Campagne d’affichage : « 36 métiers, 40 misères »

Posté par admin le 17 août 2009

Campagne d’affichage :
« 36 métiers, 40 misères »

Les promesses d’emplois pour le projet du bois des Avenières sont présentées et perçues comme les raisons indiscutables qui justifieraient de privatiser un bien commun, d’abattre une partie de la forêt des Chambarans, de bouleverser sa vie sauvage mais aussi la vie locale des habitants. L’industriel avec son éloquence commerciale ne prendrait-il pas les élus et leurs administrés pour des gogos ? L’expansion économique tant attendue, malgré toutes les conséquences déplorables, n’est-elle pas un miroir aux alouettes ? En reprenant quelques articles de journaux qui dénoncent les conditions de travail dans les Center Parcs, nous avons réalisé cinq affiches que nous avons collées dans les Chambarans. Nous espérons par cette campagne remettre en question l’enthousiasme de l’économique et de l’emploi.

Vous trouverez ci-dessous les cinq affiches.

 

 

1- Affiche « les défis de l’emploi » :

 

Center Parcs :
« 36 métiers, 40 misères »

Les promesses d’emplois pour le projet du bois des Avenières sont présentées et perçues comme les raisons indiscutables qui justifieraient  de privatiser un bien commun, d’abattre une partie de la forêt des Chambarans, de bouleverser sa vie sauvage  mais aussi la vie locale des habitants. L’industriel avec son éloquence commerciale ne prendrait-il pas les élus et leurs administrés pour des gogos ? L’expansion économique tant attendue, malgré toutes les conséquences déplorables, n’est-elle pas un miroir aux alouettes ?  Nous reprenons ici un article du journal Le Républicain Lorrain du 28 mai 2009, à propos des emplois au Center Parcs de Sarrebourg actuellement en construction, qui remet en question l’enthousiasme de l’économique et de l’emploi.


Center Parcs : le défi de l’emploi

L’implantation de Center Parcs attise l’espoir de toute une région. A la clé, 620 emplois dès 2010 sur le secteur de Sarrebourg, dont les deux tiers à temps plein. Mais certains redoutent une réalité moins idyllique.

L’implantation en Moselle du 4e Center Parcs de l’Hexagone sonne comme une belle promesse pour l’emploi local. Tel est du moins le pari du conseil général et du conseil régional. Lesquels ont respectivement misé 30 et 20 M€ pour un investissement global de 250 M€. D’une superficie de 435 hectares, le site du bois des Harcholins, près de Sarrebourg, accueillera ses premiers visiteurs au printemps 2010. Le Domaine des Trois forêts disposera alors d’un parc de 870 cottages, d’une capacité de 4 300 lits et quelque 23 000 m2 d’équipements de loisirs.

Lors de la pose de la première pierre en janvier, Gérard Brémond, PDG du groupe Pierre & Vacances confirmait la perspective d’embauche de 620 emplois à l’ouverture du site. Dans la foulée, la Région a mis en place des actions d’insertion professionnelle destinées aux futurs candidats à l’embauche. « Pour le projet de Center Parcs dans l’Aisne, Pierre & Vacances a recruté 85 % de demandeurs d’emploi », se félicite Laurence Demonet, vice-présidente à la Région en charge des questions de formation.

Affluence

« Mais plus de trois cents de ces emplois sont à temps partiel : il s’agit de contrats de dix heures seulement par semaine, le lundi et le vendredi de 10 h à 15 h ! », objecte le correspondant de Lutte Ouvrière hebdo dans l’Aisne, en faisant allusion au nettoyage des cottages. Lequel s’empresse d’ajouter : « En fait, beaucoup de ces emplois ne permettent pas d’avoir un vrai salaire et ne peuvent venir compléter un autre travail à temps partiel. Pour les emplois à temps complet, il y a souvent des horaires contraignants et les salaires sont tout juste au Smic. »

Un réquisitoire que l’intéressé conclut par cette charge : « Les collectivités locales auraient au moins pu avoir quelques exigences dans le domaine social au vu des aides qu’elles ont fournies. » Principale crainte : que les temps partiels constituent un appel d’air pour les demandes d’allocation RSA. Soit une ponction supplémentaire des finances publiques qui cadrerait mal avec les substantiels bénéfices dégagés par le groupe de Gérard Brémond.

