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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site du DL

Posté par admin le 13 octobre 2009

Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site du DL.

http://www.ledauphine.com/

ENTREPRISE:
L’hiver s’annonce favorable : Pierre&Vacances confiant pour 2007/08
par La Rédaction du DL | le 18/12/07 à 05h52

Après un exercice 2006/07 de très bonne facture, la direction du groupe de loisirs Pierre &Vacances, très implanté en Rhône-Alpes, a tenu un discours positif pour 2007-2008. Cet optimisme est conforté par une bonne amorce de la saison d’hiver dont le président Gérard Brémond a livré les grandes tendances. Parmi les destinations, la progression de 9 % attendue sur la montagne (+11 % pour la clientèle étrangère), a de quoi redonner le sourire après une année 2006/07 caractérisée par un recul de 5,3 %. Quant à l’activité immobilière en croissance de 14,2 % à 491,7 millions en 2006/07, le président assure ne ressentir « aucun ralentissement sur le marché de la vente ». Seul bémol toutefois, « la délivrance des autorisations administratives est de plus en plus lent », regrette Gérard Brémond.
Pour l’avenir, les projets de manquent pas, notamment sur Center Parcs Europe où le groupe veut profiter du rachat de Sunparks en avril dernier pour segmenter son offre avec d’un côté un pôle cinq étoiles composé des 17 villages Center Parcs et un autre trois à quatre étoiles basé sur Sunparks (4 villages). Le président Brémond a confirmé qu’un cinquième Center Parcs en France est toujours en projet en Rhône-Alpes. Parallèlement, dans le domaine du développement immobilier, 650 maisons et appartements seront livrables en 2007-2008 dont un certain nombre actuellement en rénovation à Courchevel (Chalets du Forum), aux Ménuires, à La Tania (Courchevel), Tignes Grande Motte ou Val-d’Isère (Aquila). Par ailleurs, des programmes immobiliers sont en cours, comme à Chamonix ou Avoriaz. Mentionnons enfin que sur l’exercice 2006-2007, les ventes se sont établies à 1,5 milliard d’euros (+ 9,6 %) avec un bénéfice net de 75,2 millions (+2,1 %).
François COUDURIER

Paru dans l’édition 38H du 18/12/2007


ÉCONOMIE
Le créateur d’Avoriaz planche sur l’avenir du tourisme
Interview de Gérard Brémond
par La Rédaction du DL | le 06/03/08 à 06h00

Gérard Brémond

A l’heure du réchauffement climatique et des interrogations sur l’avenir du tourisme en montagne, rencontre avec Gérard Brémond qui fut visionnaire il y a 40 ans en créant Avoriaz (Haute-Savoie), la station sans voiture. A 71 ans, il dirige le groupe Pierre & Vacances, leader européen de la résidence de vacances.
Racontez-nous la naissance d’Avoriaz et cette idée folle conduite avec Jean Vuarnet…

- Jean Vuarnet avait lancé le principe d’une station et de l’équipement d’un domaine skiable, avec son papa et l’appui espéré de Louison Bobet, qui s’est en fait rapidement tourné vers la thalassothérapie. Il avait donc un besoin financier. Il a présenté le dossier à papa, on a repris l’idée et l’on s’est réparti les tâches. Ce qui était assez novateur, c’est l’introduction de trois jeunes architectes, qui avaient le même âge que moi, 27 ans, et complètement inexpérimentés. Ça a fait la bande des quatre et Jean Vuarnet pour le ski. Nous sommes partis à contre-courant des tendances de l’époque : le tout-voiture et le tout béton. Nous avons introduit une notion architecturale extrêmement humble, intégrée à la topographie et non pas affirmant la puissance de l’homme avec de grandes tours et de grandes barres. Et en même temps, c’est une expression architecturale très créative par la volumétrie, une architecture douce, très enveloppante. La station a ouvert à Noël 67, en pleine période soixante-huitarde, c’était en quelque sorte un cri de liberté.
Quelles sont les clés de la « success story » Pierre & Vacances ?

- Avoriaz a été l’acte fondateur, la base de tout. D’abord, le principe du sans-voitures a été repris dans tous les villages et l’architecture avec le principe de développement durable aussi. Nous sommes toujours dans cette mouvance, cette continuité. La deuxième chose, c’est l’intégration verticale de l’activité, du terrain à aménager jusqu’à la petite cuillère. Nous appliquons aussi le même « business model » avec un parc touristique financé par les acquéreurs. On génère le flux et l’on assure la gestion pour le compte des investisseurs.
Vous faites partie d’un groupe de travail (¹) qui doit plancher sur un plan « Destination France 2020″. Quelles sont les pistes de réflexion ?

- Il s’agit de définir des objectifs d’évolution de l’offre touristique par rapport à la concurrence mondiale. Des rénovations, des adaptations sont nécessaires. En terme d’aménagement du territoire d’abord, car aujourd’hui, 20% du territoire hexagonal accueille 80% des touristes. Ce qui veut dire qu’il y a un or vert : l’intérieur du territoire offre des potentialités énormes. La copie sera rendue en juin.
Face aux évolutions climatiques, referiez-vous Avoriaz à l’identique ?

- Quasiment à l’identique, oui. C’est une conception simpliste Avoriaz, mais comme toute conception simpliste, elle dure. D’abord, la montagne l’hiver, c’est le ski. Et pour avoir du ski, il faut de la neige. Alors l’option altitude, c’est sûr on l’aurait choisie à nouveau. Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes dans la stratégie établie à Avoriaz, il y a 40 ans.
À bientôt 71 ans, vous préparez votre succession ?

- Ce n’est pas du tout à l’ordre du jour ! D’abord parce que la santé et l’énergie sont là. Ensuite, parce que jamais nous n’avons conduit de projets aussi enthousiasmants, innovants et diversifiés qu’actuellement.
(¹) Ce groupe de travail a été réuni par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et Luc Chatel, secrétaire d’État.

REPÈRES
BIOGRAPHIE
Né le 22 septembre 1937, Gérard Brémond est licencié ès sciences économiques et diplômé de l’institut d’administration des entreprises. Il est entré dans l’entreprise familiale de construction de logements à 24 ans. Passionné d’architecture, sa rencontre avec Jean Vuarnet est à l’origine de la création d’Avoriaz. Un modèle essaimé un peu partout en Europe. En acquérant successivement Orion, Gran Dorado, Center Parcs et Maeva, le groupe Pierre et Vacances est devenu leader européen de la résidence de tourisme.
PIERRE & VACANCES
Introduit en bourse en 1999, le groupe affichait un résultat de 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2006. Il compte 8 600 collaborateurs (15 000 en période de pointe), un parc de 45 000 appartements et un portefeuille de plus de 6,5 millions de clients dont 50% d’étrangers.

Propos recueillis par Virginie BORLET
Paru dans l’édition 38H du 06/03/2008

TOURISME
Le CDT à mi-parcours
par La Rédaction du DL | le 11/07/08 à 06h14

Mettre le client au coeur du dispositif et renforcer l’expertise proposée aux professionnels. Le plan stratégique 2006/2008 du CDT (Comité départemental de tourisme) s’organise autour de ces deux axes, qui ont donc guidé l’essentiel des actions menées en 2007.
Une année Internet

Internet aura été la grande priorité, avec le développement du nouveau site internet et de la plate-forme de réservation en ligne Résa38.
Le nouveau site a été lancé en juin 2007. « Le but est de séduire le client avant, pendant, et après son séjour » explique Eric Lecocq, responsable du pôle Promotion et Communication. Le site a ainsi été revu de fond en comble, laissant la part belle aux flashs, photos, vidéos. La technique web 2.0 a été intégrée, permettant au client « de devenir acteur de la promotion du département, en postant ses commentaires, photos de vacances, etc. ». Un changement radical qui a peiné à s’installer. « Au bout de six mois, le site attirait 20 000 visiteurs par mois, ce qui n’est pas extraordinaire ».
Grand chantier de ce plan stratégique, la plate-forme de réservation en ligne, Résa38, a ouvert le 1er juillet 2008. Elle propose aux communes non équipées de bénéficier du système, celles déjà équipées pouvant garder le leur mais avec un lien sur Résa38.
Outre les nouvelles technologies, l’accent a été mis sur le pôle « observation », avec notamment une enquête sur le comportement des Rhône-Alpins en région. L’Isère est leur première destination, été comme hiver. « Les Isérois consomment leur propre territoire à la journée, et constitue notre premier bassin de clientèle » a souligné Carine André, responsable du pôle.
La promotion du département s’effectue en Isère mais aussi en dehors. La maison de l’Isère à Paris a présenté son bilan, renforcé par le partenariat avec les parcs nationaux de France.
Quant aux projets 2008, « ils sont marqués par la continuité : promotion d’Internet, identification de cibles clients,… » précise Christian Pichoud, président du CDT. Marqués aussi par deux projets d’envergure, mais encore largement conditionnels : l’installation d’un « Center parcs » à Roybon, et la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. « Ces projets permettent dans tous les cas de dynamiser la réflexion sur l’aménagement du territoire. »

Paru dans l’édition 38H du 11/07/2008 (51921)

POLITIQUE
Les socialistes inquiets
par La Rédaction du DL | le 19/07/08 à 05h02

C’est pour évoquer les dossiers sensibles du moment que les deux groupes socialistes du Conseil régional et du Conseil général de l’Isère ont planifié une rencontre hier à Grenoble. Parmi les sujets abordés : Giant, le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise, la formation des bénéficiaires du RMI et Center Parcs.
Sur ce dernier point, le vice-président de la région Rhône-Alpes Bernard Soulage et le conseiller départemental et président de groupe Christian Nucci ont réaffirmé leur position commune : « Nous souhaitons porter très loin ce dossier qui, on l’espère, finira par aboutir favorablement. L’implantation de Center Parcs serait une chance pour notre département mais aussi pour la région puisqu’elle favoriserait l’emploi et le tourisme ».
Moins d’aides de l’Etat

Mais ce qui semble aujourd’hui inquiéter les conseillers socialistes des deux assemblées est consécutif aux annonces faites il y a une semaine par le gouvernement. Le Premier ministre François Fillon a en effet déclaré le 10 juillet que les concours de l’État aux régions, départements et communes stagneront en volume à partir de 2009. Et ceci dans le cadre de « l’engagement fondamental du gouvernement de ramener les finances publiques à l’équilibre en 2012″.
MM. Nucci et Soulage ont expliqué que l’État « en agissant ainsi, allait forcer les collectivités à faire des choix drastiques », alors même que le département et la Région veulent « maintenir le bon niveau de services proposés à la population ».

Ève MOULINIER
Paru dans l’édition 38C du 19/07/2008 (41268)


LES CHAMBARANS
Center Parc et CSDU, le débat piégé
par La Rédaction du DL | le 30/10/08 à 05h49

La Frapna Isère ne cache pas qu’elle risque de prendre des coups avec ce débat sur le Center Parc.
En effet, depuis environ dix-huit mois, un autre projet suscite une levée de boucliers de la part des habitants et élus des Chambarans : un centre de stockage des déchets ultimes (CSDU), destiné à remplacer la très controversée décharge d’Izeaux. Il devrait lui aussi être érigé sur le vaste territoire de la commune de Roybon, mais sur le versant Toutes-Aures, le Center Parc étant prévu aux confins de la Drôme.
En faisant part de ses craintes vis à vis du Center Parc, la Frapna pourrait se voir reprocher de faire dans le deux points deux mesures, ce dernier projet promettant tout de même 700 emplois dans un secteur qui a en a bien besoin. « Nous en sommes conscients», indique Claire Huan, chargée des relations presse à l’association environnementaliste. « Mais le développement économique d’une région ne doit pas se faire à n’importe quel prix ».
Les craintes de la Frapna sont à peu près les mêmes que celle des opposants au CSDU : impact sur l’eau, sur le trafic routier…
« Nous avons la même position sur le CDSU, le problème est que nous avons encore moins d’informations que sur le Center Parc », résume Chantal Gehin.
Concernant ce dernier Marcel Bachasson espère très bientôt lever le voile : « Jusque-là, les financements du Center Parc par le conseil régional n’étaient pas totalement assurés. Lorsqu’on aura avancé là-dessus, on pourra dire que le projet sera défini à 95 % ».

E. S-B.
Paru dans l’édition 38H du 30/10/2008 (50516)

LES CHAMBARANS
Un projet de Center Parc qui inquiète
par La Rédaction du DL | le 30/10/08 à 05h50

Bien que ses contours demeurent encore assez flous, le projet de centre de vacances Center Parc dans les Chambarans, porté par le groupe Pierre et Vacances et soutenu par le Conseil général de l’Isère, inquiète les environnementalistes.
Lors de son dernier conseil d’administration, la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) de l’Isère a voté une motion faisant part de ses « inquiétudes ». Elle pointe notamment le « gigantisme du projet », avec 1 000 cottages sur 206 hectares dans le bois des Avenières sur la commune de Roybon, s’interroge sur la gestion de l’eau (approvisionnement, traitement), des déchets, et sur le développement des transports, notamment le trafic sur les voies d’accès et à l’aéroport de Grenoble-Isère. Enfin, la Frapna craint que l’implantation du Center Parc ne nuise aux corridors biologiques.
« La Frapna a bien raison de s’interroger, nous allons lui donner toutes les explications qu’elle demande », assure Marcel Bachasson. Mais, pour l’heure, le maire et conseiller général de Roybon ne tient pas à s’exprimer davantage. « Le Conseil général et Pierre et Vacances vont rencontrer d’ici la fin du mois la Frapna, et l’associeront au projet. À ce moment-là, nous pourrons davantage communiquer ».
L’association environnementaliste est également consciente que « le projet n’est pas tellement avancé ». Cependant, Chantal Gehin, sa représentante auprès du Coderst (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques), se montre d’ores et déjà extrêmement dubitative sur l’impact hydrogéologique du projet. « On va installer l’équivalent d’une ville de 4000 habitants, avec 600 salariés en permanence sur le site. L’hydrogéologie du massif des Chambarans est encore mal connue, nous voyons mal comment on pourrait mesurer l’impact des pompages en eau ».
Elle se dit cependant prête à « nouer le dialogue » avec les porteurs du projet.

Emmanuel SAINT-BONNET
Paru dans l’édition 38H du 30/10/2008 (50514)

CONSEIL GENERAL
Plan Climat et filière photovoltaïque
par La Rédaction du DL | le 24/01/09 à 07h24 

L’élaboration du Plan Énergie/Climat du département devrait, d’après les souhaits du vice-président Serge Revel, intervenir d’ici « un an et demi ». Quant à la filière photovoltaïque, déjà présente en Isère, elle a fait l’unanimité lors de cette dernière session du Conseil général. Beaucoup de conseillers voient en elle « une source d’emplois non délocalisables » et une possibilité de diversifier durablement l’industrie iséroise.
Et pour Center Parcs, alors ?

Le 7 février prochain, le président du Conseil général de l’Isère André Vallini rencontrera le président de la Région Jean-Jack Queyranne et le PDG de Pierre-et-Vacances pour parler de l’avancement de ce projet qui aurait pour site la commune de Roybon.
Évolution des institutions territoriales

Alors qu’une réflexion a été engagée à la demande du président de la République sur la réorganisation territoriale de la France, le Conseil général de l’Isère a fait passer hier une motion « sur l’évolution des institutions territoriales », affirmant l’importance des départements en France en tant qu’institution démocratique et support de l’action publique.

Paru dans l’édition 38H du 24/01/2009 (50687)

CHAMBARANS
Un important travail de débroussaillage réglementaire
par La Rédaction du DL | le 28/01/09 à 05h41

Le président du Conseil général André Vallini avait annoncé le projet de Center Parc de façon presque fortuite, un soir d’inauguration à l’aéroport de Grenoble-Isère, en décembre 2007. Et, depuis, tous les acteurs du dossier ont dosé leur communication. Au premier rang, Marcel Bachasson, maire et conseiller général de Roybon. En grande partie parce qu’il a dû accomplir un important travail de débroussaillage réglementaire, toujours en cours aujourd’hui.
Il a fallu toiletter le plan local d’urbanisme (PLU), ce fameux document qui fait si souvent débat dans les communes. Une première réunion publique a eu lieu le 18 décembre. Avant cette réunion, Marcel Bachasson avait déminé le terrain en rencontrant le monde agricole, les associations locales, environnementales, et les artisans et commerçants locaux.
Au mois d’octobre dernier, la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) était montée aux créneaux, faisant part notamment de ses craintes sur l’empreinte écologique que laisserait le millier de cottages annoncé dans le projet. Depuis, le dialogue avec M. Bachasson s’est noué. Mais le gros morceau reste le volet financier. Le groupe Pierre et Vacances estime le chantier à 387 millions d’euros. Le Conseil général a inscrit 15 millions sur sa ligne budgétaire sur le tourisme. Soit l’équivalent de la construction d’une soixantaine de cottages.

CHAMBARANS
Le projet de Center parc
par La Rédaction du DL | le 28/01/09 à 05h42

Une importance « inqualifiable ». C’est ce que le Conseil général, selon son élu de Roybon Marcel Bachasson, attache au Center Parc des Chambarans, dont l’ouverture est prévue pour 2013. Un sentiment que semble partager la population de ce massif, au vu de l’imposante foule venue assister à la réunion publique sur ce futur équipement touristique, organisée hier soir à Roybon.
L’attente d’information a, il est vrai, été longue (lire ci-dessous) sur ce dossier porté par le groupe Pierre et Vacances. Elle n’aura été toutefois satisfaite que partiellement. Jean-Michel Clotz, directeur du développement de Pierre et Vacances, a tenu à être clair dès le début de son intervention : « Ceci n’est qu’une esquisse, des grandes lignes, cette réunion ne portant que sur la modification du plan local d’urbanisme de Roybon ».
« L’aménagement respectera ce site très doux, très boisé et entouré de surfaces agricoles », a tenu à préciser Thierry Huot, architecte-paysagiste du projet. Selon lui, la nature de cette forêt exploitée permettra « d’implanter le bâti sans trop de déforestation ». Les zones reboisées seraient alors « de véritables corridors pour la faune et le gibier », et « des micro-mares capteront les eaux de toiture pour éviter de surcharger les réseaux à l’extérieur ».
Concernant les eaux usées, le Conseil général envisage de les traiter dans une station d’épuration hors bassin versant, soit à La Côte-Saint-André, soit à Saint-Marcellin. « Tout sera fait pour que les tarifs de l’eau ne soient pas modifiés », a affirmé Marcel Bachasson.
Une soixantaine de métiers dans un Center Parc

Marie Balmain, chargée du développement durable, de son côté, a indiqué que le groupe collabore avec le WWF, notamment pour la gestion de l’eau et des déchets. Pour la partie énergie, la solution de la chaufferie bois semble avoir ses faveurs. La question du projet de CSDU (centre de stockage des déchets ultimes), prévu lui aussi à Roybon, a bien entendu été évoquée par le public. S’y déclarant « hostile », Jean-Michel Clotz a renvoyé la question aux élus. Selon Marcel Bachasson, le Conseil général « regarde vers d’autres sites, ce qui est bon signe ». Il a annoncé une prochaine rencontre avec le nouveau préfet.
Concernant le recrutement, celui-ci s’effectuera pour la plupart dans la région, et les formations seront multiples, « une soixantaine de métiers existant dans un Center Parc ». Les responsables du groupe ont pris langue avec le Conseil régional pour le volet formation. Le dimensionnement du réseau routier suscita aussi des questions. Selon Jean-Michel Clotz, les flux de circulation se diviseront entre le sud et le nord du massif « et seront assez bien répartis entre les routes de Saint-Marcellin et de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs ».
Marcel Bachasson se montra de son côté confiant sur le calendrier de travaux d’aménagement des points noirs routiers. Mais pas question pour autant « de créer des boulevards ». Quant au contournement du village de Roybon, dont la traversée reste malaisée, il pourrait voir le jour avant fin 2010.
LES CHIFFRES
L’ÉQUIPEMENT
Environ 1000 cottages d’une surface de 60 à 80 m², soit 5 470 lits sur 200 ha.
LES EMPLOIS
Pierre et Vacances annonce 697 emplois plus « entre 80 et 100 emplois induits ». Soit 460 équivalents temps plein ventilés ainsi : nettoyage 334, bars et points de restauration 132, activités loisirs 100, administration et sécurité 62, commerces 43, maintenance 26.
LES RETOMBÉES FISCALES
Les prévisions de taxes foncières atteignent les 252 000 € par an, la taxe professionnelle 713 000 €.

Emmanuel SAINT-BONNET
Paru dans l’édition 38H du 28/01/2009 (51996)

 

CENTER PARCS CHAMBARANS
Protocole d’accord en juillet

Le président du conseil général André Vallini a annoncé hier la signature, en juillet, d’un protocole d’accord entre le Département, la Région et le groupe Pierre et Vacances, porteur du projet de Center Parcs à Roybon. André Vallini a réuni à Paris le président du conseil régional Jean-Jack Queyranne, et le président de Pierre et Vacances Gérard Brémond. Ont été abordés le planning du projet, l’utilisation de la filière bois-énergie et bois-construction, et plus généralement tous les aspects liés au développement durable et à l’intégration du projet dans l’environnement qui nécessitent l’aide de la Région. La construction du complexe touristique devrait s’achever en 2013. Le projet, actuellement au stade de la concertation, est estimé à 370 millions d’euros, et devrait générer 750 emplois durant le chantier, puis 700 emplois pérennes.

Paru dans l’édition 38C du 14/02/2009 (40096)

CENTER PARCS
Qu’en pensent les Verts ?
par La Rédaction du DL | le 01/03/09 à 07h49

Jusque-là, les Verts n’avaient pas ou si peu pris position sur le projet de création d’un Center Parcs dans les Chambarans. Laissant délibérément les associations environnementales monter au créneau. Une stratégie que reconnaît Maurice Le Calvez, animateur du parti écologiste pour Beaurepaire et la plaine de la Bièvre : « Nous nous concentrons sur le versant aménagement du territoire du dossier ».

« Un aménagement opportuniste du territoire »

Les écologistes estiment d’ores et déjà qu’il s’agit d’« un aménagement opportuniste du territoire ». « Le projet a atterri à Roybon parce que la Drôme du nord n’en voulait pas », affirme M. Le Calvez. À partir de là, les Verts s’interrogent : « Cette nouvelle ville de 4 000 habitants va-t-elle répondre aux besoins de la population locale, alors que la taxe professionnelle va disparaître, alors que les communes s’efforcent de faire face à l’accroissement des populations en conservant les terres agricoles ? » Au-delà de la question de l’eau et de l’énergie, les Verts craignent que « seuls les emplois subalternes et précaires reviennent à la population locale ». Ils pensent aussi que le Center Parcs pourrait menacer, au plan financier, le tourisme local, « basé sur la culture et les rapports sociaux avec la population locale ».
Cette irruption des Verts dans le débat se veut toutefois sereine : « Pas question de diaboliser la démarche de Marcel Bachasson, le maire et conseiller général de Roybon », assure Maurice Le Calvez. « Nous savons qu’il cherche, avec ce projet, à sortir de la crise de l’emploi et à pallier la baisse des moyens financiers des collectivités locales ».
LE PROJET
Le groupe Pierre et Vacances envisage la création d’un Center Parcs comprenant un millier de cottages, d’une surface de 60 à 80 m², soit 5 470 lits sur 200 ha.

Emmanuel SAINT-BONNET
Paru dans l’édition 38C du 01/03/2009 (40985)


CHAMBARANS
Center Parc : les collectivités paieront davantage
par La Rédaction du DL | le 17/06/09 à 05h01

Tous les acteurs du dossier en conviennent. Cela ne remet nullement en question le projet de Center Parc des Chambarans, à Roybon. Mais une remise à plat du montage financier apparaît nécessaire.
Dans une lettre à Gérard Brémond, président du groupe Pierre & Vacances, propriétaire des Center Parc, le président du Conseil général André Vallini annonce que « la parité entre le Département et la Région n’est plus respectée, puisque cette dernière, qui est pourtant la collectivité compétente en matière économique et touristique, n’apporterait plus que cinq millions d’euros ».
Initialement, les conseils général et régional devaient débloquer chacun 15 millions d’euros de subventions pour ce projet de 387 millions, devant générer 700 emplois.
Un projet de 387 millions d’euros

Bernard Soulage, vice-président du Conseil régional et élu isérois, n’a pas tenu à s’exprimer pour le moment sur le dossier. Il nous a cependant fait savoir que des arbitrages étaient en cours avec le président Jean-Jack Queyranne et Pierre & Vacances.
De son côté, le conseil général a ressorti sa calculette. « Le projet (…) induit des investissements publics d’accompagnement (voirie, eau potable, assainissement), dont le coût de 28,3 millions d’euros, bien supérieur aux prévisions initiales, serait assuré par le Département à hauteur de 14,4 millions », écrit André Vallini, faisant ainsi monter sa contribution à 29,4 millions.
Une somme que le président du Conseil général refuse de mettre sur la table, la crise actuelle provoquant « une perte prévisible d’environ 50 millions d’euros sur les recettes des droits de mutation « .
Il propose donc de plafonner sa participation à la même hauteur que celle de la Région, une fois terminées les négociations avec Pierre & Vacances.
Le reste serait pris en charge par les collectivités locales concernées : commune de Roybon, communauté de communes de Chambaran et Sivom (syndicat intercommunal à vocation multiple) de l’agglomération de Saint-Marcellin, en charge de la station d’épuration.
Marcel Bachasson, maire et président des deux premières, est prêt à participer. « Même si nous consacrons davantage de finances, nous nous rembourserons en prélevant sur les recettes générées par le Center Parc : taxes foncière, de séjour et professionnelle, l’Etat nous garantissant la compensation intégrale de cette dernière quand elle sera supprimée.
La question est maintenant de savoir sur combien de temps nous effectuerons ces prélèvements ».
Il assure pouvoir finaliser ce nouveau montage « début juillet au plus tard… Le projet est en train de s’ancrer. Il vaut mieux discuter de cela maintenant que dans trois mois », poursuit-il.
REPÈRES
L’intercommunalité modifiée par la présence du parc
Prévue aux alentours de 2014, l’installation du Center Parc de Roybon modifie toutefois déjà la morphologie de l’intercommunalité locale, telle qu’elle s’articule aujourd’hui.
Lors du dernier conseil municipal de Saint-Marcellin, le maire Jean-Michel Revol a annoncé que les eaux usées du centre de vacances seraient retraitées par la station d’épuration du Sivom de l’agglomération, qu’il préside. La capacité de l’équipement devrait ainsi passer de 26 000 à 35 000 habitants.
Le Center Parc repousse donc les frontières du Sivom, jusque-là limitées à Saint-Marcellin et aux communes limitrophes.
Il devra en effet accueillir également les membres du Sieg (syndicat intercommunal des eaux de la Galaure).
De plus, le raccordement du réseau s’effectuera via les communes de Chasselay et de Varacieux, toutes deux adhérentes de la communauté de communes de Vinay.
Une réflexion pourrait ainsi s’engager sur un éventuel transfert de compétence au syndicat mixte du Pays du Sud-Grésivaudan, qui englobe entre autres les communes de Saint-Marcellin et Vinay et qui est présidé par… Jean-Michel Revol.

Emmanuel SAINT-BONNET
Paru dans l’édition 38B du 17/06/2009 (6ac83546-5a94-11de-8073-264fbb116efb)


CENTER PARC DES CHAMBARANS

La Région apportera 7 millions d’euros

Suite au courrier du président du conseil général André Vallini au président du groupe Pierre & Vacances Gérard Brémond, à propos du projet de Center Parc de Roybon (notre édition du 17 juin), le président du conseil régional Jean-Jack Queyranne a tenu à apporter certaines précisions. Hier jeudi, dans une lettre à André Vallini, il annonce ainsi « un effort financier global de la Région de l’ordre de sept millions d’euros ». Mais il revient également sur « la rupture de parité entre la Région et le Département » pointée par M. Vallini. Ce « principe de parité d’intervention (…) n’avait jamais été avancé ni retenu », écrit-il, alors que le président du conseil général tablait au départ sur 30 millions d’euros, à parts égales entre les deux collectivités. Jean-Jack Queyranne indique maintenant souhaiter savoir si le Département « entend continuer à soutenir ce projet et si oui à quel niveau de financement et selon quelles modalités ». Et ce avant la présentation du projet au conseil régional le 9 juillet…
Paru dans l’édition 38H du 19/06/2009 (f8d1d310-5a76-11de-8073-264fbb116efb)

CONSEIL GÉNÉRAL
Center Parc et CSBJ : Vallini répond…
par La Rédaction du DL | le 20/06/09 à 05h03

Suite à l’annonce de Jean-Jack Queyranne, président de la Région, d’un apport de 7 millions d’euros au futur projet de Center Parc à Roybon, André Vallini lui a envoyé une lettre stipulant que cette somme était bien en deçà des espérances iséroises. Notamment en comparaison de la participation départementale qui s’élèvera à 15 millions d’euros. « Le niveau d’engagement de la Région, collectivité chef de file dans les domaines du développement économique et du tourisme, limité à 7 M€ pour un projet de 285M€ (auxquels il faut ajouter 28M€ pour les équipements publics d’accompagnement) nous semble bien faible ».
Après l’épisode du probable désengagement de la Région sur le CSBJ (lire ci-dessous), les relations entre le Département et la Région semblent un peu crispées…
Et le CSBJ

Lors de la première partie de cette session, qui a eu lieu jeudi après-midi, le Conseil général avait voté l’octroi d’une subvention spéciale (et controversée) de 500 000 € à l’association du club de rugby berjallien, le CSBJ, sous la forme d’une avance des aides attribuées chaque année. Hier, André Vallini a commenté son vote : « J’ai voté contre l’amendement qui ne conditionne plus l’aide du Département, à parité, à celle de la Région (Ndlr : celle-ci semble s’être désengagée du dossier). Mais j’ai voté pour la délibération globale pour ne pas aller contre l’avis de notre assemblée. Reste que cette délibération est celle qui m’a le plus embarrassé depuis mon arrivée à la présidence du Conseil. Et d’ailleurs, je proposerai bientôt de supprimer toute aide aux clubs professionnels, afin de recentrer notre action sur les clubs formateurs ».

Paru dans l’édition 38H du 20/06/2009 (fe35c400-5cbb-11de-bfa6-f6d010d08849)


ÉCONOMIE
Affichage d’opposition dans le Sud-Grésivaudan
par La Rédaction du DL | le 28/06/09 à 05h03

Depuis quelques jours, de discrètes affichettes sont apposées sur les murs du Sud-Grésivaudan. Titrées « Les raisons de notre opposition au projet de Center Parcs », elles sont signées QOCP, pour « Quelques opposants au Center Parc ». Ces opposants refusent qu’« un bien commun, le bois des Avenières à Roybon, soit accaparé par et pour l’intérêt privé », que ce projet soit « lourdement financé par la collectivité », et dénoncent « la propagande » qui présente « la destruction de plus de 50 ha de forêt comme du développement durable ». QOCP rejette d’ailleurs cette dernière notion comme « nouvelle pierre angulaire de la société industrielle ». Enfin, ces personnes invitent la population à « dénoncer ce projet » par voie d’affichage. Suivent une adresse postale à Renage et un e-mail (qocp@orange.fr). Contactés par ce biais, les auteurs de cet affichage nous ont indiqué ne pas vouloir, pour le moment, communiquer davantage sur cette initiative.

Paru dans l’édition 38H du 28/06/2009 (9b855082-6350-11de-a89b-55defe01c727)


ROYBON
Le projet « Center Parcs » fait des remous
par La Rédaction du DL | le 04/07/09 à 05h03

Pas contre, mais pas pour dans les conditions actuelles. « Nous ne sommes pas opposés au projet de Center Parcs dans les Chambarans, dit Olivier Bertrand, conseiller général. Mais nous ne voulons pas que le Conseil général accorde une aide (autour de 15 M€) à un grand groupe (Pierre et Vacances), leader européen et qui a dégagé 100 millions d’euros de bénéfices. C’est un projet de 300 M€ environ, ce ne sont pas les 15 du Département qui empêcheraient de le réaliser ».
Quand bien même le concept ne représente pas le modèle de développement touristique préféré des écologistes, c’est plus la forme du débat qui les gêne aujourd’hui. « Ce n’est pas un projet de développement durable, note aussi Marie-Odile Novelli, vice-président au Conseil régional. Et l’on s’étonne d’ailleurs que le Conseil général ait fait savoir quel montant il attendait du Conseil régional. De toute évidence, cette entreprise privée n’a pas besoin de l’argent public, il serait mieux utilisé ailleurs. En plus, on sait que les clients de ces parcs n’en sortent pas lors de leurs séjours et que les retombées sur l’économie locale sont faibles ».
« Quant au montage financier, c’est une opération de défiscalisation immobilière alors que le projet n’est, dans le contexte économique actuel, pas rentable, avec un prix de vente des « cottages » au-dessus du marché », conclut Olivier Bertrand.
Des opposants au grand jour

Par ailleurs, des affichettes ont fait leur apparition sur les murs. Titrées « Les raisons de notre opposition au projet de Center Parcs », elles sont signées QOCP, pour « Quelques opposants au Center Parcs ». Ces opposants refusent qu’« un bien commun, le bois des Avenières à Roybon, soit accaparé par et pour l’intérêt privé », que ce projet soit « lourdement financé par la collectivité », et dénoncent « la propagande » qui présente « la destruction de plus de 50 ha de forêt comme du développement durable ».

