« Afin de léguer à nos enfants ce patrimoine naturel que nous avons hérité de nos aïeux », un maire alsacien résiste à Pierre et Vacances

Posté par admin le 12 août 2009

Ce discours du maire d’Ungersheim, Mr Jean-Claude Mensch, expliquant son refus de céder une parcelle de bois communal à Pierre et Vacances  a été prononcé lors d’un conseil d’agglomération en date du 26 septembre 2008.

« Dans ce contexte difficile, quel rôle pour le politique, n’est-ce pas lui qui est en faillite ? Alors pour assumer pleinement notre mission d’élu, nous n’avons pas le droit de nous laisser impressionner par le rouleau compresseur actionné par les urbanistes, bétonneurs et autres investisseurs qui sans ménagement veulent envahir notre terroir pour mener leur sombre dessein (ex. : Le Bioscope) puis disparaître.

Le conseil municipal d’Ungersheim a pris ses responsabilités en rappelant nos textes, nos règles, nos convictions, consistant à ne pas s’aplatir devant ces millions éphémères qu’on nous balance à la figure devant un projet irrespectueux de la nature et du patrimoine.

Nous avons sauvé cette forêt alluviale de la Thur, en espérant que cette position serve d’exemple, cette forêt que d’aucuns qualifie de banale, certainement du point de vue strict de la sylviculture.

Cependant, son ecosystème particulier, retranscrit dans les documents du SCOT, catalogué dans les « espaces sensibles du département », mentionné dans les rapports d’urbanisme comme participant à la régulation des battements de la nappe phréatique, abritant des espèces menacées inscrites sur la liste rouge, puits de carbone par excellence, la préserver devient aujourd’hui un devoir, une mission.

Mais pour bien ancrer ce sauvetage dans le temps et démontrer que notre décision ne relève pas d’une quelconque.

- Afin d’écarter définitivement ceux qui continuent de lorgner sur cette forêt avec convoitise

- Afin de léguer à nos enfants ce patrimoine naturel que nous avons hérité de nos aïeux

- Afin de rendre à la collectivité ce lieu de ressourcement qui lui appartient de droit, dans une perspective de solidarité pour les générations futures, les commissions réunies, le conseil participatif, demandent : …. »

Suite ici

 

Historique d’une opposition à Pierre et vacances

ECOMUSÉE / Pierre et Vacances

La proposition du
maire d’Ungersheim
Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, présentera ce matin à ses collègues de la Camsa un projet complémentaire à celui de Pierre et Vacances. Par son refus de vendre les terrains destinés à l’implantation du village Pierre et Vacances, Jean-Claude Mensch a provoqué l’émoi parmi ses collègues élus. Il possédait un atout dans sa manche, dont il fera état aujourd’hui. Il va proposer d’autres terrains pour l’implantation du village de vacances. Et va plus loin en présentant un projet validé par des spécialistes : l’installation de panneaux photovoltaïques sur les terrils du bassin potassique et sur la toiture du carreau Rodolphe. « Les investisseurs -alsaciens- sont trouvés. Si 50 hectares sont consacrés au photovoltaïque, cela représente 100 M€ d’investissement, soit l’équivalent de Pierre et Vacances, avec le triple de production de fiscalité, de la production d’énergie et un projet phare, explique-t-il. Ce projet ne mange aucun espace naturel. »
Sur le carreau Rodolphe, propriété du conseil général du Haut-Rhin, le maire d’Ungersheim imagine encore la mise en place d’un pôle d’écologie industrielle. Avec ces propositions, il offre une porte de sortie à ses collègues élus, tout en préservant un site naturel. Sera-t-il suivi ? F.Z.
Source archives dna


500 logements et un aquapôle ?

Les gestionnaires de l’Écomusée et du Bioscope portent un projet de village vacances et de complexe nautique dans la forêt et sur l’ancien carreau Rodolphe pour développer le site. Une première réunion de concertation et de coordination s’est tenue ce mardi pour évoquer le développement d’un futur pôle touristique majeur autour de l’Écomusée et du Bioscope. Elle a rassemblé les maires des communes du ban de l’Écomusée, le président de la Camsa Jo Spiegel, le numéro un européen des résidences et villages touristiques Pierre et Vacances, la Compagnie des Alpes (CdA) et la Caisse des Dépôts et Consignations (fondatrice et actionnaire de la CdA), ces deux derniers étant les actuels exploitants de l’Écomusée et du Bioscope. Rien n’est encore abouti, mais c’est véritablement un projet gigantesque qui pourrait sortir de terre et transformer les lieux en un village vacances. Sur une partie du carreau de l’ancienne mine Rodolphe, la CdA envisage d’aménager un aquaparc qui prendrait en partie place en plein air et pour être partie sous le toit du « parapluie », le grand bâtiment de 1,5 hectares. Pour les promoteurs du projet, ce centre nautique ouvert au public constituerait un préalable indispensable à l’implantation d’un ensemble immobilier touristique Pierre et Vacances dans la forêt jouxtant l’Écomusée. Pas un village homéopathique… On parle de 500 logements répartis sur 36 hectares situés sur le ban de Pulversheim, actuellement dans l’emprise de l’Écomusée, mais propriété de la commune d’Ungersheim, investissement qui pour ses promoteurs valoriseraient les équipements que sont le Bioscope et l’Écomusée. Mais pour le moment, rien n’est encore signé et le conseil municipal d’Ungersheim, la commune dont le maire est Jean-Claude Mensch, devra tôt ou tard se prononcer sur la vente du terrain. Et du côté de la Camsa, engagée dans un Plan Climat Territorial qui prévoit une diminution de 20 000 t par an des gaz à effet de serre, on pose des conditions. Un projet de cette envergure, très spacivore et à l’impact environnemental fort, ne pourrait que s’inscrire dans une perspective de développement durable et être neutre du point de vue de l’écologie et des émissions de CO2. Les résultats d’une pré-étude de faisabilité quant à la construction d’une centrale géothermique destinée à chauffer le centre nautique, l’Écomusée, le Bioscope et Pierre et Vacances, seront d’ailleurs rendus dans deux semaines.

N°105 – Dimanche 04 Mai 2008 / Mulhouse )

 

500 cottages et un aquaparc annoncés

Le village de vacances devrait être aménagé sur 36 hectares de forêt jouxtant l’Écomusée. (Photo archives DNA)
Un village à touristes de 2 à 3 000 lits devrait être aménagé en bordure de l’Écomusée et du Bioscope par Pierre et Vacances et la Compagnie des Alpes.
A l’occasion de la présentation de ses résultats du premier semestre, la direction du groupe de loisirs Compagnie des Alpes (CDA) a confirmé un projet de partenariat en Alsace à Ungersheim autour de ses sites Bioscope/ Écomusée pour la construction de 300 à 500 cottages en vue d’augmenter leur fréquentation.  Le partenaire sera Pierre ‘ Vacances qui développerait un concept proche des Center parcs comprenant une bulle aquatique couverte qui prendrait place sur le site de l’ancien carreau Rodolphe des Mines de Potasse d’Alsace. Le village vacances serait, quant à lui, aménagé sur 36 hectares de forêt jouxtant l’Écomusée, situés sur le ban de Pulversheim, propriété d’Ungersheim, mais faisant partie de l’emprise de l’Écomusée.
Un nouveau type de tourisme tourné vers les séjours courts
L’objectif est d’amener un nouveau type de tourisme davantage tourné vers des séjours week-end ou mid-week et offrant un panel d’activités de loisirs : aquaparc, Bioscope, Écomusée, et par ailleurs proche des Vosges, de la Route des Vins, de la Forêt-Noire, ainsi que des musées de Mulhouse et de Colmar.  Ce projet qui a reçu le soutien de nombreux acteurs locaux dont la Communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace, le conseil général et le conseil régional est « toujours en négociations   », nous a-t-on confié à la CDA. « Sur ce genre de dossiers, les négociations sont toujours assez longues, car d’une part le nombre d’intervenants est élevé et d’autre part le coût est important ».  Début mai, le directeur du Bioscope, Christian Douchement, avait estimé l’investissement à 120 millions d’euros. Pour la CDA, dont l’actionnaire principal n’est autre que la puissante Caisse des Dépôts et des Consignations, l’intérêt est d’avoir dans cette région hautement touristique de nouvelles possibilités d’hébergement qui amèneront la clientèle également vers le Bioscope et l’Écomusée, dont les activités 2008 « démarrent un peu mieux que l’an dernier ».  Quant au planning, il n’est pas arrêté. « Si nous parvenions à nous entendre cette année sur la répartition des coûts, ce serait une bonne étape, mais il ne faut pas attendre les premiers cottages construits avant 2010-2011 », nous a-t-on précisé.
François Coudurier et Grégoire Gauchet

© Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 29 Mai 2008. – Tous droits de reproduction réservés

Les Vosges affichent leur différence

Les Vosges attirent une clientèle avant tout familiale et de promeneurs. (Photo DNA)
Les Vosges séduisent d’abord par le décor, même si le ski reste le produit d’appel l’hiver. Elles attirent une clientèle familiale et de promeneurs. Des différences à valoriser dans une stratégie de développement touristique du massif en toutes saisons.
Les Vosges sont perçues comme un cadre naturel d’exception avant d’être un lieu d’activités. « On cite davantage la beauté des paysages que la randonnée ou le ski », dans les trois études de clientèle (*) réalisées pour les instances du tourisme du massif (ADT 68, CRT de Lorraine) et le Parc naturel régional des Ballons. La synthèse a été présentée hier à Thannenkirch par le cabinet ODIT France devant les acteurs du tourisme réunis par Jean Klinkert directeur de l’ADT du Haut-Rhin.
27% de moins que dans les Alpes
Qui fréquente la montagne vosgienne ? Une clientèle de proximité, de familles, et d’« excursionnistes » qui y passent la journée, mais pas la nuit. Des publics à ne pas négliger. « Le massif doit s’affirmer comme destination familiale en proposant des activités ludiques (balades, jeu de piste) adaptées aux enfants et des services facilitant la vie des parents », recommande ODIT. Si les retombées économiques des excursionnistes sont moins importantes, ces visiteurs sont de bons « ambassadeurs ».  Le touriste qui vient dans les Vosges, a des moyens limités. C’est notable en hiver, avec un « budget ski moyen par foyer de 158 € pour une journée et 1 286 € pour une semaine, soit 27% de moins que dans les Alpes ou les Pyrénées ». « Mais il y a aussi une clientèle de niche, autour d’une offre d’itinérance, qui consomme de manière plus importante, et fait tourner les hébergements, quel que soit le temps », nuance Marc Lévy, directeur de l’ADT du Bas-Rhin.  Côté activités, le ski reste le produit d’appel d’hiver. D’où l’intérêt des installations de neige de culture.
Plus de navettes touristiques
Les enquêtes montrent que le massif vosgien est propice à la promenade, à ne pas confondre avec la randonnée sur le GR 5 et les itinéraires balisés. « On y rencontre plein de gens qui se baladent en toutes saisons à pied, en raquettes… Des promeneurs un peu déboussolés, qui ont du mal à comprendre le balisage », souligne le rapport de synthèse.  « Les collectivités locales doivent s’organiser pour aménager les sites, en améliorer l’accessibilité des sites avec la mise en place de transports en commun à vocation touristique », préconise Philippe Ratel, chef du service tourisme au conseil général du Haut-Rhin. « Six lignes de ce type existent déjà dans le Bas-Rhin. Et l’hiver prochain, une navette desservira le Champ-du-Feu à partir de Schirmeck ou de Rothau », annonce Stéphanie Leibel-Thepot chargée des affaires touristique au conseil général du Bas-Rhin. La navette des Crêtes circule dans le Haut-Rhin.« Avec l’implantation de Pierre et Vacances à Ungersheim, il va falloir repenser les transports touristiques », dit son homologue haut-rhinois.
I. N.
Pour le volet hiver de l’enquête, 1 900 personnes et 120 entreprises ont été sondées. Pour le volet été, l’échantillon était de 1 650 personnes. Le Parc régional a interrogé 250 socioprofessionnels.

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Porté par Jacky Lechleiter, patron d’Equip’Raid, le projet « Domaine Nature », un centre d’aide par le travail, couplé à un parc de loisirs accessible aux handicapés n’a pas été abandonné. Le chef d’entreprise a rencontré les responsables du Bioscope et de la Compagnie des Alpes…
On pensait que l’annonce de la création d’un village à touristes de 2 à 3 000 lits aménagé en bordure de l’Écomusée et du Bioscope par Pierre et Vacances et la Compagnie de Alpes ainsi que le projet de construction d’un aquaparc allaient définitivement enterrer le projet plus « modeste » de Jacky Lechleiter.  Cet aventurier, spécialisé dans les raids en 4×4 et camions, n’a de loin pas baissé les bras. Père d’un enfant handicapé, il travaille depuis deux ans sur ce projet de création de « Domaine Nature », un établissement et service d’aide par le travail (ESAT) couplé à un parc d’aventures et de loisirs entièrement accessible aux personnes handicapés.  Le site d’implantation se situe du côté de l’ancien carreau Alex sur Ungersheim et Feldkirch (entre l’Écomusée et le Bioscope) et dans la mouture initiale devait occuper les 27 ha de ce carreau.  Le projet chiffré à plus de 9 M € d’investissement prévoit la création d’un centre équestre, d’une ferme pédagogique et d’un ESAT dévolu à l’entretien des espaces verts, des animaux, à la formation à l’accueil et au marketing.  « Aujourd’hui, il est clair qu’il faut trouver des ponts et travailler en bonne intelligence. C’est un peu ce qui est ressorti du tour de table que j’ai pu avoir avec les responsables du Bioscope et de la Compagnie des Alpes. Mon projet doit être revu pour pouvoir s’intégrer dans une optique de grand public. La ferme pédagogique ou le parc de loisirs entrent dans leur logique. »  Mais le chef d’entreprise n’est pas prêt à abandonner ce qui fait l’essence même de Domaine Nature à savoir une ouverture vers le handicap. « Le Conseil général et la Région m’ont demandé de travailler avec eux… ce qui est logique. Cela ne servirait à rien d’être concurrentiel sur une même zone. Il faut trouver des complémentarités même s’il est vrai que cela semble a priori compliqué. Eux ont un projet économique, nous nous sommes sur du social. Mais cela ne veut pas dire que les liens ne sont pas possibles ! »… d’autant que les deux parties doivent gagner de l’argent pour pouvoir assurer la pérennité du site.
Alain Cheval
Ce soir, une réunion publique avec les différents partenaires, les collectivités territoriales, les élus est programmée ce soir à 20 h à Ungersheim (salle du Trèfle)

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Restructuration du site Ecomusée-Bioscope:
un crime contre le patrimoine alsacien

CONFÉRENCE DE PRESSE LE 01.07.2008 AU RESTAURANT « LA TAVERNE » À L’ÉCOMUSÉE

À l’initiative de l’Intergroupe VERTS-PS du Conseil Régional, une conférence de presse réunissant des élu(e)s de différentes sensibilités et de différentes collectivités s’est tenue le 12 juillet à la Taverne de l’Ecomusée pour organiser une fronde contre le projet de restructuration.

