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« financés à hauteur de 28 millions d’euros par des subventions européennes, départementales et régionales, le solde par un investisseur financier. »

Posté par admin le 8 octobre 2009

Interview de 2004 dans laquelle Gérard Brémond confirme et revendique son « système », collectivités et investisseurs mettent la main au portefeuille et P&V ne prend aucun risque et récolte les bénéfices.

Extrait: »- Le parc du lac de l’Ailette, en Picardie, et celui de la Moselle représenteront chacun un investissement de 145 millions d’euros. Les maisons sont financées par les particuliers en application du modèle de développement immobilier de Pierre & Vacances en zone de revitalisation rurale avec des loyers garantis de 4 %. Les équipements, d’un montant de 85 millions d’euros, sont financés à hauteur de 28 millions d’euros par des subventions européennes, départementales et régionales, le solde par un investisseur financier.

Ce développement ne nécessite donc pas de mobiliser nos fonds propres. »

Gérard Brémond, président de Pierre & Vacances

« Center Parcs constitue le principal levier de croissance de l’activité touristique »
JDF HEBDO | 12.06.2004 | Mise à jour : 17H06
NOTRE CONSEIL
> Le réajustement à la baisse des prévisions de résultat annuel du groupe et le recul des niveaux de réservation par rapport à l’an dernier risquent de peser à court terme sur le titre. On pourra néanmoins profiter des niveaux de cours actuels pour renforcer les positions.

LE JOURNAL DES FINANCES : Vous venez de publier vos résultats du premier semestre pour la période d’octobre 2003 à mars 2004, qui marquent le retour à un bénéfice, alors que la première partie de l’année est structurellement déficitaire chez Pierre & Vacances. Comment interprétez-vous cette performance ?

Gérard Brémond : – Nous publions en effet un résultat d’exploitation positif de 9 millions d’euros et un bénéfice net de 2,9 millions qui font suite à une perte d’exploitation de 6,8 millions d’euros et à une perte nette de 5,8 millions d’euros un an plus tôt. Dans le même temps, notre chiffre d’affaires a grimpé de 43,3 %, pour s’établir à 496,6 millions d’euros, principalement en raison d’un effet de périmètre lié à la prise de contrôle à 100 % de Center Parcs en septembre dernier. A périmètre identique, notre activité s’est améliorée de 3,1 %.

Je considère qu’il s’agit d’une bonne performance puisque nos deux pôles ont participé à cette amélioration. Le chiffre d’affaires de l’immobilier a progressé de 25,3 %, pour atteindre 91,4 millions d’euros, et a généré 9,8 millions d’euros de plus que l’an passé à la même époque. Quant au secteur touristique, il est devenu moins saisonnier du fait de l’intégration à 100 % de Center Parcs et sa contribution s’est améliorée de 6 millions d’euros sur un an, même si, globalement, le résultat d’exploitation du tourisme reste déficitaire de 6,4 millions. Les activités de Center Parcs ont apporté à elles seules 12,8 millions d’euros de résultat d’exploitation.

Votre pôle immobilier peut-il continuer de croître aussi vite malgré la rareté des terrains ?

- Il est vrai que les terrains constructibles sont de plus en plus rares. C’est pourquoi nous mettons l’accent depuis quelque temps sur la rénovation d’immeubles anciens. Nous acquérons des immeubles bien situés mais aujourd’hui obsolètes, et nous les réhabilitons. Cela concerne les immeubles que nous gérons et que nous rachetons à leurs propriétaires, ainsi que d’autres que nous n’exploitions pas auparavant. Nous assumons le financement de ces immeubles à 30 % en fonds propres et à 70 % par endettement, mais nous les revendons rapidement à des investisseurs personnes physiques, avant même que les travaux ne soient engagés. Notre structure financière n’est donc sollicitée que ponctuellement.

Votre branche touristique semble en revanche moins dynamique, comme le montre l’effritement de 0,2 % de votre chiffre d’affaires hébergement à périmètre constant au cours du premier semestre. Quelles sont ses perspectives ?

- Cette situation résulte du climat économique en Europe, qui reste déprimé. Nous n’augmenterons que modérément nos prix, sauf pour les résidences rénovées qui nous permettent de passer d’un standing deux étoiles à un standing quatre étoiles. A l’inverse, je pense que l’efficacité des rabais n’est pas avérée.

A l’avenir, nous allons rechercher la croissance des volumes pour améliorer notre taux d’occupation. Nous disposons d’un gros potentiel sur ce plan.

Nous allons accroître la vente directe, surtout sur Internet. Nous assistons en effet à une explosion des réservations par Internet, et le chiffre d’affaires réalisé par ce canal devrait plus que doubler d’ici deux ans. La part des réservations de Pierre & Vacances et de Maeva doit ainsi passer de 4 % à 10 %, et celle de Center Parcs devrait s’accroître de 14 % à 26 % d’ici trois ans. Le fait de détenir 100 % de Center Parcs va nous aider à renforcer notre distribution directe avec des plates-formes communes entre Pierre & Vacances, Maeva et Center Parcs dans les pays concernés.

Etes-vous satisfaits des performances de Center Parcs et quelle est votre politique de développement pour ces villages ?