« Certes, il faut qu’on soit attentif », convient en écho le Mosellan Daniel Béguin, vice-président à la Région, « mais en même temps nous n’avons aucune prise directe sur la politique sociale du groupe », nuance-t-il. « Ce qui est sûr, c’est que Pierre & Vacances se montre extrêmement soucieux de son image », renchérit Laurence Demonet. Et les promesses d’embauche réveillent bien des espoirs.

Entre janvier et mars, les douze réunions d’information publiques organisées sur les bassins de Sarrebourg, Lunéville et Saint-Dié ont recueilli 2 500 participants. La région a financé mille places de formation dans des métiers en vue du prérecrutement qui débutera à l’automne. « On mise, avec Pôle Emploi, sur une formation dispensée à trois mille Lorrains. Tous ne seront pas embauchés, mais certains bénéficieront ainsi d’outils     leur permettant d’envisager plus sereinement un retour à l’emploi en postulant notamment dans des secteurs qui embauchent, comme     l’hôtellerie.»

Sur la qualité des emplois proposés, l’élue préfère prévenir : « On sera vigilant, jusqu’au bout. » Daniel Béguin conclut en ce sens : « On ne peut pas laisser tomber cet espoir qu’on a fait naître sur des bassins aussi durement touchés que ceux de Sarrebourg ou de Lunéville. »

Correspondances : QOCP, 45 Montée de la Rua, 38140 Renage –  qocp@orange.fr

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2- Affiche  » Groupe K : c’est marche…ou grève ! »

 

Center Parcs :
« 36 métiers, 40 misères »

Les promesses d’emplois pour le projet du bois des Avenières sont présentées et perçues comme les raisons indiscutables qui justifieraient  de privatiser un bien commun, d’abattre une partie de la forêt des Chambarans, de bouleverser sa vie sauvage  mais aussi la vie locale des habitants. L’industriel avec son éloquence commerciale ne prendrait-il pas les élus et leurs administrés pour des gogos ? L’expansion économique tant attendue, malgré toutes les conséquences déplorables, n’est-elle pas un miroir aux alouettes ?  Nous reprenons ici deux articles du journal L’Union du 12 mai 2008, à propos des conditions de travail des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne (ouvert en septembre 2007) ; articles qui remettent en question l’enthousiasme de l’économique et de l’emploi.

Groupe K : c’est marche…ou grève !

Soixante-dix agents du groupe K ont cessé le travail, vendredi, à Center Parcs. Ils demandent plus de respect et des cadences tenables. Le directeur s’engage sur le premier point.
«T OUT n’est pas exact dans ce qui est rapporté. » On a pu faire grief à Xavier Capron, le directeur d’exploitation de Groupe K (trois mille salariés dans trente départements au nord de Paris) de s’intéresser d’assez loin aux conditions de vie et de travail de ses effectifs locaux.
Vendredi, ce dirigeant a montré qu’il savait être présent et attentif, voire observateur et curieux. Il faut dire que les circonstances se prêtaient assez mal à un traitement en dilettante d’un dossier qu’il connaît parfaitement. Une bonne part des agents de nettoyage que le Groupe emploie dénonce en effet, depuis plusieurs mois, ses conditions de travail.
Vendredi, c’est par la grève que cet effectif – environ 70 des 280 agents – a contraint son interlocuteur à formuler des réponses. Une manifestation devant l’entrée du Center Parcs, voilà qui a fait mauvais genre.
La direction, étrangère tout de même à ce conflit, l’a vite compris, qui a suivi de près et en compagnie des gendarmes de la compagnie de Laon, l’évolution des pourparlers.