J-B. V.
Paru dans l’édition 38B du 04/07/2009 (89f33532-636e-11de-a89b-55defe01c727)

CONSEIL RÉGIONAL
Une proposition de Jean-Jack Queyranne : les JO d’Annecy inscrits à l’emprunt national ?
par La Rédaction du DL | le 07/07/09 à 05h03

Jean-Jack Queyranne le martèle : « L’intérêt des Rhônalpins n’est ni de gauche ni de droite (…). Je n’ai pas d’a priori idéologique pour aborder les dossiers. » Cette conviction présidentielle a des allures de rappel au réglement vis-à-vis des Verts régionaux qui ne cachent pas tout le mal qu’ils pensent de deux dossiers. Ceux-là même qui constitueront jeudi, l’ossature de l’assemblée plénière du conseil régional : le soutien de la candidature d’Annecy pour les J.O. d’hiver de 2018 et le projet de Center Parcs à Roybon-en-Isère.
Concernant les J.O., Jean-Jack Queyranne veut « un engagement résolu de la Région à la candidature d’Annecy. » D’ailleurs, la Région a prévu de mettre 2,5 millions d’euros dans la structure (un G.I.P) qui sera chargée de préparer cette candidature, dont un million sera consacré à des études préparatoires. Et tant pis si lors d’un précédent examen dans l’hémicycle, les Verts avaient dit non comme un seul homme à ce soutien. Pour le président de l’exécutif, cette candidature « peut être un formidable accélérateur de projets, notamment dans le domaine des transports. » Un brin malicieux, Jean-Jack Queyranne va jusqu’à suggérer au Premier ministre d’inscrire la candidature annécienne, « cet investissement d’avenir », pour reprendre le vocable de Nicolas Sarkozy, à l’emprunt national. « On parle d’un emprunt de 100 milliards d’euros », avance Jean-Jack Queyranne. Dès lors, « pourquoi ne pas en consacrer un à ce dossier ? »
En tout cas pour Jean-Jack Queyranne, « Annecy a toutes ses chances si son projet a une haute valeur sportive, environnementale et populaire » sur le modèle (réussi) des championnats du monde de Val-d’Isère.
Center Parcs en Isère :

soutien sous conditions

Autre pomme de discorde avec les Verts, le Center Parcs prévu dans les Chambarrands en Isère. Ce projet de village de loisirs a le soutien sous conditions du président Queyranne. Ainsi, il n’est pas question pour la Région de verser des subventions au promoteur Pierre et Vacances qui seraient autant de chèques en blanc.
En revanche, la Région s’engagera à participer au financement d’actions ciblées. Par exemple, la Région pourrait abonder pour la formation qualifiante des futurs employés (le projet prévoit la création de 600 emplois environ) recrutés parmi les chômeurs de l’Isère et de la Drôme voisine. Ou, au titre de l’aide à la filière-bois, aider au financement de la construction des futurs cottages (au nombre de 500) sous réserve que ceux-ci soient édifiés en bois. Au total, la Région pourrait s’investir à hauteur de 7 millions d’euros, « mais » a prévenu Jean-Jack Queyranne : « Si nos conditions ne sont pas remplies, il n’y aura pas un sou. »
Toutes ces conditions suffiront-elles à adoucir la position des Verts ? Depuis les élections européennes et à quelques mois des régionales de 2010, la tendance est plus à la surenchère qu’au compromis. Au sein de l’exécutif de Rhône-Alpes comme ailleurs…

Georges BOURQUARD
Paru dans l’édition 26C du 07/07/2009 (5e84f0cc-6a42-11de-9448-753649605af1)


POLITIQUE
 JO: la Région vote Annecy malgré l’opposition bruyante des Verts
par La Rédaction du DL | le 10/07/09 à 07h00

Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy, Christian Monteil, président du Conseil général de la Haute-Savoie, Denis Masseglia, président du CNOSF (Comité national olympique et sportif français), le médaillé olympique Antoine Dénériaz : c’est le comité exécutif au grand complet d’Annecy ville candidate aux JO d’hiver de 2018 qui avait fait hier le déplacement au siège de la Région Rhône-Alpes.
L’assemblée régionale avait à se prononcer sur son soutien à cette candidature sur le plan moral mais aussi financier.
En effet, Rhône-Alpes apportera 2,5 millions d’euros sur les 15 millions qui seront consacrés aux études techniques et aux efforts de promotion avant le choix final du CIO dans deux ans.
Comme ils l’avaient annoncé, ce dossier a été l’occasion pour les Verts (et également le groupe Parti de Gauche), de faire entendre leur différence. Les Verts ont boycotté l’audition des porteurs du projet après que l’Isérois Gérard Leras se soit étonné qu’aucun opposant aux JO n’ait été invité à prendre la parole. Les Verts, arborant pancartes et banderolles, rejoignaient alors des militants écologistes dans les couloirs du Conseil régional venus manifester bruyamment, au son

des cloches et des pétards, leur hostilité aux rencontres olympiques. « Une manifestation juvénile » lâchera Jean-Jack Queyranne.
A son retour dans l’hémicycle, Gérard Leras remettait à Jean-Jack Queyranne sa démission de la mission de médiation auprès des élus et associations du Val de Suze, en Italie, qu’il conduisait depuis 2005 pour le TGV Lyon-Turin.
En effet, dans le cadre de l’examen de la candidature d’Annecy, la Région insiste sur le développement des transports ferroviaires, mais pas assez sur le volet fret selon l’élu des Verts.
Malgré cet épisode qui préfigure les relations que les Verts entendent entretenir avec le reste de la majorité régionale jusqu’aux élections de 2010, les groupes de gauche et de droite, jusqu’au Front National, votaient Annecy pour 2018.
C’est à peu de choses près le même scénario qui était attendu dans la soirée sur l’autre dossier sensible de cette session. À savoir : le Center Parcs en projet à Roybon dans l’Isère.
« Mon approche n’est pas idéologique »
Les Verts y sont hostiles alors que la majorité de Jean-Jack Queyranne est diposée à financer des projets ciblés au sein de ce village de loisirs à hauteur de 7 millions d’euros.
L’UMP, par la voix de l’Isérois Jean-Pierre Girard, est également favorable à ce financement : « On ne laisse pas passer un projet créateur de 700 emplois » affirme-t-il même s’il regrette que la Région ne s’engage pas au même niveau que le département de l’Isère (15 millions d’euros).
En aparté, Jean-Jack Queyranne se refuse à tirer tout plan sur la comète concernant ses relations avec les Verts : « Mon approche des dossiers à moi n’est pas idéologique. J’ai d’abord le souci de l’intérêt des Rhônalpins ». Et d’ajouter : « Les Verts, ici, n’aiment pas le sport, ce n’est pas le cas de Daniel Cohn-Bendit qui a commenté des matches de foot pour une télé allemande »…

Georges BOURQUARD
Paru dans l’édition 74D du 10/07/2009 (ea9c8b42-6ca9-11de-a4f7-e60c3e110122)


CENTER PARCS
Le projet est bouclé
par La Rédaction du DL | le 24/09/09 à 05h05

Le cinquième village Center Parcs de France s’implantera bien en Isère, dans les Chambarans, à Roybon plus exactement. Le projet est bouclé, a indiqué il y a peu André Vallini, député et président du Conseil général de l’Isère.
15 millions d’euros d’aides du Département

« Après deux ans et demi d’implication personnelle, de mobilisation locale et de contacts à Paris, je confirme que le plan de financement du projet de Center Parcs des Chambarans est bouclé. Une demande de permis de construire a été déposée par le groupe Pierre et Vacances ».
Un projet qui verra le soutien financier du Département pour sa réalisation à hauteur de 15 millions d’euros : « sept millions pour les cottages du Center Parcs et huit millions pour les équipements publics nécessaires à sa réalisation : accès, alimentation en eau et assainissement. Les collectivités locales sont aussi mobilisées autour de Roybon, de Saint-Marcellin et de Vinay ».
Andre Vallini confirme que le projet devrait générer « 750 emplois pour sa construction et 700 emplois permanents (470 équivalents temps plein) pour son fonctionnement, hiver comme été ».

REPÈRES
le center parcs
en chiffres
L’équipement Center Parcs compte environ 1 000 cottages d’une surface de 60 à 80 m2 soit 5 470 lits sur 200 hectares.
La société Pierre et Vacances annonce autour de 700 emplois plus 80 à 100 emplois induits.
Soit 470 équivalents temps plein qui concernent les secteurs suivants : nettoyage 334, bars et points de restauration 132, activités loisirs 100, administration de sécurité 62, commerces 43, maintenance 26.

Paru dans l’édition 38B du 24/09/2009 (2952af28-a4a0-11de-a75d-b0cbba2b351c)


PLUS BEAUX VILLAGES DE FRANCE
Avec Saint-Antoine-l’Abbaye, l’Isère « décroche » son plus beau village
par La Rédaction du DL | le 04/10/09 à 05h06

« Nous aimons Saint-Antoine-l’Abbaye mais nous ne pensons plus à venir parce que nous n’en entendons plus parler…»
Cette phrase, Elsa Giordanengo, présidente de l’association Saint-Antoine Développement (Asa), l’a trop entendue autour d’elle. Alors, depuis quelques mois, l’Asa organise plusieurs festivités, dont « Saint-Antoine en Moyen Âge », qui reprend beaucoup l’esprit des défuntes « Nuits médiévales » qui ont fait la renommée du village.
« Les auditeurs des Plus beaux villages de France sont passés juste avant la fête, alors que les rues étaient pavoisées de bannières et de blasons », se remémore la présidente.
La première candidature de la ville

Coïncidence ou pas, la commune iséroise obtenait quelques semaines plus tard le fameux label.
« C’est une grande fierté, je suis plus que contente, d’autant plus que c’était notre première candidature, souligne la maire, Marie-Chantal Jolland. Il faut savoir que seules 20 % des demandes aboutissent ».
Porté par la mairie, le dossier doit beaucoup à l’office de tourisme local (lire les Repères).
« Nous avons poussé dans ce sens parce que ce label nous semblait le plus adapté », affirme Florence Binet, responsable de la structure.
Élus, associatifs et professionnels du tourisme espèrent un regain de notoriété, notamment grâce à une visibilité accrue dans les guides touristiques.
Car le village est surtout connu des Isérois et des Drômois, mais assez peu de l’ensemble des Français et encore moins des touristes étrangers.
Un plus pour l’économie locale

« Cela va relancer la vie économique », ajoute la maire.
Cela tombe en tout cas à pic pour la commune, qui a connu un creux de la vague après l’arrêt des « Nuits médiévales », à l’été 2000.
« Textes en l’air », « Saint-Antoine en Moyen Âge » et la ténacité des associations locales lui ont permis de remonter peu à peu la pente de la notoriété.
Les Plus beaux villages de France devraient donner le coup d’accélérateur décisif.
Si chacun savoure ces lauriers, personne ne compte cependant s’y endormir.
« Nous espérons beaucoup que cela va inciter la municipalité et les habitants à fleurir et embellir le village », glisse Florence Binet.
« Économiquement, nous avons encore du mal, analyse Elsa Giordanengo. Nous accueillons surtout des visiteurs à la journée. Les chambres d’hôte sont de qualité mais pas suffisamment nombreuses. Et il n’y a pas un seul hôtel ».
Une donne que l’ouverture du Center Parc des Chambarans, prévue au milieu des années 2010, pourrait modifier.
REPÈRES
UN MÉMOIRE…
Amandine Roux-Bernard, jeune Antonine, a fait ses études en management du tourisme à l’université de Savoie. Son mémoire de première année de master portait sur les labellisations.

… UNE MISSION…
En stage à l’office de tourisme de Saint-Antoine-l’Abbaye, elle s’est vue confier la mission de rechercher les avantages, contraintes et retombées que pourrait apporter le label Plus beaux villages de France.

…. ET UN DIAGNOSTIC
Après un diagnostic comparatif de tous les labels, effectué par Amandine, c’est la candidature à celui des Plus beaux villages de France qui a été retenue par la mairie et l’office de tourisme.

Emmanuel SAINT-BONNET
Paru dans l’édition 38B du 04/10/2009 (5f9bc11e-b049-11de-b88a-63f4c4ef2592)


ROYBON
Projet de Center Parcs: 7 millions de la Région
par La Rédaction du DL | le 10/10/09 à 07h14

Le Center Parcs qui verra le jour en 2013 dans les Chambaran apportera tout ce qu’il faut de soleil dans ce secteur. Ce projet de 387 millions d’euros s’accompagnant de la création de 700 emplois était une opportunité trop belle en cette période de crise pour ne pas impulser une mobilisation générale.
Hier, à l’invitation de Marcel Bachasson, maire de Roybon et président de la communauté de communes de Chambaran, Jean-Jack Queyranne, président de la Région accompagné de Bernard Soulage, 1er vice-président délégué aux transports et Eliane Giraud, conseillère régionale déléguée à l’agriculture ont été accueillis sur place ainsi que Gérard Brémond, le P-dg de Pierre et Vacances, porteur du projet.
« Depuis deux ans, l’opération de construction de ce Center Parcs se poursuit », rappelait M. Bachasson. En juillet dernier, 7 millions d’euros ont été votés par la Région afin de soutenir « un projet de qualité qui respecte l’environnement », dit-il. « C’est aussi la garantie de l’implantation d’une entreprise pérenne ». Une certitude confirmée par Gérard Brémont puisque la structure disposera d’équipements couverts (piscine, bowling, club…) lui permettant de fonctionner quelles que soient les conditions climatiques. Trois facteurs ont prédéterminés le choix de Roybon pour créer ce cinquième Center Parcs développait le président de Pierre et Vacances : « d’abord parce que la Région se situe à 1 h 30 de Paris. Le second facteur est le terrain d’une grande surface sans avoir à trop déboiser et enfin les relations établies avec les collectivités ».
Le Département investit
« Derrière ce projet, il y a les emplois notamment des jeunes qui pourront travailler sur le territoire », relevait Jean-Jack Queyranne. Le président insistait également sur le soutien à la filière bois et au développement touristique : « Rhône-Alpes enregistre 150 millions de nuitées. Avec le Center Parcs, 1,5 million de plus est attendu ».
Le Département participera également au montage financier comme l’expliquait Erwann Binet, vice-président du conseil général de l’Isère en charge du développement économique représentant André Vallini, président du conseil général. Quelque 8 millions seront apportés pour la structuration des réseaux eau et assainissement. Il faut encore ajouter 7 millions de subventions pour les personnes qui investiront dans un des 1 000 cottages prévus. Une paille conséquente pour se mettre au vert.
REPÈRES
La Région s’engage
1,5 M€ pour l’insertion et la formation de personnes peu qualifiées : financement entre autres de 70 à 80 contrats d’aide et de retour à l’emploi durable (cared).
3,5 M€ pour la maîtrise des impacts environnementaux : gestion des déchets, actions de protection de la biodiversité…
1 M€ de soutien à la filière bois : valorisation du bois de Rhône-Alpes pour la construction, des cottages et le bois consommé avec la réalisation d’une chaufferie bois.
1 M€ pour le tourisme local et régional.

Estelle ZANARDI
Paru dans l’édition 38H du 10/10/2009 (1b0c754e-b4f8-11de-b710-e8b65a2060f3)

 

ROYBON
Le Center Parcs possible grâce à une majorité inattendue au Département
par La Rédaction du DL | le 17/10/09 à 05h51

Des socialistes et des UMP enthousiastes s’exprimant (presque…) en chœur, les Non-Inscrits et autres « Sans étiquette » se gardant bien de dépareiller, des Verts et un groupe communiste multipliant interrogations et réserves avant de se rejoindre dans une certaine hostilité au dossier, le projet de Center Parcs à Roybon aura constitué le plat de résistance de cette seconde journée de la Décision modificative n° 2 du Conseil général de l’Isère.
L’hébergement n’est pas l’assainissement

Et ce bien que la coopération décentralisée (Jean-Claude Peyrin, UMP, Meylan), la constitution d’une Société publique locale d’aménagement (Alain Cottalorda, PS, Bourgoin-Jallieu sud) ou la révision des principes d’application de la loi relative au dialogue social et à la continuité du service public sur le réseau TransIsère (Guy Rouveyre, Échirolles ouest) n’aient pas pour autant manqué de talent…
Bref, André Vallini (PS, Tullins), un temps remplacé par Gisèle Perez (PS, Grenoble) alors qu’il recevait la délégation nord-iséroise « Par Fer » pour un tramway Lyon-Crémieu, récupérant son fauteuil présidentiel, Christian Pichoud (PS, Bourg d’Oisans) pouvait revenir à la tribune défendre la construction de mille cottages devant générer à terme la création de 700 contrats à durée indéterminée, soit l’équivalent de 468 temps-pleins.
D’autant que « neuf actions prioritaires doivent apporter toutes les satisfactions environnementales. »
Mais Catherine Brette (Verts, Fontaine-Seyssinet) ne l’a pas entendu de cette oreille, estimant que « ce projet n’a pas besoin de l’aide du conseil général. Avec 7 millions, on aurait pu faire autre chose ! »
Quant aux 8 millions destinés à l’amélioration de l’assainissement, « on n’a pas besoin de l’alibi Center Parcs… » Et toc !
Claude Bertrand (PCF, Échirolles est) demandera un vote disjoint (oui aux 8 millions pour l’assainissement, non aux 7 pour l’hébergement touristique) au motif que cet investissement permet aux « gros contribuables de défiscaliser ! » Conscience, quand tu nous travailles…
Quant au très libéral André Gillet (Non-Inscrit, Saint-Geoire-en-Valdaine), il se fendra d’un vibrant : « J’ai toujours voté contre l’aide aux entreprises, mais là, ce n’est pas le cas ! »
Lyrique, Marcel Bachasson (UMP, Roybon) jugera que « ce dossier est une forme de plan de relance » avant que René Vette (Sans étiquette, Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs) s’indigne : « Je ne sais pas si mes collègues qui émettent des réserves connaissent Roybon… »
Christian Nucci (PS, Beaurepaire) et Michel Savin (UMP, Domène) ayant dit tout le bien qu’ils pensaient de ce dossier, l’un par rapport à l’agriculture, l’autre en matière d’aménagement du territoire, Olivier Bertrand (Verts, Grenoble), fera très subtilement entendre sa différence : « Il est important de rappeler à ce stade du débat que personne n’est contre la création d’emplois, mais on a le droit de se poser des questions, en tant qu’élus politiques, sur le modèle économique qu’on veut promouvoir. »
On n’était pas loin du sublime…
S’efforçant de conclure, André Vallini parlera donc d’« une décision historique ! Ce ne sera pas Minatec, mais ça restera comme une des grandes choses qu’on aura faite… »
Fustigeant « la politique racontée aux enfants comme le fait Olivier Bertrand », le président se contentera de préciser que « la Frapna a relevé la qualité du projet ; on ne va quand même pas faire plus vert que Verts ! »
Alors, l’exégète de la Révolution française qu’est resté André Vallini lancera un appel à ses « camarades communistes » sur « la nature du système capitaliste. »
Pour mieux conclure : « C’est un peu comme Crolles ; on nous envie dans toute la France… »
« Historique », on vous dit…

Philippe GONNET
Paru dans l’édition 38B du 17/10/2009 (277bce28-ba8a-11de-bdcb-83ba472cefb6)

 

CENTER PARCS DE ROYBON
Le protocole d’accord est signé

par La Rédaction du DL | le 05/12/09 à 05h12

Ce sera le 5e Center Parcs français – après ceux construits en Normandie, Sologne, Picardie et Moselle (en cours) – et son ouverture en Isère, sur le site de Roybon dans les Chambarans, est prévue pour le premier semestre 2013… Après plus de deux ans de discussions, et le dépôt du permis de construire le 15 septembre dernier, un protocole d’accord finalisant le projet a été signé hier entre André Vallini, président du conseil général de l’Isère, et Gérard Brémond, Pdg du Groupe Pierre & Vacances, qui a repris le concept des Center Parcs pour la France.
Un investissement de 387 millions d’euros

« Les choses n’ont pas toujours été simples et, aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre à nous. Avec ce projet, l’économie touristique de notre département va continuer à se développer », a lancé André Vallini, précisant aussi « qu’il permettra d’équilibrer l’activité touristique sur l’ensemble du territoire pour contrebalancer le tourisme blanc du sud du département ». À ses côtés, Gérard Brémond, Pdg du leader européen du tourisme de proximité, pour qui « ce jour est l’aboutissement d’une volonté commune avec, en filigrane, le souci de contribuer à la promotion et l’image de l’Isère ».
Le projet, rappelons-le, prévoit la réalisation de 32 000 m2 d’équipements de loisirs, restauration et services, ainsi que la construction de 1 000 cottages, soit plus de 5 000 lits, sur 200 hectares. D’un investissement total de 387 millions d’euros, il devrait permettre la création de 700 emplois permanents « non délocalisables » (470 équivalents temps plein) en plus « des 750 générés par les deux années de chantier », ainsi que des « retombées directes et indirectes sur les entreprises locales, commerces, filières agro-alimentaire et bois ».
Le protocole d’accord signé hier a également donné l’occasion de revenir sur les aides accordées par les collectivités locales, étant entendu que la Région, elle, participe à hauteur de 7 millions au titre de la promotion touristique, du développement durable et de la formation professionnelle. « Le Département n’apportera pas d’aides directes. En revanche, il prévoit de mobiliser 8 millions dans le cadre de sa politique de l’eau pour réaliser les équipements nécessaires (équipements publics d’accès sur la RD20f entre Roybon et le site, alimentation en eau et assainissement), en plus des 7 millions qui pourront s’ajouter au titre de ses aides aux investisseurs en résidence de tourisme en zone de revitalisation rurale », selon André Vallini. De son côté, le groupe de vacances s’est engagé « comme il le fait depuis des années », à minimiser l’empreinte écologique du projet (Lire par ailleurs).
REPÈRES
LES ENGAGEMENTS DE PIERRE & vacances
Le protocole d’accord fixe le calendrier de réalisation du projet _ les travaux démarreront fin 2010 _ ainsi que les conditions liées au respect du développement durable avec, sur le volet environnemental, maîtrise de la consommation d’énergie, utilisation d’énergies renouvelables (chaufferie bois), économie d’eau et traitement des déchets.
Pour la filière bois, le Groupe favorisera les ressources locales pour les constructions et l’approvisionnement de la chaufferie.

Ganaële MELIS
Paru dans l’édition 38H du 05/12/2009 (6b68fce0-e0e7-11de-825b-5c12997936b1)

Source:

http://www.ledauphine.com/equipement-apres-plus-de-deux-ans-de-negociations-et-pourparlers-center-parcs-de-roybon-le-protocole-d-accord-est-signe-@/index.jspz?article=230965

 

REGIONALES 2010
Et s’il y avait une poussée Verte ?

par La Rédaction du DL | le 11/01/10 à 05h06
Nous avons demandé à Bernard Soulage si le PS en Rhône-Alpes pouvait craindre une « poussée » écologiste au premier tour des élections, qui pourrait inverser l’ordre des alliances. Et si la liste de Philippe Meirieu devançait celle de Jean-Jack Queyranne ?Réponse : « Je ne rentre pas dans ces considérations. Le but étant la réélection de Jean-Jack Queyranne. Mais je suis heureux que l’écologie, thème majeur de la social-démocratie, soit au cœur des préoccupations de nos concitoyens. Je n’ai pas le sentiment que le PS est en retard sur le sujet par rapport à Europe-Écologie, puisqu’il s’est toujours soucié de ces questions. Je crois d’ailleurs que le social est indissociable du développement durable. Avec les écologistes, nous avons des désaccords, puisque je suis persuadé et je l’assume, que le projet de Center Parcs à Roybon sera respectueux de l’environnement et bon pour le bilan carbone, puisqu’il offre des vacances à domicile aux Isérois.
Mais, vous savez, avec les écologistes, nous avons plus de points qui nous rassemblent que de points qui nous séparent. »

Èv. M.
Paru dans l’édition 38B du 11/01/2010 (3ef64574-fe00-11de-8f02-234a129d4ada)

Source:

http://www.ledauphine.com/regionales-2010-br/-et-s-il-y-avait-une-poussee-verte–@/index.jspz?chaine=42&article=246621

 

 

ELECTIONS LEGISLATIVES/7 E CIRCONSCRIPTION

 

La succession est ouverte

 

 

 

La page politique qui se tourne dans la septième circonscription de l’Isère ne va pas faciliter la rédaction de la suite de l’histoire…

 

Il ne sera pas facile de succéder à l’homme qui, en politique, n’a que des adversaires là où d’autres auraient des ennemis. Après plus de 26 années, l’UMP Georges Colombier tire sa révérence : toujours confortablement réélu et notamment dès le premier tour en 2007, il ne perdra sa place, dimanche mais plus sûrement celui d’après, que parce qu’il a choisi de la rendre.

 

Georges Colombier a choisi Jean-Pierre Barbier

 

Lui-même adoubé, en son temps, par une autre figure de la droite dauphinoise, le Côtois Jean Boyer, il a choisi comme successeur l’un des hommes forts du territoire, le patron du pays de Bièvre-Liers Jean-Pierre Barbier. Il a en tout cas mis toutes les chances du côté de ce dernier, en l’escortant de manière assidue dans sa campagne.

 

Les deux hommes ont cumulé plus d’une centaine de réunions publiques, jusque dans le moindre village, pour affirmer cette passation de pouvoir dans une circonscription qui, bien que remaniée, penche profondément à droite.

 

Les résultats de l’élection présidentielle, avec un Nicolas Sarkozy pointant à 52,42 % au second tour, ne plaident pas en faveur du PS qui, au premier tour, était même devancé par le FN (24,04  % contre 23,81  %).

 

Une triangulaire envisageable

 

Didier Rambaud, qui devrait pouvoir compter sur le soutien des deux cantons de l’est (il est maire de Châbons) sait que la partie sera rude. Pas seulement par manque de notoriété, puisque c’est plutôt le cas de l’ensemble des “gros” candidats, bien assis dans leurs territoires respectifs mais en prospection sur le reste de la circonscription. Mais aussi parce que d’autres candidats peuvent venir semer le trouble, à l’image du Front de gauche de Patrick Bédiat qui pourrait grappiller de nombreuses voix dans les communes du canton de Roussillon ou dans celui de Beaurepaire et à qui le NPA d’Arlette Tardy ou Lutte ouvrière de Bruno Perrodin ne devrait pas faire beaucoup d’ombre.

 

Europe Écologie-Les Verts et Myriam Laïdouni-Denis, plutôt bien présents sur le terrain de la campagne, peuvent aussi prétendre à venir troubler le très classique duel entre PS et UMP en venant grignoter des voix de gauche. Sauf qu’un report éventuel de voix entre les deux tours se ferait plutôt en faveur de Didier Rambaud.

 

Car Jean-Pierre Barbier peut clairement nourrir quelques craintes face à l’optimisme du FN : « Je pense que nous serons présents au second tour », confie son candidat, Robert Arlaud. Une triangulaire UMP-FN-PS est en effet loin d’être exclue…

 

D’où viendra la surprise ?

 

Reste qu’à cinq jours du premier tour, tous les partis ont encore leur mot à dire. Et si certains d’entre eux sont surtout présents pour offrir démocratiquement une option à ceux qui rejoignent leurs idées (Debout la République, l’Alliance écologiste indépendante et même l’inconnue Alliance radicale et centriste), le candidat du centre pour la France, Gilbert Carle, est sans doute celui qui avance le plus masqué : à l’heure où le parti de François Bayrou recule un peu partout, saura-t-il convaincre et créer la surprise ?

 

Quel que soit l’heureux élu, il sera en tout cas confronté à une série d’enjeux majeurs : de la question de l’exploitation du gaz de schiste à celle de la désertification médicale, en passant par le projet du Center Parcs de Roybon et le maintien des services publics, la septième circonscription ne sera pas facile à gouverner…

 

 

 

 

 

 

 

CHÂTEAUNEUF-DE-GALAURE (DRÔME)

 

Ce Center Parcs dont ils ne veulent pas

 

 

 

 

 

 

Lors de la réunion publique organisée par le collectif PSCSP qui s’oppose au Center Parcs, une centaine de personnes étaient présentes. Parmi elles, une quarantaine de Roybonnais favorables au projet de Pierre et Vacances ont aussi fait valoir leurs arguments. Photo DL/Stéphane MARC

 

C’était une première dans la Drôme. Récemment, l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” (PSCSP) a organisé une réunion publique afin de sensibiliser une centaine d’habitants du Nord-Drôme sur la construction d’un Center Parcs dans l’Isère.

 

Des quantités d’eau nécessaires jugées inacceptables

 

Un projet porté depuis 2007 par Pierre et Vacances et qui devrait voir le jour sur la commune de Roybon. Mais pour le moment son issue est pour le moins incertaine. Car depuis 2010, PSCSP a lancé une véritable fronde politique et judiciaire à son encontre. Pour le collectif, les quantités d’eau nécessaires à l’alimentation de la bulle tropicale et des cottages (1000 m 3 par jour a minima), le défrichage induit (92 hectares) dans la forêt de Chambaran et l’argent public en jeu (37,5M€ de subventions côté isérois) sont inacceptables.

 

La Fédération de pêche de la Drôme a déjà fait parvenir, en janvier, un document à de nombreux élus du département détaillant ses réserves. Estimant que « les prélèvements en eau sur la Galaure et la Bièvre-Valloire viendront affaiblir des nappes déjà fragiles ». Elle considère par ailleurs, s’appuyant sur l’avis de la Direction régionale de l’environnement, que le projet « met en danger la nappe aquifère de la Molasse du Miocène, véritable château d’eau » du Nord-Drôme. Le projet est quant à lui à l’arrêt compte tenu du bras de fer judiciaire engagé par les opposants depuis 2010.

 

par Delphine TAYAC le 04/05/2012 à 06:01 Vu 2659 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TROIS QUESTIONS À… – RÉMI DE LAVEISSIÈRE THÉSARD EN HYDROGÉOLOGIE

 

Center Parcs fait des vagues dans le Nord-Drôme

 

 

 

 

 

Rémi DE LAVEISSIÈRE Thésard en hydrogéologie

 

 

 

La salle du Lavoir est pleine à craquer ce soir-là. Une centaine de personnes visiblement peu au fait, vient prendre connaissance d’un vaste projet qui déchaîne les passions en Isère depuis plusieurs années.

 

Ce projet, c’est la construction d’un complexe touristique Center Parcs par le groupe Pierre et Vacances, dans la forêt de Chambaran côté isèrois.

 

Depuis 2010 ses promoteurs, Pierre et Vacances appuyé par le conseil général de l’Isère et le conseil municipal de Roybon subissent les foudres du collectif d’associations “Pour les Chambaran Sans Center Parcs” (PCSCP) avec à sa tête Stéphane Peron, par ailleurs conseiller municipal de Montrigaud. Une première dans la Drôme

 

Cette réunion publique dans la Drôme est une première. Les opposants se sont jusqu’ici attachés à sensibiliser les Isérois.

 

Parmi la centaine de participants, une quarantaine de personnes favorable au Center Parcs, dont des conseillers municipaux roybonnais, écoute attentivement les arguments développés par Stéphane Peron et Anne Dez, vice-présidente de la Frapna Drôme.

 

Pour eux, ce projet touristique est tout simplement « une source de nuisance environnementale, n’est pas viable économiquement et gaspille de l’argent public ».

 

En cause : le défrichage de 92 hectares de forêt « dans une zone classée sensible » ainsi qu’« un prélèvement en eau de 1 200 m³ par jour pour alimenter les piscines et les cottages ». Les rivières de la Galaure et de l’Herbasse impactées ?

 

Mais pourquoi venir en parler dans la Drôme ? Précisément parce que ce prélèvement en eau se fera, en partie, dans les rivières de la Galaure. Ce qui suscite l’inquiétude de la Fédération de pêche de la Drôme (lire par ailleurs).

 

Les opposants estiment aussi que ce projet menace « les zones humides » de Chambaran et la nappe de la molasse du Miocène située sur le domaine.

 

Ils s’appuient pour cela sur un avis de la direction régionale de l’environnement formulé en avril 2010 « le projet recouvre partiellement l’aquifère connu sous le nom de “molasse du Miocène”, identifié dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux Rhône-Méditerranée (SGAGE) comme à forte valeur patrimoniale. Le plateau de Chambaran est une zone d’alimentation majeure de l’aquifère […] Cette zone est reconnue comme le “château d’eau” de la nappe de la molasse et est à protéger impérativement ».

 

Pour les “pro” Center Parcs, cet impact sur l’environnement sera limité par des “mesures compensatoires”. Des milliers d’emplois à la clé ?

 

Pierre et Vacances, de son côté, fait valoir des arguments de poids : la création de 1 500 emplois pour la construction du complexe et de 700 pour le faire fonctionner ensuite. Il promet aussi des retombées économiques sur toute la zone. Le maire de Roybon, Marcel Bachasson, en est convaincu il s’agit de « temps partiels, certes, mais d‘emplois durables ». Stéphane Peron, lui, met en avant des témoignages critiques de salariés d’autres Center Parcs en France.

 

Les opposants dénoncent par ailleurs le soutien financier apporté des pouvoirs publics (lire par ailleurs). Mais pour les “pros”, les retombées en terme de fiscalité et notamment de taxes en valent la chandelle.

 

Côté drômois pourtant, l’argument ne convainc pas « Nous n’écoperons que des aspects négatifs du projet ! » crie un participant dans la salle.

 

Engagés dans un bras de fer judiciaire avec Pierre et Vacances depuis 2010, les anti Center Parcs viennent d’être déboutés en appel de leurs demandes d’annulation. Ils espèrent désormais que le projet sera freiné par l’obligation pour les promoteurs de présenter un dossier dans le cadre de la loi sur l’eau.

 

En attendant ils commencent à occuper le terrain dans la Drôme…

 

La question des prélèvements en eau cristallise l’inquiétude des pêcheurs de la Drôme.

 

La fédération départementale a, à ce titre, adressé un dossier en janvier, à tous les élus et responsables politiques du Nord-Drôme concernés par le projet.

