Opposition au « village lacustre » issu d’un partenariat Pierre et Vacances-Disney

Posté par admin le 20 août 2009

Rappel du projet
Villages-Nature

Un projet initié par Pierre et Vacances et Disney

Situation géographique : Principalement sur la commune de Villeneuve le Comte (mais aussi Bailly-Romainvilliers et Coutevroult), communes rurales, en limite de la ville nouvelle de Marne la Vallée, à coté du parc Disney, en zone agricole et forestière.

Description du dossier : Il s’agit de créer un « parc » de loisirs de 520 ha en zone actuellement préservée, constituée de bois et champs, hors des limites initiales de la convention signée en 1987 entre l’Etat et Disney de 1800 ha, (constituée aussi de bois et champs). Transformer une zone rurale naturelle à production agricole en parc à thème « nature », par la location de 6500 logements du style Pierre et Vacances à des touristes.

Attenant à cette implantation se trouvent la forêt de Crécy et la magnifique vallée du Grand Morin en cours de classement au Conseil d’Etat, derniers remparts entre l’urbanisation galopante liée à Disney et à l’aménageur EPAMARNE et les cantons de Coulommiers, Crécy, Rozay en Brie, où se multiplient les projets de zones d’activités économiques, de golfs immobiliers, d’urbanisation et toutes les infrastructures qui accompagnent nécessairement ce type de développement.

Alors même que les moyens de transports en commun sont rares et peu pratiques.

Pour mémoire, la ville nouvelle de Marne La Vallée et le parc Disney ont été implantés dans ce que certains ont qualifié de meilleures terres agricoles d’Europe.

Ceci constitue un gaspillage de ressources et d’espaces seront nécessaires dans les temps à venir ; la disparition de l’agriculture périurbaine pour nourrir les franciliens sera certainement très dommageable.

Problématique : L’association départementale ASMSN, membre d’Ile de France Environnement a voté une motion lors de son assemblée générale de 2006 où figurent les « considérants » suivants qui résument fort bien la problématique :

Considérant la qualité paysagère et naturelle de la vallée du Grand Morin, son classement en cours au Conseil d’Etat,

Considérant le projet de Parc Naturel Régional de la Brie et des Deux Morin, actuellement à l’étude,

Considérant l’équilibre indispensable entre zones urbaines, zones rurales, et zones naturelles,

Considérant l’importance pour les habitants de toute l’Ile de France de préserver au sein de leur région des espaces à dominante rurale où peut se développer une agriculture de qualité et de proximité et où peuvent s’exercer des activités touristiques douces et des loisirs respectueux de la nature,

Considérant les perspectives de rareté et de coût des ressources énergétiques,

Considérant les changements climatiques qu’engendrent les activités humaines et les moyens de transport en particulier, et par conséquent la nécessité impérative de modifier nos modes de production, de consommation, de déplacement, »

Enjeux : Tous ces projets constituent en réalité des extensions de la ville nouvelle et prolongent l’urbanisation en tache d’huile vers l’est.

L’utilisation éhontée des termes « village » et « nature » pour désigner des projets d’urbanisation et condamnable, et pour l’équilibre de notre département il faut garantir la préservation des espaces naturels et des villages traditionnels et ce, dès la limite de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée.

Il est intolérable que des projets soient présentés par certains comme allant de soi alors que le schéma directeur de la région Ile de France n’autorise pas les golfs immobiliers et recommande la préservation des terres agricoles, des espaces naturels et forestiers.

La lutte contre le chômage peut se traduire par des activités non nuisantes, durables et utiles pour les générations futures, et qui ne renforcent pas encore les pollutions de l’air, de l’eau, des sols et la destruction des milieux naturels.

Il y a bien d’autres moyens de « valoriser » une région que de continuer à urbaniser une terre des plus fertiles qui soit.

Propositions à mettre en oeuvre : Que la ville nouvelle soit contenue strictement dans ses limites initiales.

- Que l’on préserve la ruralité du secteur de la forêt de Crécy et de la vallée du Grand Morin et toutes ses composantes : espaces naturels, forestiers, agricoles, structure et patrimoine des villages.

- Que les activités humaines envisagées ne mettent pas en cause les qualités des sites.

- Que l’on repense le transport des biens et des personnes, dans un souci d’économie et de diminution de la pollution, que l’on envisage par conséquent le réseau routier dans une optique de limitation du transport routier et que l’on mette en place les mesures incitatives adéquates, et les solutions alternatives nécessaires.

- Que l’on n’ouvre pas de nouvelles zones d’activités économiques alors que celles existantes ne sont pas terminées.

- Qu’une véritable concertation ait lieu avec les associations et la population.

Il est en effet indispensable de mener une réflexion globale sur le devenir de cette région, dans une perspective de développement durable du secteur, dans le cadre de l’élaboration d’un agenda 21 notamment.

Faute de quoi toute velléité de faire de l’Ile-de-France une « éco-région » restera vaine.

Publié dans Actualité.
Par Agir     6 novembre 2008
Source:

http://www.villeneuve-le-comte.net/?page_id=256

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