre dans ce délicat dossier. Des leviers qui conviennent parfaitement au Pdg de Center Parcs, Stéphane Hertzog, embarrassé par les répercussions en terme d’image des conflits sur ses terres. « Depuis juillet, avec le changement d’équipe à la tête de la société de nettoyage, le climat s’est nettement amélioré », confie ce haut responsable.
On peut en faire l’hypothèse. D’autant que Pierre et Vacances, chiffonné par les incessants assauts entre salariés et cadre de son sous-traitant, a dénoncé le contrat (il courait jusqu’en 2010) qui les liait. Un appel d’offres a été lancé.
La candidature de deux sociétés doit encore être examinée avant que la décision finale n’intervienne. Le marché est important (mais son périmètre financier pas encore divulgable) tout comme le préjudice subi.
Mais nul doute que Deca souhaitera s’accrocher.

Yves Daudigny :

 

les problèmes sont « contenus »

Appelons ça, de la perspicacité. Le 28 juillet dernier, le pas encore sénateur Yves Daudigny intervient directement auprès de Gérard Brémont, directeur général du groupe Pierre et Vacances, propriétaire de Center Parcs et donneur d’ordre du Groupe K, son sous-traitant.
Le président du conseil général est inquiet et informe son correspondant que « des problèmes relatifs à l’encadrement, l’organisation, la formation, le manque de moyens et la rémunération de certaines heures » lui ont été exposées par des salariés.
Ce n’est pas faux. Le problème traîne depuis un an mais le 17 juillet, la CGT locale est venue toquer à la porte présidentielle.
Perspicacité donc car le chef de l’exécutif départemental note à présent – par parenthèse, tout cela a été régulièrement suivi par l’union- qu’« un certain affichage médiatique est en train de voir le jour ». Les problèmes sont « contenus » selon l’élu qui ajoute : « Il est à craindre que la couverture par les médias prenne de l’ampleur et ternisse l’image du Center Parcs de l’Aisne et celle du département ».
Hypothèse avouons-le tout à fait envisageable. D’autant que, on le verra ci contre, des demandes d’éclaircissements seraient parties récemment du ministère du Travail en direction de ses informateurs, jusque-là étonnamment peu gênés aux entournures par les pratiques relativement moyenâgeuses de K propreté.
Evidemment, ceci ajouté aux procédures civiles ou potentiellement pénales engagées contre les représentants de la société de nettoyage devrait faire rentrer dans le rang les dirigeants et leurs collaborateurs mis en cause.
L’un d’eux, au doux nom de Rève a déjà été écarté. Les paroles blessantes de ce cadre ont fini par lasser. Tous les espoirs sont permis.
Y.K.

Articles parus le 23 octobre 2008.
source:
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/196531/Center_Parcs___le_nettoyage_va_commencer_

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