 

Pour alimenter l’espace aquatique tropical, 1200 m³ d’eau seront nécessaires chaque jour. Des volumes qui seront notamment prélevés dans le captage de la Verrerie et le forage du Peyrinard situés sur le bassin de la Galaure. Pour la fédération de pêche, ce prélèvement « aggravera une situation déjà critique sur la nappe de Bièvre-Valloire et la Galaure. Les eaux prélevées sur les bassins versants de la Galaure seront transférées sur le bassin-versant de l’Isère, d’où une perte nette ».

 

En fin de réunion publique, Cédric Rose, secrétaire de l’APPMA (Association de pêche et de protection des milieux aquatiques) de la Truite de la Galaure lançait : « Nous sommes clairement contre ce projet et nous envisageons des actions en justice car, pour nous, vu l’impact du projet sur la ressource en eau, il n’y aura pas de mesure compensatoire ».

 

Même son de cloche chez cet autre pêcheur « On reprend les truites de plus en plus tôt dans la Galaure, avant c’était au mois d’août, maintenant au mois de mai, les cours d’eau sont déjà très bas. Nous n’avons pas besoin de ce projet ».

 

La Gaule Romanaise, de son côté, avait déjà pris position contre au mois de mars lors de son assemblée générale « Nous nous opposons fermement. Ce Center Parcs pose des problèmes pour les nappes de la Bièvre, de la Valloire, de la Galaure et de l’Herbasse et met en danger la nappe de la molasse du Miocène ».

 

Alors que côté isérois, le projet est soutenu par les élus, côté drômois, les avis sont plus partagés. Jean-Marie Chosson, conseiller régional, a exprimé son opposition lors de la réunion : « Je tiens à rappeler que les subventions allouées par la région l’ont été sous réserve que le projet réponde à des critères de respect de l’environnement. En l’état actuel des choses ce n’est pas le cas, il y aura donc un nouveau vote, afin d’accorder ou non la subvention et je ne manquerai pas d’essayer de peser dans le débat ».

 

Pierre Montagne, le maire de Saint-Barthélémy-de-Vals a, quant à lui, fait valoir que son conseil municipal venait de se prononcer officiellement contre l’implantation du Center Parcs : « J’invite les autres municipalités à faire de même si elles doutent de l’intérêt de ce projet ».

 

Les Center Parcs sont tous conçus sur le même principe, c’est-à-dire un complexe de tourisme familial construit autour d’un complexe aquatique, d’activités de loisirs du type bowling, centre commercial, etc. le tout dans un cadre forestier.

 

Celui de Roybon (Isère), commune qui compte un peu plus de 1 000 habitants, sera construit sur un parc de 200 hectares dans la forêt des Chambarans. Il aura une capacité d’accueil de 5 000 personnes logées dans 1 000 cottages, des bâtisses en bois que Pierre et Vacances désigne comme “éco-conçues”. Une grande bulle tropicale de 900 m² chauffée en permanence nécessitera l’apport minimal de 1 000 m³ d’eau par jour. Le projet implique le défrichage de 92 hectares de forêt.

 

Un projet soutenu par les pouvoirs publics

 

Dans sa mouture actuelle, le projet devrait recevoir 37,5 M€ de subventions dont 15 M€ du conseil général de l’Isère, 7M€ de la région, et la commune de Roybon 4M€.

 

Un bras de fer judiciaire

 

27 juillet 2010 : acceptation du dépôt de permis de construire.

 

5 janvier 2010 : dépôt de deux recours devant le tribunal administratif à l’encontre du permis de construire et de l’autorisation de défrichement.

 

17 septembre 2010 : Le collectif PSCSP attaque le PLU devant le tribunal administratif de Grenoble

 

30 septembre 2010 : Suite à la saisie du tribunal administratif, le groupe P & V annonce l’arrêt de la pré-vente des cottages pour le site de Roybon.

 

9 juin 2011 : le rapporteur du public du tribunal administratif rejette les trois recours. L’affaire est placée en délibéré.

 

23 juin 2011 le TGI annule la procédure de révision simplifiée du PLU et rend caduc le permis de construire

 

21 septembre 2011 : modification du PLU de Roybon

 

21 décembre 2011 : attribution d’un nouveau permis de construire.

 

6 février 2012 : Dépôt d’une nouvelle requête au tribunal administratif.

 

24 avril 2012 : la cour d’appel de Lyon a rejeté les demandes d’annulation de PSCSP.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BEAUREPAIRE

 

Le projet de Center Parcs fait débat

 

 

 

 

 

« C’est la forêt qu’on assassine, c’est une véritable tuerie ». C’est en ces termes qu’une des participantes à la réunion publique tenue par les opposants au projet du Center Parcs de Roybon, qualifiait la probable disparition de 200 ha de forêt de Chambaran.

 

En préambule à la réunion qui rassemblait quelque soixante-dix personnes, Stéphane Peron, le président de l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs”, a retracé l’historique du projet. En 2007 le projet consistant à implanter 1 000 cottages sur le site est présenté à Roybon. En 2008, le projet est entériné. Craignant la disparition d’une partie de la forêt de Chambaran, plusieurs associations écologiques de l’Isère et de la Drôme se concertent, dans l’optique de créer une association de défense, qui voit le jour en mai 2010. Depuis deux ans, la PCSCP a multiplié la collecte de données destinées à réfuter point par point, dans ce dossier complexe, les allégations…

 

Vendredi soir, l’ensemble des points, qui aux yeux de l’association sont de nature à dégrader le site, ont été passés en revue. Pour installer ces cottages, la “bulle tropicale”, les équipements collectifs et des voiries d’accès du projet, il est prévu de déboiser 92 des 200 ha acquis par le promoteur. Pour l’association ce sont 62 ha de zones humides qui seront ainsi dégradés ; la compensation prévue le serait sur le bassin versant de l’ensemble Rhône-Méditerranée-Corse et non à proximité comme cela semblerait logique. Deux corridors biologiques seraient également condamnés car clôturés, 35 espèces protégées livrées aux bulldozers et la faune locale contrainte de quitter le site.

 

En ce qui concerne les menaces sur l’eau, l’association estime que les risques n’ont pas été mesurés : consommation d’une ville de 7 200 habitants, asséchement des nappes de Bièvre-Liers Valloire et de la Galaure, disparition de l’auto épuration, baisse de la nappe molasse-miocène, immense réservoir souterrain qui alimente en eau potable une grande partie du secteur.

 

On le voit aucune critique n’a été épargnée à ce projet, actuellement bloqué. Plusieurs représentants de la mairie de Roybon étaient présents lors de la réunion, dont le premier adjoint et Olivier Dumas, également conseiller communautaire. Il a émis quelques doutes sur la validité de certains chiffres fournis, dont il a démontré l’incohérence.

 

le 26/04/2012 à 06:00 Vu 24 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MONTFALCON

 

Europe-Écologie lance sa campagne

 

 

 

 

 

 

Myriam Laïdouni-Denis (au centre), était entourée de Jean-Yves Penet, son suppléant, et de militants venus la soutenir hier, pour le début de sa campagne.

 

La symbolique se voulait forte. À Montfalcon hier matin, Myriam Laïdouni-Denis, la nouvelle candidate investie d’Europe-Écologie-Les Verts, pour la 7 ecirconscription de l’Isère, a lancé sa campagne dans ce village dont le nom est aussi celui donné à une demande de permis d’exploration de gaz de schiste. « Montfalcon, c’est le symbole d’une société qui donne l’illusion d’une concertation démocratique, alors qu’elle engendre des lois liberticides », lançait-elle dans son discours.

 

En invitant la vingtaine de militants présents, à venir « boire ses paroles : elles ne sont pas polluées », la jeune femme, artiste lyrique dans la vie, a égrainé les points défendus dans son programme au niveau national. « Nous voulons une gestion publique de l’énergie affranchie des règles mercantiles. »

 

Myriam Laïdouni-Denis a ensuite abordé certains dossiers épineux sur le territoire pour illustrer son propos. Inquiète pour Nantoin « où l’eau n’est déjà plus conforme à cause d’herbicides résiduels qui ont pourtant cessé d’être utilisés en 2003 », elle a aussi rappelé la suppression d’une classe professionnelle au lycée Berlioz de La Côte-Saint-André, « sacrifiée sur l’autel de la logique comptable ».

 

Critiquant le gaspillage, elle s’est ensuite positionnée en faveur de l’arrêt du projet Center Parcs à Roybon, avant de saluer le projet portuaire de Sablons. « J’en appelle à la raison et à la responsabilité de chacun, sortons la tête du sable avant qu’il ne soit trop tard, car d’autres choix sont possibles », a-t-elle indiqué, avant d’inviter tous les volontaires à une rencontre citoyenne le 3 avril prochain, à 20 h 30 au Grand-Lemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAINT-MARCELLIN (ISÈRE)

 

Center Parcs : les opposants contestent les créations d’emplois

 

 

 

 

 

 

Stéphane Peron, à gauche, a proposé une longue présentation du projet de parc aquatique.

 

 

 

La première pierre du Center Parcs, qui doit voir le jour à deux pas de Roybon, n’a toujours pas été posée. Mais le projet continue d’alimenter le débat. Mardi soir, l’association Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSCP) organisait une réunion publique à Saint-Marcellin. Une première pour les opposants au projet, qui s’aventurent en dehors du canton de Roybon pour sensibiliser la population .

 

Jusqu’à présent, PCSCP s’était surtout appliqué à contester sur le terrain judiciaire les permis de construire du futur équipement. Cette fois, Stéphane Peron, président de l’association, a proposé un vaste point sur les différentes problématiques du dossier. La majorité des 70 personnes qui composaient le public semblaient peu au fait du projet.

 

Sur le volet environnemental, PCSCP a repris les nombreuses mises en garde de la Dreal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), présentes dans un rapport datant de 2010. Celui-ci évoque le patrimoine naturel du bois des Avenières, retenu pour accueillir l’équipement. « On ne pouvait pas choisir plus mauvais endroit », synthétisait Stéphane Peron.

 

PCSCP a axé sa présentation autour de trois axes : l’impact environnemental, le volet financier et le politique. Mais ce sont surtout ces deux derniers volets sur lesquels a appuyé le collectif. Simplement parce que la partie environnementale est au point mort. Si la bataille juridique fait rage, les décisions de justice rendues à ce jour concerne la forme et non le fond du dossier.

 

« Faut-il sacrifier une forêt pour des emplois qui payent 270 € par mois ? »

 

Le volet social (et financier) a permis à l’association d’accrocher l’auditoire. Les chiffres avancés s’appuyaient sur les constatations faites par l’association auprès des Center Parcs de Picardie et de Moselle. « Le projet est déclaré d’intérêt général car il y a des emplois à la clé. Mais selon nos calculs, ce ne seront que 150 qui seront concernés par le chantier », avançait le président de PCSCP. Quant aux centaines d’emplois directs créés par le parc aquatique, il balayait d’un revers de la main leurs poids. Des témoignages de femmes de ménage du parc mosellan, en proie à un conflit social, étaient projetés sur grand écran. Une d’entre elles déclarait toucher 270 € par mois. « Faut-il sacrifier une forêt pour des emplois qui payent 270 € par mois ? », interrogeait Stéphane Peron face à une audience ne pouvant répondre que non.

 

Les questions du public, en fin de séance, ont permis de mesurer la méconnaissance du sujet. Certaines personnes étaient présentes à la suite d’opérations de tractage sur le marché de Saint-Marcellin, conduites par PCSCP.

 

Signe qu’aujourd’hui, ce sont les opposants qui occupent le terrain. o

 

Le permis de construire du Center Parcs a été contesté par PCSCP en 2010. La justice avait retoqué le document sur un défaut de consultation de partenaire dans le cadre de l’élaboration du dossier.

 

Depuis, la ville de Roybon a redéposé un nouveau permis de construire fin 2011… contesté par l’association d’opposants.

 

Sur le volet environnemental, Pierre & Vacances, propriétaire de Center Parcs, continue de travailler sur le rapport de loi sur l’eau. Le document, attendu depuis près de deux ans, promet d’être clé dans la réalisation ou non du parc aquatique. o

 

le 18/03/2012 à 06:01 Vu 1667 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GAULE ROMANAISE-PÉAGEOISE L’ASSOCIATION VIENT DE TENIR SON ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

En attendant l’ouverture…

 

 

 

 

 

 

 

 

En attendant l’ouverture de la pêche samedi, les pêcheurs ont formulé leurs inquiétudes sur des projets qui, selon eux, pourraient impacter la qualité des eaux.

 

 

 

C’est l’un des clubs sportifs les plus important de l’agglomération romano-péageoise.

 

C’est donc avec une certaine fierté que la Gaule romanaise péageoise (GRP) affichait un bilan positif pour l’année 2011, à l’occasion de son assemblée générale.

 

Le club comptabilise en effet 3 152 membres, dont 900 jeunes, et présente un équilibre financier confortable comme l’a souligné le trésorier de l’association, Daniel Drache.

 

Cette année, l’association a poursuivi ses différentes actions qui vont au-delà de l’activité de pêche stricto sensu. Elle met en place des activités éducatives en direction de 10-14 ans, s’investit dans la formation et œuvre dans le repeuplement des cours d’eau (voir par ailleurs).

 

Malgré un bilan moral positif, José Soto, le président de l’association, a néanmoins voulu attirer l’attention de l’assemblée sur des dossiers qui pourraient avoir un impact sur les cours d’eau du Nord-Drôme. L’unité de méthanisation et le Center Park des Chambarans en question

 

Car plus qu’un club de loisirs, la Gaule assure aussi un rôle de sentinelle de l’environnement.

 

Une dimension que n’ont pas manqué de souligner Philippe Dresin, 1 er adjoint à Romans, et Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage.

 

José Soto a ainsi rappelé l’inquiétude des pêcheurs au sujet de l’unité de méthanisation. Un projet porté par Bertrand Jamonet sur la commune de Bourg-de-Péage soumis à enquête publique jusqu’au mois d’octobre 2011 et qui avait alors suscité un vif débat.

 

« Nous nous inquiétons de l’impact de l’épandage des digestats sur la qualité de l’eau » lançait Daniel Drache. Nathalie Nieson a rappelé que le commissaire enquêteur avait rendu un avis favorable pour ce projet et que la décision revenait désormais au préfet. « Je vous engage néanmoins, s‘il voit le jour, à nouer le dialogue avec les porteurs du projet. Nous prévoyons de mettre en place une sorte de commission locale d’information pour assurer un suivi de l’impact des épandages, vous y serez associés ».

 

Autre motif d’inquiétude, le projet de parc de loisirs Center Parcs en Isère dans la forêt de Chambaran. Porté par l’entreprise “Pierre et Vacances”, il s’attire une fronde dans le département voisin, notamment sous l’impulsion de l’association “Chambaran sans Center Parcs”. Mais il inquiète aussi les pêcheurs drômois. « Nous nous opposons fermement. Ce projet pose de vrais problèmes pour les nappes de la Bièvre, de la Galaure, de la Valloire et de l’Herbasse et pourrait mettre en danger la nappe du miocène ». Un vaste chantier « dont les promoteurs font miroiter 700 emplois et qui suscite donc une certaine fébrilité chez les élus » commente Nathalie Nieson, qui a néanmoins émis des réserves sur la pertinence du projet.

 

Le suivi des populations piscicoles est aussi une des activités importantes de l’association. Sept bénévoles s’y consacrent. Ils réalisent des pêches d’inventaire. Celles-ci ont permis de soulever un déficit en truites farios dans la rivière Herbasse en amont de la commune de Montrigaud. La GRP avait décidé de mettre cette portion en réserve jusqu’en 2013 et d’en assurer le suivi. Les pêches d’inventaires réalisées en 2012 après 1 an de mise en réserve n’ont cependant pas démontré d’amélioration.

 

Dans la rivière de la Bourne, un peu plus de 530 salmonidés ont été repris dont 415 truites farios et 115 ombrets communs. L’occasion de noter un gros déficit en ombres par rapport à l’année précédente.

 

Par ailleurs pour l’année 2012 et en vue de la prochaine ouverture de la pêche, l’association prévoit de déverser 4 275 truites arc-en-ciel dans le Chaleyre et le lac de Champos, et dans divers cours d’eau ainsi que différentes espèces dans la Bourne, à Chaleyre, Peyrins ou Champos.

 

Se procurer sa carte de pêche

 

Pour la truite fario elle se fera ce samedi.

 

Concernant l’achat des cartes de pêche, José Soto a fait remarquer aux adhérents qu’il n’est plus possible de se les procurer sur le site Internet de l’association mais auprès de la fédération. Renseignements sur : www.federationpeche.fr

 

rivière propre

 

Pour la 3 e année consécutive, la Gaule Romanaise Péageoise participe à l’opération “Rivières propres”. Elle consiste à ramasser les détritus qui encombrent le canal des usines à Saint-Donat. L’opération se déroulera le 7 avril. Rendez-vous au parking Perrenot à Saint-Donat. Inscriptions jusqu’au 30 mars auprès de Jacques Porte au 04 75 45 25 30, Denis Permingeat 04 75 45 16 44 ou auprès de la mairie de Saint-Donat.

 

par Delphine TAYAC le 08/03/2012 à 06:00 Vu 17 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VINAY

 

Le gros chantier de la maison Berthod

 

 

 

 

 

 

Le paysage de la maison Berthod devrait prendre une autre tournure avec la création du pôle multi-services.

 

 

 

Le conseil communautaire s’est réuni jeudi à Notre-Dame-de-l‘Osier. Après l’accueil des conseillers par le maire Alex Brichet-Billet et un débat d’orientation budgétaire 2012 , le président Albert Buisson a fait voter une vingtaine de décisions ou orientations dont nous retiendrons l’essentiel.

 

n Quel que soit l’avancement du dossier Center Parcs, le collecteur d’eaux usées reliant Roybon à la station de Saint-Sauveur va démarrer cette année, permettant au passage le raccordement de Varacieux et Chasselay.

 

n La participation au Grand Séchoir risque d’être revue a la hausse suite au désengagement du Conseil général de l’Isère sur un poste d’animation, soit une enveloppe entre 170 000 € et 190 000 €.

 

n L’approbation du projet Scot : le document papier complet a été diffusé auprès des membres, il est donc consultable à la Communauté de communes aux heures d’ouverture au public.

 

n Les tarifs eau et assainissement ainsi que les lissages pour les communes qui entrent dans la Communauté de communes de Vinay ont fait l’objet de délibérations lors du conseil de décembre 2011. L’évolution du principe de facturation des consommations eau et assainissement communaux permettra de coller au plus juste des consommations. Le programme d’investissement de l’assainissement 2012 s’élèvera à 2 511 000 € et les travaux d’alimentation et d’entretien de l’eau se monteront à 908 533 €.

 

L’équipe de maîtrise d’œuvre a reçu les compléments de l’étude et les fondations devront être redimensionnées ainsi que les puits d’infiltration. L’avant-projet définitif étant enfin terminé, le chiffrage devrait atteindre un montant de 4 300 000 € à valider après les procédures d’usage.. On espère voir les travaux démarrer d’ici la fin de l’année.

 

Le gros chantier de la CCV: le pôle de services “Maison Berthod”

 

L’équipe de maitrise d’oeuvre a recu les complements de l’étude et les fondations devront étre redimensionnées ainsi que les puits d’infi1tration. L’avant-projet définitif étant enfin terminé, le chiffrage devrai atteindre un montant de 4 300 000 € à valider après les procédures d’usage et espérer voir les travaux démmarrer d’ici la fin de l’année.

 

le 12/02/2012 à 06:00 Vu 10 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

Center parcs: Retour à la case départ

 

 

 

 

 

 

Les mille cottages de Pierre & vacances prendraient place sur 200 hectares dans la forêt des Avenières.

 

 

 

Le maire de Roybon, Marcel Bachasson, a fait durer le suspens et finalement l’information a tourné en boucle, hier, sur les ondes de France Bleu Isère. « Le permis de construire a été signé le 21 décembre, déposé en préfecture et délivré à Pierre & Vacances », annonce M. Bachasson.

 

Voilà l’histoire du Center Parcs des Chambarran revenue à l’étape qu’elle avait déjà franchie en 2010. Le Plan local d’urbanisme (PLU) de la commune avait été attaqué par l’association Pour les Chambarran sans Center parcs (PCSCP) et annulé, en juin dernier, par le tribunal administratif, rendant caduc le permis de construire. À cette époque, le maire et conseiller général avait souligné : « Tous les moyens [motifs qui fondent le recours, NDLR] sur le fond du dossier ont été rejetés ». Un infime problème de procédure avait eu raison du document d’urbanisme, revoté à l’unanimité du conseil municipal en septembre.

 

Convaincre sur le fond

 

Convaincre sur le fond, voilà le nouveau défi de PCSCP. « Nous sommes en train d’étayer notre dossier », promet Stéphane Peron, président de l’association, qui assure avoir déjà demandé un recours gracieux contre le nouveau PLU. « La demande a été rejetée », assure M. Peron. La voie du tribunal semble donc grande ouverte.

 

Sans compter ces éventuels recours, le dossier du Center parcs a encore quelques paliers à franchir. « Il reste les mesures compensatoires pour les zones humides, la Dréal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, NDLR) doit donner son avis ; le dossier de l’eau, que Pierre & Vacances doit déposer. Le délai d’instruction va prendre des mois. Mais c’est parce que les choses sont faites avec sérieux », glisse Marcel Bachasson.

 

L‘élu relève également : « Ce matin, [hier, NDLR] un panneau de permis de construire a été arraché. On va dire que dans toutes les associations, il y a des électrons libres ». Ces actes ne sauraient décourager les moteurs du projet. Tout comme les opposants ne semblent pas fatigués par le combat juridique. Dans les deux camps, l’issue d’une bataille ne détermine pas celle d’une guerre.

 

En juin dernier, le président du Conseil général, André Vallini, avait comparé les membres de PCSCP à une « poignée d’extrémistes ». Or, selon Stéphane Peron, on ne les compte plus sur les doigts d’une main. « L’association regroupe 500 adhérents aujourd’hui », assure-t-il fermement.

 

Le groupe d’irréductibles a même reçu, en octobre dernier, le soutien de l’association contre la carrière de Combe Noire en Chartreuse, réseau qui a eu raison du projet chartrousin après dix ans de mobilisation. L’association, une fois dissoute, a versé les reliquats de son compte en banque à PSCP.

 

Le président Peron s’appuie également sur un document développant les arguments en défaveur du programme immobilier de Pierre & vacances. Ces quatre pages ont été éditées avec la Liane (Liaison information des associations pour la nature et l’environnement, groupement d’associations) et cosignées par des structures telles que Bièvre Liers environnement, Comité écologique Voiron Chartreuse (CEVC), Vivre à Chirens ou la Frapna Drôme.

 

Un appui long à venir…

 

« Il y a un décalage entre le jour où le Conseil général a pris la décision de soutenir l’installation du Center parcs et notre réaction », reconnaît Daniel Lemonnier, président de CECV. « Nous avons participé à des réunions de Liane et on s’est aperçu que le projet présente plus d’inconvénients que d’avantages. » Du côté de Vivre à Chirens, le président Max Chorier avoue préférer aider moralement ceux qui agissent. « On n’a plus vingt ans », prétexte-t-il en souriant.

 

Les associations iséroises de défense de l’environnement les plus connues restent absentes du débat. Rien à voir avec une prise de position, selon M. Peron, qui fait remarquer « que certaines dépendent des subventions du Conseil général. Elles préfèrent garder leurs emplois pour agir sur d’autres terrains. »

 

L’Eau, l’emploi et les fonds publics

 

Les pro et les anti Center parcs tiraillent le cœur des administrés entre trois thèmes : l’eau, l’argent public et l’emploi. Le Center parcs à Roybon, accueillerait 1 000 cottages. La venue de milliers de vacanciers dans la bulle tropicale occasionnerait une dépense en eau, qui, même constamment revue à la baisse, avoisinerait les 1 000m 3 quotidiens. Quelque 700 emplois seraient créés. « Des temps partiels c’est vrai, mais des emplois durables », assure M. Bachasson. Les opposants voient des emplois précaires et chèrement payés par les collectivités (15 millions d’euros du Département, 7M€ de la Région…)

 

par Celia AMPHOUX le 28/12/2011 à 06:00 Vu 491 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

Center parcs : un nouveau permis de construire délivré

 

 

 

Le projet d’installer un Center parcs dans la forêt des Avenières avait marqué un coup d’arrêt en juin dernier. Le tribunal administratif avait annulé le plan local d’urbanisme (PLU) de la commune de Roybon, rendant caduc le permis de construire attribué à Pierre & vacances, propriétaire de la marque Center parcs. La petite commune a remonté la pente. En septembre, elle a fait valider un nouveau PLU. Ce 21 décembre, elle a attribué un nouveau permis de construire. Une petite victoire qui ne décourage pas les opposants au projet qui ont déjà demandé un recours gracieux contre le nouveau document d’urbanisme. Pierre & vacances compte installer 1000 cottages sur 200 hectares dans les Chambarran. Quelque 700 emplois sont à la clé. « Des temps partiels, certes, mais des emplois durables », insiste le maire de Roybon, Marcel Bachasson.

Plus de détails dans notre édition du 28 décembre Chartreuse Sud Grésivaudan.

 

par Célia AMPHOUX le 27/12/2011 à 21:45 Vu 3929 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La librairie “Le Baz’art des mots”, à Hauterives, pouvait à peine contenir le très nombreux public venu assister à la présentation de l’ouvrage “Chambard dans les Chambarans” par son auteur, Henri Mora. Dans cet ouvrage, l’auteur fait tout d’abord une passionnante enquête sur l’histoire de la forêt de Chambarand depuis 1881, date à laquelle le général de Miribel, célèbre Hauterivois, chef d’État-Major de l’armée, créa le camp de Chambarand, haut lieu des manœuvres de l’armée.

 

 

 

« Chambard dans les Chambarans »…

 

qui en 1939, devint, sous Daladier, un camp d’internement pour 750 ressortissants allemands !

 

A peine l’armistice de juin 1940 signé, les Allemands libérés, le régime de Vichy y installa les ennemis irréductibles du IIIe Reich : les communistes !

 

Ce qui n’empêcha, nullement, la création, dès la fin 1940, d’un maquis très actif qui aura à son actif : 6 déraillements de trains et 82 coupures de voies ferrées !

 

En 1962, suite à l’indépendance de l’Algérie, la vocation des Chambarans se perpétue avec l’arrivée de Harkis que l’ONF emploiera comme bûcherons dans les forêts domaniales…

 

En 2007, on commence à parler de l’éventuelle création d’un Center Parcs dans le bois des Avenières, non loin de Roybon ce qui provoque une levée de boucliers chez les écologistes inquiets des conséquences environnementales sur la forêt et les nappes phréatiques car le parc sera grand consommateur d’eau en raison de la possible présence d’environ 5 000 touristes.

 

L’association « La Truite de la Galure » n’a pas été la dernière à s’insurger contre le projet car elle craint de graves conséquences sur le plan de la faune de la Galaure. L. Riband

 

NDLR : On trouve le mot Chambarand, selon les sources, avec ou sans « d »

 

Photo 1 : Henri Mora pendant sa présentation.

 

le 19/12/2011 à 06:00 Vu 21 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAINT-CHRISTOPHE-LA-GROTTE

 

La lutte se poursuit en chaîne

 

 

 

 

 

 

Jacques Barrier et Pierre Meyre de l’association contre Combe Noire remettent l’actif résiduel à l’association “Pour un Chambaran sans Center parcs”.

 

 

 

« Une chaîne de luttes contre les projets néfastes pour la nature et l’environnement doit se poursuivre » a indiqué Pierre Meyer, président de l’association contre le projet de carrière à Combe Noire qui vient d’être dissoute puisque le projet a été abandonné.

 

Ainsi, Pierre a remis l’actif résiduel (3000€) à Stéphane Peron, président, et René Meynier, trésorier de l’association PCSCP (Pour un Chambaran sans Center parcs).

 

Une décision prise lors de l’ultime assemblée générale extraordinaire que les liquidateurs de l’association contre Combe Noire ont eu à cœur de mettre à exécution.

 

le 25/10/2011 à 06:00 Vu 18 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAINT-CHRISTOPHE-LA-GROTTE

 

Combe Noire, c’est fini !

 

 

 

 

 

Après la victoire, l’ensemble des adhérents s’est prononcé pour la dissolution de l’association contre le projet de carrière à Combe Noire en Chartreuse.

 

 

 

L’ensemble des participants à l’assemblée générale extraordinaire s’est prononcé pour la dissolution de l’association contre la carrière de Combe Noire en Chartreuse. Une résolution, qui clôture 10 années de lutte et la victoire dans 4 contentieux mais qui engage, selon Pierre Meyer, « chacun dans sa responsabilité pour la sauvegarde de l’environnement ».

 

Les membres du bureau ont été désignés comme liquidateurs. Puis il a été voté à la majorité absolue (1 voix contre, 4 abstentions) de verser le reliquat des comptes à l’association PCSPC (Pour un Chambaran sans Center Parcs). Moment incontestablement émouvant quand la parole a été donnée aux adhérents, d’aucuns soulignant la nécessité de s’engager aux côtés du PCSPC, de maintenir les liens tissés entre les habitants du territoire, ou encore saluant la leçon d’un « combat mené de manière profondément démocratique. »

 

Le pique-nique a été l’occasion d’apprécier un concert de musique médiévale et de saluer la délicate prestation des artistes de Notes Intemporelles. De consulter librement documents, photos ou talentueux dessins d’Hervé Bertrand, tout en échangeant. En raison de la météo, le spectacle déambulatoire « Combe Noire ne passera pas » n’a pu être donné samedi. Il s’est déroulé hier au pont romain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON (ISÈRE)

 

Center Parcs : permis de construire annulé

 

 

 

 

 

Le projet Center Parcs est toujours à l’arrêt. Après le rejet des trois recours (contre la révision simplifiée du PLU,le permis de construire et le déchiffrement) par le rapporteur public, l’affaire a été placée en délibéré. La décision rendue hier rejette le recours contre le défrichement et annule la révision du PLU. AFP/Archiv es

 

 

 

Derrière la défaite se cache une petite victoire, pour le maire de Roybon, Marcel Bachasson.

 

Hier, le tribunal administratif de Grenoble adonné raison aux opposants du projet d’implantation d’un Center Parcs dans la forêt des Avenières, à Roybon. La révision simplifiée du plan local d’urbanisme (PLU) a été annulée, rendant caduque l’attribution du permis de construire accordé au groupe Pierre & Vacances, propriétaire de la marque Center Parcs. Mais pour le maire de Roybon, « tous les moyens [motifs qui fondent le recours, ndlr] sur le fond du dossier ont été rejetés, il n’y a qu’un problème de procédure. J’ai 98  % de bonnes nouvelles ».

 

Selon lui, la décision du tribunal ne tient qu’aux aléas du calendrier. « Pour la révision du PLU, nous avons consulté le Centre régional de la propriété forestière (CRPF). Une loi, passée en avril 2010, demande aux communes de s’adresser au Centre national de la propriété forestière (CNPF). Si nous l’avions votée en mars, c’était bon », explique-t-il.

 

« J’espère que Pierre & Vacances ne perdra pas patience »Cette nuance fait pourtant toute la différence pour Stéphane Peron, président de l’association pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP) qui a déposé les recours. « Peut-être que ce ne sont pas les mêmes personnes, qu’elles ont des compétences différentes », relève-t-il. En bref, il est probable que le CNPF ne rende pas le même avis que le CRPF qui avait donné son aval. Finalement, peu importe le moyen : « On vient de gagner l’annulation du PLU, et c’est énorme ».

 

« Je trouve lamentable que pour des raisons de pures formes, une poignée d’intégristes puissent bloquer le développement d’une région », réagit André Vallini, président du Conseil général de l’Isère, qui devrait avancer 15 millions d’euros pour que le projet se réalise dans le département. « J’espère que Pierre & Vacances ne perdra pas patience. Si c’est le cas, cette poignée d’opposants devra s’expliquer devant la population ».

 

« Nous ne sommes ni content, ni démoralisé », indique le service communication du groupe européen. « Il faut que le maire trouve un moyen de régulariser la procédure. Nous retenons que tous les moyens de fond ont été rejetés ».

 

Le fond. C’est la seule ombre au tableau pour les membres de PCSCP : « Nous nous réjouissons d’avoir gagné même si […] c’est évidemment le fond du dossier qui nous motive pour combattre ce projet qui n’est pas bon pour la collectivité. Avec l’argent que les collectivités sont prêtes à donner, on peut créer quatre fois plus d’emplois durables […] sans les ravages sur l’environnement et en particulier, sur l’eau. Nous sommes une des régions qui en manquera le plus dans le futur », s’emporte presque Stéphane Peron.

 

Ce dernier regrette que la notion environnementale ne soit pas prise en compte dans la décision. En rejetant les autres moyens, « le tribunal sous-entend l’intérêt général du projet ».

 

La victoire aurait presque un arrière-goût de défaite. Et la bataille juridique n’est pas prête de s’arrêter.

 

 

 

 

 

 

 

 

par la rédaction du DL le 24/06/2011 à 05:24 Vu 6529 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

Center Parcs : les requêtes des opposants contestées

 

 

 

 

 

 

Dans son projet, Pierre & Vacances prévoit l’implantation de mille cottages dans la forêt des Avenières, sur la commune de Roybon. DR

 

 

 

Nouveau chapitre, nouveau rebondissement. Jeudi, le projet de création d’un Center Parcs dans la forêt des Avenières sur la commune de Roybon a connu un nouveau rebondissement. Le tribunal administratif de Grenoble s’est penché sur ce dossier et plus particulièrement sur les trois recours qu’avaient déposés les opposants. Ces requêtes contestaient la modification du Plan local d’urbanisme de la commune de Roybon, la validité du dépôt de permis de construire et enfin l’autorisation de défrichement [lire en Repères]. Jeudi, le rapporteur public ne leur a pas donné raison et a rejeté ces trois recours. « Les enjeux environnementaux ont été écartés »

 

Une décision qui n’étonne pas les opposants. « Nous ne sommes pas vraiment surpris car nous savons que la notion d’environnement n’est pas encore bien intégrée dans la culture des magistrats », regrette Stéphane Peron, le président de l’association Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSP) auteur des recours.