Photo P. Dolivet
Pourquoi cette conférence de presse
C’est un cri de différent(e)s élu(e)s de différentes sensibilités politiques et de différentes collectivités territoriales pour éviter un crime contre l’Alsace…
Ce crime contre l’Alsace c’est la restructuration du site Ecomusée-Bioscope qui se prépare de façon obscure.

L’objectif c’est de créer une fronde d’élu(e)s, une mobilisation pour empêcher ce projet de restructuration et pourquoi pas sauver l’Ecomusée !
C’est encore possible.
Le projet de restructuration : sauver le « soldat Bioscope » à tout prix !
Comme nous l’avions prévu le Bioscope est un vrai flop, ça ne marche pas. Alors on en remet encore une couche pour le sauver.
On veut le sauver par la construction d’un village de vacances qui serait composé de 500 bungalows sur un terrain jouxtant l’Ecomusée.
C’est une opération de défiscalisation pour les futurs propriétaires des maisons qui y seront construites.
L’investisseur Pierre et Vacances ne voulant pas prendre trop de risques met comme condition pour investir que les collectivités locales construisent un site aquatique…
Il est donc question de construire une piscine tropicale pour les touristes financée à hauteur de plus de 21 millions d’euros par Le Conseil Régional, le Département du Haut-rhin et la Camsa.
La Camsa n’a jamais soutenue l’Ecomusée quand il en avait besoin, malgré la demande d’un certain nombre d’élus. Elle va intégrer le Symbio et subventionner à hauteur de  7 millions d’euros ce projet privé… Difficile de ne pas faire un rapprochement avec la crise financière que traverse aujourd’hui le Sitram…
Cet équipement privé financé par des fonds publics se fera au détriment d’un stade nautique tout public prévu depuis très longtemps dans le territoire nord de l’agglomération mulhousienne, inscrit dans le Pacte de la Camsa et voté pratiquement à l’unanimité.
Il faut maintenir ce projet public nécessaire, ce stade nautique et refuser de financer une piscine ludique pour les touristes et les personnes aisées.
Ce projet est une catastrophe au niveau de l’environnement

Le village se fera sur une emprise de 17 ha : un espace de forêt humide, le long de la Thur, dans une zone où la faune et la flore sont riches ce qui induit des problèmes possibles pour la préservation de cette faune et cette flore, sans parler de la protection de la nappe phréatique. Il serait question de changer le lit de la Thur.

Plusieurs hectares supplémentaires seront nécessaires pour construire la piscine tropicale, il semble que cela devrait se faire sur l’espace du Carreau Rodolphe.

Au total ce sont 36 hectares qui seront utilisés pour ce projet.

Il n’y a pas d’accès par transports en commun notamment par la voie ferrée.

Pertinence économique

C’est un projet voué à l’échec financier

La Taxe Professionnelle promise pour nous faire avaler le Bioscope est loin d’atteindre les montants qui avaient été programmés. Il est d’ailleurs très difficile de se procurer les chiffres exacts mais cela représente une miette pour la Camsa.
Quant au nombre d’emplois promis on est très loin du compte, et si on fait l’addition entre les emplois créés pour le Bioscope et ceux supprimer à l’Ecomusée, on arrive à un chiffre négatif.

En contradiction avec les politiques affichées par la Camsa
La Camsa a déjà des finances fragiles et la crise du Sitram ne va pas les améliorer. Ce projet a le grand tort de défaire le projet déjà très avancé du centre nautique dans la partie nord de la communauté et qui satisfait les élus et les populations concernées.
Ce projet est incompatible avec le plan climat qui prévoit d’économiser 20.000 t de CO² par an, avec ce projet on va en rajouter.
Ce projet est incompatible avec la préservation du patrimoine puisque la piscine doit se faire sur le terrain du Carreau Rodolphe qui sera transformé en parkings et piscine tropicale.

C’est un projet surdimensionné

L’Alsace manque de structures pour héberger les touristes et nous ne sommes pas contre l’idée d’un village vacances, d’un hôtel, ou du développement des gîtes pour accueillir les visiteurs. Mais ce projet est  complètement inadapté d’autant plus qu’à l’heure du Grenelle de l’environnement, il faut lutter contre l’étalement urbain et préserver les espaces naturels, denrée rare dans notre région. D’autres solutions existent en phase avec le développement durable, la préservation du patrimoine pour développer le tourisme et l’hébergement des touristes en Alsace.
C’est un projet anti-démocratique

Aucune consultation sérieuse des élus concernés : rien à la Région, débats très récents dans des commissions au Département, à la Camsa sans aucun document préparatoire…

Aucune concertation officielle avec les communes directement concernées notamment Ungersheim, Pulversheim, Felkirch…

Aucune des trois collectivités territoriales concernées ne dispose de rapport ni documents écrits – plans, budgets, projets… Il existe des rapports mais ils ne sont pas accessibles même sur demande des élus.

On avance caché, on avance sous couvert.

Des pressions sont exercées sur les uns et les autres entre deux portes, par téléphone.

L’ECOMUSEE BIENTOT UNE COQUILLE VIDE

L’ÉCOMUSÉE a subi une dégradation constante avec 11 licenciements en 2006, 57 en 2007 et encore 6 dont 4 à l’animation en 2008.  À ce rythme il ne restera plus de L’ÉCOMUSÉE qu’une coquille vide. Les animations qui en faisaient la richesse vont-elles être remplacées par des films ? Malgré les licenciements, la diminution des animations, la situation continue de se dégrader. Pour équilibrer 2008, 192.000 € devraient être fournis par les Conseil Régional et Conseil Général, en sus des 500.000 € d’aides prévues. S’y ajoutent 80.000 € pour le salaire du nouveau Directeur. On parle maintenant d’un plan pluriannuel de 3 ans. Mariette SIEFERT (Vice-présidente du Conseil Régional, Présidente de la commission Equilibre et développement des territoires, tourisme, habitat) estime que les aides publiques au fonctionnement sont maintenant incontournables. Ce discours est nouveau. Il y a 3 ans, les demandes d’aides de fonctionnement aux collectivités avaient été refusées, et la demande de conventions pluriannuelles avait reçu une réponse négative.

Le contrat de gestion Écobiogestion étouffe l’Écomusée. Il prévoit que 80% de la billetterie et 90% de la restauration aillent à Écobiogestion, c’est-à-dire au Bioscope. L’Écomusée a interdiction de gérer tout ce qui est lucratif. Ainsi les ballades en barque sont-elles abandonnées faute de moyens pour les entretenir (elles rapportaient pourtant environ 30.000 € par an). Les produits issus des animations ne sont plus vendus sur place, mais dans les boutiques entraînant une diminution de 50 %. Auparavant, la société de gestion Écoparc payait le directeur et investissait. Actuellement il y a un manque total de transparence, dont il ressort que les recettes de l’Écomusée semblent servir à combler le déficit du Bioscope, ceci alors que les collectivités publiques financent le déficit de l’Écomusée.

POSITION DU CONSEIL GENERAL

Le projet Pierre et Vacances a été discuté lors d’une commission du Conseil Général. L’intergroupe « socialistes, développement durable et indépendants » n’est pas totalement opposé au projet mais il estime qu’il doit être modifié, revu. Il craint que l’Écomusée ne perde de sa saveur et ne représente plus l’identité alsacienne.

Le groupe estime qu’un projet touristique est nécessaire car il manque des structures d’hébergement en Alsace pour favoriser le tourisme. Toutefois celui-ci devrait remplir certaines conditions :

ne pas consommer d’espaces naturels ou agricoles, mais des friches minières ou industrielles

ce projet privé doit être financé par des financements privés d’autant plus qu’il s’agit d’un projet immobilier dans lequel au bout de 9 ans, l’investisseur privé reprend son bien. La construction du nouveau Centerpark de Sarrebourg dont le promoteur est Pierre et Vacances prévoit un financement public uniquement pour la voirie. Dans le cas du site de l’Ecomusée-Bioscope la voirie est déjà faite et financée par les collectivités publiques. Le privé ne doit pas décider ce que le public paie. C’est anti-démocratique.

Préserver le patrimoine, notamment le carreau Rodolphe.

LES MAIRES MIS DEVANT LE FAIT ACCOMPLI

Le terrain concerné se trouve sur le territoire de Pulversheim, mais la Commune d’Ungersheim en est propriétaire. Le maire d’Ungersheim a appris l’existence du projet par la presse. Il n’a jamais été contacté officiellement en tant que maire de la commune concernée par aucune partie.

Cette action se fait au coup par coup, avec une progression masquée, une technique du fait accompli. La Commune n’est pas contre à priori, mais pose plusieurs conditions :

un projet conforme au Plan Climat ce qui veut dire pas d’émission de Co² supplémentaire, le respect des espaces naturels, de la faune, de la flore, de la nappe phréatique

la conservation du patrimoine industriel de la commune, notamment la préservation du carreau Rodolphe. Beaucoup d’élus et d’associations du Bassin Potassique regrettent que le projet « Clair de Mine » ait été abandonné alors qu’il avait à peine débuté. Ce projet avait réalisé plus d’entrées proportionnellement en sept mois d’existence que le Bioscope. Le carreau Rodolphe est une infrastructure minière avec une architecture unique en Europe et sans doute dans le monde. Tous les acteurs locaux sont fortement attachés à une conservation dans son intégralité. Le maire d’Ungersheim s’est adressé au Conservateur des Monuments Historiques de la Drac. Il a eu accès à des plans concernant le projet Pierre et Vacances qui démontrait la disparition d’une partie du Carreau Rodolphe dans le projet Pierre et Vacances.

Alors qu’aucun contact n’a été organisé, aucune étude, aucun plan diffusé aux élus des collectivités locales concernées, la Camsa  attend une décision de principe de Pierre et Vacances avant fin juillet !!!

CONTRE PROJET

Certains maires ne sont pas opposés au projet mais vont proposer une modification du projet actuel ou un contre-projet comme les maires d’Ungerheim et de Felkirch.

Le maire d’Ungersheim a un certain nombre de propositions notamment la création d’une unité photovoltaïque sur la partie de la toiture du site du Carreau Rodolphe orientée plein sud soit 50% de la surface, 12000 m2. Le maire de Felkirch en accord avec son collègue d’Ungersheim estime que le développement de la géothermie dont il est question dans le projet Pierre et Vacances pour chauffer la piscine tropicale, devrait être un projet public géré par les collectivités locales au service de tous les habitants et pas seulement d’un aqualand privé. D’autant plus que l’investissement avoisinerait plusieurs dizaines de millions d’euros.

Le projet géothermique est étudié par le privé. Le maire de Felkirch demande que l’ensemble du projet soit repris par les collectivités territoriales. L’objectif doit être d’amener de la richesse, pas de consommer de la richesse. Le projet Pierre et Vacances s’appuie beaucoup sur la géothermie . Il s’agirait d’exploiter cette source d’énergie renouvelable au profit de la collectivité et non au profit un projet privé destiné à quelques privilégies, les usagers de la piscine tropicale.

Enfin le maire d’Ungersheim s’oppose à ce que le village vacances se construise sur la zone prévue par Pierre et Vacances : cette forêt humide se situe dans une zone alluviale dont la destruction serait irremplaçable sans ajouter la nécessité d’une démoustication.

La Direction de l’Agriculture et de la Forêt demande un reboisement de 16 hectares, mais celui-ci devrait se faire sur des terres agricoles ce qui ne fait que reporter le problème.

CONTINUONS LA MOBILISATION CONTRE CETTE ENTREPRISE DE DEMOLITION

Nous sommes tous très touchés par cette entreprise de démolition. Cette opération est en contradiction totale avec les lois d’application du Grenelle de l’Environnement qui sont en cours de préparation, et dénote donc d’un dysfonctionnement grave. Le Développement Durable est un alibi, mais ne fonctionne pas. Pourtant ces mesures seront obligatoires dans peu de temps.
On assiste ainsi à un discours positif, mais à une pratique contraire. C’est un échec démocratique, le projet est conçu masqué, c’est un nouveau dévoiement de l’argent public. Quelle crédibilité ont les élus de porter des projets hors du Domaine Public pour subventionner le Domaine Privé ? La coupe est pleine, indigne d’une démocratie !

Il y a une totale distorsion entre la Compagnie des Alpes et l’ÉCOMUSÉE. C’est une Compagnie boulimique qui possède 45% des grands parcs français. Les dernières déclarations des dirigeants réclament une augmentation de la rentabilité. Pour cela les « petits » parcs doivent disparaître. L’ÉCOMUSÉE qui était le nec plus ultra dans sa catégorie va disparaître. Alors qu’il y a eu jusqu’à 300 salariés avec les bénévoles, l’effectif restant est de 17 personnes. Nous devons défendre le culturel contre le consumérisme !