- Center Parcs n’a pas construit de nouveaux villages depuis douze ans. Nous avons choisi deux principaux territoires de développement : l’Allemagne (où seulement trois Center Parcs sont implantés) et la France où nous gérons deux villages qui assurent la plus forte contribution aux résultats (le site de Sologne devrait ainsi afficher un taux d’occupation record de 93 % cette année). Nous comptons ouvrir deux villages supplémentaires dans l’Hexagone. Le projet le plus avancé, et dont la réalisation débutera en 2005, concerne le site du lac de l’Ailette, en Picardie, qui devrait ouvrir ses portes début 2007. Il comprendra 840 maisons, soit une capacité d’accueil de 3.500 personnes, et l’espace aquatique le plus attrayant d’Europe. Sur ce seul village, nous pensons dégager un excédent brut d’exploitation après des loyers de 15 millions d’euros par an. Un autre village devrait être créé de toutes pièces en Moselle, d’une capacité de 800 cottages, et dont l’ouverture pourrait intervenir en 2008.

Comment allez-vous financer ces investissements ?

- Le parc du lac de l’Ailette, en Picardie, et celui de la Moselle représenteront chacun un investissement de 145 millions d’euros. Les maisons sont financées par les particuliers en application du modèle de développement immobilier de Pierre & Vacances en zone de revitalisation rurale avec des loyers garantis de 4 %. Les équipements, d’un montant de 85 millions d’euros, sont financés à hauteur de 28 millions d’euros par des subventions européennes, départementales et régionales, le solde par un investisseur financier.

Ce développement ne nécessite donc pas de mobiliser nos fonds propres.

Quels sont vos projets de développement en Europe ?

- En ce qui concerne les résidences de tourisme, nous venons de reprendre une deuxième résidence à Rome d’une centaine d’appartements, et nous projetons d’en gérer une troisième. En Espagne, nous avons engagé la construction d’une résidence de 220 appartements près de Tarragone. Elle devrait être livrée à Pâques 2005.

Nous avons par ailleurs engagé, en partenariat avec Bouygues, la création d’un village de 400 appartements et maisons sur la Costa del Sol. Pour la partie immobilière, nous avons une approche prudente en Espagne, de même qu’en Italie. J’estime qu’une période d’apprentissage est nécessaire, durant laquelle il convient d’être prudents pour nous familiariser avec le contexte juridique, fiscal et comportemental.

Le boom immobilier espagnol se maintient depuis de nombreuses années, avec une offre en très forte croissance (contrairement à la France, où la demande reste nettement supérieure à l’offre). Un tassement du marché en Espagne est donc possible.

Toutefois, le marché touristique de la résidence de vacances y est peu développé. Nous avons donc la possibilité de nous implanter rapidement et de manière dominante sur ce marché.

Quelles sont vos perspectives de résultats pour l’exercice qui sera clos le 30 septembre prochain ?

- Nous sommes confrontés à une incertitude quant au niveau des réservations des résidences Pierre & Vacances et de Maeva. Nous constatons, en effet, un retard significatif par rapport à l’an dernier sur les destinations méditerranéennes, tandis que le littoral atlantique et la Manche enregistrent d’excellentes performances. Sur les neuf premiers mois de l’année, nous anticipons un retrait de 2 %, à périmètre constant, du chiffre d’affaires généré par l’hébergement touristique. Il est difficile de donner des prévisions car nous ne connaissons pas l’ampleur du phénomène des réservations « de dernière minute ».

Dans ce contexte, nous préférons être prudents en projetant à 45 millions d’euros notre objectif de résultat net courant pour l’exercice en cours.

Quels sont les relais de croissance du chiffre d’affaires et de progression des bénéfices à moyen terme ?

- Je pense que Center Parcs constitue le principal levier de croissance de l’activité touristique du groupe au cours des prochaines années. Cette entreprise a remarquablement résisté malgré la récession qui a sévi aux Pays-Bas et la conjoncture difficile en Allemagne. Elle génère une marge brute, après loyers, très supérieure à celle de Pierre & Vacances. L’activité Center Parcs représente déjà la moitié des ventes de notre activité tourisme et une proportion encore plus élevée de ses bénéfices. Je peux donc affirmer que Center Parcs est une acquisition 100 % réussie. Nous avons déjà engagé des synergies au niveau des achats avec Center Parcs et les synergies commerciales commencent à être mises en place. Elles contribueront à nos résultats dès l’été prochain.

Son dernier cours

> Pierre & Vacances, dont le cours s’est apprécié de près de 15 % sur un an, est l’une des valeurs du tourisme ayant le mieux résisté à la crise qu’a connue le secteur après les attentats du 11-Septembre. Le groupe a profité de son positionnement sur les destinations de proximité et d’une bonne gestion de la croissance externe.

Ses objectifs

> Par prudence, Pierre & Vacances a diminué son objectif de résultat net courant à la baisse cette année, en le ramenant de 50 millions d’euros à 45 millions d’euros. Le groupe espère continuer d’afficher une croissance soutenue à l’avenir, grâce aux perspectives offertes par la rénovation dans l’immobilier et par le développement des Center Parcs.

Son dernier cours

> Pierre & Vacances, dont le cours s’est apprécié de près de 15 % sur un an, est l’une des valeurs du tourisme ayant le mieux résisté à la crise qu’a connue le secteur après les attentats du 11-Septembre. Le groupe a profité de son positionnement sur les destinations de proximité et d’une bonne gestion de la croissance externe.

Ses objectifs

> Par prudence, Pierre & Vacances a diminué son objectif de résultat net courant à la baisse cette année, en le ramenant de 50 millions d’euros à 45 millions d’euros. Le groupe espère continuer d’afficher une croissance soutenue à l’avenir, grâce aux perspectives offertes par la rénovation dans l’immobilier et par le développement des Center Parcs.

Source:

http://www.jdf.com/interview/2004/06/12/04008-20040612ARTHBD00095–center-parcs-constitue-le-principal-levier-de-croissance-de-l-activite-touristique-.php

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