 

Et d’ajouter : « On voit très bien que les enjeux environnementaux ont été écartés de la notion d’intérêt général. Seuls les arguments de création d’emploi ont été retenus. Les supporters du projet ont même osé affirmer que les emplois qui seraient générés seraient des contrats à durée indéterminée ! Or on sait très bien qu’il s’agit très souvent de prestataires de services qui privilégient les contrats à durée déterminée », continue l’opposant qui pointe aussi du doigt les « énormes » consommations d’eau des installations (« 1 100 m 3 par jour »). « Nous sommes optimistes »

 

Depuis décembre 2007, le groupe Pierre & Vacances souhaite implanter son cinquième Center Parcs dans les Chambarans. Un projet qui prévoit la réalisation de 1 000 cottages sur 200 hectares. Une nouvelle accueillie comme une aubaine par les autorités locales car synonyme notamment de création d’emplois. 700 postes sont annoncés. Le conseil général, avec un investissement de 15 millions d’euros, a fortement œuvré pour que Pierre & Vacances choisisse l’Isère. Sauf que les recours déposés par les opposants ont donné un sacré coup d’arrêt au projet espéré pour 2013. Alors, Marcel Bachasson, maire de Roybon et conseiller général, préfère attendre la décision finale du tribunal. « Nous sommes optimistes quant à l’issue mais nous restons prudents tant qu’une décision n’est pas rendue. » D’autant plus que les opposants sont loin de s’avouer perdants : « L’avis du rapporteur public est parfois suivi par le tribunal, mais parfois il ne l’est pas. » L’affaire a été placée en délibéré et sera rendue d’ici une quinzaine de jours.

 

par la rédaction du DL le 12/06/2011 à 05:44 Vu 1581 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTER PARCS À ROYBON:LES ACTEURS DU PROJET CONFIRMENT LEUR ENGAGEMENT

 

Pierre & Vacances: «Nous sommes là sur le long terme»

 

 

 

Il y a un mois l’association PCSCP (Pour les Chambaran sans Center Parcs) déposait un recours en justice contre le permis de construire du futur Center Parcs de Roybon. Hier, les porteurs du projet ont souhaité marquer les esprits, «à l’heure où nous entendons dire tout et n’importe quoi» sur l’avenir du site, a précisé André Vallini. Le président du conseil général ainsi que Gérard Brémond, PDG du groupe Pierre & Vacances (propriétaire de Center Parcs), ont signé un protocole d’accord réaffirmant «leur volonté de mener ce projet à son terme».

 

«Le moment est venu d’échanger avec les opposants»

 

 

 

Ce document n’est pas anodin. Le recours en justice contre le permis de construire promet de retarder grandement la construction de cet ensemble de 1000 cottages qui doit voir le jour dans le bois de Chambaran, à côté de Roybon.

 

Gérard Brémond a affirmé son ambition de poursuivre ce projet. «Nous sommes là sur le long terme», a-t-il promis tout en lançant un appel au dialogue aux opposants. «Le moment est venu d’échanger. [...] Nous pourrions tous gagner du temps en ouvrant des discussions.» En marge de la conférence de presse, celui-ci n’a pas hésité pas à se dire «ouvert à des adaptations», à l’issue de ce dialogue.

 

La venue en Isère du président du groupe Pierre & Vacances a permis de rassembler de nombreux acteurs économiques du département avides de détails sur le chantier. Quid des entreprises de moins de 10 personnes? Les entreprises locales seront-elles réellement sollicitées? Gérard Brémond a précisé: «Lors de nos premiers échanges, André Vallini n’a pas mâché ses mots en conditionnant le soutien du Département à un appel aux entreprises du coin pour travailler sur le chantier».

 

Un projet plébiscité par les Isérois, selon André Vallini

 

Avec un investissement de 15M€, le conseil général a plus que “mouillé le maillot” pour convaincre Pierre & Vacances de choisir l’Isère au détriment d’autres départements. «Et lorsque j’entends les opposants dire que l’on ne peut pas tout faire au nom du sacro-saint emploi, heureusement que celui-ci est sacro-saint!?». Le président de l’assemblée départementale a insisté sur les 700 postes pourvus à l’ouverture de l’équipement. «Si l’on faisait un sondage, on verrait que 85 % des personnes sont favorables à ce Center Parcs.»

 

En coulisses, Pierre & Vacances s’attache à finaliser son dossier “Loi sur l’eau”, une des pierres fondatrices du futur équipement. Gérard Brémond reconnaissait la complexité du dossier, vu que le site retenu est une zone humide. Des espaces dont le cadre législatif a été renforcé par les dernières mesures du Grenelle de l’environnement. Du tribunal administratif, pour le recours, aux services de la préfecture pour la “Loi sur l’eau”, il semble aujourd’hui que l’avenir du Center Parcs se jouera bien loin de Roybon.

 

 

 

 

 

le 06/11/2010 à 07:00 Vu 663 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POLITIQUE

 

Cantonales : les Verts disent tendre la main à la gauche

 

 

 

Depuis leurs bons scores aux dernières Européennes et Régionales, les écologistes isérois ont acquis une belle assurance dont ils n’ont pas l’intention de se départir, notamment à l’approche des prochains rendez-vous électoraux. C’est donc tout naturellement qu’ils se préparent activement aux cantonales de mars 2010. Et alors que des rencontres ont déjà eu lieu avec certains de leurs partenaires de gauche, PS, PCF et le Parti de Gauche, ils montrent aujourd’hui qu’ils n’ont pas très envie de jouer les faire-valoir. Christine Garnier, présidente des Verts 38, le dit : « Nous souhaitons engager un débat entre les écologistes et les gauches sur le contenu de nos propositions. Un débat que nous souhaitons transparent et sans tabou, permettant de bâtir grâce à nos différences des politiques publiques novatrices à la hauteur des enjeux, notamment concernant les politiques de déplacements, les aides économiques, les politiques sociales ou le questionnement de certains projets pharaoniques ». En bref, les écologistes isérois veulent bien parler de partenariat pour les cantonales, à condition toutefois de revoir certains projets portés jusque-là par la majorité socialiste, comme… la rocade ou encore Center Parcs. Mais le jeu politique n’accepte-t-il pas aussi certains compromis ? « Il faut voir », répondent aujourd’hui les écologistes isérois qui souhaitent tendre la main à leurs partenaires d’abord pour élaborer un projet commun. « La réélection des sortants ne peut être la seule proposition des écologistes et des gauches. Si nous voulons réellement recréer l’envie de politique et faire diminuer l’abstention, les écologistes et les gauches doivent porter non seulement le renouvellement des politiques publiques mais aussi celles des équipes. Notre ambition doit se concrétiser par la féminisation, le rajeunissement, la progression de la diversité politique du conseil général. »

 

On peut dire maintenant que les conditions du partenariat sont bel et bien posées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

Center Parcs?: “pro” et “anti” mobilisés

 

 

 

 

 

les supporters du projet avaient rendez-vous au pied de la statue de la Liberté, à Roybon.

 

 

 

Alors que le projet est toujours au point mort, deux manifestations ont été organisées hier

 

 

 

Les cyclos avaient du mal à se frayer un chemin au pied de la statue de la Liberté, en face de la mairie de Roybon. Les banderoles accrochées çà et là annonçaient la couleur. C’est l’endroit qu’avaient choisi hier matin les supporters du projet de Center Parcs. «?Quasiment tous les élus locaux ont fait le déplacement?», se satisfait Marcel Bachasson, l’édile. Un rassemblement pour montrer que le projet du groupe Pierre & Vacances compte toujours de nombreux soutiens. Et pourtant, en septembre, les opposants (lire ci-contre) au dossier ont déposé un recours gracieux devant le tribunal administratif de Grenoble. Un coup d’arrêt pour une durée de 6 à 18 mois.

 

«?Le Center Parcs se fera?»

 

Et Marcel Bachasson ne décolère toujours pas. «?Cela fait des années que l’on travaille sur ce dossier. Et là, alors que le permis de construire est déposé, on nous attend au coin du bois en mobilisant des gens de Grenoble ou de la Drôme.?» Et le maire de souligner que ce projet a au moins «?trois avantages. D’abord, cela va permettre de créer des emplois sur le secteur. D’autre part, c’est pour la collectivité une promesse de ressources fiscales non-négligeables. Tous les fonds investis, nous les récupérerons rapidement. Et puis, le territoire va gagner en notoriété car les touristes vont venir voir ce qu’il se passe autour.?» Reste que le dossier est suspendu, tout comme la vente des cottages. «?On ne va pas abandonner. Le Center Parcs se fera. C’est sûr.?»

 

 

 

 

 

Stéphane Péron?: «?Même si le recours est déposé, nous ne crions pas victoire?»

 

 

 

Quasiment en même temps que les supporters du projet, les “anti” ont tenu leur rassemblement dans “la forêt libre”. Au programme, une petite promenade et un pique-nique sur le site du Center Parcs. «?Même si le recours a été déposé, nous ne crions pas victoire?», confie Stéphane Peron, le président de l’association “Pour Chambaran sans Center Parcs”. «?On veut montrer que l’on est plus que jamais mobilisés?», continue-t-il. Outre le principe même du Center Parcs, plusieurs raisons motivent leur opposition. «?Déjà, comment peut-on placer un tel projet dans cette zone humide. Et puis l’été, quand il y aura une sécheresse, on demandera aux agriculteurs de baisser leur consommation d’eau de 25 % alors que, juste à côté d’eux, ils auront un gros consommateur d’eau à qui on ne dira rien.?» L’argument de la création des emplois, Stéphane Péron (également conseiller municipal à Montrigaud dans la Drôme) le balaye du revers de la main?: «?Sur les 700 emplois, la moitié sera à temps partiel à dix heures par semaine et à des salaires de 280 euros par mois. Et puis, pour les travaux, on dit que les entreprises locales seront sollicitées. Mais ça, c’est loin d’être garanti. C’est une grosse entreprise qui remportera le marché.?» Quant à la nouvelle dynamique dont pourrait bénéficier le village de Roybon, «?il ne faut pas rêver. Les gens qui viennent dans un Center Parcs restent dans la bulle?». Bref, pour le Center Parcs, c’est non et encore non.

 

 

 

 

 

par Jean-Jacques FÉRAL avec Gabriel BRET le 11/10/2010 à 05:11 Vu 1655 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

Le Center Parcs isérois menacé ?

 

 

 

 

 

 

Un Center Parcs devait voir le jour d’ici 2013 à Roybon, en Isère. Il prévoit la création de mille cottages mais également de ces fameuses bulles aquatiques présentes dans les quatre autres parcs à thème du groupe Pierre & Vacances. DR

 

 

 

 

 

Rebondissement dans le projet de création du cinquième Center Parcs de France, en Isère. Un recours gracieux contre le permis de construire  a été déposé au tribunal administratif de Grenoble par une association d’opposants, intitulée “Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSCP)”. Ce recours entraîne une suspension temporaire du projet (6 à 18 mois selon la durée de la procédure judiciaire). L’équipement qui devait sortir de terre en 2013 prévoit 32?000 m² d’équipements de loisirs, ainsi que 1000 cottages (5000 lits) au cœur de la forêt des Chambarans, en Isère. Les opposants contestent ici l’impact sur l’environnement du futur équipement.

 

L’incompréhension des porteurs du projet

 

Marcel Bachasson, maire de Roybon, commune sur laquelle devrait s’implanter le parc, cache difficilement son amertume. “Voilà trois ans que nous travaillons d’arrache-pied sur ce projet. Et pendant ce temps, une poignée d’opposants nous attendaient au coin du bois et ne se sont manifestés qu’une fois le permis de construire signé [fin juillet 2010, NDLR]. Il est trop facile de rester les mains dans les poches et de procéder de la sorte”. Christian Pichoud, vice-président en charge de l’économie touristique au Conseil général de l’Isère, n’est pas surpris?: “On s’attendait à cette contestation. De nombreux exemples existent en Isère ces dernières années”. Le Conseil général de l’Isère joue gros, lui qui s’est fortement impliqué dans le projet, à l’époque où Pierre & Vacances, propriétaire de Center Parcs, hésitait entre la Drôme et l’Isère. “Je relève une erreur d’appréciation [dans ce recours, NDLR] sur l’emprise du projet sur la forêt des Chambarans. On ne peut pas dire que l’on fait disparaître un site naturel [...]. L’élaboration du dossier s’est faite avec des associations environnementales, comme la Frapna, qui n’ont pas émis d’objection”, conclut Christian Pichoud. Le premier magistrat de Roybon, qui juge ce projet vital pour l’avenir de sa commune, ajoute?: “Que représentent 150 hectares sur les 33?000 des Chambarans???“. Il poursuit?:?“Les opposants nous reprochent notre gestion des fonds publics dans ce dossier, mais ce retard va nous conduire à augmenter les impôts dès l’année prochaine”. Pierre & Vacances, qui promet des créations d’emplois,700, mais également des retombées pour le commerce local avec les 5000 lits prévus, a “décidé de suspendre la commercialisation immobilière, car celle-ci est impossible sans calendrier précis”, détaille Jean-Michel Klotz, directeur du développement. Celui-ci insiste sur la volonté du groupe de travailler sur “les différents volets techniques du dossier”, dont le fameux rapport sur l’eau attendu dans le courant de l’automne. Il s’agit de l’un des points sensibles, puisque d’importants besoins en eau seront nécessaires pour alimenter les différentes installations aquatiques.

 

par Aymeric ADVININ le 01/10/2010 à 05:00 Vu 2855 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

Le Center Parcs isérois menacé ?

 

 

 

 

 

 

Un Center Parcs devait voir le jour d’ici 2013 à Roybon, en Isère. Il prévoit la création de mille cottages mais également de ces fameuses bulles aquatiques présentes dans les quatre autres parcs à thème du groupe Pierre & Vacances. DR

 

 

 

 

 

Rebondissement dans le projet de création du cinquième Center Parcs de France, en Isère. Un recours gracieux contre le permis de construire  a été déposé au tribunal administratif de Grenoble par une association d’opposants, intitulée “Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSCP)”. Ce recours entraîne une suspension temporaire du projet (6 à 18 mois selon la durée de la procédure judiciaire). L’équipement qui devait sortir de terre en 2013 prévoit 32?000 m² d’équipements de loisirs, ainsi que 1000 cottages (5000 lits) au cœur de la forêt des Chambarans, en Isère. Les opposants contestent ici l’impact sur l’environnement du futur équipement.

 

L’incompréhension des porteurs du projet

 

Marcel Bachasson, maire de Roybon, commune sur laquelle devrait s’implanter le parc, cache difficilement son amertume. “Voilà trois ans que nous travaillons d’arrache-pied sur ce projet. Et pendant ce temps, une poignée d’opposants nous attendaient au coin du bois et ne se sont manifestés qu’une fois le permis de construire signé [fin juillet 2010, NDLR]. Il est trop facile de rester les mains dans les poches et de procéder de la sorte”. Christian Pichoud, vice-président en charge de l’économie touristique au Conseil général de l’Isère, n’est pas surpris?: “On s’attendait à cette contestation. De nombreux exemples existent en Isère ces dernières années”. Le Conseil général de l’Isère joue gros, lui qui s’est fortement impliqué dans le projet, à l’époque où Pierre & Vacances, propriétaire de Center Parcs, hésitait entre la Drôme et l’Isère. “Je relève une erreur d’appréciation [dans ce recours, NDLR] sur l’emprise du projet sur la forêt des Chambarans. On ne peut pas dire que l’on fait disparaître un site naturel [...]. L’élaboration du dossier s’est faite avec des associations environnementales, comme la Frapna, qui n’ont pas émis d’objection”, conclut Christian Pichoud. Le premier magistrat de Roybon, qui juge ce projet vital pour l’avenir de sa commune, ajoute?: “Que représentent 150 hectares sur les 33?000 des Chambarans???“. Il poursuit?:?“Les opposants nous reprochent notre gestion des fonds publics dans ce dossier, mais ce retard va nous conduire à augmenter les impôts dès l’année prochaine”. Pierre & Vacances, qui promet des créations d’emplois,700, mais également des retombées pour le commerce local avec les 5000 lits prévus, a “décidé de suspendre la commercialisation immobilière, car celle-ci est impossible sans calendrier précis”, détaille Jean-Michel Klotz, directeur du développement. Celui-ci insiste sur la volonté du groupe de travailler sur “les différents volets techniques du dossier”, dont le fameux rapport sur l’eau attendu dans le courant de l’automne. Il s’agit de l’un des points sensibles, puisque d’importants besoins en eau seront nécessaires pour alimenter les différentes installations aquatiques.

 

par Aymeric ADVININ le 01/10/2010 à 05:00 Vu 2855 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en battant la campagne

 

 

 

europe-écologie

 

Les candidats contre le futur Center Parc

 

 

 

 

 

Europe Écologie était samedi à l’office de tourisme Mandrin Chambaran de Roybon pour une intervention de Philippe Meirieu tête de liste Rhône-Alpes, Marie-Odile Novelli tête de liste Iséroise, et Gérard Leras, président du groupe des Verts à la Région et candidat sur la liste Europe Écologie, pour exprimer leur position sur le projet du Center Parcs. Gérard Leras a expliqué que « le combat contre le Center Parc se continuera à la Région parce qu’il y aura des déclinaisons au niveau de la mise en application du financement point par point » et se montre « sceptique quant à la réalisation de ce projet même s’il est décidé ». Philippe Meirieu a assuré que « Europe Écologie se battra pour montrer que ce type de développement est contraire au modèle souhaité par l’écologisme : celui d’un tourisme où les habitants sont mobilisés, où se créent de nouveaux emplois maillant la culture, l’agriculture, les transports, le service et l’accueil, un tourisme qui préfigure une porte de développement nouveau ».

 

 

 

déplacements

 

L’AG3D va « interpeller les candidats éligibles »

 

 

 

 

 

L’Association Grenoble développement et désenclavement durable (AG3D), que préside le député honoraire (RPR, puis UMP) Richard Cazenave, a profité de son assemblée générale la semaine dernière pour lancer sa campagne de mobilisation. Dans ce cadre, l’AG3D et ses membres, forts d’« un consensus politique et économique, mais pas politicien », entend « interpeller personnellement les candidats en position éligible » sur un aménagement de la RN75 en remplacement de l’A51, l’activation de la rocade Nord, de l’A480 et des transports en commun, « la remise à l’honneur du transport par câble » et une nouvelle voie TGV le long de l’autoroute Grenoble-Lyon afin de mettre la capitale des Gaules à 45 minutes de celles des Alpes au lieu de 1 h 12. Bernard Betto, adjoint (ex-UDF) au maire de Grenoble, a carrément mis les points sur les « i » : « Mon combat politique, c’est que les Verts ne soient plus dans la majorité municipale en accord avec la Chambre de Commerce. Aux régionales, les Verts sont encore là et ils s’obstinent ! »

 

 

 

par La Rédaction du DL le 17/02/2010 à 02:17 Vu 2 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTER PARCS DE ROYBON

 

Le protocole d’accord est signé

 

 

 

Ce sera le 5e Center Parcs français – après ceux construits en Normandie, Sologne, Picardie et Moselle (en cours) – et son ouverture en Isère, sur le site de Roybon dans les Chambarans, est prévue pour le premier semestre 2013… Après plus de deux ans de discussions, et le dépôt du permis de construire le 15 septembre dernier, un protocole d’accord finalisant le projet a été signé hier entre André Vallini, président du conseil général de l’Isère, et Gérard Brémond, Pdg du Groupe Pierre & Vacances, qui a repris le concept des Center Parcs pour la France.

 

Un investissement de 387 millions d’euros

 

« Les choses n’ont pas toujours été simples et, aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre à nous. Avec ce projet, l’économie touristique de notre département va continuer à se développer », a lancé André Vallini, précisant aussi « qu’il permettra d’équilibrer l’activité touristique sur l’ensemble du territoire pour contrebalancer le tourisme blanc du sud du département ». À ses côtés, Gérard Brémond, Pdg du leader européen du tourisme de proximité, pour qui « ce jour est l’aboutissement d’une volonté commune avec, en filigrane, le souci de contribuer à la promotion et l’image de l’Isère ».

 

Le projet, rappelons-le, prévoit la réalisation de 32 000 m2 d’équipements de loisirs, restauration et services, ainsi que la construction de 1 000 cottages, soit plus de 5 000 lits, sur 200 hectares. D’un investissement total de 387 millions d’euros, il devrait permettre la création de 700 emplois permanents « non délocalisables » (470 équivalents temps plein) en plus « des 750 générés par les deux années de chantier », ainsi que des « retombées directes et indirectes sur les entreprises locales, commerces, filières agro-alimentaire et bois ».

 

Le protocole d’accord signé hier a également donné l’occasion de revenir sur les aides accordées par les collectivités locales, étant entendu que la Région, elle, participe à hauteur de 7 millions au titre de la promotion touristique, du développement durable et de la formation professionnelle. « Le Département n’apportera pas d’aides directes. En revanche, il prévoit de mobiliser 8 millions dans le cadre de sa politique de l’eau pour réaliser les équipements nécessaires (équipements publics d’accès sur la RD20f entre Roybon et le site, alimentation en eau et assainissement), en plus des 7 millions qui pourront s’ajouter au titre de ses aides aux investisseurs en résidence de tourisme en zone de revitalisation rurale », selon André Vallini. De son côté, le groupe de vacances s’est engagé « comme il le fait depuis des années », à minimiser l’empreinte écologique du projet (Lire par ailleurs).

 

REPÈRES LES ENGAGEMENTS DE PIERRE & vacances Le protocole d’accord fixe le calendrier de réalisation du projet _ les travaux démarreront fin 2010 _ ainsi que les conditions liées au respect du développement durable avec, sur le volet environnemental, maîtrise de la consommation d’énergie, utilisation d’énergies renouvelables (chaufferie bois), économie d’eau et traitement des déchets. Pour la filière bois, le Groupe favorisera les ressources locales pour les constructions et l’approvisionnement de la chaufferie. 

 

par La Rédaction du DL le 05/12/2009 à 06:12 Vu 5 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAMBARANS

 

L’équipement Center Parcs en chiffres

 

 

 

L’équipement Center Parcs compte environ 1 000 cottages d’une surface de 60 à 80 m2 soit 5 470 lits sur 200 hectares.

 

Pierre et Vacances annonce autour de 700 emplois plus 80 à 100 emplois induits. Soit 470 équivalents temps plein ventilés ainsi :

 

nettoyage : 334, bars et points de restauration : 132, activités loisirs : 100, administration de sécurité : 62, commerces : 43, maintenance : 26.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉLECTIONS RÉGIONALES

 

Jean-Jack Queyranne brigue un second mandat : « Une alliance du MoDem aux communistes »

 

 

 

 

 

En lice pour un second mandat lors du scrutin de la mi-mars 2010, le président (PS) du conseil régional Rhône-Alpes propose une coalition des centristes du MoDem aux communistes. Entretien.

 

Que recouvre cette coalition que vous avez baptisée « Arc-en-ciel » ?

 

« C’est une volonté de rassembler pour éviter que la Région ne devienne le relais de poste de l’UMP. C’est une alliance républicaine, sociale et écologiste. »

 

Vous prônez une alliance du MoDem au PC, mais l’aile gauche de votre majorité ne paraît guère enthousiaste.

 

« Il est normal que les communistes s’interrogent mais en même temps il y a déjà des alliances de ce type dans les conseils municipaux des deux plus grandes villes de la région, à Lyon et Grenoble.

 

D’autre part, cet été Robert Hue était à Marseille avec Vincent Peillon et Marielle de Sarnez et il a approuvé cette démarche.

 

En tout cas, je fais cette proposition et à partir du mois d’octobre, on construira le projet avec les Rhônalpins par plusieurs réunions sur le terrain et sur internet. »

 

Cette démarche « participative » façon Ségolène Royal lors de la présidentielle a-t-elle pour objet de court-circuiter les appareils des partis ?

 

« Non, mais en même temps il faut installer le débat en dehors du filtre des partis. »

 

Pour le moment les Verts annoncent qu’au premier tour ils se présenteront sous leurs propres couleurs.

 

« Une alliance dès le premier tour permettrait de créer une dynamique, de gagner dès le premier tour et ce serait bon pour Rhône-Alpes.

 

Bien sûr les Verts ont fait connaître leur position, peut-on encore les convaincre ? »

 

Et si, dans la foulée des européennes, ils arrivaient devant vous au soir du premier tour ?

 

« Je n’y crois pas un seul instant.

 

Mais si c’était le cas, il faudrait trouver un accord sur le projet et mettre en ½uvre la réciprocité républicaine. »

 

En tout cas ces dernières semaines les Verts ne vous ont pas ménagé dans l’hémicycle ?

 

« Sur les Jeux olympiques d’Annecy ou le Center Parcs en Isère, ils ont eu une approche purement idéologique.

 

Mais pendant tout le mandat il n’y a pas eu de clash majeur. Les écologistes ont appris la gestion et le reste de la gauche a pris en compte les exigences écologiques. »

 

Quand seront connues dans le détail vos listes ?

 

« Elles le seront après les v½ux, à la mi-janvier. Ce sera alors le temps de la campagne. »

 

 

 

par La Rédaction du DL le 11/09/2009 à 07:03 Vu 16 fois 

 

 

 

 

ROYBON (ISÈRE)

 

La “majorité silencieuse” prend la parole 

 

 

 

Hier, ils étaient plus de 600 personnes sur la pelouse du stade municipale. À la tribune, le maire, Marcel Bachasson, officiait en tant que maître de cérémonie.

 

 

 

 

 

La dernière fois qu’ils se sont réunis, c’était en 2010. Deux ans plus tard, les Roybonnais, élus, entrepreneurs du département, en faveur du projet de Center Parcs dans les Chambarans ont décidé de clamer haut et fort leur impatience.

 

Entre-temps le dossier n’a pas avancé. Il s’est transformé en un véritable feuilleton judiciaire. Les opposants de l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP) contestent de juridiction en juridiction la construction de ce parc de loisirs aquatiques.

 

L’association “Vivre dans les Chambarans” a donc décidé de riposter. Hier, ils étaient plus de 600 personnes sur la pelouse du stade municipale, à arborer un autocollant souhaitant la bienvenue à Center Parcs. La fameuse “majorité silencieuse”, comme le répétèrent les nombreux élus présents.

 

À la tribune, le maire, Marcel Bachasson, officiait en tant que maître de cérémonie. Il rappelait une fois de plus toute sa détermination. « Quatre cents emplois à temps plein et 330 à temps partiel », martelait-il en rappelant qu’il s’agirait d’une nouvelle entreprise « non délocalisable ».

 

« Comment voulez-vous qu’un territoire comme le nôtre ne soit pas intéressé par pareil projet ? »

 

Entre deux salves de discours d’élus, le premier magistrat roybonnais lâchait : « En ce temps de crise, comment voulez-vous qu’un territoire comme le nôtre ne soit pas intéressé par pareil projet ? » Outre les arguments de l’emploi, les partisans du Center Parcs ont surtout insisté pour ne pas laisser l’association d’opposants s’approprier l’exclusivité du vernis écologique. « Ils cherchent à nous faire passer pour les destructeurs de la forêt. Mais nous refusons qu’ils s’adjugent le monopole de l’amour de la nature », lâchait à la tribune, un adjoint à la mairie de Roybon.

 

En aparté de cette sortie, un ancien du village nous glissait : « Le problème, c’est que l’on ne connaît pas tous ces opposants. Ce ne sont pas des gens de chez nous. Qu’ils nous laissent tranquilles ! »

 

Sur le podium improvisé, les discours s’enchaînaient. Toutes les tendances politiques étaient réunies. « Sauf une », glissait le sénateur et président du conseil général André Vallini, en faisant référence aux Verts, contre le projet. Le ton grave, il évoquait son inquiétude à chaque fois que Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, propriétaire de la marque Center Parcs, l’appelait. « Je redoute qu’il m’annonce qu’il se désengage du projet », affirmait-il. Marcel Bachasson, lui, n’a pas de doute. « Si ce projet ne relevait pas de l’intérêt général, nous aurions fait face à une opposition dès le début. Or cela n’a pas été le cas. »

 

par Aymeric ADVININ le 30/06/2012 à 06:00 Vu 2 fois

 

 

 

 

 

 

CENTER PARCS NOUVELLE ACTION DES OPPOSANTS AU PROJET

 

Un troisième recours déposé

 

Outils

 

Dans un communiqué, le président de l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP), Stéphane Peron, annonce avoir déposé, ce lundi, un recours devant le Conseil d’État contre le permis de défrichement du site du Center Parcs. Celui-ci avait été accordé par la préfecture de l’Isère en 2010. Il s’agit du troisième épisode judiciaire dans ce dossier, depuis 2010. Les deux recours précédents, déjà portés par l’association d’opposants, concernaient la modification du Plan local d’urbanisme de la Ville de Roybon et le permis de construire accordé à Pierre & Vacances, détenteur de la marque Center Parcs. Hasard du calendrier, ce vendredi, la Ville de Roybon, qui doit accueillir le parc de loisirs aquatiques, organise une grande manifestation au stade municipal, avec toutes les personnes soutenant ce projet. Stéphane Peron précise, toujours dans son communiqué, avoir déposé ce recours car il y a « matière à contester cet acte administratif qui menace une forêt constituée d’espèces végétales et animales remarquables ».

 

par Aymeric ADVININ le 28/06/2012 à 06:00 Vu 1 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON (ISÈRE)

 

La “majorité silencieuse” prend la parole 

 

 

 

 

La dernière fois qu’ils se sont réunis, c’était en 2010. Deux ans plus tard, les Roybonnais, élus, entrepreneurs du département, en faveur du projet de Center Parcs dans les Chambarans ont décidé de clamer haut et fort leur impatience.

 

Entre-temps le dossier n’a pas avancé. Il s’est transformé en un véritable feuilleton judiciaire. Les opposants de l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP) contestent de juridiction en juridiction la construction de ce parc de loisirs aquatiques.

 

L’association “Vivre dans les Chambarans” a donc décidé de riposter. Hier, ils étaient plus de 600 personnes sur la pelouse du stade municipale, à arborer un autocollant souhaitant la bienvenue à Center Parcs. La fameuse “majorité silencieuse”, comme le répétèrent les nombreux élus présents.

 

À la tribune, le maire, Marcel Bachasson, officiait en tant que maître de cérémonie. Il rappelait une fois de plus toute sa détermination. « Quatre cents emplois à temps plein et 330 à temps partiel », martelait-il en rappelant qu’il s’agirait d’une nouvelle entreprise « non délocalisable ».

 

« Comment voulez-vous qu’un territoire comme le nôtre ne soit pas intéressé par pareil projet ? »

 

Entre deux salves de discours d’élus, le premier magistrat roybonnais lâchait : « En ce temps de crise, comment voulez-vous qu’un territoire comme le nôtre ne soit pas intéressé par pareil projet ? » Outre les arguments de l’emploi, les partisans du Center Parcs ont surtout insisté pour ne pas laisser l’association d’opposants s’approprier l’exclusivité du vernis écologique. « Ils cherchent à nous faire passer pour les destructeurs de la forêt. Mais nous refusons qu’ils s’adjugent le monopole de l’amour de la nature », lâchait à la tribune, un adjoint à la mairie de Roybon.

 

En aparté de cette sortie, un ancien du village nous glissait : « Le problème, c’est que l’on ne connaît pas tous ces opposants. Ce ne sont pas des gens de chez nous. Qu’ils nous laissent tranquilles ! »

 

Sur le podium improvisé, les discours s’enchaînaient. Toutes les tendances politiques étaient réunies. « Sauf une », glissait le sénateur et président du conseil général André Vallini, en faisant référence aux Verts, contre le projet. Le ton grave, il évoquait son inquiétude à chaque fois que Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, propriétaire de la marque Center Parcs, l’appelait. « Je redoute qu’il m’annonce qu’il se désengage du projet », affirmait-il. Marcel Bachasson, lui, n’a pas de doute. « Si ce projet ne relevait pas de l’intérêt général, nous aurions fait face à une opposition dès le début. Or cela n’a pas été le cas. »

 

par Aymeric ADVININ le 30/06/2012 à 06:00 Vu 173 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROYBON

 

La manifestation de soutien au Center Parcs

 

 

 

 

 

 

 

 

L’association « Vivre en Chambaran » a organisé vendredi au stade son premier grand rassemblement pour soutenir le projet de Center Parcs.

 

Une sacrée organisation que le président de l’association, Pascal Doom, et son équipe d’une centaine de bénévoles ont menée à bien.

 

Tout était préparé avec minutie, de l’accueil au parking à l’entrée où chaque arrivant recevait un badge autocollant qui a servi à comptabiliser la nombreuse assistance. Pour être exact, 1 004 personnes plus les 100 organisateurs.

 

Ce rassemblement s’est déroulé en deux temps : à partir de 18h, le président Pascal Doom a présenté le déroulement de la manifestation suivi de Mme Elisabeth Briot, habitante de Montrigaud qui a vécu en Moselle où se situe le Center Parcs lorrain. Elle en parla en termes plutôt élogieux avec des messages et témoignages de maires des communes où est implanté ce Center Parcs.

 

L’apanage de la nature

 

Ensuite, Thierry Capéran, qui a effectué un séjour dans ce Center Parcs lorrain, a fait un résumé très positif. Il affirma aussi qu’après dialogue avec les employés côtoyés, ceux-ci se disaient « satisfaits de leur emploi ».