Source:

http://www.mulhouse-en-vert.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=220&Itemid=69


Élus verts, PS et sans étiquette lancent la fronde

« Nous dénonçons un crime contre l’Alsace ». Djamila Sonzogni ne ménage pas ses mots en lançant la fronde contre le projet Écomusée-Bioscope-Pierre et Vacances. L’élue verte au conseil régional a rassemblé autour d’elle une sacrée « brochette d’élus », qui veulent tout faire pour « réorienter » le projet en gestation.
Sous la glycine de la Taverne de l’Écomusée, ils sont tous rassemblés : Pierre Freyburger, conseiller général PS, Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional, Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, Martine Diffor et Monique Marchal, conseillères régionales, François Tacquard, conseiller général, Jacques Muller, sénateur, Bertrand Felly, maire de Feldkirch, en présence de bénévoles d’Alsace nature et de Gilles Acker, représentant les salariés de l’Écomusée.
L’origine de leur colère, c’est le projet Pierre et Vacances en gestation sur le site de l’Écomusée. « Ces 500 bungalows que Pierre et Vacances va construire en imposant aux collectivités de construire un aquasite pour 21 M €, dont les frais se partageront entre conseil régional, conseil général et Camsa. Le privé décide ce que le public doit payer, nous ne sommes pas de potiches. Nous n’avons aucun dossier sur le sujet, mais actuellement nous apprenons tout doucement qu’on va devoir payer », protestent ces élus. « L’opinion peut croire que nous sommes au courant, mais nous sommes informés au coup par coup », ajoute Jean-Claude Mensch, dont la commune est propriétaire des 36 hectares sur lesquels Pierre et Vacances veut construire ses cottages, « mais à ce jour, je n’ai pas été sollicité pour leur acquisition ».
Pour les élus, les négociations se font en cercle fermé, le projet avance caché, alors que les collectivités doivent donner un accord global sur ce projet dans les jours à venir.
Un projet « antidémocratique »
Or ces élus ont des idées à faire valoir et des questions : pourquoi ne pas mettre ce village sur une friche minière, que deviendra le carreau Rodolphe dont certains plans montrent la démolition plus ou moins importante alors que la commune d’Ungersheim a demandé son classement en monument historique, ne pourrait-on pas installer du photovoltaïque sur cette immense toiture ? « Le projet est antidémocratique », protestent-ils. Il n’a pas été examiné en conseil régional ni en conseil général du Haut-Rhin. Seuls les élus de la Camsa ont eu droit à une présentation orale.
« Faut-il des financements publics de tel niveau pour un projet privé ? », continue Antoine Homé. « Il y va de la crédibilité de la classe politique », ajoute Jacques Muller « nous sommes devant un nouveau dévoiement de l’argent public. Nous sommes au fond du trou avec le Bioscope et nous continuons à creuser ».
Ces élus attendent maintenant que le dialogue s’engage.

F.Z.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Dimanche 13 Juillet 2008. – Tous droits de reproduction réservés


Ungersheim / Le « non » des élus au projet Pierre ‘ Vacances

« Une duperie écologique »

Le projet de Pierre ‘ Vacances était initialement programmé en bordure de l’Écomusée près de la forêt, patrimoine foncier de la commune d’Ungersheim. (Photo DNA - Sébastien Bozon)
Le projet de construction, sur le site de l’Écomusée et du carreau Rodolphe, de 500 bungalows par le groupe Pierre ‘ Vacances, ainsi qu’un site aquatique tropical, a pris du plomb dans l’aile. La commune d’Ungersheim, propriétaire des 36 hectares de forêts visés par ce programme, refuse de céder son patrimoine foncier.
A l’unanimité des conseillers présents (17 voix sur 19), Ungersheim a renvoyé dans les cordes vendredi soir la Communauté d’agglomération de Mulhouse Alsace Sud (Camsa), le Symbio et tous les acteurs qui gravitent autour de l’ambitieux projet Pierre ‘ Vacances et de la piscine tropicale. Le conseil municipal réuni à cette occasion n’aura pas mis plus d’une demi-heure pour inviter l’investisseur à revoir sa copie.
Le refus des élus
de cautionner
une opération
immobilière privée
et de spoliation agricole
Au coeur de cette mini-crise qui se dessine à l’horizon, les 36 hectares de forêt qui bordent l’Écomusée et qui servirait de parfait écrin au projet immobilier. Mais c’est justement là que le bât blesse, pour les édiles ungersheimois, il s’agit d’une «duperie écologique» et ils ne veulent pas… ou plus les céder.
 Ils mettent en avant plusieurs arguments, notamment l’impossibilité de respecter le Scot (schéma de cohérence territoriale) approuvé par 38 communes le 15 décembre 2007, ou encore le fait de contrevenir à la charte d’engagement du plan climat territorial signé par 80 partenaires dont 16 collectivités en présence de la ministre de l’Écologie le 7 décembre 2007.
 D’autres considérations plus « vertes » ont également pesé dans la balance. Le lieu-dit concerné se dénomme « Le Grien », siège d’une forêt alluviale au biotope particulier abritant des batraciens inscrits sur la liste rouge des espèces menacées et dûment protégées.  L’argument agricole a également été mis en avant : la paysannerie compétente et dynamique a besoin de visibilité pour mieux travailler, or (selon les élus), « il s’avère qu’une vingtaine d’hectares doit être reboisée sur une terre agricole à Ungersheim ».
 Le maire de la commune, Jean-Claude Mensch, a aussi souligné dans son argumentaire que « la commune s’est engagée aux côtés du groupe Rodolphe et avec les Enfants de la Potasse à la protection du carreau Rodolphe. Or les velléités « obscures » de sa disparition, même partielle, sont de plus en plus criantes ».
 Et de rappeler que le conseil municipal d’Ungersheim apportait son soutien total aux associations patrimoniales « dont l’association de l’Écomusée pour la préservation de notre culture, de nos traditions et particulièrement de l’industrie extractive ». Le maire a rappelé au passage qu’une centaine d’emplois avait disparu sur le site de l’Écomusée et que le Bioscope était loin des prévisions d’embauches du départ, « est-ce que le projet permettra de rattraper ces pertes ? ».
 Le conseil au vu de ces éléments a confirmé les engagements de l’équipe précédente. Dans une délibération, prise à l’unanimité, il réitère son approbation du Scot et des dispositions concernant la protection patrimoniale et naturelle du secteur de l’Écomusée, sollicite les autres communes afin de rester fidèle aux engagements pris, refuse de céder son patrimoine foncier en vue d’une opération immobilière privée, décide d’engager une procédure de dénonciation du bail Ecoparcs et refuse de cautionner une opération de spoliation agricole.
 Est-ce la fin du projet Pierre ‘ Vacances ? A cet endroit le long de la Thur oui… il existe d’autres pistes à exploiter.

Alain Cheval
La friche industrielle
En disant « non » à l’implantation du projet sur les 36 hectares de forêt, la commune d’Ungersheim n’a guère fermé la porte à l’ambitieux projet touristique. « Le groupe doit simplement revoir sa copie… mais sur le site il reste tout de même près de 50 hectares urbanisables que cela soit l’ancienne friche industrielle, les terrains autour de l’Écomusée ou même l’actuel parking », précise Jean-Claude Mensch. « C’est sûr que de construire le projet en s’appuyant sur la forêt permettrait à Pierre ‘ Vacances d’avoir immédiatement un retour d’image… mais à quel prix ! Entre les 500 bungalows et la piscine tropicale, se sont une trentaine d’hectares qui doivent être rasés. » Reste que cette décision tombe mal… un tour de table était programmé la semaine prochaine à la Camsa afin de procéder à la rédaction d’une convention entre la Région, le Département, la Camsa, les communes d’Ungersheim et Pulversheim et Pierre ‘ Vacances. Convention qui devaient établir les droits et devoirs de chacun.

A.C

Ungersheim / Pierre et Vacances 

Retour à la discussion
Le climat s’apaise dans le Sud Alsace autour de l’implantation de Pierre et Vacances à proximité de l’Ecomusée. Hier soir, Jo Spiegel, président de la Camsa a rencontré le maire d’Ungersheim, par qui la polémique a démarré, Jean-Claude Mensch. Cette rencontre a permis aux deux élus de se retrouver sur un compromis :le repositionnement de l’emprise du futur village de vacances de sorte qu’une partie maximale des espaces naturels visés puisse être préservée. Une nouvelle proposition sera donc soumise au conseil municipal d’Ungersheim. Cette rencontre devrait se tenir dans les tous prochains jours.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Vendredi 12 Septembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés
Motion spéciale Pierre ’ Vacances

Comme si les débats internes autour des motions et la cacophonie préfigurant le congrès de Reims ne suffisaient pas, voilà que le dossier Pierre ’ Vacances vient envenimer les relations déjà compliquées entre les militants socialistes haut-rhinois. La guéguerre entre les pro et les anti suit une ligne de fracture qui a commencé à se lézarder aux municipales et qui trouvera peut-être son issue lors de l’élection du premier secrétaire fédéral, en novembre.
Pierre Freyburger et le fabusien Antoine Homé ont pris la tête de la fronde contre ce projet immobilier dont l’un des principaux acteurs n’est autre que la CAMSA, présidée par leur camarade Jo Spiegel. Depuis, les conseillères régionales PS Martine Diffor et Monique Marchal ont rejoint le collectif de soutien au maire d’Ungersheim dont la commune a refusé de vendre une parcelle nécessaire à l’implantation du lotissement.
Touché par la teneur des débats sur le sujet, Christophe Devillers, directeur de cabinet du maire de Kingersheim Jo Spiegel, a écrit à une trentaine de cadres et d’élus départementaux et régionaux pour dénoncer « la géométrie variable, ennemie de l’intérêt général » et la « politique qui promeut les carrières plutôt que le bonheur » qu’il a perçues chez certains des opposants au projet.
Bonjour l’ambiance !
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« Que la forêt soit maintenue »

Sans s’opposer au fond du projet de village vacances, l’association de défense de l’environnement basée à Wittenheim, Sauvegarde Faune sauvage (SFS), demande à ce que la forêt soit préservée.
« 1 200 hectares disparaissent chaque année en Alsace, 75% de la faune et de la flore ont été anéantis depuis 30 ans, et les biotopes se réduisent comme peau de chagrin », rappelle Jean-Paul Burget, président de SFS. « Nous le voyons de nouveau sur le ban de Pulversheim, où une nouvelle fois, une forêt naturelle risque de disparaître. Nous n’avons rien contre le projet Pierre et Vacances, mais pas dans des zones humides, ni en forêt. SFS demande donc à ce que la forêt soit maintenue en l’état et que le village vacances soit réalisé sur des zones constructibles ou des friches industrielles comme le demande le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch (*). 
 Sauvegarde Faune Sauvage conteste également les offres de mesures compensatoires proposées qui ne permettront pas de remplacer une forêt naturelle avant 20-30 ans. Dans le cas où une espèce entrant dans la liste des espèces protégées définies par la directive européenne « habitat » serait recensée sur le site (**), SFS se réserve le droit de déposer plainte si elle le juge nécessaire devant la Commission européenne et devant le Conseil de l’Europe, au titre de la Convention de Berne, comme elle l’a fait pour le grand hamster d’Alsace. Nous demandons également à tous les élus d’Alsace de respecter les textes réglementaires, notamment la loi du 10 juillet 1976 sur les espèces protégées, trop souvent mise au placard en raison des enjeux économiques. »

(*) NDLR  : Vendredi, Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim (commune propriétaire du terrain convoité par ailleurs situé sur le ban de Pulversheim), avait rejeté le plan B proposé la veille par le président de la Camsa, Jo Spiegel, estimant notamment que cette seconde version conserve la même emprise sur la forêt (non constructible selon le Schéma de cohérence territoriale), les trois hectares enlevés côté Thur étant rajoutés de l’autre côté (DNA du 13 septembre 2008) (**) NDLR : Une étude sur la faune et la flore de la forêt réalisée dans le cadre du projet de village vacances existe, mais elle n’a pas été rendue publique. On ignore donc si le site abrite des espèces protégées entrant dans le cadre de la directive «habitat». Selon des naturalistes, elle abriterait plusieurs espèces de libellules menacées de disparition et des ormes lisses d’intérêt. Habituellement présentée comme un forêt alluviale, elle semble toutefois évoluer depuis l’abaissement volontaire du lit de la Thur il y a quelques années vers une forêt sèche.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mardi 16 Septembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

 

La forêt épargnée

Si le site d’implantation de Pierre et Vacances peut faire l’objet d’un accord, le devenir du carreau Rodolphe par contre n’est pas encore écrit. (Photo DNA)
C’est sûr, le village Pierre et Vacances ne s’installera pas dans la forêt alluviale, en bordure de Thur. Lundi soir, une réunion au sommet s’est tenue à l’Ecomusée sur ce sujet devenu hyper sensible. Et Jean-Claude Mensch a obtenu une première satisfaction.
« Nous nous sommes battus pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent en profiter. Le projet ne se fera pas dans la forêt alluviale, celle-ci n’est plus touchée et nous demandons qu’elle soit maintenant préservée, par exemple en l’intégrant dans un périmètre de protection », a expliqué hier Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim qui estime que « nous sommes dans une phase où un accord peut être trouvé sur le lieu d’implantation ». Jo Spiegel, président de la Camsa confirme :«Un accord est possible, nous sommes dans un état d’esprit positif qui exclut la logique du tout au rien, nous conjugons le souhaitable et le possible ».
Pierre et Vacances
sur une partie
des parkings de l’Ecomusée
Pour parvenir à ce compromis, la réunion au sommet a rassemblé, à l’Ecomusée, le président du Conseil régional Adrien Zeller, le président du Conseil général Charles Buttner, le président de la Camsa, Jo Spiegel, les maires d’Ungersheim et de Pulversheim ainsi que les représentants de la Caisse des dépôts et de Pierre et Vacances. « La méthode a permis aux collectivités, partenaires privés et publics de cheminer du même pas. Pierre et Vacances a reculé son calendrier. L’investisseur a montré qu’il était très à l’écoute du territoire », souligne Jo Spiegel
 De son côté, Jean-Claude Mensch savoure son succès. L’essentiel de son projet de localisation du village Pierre et Vacances a été accepté ( voir DNA du 19.9). Le projet pourra voir le jour sur une partie des parkings de l’Ecomusée, entre le carreau Rodolphe et l’Ecomusée après quelques derniers ajustements que le maire verra sur place. 
 Pourtant cette première réunion n’a pas permis d’aplanir toutes les autres difficultés qui se présentent dans le dossier. Notamment celle de la réhabilitation du carreau Rodolphe. Le Conseil général du Haut-Rhin est propriétaire de ce carreau, sur lequel des bâtiments méritent d’être conservés, d’autres moins. Les bâtiments comme Rodolphe 2 avec le chevalement de béton et la machine d’extraction, Rodolphe 1 avec son chevalement fer et sa machine d’extraction ainsi que le parapluie sont intéressants. D’autres bâtiments ont moins d’atouts comme le hangar, les bâtiments administratifs, les ateliers et le bâtiment des mélanges avec Clair de Mine. « Les avis divergent », reconnaît Jean-Claude Mensch qui, en tant que maire d’Ungersheim et président des Enfants de la potasse, veut conserver à cet ensemble une cohérence, une unité architecturale et bien sûr des affectations précises. Pour sa part, Jo Spiegel demande d’une prochaine réunion associe l’association de l’Ecomusée ainsi que le groupe Rodolphe :« Il faut que le patrimoine préservé donne du sens, nous devons conserver des éléments pertinents comme ce qui a été fait à la Fonderie. »
L’aquapole ou la piscine de Wittenheim
D’autres questions doivent aussi être tranchées : la question du financement du déménagement du parking de l’Ecomusée, le coût de la réhabilitation de Rodolphe ou encore la question de la piscine. Aquapole ou piscine à Wittenheim, financements privés ou publics, la question reste ouverte. « Pour ma part, je préfère que les financements publics aillent à la géothermie et au photovoltaïque », précise M.Mensch. Jo Spiegel va emmener les élus visiter un site Pierre et Vacances accolé à une piscine…en Picardie.
 Malgré ces points de désaccords les principaux protagonistes veulent avancer vite dans le dossier. Un protocole d’accord est espéré pour la fin du mois d’octobre.