Problèmes techniques et humains
Pas facile de nouer le dialogue quand, depuis des mois, enflent des accusations de harcèlement et d’entorses graves au droit du travail dont la hiérarchie de Groupe K se rendrait responsable.
C’est bien à la fois sur le terrain technique (« Nous n’avons pas les produits adaptés au nettoyage de certains secteurs »), réglementaire (« Pourquoi nous fouille-t-on systématiquement dès que nous sortons du parc ? ») et humain (« On nous humilie, on nous rabaisse, on nous insulte plus bas que terre ») que s’est creusé le fossé qui sépare désormais l’employeur de ses agents.
Pas de tous ses agents, si l’on en juge par le flot de récriminations dirigé contre le chef d’exploitation, M. Reve.
« Ce sont des éléments dont je n’ai pas connaissance », assure Xavier Capron, « il est vrai qu’au commencement de notre activité ici, nous avons commis des erreurs.
Il y a eu des retards dans le versement des salaires et des absences de régularisation pour des heures effectuées en supplément ou les jours fériés, mais tout est rentré dans l’ordre maintenant. »

La question des cadences
Le dirigeant évacue la question des cadences (« 118 minutes pour nettoyer une maison pour 8 personnes, c’est intenable ! », jurent les salariées) avançant les études et les tests effectués dans d’autres sites.
« En revanche, c’est vrai que nous n’avons pas été très bon sur le plan de la communication. Par exemple, pour la pause. Bien sûr que les salariés peuvent d’arrêter cinq ou dix minutes, bien que pour 5 heures de travail, je ne pense pas que cela soit prévu réglementairement. Nous allons établir une note là-dessus », indique M. Capron.
L’union locale CGT suit le dossier. C’est auprès de ses représentants, d’ailleurs, que les dirigeants de Groupe K ont sollicité une reprise du travail.
Un bon début pour qui veut négocier la paix sociale et une place respectée dans l’entreprise…

Première manifestation depuis l’ouverture du site

Le mouvement de grève vécu vendredi est sans précédent. C’est la première manifestation depuis l’ouverture du site de Pierre et Vacances (l’union du samedi 10 mai).

Harcèlement
Au cœur du mécontentement, des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne.
Un mécontentement qui ne cessait d’enfler ces derniers mois, plusieurs témoignages ayant été recueillis dans nos colonnes. Vingt-six dossiers, certains traitant de harcèlement, ont par ailleurs déjà été inscrits au rôle du conseil des prud’hommes de Laon, affirment les syndicalistes.
À la suite du mouvement, une réunion de concertation doit se dérouler demain, mardi.
Du dialogue jaillit la lumière, dit-on. Gageons qu’en outre beaucoup seront attentifs aux débats qui s’y dérouleront.

 

Correspondances : QOCP, 45 Montée de la Rua, 38140 Renage –  qocp@orange.fr

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3- Affiche « Center Parcs : le nettoyage va commencer… »

 

Center Parcs :
« 36 métiers, 40 misères »

Les promesses d’emplois pour le projet du bois des Avenières sont présentées et perçues comme les raisons indiscutables qui justifieraient  de privatiser un bien commun, d’abattre une partie de la forêt des Chambarans, de bouleverser sa vie sauvage  mais aussi la vie locale des habitants. L’industriel avec son éloquence commerciale ne prendrait-il pas les élus et leurs administrés pour des gogos ? L’expansion économique tant attendue, malgré toutes les conséquences déplorables, n’est-elle pas un miroir aux alouettes ?  Nous reprenons ici un article du journal L’Union du 23 octobre 2008, à propos des conditions de travail des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne (ouvert en septembre 2007) ; article qui remet en question l’enthousiasme de l’économique et de l’emploi.

Center Parcs : le nettoyage va commencer…

Ingrid Maquin reçoit depuis avril des fiches de paie sans versement, harcèlement moral selon son avocat, et pressions pour qu’elle démissionne.
La société retenue depuis un an par Center Parcs pour nettoyer ses installations multiplie les infractions. L’un de ses cadres a été écarté et, à force de pressions, le ménage a commencé. On saura bientôt si la justice correctionnelle est en mesure d’inculquer quelques notions de droit à ses dirigeants.