 

Daniel Postic, adjoint (auteur des belles photos et posters sur les Chambaran) parla aussi de son séjour dans un des Center Parcs axé sur la nature justement, rappelant que l’apanage de la nature n’appartient pas qu’aux opposants du projet.

 

Dans un deuxième temps vers 20h, la tribune se remplit avec les nombreux élus du canton et de la région.

 

Prise de parole de MM. Marcel Bachasson, maire et conseiller général ; Yannick Neuder, président de la Communauté Bièvre-Chambaran ; Christian Nucci, vice-président du Conseil général et président du Syndicat mixte de Bièvre-Valloire ; Jean-Pierre Barbier, député, et André Vallini, sénateur et président du Conseil général de l’Isère. Ils ont tous fait l’éloge du projet.

 

le 02/07/2012 à 06:00 Vu 60 fois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAINT-ÉTIENNE-DE-SAINT-GEOIRS

 

Office de tourisme : inauguration d’une antenne

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre de la politique touristique de la Communauté de Communes Bièvre Chambaran, l’Office de tourisme Mandrin Chambaran a inauguré une toute nouvelle antenne à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, ce vendredi, en présence de nombreux élus et personnalités (Marcel Bachasson, Yannick Neuder, Jean-Pierre Barbier, Christian Nucci, Didier Rambaud…). Depuis le 1 er janvier 2011, la nouvelle structure de l’office de tourisme Mandrin Chambaran fonctionne avec un statut juridique récent : Société publique locale (SPL). Cette SPL illustre la volonté des élus à promouvoir et à voir augmenter la fréquentation touristique à travers des manifestations, le patrimoine, la vie culturelle et festive des villes et villages. Aux portes de grands centres urbains comme Grenoble et Lyon, la plaine de la Bièvre et la forêt de Chambaran représentent un cadre de séjours proche de la nature et chargé d’authenticité pour les voisins citadins. Le rôle de l’office de tourisme Mandrin Chambaran avec ses deux sites est d’assurer l’accueil, le conseil en séjours et la promotion du pays.

 

De grands projets

 

La SPL est également un outil de développement touristique pour les prestataires d’activités, les restaurateurs, les hébergeurs, les associations et les élus. En effet, la SPL met à disposition les compétences des techniciens pour l’aide au numérique, pour la diffusion d’information, pour l’intégration des grands projets du territoire, comme le Center parcs.

 

Membre du réseau de la fédération des offices de tourisme de l’Isère et de France, partenaire d’Isère Tourisme et du syndicat mixte du pays de Bièvre Valloire, cette nouvelle antenne est un outil de proximité et de services pour la population locale et évidemment pour les visiteurs.

 

23 rue Octave Chenavas, 38590, Saint-Etienne-de Saint-Geoirs.

 

le 14/07/2012 à 06:00

 

 

 

Center Parcs à Roybon : les dessous du projet

 

André Vallini, président du Conseil général, et Gérard Brémond, président du groupe Pierre & Vacances.En novembre 2010, les deux parties avaient réaffirmé leur intention de voir le Center Parcs de Roybon se réaliser. Photo archives Le DL

 

 

  • Voilà deux ans que le projet est au point mort… ou presque. Construire un Center Parcs à côté de Roybon, dans les Chambaran, cela avait tout d’une bonne idée pour le conseil général de l’Isère. Accueillir les mille cottages du village aquatique du groupe Pierre & Vacances permettait de réussir un coup double sur le volet touristique mais aussi de l’emploi, selon les porteurs du projet.

Oui mais voilà, une opposition tenace fait qu’aujourd’hui le dossier se balade de juridiction en juridiction, au gré des attaques de l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” (PCSCP). Modification du Plan local d’urbanisme (PLU) de la ville de Roybon, permis de construire, permis de défricher… Ils ont tenu leurs promesses : ils ont tout attaqué.

Pierre & Vacances opte pour le silence

Il y a un mois, près de mille citoyens, entrepreneurs et citoyens, selon les organisateurs, se sont réunis au stade municipal de Roybon pour rappeler leur volonté de voir le parc se réaliser. Le maire, Marcel Bachasson, est dans la même position qu’un gagnant au loto qui attend de recevoir ses gains. Il voit dans cette implantation de Center Parcs l’opportunité de redynamiser un territoire touché par le chômage et la crise. Les retombées fiscales engendrées par la présence d’un tel complexe touristique ne seraient pas négligeables pour les finances de sa commune, et celles de l’intercommunalité de Bièvre-Chambaran non plus.

Si opposants et partisans occupent le terrain médiatique, le groupe Pierre & Vacances a opté pour le silence. Il a décliné nos demandes d’entretien. Pourtant, les questions sont nombreuses…

André Vallini, président du Conseil général, a évoqué lors du rassemblement roybonnais ses craintes de voir Pierre & Vacances abandonner le projet. En décembre 2011, un nouveau permis de construire a été déposé. En coulisses, le propriétaire de la marque Center Parcs continue de plancher sur son rapport relatif à la Loi sur l’eau, obligatoire, dans la mesure où le complexe devrait s’implanter dans une zone humide. Selon nos informations, Pierre & Vacances a fait appel à un nouveau bureau d’études pour travailler à l’élaboration du document. La collaboration avec le bureau précédent a pris fin en décembre dernier.

Côté immobilier, la vente de cottages a été stoppée il y a près de deux ans. Mais des interrogations existent sur la mort programmée de la loi Scellier-Bouvard, argument de vente massue de Center Parcs. Cette loi qui permet des crédits d’impôts à ceux qui investissent dans le neuf disparaîtra à la fin de cette année.

En attendant d’y voir plus clair dans le dossier isérois, Pierre & Vacances n’a pas perdu son appétit. Il continue de développer la marque Center Parcs. Celui de Hattigny en Moselle devrait connaître d’importants travaux d’extension à l’automne.

 

par Aymeric ADVININ le 17/07/2012 à 06:01 Vu 3506 fois

 

 

André Vallini: « La bataille n’est pas gagnée d’avance »

« N’ayant pas d’autre scrutin couplé à ces élections, il sera difficile de mobiliser les Isérois », craint André Vallini. Le D.L. / Jean-François SOUCHET

Après avoir présenté à Grenoble ses candidats aux cantonales le mois dernier, le Parti socialiste a choisi le Nord-Isère pour la présentation de son programme de campagne. André Vallini et ses conseillers, en rangs serrés, ont tenu hier une conférence de presse à l’Isle-d’Abeau.

La majorité départementale affichait, à cette occasion, un profil bas car « la bataille n’est pas gagnée d’avance», assure André Vallini. « La droite iséroise est certes sous tutelle, mais elle est bien présente. Notre crainte sera l’abstention. N’ayant pas d’autre scrutin couplé à ces élections, il sera difficile de mobiliser les habitants. »

Pour inciter les électeurs à se déplacer, le président du conseil général compte politiser cette campagne, s’appuyant sur un contexte national favorable, avec une droite impopulaire.

Si « le bilan ne fait pas le programme», comme le souligne Gisèle Pérez, André Vallini fait valoir la “gestion rigoureuse” du Département et ses réalisations depuis qu’il a basculé à gauche, en 2001 : « La majorité est fière de son bilan, mais il reste encore des choses à faire.» À tour de rôle, les conseillers généraux ont détaillé leurs projets dans les différents domaines d’intervention du Département.

Éducation

La majorité compte poursuivre son plan de modernisation des collèges isérois et développer le bio à la cantine. « Deux établissements doivent ouvrir en 2012 : Chirens et L’Isle-d’Abeau », rappelle Denis Vernay.

Économie

Erwann Binet évoque les outils par lesquels le conseil général compte créer de l’emploi : le soutien aux pôles de compétitivité, à l’innovation, le développement de l’économie sociale et solidaire, le rééquilibrage du développement économique entre les territoires.

Dépendance

Développer le maintien à domicile sera la priorité du conseil général qui proposera en 2012 un “bouquet de services personnalisés”. La majorité départementale se fixe aussi pour objectif l’ouverture d’ici 2014 de 1 360 places pour les personnes âgées.

Agriculture

« Nous voulons rester un département agricole », prévient Christian Nucci qui souhaite mettre l’accent sur l’environnement, les nouvelles pratiques culturales et les circuits courts.

Transports

« Préserver l’environnement, tout en prônant la mobilité pour tous et partout », tel est le défi lancé par Didier Rambaud qui compte développer l’intermodalité (RER routier), l’éco-voiturage et l’auto en libre-service.

Numérique

Après son plan de couverture des zones blanches par le haut débit, le conseil général souhaite amener la fibre optique partout en Isère. Il faut encore trouver les financements de ce projet évalué à 235 millions d’euros.

Culture

Contraint de restreindre le budget alloué à la culture, le conseil général souhaite renforcer son soutien aux projets et associations qui “créent du lien social”.

Tourisme

Le conseil général soutient le projet de Center Parcs dans les Chambarans. La majorité souhaite encore travailler sur l’accessibilité des sites touristiques de montagne.

Écologie

« Il reste encore beaucoup à faire pour préserver la biodiversité», juge Serge Revel, qui met en avant le bilan du conseil général. En projet : le plan climat-énergie et l’installation de panneaux solaires sur les nouveaux bâtiments départementaux.

Par Bénédicte DUFOUR | Publié le 15/02/2011 à 05:00 Vu 567 fois

Center Parcs: les trois requêtes des « anti » contestées

Ce jeudi après-midi, le tribunal administratif de Grenoble (Isère) s’est penché sur ledossier du projet de Center Parcs à Roybon. Le rapporteur public a rejeté les trois requêtes qu’avaient déposées les avocats de l’association « Pour les Chambarans sans Center Parcs » (PCSP). Ces requêtes portaient précisément sur la modification du plan local d’urbanisme de la commune de Roybon, la validité du permis de construire et l’autorisation de défrichement. Depuis décembre 2007, le groupe Pierre & Vacances souhaite implanter son cinquième Center Parc dans la forêt des Avenières dans les Chambarans. Un projet de 380 millions d’euros, pour l’instant suspendu, qui prévoit l’implantation de mille cottages sur une zone de 200 hectares. 
  »Nous ne sommes pas vraiment étonnés de ces rejets car nous savons très bien que la notion d’environnement n’est pas encore bien intégrée dans la culture des magistrats », regrette Stéphane Peron, le président de l’association d’opposants. « On voit très bien que les enjeux environnementaux ont été écarté de la notion d’intérêt général », continue-t-il. Marcel Bachasson, le maire de Roybon et défenseur du projet, préfère rester prudent. « Tant que la décision du tribunal administratif n’est pas connue, je me garderai de faire tout commentaire », nous a-t-il déclaré. D’autant plus que les opposants ne comptent pas lâcher prise: « On reste dans l’optique de gagner. L’avis du rapporteur public est parfois suivi par le tribunal, mais parfois il ne l’est pas. »
L’affaire a été placée en délibéré et sera rendue d’iciune quinzaine de jours.
 
Par Jean-Jacques FERAL | Publié le 09/06/2011 à 19:19 Vu 1017 fois

 

Center Parcs : les requêtes des opposants contestées

Dans son projet, Pierre & Vacances prévoit l’implantation de mille cottages dans la forêt des Avenières, sur la commune de Roybon. DR

Nouveau chapitre, nouveau rebondissement. Jeudi, le projet de création d’un Center Parcs dans la forêt des Avenières sur la commune de Roybon a connu un nouveau rebondissement. Le tribunal administratif de Grenoble s’est penché sur ce dossier et plus particulièrement sur les trois recours qu’avaient déposés les opposants. Ces requêtes contestaient la modification du Plan local d’urbanisme de la commune de Roybon, la validité du dépôt de permis de construire et enfin l’autorisation de défrichement [lire en Repères]. Jeudi, le rapporteur public ne leur a pas donné raison et a rejeté ces trois recours. « Les enjeux environnementaux ont été écartés »

Une décision qui n’étonne pas les opposants. « Nous ne sommes pas vraiment surpris car nous savons que la notion d’environnement n’est pas encore bien intégrée dans la culture des magistrats », regrette Stéphane Peron, le président de l’association Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSP) auteur des recours.

Et d’ajouter : « On voit très bien que les enjeux environnementaux ont été écartés de la notion d’intérêt général. Seuls les arguments de création d’emploi ont été retenus. Les supporters du projet ont même osé affirmer que les emplois qui seraient générés seraient des contrats à durée indéterminée ! Or on sait très bien qu’il s’agit très souvent de prestataires de services qui privilégient les contrats à durée déterminée », continue l’opposant qui pointe aussi du doigt les « énormes » consommations d’eau des installations (« 1 100 m 3 par jour »). « Nous sommes optimistes »

Depuis décembre 2007, le groupe Pierre & Vacances souhaite implanter son cinquième Center Parcs dans les Chambarans. Un projet qui prévoit la réalisation de 1 000 cottages sur 200 hectares. Une nouvelle accueillie comme une aubaine par les autorités locales car synonyme notamment de création d’emplois. 700 postes sont annoncés. Le conseil général, avec un investissement de 15 millions d’euros, a fortement œuvré pour que Pierre & Vacances choisisse l’Isère. Sauf que les recours déposés par les opposants ont donné un sacré coup d’arrêt au projet espéré pour 2013. Alors, Marcel Bachasson, maire de Roybon et conseiller général, préfère attendre la décision finale du tribunal. « Nous sommes optimistes quant à l’issue mais nous restons prudents tant qu’une décision n’est pas rendue. » D’autant plus que les opposants sont loin de s’avouer perdants : « L’avis du rapporteur public est parfois suivi par le tribunal, mais parfois il ne l’est pas. » L’affaire a été placée en délibéré et sera rendue d’ici une quinzaine de jours.

Par la rédaction du DL | Publié le 12/06/2011 à 05:44 Vu 1681 fois

SAINT-CHRISTOPHE-LA-GROTTECombe Noire, c’est fini !

Chronologie du projet d'installation du Center Parcs vue dans le site du DL dans Chronologies trans
Après la victoire, l’ensemble des adhérents s’est prononcé pour la dissolution de l’association contre le projet de carrière à Combe Noire en Chartreuse. 

L’ensemble des participants à l’assemblée générale extraordinaire s’est prononcé pour la dissolution de l’association contre la carrière de Combe Noire en Chartreuse. Une résolution, qui clôture 10 années de lutte et la victoire dans 4 contentieux mais qui engage, selon Pierre Meyer, « chacun dans sa responsabilité pour la sauvegarde de l’environnement ».

Les membres du bureau ont été désignés comme liquidateurs. Puis il a été voté à la majorité absolue (1 voix contre, 4 abstentions) de verser le reliquat des comptes à l’association PCSPC (Pour un Chambaran sans Center Parcs). Moment incontestablement émouvant quand la parole a été donnée aux adhérents, d’aucuns soulignant la nécessité de s’engager aux côtés du PCSPC, de maintenir les liens tissés entre les habitants du territoire, ou encore saluant la leçon d’un « combat mené de manière profondément démocratique. »

Le pique-nique a été l’occasion d’apprécier un concert de musique médiévale et de saluer la délicate prestation des artistes de Notes Intemporelles. De consulter librement documents, photos ou talentueux dessins d’Hervé Bertrand, tout en échangeant. En raison de la météo, le spectacle déambulatoire « Combe Noire ne passera pas » n’a pu être donné samedi. Il s’est déroulé hier au pont romain.

Publié le 10/10/2011 à 06:00 Vu 15 fois

AVORIAZ Les murs de l’Aquariaz sortis de terre

La partie maçonnerie du gros œuvre est en voie d’achèvement pour les murs extérieurs.

Pierre & Vacances, le constructeur, annonce l’Aquariaz comme étant unique dans les Alpes. Inspiré des Center Parcs, marque rachetée par l’opérateur touristique, ce centre aqualudique prend forme avec le montage des murs extérieurs qui donnent une idée plus précise de cet ensemble architectural qui s’inscrit pleinement dans l’identité de la station d’Avoriaz.

Avec rivière, bains à remous, arbre à eau, plateforme de jeux aquatiques dont un half pipe en eau unique au monde, l’ensemble est conçu dans une ambiance de forêt tropicale d’inspiration kenyane, abrité sous un dôme de verre et avec une eau à température constante de 29 °C. Au total, une surface couverte de 2 750 m² dont le grand bassin creusé dans la roche.

À la faveur d’un automne jusqu’ici clément, le chantier avance à bon train : les fondations sont achevées ainsi que les murs. Il reste à couvrir le bâtiment avant l’hiver pour pouvoir poursuivre cet hiver les travaux à l’intérieur de cet ouvrage dont la livraison devrait intervenir en juillet 2012.

L’ensemble des nouvelles réalisations du groupe Pierre et Vacances est chauffé par une chaufferie-bois construite près de la zone technique à l’entrée de la station, laquelle est opérationnelle depuis quelques jours pour chauffer les logements qui seront livrés dès Noël.

Publié le 11/10/2011 à 06:00 Vu 100 fois

La lutte se poursuit en chaîne

Jacques Barrier et Pierre Meyre de l’association contre Combe Noire remettent l’actif résiduel à l’association “Pour un Chambaran sans Center parcs”.

« Une chaîne de luttes contre les projets néfastes pour la nature et l’environnement doit se poursuivre » a indiqué Pierre Meyer, président de l’association contre le projet de carrière à Combe Noire qui vient d’être dissoute puisque le projet a été abandonné.

Ainsi, Pierre a remis l’actif résiduel (3000€) à Stéphane Peron, président, et René Meynier, trésorier de l’association PCSCP (Pour un Chambaran sans Center parcs).

Une décision prise lors de l’ultime assemblée générale extraordinaire que les liquidateurs de l’association contre Combe Noire ont eu à cœur de mettre à exécution.

Publié le 25/10/2011 à 06:00 Vu 19 fois

Un livre sur les Chambarans

La librairie “Le Baz’art des mots”, à Hauterives, pouvait à peine contenir le très nombreux public venu assister à la présentation de l’ouvrage “Chambard dans les Chambarans” par son auteur, Henri Mora. Dans cet ouvrage, l’auteur fait tout d’abord une passionnante enquête sur l’histoire de la forêt de Chambarand depuis 1881, date à laquelle le général de Miribel, célèbre Hauterivois, chef d’État-Major de l’armée, créa le camp de Chambarand, haut lieu des manœuvres de l’armée.

« Chambard dans les Chambarans »…

qui en 1939, devint, sous Daladier, un camp d’internement pour 750 ressortissants allemands !

A peine l’armistice de juin 1940 signé, les Allemands libérés, le régime de Vichy y installa les ennemis irréductibles du IIIe Reich : les communistes !

Ce qui n’empêcha, nullement, la création, dès la fin 1940, d’un maquis très actif qui aura à son actif : 6 déraillements de trains et 82 coupures de voies ferrées !

En 1962, suite à l’indépendance de l’Algérie, la vocation des Chambarans se perpétue avec l’arrivée de Harkis que l’ONF emploiera comme bûcherons dans les forêts domaniales…

En 2007, on commence à parler de l’éventuelle création d’un Center Parcs dans le bois des Avenières, non loin de Roybon ce qui provoque une levée de boucliers chez les écologistes inquiets des conséquences environnementales sur la forêt et les nappes phréatiques car le parc sera grand consommateur d’eau en raison de la possible présence d’environ 5 000 touristes.

L’association « La Truite de la Galure » n’a pas été la dernière à s’insurger contre le projet car elle craint de graves conséquences sur le plan de la faune de la Galaure. L. Riband

NDLR : On trouve le mot Chambarand, selon les sources, avec ou sans « d »

Publié le 19/12/2011 à 06:00 Vu 22 fois

Les premiers vœux de la communauté Bièvre Chambaran

Énormément de monde vendredi soir dans la salle du conseil communautaire de la nouvelle Communauté de communes Bièvre Chambaran (CCBC).

Le président Yannick Neuder et le 1 er vice-président Marcel Bachasson avaient souhaité recevoir les acteurs politiques, économiques et partenaires institutionnels dans une ambiance musicale pour une cérémonie des vœux détendue.

Le vice-président Marcel Bachasson présenta la genèse de la fusion des deux communautés de communes (CCBTA et Pays de Chambaran), anticipant ainsi les préconisations de l’État sur la réforme des collectivités locales de 2014 et devenant de fait la première en Isère.

Le président Yannick Neuder exprima d’abord le sentiment collectif de grande satisfaction pour ne pas dire de fierté d’avoir mené à son terme la fusion des deux communautés de communes, créant ainsi un territoire de 300 km² avec 17.000 habitants, gagnant en efficience et permettant d’aborder des compétences nouvelles comme l’eau et l’assainissement.

Trois axes

Il parla ensuite de l’orientation de l’ensemble des compétences de la CCBC autour de 3 dimensions de développement durable.

1 axe économique et touristique comprenant : l’aménagement du territoire, le développement économique, le développement touristique (avec Center Parcs) et l’agriculture.

1 axe de cohésion sociale avec : la petite enfance, l’enfance/jeunesse, le scolaire et périscolaire, le logement, la culture.

1 axe environnemental comprenant : l’eau potable, l’assainissement, les déchets ménagers et assimilés, les énergies.

Yannick Neuder signala en conclusion que le Grenelle de l’environnement n’était pas oublié, un vote à l’unanimité, mardi dernier, ayant adopté une motion contre le « gaz de schiste » pour s’opposer au permis dit de Montfalcon (une commune de la CCBC).

Publié le 29/01/2012 à 06:00 Vu 19 fois

GAULE ROMANAISE-PÉAGEOISE L’ASSOCIATION VIENT DE TENIR SON ASSEMBLÉE GÉNÉRALEEn attendant l’ouverture…

En attendant l’ouverture de la pêche samedi, les pêcheurs ont formulé leurs inquiétudes sur des projets qui, selon eux, pourraient impacter la qualité des eaux.

C’est l’un des clubs sportifs les plus important de l’agglomération romano-péageoise.

C’est donc avec une certaine fierté que la Gaule romanaise péageoise (GRP) affichait un bilan positif pour l’année 2011, à l’occasion de son assemblée générale.

Le club comptabilise en effet 3 152 membres, dont 900 jeunes, et présente un équilibre financier confortable comme l’a souligné le trésorier de l’association, Daniel Drache.

Cette année, l’association a poursuivi ses différentes actions qui vont au-delà de l’activité de pêche stricto sensu. Elle met en place des activités éducatives en direction de 10-14 ans, s’investit dans la formation et œuvre dans le repeuplement des cours d’eau (voir par ailleurs).

Malgré un bilan moral positif, José Soto, le président de l’association, a néanmoins voulu attirer l’attention de l’assemblée sur des dossiers qui pourraient avoir un impact sur les cours d’eau du Nord-Drôme. L’unité de méthanisation et le Center Park des Chambarans en question

Car plus qu’un club de loisirs, la Gaule assure aussi un rôle de sentinelle de l’environnement.

Une dimension que n’ont pas manqué de souligner Philippe Dresin, 1 er adjoint à Romans, et Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage.

José Soto a ainsi rappelé l’inquiétude des pêcheurs au sujet de l’unité de méthanisation. Un projet porté par Bertrand Jamonet sur la commune de Bourg-de-Péage soumis à enquête publique jusqu’au mois d’octobre 2011 et qui avait alors suscité un vif débat.

« Nous nous inquiétons de l’impact de l’épandage des digestats sur la qualité de l’eau » lançait Daniel Drache. Nathalie Nieson a rappelé que le commissaire enquêteur avait rendu un avis favorable pour ce projet et que la décision revenait désormais au préfet. « Je vous engage néanmoins, s‘il voit le jour, à nouer le dialogue avec les porteurs du projet. Nous prévoyons de mettre en place une sorte de commission locale d’information pour assurer un suivi de l’impact des épandages, vous y serez associés ».

Autre motif d’inquiétude, le projet de parc de loisirs Center Parcs en Isère dans la forêt de Chambaran. Porté par l’entreprise “Pierre et Vacances”, il s’attire une fronde dans le département voisin, notamment sous l’impulsion de l’association “Chambaran sans Center Parcs”. Mais il inquiète aussi les pêcheurs drômois. « Nous nous opposons fermement. Ce projet pose de vrais problèmes pour les nappes de la Bièvre, de la Galaure, de la Valloire et de l’Herbasse et pourrait mettre en danger la nappe du miocène ». Un vaste chantier « dont les promoteurs font miroiter 700 emplois et qui suscite donc une certaine fébrilité chez les élus » commente Nathalie Nieson, qui a néanmoins émis des réserves sur la pertinence du projet.

Le suivi des populations piscicoles est aussi une des activités importantes de l’association. Sept bénévoles s’y consacrent. Ils réalisent des pêches d’inventaire. Celles-ci ont permis de soulever un déficit en truites farios dans la rivière Herbasse en amont de la commune de Montrigaud. La GRP avait décidé de mettre cette portion en réserve jusqu’en 2013 et d’en assurer le suivi. Les pêches d’inventaires réalisées en 2012 après 1 an de mise en réserve n’ont cependant pas démontré d’amélioration.

Dans la rivière de la Bourne, un peu plus de 530 salmonidés ont été repris dont 415 truites farios et 115 ombrets communs. L’occasion de noter un gros déficit en ombres par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs pour l’année 2012 et en vue de la prochaine ouverture de la pêche, l’association prévoit de déverser 4 275 truites arc-en-ciel dans le Chaleyre et le lac de Champos, et dans divers cours d’eau ainsi que différentes espèces dans la Bourne, à Chaleyre, Peyrins ou Champos.

Se procurer sa carte de pêche

Pour la truite fario elle se fera ce samedi.

Concernant l’achat des cartes de pêche, José Soto a fait remarquer aux adhérents qu’il n’est plus possible de se les procurer sur le site Internet de l’association mais auprès de la fédération. Renseignements sur :www.federationpeche.fr

rivière propre

Pour la 3 e année consécutive, la Gaule Romanaise Péageoise participe à l’opération “Rivières propres”. Elle consiste à ramasser les détritus qui encombrent le canal des usines à Saint-Donat. L’opération se déroulera le 7 avril. Rendez-vous au parking Perrenot à Saint-Donat. Inscriptions jusqu’au 30 mars auprès de Jacques Porte au 04 75 45 25 30, Denis Permingeat 04 75 45 16 44 ou auprès de la mairie de Saint-Donat.

Par Delphine TAYAC | Publié le 08/03/2012 à 06:00 Vu 18 fois

Marcel Bachasson : « Notre vision des choses est économique, celle des opposants est politique »

Marcel Bachasson, maire de Roybon, n’était pas à Saint-Marcellin, hier. Les opposants au Center Parcs qui doit s’installer sur sa commune, et surtout leurs méthodes, exaspèrent le premier magistrat roybonnais. « Notre vision des choses est économique, la leur est politique », affirme M. Bachasson. Ce dernier répète inlassablement le nombre d’emplois que créera le futur équipement de Pierre & Vacances. Et l’argument de la précarité soulevé par les opposants laisse de marbre le maire de Roybon. « Se soucient-ils de la nature des emplois que vont créer des entreprises qui viennent s’installer sur une nouvelle zone d’activités ? », interroge Marcel Bachasson.

Celui-ci ne conteste pas l’opposition de l’association. Mais les moyens employés le dérangent. « Les panneaux de permis de construire ont été arrachés sur le site, des insultes à mon encontre sur des enseignes publiques étaient présentes en ville. Ils ont contesté toutes les décisions prises sur le dossier. S’ils font aussi confiance à la justice, pourquoi ont-ils besoin de commettre des actes de vandalisme ? », questionne-t-il tout en précisant connaître l’identité des personnes qui ont inscrit ces messages insultants. « Je n’ai pas encore déposé plainte », assure Marcel Bachasson.

L’élu roybonnais, qui siège également à la communauté de communes de Bièvre-Chambaran, espère voir le projet aller jusqu’au bout. « Je crois plus que jamais en ce dossier. S’il y avait vraiment eu une opposition farouche à l’implantation de Center Parcs, je n’aurais jamais signé de permis de construire. »

Par Ay. A. | Publié le 14/03/2012 à 06:00 Vu 16 fois

CENTER PARCS PCSCP ORGANISAIT UNE RÉUNION D’INFORMATION, HIER SOIRLe volet social pointé du doigt par l’association d’opposants

 

La première pierre du Center Parcs, qui doit voir le jour à deux pas de Roybon, n’a toujours pas été posée. Mais le projet continue d’alimenter le débat.

Hier soir, l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP) organisait une réunion publique à Saint-Marcellin. Une première pour les opposants au projet qui s’aventurent en dehors du canton de Roybon pour poursuivre leur travail de sensibilisation de la population sur ce dossier.

Jusqu’à présent PCSCP s’était surtout appliqué à contester sur le terrain judiciaire les permis de construire du futur équipement. Stéphane Peron, président de l’association, promettait même de nouvelles révélations avant cette réunion. En réalité, l’association a surtout proposé un vaste point sur les différentes problématiques sur le dossier. La majorité des 70 personnes qui composaient le public semblaient peu au fait du projet de parc aquatique.

Sur le volet environnemental, PCSCP a repris les nombreuses mises en garde de la Dreal (Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement), présentes sur un rapport datant de 2010. Celui-ci évoque le patrimoine naturel du bois des Avenières, retenu pour accueillir l’équipement. « On ne pouvait pas choisir plus mauvais endroits », synthétisait Stéphane Peron après avoir dressé la liste des espèces protégées sur le site. « Faut-il sacrifier une forêt pour des emplois qui payent 270 € par mois ? »

PCSCP a axé sa présentation autour de trois axes : l’impact environnemental, le volet financier et le politique. Mais ce sont surtout ces deux derniers volets sur lesquels a appuyé le collectif. Tout simplement parce que la partie environnementale est au point mort. Si la bataille juridique fait rage depuis plusieurs mois, les décisions de justice rendues à ce jour concerne la forme et non le fond du dossier.

Le volet social (et financier) a permis à l’association d’accrocher l’intérêt de l’auditoire. Les chiffres avancés s’appuyaient sur les constatations faites par l’association auprès des Center Parcs de Picardie et de Moselle. « Le projet est déclaré d’intérêt général car il y a d’emplois à la clé. Mais selon nos calculs, ce ne seront que 150 qui seront concernés par le chantier », avançait le président de PCSCP. Quant aux centaines d’emplois directs créés par le parc aquatique, il balayait d’un revers de la main leurs poids. Pour cela, des témoignages de femmes de ménage du parc mosellan, en proie à un conflit social, étaient projetés sur grand écran. Une d’entre elles déclarait toucher 270 € par mois. « Faut-il sacrifier une forêt pour des emplois qui payent 270 € par mois ? », interrogeait Stéphane Peron face à une audience ne pouvant répondre que non.

Les questions du public, en fin de séance, ont permis de mesurer la méconnaissance du sujet. Certaines personnes étaient présentes à la suite d’importantes opérations de tractage sur le marché de Saint-Marcellin conduites par PCSCP. Signe qu’aujourd’hui, ce sont les opposants qui occupent le terrain.

Le permis de construire du Center Parcs a été contesté par PCSCP en 2010. La justice avait retoqué le document sur un défaut de consultation de partenaire dans le cadre de l’élaboration du dossier. Depuis, la ville de Roybon a redéposé un nouveau permis de construire fin 2011… contesté par l’association d’opposants. Sur le volet environnemental, Pierre & Vacances, propriétaire de Center Parcs, continue de travailler sur le rapport de loi sur l’eau. Le document, attendu depuis près de deux ans, promet d’être clé dans la réalisation ou non du parc aquatique.

Par Aymeric ADVININ | Publié le 14/03/2012 à 06:00 Vu 11 fois

Center Parcs : les opposants contestent les créations d’emplois

La première pierre du Center Parcs, qui doit voir le jour à deux pas de Roybon, n’a toujours pas été posée. Mais le projet continue d’alimenter le débat. Mardi soir, l’association Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSCP) organisait une réunion publique à Saint-Marcellin. Une première pour les opposants au projet, qui s’aventurent en dehors du canton de Roybon pour sensibiliser la population .

Jusqu’à présent, PCSCP s’était surtout appliqué à contester sur le terrain judiciaire les permis de construire du futur équipement. Cette fois, Stéphane Peron, président de l’association, a proposé un vaste point sur les différentes problématiques du dossier. La majorité des 70 personnes qui composaient le public semblaient peu au fait du projet.

Sur le volet environnemental, PCSCP a repris les nombreuses mises en garde de la Dreal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), présentes dans un rapport datant de 2010. Celui-ci évoque le patrimoine naturel du bois des Avenières, retenu pour accueillir l’équipement. « On ne pouvait pas choisir plus mauvais endroit », synthétisait Stéphane Peron.

PCSCP a axé sa présentation autour de trois axes : l’impact environnemental, le volet financier et le politique. Mais ce sont surtout ces deux derniers volets sur lesquels a appuyé le collectif. Simplement parce que la partie environnementale est au point mort. Si la bataille juridique fait rage, les décisions de justice rendues à ce jour concerne la forme et non le fond du dossier.

« Faut-il sacrifier une forêt pour des emplois qui payent 270 € par mois ? »

Le volet social (et financier) a permis à l’association d’accrocher l’auditoire. Les chiffres avancés s’appuyaient sur les constatations faites par l’association auprès des Center Parcs de Picardie et de Moselle. « Le projet est déclaré d’intérêt général car il y a des emplois à la clé. Mais selon nos calculs, ce ne seront que 150 qui seront concernés par le chantier », avançait le président de PCSCP. Quant aux centaines d’emplois directs créés par le parc aquatique, il balayait d’un revers de la main leurs poids. Des témoignages de femmes de ménage du parc mosellan, en proie à un conflit social, étaient projetés sur grand écran. Une d’entre elles déclarait toucher 270 € par mois. « Faut-il sacrifier une forêt pour des emplois qui payent 270 € par mois ? », interrogeait Stéphane Peron face à une audience ne pouvant répondre que non.