F.Z.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mercredi 24 Septembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

 

Pierre et Vacances : oui mais la piscine ?

Les élus de Wittenheim insistent pour que le projet de construction d’un pôle aquatique sur le site de Pierre et Vacances ne se fasse pas aux dépens de celui, reporté depuis des années, d’un centre nautique à Wittenheim. (Photo Archives DNA-Sébastien Bozon)
On pouvait s’en douter, le projet « Pierre et Vacances » a très largement accaparé les débats de la séance de lundi soir, à Wittenheim. Les élus ont discuté d’une motion évoquant le respect des engagements et notamment le maintien d’un centre nautique sur le ban communal.
Antoine Homé s’explique, « Les engagements pris doivent être tenus, la politique c’est le respect des engagements (…) nous sommes pour le dialogue, lequel doit être ferme et sans concession… » Et d’ajouter, « Nous bénéficions d’un large soutien de la population ».
 Le maire enchaîne en présentant la motion du groupe majoritaire, extraits : les élus de Wittenheim demandent à la Camsa qui en avait pris l’engagement de maintenir son projet de construction d’une piscine sur le ban de la commune… Il ne serait pas acceptable que celui-ci soit remis en cause par l’arrivée du groupe Pierre et Vacances et l’installation d’un complexe immobilier doté d’un pôle aquatique à vocation prioritairement privé qui serait notamment financé par des fonds publics…
Les élus veulent une piscine
publique pour tous
« Pierre et Vacances dispose des moyens pour financer cet équipement destiné aux touristes sur ses fonds propres… Nous voulons un centre nautique public géré en régie par la communauté avec des tarifs abordables. » Plutôt que d’un « aquapôle » privé destiné prioritairement aux touristes… les élus veulent une piscine publique pour tous, il en va du respect de la parole donnée et de la satisfaction des demandes de toute la population.
 Antoine Homé poursuit en apportant son soutien résolu aux élus d’Ungersheim en mettant en relief les propositions relatives au maintien du Carreau Rodolphe dans son intégralité et le projet de valorisation environnementale du site… Puis de conclure : « Attachés au patrimoine minier et fiers des valeurs qui en découlent nous demandons le soutien aux associations de promotion du patrimoine minier… Dans l’objectif de mettre en oeuvre la démocratie participative, nous demandons la création d’un vrai comité de pilotage intégrant toutes les parties prenantes de ce dossier, notamment les élus du Bassin potassique et les associations… »
 Pour Philippe Duffaut, de l’opposition, « Le projet de Pierre et Vacances est intéressant pour la région et ses habitants, les scolaires pourront profiter du bassin nautique… L’aspect écologique est certes important… Il s’agit d’une chance pour nos concitoyens, veillons à ne pas décourager d’éventuels investisseurs… Comme l’affirme le maire je crois moi aussi défendre l’intérêt public… ».
« Veillons à ne pas décourager
d’éventuels investisseurs »
Même son de cloche pour Patrick Pichenel qui dit faire confiance à Jo Spiegel et remarque que de toutes façons, le projet de piscine à Wittenheim est continuellement reporté par manque d’argent de la Camsa. Le groupe Maurice Haffner est pour sa part en total accord avec la motion proposée. Cette dernière est adoptée, Philippe Duffaut, Claudette Riffenach et Patrick Pichenel s’abstiennent.
 Divers : Rosine Hartmann devient conseillère municipale au sein du groupe de Maurice Haffner en remplacement du démissionnaire Raphaël Cirillo. La ville fait l’acquisition de trois parcelles boisées (près de Intersport) d’une surface de 7 ha pour un montant de 35 000 €. Christian Gracco, ancien 1er adjoint au maire vient d’être nommé adjoint honoraire, par ailleurs il accepte à titre bénévole d’assurer une mission de programmation pour le cinéma municipal Gérard Philipe.

D. Weisbeck

© Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 02 Octobre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

 

Budget 2009 : où trouver 46 millions d’euros ?

Le conseil général du Haut-Rhin a tenu hier son débat (obligatoire) sur les orientations budgétaires pour 2009. Pour l’heure, la différence entre les recettes prévisibles et les dépenses prévues est de 46 millions d’euros. En négatif, bien sûr.
« Dans un contexte international difficile, le conseil général doit s’attendre à vivre des périodes budgétaires plus tendues« , a prévenu le rapporteur Éric Straumann. Un refrain qu’on entend souvent à pareille époque dans les collectivités. Cette année, semble-t-il, c’est sérieux : les recettes des droits de mutation encaissées par le Département sur les ventes immobilières seront en baisse de 10 millions d’euros, a prévenu Charles Buttner dans son discours d’introduction. Sans compter 11 M € de manque à gagner sur la taxe professionnelle. Buttner considère néanmoins la situation comme « salutaire : elle nous oblige à favoriser le retour aux fondements réels et non virtuels de notre économie de marché ».
Pourquoi ne pas jouer au Loto plutôt ?
Le socialiste Pierre Freyburger est très critique sur les orientations budgétaires. « Je n’ai jamais vu un document avec aussi peu de contenu. Quelles sont les orientation politiques fortes derrière lesquelles on cale les dépenses ? Les conclusions du rapport me laissent pantois : on propose de recourir aux impôts et à la fiscalité de manière contenue. Moi je vous propose plutôt de jouer au Loto », ironise l’ancien adjoint de Mulhouse. Charles Buttner déplore une « présentation aussi négativiste. Nous devons adapter notre voilure et rester dans une maquette financière supportable pour les Haut-Rhinois ».
Henri Stoll (Verts), maire de Kaysersberg, sait où faire des économies : il faut refuser de « filer du pognon à Pierre ’ Vacances, une boîte qui fait 150 millions d’euros de bénéfices » (et qui veut s’installer à Ungersheim, à côté de l’Écomusée et du Bioscope). Gilbert Buttazzoni (PS) lance un « appel pour que le contribuable ne soit pas une variable d’ajustement. Les 46 millions qui manquent, il faut les trouver dans des économies de dépenses ». « Il n’y a plus de marges de manoeuvre possibles, à part l’aide aux tiers. Nous devons agir avec intelligence », répond Buttner en concluant : « Nous sommes déjà en récession ». Éric Straumann est encore plus pessimiste : « Ce n’est pas l’année 2009 qui sera difficile, mais 2010 ».

C.K.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Samedi 11 Octobre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

 

Les avis des uns… et des autres

Jean Rottner, premier adjoint au maire de Mulhouse :
 « Au vu de cette expérience, on s’aperçoit qu’on a affaire à un projet né dans la concertation et le respect des souhaits des uns et des autres. Pierre et Vacances est une entreprise soucieuse de l’environnement, de l’équilibre économique d’un territoire. Depuis dix ans, le village de Belle Dune a tiré le territoire vers le haut. Les uns et les autres ont été rassurés. A ceux qui ont des états d’âme, je dis que compte-tenu de la situation économique actuelle, on ne peut pas se priver d’un tel projet, qui est un projet alsacien et pas un projet Camsa, soutenu par toutes les collectivités. Il est important pour notre territoire et il faut s’en souvenir. »
Fabian Jordan  :
 « Le concept est très intéressant, le site est bien entretenu et la confiance entre les élus locaux et Pierre et Vacances est parfaite. Mais il faut veiller à adapter l’architecture et les cottages à notre région, surtout à côté de l’Ecomusée. L’aquapôle du village Belle Dune est fidèle à la description, mais là aussi il faut l’adapter à notre projet en y intégrant des lignes d’eau suffisantes pour l’utilisation des scolaires. Le bilan est largement positif. »
Jean-Pierre Walter, président de l’Office de tourisme :
 « Un pareil outil est indéniablement un facteur de dynamisme touristique pour le territoire de la Camsa et bien au-delà. Un tel équipement est une nécessité pour booster l’ensemble du sud-Alsace. »
Jean-Claude Eicher, maire de Pulversheim :
 « Nous nous sommes rendu compte de l’exemplarité du site Belle Dune dans le respect de l’environnement. L’intégration est en cohérence avec le paysage et la nature, ce qui nous laisse augurer de la même réussite d’intégration du projet sur le site Ecomusée-carreau Rodolphe. Avec l’expérience des élus de Belle Dune, nous seront particulièrement attentifs à l’élaboration du cahier des charges. Pierre et Vacances sera un déclencheur pour le futur complexe Bioscope-Ecomusée, en partenariat avec le carreau Rodolphe. C’est aussi une opportunité pour la relance des énergies renouvelables dans le cadre du Plan Climat. Le déplacement à Belle Dune a permis de se rendre compte du bien-fondé de l’opération, son ampleur et sa pertinence. »
André Clad, vice-président Camsa et président de la commission économique :
 « Le tourisme, étant à considérer comme un vecteur économique, je suis certain que l’implantation de Pierre et Vacances apporterait beaucoup de vie dans les communes environnantes. Il est rassurant qu’après quelques années, les élus locaux soient satisfaits de l’apport de cette structure à Belle Dune, c’est la meilleure preuve qu’il convient d’y apporter. C’est un projet qui devrait faire l’unanimité. »
Mariette Sieffert, vice-président du Conseil régional d’Alsace, chargée de l’aménagement et du développement des territoires ainsi que du tourisme :
 « Le concept me convient parfaitement, dans le respect des mesures haute qualité environnementale. Une implantation Pierre et Vacances devrait profiter à l’animation de l’Ecomusée qui devrait être plus vivant en devenant par exemple un lieu d’habitation permanent, à la recherche de la création et l’innovation, en accueillant par exemple des artisans, des ateliers vivants, notamment dans les métiers d’art. »
Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim :
 « Le village que nous avons visité n’est pas comparable à celui d’Ungersheim. Belle Dune est un site balnéaire. Nous avons donc intérêt à nous spécialiser au maximum dans l’éco-village pour faire quelque chose de vraiment différent qui puisse attirer un public du Nord », explique le maire en insistant sur les avancées obtenues dans le projet : le périmètre de la zone urbanisable, la mise en valeur du carreau Rodolphe avec la collaboration des associations, la géothermie, la conformité avec le Plan Climat…Reste à travailler sur le projet de photovoltaïque sur les terrils et la toiture de Rodolphe qui intéresse la Région Alsace et à se battre sur l’équipement nautique à Wittenheim.

F.Z.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Vendredi 17 Octobre 2008. – Tous droits de reproduction


Pierre et Vacances : Oui, mais..
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L’équipement aqua-ludique tel qu’existant sur d’autres sites Pierre et Vacances et prévu dans le projet. (Document remis)
Ecologie, environnement, nature sont des mots qui ne laissent jamais indifférents à Ungersheim. Les prononcer font inévitablement dresser les oreilles des élus. Le dernier conseil municipal l’a démontré une fois de plus, jeudi soir.
Le projet de « Pierre et vacances » de construire un village de vacances avec un pôle aqua-ludique de grande envergure aux abords de l’Ecomusée et du Bioscope a été au centre des débats de ce conseil municipal qui faisait suite à la présentation du projet aux élus le 22 octobre.
 « Ce projet, on en parle depuis longtemps, mais c’est la première fois qu’il est présenté aux élus d’Ungersheim, les premiers concernés » dira le maire en guise de préambule. Au cours de cette présentation, Patrick François, directeur de la Caisse des Dépôts et Consignation, Catherine Halbwachs chef du développement et Jean-Michel Klotz se sont employés à plaider la nécessité d’apporter un nouvel essor au développement touristique en impulsant un afflux de visiteurs à l’Ecomusée et au Bioscope « qui sont en mauvaise posture financière » commentera Jean-Claude Mensch.
 Après bien des péripéties, les élus ont le sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli et que le projet était pratiquement ficelé à leur insu. Rappelons que le 27 juin, les élus d’Ungersheim siégeant à la Camsa avaient voté contre le projet tel qu’il était présenté. Le principal souci des élus d’Ungersheim est de préserver l’intégrité de la forêt alluviale de la Thur et de non seulement préserver le carreau Rodolphe mais d’en assurer aussi la réhabilitation.
Le sentiment d’avoir été
mis devant le fait accompli
Pour toutes ces raisons et après en avoir longuement délibéré, les élus d’Ungersheim ont autorisé le maire à signer le protocole amendé. Ils ont également accepté la proposition de Jean-Claude Mensch qui demande que soit créé un comité de pilotage qui aurait pour mission de veiller au respect des conventions et protocoles. Il est suggéré que ce comité de pilotage soit présidé par une personnalité d’Ungersheim.
 Pour l’essentiel, les amendements proposés visent à l’obtention du statut définitif de forêt alluviale pour la zone située autour de la Thur à protéger. Par ailleurs, les terrains cédés par Ungersheim ne pourront l’être qu’à unique destination du projet Pierre et vacances. Concernant le carreau Rodolphe, les élus demandent « qu’une convention particulière précise les éléments remarquables du patrimoine et leur affectation dont un centre de recherche en écologie industrielle ». C’est ce protocole amendé que Jean-Claude Mensch va signer tout en demandant l’approbation de ses partenaires.
 Avant de passer au vote, le maire a fait un tour de table pour prendre la température de son conseil. Il en ressort qu’une très large majorité d’élus approuve le projet modifié tout en se montrant septique quant à la réussite de ce village et sur le respect des engagements des uns et des autres. En définitive les élus ont voté pour à l’exception d’une voix contre.