POSONS-LE d’entrée : Xavier Capron, le directeur d’exploitation de l’entreprise préposée au nettoyage à Center Parcs n’aime pas répondre aux journalistes. Le directeur des ressources humaines, Stéphane Pietak pas plus. On peut les comprendre car ce qui va atterrir sur le bureau de l’un et de l’autre et incidemment sur celui de leur grand patron de Deca France à Carquefou risque de faire tache dans le CV de ces cadres. La tache porte le doux prénom d’Ingrid. Employée comme on a vu d’autres au nettoyage des cottages et autres bulles à Center Parcs. Employée ultra chanceuse qui n’a pas besoin de se rendre au travail pour recevoir depuis avril des fiches de paie avec peau de balle dans la colonne de droite. Ingrid aujourd’hui mais il y a eu Christian, Jacqueline, Renée ou Christiane. C’est simple, le sous-traitant retenu l’année dernière par Center Parcs pour officier au nettoyage de son îlot à rêves est une machine à engorger les tribunaux. Le conseil des prud’hommes jusque-là. Cela va se corser.
En février la Laonnoise entre à Center Parcs, recrutée par K propreté pour manier chiffons serpillières. Mars de la même année, une demande de logement, un dossier de caution à compléter et le début des soucis. « Il fallait la copie de mon contrat de travail. Personne n’a été en mesure de me fournir ce document », indique la jeune femme. Femme et, ce n’est pas encore un défaut, réserviste de l’armée. Justement la Muette la sollicite en avril pour une période de 15 jours à Couvron. Tout le monde est informé jusqu’à l’employeur évidemment. Depuis avril, c’est étrange, Ingrid Maquin n’est plus appelée pour aller travailler. Cinq mois au même régime. A croire, mais il faudrait avoir mauvais esprit, que l’on souhaite pousser la belle à la démission.

Le Champagne au frais
Sinka Volute, la filiale du groupe K, dont les petites mains du nettoyage dépendaient jusque-là, n’existe plus. C’est Stéphane Pietak, le DRH du… groupe K qui en informe les salariés, le 8 octobre dans un courrier qu’il adresse à tous avec les paies. L’entreprise s’est rapprochée juridiquement d’un autre mastodonte du nettoyage, Deca France et compte -l’humour n’est pas la qualité première de Stéphane Pietak- « sur vous pour poursuivre l’implication dans vos fonctions ». On peut, en effet, compter sur quelques-uns pour s’impliquer. Sur Marie-Paule Nouvier, la déléguée CGT sur place par exemple. Sur Marc Christodoulou, le secrétaire de l’union locale du même syndicat également. Lequel a déjà conduit le 29 septembre douze dossiers en contentieux devant la 4e section prud’hommes. Avec la perspective des élections au conseil le 3 décembre à venir, la période n’est pas tactiquement favorable pour délibérer rapidement. C’est donc le 15 du même mois que la décision des juges sera officiellement connue. Une précaution : mettre déjà le champagne au frais. Douze dossiers potentiellement gagnés, c’est dire les lacunes du propret K en matière de droit social. Mais il y a plus grave désormais et ce n’est pas le moins coriace des avocats laonnois qui va s’y coller. Cyrille Bouchaillou est sur les rangs pour « rétablir Ingrid Maquin dans sa dignité ». Ce ne sont pas seulement les prud’hommes qui seront sollicités cette fois mais la justice correctionnelle sur la base d’un harcèlement moral au travail.
Le parquet sera donc saisi et s’il classe l’affaire, c’est vers le doyen des juges d’instruction que le dossier sera dirigé. « Je suis atterré », confie le juriste. « Lobby ou pas, il faut crever l’abcès. On est là devant la négation de la dignité humaine et des insultes à caractère social ».
La partie n’est pas gagnée. Ingrid Maquin peut jeter l’éponge et, puisqu’on nous l’affirme, Deca France revenir dans le droit. Quelque chose nous dit, pourtant, qu’il en ira différemment.

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4- Affiche « Inspection du travail : une action dans la discrétion« 

 


Center Parcs :
« 36 métiers, 40 misères »

Les promesses d’emplois pour le projet du bois des Avenières sont présentées et perçues comme les raisons indiscutables qui justifieraient  de privatiser un bien commun, d’abattre une partie de la forêt des Chambarans, de bouleverser sa vie sauvage  mais aussi la vie locale des habitants. L’industriel avec son éloquence commerciale ne prendrait-il pas les élus et leurs administrés pour des gogos ? L’expansion économique tant attendue, malgré toutes les conséquences déplorables, n’est-elle pas un miroir aux alouettes ?  Nous reprenons ici deux articles du journal L’Union du 23 octobre 2008, à propos des conditions de travail des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne (ouvert en septembre 2007) ; articles qui remettent en question l’enthousiasme de l’économique et de l’emploi.