Les questions du public, en fin de séance, ont permis de mesurer la méconnaissance du sujet. Certaines personnes étaient présentes à la suite d’opérations de tractage sur le marché de Saint-Marcellin, conduites par PCSCP.

Signe qu’aujourd’hui, ce sont les opposants qui occupent le terrain. o

Le permis de construire du Center Parcs a été contesté par PCSCP en 2010. La justice avait retoqué le document sur un défaut de consultation de partenaire dans le cadre de l’élaboration du dossier.

Depuis, la ville de Roybon a redéposé un nouveau permis de construire fin 2011… contesté par l’association d’opposants.

Sur le volet environnemental, Pierre & Vacances, propriétaire de Center Parcs, continue de travailler sur le rapport de loi sur l’eau. Le document, attendu depuis près de deux ans, promet d’être clé dans la réalisation ou non du parc aquatique. o

Publié le 18/03/2012 à 06:01 Vu 1774 fois

Le projet de Center Parcs fait débat

« C’est la forêt qu’on assassine, c’est une véritable tuerie ». C’est en ces termes qu’une des participantes à la réunion publique tenue par les opposants au projet du Center Parcs de Roybon, qualifiait la probable disparition de 200 ha de forêt de Chambaran.

En préambule à la réunion qui rassemblait quelque soixante-dix personnes, Stéphane Peron, le président de l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs”, a retracé l’historique du projet. En 2007 le projet consistant à implanter 1 000 cottages sur le site est présenté à Roybon. En 2008, le projet est entériné. Craignant la disparition d’une partie de la forêt de Chambaran, plusieurs associations écologiques de l’Isère et de la Drôme se concertent, dans l’optique de créer une association de défense, qui voit le jour en mai 2010. Depuis deux ans, la PCSCP a multiplié la collecte de données destinées à réfuter point par point, dans ce dossier complexe, les allégations…

Vendredi soir, l’ensemble des points, qui aux yeux de l’association sont de nature à dégrader le site, ont été passés en revue. Pour installer ces cottages, la “bulle tropicale”, les équipements collectifs et des voiries d’accès du projet, il est prévu de déboiser 92 des 200 ha acquis par le promoteur. Pour l’association ce sont 62 ha de zones humides qui seront ainsi dégradés ; la compensation prévue le serait sur le bassin versant de l’ensemble Rhône-Méditerranée-Corse et non à proximité comme cela semblerait logique. Deux corridors biologiques seraient également condamnés car clôturés, 35 espèces protégées livrées aux bulldozers et la faune locale contrainte de quitter le site.

En ce qui concerne les menaces sur l’eau, l’association estime que les risques n’ont pas été mesurés : consommation d’une ville de 7 200 habitants, asséchement des nappes de Bièvre-Liers Valloire et de la Galaure, disparition de l’auto épuration, baisse de la nappe molasse-miocène, immense réservoir souterrain qui alimente en eau potable une grande partie du secteur.

On le voit aucune critique n’a été épargnée à ce projet, actuellement bloqué. Plusieurs représentants de la mairie de Roybon étaient présents lors de la réunion, dont le premier adjoint et Olivier Dumas, également conseiller communautaire. Il a émis quelques doutes sur la validité de certains chiffres fournis, dont il a démontré l’incohérence.

Publié le 26/04/2012 à 06:00 Vu 26 fois

Europe-Écologie lance sa campagne

 

La symbolique se voulait forte. À Montfalcon hier matin, Myriam Laïdouni-Denis, la nouvelle candidate investie d’Europe-Écologie-Les Verts, pour la 7 ecirconscription de l’Isère, a lancé sa campagne dans ce village dont le nom est aussi celui donné à une demande de permis d’exploration de gaz de schiste. « Montfalcon, c’est le symbole d’une société qui donne l’illusion d’une concertation démocratique, alors qu’elle engendre des lois liberticides », lançait-elle dans son discours.

En invitant la vingtaine de militants présents, à venir « boire ses paroles : elles ne sont pas polluées », la jeune femme, artiste lyrique dans la vie, a égrainé les points défendus dans son programme au niveau national. « Nous voulons une gestion publique de l’énergie affranchie des règles mercantiles. »

Myriam Laïdouni-Denis a ensuite abordé certains dossiers épineux sur le territoire pour illustrer son propos. Inquiète pour Nantoin « où l’eau n’est déjà plus conforme à cause d’herbicides résiduels qui ont pourtant cessé d’être utilisés en 2003 », elle a aussi rappelé la suppression d’une classe professionnelle au lycée Berlioz de La Côte-Saint-André, « sacrifiée sur l’autel de la logique comptable ».

Critiquant le gaspillage, elle s’est ensuite positionnée en faveur de l’arrêt du projet Center Parcs à Roybon, avant de saluer le projet portuaire de Sablons. « J’en appelle à la raison et à la responsabilité de chacun, sortons la tête du sable avant qu’il ne soit trop tard, car d’autres choix sont possibles », a-t-elle indiqué, avant d’inviter tous les volontaires à une rencontre citoyenne le 3 avril prochain, à 20 h 30 au Grand-Lemps.

Par Anaïs DIGONNET | Publié le 25/03/2012 à 07:00 Vu 18 fois

TROIS QUESTIONS À… – RÉMI DE LAVEISSIÈRE THÉSARD EN HYDROGÉOLOGIECenter Parcs fait des vagues dans le Nord-Drôme

Rémi DE LAVEISSIÈRE Thésard en hydrogéologie

La salle du Lavoir est pleine à craquer ce soir-là. Une centaine de personnes visiblement peu au fait, vient prendre connaissance d’un vaste projet qui déchaîne les passions en Isère depuis plusieurs années.

Ce projet, c’est la construction d’un complexe touristique Center Parcs par le groupe Pierre et Vacances, dans la forêt de Chambaran côté isèrois.

Depuis 2010 ses promoteurs, Pierre et Vacances appuyé par le conseil général de l’Isère et le conseil municipal de Roybon subissent les foudres du collectif d’associations “Pour les Chambaran Sans Center Parcs” (PCSCP) avec à sa tête Stéphane Peron, par ailleurs conseiller municipal de Montrigaud. Une première dans la Drôme

Cette réunion publique dans la Drôme est une première. Les opposants se sont jusqu’ici attachés à sensibiliser les Isérois.

Parmi la centaine de participants, une quarantaine de personnes favorable au Center Parcs, dont des conseillers municipaux roybonnais, écoute attentivement les arguments développés par Stéphane Peron et Anne Dez, vice-présidente de la Frapna Drôme.

Pour eux, ce projet touristique est tout simplement « une source de nuisance environnementale, n’est pas viable économiquement et gaspille de l’argent public ».

En cause : le défrichage de 92 hectares de forêt « dans une zone classée sensible » ainsi qu’« un prélèvement en eau de 1 200 m³ par jour pour alimenter les piscines et les cottages ». Les rivières de la Galaure et de l’Herbasse impactées ?

Mais pourquoi venir en parler dans la Drôme ? Précisément parce que ce prélèvement en eau se fera, en partie, dans les rivières de la Galaure. Ce qui suscite l’inquiétude de la Fédération de pêche de la Drôme (lire par ailleurs).

Les opposants estiment aussi que ce projet menace « les zones humides » de Chambaran et la nappe de la molasse du Miocène située sur le domaine.

Ils s’appuient pour cela sur un avis de la direction régionale de l’environnement formulé en avril 2010 « le projet recouvre partiellement l’aquifère connu sous le nom de “molasse du Miocène”, identifié dans le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux Rhône-Méditerranée (SGAGE) comme à forte valeur patrimoniale. Le plateau de Chambaran est une zone d’alimentation majeure de l’aquifère […] Cette zone est reconnue comme le “château d’eau” de la nappe de la molasse et est à protéger impérativement ».

Pour les “pro” Center Parcs, cet impact sur l’environnement sera limité par des “mesures compensatoires”. Des milliers d’emplois à la clé ?

Pierre et Vacances, de son côté, fait valoir des arguments de poids : la création de 1 500 emplois pour la construction du complexe et de 700 pour le faire fonctionner ensuite. Il promet aussi des retombées économiques sur toute la zone. Le maire de Roybon, Marcel Bachasson, en est convaincu il s’agit de « temps partiels, certes, mais d‘emplois durables ». Stéphane Peron, lui, met en avant des témoignages critiques de salariés d’autres Center Parcs en France.

Les opposants dénoncent par ailleurs le soutien financier apporté des pouvoirs publics (lire par ailleurs). Mais pour les “pros”, les retombées en terme de fiscalité et notamment de taxes en valent la chandelle.

Côté drômois pourtant, l’argument ne convainc pas « Nous n’écoperons que des aspects négatifs du projet ! » crie un participant dans la salle.

Engagés dans un bras de fer judiciaire avec Pierre et Vacances depuis 2010, les anti Center Parcs viennent d’être déboutés en appel de leurs demandes d’annulation. Ils espèrent désormais que le projet sera freiné par l’obligation pour les promoteurs de présenter un dossier dans le cadre de la loi sur l’eau.

En attendant ils commencent à occuper le terrain dans la Drôme…

La question des prélèvements en eau cristallise l’inquiétude des pêcheurs de la Drôme.

La fédération départementale a, à ce titre, adressé un dossier en janvier, à tous les élus et responsables politiques du Nord-Drôme concernés par le projet.

Pour alimenter l’espace aquatique tropical, 1200 m³ d’eau seront nécessaires chaque jour. Des volumes qui seront notamment prélevés dans le captage de la Verrerie et le forage du Peyrinard situés sur le bassin de la Galaure. Pour la fédération de pêche, ce prélèvement « aggravera une situation déjà critique sur la nappe de Bièvre-Valloire et la Galaure. Les eaux prélevées sur les bassins versants de la Galaure seront transférées sur le bassin-versant de l’Isère, d’où une perte nette ».

En fin de réunion publique, Cédric Rose, secrétaire de l’APPMA (Association de pêche et de protection des milieux aquatiques) de la Truite de la Galaure lançait : « Nous sommes clairement contre ce projet et nous envisageons des actions en justice car, pour nous, vu l’impact du projet sur la ressource en eau, il n’y aura pas de mesure compensatoire ».

Même son de cloche chez cet autre pêcheur « On reprend les truites de plus en plus tôt dans la Galaure, avant c’était au mois d’août, maintenant au mois de mai, les cours d’eau sont déjà très bas. Nous n’avons pas besoin de ce projet ».

La Gaule Romanaise, de son côté, avait déjà pris position contre au mois de mars lors de son assemblée générale « Nous nous opposons fermement. Ce Center Parcs pose des problèmes pour les nappes de la Bièvre, de la Valloire, de la Galaure et de l’Herbasse et met en danger la nappe de la molasse du Miocène ».

Alors que côté isérois, le projet est soutenu par les élus, côté drômois, les avis sont plus partagés. Jean-Marie Chosson, conseiller régional, a exprimé son opposition lors de la réunion : « Je tiens à rappeler que les subventions allouées par la région l’ont été sous réserve que le projet réponde à des critères de respect de l’environnement. En l’état actuel des choses ce n’est pas le cas, il y aura donc un nouveau vote, afin d’accorder ou non la subvention et je ne manquerai pas d’essayer de peser dans le débat ».

Pierre Montagne, le maire de Saint-Barthélémy-de-Vals a, quant à lui, fait valoir que son conseil municipal venait de se prononcer officiellement contre l’implantation du Center Parcs : « J’invite les autres municipalités à faire de même si elles doutent de l’intérêt de ce projet ».

Les Center Parcs sont tous conçus sur le même principe, c’est-à-dire un complexe de tourisme familial construit autour d’un complexe aquatique, d’activités de loisirs du type bowling, centre commercial, etc. le tout dans un cadre forestier.

Celui de Roybon (Isère), commune qui compte un peu plus de 1 000 habitants, sera construit sur un parc de 200 hectares dans la forêt des Chambarans. Il aura une capacité d’accueil de 5 000 personnes logées dans 1 000 cottages, des bâtisses en bois que Pierre et Vacances désigne comme “éco-conçues”. Une grande bulle tropicale de 900 m² chauffée en permanence nécessitera l’apport minimal de 1 000 m³ d’eau par jour. Le projet implique le défrichage de 92 hectares de forêt.

Un projet soutenu par les pouvoirs publics

Dans sa mouture actuelle, le projet devrait recevoir 37,5 M€ de subventions dont 15 M€ du conseil général de l’Isère, 7M€ de la région, et la commune de Roybon 4M€.

Un bras de fer judiciaire

27 juillet 2010 : acceptation du dépôt de permis de construire.

5 janvier 2010 : dépôt de deux recours devant le tribunal administratif à l’encontre du permis de construire et de l’autorisation de défrichement.

17 septembre 2010 : Le collectif PSCSP attaque le PLU devant le tribunal administratif de Grenoble

30 septembre 2010 : Suite à la saisie du tribunal administratif, le groupe P & V annonce l’arrêt de la pré-vente des cottages pour le site de Roybon.

9 juin 2011 : le rapporteur du public du tribunal administratif rejette les trois recours. L’affaire est placée en délibéré.

23 juin 2011 le TGI annule la procédure de révision simplifiée du PLU et rend caduc le permis de construire

21 septembre 2011 : modification du PLU de Roybon

21 décembre 2011 : attribution d’un nouveau permis de construire.

6 février 2012 : Dépôt d’une nouvelle requête au tribunal administratif.

24 avril 2012 : la cour d’appel de Lyon a rejeté les demandes d’annulation de PSCSP.

Par Delphine TAYAC | Publié le 04/05/2012 à 06:00 Vu 13 fois

Ce Center Parcs dont ils ne veulent pas

C’était une première dans la Drôme. Récemment, l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” (PSCSP) a organisé une réunion publique afin de sensibiliser une centaine d’habitants du Nord-Drôme sur la construction d’un Center Parcs dans l’Isère.

Des quantités d’eau nécessaires jugées inacceptables

Un projet porté depuis 2007 par Pierre et Vacances et qui devrait voir le jour sur la commune de Roybon. Mais pour le moment son issue est pour le moins incertaine. Car depuis 2010, PSCSP a lancé une véritable fronde politique et judiciaire à son encontre. Pour le collectif, les quantités d’eau nécessaires à l’alimentation de la bulle tropicale et des cottages (1000 m 3 par jour a minima), le défrichage induit (92 hectares) dans la forêt de Chambaran et l’argent public en jeu (37,5M€ de subventions côté isérois) sont inacceptables.

La Fédération de pêche de la Drôme a déjà fait parvenir, en janvier, un document à de nombreux élus du département détaillant ses réserves. Estimant que « les prélèvements en eau sur la Galaure et la Bièvre-Valloire viendront affaiblir des nappes déjà fragiles ». Elle considère par ailleurs, s’appuyant sur l’avis de la Direction régionale de l’environnement, que le projet « met en danger la nappe aquifère de la Molasse du Miocène, véritable château d’eau » du Nord-Drôme. Le projet est quant à lui à l’arrêt compte tenu du bras de fer judiciaire engagé par les opposants depuis 2010.

Par Delphine TAYAC | Publié le 04/05/2012 à 06:01 Vu 2738 fois

7 E CIRCONSCRIPTION PATRICK BÉDIAT, CANDIDAT À L’ÉLECTION LÉGISLATIVE, ÉNUMÈRE SES PRIORITÉSLe Front de gauche en ordre de bataille

« Notre slogan,”L’humain d’abord” n’est pas un vain mot parce qu’il faut des politiques publiques qui prennent en compte les besoins des populations ; or avant de parler des populations, on parle d’argent». Candidat du Front de gauche sur la 7 e circonscription, l’élu de Roussillon défend un programme dont les thématiques nationales et locales sont étroitement liées.

Les transports figurent en bonne place. « Il serait intéressant de réfléchir sur l’axe est/ouest, Salaise-Beaucroissant, et à une réorganisation des transports qui pourraient utiliser l’ancienne ligne de chemin de fer » lance le candidat ; il insiste aussi sur le poids de la future zone industrialo-portuaire de Salaise-Sablons qui engendrera de nouveaux déplacements et plaide pour un rééquilibrage des flux et du fret entre les aéroports de Saint-Geoirs et de Saint-Exupéry.

Emploi, éducation et santé

Côté agriculture et PME, Patrick Bédiat avance l’idée d’un « crédit public pour libérer des financements et des emplois supplémentaires. » Il soutient le projet de Center Parcs à Roybon dans le cadre d’un cahier des charges prenant en compte l’environnement et la pérennité des emplois.

Autre gros dossier évoqué : la santé. « Je veux une maison de la santé dans chaque canton de la circonscription » avance le candidat, qui dit son inquiétude quant au système actuel et à la désertification médicale.

Enfin, s’il est élu Patrick Bédiat promet d’être « un député de proximité » et d’organiser régulièrement des assemblées citoyennes.

Par Georges AUBRY | Publié le 26/05/2012 à 06:00 Vu 13 fois

CENTER PARCS Une réunion publique sur un sujet polémique

Après Châteauneuf-de- Galaure, (voir notre édition du 4 mai), une nouvelle réunion publique était organisée dans la Drôme par le collectif opposé à la construction d’un complexe de tourisme dans la forêt de Chambaran. Le rendez-vous était donné au théâtre de la Courte Échelle. L’ambiance était tendue dès le pas-de-porte du théâtre, puisque les “pro” Parcs procédaient à leur propre distribution de tracts, sans être autorisés à venir débattre à l’intérieur.

Stéphane Peron, conseiller municipal de Montrigaud, a largement détaillé le projet. Si la majorité des élus de l’Isère sont pour le complexe, les avis sont plus partagés dans la Drôme qui craint pour ses rivières, la Galaure et l’Herbasse.

Rappelons que ce projet qui s’étend sur 200 hectares de forêt de taillis prévoit 697 emplois non délocalisables.

Publié le 16/06/2012 à 06:00 Vu 14 fois

Center parcs: les opposants frappent à nouveau

Dans un communiqué, le président de l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP), Stéphane Peron, annonce avoir déposé, ce lundi, un recours devant le Conseil d’État contre le permis de défrichement du site du Center Parcs.

Celui-ci avait été accordé par la préfecture de l’Isère en 2010. Il s’agit du troisième épisode judiciaire dans ce dossier, depuis 2010. Les deux recours précédents, déjà portés par l’association d’opposants, concernaient la modification du Plan local d’urbanisme de la Ville de Roybon et le permis de construire accordé à Pierre & Vacances, détenteur de la marque Center Parcs.

Ce vendredi, la Ville organise une grande manifestation au stade municipal

Hasard du calendrier, ce vendredi, la Ville de Roybon, qui doit accueillir le parc de loisirs aquatiques, organise une grande manifestation au stade municipal, avec toutes les personnes soutenant ce projet.

Stéphane Peron précise, toujours dans son communiqué, avoir déposé ce recours car il y a « matière à contester cet acte administratif qui menace une forêt constituée d’espèces végétales et animales remarquables ».

Par Aymeric ADVININ | Publié le 27/06/2012 à 06:00 Vu 21 fois

  • CENTER PARCS NOUVELLE ACTION DES OPPOSANTS AU PROJET

Un troisième recours déposé

trans dans Presse locale

Dans un communiqué, le président de l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP), Stéphane Peron, annonce avoir déposé, ce lundi, un recours devant le Conseil d’État contre le permis de défrichement du site du Center Parcs. Celui-ci avait été accordé par la préfecture de l’Isère en 2010. Il s’agit du troisième épisode judiciaire dans ce dossier, depuis 2010. Les deux recours précédents, déjà portés par l’association d’opposants, concernaient la modification du Plan local d’urbanisme de la Ville de Roybon et le permis de construire accordé à Pierre & Vacances, détenteur de la marque Center Parcs. Hasard du calendrier, ce vendredi, la Ville de Roybon, qui doit accueillir le parc de loisirs aquatiques, organise une grande manifestation au stade municipal, avec toutes les personnes soutenant ce projet. Stéphane Peron précise, toujours dans son communiqué, avoir déposé ce recours car il y a « matière à contester cet acte administratif qui menace une forêt constituée d’espèces végétales et animales remarquables ».

Par Aymeric ADVININ | Publié le 28/06/2012 à 06:00 Vu 24 fois

La “majorité silencieuse” prend la parole

 
trans

La dernière fois qu’ils se sont réunis, c’était en 2010. Deux ans plus tard, les Roybonnais, élus, entrepreneurs du département, en faveur du projet de Center Parcs dans les Chambarans ont décidé de clamer haut et fort leur impatience.

Entre-temps le dossier n’a pas avancé. Il s’est transformé en un véritable feuilleton judiciaire. Les opposants de l’association “Pour les Chambarans sans Center Parcs” (PCSCP) contestent de juridiction en juridiction la construction de ce parc de loisirs aquatiques.

L’association “Vivre dans les Chambarans” a donc décidé de riposter. Hier, ils étaient plus de 600 personnes sur la pelouse du stade municipale, à arborer un autocollant souhaitant la bienvenue à Center Parcs. La fameuse “majorité silencieuse”, comme le répétèrent les nombreux élus présents.

À la tribune, le maire, Marcel Bachasson, officiait en tant que maître de cérémonie. Il rappelait une fois de plus toute sa détermination. « Quatre cents emplois à temps plein et 330 à temps partiel », martelait-il en rappelant qu’il s’agirait d’une nouvelle entreprise « non délocalisable ».

« Comment voulez-vous qu’un territoire comme le nôtre ne soit pas intéressé par pareil projet ? »

Entre deux salves de discours d’élus, le premier magistrat roybonnais lâchait : « En ce temps de crise, comment voulez-vous qu’un territoire comme le nôtre ne soit pas intéressé par pareil projet ? » Outre les arguments de l’emploi, les partisans du Center Parcs ont surtout insisté pour ne pas laisser l’association d’opposants s’approprier l’exclusivité du vernis écologique. « Ils cherchent à nous faire passer pour les destructeurs de la forêt. Mais nous refusons qu’ils s’adjugent le monopole de l’amour de la nature », lâchait à la tribune, un adjoint à la mairie de Roybon.

En aparté de cette sortie, un ancien du village nous glissait : « Le problème, c’est que l’on ne connaît pas tous ces opposants. Ce ne sont pas des gens de chez nous. Qu’ils nous laissent tranquilles ! »

Sur le podium improvisé, les discours s’enchaînaient. Toutes les tendances politiques étaient réunies. « Sauf une », glissait le sénateur et président du conseil général André Vallini, en faisant référence aux Verts, contre le projet. Le ton grave, il évoquait son inquiétude à chaque fois que Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, propriétaire de la marque Center Parcs, l’appelait. « Je redoute qu’il m’annonce qu’il se désengage du projet », affirmait-il. Marcel Bachasson, lui, n’a pas de doute. « Si ce projet ne relevait pas de l’intérêt général, nous aurions fait face à une opposition dès le début. Or cela n’a pas été le cas. »

Par Aymeric ADVININ | Publié le 30/06/2012 à 06:00 Vu 179 fois

La manifestation de soutien au Center Parcs

L’association « Vivre en Chambaran » a organisé vendredi au stade son premier grand rassemblement pour soutenir le projet de Center Parcs.

Une sacrée organisation que le président de l’association, Pascal Doom, et son équipe d’une centaine de bénévoles ont menée à bien.

Tout était préparé avec minutie, de l’accueil au parking à l’entrée où chaque arrivant recevait un badge autocollant qui a servi à comptabiliser la nombreuse assistance. Pour être exact, 1 004 personnes plus les 100 organisateurs.

Ce rassemblement s’est déroulé en deux temps : à partir de 18h, le président Pascal Doom a présenté le déroulement de la manifestation suivi de Mme Elisabeth Briot, habitante de Montrigaud qui a vécu en Moselle où se situe le Center Parcs lorrain. Elle en parla en termes plutôt élogieux avec des messages et témoignages de maires des communes où est implanté ce Center Parcs.

L’apanage de la nature

Ensuite, Thierry Capéran, qui a effectué un séjour dans ce Center Parcs lorrain, a fait un résumé très positif. Il affirma aussi qu’après dialogue avec les employés côtoyés, ceux-ci se disaient « satisfaits de leur emploi ».

Daniel Postic, adjoint (auteur des belles photos et posters sur les Chambaran) parla aussi de son séjour dans un des Center Parcs axé sur la nature justement, rappelant que l’apanage de la nature n’appartient pas qu’aux opposants du projet.

Dans un deuxième temps vers 20h, la tribune se remplit avec les nombreux élus du canton et de la région.

Prise de parole de MM. Marcel Bachasson, maire et conseiller général ; Yannick Neuder, président de la Communauté Bièvre-Chambaran ; Christian Nucci, vice-président du Conseil général et président du Syndicat mixte de Bièvre-Valloire ; Jean-Pierre Barbier, député, et André Vallini, sénateur et président du Conseil général de l’Isère. Ils ont tous fait l’éloge du projet.

Publié le 02/07/2012 à 06:00 Vu 65 fois

ÉCONOMIE/TOURISME

Center Parcs à Roybon : les dessous du projet

 

Voilà deux ans que le projet est au point mort… ou presque. Construire un Center Parcs à côté de Roybon, dans les Chambaran, cela avait tout d’une bonne idée pour le conseil général de l’Isère. Accueillir les mille cottages du village aquatique du groupe Pierre & Vacances permettait de réussir un coup double sur le volet touristique mais aussi de l’emploi, selon les porteurs du projet.

Oui mais voilà, une opposition tenace fait qu’aujourd’hui le dossier se balade de juridiction en juridiction, au gré des attaques de l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” (PCSCP). Modification du Plan local d’urbanisme (PLU) de la ville de Roybon, permis de construire, permis de défricher… Ils ont tenu leurs promesses : ils ont tout attaqué.

Pierre & Vacances opte pour le silence

Il y a un mois, près de mille citoyens, entrepreneurs et citoyens, selon les organisateurs, se sont réunis au stade municipal de Roybon pour rappeler leur volonté de voir le parc se réaliser. Le maire, Marcel Bachasson, est dans la même position qu’un gagnant au loto qui attend de recevoir ses gains. Il voit dans cette implantation de Center Parcs l’opportunité de redynamiser un territoire touché par le chômage et la crise. Les retombées fiscales engendrées par la présence d’un tel complexe touristique ne seraient pas négligeables pour les finances de sa commune, et celles de l’intercommunalité de Bièvre-Chambaran non plus.

Si opposants et partisans occupent le terrain médiatique, le groupe Pierre & Vacances a opté pour le silence. Il a décliné nos demandes d’entretien. Pourtant, les questions sont nombreuses…

André Vallini, président du Conseil général, a évoqué lors du rassemblement roybonnais ses craintes de voir Pierre & Vacances abandonner le projet. En décembre 2011, un nouveau permis de construire a été déposé. En coulisses, le propriétaire de la marque Center Parcs continue de plancher sur son rapport relatif à la Loi sur l’eau, obligatoire, dans la mesure où le complexe devrait s’implanter dans une zone humide. Selon nos informations, Pierre & Vacances a fait appel à un nouveau bureau d’études pour travailler à l’élaboration du document. La collaboration avec le bureau précédent a pris fin en décembre dernier.

Côté immobilier, la vente de cottages a été stoppée il y a près de deux ans. Mais des interrogations existent sur la mort programmée de la loi Scellier-Bouvard, argument de vente massue de Center Parcs. Cette loi qui permet des crédits d’impôts à ceux qui investissent dans le neuf disparaîtra à la fin de cette année.

En attendant d’y voir plus clair dans le dossier isérois, Pierre & Vacances n’a pas perdu son appétit. Il continue de développer la marque Center Parcs. Celui de Hattigny en Moselle devrait connaître d’importants travaux d’extension à l’automne.

Par Aymeric ADVININ | Publié le 17/07/2012 à 06:01 Vu 9482 fois

SAINT-MARCELLIN.
Station d’épuration : subventions votées, trésorerie tendue

À l’occasion de l’inauguration de l’extension de la chaufferie-bois, André Vallini, président du conseil de l’Isère a tenu à informer Jean-Michel Revol, président du Sivom d’agglomération, des décisions de l’assemblée départementale.

En effet, ce dernier avait appelé fin août son attention sur les difficultés de trésorerie de la structure intercommunale qu’il préside. Rappelons que le projet de 15 M€ comprend trois opérations : la construction de la station d’épuration, du sécheur thermique des boues et du canal de rejet à l’Isère. « Alors que le chantier s’est parfaitement déroulé, dans les délais, ces difficultés de trésorerie liées aux versements effectifs de subventions, et en particulier à la non-attribution de prêt ou ligne de trésorerie par les banques, pourraient avoir des incidences potentiellement lourdes sur les entreprises et sur l’emploi », s’inquiétaient de concert les élus du Sivom autour de leur président.

L’engagement, voté en juin 2010 par le conseil général dans le cadre du Schéma des équipements en eau et assainissement du bassin de la Galaure a été tenu, avec le versement des 2,95 M€ de subventions prévus, dont le solde, a été voté vendredi 28 septembre par la Commission permanente du conseil général. Cet engagement était justifié par la nécessaire mise à niveau des installations pour permettre d’accueillir les effluents du Sieg (Syndicat intercommunal des eaux de la Galaure) et du Center Parcs dont la réalisation représente un enjeu économique majeur pour l’Isère.

Par ailleurs, une aide supplémentaire de 30 000 € a été votée, dans le cadre du programme d’irrigation pour les travaux nécessaires à l’utilisation d’eaux traitées par la station pour l’irrigation dont le coût s’élève à 100 000 €.

Jean-Michel. Revol, président du Sivom se félicite des décisions. Et même si une banque vient récemment d’accorder prêt au Sivom, il rappelle, alertant préfet, parlementaires, et Association des maires que « si naturellement toutes les collectivités doivent participer à l’effort de désendettement du pays, en 2012, les collectivités locales, qui portent 71 % de l’investissement public total, risquent de ne pas pouvoir réaliser les projets prévus. Cela tend à fragiliser davantage l’activité économique de nos territoires ».

Publié le 05/10/2012 à 06:00 Vu 18 fois

André Vallini s’attaque aux tritons

Hier, à l’occasion de l’inauguration du nouveau collège de l’Isle d’Abeau, situé sur la Zac de Champoulant, et alors qu’il visitait une classe de Sciences de la vie et de la terre, André Vallini s’est lancé dans une diatribe contre les tritons. Plusieurs spécimens de cette espèce protégée ont en effet été repérés lors de la construction du nouvel établissement scolaire. Il a fallu les déplacer dans une mare écologique. Ce qui a eu pour effet de retarder de trois mois le chantier. « Nous avons eu le même problème lors de la construction d’un pont à St-Quentin-Fallavier, et dans les Chambarans, pour le projet de Center Parcs. L’accumulation de réglementations, comme la loi sur l’eau, paralyse l’action publique. Cela ne peut plus continuer ! » s’est insurgé le président du Conseil général, qui a promis d’aborder la question aujourd’hui lors du congrès des maires de l’Isère.

Publié le 13/10/2012 à 06:01 Vu 946 fois

Censi-Bouvard : la niche fiscale qui fait “aboyer” EELV

 

On parle d’une « vraie surprise » du côté d’Europe écologie – Les Verts (EELV). C’est par le biais d’un communiqué de presse que plusieurs élus isérois du parti, dont la députée de la neuvième circonscription Michèle Bonneton, se sont émus de la prolongation du dispositif Censi-Bouvard. Ce digne héritier du Scellier-Bouvard permet aux contribuables réalisant des investissements locatifs meublés de récupérer la TVA sur l’achat d’un logement. Une véritable « niche fiscale » selon Olivier Bertrand, conseiller général EELV.

Pierre & Vacances et Center Parcs en ligne de mire ?

« Nous ne comprenons pas pourquoi ce dispositif a été prolongé, d’autant que cela s’est produit de manière particulière puisqu’il a fait l’objet d’un amendement déposé en pleine séance par le ministre du Budget [Jérôme Cahuzac, NDLR] », poursuit l’élu isérois. Les parlementaires ont finalement prolongé le dispositif Censi-Bouvard sur la période 2013-2016, alors que celui-ci devait s’achever en cette fin d’année.

Derrière l’extension de ce dispositif se cache un dossier vertement contesté par les élus et militants EELV du département : le Center Parcs de Roybon. Censi-Bouvard est l’un des “arguments” de vente de Pierre & Vacances, propriétaire de la marque, au moment de commercialiser les bungalows de ses complexes aquatiques. Un raccourci que dresse allègrement EELV dans son communiqué puisqu’il évoque un entretien entre le ministre du budget et Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, quelques jours avant cet amendement. « C’est un dispositif taillé sur mesure pour un géant du tourisme comme Pierre & Vacances qui a également beaucoup investi en Haute-Savoie », poursuit Olivier Bertrand qui promet d’être vigilant dans les mois à venir : « Le gouvernement avait promis de s’attaquer aux niches fiscales, or nous constatons qu’elles reviennent toutes les unes après les autres ».

Par Aymeric ADVININ | Publié le 28/12/2012 à 06:01 Vu 5505 fois

Le Center Parcs de Roybon dans l’actualité

 

Se fera ou se fera pas ? Le projet de parc aquatique de Pierre & Vacances dans les Chambaran aurait dû connaître son premier coup de pioche en 2012. Mais le dossier reste au point mort. Le groupe propriétaire de Center Parcs ne communique plus officiellement sur le sujet… et les rumeurs vont bon train. Le premier trimestre de l’année devrait être marqué par le verdict des différents recours déposés par les opposants au Center Parcs. Pierre & Vacances, en coulisse, continue d’avancer sur le volet compensatoire de la Loi sur l’eau. Un grand chantier avant le vrai chantier…

Publié le 02/01/2013 à 06:06 Vu 3301 fois

Le Pic-vert opposé à plusieurs projets en Isère

L’ association « Le Pic-vert », basée à la mairie de Réaumont, est toujours très sourcilleuse en ce qui concerne l’écologie, la nature, l’environnement. Cela s’est encore affirmé lors de son assemblée générale qui a eu lieu dans la salle communale « Myosotis », devant une assemblée très fournie.