Paul Kopp

© Dernières Nouvelles D’alsace, Samedi 25 Octobre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

Large accord pour l’éco-village

Le conseil régional a adopté hier à une large majorité le protocole d’accord pour l’implantation du village Pierre ’ Vacances sur le site de l’Écomusée et du Bioscope à Ungersheim. Les socialistes, qui ont obtenu les deux garanties demandées, ont voté pour.
Toutes les collectivités partenaires ont approuvé la rédaction définitive du protocole : le conseil général du Haut-Rhin (unanimité moins trois abstentions en commission permanente), les communes de Pulversheim (unanimité) et d’Ungersheim (18 voix pour, 1 contre) et la communauté d’agglomération hier soir (notre encadré).
Six millions d’euros
de subventions
du conseil régional
L’accord a subi de nombreuses modifications pendant les six mois de négociations, depuis que la commune d’Ungersheim a rejeté une première mouture en raison de l’altération d’un site naturel.
 Selon le rapport présenté hier par la vice-présidente Mariette Siefert, Pierre ’ Vacances, leader européen des résidences de vacances, va construire à Ungersheim un éco-village de 350 à 500 cottages destinés à une clientèle familiale, avec une première tranche d’un minimum de 2 000 lits. 
 A côté du village dont l’ouverture est prévue en 2011, sera implanté un parc aquatique de 1 400 m² de bassins thématisés ouverts aux scolaires, aux résidents du village et au grand public. Les investissements globaux sont estimés à 130 millions d’euros, dont 22 de subventions des collectivités locales : conseil général du Haut-Rhin et Camsa (8 M € chacun), conseil régional (6 M €).
 « Nous ne donnons pas d’argent public au grand capital, comme je l’ai entendu dire », conteste Adrien Zeller qui souligne que la Région Lorraine participe pour 20 M € à un Center Parc (localisé à 17 km de l’Alsace alors qu’il s’était vu opposer un refus lorsqu’il avait voulu initialement s’implanter au nord de notre région, rappelle Mariette Siefert…). 
 Une partie du groupe socialiste a conditionné son soutien au projet à l’adoption de deux amendements : le parc aquatique ne doit pas être exclusif d’une participation ultérieure au projet d’un centre nautique public réalisé par la Camsa dans la commune de Wittenheim, dont le maire et conseiller général Antoine Homé était l’un des plus farouches adversaires du premier projet Pierre ’ Vacances ; d’autre part, le conseil régional s’engage à participer au projet de réhabilitation du site minier du carreau Rodolphe, si toutefois le propriétaire, le conseil général du Haut-Rhin, décide d’une telle réhabilitation.
Jean-Pierre Baeumler (PS) :
« Ce projet est une aubaine »
Pierre Mammosser et Antoine Homé ayant obtenu la réponse positive demandée, le groupe PS a approuvé le protocole. Jean-Pierre Baeumler (PS), ne réclamait pas, lui, de garanties supplémentaires : « Ce projet est une aubaine, il s’inscrit dans la stratégie de développement touristique de la région », dit-il. Les clivages entre les socialistes pur sucre et ceux qui sont restés au PS sans renier leur amitié avec Jean-Marie Bockel, clairement apparus sur ce dossier d’Ungersheim, sont remontés jusqu’à la Région Alsace.
 Les Verts ont opposé au protocole une « abstention de vigilance », refusant notamment un financement public pour le parc aquatique. Le FN n’a pas pris part au vote, rejetant l’accord majorité-PS « sur le dos du contribuable ». « La gauche, il est facile de l’acheter », a lancé Patrick Binder avec son habituel sens de la nuance.

Claude Keiflin
La Camsa dans le Symbio
Le conseil d’agglomération de Mulhouse sud Alsace (Camsa) a voté hier son adhésion au Symbio qui acquerra les terrains pour la réalisation du village touristique Pierre ’ Vacances. Le syndicat mixte Symbio a été créé par la Région et le Haut-Rhin pour la réalisation du Bioscope à Ungersheim. L’adhésion de la Camsa au Symbio est toutefois liée à la réalisation du projet Pierre ’ Vacances. La Camsa laisse le soin au syndicat mixte d’acquérir les terrains nécessaires (28 ha) auprès d’Ungersheim et du conseil général du Haut-Rhin. Une fois les réseaux et la voirie réalisés, le Symbio les cédera à Pierre ’ Vacances qui financera la construction du village.
Cet accord a été rendu possible après la levée des dernières objections formulées par Ungersheim. Il y a toutefois eu six abstentions dont celle de Pierre Freyburger qui redoute qu’en adhérant au Symbio, la Camsa risque de devoir, à terme, participer au sauvetage du Bioscope qui perd beaucoup d’argent.

E.Ch.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Samedi 25 Octobre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

Les conseillers d’accord sur le protocole

Réuni vendredi soir à la Fonderie, le conseil de la Communauté d’agglomération de Mulhouse sud Alsace (Camsa) a adopté, à l’exception de six conseillers qui se sont abstenus, le protocole d’accord pour la réalisation, d’ici 2012, de l’éco-village touristique par Pierre et Vacances.
La décision ne faisait aucun doute, comme l’a rappelé le président Jo Spiegel : « On est au bout d’un long échange, d’une intense coproduction où la Camsa et les communes concernées ont joué un rôle moteur. A l’heure où je vous parle, les principales collectivités ont voté pour. » (*)
 Longue maturation, intense coproduction… Le maire de Wittenheim Antoine Homé l’a rappelé à sa façon : « Ce texte a évolué puisqu’on en est à la 22e version ».
Jean-Claude Mensch a finalement dit oui au Symbio et au protocole qui reste selon lui « une cote mal taillée »…
Par ce vote, la Camsa a estimé qu’il est dans son intérêt d’accompagner « l’aménagement du site Bioscope, Écomusée, Carreau Rodolphe » et a décidé d’adhérer au Symbio, syndicat mixte créé par la Région et le Haut-Rhin pour le Bioscope, à condition que soit construit le village de résidences touristiques Pierre et Vacances.
 La délibération présentée vendredi à la Fonderie, qui a fait l’objet de modifications rédactionnelles jusqu’au dernier moment, rappelle que l’ensemble sera constituée de 350 à 500 unités d’hébergement sous forme de cottages offrant à terme une capacité d’accueil de 2 500 lits en « résidence de tourisme classée » et exploité 39 semaines par an.
 Ces maisons seront réalisées en deux tranches, sur des terrains appartenant à Ungersheim ayant fait l’objet d’un bail consenti à la société Ecoparcs et au conseil général sur le Carreau Rodolphe. L’investissement réalisé par Pierre et Vacances pour les deux tranches est évalué à 110 millions d’euros. S’ajoute la construction d’un équipement aqualudique de 4 000 m² dont 1 400 de bassins pour un coût est estimé à 20 M.€. Cet équipement qui accueillera les scolaires sera financé par le privé (6 M.€) et le public (14 M.€ dont 7 M.€ de la Camsa). La délibération retient les amendements apportés à la mouture initiale.
 Le projet est aujourd’hui compatible avec le plan Climat territorial. Il prend en compte le patrimoine minier du Carreau Rodolphe. Il préserve la forêt alluviale. Le futur centre aqualudique sera ouvert au public. Enfin il ne nécessite pas, a priori, la modification du Scot pour l’édification du village touristique. Ces contributions ont été acceptées par l’ensemble des partenaires : la Région, le Département, la Caisse de dépôts, et le groupe Pierre et Vacances, et les communes de Ungersheim et Pulversheim (*).
… en revanche, son collègue de Pulversheim, Jean-Claude Eicher n’a eu qu’à se féliciter de la tournure des événements
Auparavant, Pierre Freyburger a rappelé sa défiance vis-à-vis du Symbio, « une structure uniquement créée pour le Bioscope » et estimé que « cette adhésion sera dangereuse pour les finances de la Camsa… qui, à terme, devra éponger jusqu’à 16 % (contribution de la Camsa dans le Symbio dont les statuts sont modifiés) du déficit du Bioscope ».
 Jo Spiegel, relayé par Pierre Laplane, directeur des services communautaires, et par Jean-Marie Bockel, ont tenté de le rassurer. L’adhésion de la Camsa au Symbio ne s’inscrit que dans le périmètre du projet Pierre et Vacances. En outre, sans le Symbio, Région et Haut-Rhin n’auraient peut-être pas apporté leur écot.
 Rien n’y fit, Pierre Freyburger et cinq autres conseillers ont préféré s’abstenir plutôt que de cautionner cette adhésion. Le Symbio achètera les terrains nécessaires (28 ha) à Ungersheim et au Département, les viabilisera avant de les céder à Pierre et Vacances.
 De son côté, le maire d’Ungersheim Jean-Claude Mensch a fait dans l’ironie : « Il fallait ressusciter Lazare », sous-entendu Le Bioscope, mais il a finalement dit oui au Symbio et au protocole qui reste selon lui « une cote mal taillée, un compromis », car « ce qui a été décidé n’a plus rien à voir avec le document du 27 juin dernier ».
L’adhésion de la Camsa au Symbio ne s’inscrit que dans le périmètre du projet Pierre et Vacances
En revanche, son collègue de Pulversheim, Jean-Claude Eicher n’a eu qu’à se féliciter de la tournure des événements et a rappelé l’unanimité de son conseil pour le projet : « On a été tenu régulièrement au courant. Le consensus obtenu aujourd’hui est une image forte. »
 Antoine Homé a aussi voté pour, estimant que le centre nautique de Wittenheim n’est pas enterré avant de conclure : « Tout commence aujourd’hui ». Bernard Stoessel a fait sien le propos d’un collègue bas-rhinois de la Région : « Il faut être fou pour cracher dans la soupe en rejetant ce projet ». Jo Spiegel a conclu : « Merci pour votre investissement. Dans ce projet, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Mais nous avons gagné ensemble l’implantation de Pierre et Vacances. »

E.Ch.
(*) Voir DNA du 25 octobre en pages Potasse et Région.

Un protocole pour commencer

Une partie de l’actuel parking de l’Écomusée sera pris par la construction du village touristique. (Photo DNA – Philip Anstett)
Le projet de village touristique près du Bioscope et de l’Ecomusée proposé par Pierre et Vacances a été accepté après six mois d’(âpres) négociations. Les partenaires publics et privés concernés signeront le vendredi 7 novembre le protocole d’accord à l’Écomusée. Voici ce à quoi s’engage le numéro 1 européen des villages de vacances.
Pierre et Vacances va réaliser un village de cinq cents petites maisons, d’une surface moyenne de 36/37 m² habitables, soit entre 2 500 lits (minimum) et 2 850 lits (possibles).
 La moitié du village sera composée de maisons de deux pièces (36 m² pour 4/5 personnes), 40 % auront trois pièces (47 m² pour 6 personnes) et 10 % quatres pièces (56 m² pour huit personnes). Selon toute vraisemblance, le village, près de trois hectares dont deux habitables, sera réalisé en deux tranches. La première, la plus grande (sur deux hectares dont 1,5 habitable) comprendra 350 maisons, ce qui représente 2 000 lits, réparties entre 175 unités à deux pièces (50 %), 140 à trois pièces (40 %) et 35 à quatre pièces. La seconde tranche comprendra 150 maisons, dont la moitié des deux pièces, 40 % des trois pièces et 10 % des quatre pièces sur moins d’un hectare dont 0,65 habitable).
Pour mener à bien ce programme opérationnel dans quatre ans, une demi-douzaine de conventions d’application devront être signées
Le village sera doté de services et de commerces. L’opérateur s’engage ainsi à réaliser un accueil comprenant une réception, des bureaux et des locaux d’exposition (300m²), trois clubs enfants d’une superficie de 100m² chacun, un expace couvert de 400 m² multi-activités qui servira aussi de salle de spectacle, une petite laverie (25 m²), un restaurant de cent couverts avec cuisine et réserves (300 m²), un café bar de 100 m², une superette (80 m²) et une boutique de produits locaux et un point presse (50 m²). l’ensemble de ces équipements occupent une surface totale de 2 000 m². L’ensemble est estimé à plus de 110 millions d’euros à la charge de Pierre et Vacances.
 D’autres équipements complèteront ce village qui intègre un pôle touristique comprenant l’Écomusée et le Bioscope, comme des terrains de sport, de jeux, une ferme, un mini-golf et une location de vélos, sans oublier un centre aqualudique de 4 000 m² dont 1 400 de bassins pour un coût estimé de 20 M.€. Ce centre nautique qui accueillera en plus des résidants, les scolaires et la population limitrophe, sera financé en partie par Pierre et Vacances (6 M.€), le reste, 14 M.€, étant à la charge des collectivités locales. Quelque 22 millions d’euros de subventions seront versés par le Département, la Camsa et la Région, pour une projet dont le coût global s’élèvera à plus de 132 M.€.
 Pour mener à bien ce programme respectueux de l’environnement, opérationnel dans quatre ans, une demi-douzaine de conventions d’application devront être signées, comme l’adhésion de la Camsa au Symbio, le rachat des terrains nécessaires à Ungersheim et au Département par le Symbio, qui les cèdera ensuite à Pierre et Vacances, ou encore les modalités de maintien définitif du caractère sylvestre des forêts alluviales sur le ban de Pulversheim, les modalités financières et juridiques de réalisation du fameux pôle aqualudique à vocation publique.
 La signature du protocole d’accord le 7 novembre prochain n’est en fait que le début d’un processus qui doit aboutir, si tout va bien, à l’ouverture du site Pierre et Vacances en 2012.