Inspection du travail : une action dans la discrétion

Une certitude : la direction départementale du travail s’expose médiatiquement plus volontiers sur un arrêt de chantier pour entorses aux règles de sécurité que sur un conflit qui génère depuis douze mois observations, plaintes, et ce n’est anecdotique, une multitude de souffrances humaines. Ce n’est pas un simple choix de communication. D’abord parce qu’avec un effectif de seize contrôleurs et inspecteurs pour… 10 922 entreprises dans le département, les spécialistes de la DDTE sont nécessairement contraints de cibler leurs interventions. Ensuite parce que dans le cas présent, et si, comme l’indique M. Decker, le patron de cette administration, « nous ne sommes pas restés inactifs », c’est la voie du dialogue et de la négociation qui a été choisie. « Ce n’est pas le plus rapide pour solutionner des problèmes comme ceux rencontrés chez K propreté mais cela a l’avantage de déboucher sur des résolutions durables. Nous avançons », explique M.Decker « Nous sommes sur une volonté de progression chez toutes les parties », poursuit cet interlocuteur du ministre du Travail qui concède disposer en dissuasion d’une éventuelle option répressive.
Contrôle, conseil et conciliation : les trois axes d’intervention de la direction du travail sont mis en œuvre dans ce délicat dossier. Des leviers qui conviennent parfaitement au Pdg de Center Parcs, Stéphane Hertzog, embarrassé par les répercussions en terme d’image des conflits sur ses terres. « Depuis juillet, avec le changement d’équipe à la tête de la société de nettoyage, le climat s’est nettement amélioré », confie ce haut responsable.
On peut en faire l’hypothèse. D’autant que Pierre et Vacances, chiffonné par les incessants assauts entre salariés et cadre de son sous-traitant, a dénoncé le contrat (il courait jusqu’en 2010) qui les liait. Un appel d’offres a été lancé.
La candidature de deux sociétés doit encore être examinée avant que la décision finale n’intervienne. Le marché est important (mais son périmètre financier pas encore divulgable) tout comme le préjudice subi.
Mais nul doute que Deca souhaitera s’accrocher.

les problèmes sont « contenus »

Appelons ça, de la perspicacité. Le 28 juillet dernier, le pas encore sénateur Yves Daudigny intervient directement auprès de Gérard Brémont, directeur général du groupe Pierre et Vacances, propriétaire de Center Parcs et donneur d’ordre du Groupe K, son sous-traitant.
Le président du conseil général est inquiet et informe son correspondant que « des problèmes relatifs à l’encadrement, l’organisation, la formation, le manque de moyens et la rémunération de certaines heures » lui ont été exposées par des salariés.
Ce n’est pas faux. Le problème traîne depuis un an mais le 17 juillet, la CGT locale est venue toquer à la porte présidentielle.
Perspicacité donc car le chef de l’exécutif départemental note à présent – par parenthèse, tout cela a été régulièrement suivi par l’union- qu’« un certain affichage médiatique est en train de voir le jour ». Les problèmes sont « contenus » selon l’élu qui ajoute : « Il est à craindre que la couverture par les médias prenne de l’ampleur et ternisse l’image du Center Parcs de l’Aisne et celle du département ».
Hypothèse avouons-le tout à fait envisageable. D’autant que, on le verra ci contre, des demandes d’éclaircissements seraient parties récemment du ministère du Travail en direction de ses informateurs, jusque-là étonnamment peu gênés aux entournures par les pratiques relativement moyenâgeuses de K propreté.
Evidemment, ceci ajouté aux procédures civiles ou potentiellement pénales engagées contre les représentants de la société de nettoyage devrait faire rentrer dans le rang les dirigeants et leurs collaborateurs mis en cause.
L’un d’eux, au doux nom de Rève a déjà été écarté. Les paroles blessantes de ce cadre ont fini par lasser. Tous les espoirs sont permis.