Tout d’abord, les participants ont apprécié un film documentaire animalier « Le lynx, le loup et nous ! » Puis, en ouvrant l’assemblée, la présidente Marie-Claude Bouillon saluait les personnalités présentes, dont Jean-Paul Bret, président de la Communauté du pays voironnais, plusieurs élus représentant les communes environnantes, et des membres de la Frapna Isère.

Après avoir parlé de la situation interne de l’association, et rappelé l’action déterminante des permanents, Marie-Claude Bouillon s’élevait de façon très incisive contre divers projets : l’éclairage de la statue de la Vouise, le

Center parcs des Chambarans, la relance de l’A 51, le doublement de l’axe de Bièvre… Et d’affirmer : « Il est temps que l’environnement reprenne sa place au Conseil général. Il serait vraiment dommage d’être obligés d’avoir recours à la justice, pour que soit enfin respectée la législation en vigueur en matière d’environnement. » La présidente proposait également à l’assistance d’approuver une motion demandant au Pays Voironnais de créer un second poste de chargé de mission pour la protection des milieu naturels et des espaces naturels sensibles de son territoire, pouvant être subventionné par le Conseil général, et par le programme Leader.

Sans s’engager, le président Bret indiquait avoir pris note des observations de la présidente du Pic Vert.

Publié le 03/02/2013 à 06:00 Vu 1 fois

“La Truite de la Galaure” veut préserver l’environnement

 

L’AAPPMA “La Truite de la Galaure” a tenu son assemblée générale sous la présidence de Michel Pousse. Le souci majeur des pêcheurs reste le projet de construction d’un Center Parcs dans le massif des Chambarand où la Galaure et la Galaveyson prennent leur source. Le président a rappelé, qu’en 2012, les Fédérations de Pêche de la Drôme et de l’Isère ont rédigé un dossier pour informer et sensibiliser les élus et la population sur les impacts de ce projet sur l’eau et les milieux aquatiques. Michel Pousse a souligné que de plus en pus d’habitants de la vallée et plusieurs élus ont fait connaître leur soutien aux pêcheurs.

Le secrétaire, Cédric Rose, à précisé qu’une étude, effectuée par l’Agence de l’Eau, sur le bassin de la Galaure, a démontré, à l’évidence, qu’il faudrait réduire de 40% les prélèvements en eau pour ne pas dégrader la rivière, ce qui constitue un argument supplémentaire pour dire “non” au Center Parcs.

La Galaure ayant subi, en 2012, un nouvel assèchement, sur 6 km, cela a nécessité un sauvetage, par pêche électrique, de 400 truites.

Il a été évoqué, également, une dégradation de la qualité de l’eau de la Galaure par suite des rejets de plusieurs stations d’épuration aux capacités de traitement insuffisantes.

Depuis deux ans, l’association a engagé un travail d’aménagement du ruisseau “Le Bion”, en partenariat avec le lycée des Mandailles et le SIBG. Ce travail remarquable, réalisé avec les élèves, se poursuivra en 2013.

Un ponton « handi-pêche » sera aménagé sur le lac des Vernets à l’intention des pêcheurs à mobilité réduite.

En 2014, 2 parcours de “pêche sportive” seront créés sous l’appellation “No kill” (“sans tuer”).

Samedi 6 avril, à La Motte-de-Galaure, une journée rivière propre sera organisée. Le trésorier, M. Chanal, annonçait que l’APPMA a délivré 459 cartes de pêche (soit 25% de plus qu’en 2012).

Enfin l’ouverture de la pêche, en 1re catégorie, aura lieu le 9 mars prochain. o

Publié le 04/03/2013 à 06:00 Vu 3 fois

Et Gérard Brémond créa la résidence de tourisme

230 000 lits en Europe, 7,5 millions de clients, 300 sites de vacances… Tel est l’empire du tourisme qu’a créé ce Parisien, artiste contrarié. C’est en Haute-Savoie, à Avoriaz, que fut scellée la première pierre de son œuvre. Utopie qu’il mit en musique avec Vuarnet et finança par le principe inédit de “nouvelle propriété”.

“Les grandes idées naissent de la contrainte et non dans l’opulence.” Confucius ? Non, Gérard Brémond, président fondateur de Pierre & Vacances, leader européen de l’hébergement au soleil et à la neige. À la fin des années 70, Avoriaz, station d’avant-garde, en rupture avec le culte américain de la bagnole, court à l’asphyxie. “On a été poussé à l’innovation”, assure le promoteur de la “belle utopie”.

À l’inventivité architecturale de 1967, dix ans après, il convient d’ajouter l’ingéniosité commerciale. Avec un seul hôtel et une myriade de résidences secondaires, la station était garnie de ces lits froids qui ne se peuplent qu’en vacances, s’ouvrant et se fermant en un tour de clé comme un décor de cinéma. “Pour rentabiliser les remontées mécaniques il fallait amener la vie permanente et des lits chauds.”

Problématique des volets clos à laquelle bien des stations, de la montagne au littoral, sont aujourd’hui confrontées. “Les hôteliers refusaient d’investir là-haut. Et la clientèle familiale ne se retrouvait pas dans l’idée d’un hôtel aux chambres alignées mais attendait des services que la location de meublés n’offrait pas.” Entre hôtel et meublé

À cette demande standard, Brémond va répondre par une offre hybride qui associe services hôteliers et convivialité de l’hébergement personnalisé. L’acquéreur finance le parc touristique selon une formule mixte alliant propriété et investissement : un appartement avec loyer garanti et possibilité de l’occuper une partie de l’année. La résidence de tourisme était née.

Quatre bâtiments ronds aux noms de tempos – la musique autre passion de Brémond – sortirent de terre. Associé à la banque Rothschild, Pierre & Vacances voit les 300 appartements des Ruches s’envoler en trois semaines. Et comme l’opération ne suffit pas à rembourser la dette d’Avoriaz, Brémond étend son concept aux Alpes et au-delà. Construire, vendre les murs et exploiter… Du terrain à bâtir à la petite cuillère, l’intégration verticale sera sa marque de fabrique, inamovible dans le panorama de 40 stations françaises.

Parc vieillissantEn montagne, Brémond privilégie la haute altitude. “Valmorel fut l’exception qui confirma la règle. On a revendu les remontées au début des années 2000. Le produit nous a permis de racheter Center Parcs”. En 40 ans, le concept a été imité, mais Brémond ne sera pas égalé, absorbant les concurrents, Orion, Maeva et consorts.

Aujourd’hui rénover un bâti vieillissant est la grande affaire. “Même s’il y a encore des projets d’extension comme à Flaine.” Ou Avoriaz, avec 475 appartements 5 et 4 étoiles et un centre aquatique qui viennent d’éclore. Las, la rénovation lourde pose des problèmes de rentabilité et Brémond déplore les freins administratifs et le manque d’incitation fiscale. “Ce n’est pas la priorité politique actuelle.” Il découvre Spielberg

Contre la crise qui a plombé l’activité l’an dernier (7M€ de pertes) et l’a contraint à un plan social, l’homme qui fit venir le showbiz aux débuts d’Avoriaz sur le modèle de Saint-Trop’, a associé Center Parcs à Disneyland Paris ou créé des complexes au Maroc.

À 75 ans, il a de la suite dans les idées, lui qui lança le festival du film fantastique, en 1973 révélant au public Spielberg, et son “Duel”. Brémond cinéphile fit montre du même flair qu’il avait pour dénicher les talents lorsqu’il était journaliste à Jazz Hot. “C’était devenu le deuxième festival après Cannes, mais la fréquentation d’Avoriaz déclinait. L’événement avait phagocyté l’image de la station, trop bling bling”.

Jean Vuarnet se souvient de leur rencontre en 1964. Le champion cherchait des investisseurs pour créer Avoriaz. Le cycliste Louison Bobet lui a fait faux bond, préférant la thalasso. Le champion s’adressa alors à Brémond père, Robert, constructeur de la tour BP à la Défense.

Mais à la montagne ce dernier ne connaît fichtre rien. Alors il confie l’affaire à son rejeton un peu bohème qui prend l’air aux sports d’hiver. “C’était l’occasion de rendre son fils raisonnable. Gérard était alors un joyeux luron qui fréquentait les boîtes de jazz.” Voilà comment cet ami de Sacha Distel a réussi dans la vie, à vendre rêve et vacances. Des hébergeurs français, Brémond est aujourd’hui le premier.

BIO EXPRESS

1937 : naissance

1964 : rencontre Jean Vuarnet

1967 : ouverture d’Avoriaz et création du groupe Pierre & Vacances

1973 : lance le festival du film fantastique

1979  : première résidence de tourisme, les Ruches.

2001 : acquisition de Center Parcs

1999-2005 : président d’Atout France, organe de promotion touristique français.

Publié le 07/03/2013 à 06:00 Vu 243 fois

La bataille judiciaire autour du Center Parcs continue

Un Center Parcs dans la forêt de Chambaran, par le groupe Pierre et Vacances, ça fait des années déjà qu’on en parle. Et cette semaine encore, avec le rejet d’un recours déposé par des opposants devant le Conseil d’État.

« Nous avions engagé trois procédures, l’une remettant en cause le permis de construire, une autre le PLU de Roybon et une dernière sur le défrichement », explique Stéphane Péron, président de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP). « Nous avons perdu et sommes allés en appel où nous avons été déboutés. Nous avons donc porté ces trois dossiers devant le Conseil d’État. Mais notre demande n’a pas été acceptée ».

Un rejet qui « satisfait » André Vallini, président du Conseil général de l’Isère : « Si ce projet est bon pour le développement de l’Isère et pour l’emploi […] et si son intégration dans l’environnement sera exemplaire, quelques opposants utilisent […] la complexité de nos réglementations pour tenter d’empêcher sa réalisation […] Tous ces obstacles juridictionnels ont été franchis, cette semaine encore. […] Alors comme pour Minatec, comme pour l’A 480 et l’A 51 depuis quelques mois […], je vais continuer à agir avec ma détermination la plus résolue pour réaliser Center Parcs dans les Chambarans ».

« Nous avons déjà gagné trois ans »

Pour Stéphane Péron cependant, la réalisation du Center Parcs est encore loin de devenir réalité : « Nous avons déjà gagné trois ans grâce aux procédures et nous avons encore des choses en cours. Nous avons notamment attaqué le nouveau permis de construire, assure Stéphane Péron. Et puis Pierre et Vacances est confronté à un problème inextricable. L’entreprise doit compenser son installation sur une zone humide. Et ça, c’est impossible, elle ne pourra jamais compenser sur le même bassin-versant l’impact de leurs installations ». L’affaire est encore loin d’être finie.

Par M.R. | Publié le 05/04/2013 à 06:03 Vu 5645 fois

« Ne pas être déconnectée des vraies réalités »

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Michèle Bonneton est députée écologiste de la neuvième circonscription depuis tout juste un an. Nous avons donc souhaité dresser avec elle un premier bilan de son début de mandat.

n Avez-vous été surprise par la réalité du mandat de député ?

« Avant l’élection, je me refusais à imaginer quoi que ce soit. C’est une vie très active. Je tiens à accomplir mon travail législatif et à rester sur le terrain, pour ne pas être déconnectée des vraies réalités. Je pars le lundi soir pour Paris et je reviens en général le jeudi soir. Je suis ensuite sur le terrain toute la fin de semaine. »

n Concernant votre travail législatif, depuis un an, vous n’avez déposé aucune proposition de loi. Pourquoi ?

« Nous avons à l’Assemblée ce qu’on appelle une niche parlementaire, durant laquelle un groupe a droit de déposer une proposition de loi devant l’Hémicycle. Le groupe écologiste n’a droit qu’à deux propositions de loi par an. C’est très peu. La majorité verrouille beaucoup de choses. Pour l’instant, j’ai co-signé plusieurs propositions de loi. Le groupe en a déposé une, sur les ondes électromagnétiques. Je ne suis pas directement à l’origine des propositions. Mais nous les travaillons ensemble au sein du groupe. »

n Vous avez posé plusieurs questions au gouvernement concernant l’entreprise Rio Tinto à Voreppe et son plan social. Cela peut-il sauver les emplois ?

« J’ai interpellé M. Montebourg plusieurs fois. Je suis aussi allée voir les salariés de Rio Tinto. Et je suis coprésidente de la commission d’enquête sur la sidérurgie et la métallurgie en France. Le but est de comprendre les enjeux de ces filières et de proposer des solutions pour qu’elles restent en France, par le biais de prêts à taux intéressants, d’énergie peu chère. Il est aussi impératif de mettre en place des filières de recyclage des ferrailles. »

n Mais concrètement, pour Rio Tinto, il est trop tard…

« Nous, parlementaires, avons peu de moyens pour une action directe, puisque le capital est privé. Quand il a été question chez Thalès de vendre les sociétés XRIS et Trixell installées à Moirans, l’État était actionnaire et nous avons réussi à peser pour éviter que les entreprises ne soient cédées. C’est pourquoi je soutiens l’idée que l’État garde des parts dans le capital d’entreprises stratégiques et ait un droit de regard sur ces entreprises. Pour Rio Tinto, Arnaud Montebourg veille à ce que le plan social permette de recaser tout le monde. On ne peut pas stopper les licenciements mais on peut faire en sorte que ça se passe le moins mal possible. »

n Le nouvel hôpital faisait partie de vos priorités. Et il n’y a rien de nouveau…

« Il y a eu de grandes avancées. Le projet a été classé prioritaire et de l’argent a été débloqué par l’Agence régionale de santé. C’est très encourageant. Je continue de solliciter la ministre de la Santé, que j’ai déjà souvent rencontrée. Nous devons encore la voir cet été avec Roland Revil, maire de Voiron. Il y a des réflexions à mener, il faut suffisamment de services, tout en restant le moins cher possible. Pendant des années, le dossier était au point mort. Il y a dix ans d’arriérés à rattraper. »

n Vous avez posé une question au gouvernement sur les niches fiscales accordées pour l’investissement dans des résidences de loisirs. Que pensez-vous du projet de Center Parcs à Roybon ?

« Je ne suis pas convaincue du bien-fondé économique de ce projet. Pierre et Vacances est une entreprise qui n’est pas en bonne santé financière. Le financement public pour ce projet est très important, plus de 7 000 € par bungalow. Ça fait beaucoup d’argent public par emploi créé […]. Et je crois qu’on se fait des illusions sur les retombées économiques pour le secteur. »

n L’augmentation brutale de la Cotisation foncière des entreprises (CFE) a créé de l’émoi dans le Voironnais. Les commerçants n’ont pas eu le sentiment d’être entendus…

« J’ai pourtant été présente, j’ai interrogé le rapporteur du budget sur ce point. J’attends d’ailleurs toujours sa réponse. La CFE va être revue à l’automne, en attendant, des aménagements ont été mis en place. »

n De façon générale, pensez-vous que le groupe écologiste peut peser sur le plan législatif ?

« Nous faisons tout pour avoir du poids. Nous travaillons à développer l’emploi par la transition énergétique. Nous avons réussi à faire voter une résolution pour une fiscalité écologique, pour peser sur le budget. La Caisse des Dépôts et Consignations a une enveloppe de 20 milliards pour les PME, dont une partie doit permettre d’aller vers la transition écologique. Bientôt, une 2 e loi sur le logement va être votée pour favoriser la rénovation thermique des bâtiments. Les choses avancent. »

n Roland Revil, suppléant de Michèle Bonneton et maire de Voiron : « Michèle Bonneton est très disponible, au service des communes et des élus. À chaque demande, elle est au rendez-vous. Elle intervient sur les dossiers chauds. Pour le futur hôpital, elle a rencontré plusieurs fois la ministre de la Santé, elle est toujours à mes côtés à Paris pour défendre le projet. Elle a aussi été très présente sur le dossier Thalès. Elle est écologiste et je suis socialiste, mais je n’ai pour l’instant pas senti de problème vis-à-vis de positions que je peux prendre par ailleurs. »

nJulien Polat, candidat UMP face à Michèle Bonneton lors des législatives : « Michèle Bonneton nous livre son vrai visage, celui d’une élue écologiste avec tout ce que cela comporte d’excès et des caricatures. […] Quand elle parle de son travail, elle cite la loi sur le bisphénol ou les positions écologistes sur le gaz de schiste. À une époque où on a tellement de problèmes sur le pouvoir d’achat, l’emploi, c’est dramatique. Et pour l’hôpital… Roland Revil annonçait une réponse du ministère pour mi-mai, on est mi-juin et il n’y a toujours rien. À l’Assemblée, la voix de Michèle Bonneton est simplement réduite à la marginalité de son groupe politique. »

Par Propos recueillis par Marie ROSTANG | Publié le 19/06/2013 à 06:00 Vu 4 fois

Le projet en chiffres

Le projet de Center Parcs devrait couvrir 200 ha dans la zone humide sur le plateau de Chambaran.

Il prévoit notamment la construction de 1021 cottages. Ce parc devrait être fréquenté à terme par 4 500 à 5 000 personnes quotidiennement.

Center Parcs, c’est 20 domaines de vacances répartis sur la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Le projet proprement dit se situe au niveau du bois des Avenières dans le massif forestier des Chambaran, sur la commune de Roybon dans le département de l’Isère.

Son emprise exacte est de 210 ha, dont 87 % se situent sur le bassin-versant de l’Herbasse, au niveau de sources alimentées par affleurement de la nappe, et 13 % se situent sur le bassin-versant de la Galaure.

Publié le 13/10/2013 à 06:00 Vu 4 fois

Le projet Center Parcs s’invite à l’inauguration de la station d’épuration

«Tout ou à peu près dépend de nous ». C’est par cette citation empruntée au philosophe Michel Serres que Jean-Michel Revol a mis un terme à son allocution, hier après-midi, à l’occasion de l’inauguration d’Aqualline, la nouvelle station d’épuration de l’agglomération de Saint-Marcellin. Le président du Sivom et maire de Saint-Marcellin résumait, ici, le chemin parcouru depuis une dizaine d’années. Tout comme la mutualisation du projet, qui a impliqué trois collectivités (le Sivom, la Communauté de communes Chambaran-Vinay- Vercors et le Syndicat intercommunal des eaux de la Galaure), pour financer un investissement de près de 15 millions d’euros.

Une réalisation à travers la mutualisation

« En mutualisant ainsi les forces et les moyens, on arrive à maîtriser les coûts. C’est une belle aventure humaine au service de l’intérêt général et du développement, qui répond aux besoins d’aujourd’hui mais aussi à ceux de 2030 », glisse-t-il, sans pour autant ouvrir publiquement l’épineux dossier Center Parcs, dans la forêt de Chambaran. « Je n’avais pas assez d’éléments sur son avancée, confiera-t-il, après coup. Mais c’est un enjeu économique, touristique et de développement. La station a aussi été faite pour accueillir, demain, ce beau projet. » Un projet sur lequel Christian Nucci, vice-président au Conseil général, a rebondi, sans pour autant citer son nom… « Il est indispensable et important pour l’emploi. Et pour faire en sorte que le territoire entre dans une ère nouvelle. »

« Le moins d’impact possible sur la faune et la flore »

Même sentiment pour André Roux – réprésentant le président du conseil général André Vallini – qui, au passage, s’est fendu d’un léger mea culpa sur la nécessité de la station d’épuration. « J’étais très inquiet sur la conduite du projet, dira-t-il, avant d’évoquer Center Parcs. Mais, aujourd’hui, comment peut-on refuser ce type de projet ? Quand on sait que le Sud Grésivaudan est l’un des territoires où il y a le plus de minima sociaux dans la région… Beaucoup craignent l’ impact environnemental de Center Parcs, mais sur les quelque 160-180 hectares de clôture, ce n’est seulement que 30 hectares qui seront non boisés. »

Interrogé à ce sujet, le maire de Roybon Marcel Bachasson fait un état des lieux. « On a gagné sur le permis de construire, le PLU, le défrichement. C’est une décision judiciaire qui doit être respectée. Actuellement, les dossiers loi sur l’eau et les espèces protégées sont en cours d’instruction. C’est long, il y a des opposants. Il faut trouver tous les moyens nécessaires pour pouvoir dire aux habitants que ce projet aura le moins d’impact possible sur la faune et la flore, et qu’il sera donc exemplaire. »

Exemplaire, c’est justement l’objectif de cette station.
Par Candice HECK | Publié le 09/11/2013 à 06:00 Vu 4 fois

Du nouveau à « Vivre en Chambaran »

Roybon

Association « Vivre en Chambaran »

À l’issue de l’assemblée générale de « Vivre en Chambaran », le conseil d’administration composé de Danielle Gaillard, Patrice Reffo, Nathalie Genoudet, Sylviane Giriat, Gisèle Mounier-Véhier, Christian Luciani, Jean-Paul Martin, Elisabeth Briot, et Patricia Charoud, a élu un nouveau bureau.

Le bureau

Il est composé comme suit : Christian Luciani, président ; Gisèle Mounier-Véhier, secrétaire ; Jean-Paul Martin, trésorier.

L’objectif

L’objectif de l’association est de mettre en œuvre des actions permettant d’apporter une aide au processus de développement économique, touristique et environnemental des Chambarans ; de structurer un réseau entre les principales associations des Chambarans afin de créer un lien social ; d’accompagner favorablement le projet « Center Parcs ».

Pour tous renseignements, prendre contact avec les membres du conseil d’administration.

Publié le 03/12/2013 à 06:00 Vu 3 fois

Le projet des Chambaran

Le projet du groupe Pierre et Vacances est de créer un Center Parcs sur les hauteurs de la commune de Roybon, au niveau du bois des Avenières. Le concept : des cottages familiaux disséminés dans un cadre naturel avec un espace commun regroupant des services et des activités sportives et ludiques. 1 000 petites habitations, construites sur pilotis, sont donc prévues sur 200 hectares. Soit 5 000 lits au total.

Les partisans du projet évoquent surtout l’impact économique d’une telle structure. Car près de 400 emplois à temps plein pourraient être créés et 297 à temps partiel.

« Nous pouvons imaginer travailler avec d’autres employeurs du territoire pour compléter les heures des salariés », souligne Marcel Bachasson. « 140 emplois seraient induits dans un rayon de 60 km ». Une association “pro” Center Parcs s’est notamment créée en juin 2012, Vivre en Chambran-Bienvenue à Center Parcs.

Pour son président, Christian Luciani, « notre territoire est magnifique, mais notre territoire se meurt tout doucement ! Les commerces ferment, la population quitte le village… Bien sûr, il ne faut pas urbaniser à tout va, mais nous avons besoin de nouveaux habitants à Roybon. Le Center Parcs peut créer une dynamique économique dont nous avons besoin. »

Par K.B. | Publié le 04/01/2014 à 06:00 Vu 5 fois

Center Parcs : un dénouement pour 2014 ?

Le projet de Center Parcs dans les Chambaran, par le groupe Pierre et Vacances, aboutira-t-il en 2014 ? Le dénouement n’a jamais été aussi proche…

Les recours contentieux lancés par les opposants au projet ont été déboutés. Ces trois dernières années, ils avaient notamment attaqué le permis de construire et l’autorisation de défrichement. Après le jugement du tribunal administratif de Grenoble, l’arrêt de la cour administrative de Lyon puis le Conseil d’État en dernier ressort, ces deux autorisations ont été acquises définitivement (notre édition du 5 avril). Le permis de construire est ainsi valable jusqu’en 2015.

880 m3 d’eau par jour

Le dossier est, depuis juillet dernier, dans les mains des services de l’État. Il est soumis à l’application de la Loi sur l’eau et les espèces protégées. L’instruction devrait durer plus de sept mois. Le maire de Roybon et conseiller général, Marcel Bachasson, souligne simplement : « L’évolution se fait correctement. Le dossier semble être bien considéré ».

Mais cette question de l’eau est sensible. Les “anti” craignent un assèchement des rivières de l’Herbasse et la Galaure (lire ci-dessous). Le prélèvement en eau du Center parcs est estimé à 880 m3 par jour pour 5 000 personnes. « Il faut savoir que depuis 30 ans, nous avons une autorisation de prélèvement de 185 m3 par heure dans la Galaure. Au total, 178 000 m3 par jour sont ponctionnés sur la nappe pour le secteur Bièvre-Valloire/Galaure. Personne n’a jamais posé de questions jusque-là… » commente M. Bachasson. « D’autant que des travaux devraient être engagés pour répartir le puisage de l’eau sur trois sources, justement pour éviter tout impact sur les rivières. Et Center Parcs sera un client comme les autres : en cas de sécheresse, ils devront appliquer les mêmes consignes que tout le monde. »

Côté assainissement, la nouvelle station d’épuration Aqualline de Saint-Sauveur a été dimensionnée pour traiter les eaux usées du Center Parcs.

En attendant les décisions de l’État, les partisans du projet restent discrets. Même s’ils sont nombreux. Tout comme la Région et le Département, l’ensemble des maires du territoire sont favorables au Center Parcs. Le président de l’ancienne Communauté de communes Bièvre Chambaran, Yannick Neuder, précise : « Le projet a été pris en compte lors de la fusion des communautés de communes Pays de Bièvre-Liers et de Bièvre Chambaran. C’est un projet de territoire. Les 41 maires ont voté en sa faveur ».

Si les autorisations de l’État sont délivrées cette année, les travaux du Center Parcs pourraient débuter en 2015.

Pour les Chambaran sans center parcsL’association Pour les Chambaran sans Center Parcs est sur tous les fronts. Elle a multiplié les attaques judiciaires et organise des réunions d’information pour rallier la population à sa cause. La dernière en date avait lieu en octobre à Romans.Ses principales inquiétudes : l’alimentation en eau du Center Parcs, l’impact qualitatif et quantitatif sur les rivières de l’Herbasse et la Galaure, le défrichement du bois des Avenières.
Par Karine BONNET | Publié le 04/01/2014 à 06:00 Vu 5 fois

Grade de commandeur pour Gérard Brémond

Gérard Brémond, élevé au grade de commandeur

Gérard Brémond, président du Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, vient d’être élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur dans la promotion du 1er janvier du ministère de l’Économie et des finances.

Officier depuis le 9 septembre 1998, ce licencié en Sciences Économiques et diplômé de l’Institut d’Administration des Entreprises, est entré dans l’entreprise familiale de construction de logements, bureaux et entrepôts à l’âge de 24 ans.

C’est sa rencontre avec trois architectes aussi jeunes que lui, Jacques Labro, Jean-Jacques Orzoni et Jean-Marc Roques, qui va décider de sa carrière. Ensemble et sur la lancée de Jean Vuarnet, ils vont imaginer la première station sans voiture : Avoriaz, qui sort de terre en 1967 et sera reconnue comme l’une des plus belles réussites architecturales du XXe siècle. Le bébé était tellement beau qu’il a eu des petits frères : Gérard Brémond développera d’autres stations à la montagne, puis à la mer, en France, puis à l’étranger, au point de devenir dans les années 90 le leader européen de l’immobilier de loisirs avec le Groupe Pierre & Vacances.

Il est également officier des Arts et des Lettres et officier de l’Ordre national du Mérite.

Publié le 09/01/2014 à 06:00 Vu 6 fois

La truite de la Galaure contre le Center parcs

 

L’assemblée générale de La truite de la Galaure s’est ouverte, à Hauterives, sous la présidence de Michel Pousse. Un des points importants à l’ordre du jour restait le projet de construction d’un Center Parcs dans le massif des Chambaran.

Compte tenu des « très nombreux impacts négatifs sur l’eau et les milieux aquatiques, l’association reste toujours mobilisée contre ce projet. Dans ce sens, deux recours devant le tribunal administratif de Grenoble ont été déposés par la Fédération départementale de Pêche de la Drôme. Par ailleurs, il fut également question des crues successives intervenues sur le territoire depuis fin décembre. Ces crues auront certainement compromis la reproduction naturelle pour la deuxième année consécutive en détruisant les frayères dénombrées par les membres de l’association, au début de cet hiver. Aussi, à quelques jours de l’ouverture de la pêche en première catégorie (8 mars), les pêcheurs sont invités à modérer leur prélèvement afin de conserver la population naturelle de truite fario.

Deux nouveaux parcours de pêche

En 2014, pour répondre à une demande croissante de pêcheurs et notamment de nouvelles générations motivées par une pêche dite “sportive “, l’AAPPMA a mis en place deux parcours de pêche “prendre et relâcher”. L’association a poursuivi en 2013, le travail de renaturation du Bion en partenariat avec le lycée des Mandailles, le Syndicat Interdépartemental du Bassin de la Galaure (SIBG), la commune de Claveyson et les enfants des écoles de la commune. Afin d’offrir, aux personnes à mobilité réduite, de pratiquer la pêche dans de bonnes conditions, un ponton handi-pêche a été aménagé sur le lac des Vernets en partenariat avec le SIVU des Vernets, le conseil général et la fédération départementale.

Publié le 24/02/2014 à 06:00 Vu 2 fois

Serge Perraud mène la liste “Un nouvel élan pour Roybon”

« Un nouvel élan pour Roybon » liste menée par Serge Perraud

Serge Perraud, conseiller sortant, est candidat aux élections municipales. Il conduit la liste “Un nouvel élan pour Roybon”, composée de 7 femmes et 8 hommes. Le candidat précise : « Roybon, capitale des Chambarans, mérite que soient menés des projets réalistes et concrets pour son développement et son dynamisme : réhabiliter et embellir le village, renforcer et générer de l’activité, soutenir le tourisme et l’implantation du Center Parcs, développer et renforcer la vie associative, éducative et culturelle. »

L’équipe est composée de : Serge Perraud (61 ans, chef d’entreprise), Florence Margaron (43 ans, cadre d’entreprise), Maurice Vicat (55 ans, entrepreneur travaux publics), Élisabeth Roux (63 ans, retraitée de la fonction publique), Romain Perriolat (24 ans, juriste), Anne-Laure Lefrançois (39 ans, cadre de santé), Jean-François Villon (41 ans, exploitant agricole), Nathalie Genoudet (39 ans, décoratrice), José Nogueira (47 ans, technicien de maintenance), Flora Amara (23 ans, étudiante), Jean-Yves Thomas (64 ans, retraité de la DDE), Marie-Danielle Trouillet (64 ans, retraitée de l’Éducation nationale), Jean-Claude Foudraz (65 ans, retraité de l’INPG), Anne-Marie Jacquet (61 ans, retraitée de l’Éducation nationale), Bernard Bressot (59 ans, exploitant agricole).

Publié le 10/03/2014 à 06:00 Vu 10 fois

Les “pro” Center Parcs restent mobilisés

 

Roybon est dans l’attente. Le projet de Center Parcs est entre les mains des services de la préfecture de l’Isère qui instruisent le dossier soumis à la loi sur l’eau. Leur décision pourrait tomber dans l’été.

Pendant ce temps, l’association Vivre en Chambaran, favorable à l’implantation du Center Parcs, reste mobilisée. Quatre membres du bureau sont partis en février en Moselle pour découvrir le Center Parcs des Trois forêts, ouvert depuis trois ans. « Ce parc est celui qui se rapproche du projet de Roybon, avec une capacité d’accueil de 1000 cottages et plus de 400 salariés, explique le président Christian Luciani. Nous voulions observer comment la population vivait depuis l’installation du Center Parcs. » Les quatre bénévoles ont ainsi interrogé les élus qui ont soutenu le projet, les habitants, les offices de tourisme, les usagers, mais aussi les salariés de la structure, comme les agents de sécurité, les surveillants de baignade, les serveurs.

Un film en préparation

« Le maire du village nous a par exemple expliqué que, grâce aux retombées économiques, la commune avait pu refaire son réseau d’eau potable. Leur budget communal a été multiplié par quatre. Avant l’installation de ce Center Parcs, des gens étaient méfiants, mais il n’y a jamais eu une opposition comme chez nous. »

En parallèle, les Roybonnais ont également visité l’intérieur du Center Parcs. Mais M. Luciani précise : « Nous avons entièrement payé ce séjour. Ce voyage est de notre propre initiative, nous n’avons pas été invités. »

Le but du séjour était également de ramener des documents. Les témoignages ont été enregistrés et l’association prépare ainsi un film documentaire. Il devrait être projeté aux adhérents au mois d’avril.

Par Karine BONNET | Publié le 12/03/2014 à 06:00 Vu 6 fois

Une manifestation pour le Center Parcs

roybonVendredi 21 mars, de 14 h à 15 h, un rassemblement est organisé autour de la statue de la liberté par l’association Vivre en Chambaran et l’association des commerçants et artisans de Roybon. Leur but est de réaffirmer leur soutien à l’implantation du Center Parcs.Symboliquement, les commerçants baisseront le rideau de leur magasin de 14 heures à 15 heures. « C’est une façon de dire : voilà à quoi ressemblera Roybon dans quelques années si le projet de Center Parcs n’aboutit pas », explique le président de Vivre en Chambran Christian Luciani.Mais ce rassemblement dans le village est surtout une réponse à la manifestation organisée par l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs, le même jour, au siège du Conseil général à Grenoble…

Des points relais temporaires mis en place

Afin de limiter les perturbations occasionnées par la grève des agents de La Côte-Saint-André, la Poste mettra de nouveau en place, à compter de ce matin, des mesures temporaires de continuité de service. Les clients peuvent venir récupérer leur courrier traditionnel. Les lettres recommandées et les colis seront à récupérer dans les points de contact habituels, mentionnés sur l’avis d’instance. Le courrier est donc à retirer de 10 h à 12 heures, devant le bureau de poste deRoybon , au 5, place Saint Romme, pour les clients habitant les communes suivantes : Roybon, Montfalcon, Saint-Clair-sur-Galaure et -de 10 à 12 heures, devant l’Agence postale communale de Marcilloles , au 191, avenue de la République, pour les clients habitant les communes suivantes : Marcilloles, Pajay, Penol, Sardieu, Thodure.