E.Ch.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Lundi 03 Novembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés


Le protocole d’accord est signé

Gérard Brémont (au premier plan), président du groupe Pierre et Vacances, souhaite construire un village ouvert sur la nature. (Photo DNA – Marc Rollmann)
Signé ! Après bien des péripéties, le protocole d’accord pour la création d’un éco-village Pierre et Vacances a été paraphé hier à l’Ecomusée. « Un vrai moment de bonheur », a résumé Patrick François, directeur régional de la Caisse des dépôts et consignations, grand ordonnateur de cette signature.
Toute l’Alsace était réunie à l’Ecomusée pour donner le coup d’envoi de ce grand projet, la construction d’un véritable pôle touristique autour des sites du Bioscope et de l’Ecomusée.
 Les partenaires de ce projet ont montré une façade unie. Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, a parlé de sa mission en train de s’accomplir : le devenir du Bioscope et la remise sur les rails de l’Ecomusée. « Avec l’arrivée de 100 000 touristes qui seront autant de clients pour le département, j’éprouve un bonheur objectif. » Adrien Zeller, président de la Région Alsace, a souligné que la région avait assumé ses responsabilités par rapport à ce territoire du bassin potassique en difficulté. Jo Spiegel pour la Camsa a ajouté que le projet serait porteur « d’un avenir dynamique, respectueux de l’environnement, dans une bonne utilisation des deniers publics ».
 La note légèrement dissonante est bien sûr venue de Jean-Claude Mensch, le maire d’Ungersheim qui s’est qualifiée lui-même de « wackes », c’est-à-dire de garnement dérangeant et perturbateur du politiquement correct. Par son opposition à la première implantation de Pierre et Vacances dans la forêt, Jean-Claude Mensch a joué à Robin des Bois, défenseur de la nature pour les générations futures, mais aussi du respect des textes inscrits dans le schéma de cohérence territoriale.
 En fait, le « cancre » a si bien réveillé le débat démocratique que Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse et secrétaire d’Etat, a dû siffler les deux parties pour transformer un dossier engagé dans une impasse en « chance formidable, certes à contre-conjoncture mais un signal d’attractivité fort pour ce territoire ».
Un futur « grand site »
de référence
Cette saga a été ainsi racontée par les élus devant un partenaire imperturbable : Gérard Brémont, président de Pierre et Vacances et investisseur des 110 M € nécessaires à la construction de l’éco-village. Le président du leader européen du tourisme de proximité a estimé qu’il allait pouvoir rassembler cette somme, même dans les conditions actuelles : « Il y a un tel potentiel avec le Bioscope, l’Ecomusée, la position de l’éco-village par rapport au marché européen, les clients français mais aussi allemands et suisses, le futur centre aqualudique qui fixe les touristes et l’engagement des collectivités territoriales tout à fait déterminant. Pour ce type de projet, le partenariat public-privé est le meilleur système ».
 Il a donc confirmé sa confiance dans le projet, un choix pour lui à la fois objectif et sentimental : « Mon père était d’origine alsacienne. Pour moi, il y a une sorte de continuité familiale. »
 Reste à bâtir ce futur « grand site » de référence. Ce qui suppose que la Compagnie des Alpes, présidée par Dominique Marcel, continue à travailler sur l’offre du Bioscope. Que l’Ecomusée puisse financer ses projets et renforcer son rôle de médiateur culturel, que le carreau minier Rodolphe soit valorisé…
 En attendant, le premier travail incombera au Symbio de Hubert Haenel, resté jusqu’ici dans l’ombre. C’est lui qui mettra le terrain à disposition de Pierre et Vacances. Premier coup de pioche 2011. Ouverture : 2012.

Françoise Zimmermann
Alsace Nature dit non
Alsace Nature a confirmé hier depuis Mulhouse son opposition au complexe touristique Pierre ‘ Vacances. « Cette forme de tourisme ne correspond pas aux valeurs défendues par notre association fédérative régionale de protection de la nature », rappellent Michel Breuzard et Frédéric Deck, présidents haut-rhinois et régional. « Se targuant d’avoir une couleur « développement durable », ce projet n’a aucune caractéristique écologique. »
Selon l’association, l’impact environnemental du futur village vacances est en contradiction tant avec le protocole d’accord relatif à la préservation des milieux naturels dans le Bassin potassique, signé en 2005 lors de la création du Bioscope par le Symbio et la Région, qu’avec le plan climat territorial de la communauté d’agglomération Mulhouse Sud Alsace. « Il porte atteinte aux espaces naturels et à la forêt alluviale attenants à l’Écomusée. »
L’association appelle également les opérateurs à changer de méthode en associant les associations à un tour de table dans l’esprit du Grenelle de l’environnement.

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«Les Verts disent non !»

Dans un communiqué pour Les Verts Alsace, Christian Weiss, secrétaire régional, écrit: « Quasi unanimité de nos élu-e-s, de l’UMP au PS, pour investir une fois de plus 24 millions d’ € de notre argent public sur le même site d’Ungersheim (grand bénéficiaire des taxes) et surtout pour cacher le déficit du Bioscope dont on nous avait fait miroiter pareillement monts et merveilles (…). Après trois ans de fonctionnement (pour un investissement de près de 60 millions d’ € d’argent public), le bilan du Bioscope est misérable. Mais on persévère dans la même voie avec ce projet Pierre et Vacances qui est une opération immobilière d’envergure et qu’on habille de éco(logie) village et de développement durable (en quoi ?). Les Verts sont opposés (depuis le début) à tout investissement d’argent public dans ce montage immobilier dont on nous cache tous les dégâts collatéraux : nouvelles routes d’accès, augmentation de la capacité de la station d’épuration, consommation d’eau très importante (piscine, centre aquatique, 500 unités d’habitation…), viabilisation, emprise sur des terrains, parkings gigantesques, accès uniquement en voiture… tout en nous faisant croire une fois de plus que cela va rapporter des emplois en nombre, de la richesse par la consommation et le tourisme. On a vu le nombre de postes supprimés à l’Ecomusée lors de la mise en place du Bioscope et on nous remet le couvert avec les mêmes recettes.(…)».

© Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 13 Novembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés


CDA : rapprochement Bioscope-Ecomusée envisagé

« Le Bioscope connaît une baisse de fréquentation » a constaté le président de la Compagnie des Alpes, propriétaire des lieux, Dominique Marcel. Comparé aux autres parcs d’attractions du groupe, « la situation est plus difficile, mais nous allons sortir par le haut ». Le rapprochement avec l’Ecomusée, autre parc de l’entreprise, « situé à 800 mètres » est envisagé. Le Bioscope et l’Ecomusée sont tous les deux installés sur la commune d’Ungersheim.
 Le projet de résidences avec Pierre et Vacances est toujours d’actualité. « Le but est d’arriver à créer un vrai pôle touristique en Alsace » a indiqué Dominique Marcel, lors de la présentation des résultats semestriels de sa société. « Avec à terme 300 000 à 500 000 visiteurs par an ».

© Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 18 Décembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

 

Jean-Claude Mensch mène la fronde

Le plan du projet Pierre et Vacances. (Document remis)
Est-il Robin des bois, Thierry la Fronde, Astérix se battant contre l’envahisseur ou plutôt un « wackes » bien alsacien ? C’est à dire un vaurien qui ose déranger le politiquement correct.
Lui, c’est Jean-Claude Mensch, maire de la petite commune d’Ungersheim dont les terres sont systématiquement convoitées, une fois pour l’installation du Bioscope, cette fois pour l’implantation du village de cottages Pierre et Vacances. Cette fois, on voulait lui prendre une partie de sa forêt pour y installer ces maisonnettes. Sans le consulter. Il a vu rouge.
L’affaire éclate en plein mois de juillet. Les discussions entre l’investisseur et les collectivités locales ne sont pas encore terminées que les élus se divisent. Jean-Claude Mensch prépare ses armes, appuyés par une dizaine d’élus verts, PS et sans étiquette. Il n’est pas question pour lui d’entériner ce projet sans discussion. Pas question non plus de céder un pouce de sa forêt alluviale qui plaît tant à Pierre et Vacances. Pas question non plus de laisser les promoteurs raser purement et simplement les bâtiments du carreau Rodolphe si chers au coeur des mineurs.
La polémique va enfler si bien que Pierre et Vacances ainsi que la Caisse des dépôts et consignations qui soutient le projet vont proposer de nouveaux plans. Le village touristique quitte la forêt pour se rapprocher de l’Ecomusée. Un compromis finalement acceptable que Jean-Claude Mensch va accepter. Un protocole d’accord est signé entre tous les partenaires du projet le 8 novembre.
Un projet pour 2012
si tout va bien
Le numéro un européen des villages de vacances installera à Ungersheim un village de 500 maisons, d’une surface de 36-37m², soit entre 2 500 lis et 2 850 lits. La moitié du village sera composée de maisons de deux pièces, 40 % auront trois pièces et 10 % quatre pièces. Il s’étendra sur trois hectares dont deux habitables et sera réalisé en deux tranches. La première comprendre 350 maisons. Le village sera doté de services et de commerces, avec un accueil doté d’une réception, des bureaux, des locaux d’exposition (300m²), de trois clubs enfants d’une superficie de 100 m² chacun, d’un restaurant de 100 couverts, un café bar, une supérette, une boutique de produits locaux et un point presse. D’autres équipements seront complémentaires comme des terrains de sport, de jeux, une ferme, un mini-golf, une location de vélos et un centre aqualudique de 4 000m² dont 1 400 bassins pour un coût estimé de 20M€. Ce bassin sera ouvert au public.
 Mais pour mener ce projet à bien, bien des obstacles sont à lever, comme la vente des terrains par Ungersheim à la Camsa, leur transfert au Symbio, la garantie de maintien du caractère sylvestre de la forêt…Pour une ouverture prévue en 2012. Si tout se passe sans heurts.

F.Z.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mercredi 31 Décembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

 

2008, année noire ?

L’abbatage d’Amélie 1 en mars dernier annonce la fin programmée des MDPA, cettz année. (Photo Archives DNA-Marc Rollmann)
Scandale de la villa Dessaules, incendie de DMC, démantèlement d’Amélie : 2008 a-t-elle été une année sombre du point de vue de la sauvegarde du patrimoine ? C’est oublier l’obtention du label Ville d’art et d’histoire pour Mulhouse, une annonce qui vient idéalement tempérer cette période ténébreuse.
Sans doute l’une des images les plus marquantes de cette année 2008 : l’abattage du chevalement Amélie le 31 mars. Encore un. Oui, mais c’était celui d’Amélie, le site emblématique de l’exploitation de la potasse. Sa démolition a été ressentie avec beaucoup d’émotion par la population du bassin potassique. Avec le sentiment confirmé que le vide se creuse encore plus entre elle et l’identité minière de la région (d’autant plus que fin mai, les mineurs effectuaient leur dernière remontée à Amélie 2). Les MDPA voulaient récupérer la tête du chevalement et, histoire peut-être de préserver les apparences, l’installer au sommet du terril Amélie. Pas de chance, la structure a vrillé et tout est parti à la casse. De toute façon, qui aurait assuré son entretien ? Certainement pas la municipalité de Wittelsheim, qui préfère placer ses billes ailleurs.
Le projet d’aménagement de
ce village de vacances
a obligé les élus locaux
à se positionner
Ailleurs, comme au carreau Joseph-Else, par exemple. Les membres de la dynamique association Kalivie ont eu un beau cadeau pour les dix ans de leur association : l’achat des vestiaires du carreau Joseph Else, qui abrite une belle salle des pendus ainsi que les activités de Kalivie. L’achat a été validé lors du dernier conseil municipal de l’année, au cours duquel le maire, Denis Riesemann, a rappelé vouloir assurer l’entretien et la préservation de ce patrimoine. Une belle nouvelle, qui met fin à de longues années d’incertitudes.
 En revanche, l’incertitude est toujours au rendez-vous concernant la reconversion-réhabilitation du carreau Rodolphe, à Ungersheim. Celui-ci a failli disparaître au profit des petits cottages du village Pierre ’ Vacances. On a frôlé la catastrophe mais, heureusement, le projet d’aménagement de ce village de vacances a obligé les élus locaux à se positionner quant à la préservation ou non du carreau Rodolphe, le dernier encore relativement intact. De plus, les bénévoles du Groupe Rodolphe ont, de leur côté, mûri un ambitieux projet de valorisation du site. Enfin, des analyses ont démontré la viabilité des bâtiments. Reste à obtenir la bénédiction du propriétaire, le conseil général, et surtout à trouver les financements. On reviendra probablement frapper à la porte des élus…
Un hara-kiri bête et méchant,
une bourde ou une urgence ?
A Mulhouse même, cette année 2008 a été marquée par un scandale, des incendies ravageurs, et une évolution majeure dans la prise en compte du patrimoine. La démolition de la villa Dessaules à la Cité de l’Auto, en février dernier, pour commencer. Il y avait urgence, selon les autorités. Un hara-kiri bête et méchant, répond le conseil consultatif du patrimoine mulhousien. Une bourde, finira par reconnaître la nouvelle municipalité. La démolition de la dernière villa de direction d’un site industriel a été synonyme, pour le conseil consultatif, de grosse remise en question et de mise à mal de la dynamique de concertation avec la municipalité. En définitive, le conseil a vu se faire confirmer son rôle d’acteur de la gestion des questions relevant du patrimoine bâti.
L’obtention du label, avancée
la plus significative de l’année
Autre épisode noir : les incendies répétés sur le site de DMC, en particulier le bâtiment Superba, sans doute le vestige le plus significatif du patrimoine industriel mulhousien, en tout cas celui qu’il faut sauver coûte que coûte. Ces incendies, notamment en mai dernier, n’ont cependant pas suffi à doucher les velléités de sauvegarder ce bâtiment et même de le transformer : mieux, architectes, élus et défenseurs du patrimoine auraient trouvé un terrain d’entente pour assurer sa reconversion définitive. On avance…
 Enfin, avancée la plus significative de l’année, la plus conséquente aussi : l’obtention du label Ville d’art et d’histoire pour Mulhouse, en novembre. Tout un symbole, conquis de haute lutte en particulier par le conseiller général délégué au patrimoine, Edouard Boeglin. Hier plutôt considérée comme incongrue, cette obtention permettra aux Mulhousiens de retrouver une fierté d’appartenance, selon Edouard Boeglin.