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5- Affiche « Grève du personnel au Center Parcs. Des « couacs » aux arrivées »

 

Center Parcs :
« 36 métiers, 40 misères »

Les promesses d’emplois pour le projet du bois des Avenières sont présentées et perçues comme les raisons indiscutables qui justifieraient  de privatiser un bien commun, d’abattre une partie de la forêt des Chambarans, de bouleverser sa vie sauvage  mais aussi la vie locale des habitants. L’industriel avec son éloquence commerciale ne prendrait-il pas les élus et leurs administrés pour des gogos ? L’expansion économique tant attendue, malgré toutes les conséquences déplorables, n’est-elle pas un miroir aux alouettes ?  Nous reprenons ici un article du journal L’Union du 5 août 2009, à propos d’une grève du personnel au Center Parcs de l’Aisne (ouvert en septembre 2007) ; article qui remet en question l’enthousiasme de l’économique et de l’emploi.

Grève du personnel au Center Parcs
Des « couacs » aux arrivées

Le mouvement de grève a quelque peu chamboulé l’accueil des touristes en début de semaine.
Les salariés du Center Parcs réclament une hausse des salaires et des effectifs. Une soixantaine d’entre eux a observé un mouvement de grève en début de semaine.

À l’origine, ils venaient passer quelques jours de farniente dans le cadre idyllique du Center Parcs de l’Aisne. Finalement, en ce début de semaine, les touristes français et étrangers ont été invités – malgré eux souvent – à prendre part à un conflit opposant les salariés et la direction de la structure gérée par « Pierre et Vacances ».
D’emblée, un tract de la CGT, traduit dans la langue de Shakespeare, donnait le ton : « Vous êtes venus en vacances prendre quelques jours de détente et pourtant le syndicat CGT des salariés de l’entreprise s’adresse à vous et vous demande quelques secondes d’attention ». Et le document d’expliciter : « Depuis l’ouverture de ce Center Parcs, il y a deux ans, de graves problèmes de salaires et de conditions de travail subsistent ».
Des salaires trop bas, « équivalent au SMIC », un manque récurrent de personnels et des surcharges de travail comptent parmi les doléances le plus souvent entendues. Et pas seulement en ce début de semaine. « Malgré plusieurs alertes, à la fois de la part de notre syndicat mais aussi des membres du comité d’entreprise, les salariés n’ont toujours pas obtenu satisfaction. Les différents acteurs restent timorés face à la détresse et à la misère financière de ces salariés », regrettent les grévistes.

Querelle de chiffres
Si ce mouvement ne sonnait pas vraiment comme une première au sein du parc, son suivi, lui, relèverait quasiment de la surprise : « C’est une grande réussite car tous les services étaient représentés, analyse Christophe Lenoble, représentant local du syndicat, les deux tiers des services info loisirs et plus de la moitié de la piscine étaient en grève, ce lundi jusqu’à minuit. Certains restaurants ont tourné avec un personnel plus que restreint. En outre, de nombreux collègues ont appelé pour se déclarer grévistes et sont restés chez eux. Dommage qu’ils ne soient pas venus sur place. Au final, une soixantaine de personnes a cessé le travail et une quinzaine d’entre eux est restée sur place afin de manifester ouvertement son mécontentement. »
Des chiffres que ne confirme pas totalement la direction du Center Parcs. Stéphane Herzog indique qu’une quinzaine de personnes a effectivement manifesté, mais le chiffre de 60 mérite des précisions : « Il faut savoir que certains personnels n’ont débrayé qu’une trentaine de minutes ».
Concernant les salaires, M. Herzog précise que des négociations sont prévues courant septembre et rappelle que les employés sont payés sur 13 mois et que différentes primes s’ajoutent à la rémunération de base. « En outre, concernant les effectifs, nous avons pris soin, cette année et l’an dernier, de faire appel à des contrats à durée déterminée durant la période estivale afin de renforcer le personnel titulaire. Une trentaine de personnes ont été recrutées dans ce cadre. »
Reste que le directeur de l’Ailette admet la nécessité de « renforcer le dialogue avec les différents services et les partenaires sociaux afin de mieux appréhender ce type de conflit ».

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