JF-O

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mercredi 31 Décembre 2008. – Tous droits de reproduction réservés

Démocratie participative et pollution

Le maire, Jean-Claude Mensch, l’adjointe Caroline Zimmermann et la conseillère municipale, Anne-Laure Schreyeck. (Photo DNA)
Lors du conseil municipal d’Ungersheim qui s’est tenu sous la présidence du maire, Jean-Claude Mensch, les élus ont marqué une fois de plus l’importance qu’ils accordent à la protection de la nature. Le problème de la qualité de l’eau était ainsi à l’ordre du jour.
Compte tenu de la crise économique, le maire confirme que la traditionnelle cérémonie des voeux de Nouvel An a été supprimée mais qu’elle sera remplacée par une formule citoyenne moins festive s’inscrivant dans un programme de débats et de réflexion où les habitants seront consultés et informés. Cette forme de démocratie participative se concrétisera par quatre groupes de membres composés d’élus et de personnes représentatives de la commune.
 Une assemblée générale fera la synthèse de leurs travaux et propositions susceptibles d’améliorer le quotidien des citoyens. C’est finalement les élus au cours de leurs séances qui entérineront ou non les propositions des commissions, cela en fonction des possibilités financières de la commune.
C’est le pollueur qui doit payer selon le principe pollueur/payeur
Les élus se sont inquiétés de la qualité actuelle de l’eau distribuée dans les ménages. En juin 2008, un pesticide, le bromacil, a été détecté dans le secteur de Wittelsheim. Il provient d’anciens dépôts non protégés de l’industrie chimique Dupont-Nemours de Cernay.
 Le maire rappelle que la teneur autorisée est de 0,1 microgramme par litre alors que les analyses effectuées ont décelé un taux de 0,16 à 0,24 microgramme par litre. Bien que la Ddass n’émette aucune réserve quand à l’utilisation de l’eau à Ungersheim, Jean-Claude Mensch demande des mesures d’urgence. « Il serait simple de diminuer la proportion d’eau venant du puits d’Ensisheim, voire de la supprimer et d’augmenter l’apport de Guebwiller », dit le maire qui conclura en rappelant « que si cette solution est plus chère, c’est le pollueur qui doit payer selon le principe de pollueur/payeur ».
 On connaît le souci constant du maire et des élus de la commune qui mettent les économies d’énergie et la protection de la nature au centre de leurs préoccupations. « Nous en avons pour preuve le combat mené lors du projet Pierre et Vacances qui, grâce à de nombreux amendements, a subi bien des modifications allant dans le sens d’une préservation de la nature et du carreau Rodolphe ».
La municipalité persiste et signe en votant une mise en place d’une formation sur le thème de la restauration bio pour les enfants de la commune. Afin de concrétiser ce projet, six séances sous forme d’ateliers se tiendront à l’espace Le Trèfle (se renseigner à la mairie). Douze personnes (des élus, des bénévoles, des parents…) participeront à chaque séance qui sera animée par Véronique Wurth de l’association Liens et sens.
Des travaux rue de Feldkirch vont démarrer en mai ou juin. Il s’agit de sécuriser cette artère en diminuant la largeur de cette rue, d’y prévoir une piste cyclable et des espaces verts. Le coût des travaux s’élève à un peu moins de 570 000 € TTC. Suite à appel d’offre, c’est l’entreprise Pontiggia de Wittenheim qui, ayant fait l’offre la plus avantageuse, a été retenue.

Gilles Reymann

© Dernières Nouvelles D’alsace, Vendredi 06 Février 2009. – Tous droits de reproduction réservés

Des centaines de maisonnettes

Le conseil municipal qui s’est tenu vendredi soir en mairie s’est déroulé sans écueils. Le projet « Village de vacances » continue néanmoins de faire l’objet de la plus grande attention.
Suite au débat sur la qualité de l’eau du dernier conseil municipal, le maire Jean-Claude Mensch a précisé que des mesures ont été prises. Un pesticide, le bromacil, a été détecté dans le secteur de Wittelsheim, puis s’est étendu jusque dans le puits d’Ensisheim. Le maire a annoncé « que le mélange a été modifié ; la part d’eau de Guebwiller et des puits de Merxheim ont été augmenté ».
 Le projet « Village de vacances » continue de donner du fil à retordre au maire. Le projet, ayant déjà été réduit et déplacé, le maire s’interroge maintenant sur la construction des maisonnettes. En effet des centaines de maisonnettes vont sortir de terre. Le premier magistrat souhaite que ces constructions urbaines ne jurent pas avec l’esprit typiquement alsacien du site de l’Écomusée qui est adjacent au futur village de vacances. « Nous demandons à être informés sur le type d’architecture de ces maisonnettes et également sur les matériaux utilisés ». Les matériaux utilisés devraient être respectueux de l’environnement puisque « le groupe Pierre et vacances positionne le développement durable au coeur de sa stratégie ». Le maire, soucieux de la préservation du patrimoine et de l’écologie, suivra tout de même cette affaire de près. Il prouve à nouveau sa fibre écologiste en annonçant « la volonté de la municipalité de prendre à sa charge le surcoût de la restauration bio pour les enfants de la commune ».
Dans un premier temps se sont créé des commissions de travail composées d’élus et d’habitants de la commune. Quatre conseils participatifs ont émergé de ces assemblées : Quel village pour demain ?, Déplacements, accessibilité, mobilité, urbanisme, Action sociale, sport, culture et loisirs et Développement durable.
 Afin de soumettre les projets émanant de ces groupes de travail, à une critique constructive, il a été décidé de créer un jury ou observatoire citoyen, composé de citoyens de la commune, sur la base du volontariat, dans le but d’évaluer, d’analyser, d’amender les décisions.
Deux places de stationnement à inscrire dans les demandes de permis de construire
Le jury citoyen, composé de seize jurés, ont été présentés par rétroprojection au conseil, une personne a tout de même fait l’objet de discussion, les élus ont émis « les plus sérieuses réserves » quant à la participation de cette personne, pour cause de contentieux avec la commune. Les élus tiennent à ce que le jury soit composé « de personnes de confiance et de valeur ».
 Trois phases de travaux ont été mises en place : la formation, la réunion/débat et le forum citoyen qui sera le point d’orgue de la démocratie participative consistant à déboucher sur des actions concrètes.
Face au développement des habitations collectives, les rues et les trottoirs avoisinants sont systématiquement occupés, obligeant le piéton à emprunter la chaussée. Le conseil municipal a exigé que chaque logement, quel que soit sa nature et le nombre de pièces, dispose de deux places de stationnement à inscrire dans les demandes de permis de construire.
 Les comptes des dernières assemblées générales du Football club d’Ungersheim (FCU) ont été analysés. Le conseil municipal à décider d’accepter le report de l’annuité 2008, le montant de la dette restant dû. Information sera faite au trésor public.

Gilles Reymann

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mardi 03 Mars 2009. – Tous droits de reproduction réservés


Premières mesures concrètes

La démocratie participative en action. (Photo DNA- Sébastien Bozon)
La mécanique de démocratie participative initiée par le maire Jean-Claude Mensch a abouti jeudi soir aux premières décisions. Le jury citoyen s’est prononcé en faveur de l’instauration d’une cantine bio pour les écoliers.
Le Trèfle a pris des allures d’agora jeudi soir. Une centaine d’Ungersheimois, membres des quatre conseils participatifs créés début 2009, du jury citoyen, ou simples villageois, se sont retrouvés pour tirer les premières conclusions concrètes de trois mois de cogitation. « Quel village demain ? », « Mobilité, accessibilité et déplacements », « Action sociale, sportive et culturelle », « développement durable », chaque collège a pu restituer le fruit de ses réflexions et avancer des propositions face au jury citoyen.
Jeudi soir, les propositions ont afflué
« Une étape importante et positive », saluée par J.-C. Mensch, même si concède l’élu, « on aurait naturellement aimé que plus de citoyens de la commune soient intéressés. » Mais ceux qui ont mordu dans la démocratie participative lui ont trouvé un goût sucré. Jeudi soir, les propositions ont afflué. On peut les classer en deux grandes catégories : les unes fixent un cadre général de développement pour la commune, les autres se rapportent à des projets précis. Dans la première catégorie, le conseil participatif 
  »Quel Village demain » a défini une orientation générale : « Se cantonner dans un périmètre permettant de garder l’esprit village ». On y trouve aussi l’avis favorable donné au projet Domaine Nature sur le terril Alex, et celui beaucoup plus sceptique donné au projet Pierre ‘ Vacances (lire encadré).
Passage au bio à la cantine scolaire: « Important pour la santé des enfants »
Dans la seconde, on peut relever la liste exhaustive de travaux « réalisée à partir de l’étude de sécurité effectuée sur les routes du village ». Avec en priorité, l’aménagement de débords à même de freiner la vitesse rue de Feldkirch. De même, le conseil participatif préconise la création d’une commission consultative des riverains pour le projet de construction d’un immeuble collectif au croisement de la rue des Champs et de la rue de l’Hôpital. Un autre projet important est validé, celui du passage au bio à la cantine scolaire, « important pour la santé des enfants ». Pour ce faire, la commune va recourir aux services du traiteur Schellenberger de Soultz. 
 L’ensemble sera soumis lundi soir au vote du conseil municipal pour inscription au budget. Une traduction concrète et rapide de la démocratie participative voulue par Jean-Claude Mensch. Pour les projets à plus long terme – l’aménagement de l’éco-hameau Champré, l’installation d’un maraîcher bio, la création d’une centrale photovoltaïque d’envergure – les réflexions se poursuivent dans les conseils participatifs.

G. Gauchet
Pierre ‘ Vacances…
Le projet de village vacances en bordure de l’Écomusée soutenu par le Symbio n’est pas vu d’un bon oeil à Ungersheim où il suscite beaucoup de scepticisme. « Quand a vu ce qui s’est passé avec l’Écomusée et quand on voit ce qui se passe avec le Bioscope, on se pose des questions », constate un citoyen. « Avec la conjoncture, est-ce réaliste ? Les maison seront-elles remplies ou seront-elles vides comme le Bioscope ? » s’interroge un autre. La réunion a d’ailleurs été l’occasion pour Jean-Claude Mensch de livrer quelques informations sur l’évolution du projet Pierre ‘ Vacances depuis la signature du protocole d’accord en novembre. Aucun accord n’a été trouvé pour le moment sur le prix de vente des terrains appartenant à Ungersheim. Surtout, le promoteur a revu à la baisse son projet. Si on parle toujours de 500 unités logement, il n’est plus question de 500 maisons mais de 250 cottages et la surface convoitée, 26 hectares, s’est réduite à une douzaine d’hectares sur le carreau Rodolphe et à l’ouest de l’Écomusée.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Samedi 28 Mars 2009. – Tous droits de reproduction réservés


Investir sur l’avenir

La séance du conseil municipal d’Ungersheim de mars, sous la présidence du maire Jean-Claude Mensch, s’est déroulée récemment.
L’ordre du jour portait sur les prévisions budgétaires de 2009, les résultats de l’an passé et les réalisations et investissements à venir à Ungersheim. Le fonctionnement de la commune en 2008 a donné en fin d’exercice un excédent aux comptes de la municipalité. Excédent qui sera utile à l’équipe de gestion puisqu’une partie de cet excédent sera passé en report pour couvrir un déficit au niveau du budget de l’investissement. C’est donc en pratiquant un travail de jonglage que la municipalité finit par obtenir un résultat positif sur son année passée.
C’est avec une grande volonté de s’investir pour l’avenir que la municipalité a mené ce conseil. L’ouverture récente d’une restauration bio pour les élèves du Trèfle est un premier pas. Suivront beaucoup d’autres mesures, comme la rénovation de la rue de Feldkirch, l’électrification et les travaux de voirie dans les zones à risques et du nouveau matériel pour les pompiers. Il faut souligner que malgré ces nombreuse mesures d’investissements, la municipalité n’augmentera aucun impôt.
La construction d’un lotissement industriel sur les terres d’Ungersheim est repoussée. Il s’agit de mettre en place une nouvelle ZAC (Zone d’activité commerciale) qui serait un bon piston pour les comptes de la commune. Au final, la commune d’Ungersheim est quasiment autofinancée. Les subventions d’État et des conseils généraux ont eu l’effet nécessaire pour permettre à ses impôts et ses taxes de rester fixes ces dernières années. Pourtant, certaines réserves semblent s’essouffler. Ce souffle court trouvera une bulle d’air en 2012 avec l’arrivée à échéance de plusieurs prêts communaux. Une marge de manoeuvre qui sera la bienvenue.
Préserver le patrimoine naturel
La possibilité d’accueillir un village Pierre et Vacances sur le domaine adjacent au Bioscope et à l’Écomusée est retardé. Certaines négociations n’ont pas encore trouvé de suite favorable à l’une et l’autre partie. La volonté de la commune de préserver le patrimoine naturel de sa région est pourtant le cheval de bataille de la municipalité dans ce débat.
En partenariat avec la commune de Feldkirch, l’aménagement du Terril Alex est un projet à saluer. Ce terril sera aménagé en Domaine Nature. Un lieu de partage entre valides et handicapés destiné à protéger un patrimoine naturel. La construction sur le Terril d’une centrale Photovoltaïque couronnera ce projet.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Samedi 04 Avril 2009. – Tous droits de reproduction réservés

 

Construira, construira pas…

«Pierre et Vacances» propose de préserver à ses frais la forêt d’Ungersheim. (Photo DNA)
La dernière séance du conseil municipal avait tout d’un exercice de démocratie participative. C’est avec une volonté de transparence que les édiles ont délibéré au sujet de modifications et d’avenants portés sur les projets communaux… notamment celui de Pierre et Vacances.
Pour la majorité de ces avenants, il s’agissait d’une simple révision de projets écologiques de la commune pour la préservation de son patrimoine naturel et l’amélioration des productions énergétiques.
 Le grand sujet qui porte un point d’interrogation de taille pour le conseil, est l’implantation d’un village « Pierre et Vacances » sur la zone située entre le Bioscope et l’Ecomusée.
 En simplifiant, il est question de savoir précisément quelle procédure appliquer pour délivrer la propriété à la société « Pierre et Vacances ». Tout le monde n’est pas d’accord.
Entretien de la forêt aux frais
de la société Pierre et Vacances
Jean-Claude Mensch, le maire, a apporté « d’encourageantes nouvelles ». En compensation de leur implantation, la société citée propose de préserver à ses frais la forêt d’Ungersheim. En plus de cette mesure, l’accord comprendrait une aide efficace pour l’aménagement des bâtiments du carreau Rodolphe.
 La commune désire y installer un parc photovoltaïque et cette opportunité pourrait avancer de dix ans la construction de ces installations.
 Par ailleurs, la construction du lotissement industriel de la ville d’Ungersheim en serait favorisée. Le budget constitue une partie importante de ce projet et il reste pour ces terrains des lots industriels vacants qui ne demandent qu’à être occupés.
 L’ensemble des projets d’aménagements apportés sur la table de discussions par la municipalité, même s’ils soulèvent pas mal de points d’interrogation, promettent à Ungersheim un beau développement. La volonté du conseil d’investir est présentée comme salutaire par l’équipe municipale.
Plusieurs centaines
d’emplois à la clé
Avec le recul, on ne peut que constater que la promesse de plusieurs centaines d’emplois créés dans le département, pour la construction et le fonctionnement des nouvelles installations, est plus que rassurante. Une fois encore, Ungersheim affiche sa position et n’hésite pas à parler d’Ecozone. Une promesse de dépollution et de propreté pour l’avenir. Alors, construira ou construira pas ? L’avenir nous le dira.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Dimanche 10 Mai 2009. – Tous droits de reproduction réservés

 

Pierre et Vacances et Ungersheim, compensations demandées

Ungersheim / Conseil municipal

Pierre ‘ Vacances : en attente de compensations

En point unique de cette séance particulière du conseil municipal d’Ungersheim, les élus ont décidé à l’unanimité d’attendre que des compensations soient accordées à la commune avant de signer la cession du bail.

La signature concerne la cession du bail de l’emprise du village de vacances au Symbio, syndicat mixte qui regroupe la Région, le Conseil Général et la CAMSA, dont l’objectif est d’aménager ces terrains pour les revendre ensuite à Pierre et Vacances. Le protocole d’accord prévoit six conventions supplémentaires, dont une pour l’acquisition des terrains d’assises du Village Pierre et Vacances par le Symbio auprès de la commune d’Ungersheim : elle ne sera pas signée en l’état.

La mauvaise expérience de l’installation du Bioscope est encore dans toutes les mémoires

L’analyse présentée par le maire Jean-Claude Mensch est simple : les 15 ha concernés sont évalués par les Domaines à 510 000€, mais la commune d’Ungersheim n’obtiendrait que 24 000€, soit 4,5% de la valeur. Inadmissible, d’autant que la mauvaise expérience de l’installation du Bioscope est encore dans toutes les mémoires, la commune n’ayant toujours pas obtenu la contrepartie demandée, celle du carreau minier.
La seule satisfaction est pour l’instant que la commune a réussi à préserver sa forêt du Grien, reconnue pour la richesse de sa biodiversité : les 15 ha cessibles sont sur des friches sans intérêt écologique.

Compensation de 190 000 €

Les élus d’Ungersheim demandent avant tout une compensation foncière d’une superficie équivalente, dont la valeur serait au moins de 190 000€.
La commune requiert aussi des mesures d’intérêt général, notamment par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, permettant la création d’une coopérative maraîchère bio, dont les bâtiments d’exploitation auraient une couverture photovoltaïque.
Dans cette optique, l’Ecomusée, partenaire possible de l’opération, céderait 4,6 ha de terrain, s’ajoutant aux 8ha de la commune. « En l’état actuel du dossier et au vu de ses incertitudes, le conseil municipal reste en attente (…) », ont décidé les élus, sans l’ombre d’une hésitation.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Jeudi 09 Juillet 2009. – Tous droits de reproduction réservés

 Projet Pierre et vacances. Le POS en débat à Ungersheim

le 19/09/2009 à 05h46

Hier soir, le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, a organisé la première réunion publique d’information dans le cadre du projet de révision simplifiée du Plan d’occupation des sols (POS). L’enjeu est simple : sans cette révision, le groupe Pierre et Vacances ne pourra pas installer son village entre l’Écomusée et le carreau Rodolphe. Néanmoins, la révision ne règle rien (en particulier les questions liées aux compensations territoriales), tout au plus elle permet au projet de continuer à exister. Pour l’heure, la commune n’a pas de PLU (Plan local d’urbanisme). Si une réflexion a été lancée, il faudra deux à trois ans pour finaliser le plan. Seule solution d’un point de vue urbanistique : passer par une révision modifiée du POS, et ce avant le 31 décembre, date après laquelle les communes devront intégrer toutes les modifications dans un PLU… En revanche, la commune de Pulversheim a établi un PLU, qu’elle peut modifier facilement. Philippe Neubrand, chargé d’études à l’ADAUHR, a présenté le projet d’implantation tel qu’il est connu actuellement. La trentaine de participants était surtout soucieuse de découvrir les détails de ce projet de village et dans quelle mesure il est possible d’imposer des normes au groupe Pierre et Vacances. Philippe Neubrand a indiqué que seules certaines contraintes (l’intégration paysagère, le maillage d’espaces verts…) peuvent être inscrites dans cette révision, le reste des exigences (construction HQE par exemple) pouvant éventuellement être imposée par le maire dans le cadre de la signature du permis de construire.

Une deuxième réunion de concertation est prévue le 9 octobre. L’enquête publique s’ouvrira le 12 octobre pour un mois, à l’issue duquel le commissaire enquêteur disposera d’un mois lui aussi pour rendre ses conclusions. Restera enfin au conseil municipal à se prononcer.

Elise Guilloteau

Source:

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/1992792,208/Le-POS-en-debat-a-Ungersheim.html

 

le 07/10/2009 à 05h34
Projet Pierre et Vacances
Le dossier débloqué

zoom
Patrick François, directeur de la Caisse des Dépôts d’Ile-de-France. Photo Jean-Marc Loos
Directeur interrégional Est de la Caisse des Dépôts, Patrick François vient de prendre la direction de l’Ile-de-France. Auparavant, il a tenu à débloquer le dossier Pierre et Vacances.

Accompagné de Catherine Halbwachs – directrice adjointe, chargée de l’intérim en attendant son successeur — et de Jacques Rumpler, président de l’Association de l’Écomusée, il est retourné, samedi dernier, voir le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch. « Dès qu’ils sont ensemble, les gens qui se regardaient en chiens de faïence se parlent. Nous sommes arrivés à une bonne entente », se félicite Patrick François qui est reparti depuis à Paris où l’attendent de nouvelles missions. Mais il est satisfait d’avoir pu, durant cette réunion, « grâce à l’intervention du conseil général du Haut-Rhin, valider une des hypothèses concernant l’affectation des terrains ».

Mettre du liant
La société de gestion Ecoparcs va renoncer à son bail emphytéotique sur 43 ha de forêts et de terrains agricoles qui seront restitués à Ungersheim. En échange, la commune cédera les 15 ha de terrains nécessaires à l’implantation des cottages de Pierre et Vacances, en pleine propriété, au Symbio, le Syndicat mixte pour le Bioscope, qui comprend la Région, le Haut-Rhin et la Camsa. Le conseil municipal d’Ungersheim a donné, lundi soir, un avis favorable à l’accord qui sera présenté le 15 octobre au conseil participatif. Parmi les mesures d’intérêt général, la création d’une unité de maraîchage bio, en partenariat avec l’Écomusée qui commercialisera les produits, et l’étude, par la Caisse des Dépôts, de la faisabilité d’un hangar photovoltaïque.

« Nous avons mis du liant. Mon souhait pour ce territoire du Sud de l’Alsace est, qu’à partir de l’Écomusée, on arrive à transcender les difficultés et à proposer une offre touristique et culturelle qui donne une belle image de l’Alsace », relève Patrick François, persuadé que « d’ici cinq ans », les visiteurs découvriront sur « un même site conjuguant tradition et modernité, un Écomusée qui a sa raison d’être, avec ses bénévoles mobilisés et le Carreau Rodolphe que le Département va prendre à bras-le-corps, tranche par tranche, et le Bioscope qui aura trouvé son concept ». Sans oublier le futur « éco-village de Pierre et Vacances, bien intégré en terme d’architecture, qui amèner a 100 000 visiteurs de plus de toute l’Europe . »

« Il faut accepter de se donner du temps », plaide-t-il, en rappelant les difficultés qu’avait connues au départ le Futuroscope de Poitiers. Il part avec le sentiment d’avoir accompli sa mission, mais n’oublie pas les nombreuses réunions depuis trois ans et demie, ni ses contacts avec l’ancien directeur, Marc Grodwohl, dont il salue « le travail militant au départ ». « Chacun a apporté sa pierre à l’édifice… », lâche-t-il. Son successeur aura très vite à reprendre le flambeau.

Yolande Baldeweck

Source:

http://www.lalsace.fr/fr/region/thann/article/2057396,217/Le-dossier-debloque.html

 

le 14/11/2009 à 05h47
Tourisme
Pierre & Vacances : le projet va-t-il capoter ?

On croyait que le projet de village de loisirs à côté de l’Écomusée était sur les rails. On serait plutôt au bord de la rupture : s’estimant lésée, Ungersheim menace de ne pas céder les terrains.

Un an après la signature du protocole d’accord sur l’implantation, à côté de l’Écomusée d’Alsace et du Bioscope, d’un « éco-village » du groupe Pierre & Vacances, le premier opérateur européen de résidences de tourisme, le projet va-t-il capoter ?

Le mois dernier, on avait annoncé un accord de principe ( L’Alsace du 7 octobre) sur la cession par la commune d’Ungersheim des 15 ha de terrains nécessaires à la construction des maisonnettes de vacances au Symbio, le syndicat mixte du Bioscope regroupant la Région, le Haut-Rhin et la Camsa (agglomération de Mulhouse). Cet accord, qualifié de « bon compromis » par Jean-Claude Mensch, le maire d’Ungersheim, prévoit en contrepartie la rétrocession anticipée à la commune de 28,5 ha de forêts et 4,5 ha de terres agricoles louées à Ecoparcs, la société gestionnaire des activités commerciales de l’Écomusée. Ainsi que l’assurance du financement par la Caisse de Dépôts et de Consignations d’un « hangar à couverture photovoltaïque » qui devrait être le premier maillon d’une filière maraîchère bio.

Une question de retombées fiscales
« Toutes les conditions sont remplies à l’exception du site d’implantation de l’aquapôle », signale Jean-Claude Mensch. Dans une lettre adressée le 23 octobre au président du Symbio, le maire d’Ungersheim demande que ce parc aqualudique financé par les collectivités alsaciennes soit implanté sur les 15 ha cédés « gratuitement » par la commune. Et non sur le site du hangar dit du « parapluie » retenu par Pierre & Vacances comme le plus approprié, et qui se trouve en majeure partie sur le ban de Pulversheim.

« On va d’exigence en nouvelle exigence », s’étonne Hubert Haenel, président du Symbio. « Cela retarde le projet au risque de le faire capoter », estime-t-il.

Le bâtiment du « parapluie » fait partie des éléments remarquables du Carreau Rodolphe, un patrimoine minier que le département du Haut-Rhin, propriétaire des lieux, s’est engagé à restaurer et valoriser. « Il n’est pas question de raser le parapluie mais d’y installer uniquement les vestiaires de l’aquapôle », explique Jean-Claude Eicher, maire de Pulversheim.

La préservation du patrimoine minier n’est pas le seul souci du maire d’Ungersheim. Jean-Claude Mensch réclame une « juste contrepartie financière » à la cession des terrains, sous forme de retombées fiscales. La commune d’Ungersheim a apparemment été échaudée par son engagement en faveur du Bioscope, qui ne rapporte « que 27 000 € par an mais dont les eaux usées suscitent des nuisances », selon le maire.

Dans sa délibération du 9 novembre, le conseil municipal d’Ungersheim a remis les pendules à l’heure : le maire ne sera autorisé à signer la cession des terrains que si l’aquapôle est implanté sur le ban d’Ungersheim. Les partenaires du projet doivent se rencontrer le 23 novembre prochain. Un compromis est-il encore possible ?

Adrien Dentz

Source:

http://www.lalsace.fr/fr/region/mulhouse/article/2191282,212/Pierre-Vacances-le-projet-va-t-il-capoter.html

 

Pierre & Vacances
Une querelle de clochers

zoom
UNGERSHEIM LE 07/11/08 – SITE DU CARREAU RODOLPHE OU SERA LE PROJET PIERRE ET VACANCES. Photo archives Jean-François Frey
Le projet de village de loisirs, à côté de l’Écomusée d’Alsace, tourne à la foire d’empoigne entre Pulversheim et Ungersheim.

« On a été bien gentils jusqu’à présent, mais maintenant le vase est plein », estime Jean-Claude Eicher, le maire de Pulversheim. Il est monté au créneau pour dénoncer le « volte-face » de son collègue et voisin d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, auquel il reproche de vouloir « s’approprier entièrement un projet d’intérêt général pour le tourisme en Alsace ». La « nouvelle exigence » formulée le 10 novembre par le conseil municipal d’Ungersheim, à savoir la relocalisation du parc aquatique Aqualud sur le ban de la commune d’Ungersheim, a mis le feu aux poudres ( L’Alsace du 14 novembre).

Sur la 22 e mouture du projet d’implantation de l’éco-village de Pierre & Vacances, le site envisagé se situe presque entièrement sur le territoire de Pulversheim, qui se trouve dans le périmètre des 15 ha de terrains appartenant à Ungersheim et que la commune voisine dit vouloir céder « gratuitement » si l’Aqualud est entièrement implanté à Ungersheim. Il s’agit d’un investissement de 20 millions d’euros, dont 14 financés par les collectivités et 6 par le groupe Pierre & Vacances. « Initialement, ce village de vacances devait se construire entièrement sur le ban de Pulversheim », rappelle Jean-Claude Eicher. Il réclame une « répartition équitable » de la taxe locale d’équipement (un montant unique de plus de 1 million d’euros) et de la taxe sur le foncier bâti (environ 200 000 € par an).

Le Symbio, le syndicat mixte qui pilote le projet, se réunira lundi, à Colmar. Le protocole d’accord signé le 7 novembre 2008 a expiré. « Ca passe ou ça casse », signale le maire de Pulversheim.

L’enquête publique a été close le 13 novembre. Alsace Nature a émis un avis défavorable, estimant ce projet de complexe touristique surdimensionné. « C’est une aberration économique et une fuite en avant après l’échec du Bioscope », explique Alsace Nature.

A. D.
Source:

http://www.lalsace.fr/fr/article/2217511/Une-querelle-de-clochers.html
 

Economie Ungersheim refuse de faire de la place …
Economie Ungersheim refuse de faire de la place pour Pierre & Vacances
Le conseil municipal d’Ungerheim a voté, hier soir à l’unanimité, contre une révision simplifiée du plan d’occupation des sols (Pos) de la commune, qui aurait permis l’implantation du futur village touristique Pierre & Vacances. Le projet est-il complètement bloqué pour autant ? La balle est dans le camps du Symbio, le syndicat mixte regroupant le Haut-Rhin, la Région Alsace, la Communauté d’agglomération Mulhouse sud Alsace, les communes d’Ungersheim et de Pulversheim, la Caisse des dépôts (CDC) et le groupe Pierre & Vacances. Le Symbio pilote le vaste projet qui pourrait voir naître, dans cette partie du bassin potassique, un complexe regroupant le village touristique, ainsi qu’un centre aqualudique. C’est en partie à cause de cet aquapôle que le conseil municipal d’Ungersheim a voté contre la révision du Pos, a rappelé le maire hier. La commune avait en effet proposé de céder les 15 hectares nécessaires à l’implantation de Pierre & Vacances si cet aquapôle se construisait entièrement sur le ban de la commune, et non pas à cheval entre Ungersheim et sa voisine Pulversheim, comme c’est prévu dans le projet.

Source:

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/2477657,208/Economie-Ungersheim-refuse-de-faire-de-la-place.html

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