Marcilloles

Le carnaval, c’est vendredi

Les enfants des écoles feront leur carnaval demain vendredi 21 mars à partir de 14 heures en défilant dans les rues comme il était prévu avant les vacances.

Publié le 20/03/2014 à 06:00 Vu 5 fois

Une centaine de personnes devant le Conseil général de l’Isère

 

Ils avaient sorti les banderoles, les cloches et les mégaphones. Les “anti” Center Parcs étaient réunis hier après-midi devant le Conseil général de l’Isère. Une centaine de personnes ont rappelé leur opposition au projet. Les associations environnementales, les fédérations de pêche, les élus écologistes avaient répondu à l’appel de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs. Son président, Stéphane Peron, expliquait : « Nous demandons l’annulation pure et simple de ce projet. On nous annonce que des décisions seront prises après les élections municipales, alors nous voulons donner notre point de vue avant le scrutin. » Les manifestants ont rappelé leurs arguments. Ils dénoncent notamment le modèle économique de Pierre et Vacances, les emplois précaires générés par le Center Parcs, la menace sur les milieux aquatiques.

Michèle Bonneton, députée écologiste de l’Isère, commentait : « Ce projet est trop cher, trop destructeur. » Claude Comet, conseillère déléguée au tourisme et à la montagne à la Région Rhône-Alpes, poursuivait : « C’est un tourisme prédateur. Il n’y aura pas de retombées économiques pour le territoire. »

Les opposants au projet ont continué à faire du bruit devant le siège du Département toute la fin d’après-midi.

Par K.B. | Publié le 22/03/2014 à 06:00 Vu 2 fois

ROYBON/GRENOBLE – DÉFENSEURS ET OPPOSANTS AU PROJET DE CENTER PARCS ÉTAIENT MOBILISÉS HIERLes pour et les contre occupent le terrain

Il y avait les pour à Roybon. Et les contre à Grenoble. Hier, chaque camp a tenu à donner de la voix pour affirmer son soutien ou son opposition au projet de Center Parcs à Roybon, dans les Chambaran.

Le rassemblement était informel et s’est décidé il y a seulement deux jours. Hier, l’association des commerçants et artisans de Roybon et l’association Vivre en Chambaran ont invité les habitants de la commune à manifester leur soutien à la création d’un Center Parcs dans les Chambaran.

« Nous savons que les opposants au projet manifestent aussi à Grenoble [lire ci-après, NDLR]. Nous avons voulu montrer que nous aussi, nous restions mobilisés », explique Sylvianne Giriat, présidente de l’association des commerçants et artisans de Roybon. Un stand a donc été monté, en mode décontracté, avec distribution de café et de jus de fruits. Le rassemblement a duré environ une heure. Une heure durant laquelle les commerçants et artisans du village ont également fermé boutique, pour « montrer symboliquement à quoi ressemblera le village dans quelques années si le projet n’aboutit pas », explique Christian Luciani, président de Vivre en Chambaran.

Le dossier est toujours en cours d’instruction à la préfecture, dans le cadre de la Loi sur l’eau. Les délais s’allongent, mais cela ne semble pas inquiéter les partisans du projet, qui veulent surtout montrer qu’ils n’ont pas l’intention de céder.

Par M.R. | Publié le 22/03/2014 à 06:00 Vu 6 fois

Center parcs de Roybon : la fédération drômoise pour la pêche fait part de ses craintes

Le projet Center parcs, qui s’implanterait à Roybon (Sud de l’Isère), est ralenti depuis plusieurs années par des opposants. Parmi eux, la Fédération de la Drôme pour la pêche et la protection du milieu aquatique (FDAAPPMA) et les associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique. Ces derniers étaient reçus, mardi, à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (Isère), par des représentants de Pierre et Vacances, à l’origine du projet, mais également le conseil général de l’Isère, ainsi que l’ancien et le nouveau maire de Roybon. « Ils nous ont présenté le projet et les mesures prises pour l’environnement, sauf qu’il y a des bénéfices pour l’Isère et des impacts négatifs sur la Drôme », explique Christian Brely, président de la FDAAPPMA.

« L’impact se fera sur les cours d’eau du Nord-Drôme »

Ces défenseurs des milieux aquatiques de la Drôme, dont Yann Monnier, chargé de mission à la fédération de la pêche drômoise, ont exprimé leurs craintes pour l’avenir : « nous avons des inquiétudes sur le prélèvement d’eau de Center Parcs, car l’impact se fera sur les cours d’eau au nord de la Drôme ». Pour Gérard Crespo, président de la Gaule romanaise et péageoise, l’utilisation de l’eau va être problématique : « autour du Center parcs, il y a près de 5 000 habitants, sachant qu’il a une capacité d’accueil de 5 000 personnes, le besoin en eau sera plus que multiplié par deux en période estivale. »

« Une enquête publique va s’ouvrir autour du 15 avril, elle va durer un mois, aujourd’hui notre objectif est de retarder au maximum la construction du Center parcs », explique Christian Brely.

Publié le 04/04/2014 à 06:00 Vu 3 fois

Enquête publique sur la commune

 
Roybontrans

Enquête publique sur la commune de Roybon

Une enquête publique est ouverte depuis le 14 avril et ce jusqu’au 28 mai inclus sur le territoire de la commune de Roybon suite à la demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau.

L’objet de l’enquête est la demande de la SNC Roybon Cottages portant sur la création d’un pôle touristique du nom de Center Parcs du domaine de la Forêt de Chambaran.

La commission d’enquête composée de Gabriel Ullmann, président, Pierre Blanchard et Mme Isabelle Barthe, a organisé une réunion publique d’information à la salle des fêtes de Roybon ce mercredi soir avec les responsables de Center Parcs, à savoir MM. Klotz, Magnier et Mme Jaillet ainsi que leur bureau d’études spécialisé en environnement.

Prochaine réunion demain samedi

Après l’ouverture de la réunion par le président Gabriel Ullmann, ce dernier a expliqué l’objet de celle-ci et des responsables de Center Parcs ont donné des informations dans leurs domaines respectifs avec l’aide de vidéos adéquates visibles par l’assistance. Remarquons parmi celle-ci la présence du maire de Roybon Serge Perraud, de ses adjoints, du président de la nouvelle Communauté de commune Yannick Neuder, du conseiller général Marcel Bachasson, de représentants du conseil général, des responsables du syndicat des eaux de la Galaure.

Ensuite les pour et les contre du projet ont pu s’exprimer et les responsables ont répondu aux questions.

Une prochaine permanence à la mairie aura lieu le samedi, 19 avril de 9 à 12 heures où le président de la commission sera présent pour recevoir les observations des intéressés.

Une réunion d’information aura lieu le lundi, 19 mai à la salle des fêtes à 19 heures.

www.roybon.fr.

Publié le 18/04/2014 à 06:00 Vu 3 fois

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris, le Département et son L’été va s’appuyer sur

A La Côte-Saint-André Le Festival Berlioz, du 21 au 31 août Cap sur l’Amérique : Roméo et Juliette, East and West side story, Christophe Colomb… Les symphonies du nouveau monde donneront le « la » de l’un des grands rendez-vous de la saison des festivals de musique classique. A ne pas manquer. www.festivalberlioz.com

Lors d’une présentation à Paris, le Département a mis en avant les événements forts qui devraient faire l’été en Isère.

Les explications de Christian Pichoud, vice-président du Conseil général et président d’Isère tourisme.

Quelle est votre ambition pour cette nouvelle saison ?

Depuis plusieurs années, la fréquentation touristique de l’Isère est à la hausse. C’est une grande satisfaction. Les professionnels ont fait un travail remarquable. Nous souhaitons continuer à les encourager. C’est un pôle important de l’économie iséroise. Aujourd’hui, l’économie est au cœur de nos préoccupations. Nous voulons créer des emplois dans tous les domaines. Quand on a la chance d’avoir un outil touristique comme l’est le territoire du département de l’Isère, aussi vaste, aussi important, nous savons que nous avons une chance inouïe, qu’il faut le mettre à profit…

Un objectif économique, donc ?

L’Isère est à l’image de la France. La France, première destination touristique mondiale, qui reçoit beaucoup de monde, mais qui aujourd’hui ne commercialise que très peu : nous faisons peu de chiffre d’affaires par touriste. Eh bien, en Isère c’est pareil. Nous pensons avoir une capacité supplémentaire largement sous-utilisée aujourd’hui, qu’il faut cultiver, pour créer des emplois, notamment dans les territoires, c’est-à-dire pas forcément en ville. C’est pourquoi nous soutenons notamment un projet comme celui du Center Parcs dans la forêt de Chambaran.

Ce projet a beaucoup de difficultés à naître, non ?

Il a beaucoup de difficultés mais il avance, et je peux vous assurer que nous sommes à un moment crucial, nous n’avons jamais été aussi près du premier coup de pioche qui commencera le chantier.

Quelle est votre priorité ?

Aujourd’hui, la mise en valeur de ce qui existe déjà, doit être renforcée. Elle montre un dynamisme certain puisque les événements que nous présentons ont une ancienneté, une solidité, une amélioration permanente et une notoriété qui en font des piliers de la promotion de notre département. Ces événements très forts, les anciens et les nouveaux – les nouveaux, ce sont ceux de Regards de mémoire 1914-2014, par exemple, les anciens ce sont Jazz à Vienne, le Festival Berlioz, c’est aussi les Rencontres Brel ou la Mégavalanche, parce qu’elle doit avoir plus de 20 ans – nous devons continuer de les soutenir.

Cette présentation de saison a lieu deux fois par an. Un scoop pour la prochaine ?

Le scoop, ce sont les excellentes idées, en permanence. C’est la programmation de Berlioz, celle de Jazz à Vienne, les invités prestigieux… Comme Quincy Jones à Vienne ! C’est ça le cœur des choses.

Et le public est toujours au rendez-vous ?

Oui, ces dernières années, nous avons progressé parce que nous sommes devenus la troisième destination de montagne en France. Les chiffres de la Sofres montrent une hausse constante. Si on apporte à nos manifestations une aide constante, il n’y a pas de raisons que ça s’arrête…

Par Propos recueillis par Virginie MONTVIGNIER-MONNET | Publié le 22/04/2014 à 06:00 Vu 4 fois
Roybon

LISTE DES COMMISSIONS COMMUNALES 2014 de Roybon

Voici la composition des commissions municipales.

Tourisme/center-parcs/économie locale. Florence Margaron, Maurice Vicat, Nathalie Genoudet, Romain Perriolat, Jean-Claude Foudraz, Olivier Dumas.

Bâtiments communaux. Romain Perriolat, Maurice Vicat, Jean-Yves Thomas, Jean-François Villon, Françoise Machut.

Voirie. Maurice Vicat, Jean-Yves Thomas, Jean-François Villon, José Nogueira, Françoise Machut.

Urbanisme/Plu/développement durable. Maurice Vicat, Jean-Yves Thomas, Jean-François Villon, Marie-Danielle Trouillet, José Nogueira, Olivier Dumas.

Social/service a la personne. Anne-Laure Lefrançois, Marie-Danielle Trouillet, Jean-Claude Foudraz, Françoise Machut.

Communication et informations locales. Elisabeth Roux, Romain Perriolat, Florence Margaron, Nathalie Genoudet, José Nogueira, Flora Amara, Marie-Danielle Trouillet.

Développement culturel et valorisation du patrimoine. Elisabeth Roux, Nathalie Genoudet, Maurice Vicat, Jean-François Villon, Marie-Danielle Trouillet, Olivier Dumas.

Finances. Romain Perriolat, Maurice Vicat, Florence Margaron, Elisabeth Roux, Jean-François Villon, José Nogueira, Olivier Dumas.

Animations et vie du village. Elisabeth Roux, Nathalie Genoudet, Romain Perriolat, Marie-Danielle Trouillet, Flora Amara, Françoise Machut.

Affaires scolaires/enfance et jeunesse. Florence Margaron, le directeur de l’école, Marie-Danielle Trouillet, Nathalie Genoudet, José Nogueira.

Publié le 08/05/2014 à 06:00 Vu 4 fois

Roybon : Michèle Rivasi se rend sur le site du Center Parcs

Michèle Rivasi, candidate Europe Ecologie aux élections Européennes, s’est rendue à Roybon ce lundi après-midi, sur le site qui pourrait accueillir Center Parcs. En pleine forêt, accompagnée d’une cinquantaine de personnes, elle a exprimé son opposition au projet. « Il va à l’encontre de la biodiversité et des directives européennes ». La candidate l’a même comparé au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes…

Tout le détail dans nos éditions Sud-Isère du mardi 20 mai.

 

Publié le 19/05/2014 à 18:50 Vu 738 fois

Pêcheurs drômois contre Center Parcs isérois

Le président des pêcheurs de la Drôme a ouvert le congrès annuel de la Fédération de pêche et de protection du milieu aquatique, à Montélimar, par ces mots : « La pêche a un poids économique de 2,2 milliards d’euros » en France. Un argument qui a permis à Christian Brély de faire peser toute sa détermination contre le projet de Center Parcs isérois porté par le groupe Pierre & Vacances dans les Chambarans. « Il y aura un impact dans la Drôme. L’enquête publique au titre de la loi sur l’eau s’achève le 28 mai et notre avis technique va être déposé. Il y a de très grosses lacunes dans le dossier et les documents d’incidence sont légers », indique la Fédération drômoise de pêche, qui regrette notamment « la destruction de zones humides » et craint une accentuation « des phénomènes de crues, sachant que l’Herbasse est très sensible ».

Le président Christian Brély a rappelé qu’un arrêté préfectoral isérois avait été attaqué avec la Fédération iséroise des pêcheurs, avant que cette dernière ne fasse marche arrière « à cause de grosses pressions sur les subventions. La Frapna Isère aussi s’est retirée ».

Le conseil général de la Drôme a été interpellé sur sa discrétion jusqu’à présent dans ce dossier. Le conseiller général Jean-Luc Vincent (PS) s’est voulu rassurant : « Vos inquiétudes ont été entendues. Dans le cadre du Sage de la Molasse/Miocène du bassin Dauphiné, nous exercerons toute la vigilance nécessaire et s’il y a des problèmes ou des incertitudes, nous pèserons pour qu’elles soient levées ».

L’avocat-conseil de la Fédération drômoise de pêche annonce d’ores et déjà que si le projet Center Parcs est autorisé, « il conviendra de faire un recours auprès du tribunal administratif de Grenoble ».

Publié le 19/05/2014 à 06:04 Vu 1455 fois

La candidate Europe Écologie a fait étape à Roybon pour dénoncer le projet de Center Parcs

Entre deux conférences, c’était une petite respiration champêtre. Michèle Rivasi, candidate Europe Écologie aux Européennes, entourée de quelques colistiers, a fait escale à Roybon hier après-midi. Elle n’avait pas de baskets et un timing serré… Malgré tout, la députée européenne s’est rendue sur le terrain qui pourrait accueillir le Center Parcs. Au-delà de la balade en forêt, le but était de dénoncer ce projet prévu dans les Chambaran. Même si quelques-uns ont eu du mal à trouver, plus d’une cinquantaine de personnes l’accompagnait.

En préambule, Jean-Charles Kohlhaas, conseiller régional et candidat sur la liste de Mme Rivasi, a souhaité rassurer : « Le groupe Europe-Écologie-Les-Verts a toujours été opposé à ce projet de Center Parcs. Nous sommes dans la continuité, nous ne sommes pas ici uniquement parce qu’il y a des élections Européennes ! »

« À l’encontre des directives européennes »

Michèle Rivasi, qui se bat contre « les grands projets inutiles », a parlé de « scandale ». « En 2014, comment peut-on encore créer de tels projets ? 80 hectares de forêt vont être détruits… Tout ça pour quoi ? Le projet va à l’encontre de la biodiversité, à l’encontre des directives européennes sur la question de la sauvegarde des zones humides. Center Parcs crée une immense bulle tropicale, ça va à l’inverse du principe de transition énergétique. » La candidate a même comparé ce projet à celui de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Stéphane Peron, président de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs, a également pris la parole. Traitement des eaux usées, approvisionnement en eau potable, destruction de zones humides et espèces protégées… Il a rappelé les principaux arguments des opposants. D’ailleurs, le président promettait d’entrer dans le détail le soir-même, lors d’une réunion publique organisée à Roybon. La dernière de l’enquête publique ouverte au titre de la loi sur l’eau à laquelle le projet de Center Parcs est soumis.

Michèle Rivasi ne pouvait pas rester… Elle était en meeting à Grenoble.

Par Karine BONNET | Publié le 20/05/2014 à 06:00 Vu 1 fois

Nappe phréatique, cours d’eau et zones humides

C’est un secret pour personne : le secteur des Chambaran est particulièrement riche en eau.

Une grande nappe d’envergure régionale, La Molasse, est située sous le terrain qui doit accueillir le Center Parcs.

Opposants et défenseurs du projet sont d’accord sur ce point : c’est une ressource à enjeux.

Malgré tout, le terrain est peu perméable (argile essentiellement), protégeant ainsi cette nappe établie à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

Deux cours d’eau sont également situés sur le site du Center Parcs : l’Herbasse (affluent de l’Isère) et la Galaure (affluent du Rhône). Une dizaine de kilomètres de cours d’eau complète l’inventaire.

Enfin, les zones humides (terrains inondés ou gorgés d’eau) concernent 173 hectares du site du projet. Soit 86 % des emprises. Mais 70 hectares seront réellement impactés.

Dans le cadre des mesures compensatoires, Pierre et Vacances est contraint de recréer ou d’aménager des zones naturelles à raison de 140 hectares. Problème : ils ne sont pas à proximité du site mais répartis dans l’Ain, en Ardèche, en Savoie et Haute-Savoie.

Publié le 21/05/2014 à 06:00 Vu 2 fois

Plus de 1 000 cottages prévus pour une capacité totale de 5 628 personnes

 

Le Center Parcs des Chambaran est en projet depuis 2007.

Le groupe Pierre et Vacances envisage de créer un complexe touristique sur 202 hectares dans le bois des Avenières, sur les hauteurs du village de Roybon.

1 011 cottages (petites maisons) pouvant accueillir entre 4 et 12 personnes sont prévus. La capacité totale est de 5 628 personnes. « 1 021 cottages avaient été envisagés, précisait Éric Magnier, directeur grands projets de Pierre et Vacances développement. Mais nous nous sommes engagés à en construire 10 de moins au titre des espèces protégées [huées dans la salle]. »

Les cottages sont organisés en “hameaux” autour d’un “centre village”. Il n’y a aucune circulation routière à l’intérieur du Center Parcs, toutes les voitures sont stationnées sur quatre parkings en périphérie.

Enfin, un espace commun propose des activités sportives et ludiques autour d’une piscine.

Défrichement et permis de construire déjà acquis

L’enquête publique relative à la Loi sur l’eau a débuté le 14 avril et se terminera le 28 mai.

Deux autres procédures administratives ont déjà abouti : des autorisations ont été données pour le défrichement et le permis de construire (valable jusqu’en 2015).

Par K.B. | Publié le 21/05/2014 à 06:00 Vu 4 fois

Roybon : le Center Parcs à l’épreuve de la Loi sur l’eau

Depuis le 14 avril et jusqu’au 28 mai, le projet de Center Parcs fait l’objet d’une enquête publique au titre de la Loi sur l’eau. Une réunion publique était organisée lundi soir par le commissaire enquêteur. Près de 300 personnes avaient fait le déplacement à la salle des fêtes de Roybon. Pendant quatre heures, le public a pu poser ses questions. Opposants et défenseurs du projet se sont livrés à une bataille de chiffres et d’arguments.

Le détail dans nos éditions Sud-Isère du mercredi 21 mai.

Publié le 21/05/2014 à 06:02 Vu 3612 fois

ROYBON – UNE RÉUNION A EU LIEU LUNDI SOIR DANS LE CADRE DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE RELATIVE À LA LOI SUR L’EAULe projet de Center Parcs va-t-il prendre l’eau ?

 

R oybon, ses 1 300 habitants, son projet de Center Parcs. Lundi soir, près de 300 personnes étaient réunies à la salle des fêtes du village pour évoquer ce dossier. Un public à la hauteur des enjeux.

Car depuis le 14 avril, une enquête publique est ouverte au titre de la Loi sur l’eau, à laquelle le projet est soumis. La création du Center Parcs dépend de cette autorisation.

Pour cette dernière réunion publique, le président de la commission d’enquête Gabriel Ullmann jouait le rôle de médiateur.

Pendant quatre heures, les participants ont pu poser leurs questions. Face à eux, deux représentants du groupe Pierre et Vacances qui porte le projet : Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint de Pierre et Vacances développement, et Éric Magnier, directeur grands projets. Pas moins de trois bureaux d’études les accompagnaient.

La salle était clairement divisée. Mais comme souvent dans ce genre d’exercice, les opposants se sont plus largement exprimés. Frapna (Fédération Rhône-Alpes de la protection de la nature), pêcheurs, citoyens… Des “anti” très bien informés, aux questions techniques très précises.

« Un péché originel »

L’association Pour les Chambaran sans Center Parcs, à grands renforts “d’experts”, a pointé les problèmes de ressources en eau, de destruction des zones humides, d’inventaire « incomplet » des espèces protégées et de dimensionnement des tuyaux pour le traitement des eaux pluviales. « Pour vos calculs, vous vous êtes basés sur les données la station météo située de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, alors que le plateau est plus sujet aux précipitations. » Réponse du bureau d’études Confluences : « C’était la seule qui nous permettait d’avoir des données à long terme ».

880 m³ d’eau par jour seront nécessaires au Center Parcs. Malgré tout, Luc Belleville, chef du service eau au Conseil général de l’Isère, se voulait rassurant : « Il n’y aura pas d’augmentation de prélèvement d’eau potable. Des travaux sur les réseaux vont permettre de réduire les fuites. Les industriels et les agriculteurs diminuent également leur consommation. »

De son côté, Christian Luciani, président de l’association Vivre en Chambaran, lançait : « Économie peut rimer avec écologie ! La consommation d’eau est réelle mais raisonnée. »

Le président de la Frapna Isère, Francis Meneu, s’adressait aux représentants de Pierre et Vacances : « Ce dossier a un péché originel : son site. Vous vous installez sur des zones humides et à la tête de bassins versants. Vous devrez sans cesse justifier votre choix. N’y avait-il pas un autre lieu moins impactant ? » Le maître d’ouvrage : « Au regard d’autres sites, celui-ci n’avait pas de particularité environnementale draconienne. »

L’enquête publique se termine le 28 mai. Quel sera l’avis du commissaire enquêteur ? Réponse dans quelques semaines.

Les petites phrases- Éric Magnier, directeur grands projets de Pierre et Vacances développement : « Nous allons glisser les cottages le plus délicatement possible dans la forêt ».- Gabriel Ullmann, commissaire-enquêteur : « C’est plus la Galaure, ça va devenir la galère ! »- Serge Perraud, maire de Roybon : « C’est quelque chose de super sympa qui va se passer à Roybon ».- Question du public : « Pourquoi la Fédération des pêcheurs de l’Isère ne s’exprime pas ? » Réponse du président des pêcheurs de la Drôme : « Problème de subventions ! »
Par Karine BONNET | Publié le 21/05/2014 à 06:00 Vu 6 fois

La municipalité contre le Center Parcs et l‘extension des Grises

Saint-Sorlin-en-Valloire

Le conseil municipal s’oppose aux projets du Center Parcs et d’extension des Grises

A près la présentation du projet Center Parcs par le maire Louis Julien et le rappel de la charte constitutionnelle de l’environnement, le conseil municipal s’est opposé à l’unanimité lors de sa dernière réunion.

Ce en l’état actuel des connaissances à la réalisation de ce Center Parcs, le conseil souhaite l’ouverture d’un véritable débat avec les élus, les usagers de l’eau et les associations de protection de l’environnement de la Drôme ayant été complètement exclues de toutes les discussions pendant l’intégralité de la phase d’élaboration de ce projet.

Autre sujet épineux : le projet d’extension des Grises de 13, 5 hectares. À ce sujet, l’adjoint Xavier Duffaud a donné lecture d’un texte mentionnant que depuis près de 40 ans (1976), la commune accueille les poubelles sur le site des Grises au lieu-dit « La forêt de Mantaille ».

Au fil des ans, des règles ont été mises en place pour aboutir aujourd’hui à une ISDND (installation de stockage de déchets non dangereux). Ce sont aujourd’hui 432 communes qui approvisionnent le site, soit 450 000 habitants répartis sur 18 structures intercommunales. Les riverains se plaignant depuis longtemps de problèmes d’odeurs pestilentielles et persistantes.

Une opposition massive

De plus, les sources d’eaux provenant du site, ainsi que l’eau des puits paraissent selon eux polluées. Alors qu’il y a tout lieu de prendre des mesures conservatoires pour permettre aux gestionnaires de maitriser réellement les procès industriels, tant des CVO que du centre d’enfouissement, le Sytrad propose de doubler la surface du site et de doubler la capacité annuelle de stockage de 30 000 tonnes à 60 000 tonnes. Lors d’une réunion publique, les 215 personnes restant au moment du vote se sont prononcées : 11 abstentions : 11, 3 “pour”, et 190 “contre”. Après tous les échanges d’arguments, Louis Jullien a proposé de voter contre le projet d’extension. Le conseil municipal, après en avoir délibéré s’oppose au projet : 15 sur 19 sont contre, et 4 s’abstiennent. Par ailleurs, au sujet de ‘laide d’urgence, le maire a expliqué au conseil municipal que, suite à l’incendie d’une habitation le 3 avril dernier sur le territoire communal, une aide d’urgence d’un montant de 240, 98 euros a été débloquée pour un administré.

La conseillère municipale d’opposition Christiane Brenier de demander pourquoi l’association d’aide aux familles en difficultés n’avait pas été consultée. Une question à laquelle le maire répondait qu’il n’avait « pas connaissance de cette association qui a d’ailleurs déposé sa démission le 10 avril. »

Publié le 08/06/2014 à 06:00 Vu 4 fois

Le point sur les délibérations

Vinay

Conseil communautaire de Chambaran-Vinay-Vercors (2)

Considérant que le projet Center Parcs de Roybon améliore l’offre touristique du département, une motion a été prise en sa faveur, en sachant que la station d’épuration du Sud Grésivaudan a été calculée en tenant compte de l’apport des effluents du Center Parcs et qu’un désistement augmenterait la participation de la communauté de communes Chambaran Vinay Vercors (3C2V) qui est partie prenante pour les communes de Chasselay et Varacieux. Un avis favorable est donné sur le projet de transport du Pays voironnais, tout en formulant des demandes concernant la ligne express TransIsère 5 200 et l’accès des ambulances ou des véhicules au futur hôpital, mais aussi aux zones d’activités.

Le point sur le Sictom

L’étude des conventions avec le Sictom de la Bièvre pour l’enlèvement des déchets sur les communes de Montaud, Saint-Quentin et La Rivière, a été reportée en attendant la remise en route du Sictom du Sud Grésivaudan. Déplacement du point d’apport de Gonnardière sur la commune de Vinay, pour les ordures ménagères. Différents avenants ont été actés en faveur du Pôle de services, la mise en place de gestion d’accès par badge et vidéophone.

Bernard Eyssard a été élu président, Bernard Fournier et Jean-Marc Vernet, vice-président, représentant la 3C2V. Ils se sont mis au travail : mise en place des commissions, rencontres avec les fournisseurs, études des contrats et statuts que la 3C2V souhaite voir revus, en particulier une réduction du nombre de représentants au conseil syndical. Ils devront aussi résoudre le problème des pénalités financières pour le tonnage des ordures ménagères.

Publié le 22/06/2014 à 06:00 Vu 1 fois- Nouvelle manifestation des opposants au projet de Center Parcs
À l’appel de la Confédération paysanne de l’Isère, une nouvelle manifestation contre le projet de Center Parcs des Chambaran était organisée hier. Les opposants se sont réunis devant l’office de tourisme de Roybon, avant de se rendre sur le site du projet. Diverses prises de parole ont ponctué le rendez-vous. Pour rappel, le dossier du Center Parcs a fait l’objet d’une enquête publique dans le cadre de la loi sur l’eau. Alors que l’avis du commissaire enquêteur devrait être connu d’ici la fin du mois de juillet, les opposants ont rappelé une fois de plus leurs arguments : menace de pollution, création d’emplois précaires et gaspillage d’argent public.Publié le 06/07/2014 à 06:05

Roybon : avis défavorable pour le projet de Center Parcs

  • La commission d’enquête vient de rendre son verdict à l’unanimité.

Le Center Parcs des Chambaran est en projet depuis 2007. Le dossier est soumis à la loi sur l’eau, une enquête publique a donc été organisée du 14 avril au 28 mai dernier. 727 observations ont été recueillies. Dont 60% sont défavorables au projet.
La commission d’enquête vient de rendre son rapport. Et il est accablant… A l’unanimité, elle donne un avis défavorable au projet et justifie son choix avec 12 raisons différentes. Si cet avis reste consultatif, c’est un coup dur pour les partisans du projet, une aubaine pour les opposants.

Les détails et les réactions dans nos éditions Sud Isère du vendredi 25 juillet.

 

Publié le 25/07/2014 à 06:03 Vu 8669 fois

Les élus écologistes régionaux interpellent les préfets et André Vallini sur Center Parcs

 

«Nous craignons que le préfet de l’Isère ne passe outre les avis des commissaires-enquêteurs et autorise la poursuite du projet Center Parcs » à Roybon.

En coulisses, une élue EELV soulignait déjà la crainte des écologistes. Ce que Pierre Mériaux, conseiller régional, a ainsi traduit hier à la tribune : « Nous redoutons que le 25 septembre (1 ), l’État et le préfet ne concluent pas, comme le précise pourtant le rapport des commissaires-enquêteurs (l’avis est consultatif, NDLR), que Center Parcs n’est pas d’utilité publique. »

Aussi, les élus ont adressé une lettre au préfet de l’Isère, au préfet de Région et à André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale, pour qu’ils « tirent les conséquences et arrêtent ce projet au profit d’un autre modèle touristique pour les Chambaran ».

« Acter l’abandon de ce projet apparaît comme la seule décision possible »

Véritable réquisitoire (en ligne sur le site de la préfecture de l’Isère), les conclusions de l’enquête “Loi sur l’eau” du 24 juillet dernier, émettent un “avis unanimement défavorable, sachant que certaines d’entre elles justifieraient, à elles seules, un avis défavorable”.

« Il y a eu un précédent avec la rocade Nord », rappelle Pierre Mériaux, en espérant une issue identique. Et d’insister : « Center Parcs, c’est un mantra à la croissance. Acter l’abandon de ce projet apparaît comme la seule décision possible. »

(1 ) Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) doit se prononcer le 25 septembre.

Par J.-B.V. | Publié le 14/09/2014 à 06:00

 

« Forcer l’acceptation du dossier reviendrait à nier le travail d’expertise des enquêteurs »

Cela s’est passé samedi à Fontaine, à la “Faites de l’écologie” en présence de l’ancienne ministre de l’Égalité, des territoires et du logement Cécile Duflot, et du maire de Grenoble Éric Piolle. Les élus écologistes régionaux ont voulu une nouvelle fois interpeller sur le projet Center Parcs.

Le conseiller régional Pierre Mériaux est même monté à la tribune pour le dire : « Nous redoutons que le 25 septembre, l’État et le préfet ne concluent pas, comme le précise pourtant le rapport des commissaires-enquêteurs (l’avis est consultatif, NDLR), que Center Parcs n’est pas d’utilité publique. » Des élus qui ont également adressé une lettre au préfet de l’Isère, au préfet de Région et à Alain Cottalorda, président du Conseil général, pour qu’ils « tirent les conséquences et arrêtent ce projet au profit d’un autre modèle touristique pour les Chambaran ».

Leurs propos sont appuyés par les conclusions de l’enquête “loi sur l’eau” du 23 juillet dernier : « Il y a eu un précédent avec la rocade Nord », rappelait Pierre Mériaux, en espérant une issue identique.

Dans son éditorial l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” maintient également la pression : « Forcer l’acceptation du dossier reviendrait à nier le travail d’expertise des commissaires enquêteurs ainsi que celui d’associations environnementales dont c’est justement le domaine d’expertise (Frapna Drôme et Isère, les Fédérations de pêche et de protection des milieux aquatiques, entre autres) et qui ont dénoncé ce dossier au cours de cette enquête. »

Publié le 16/09/2014 à 06:00

Les réponses techniques de Center Parcs au rapport d’enquête

La commission d’enquête estime que les zones humides impactées sont plus étendues que prévu. Elle parle de 120 hectares touchés…

Nous avons recalculé avec deux techniques différentes : nous obtenons un total de 76 hectares de zones humides impactées. Dans le cadre des mesures compensatoires, nous allons recréer 150 ha de zones naturelles, comme prévu. Mais nous allons plus loin et nous nous engageons à chercher 50 ha supplémentaires.

Mais ces terrains sont situés sur plusieurs départements. Les enquêteurs vous reprochent un “éparpillement” des sites.

Nous cherchons des terrains depuis cinq ans. Bon nombre d’entre eux sont dans un périmètre proche, notamment dans les Chambaran. Quatre sites sont en Isère. Ensuite, la loi nous autorise à élargir le spectre de nos recherches au périmètre du Sdage Rhône-Méditerranée [document de planification pour l’eau et les milieux aquatiques à l’échelle du bassin, NDLR], auquel la Savoie et l’Ardèche appartiennent. Les 150 hectares initialement prévus sont déjà trouvés, les 50 supplémentaires sont en négociation, principalement en Isère.

Les piscines du Center Parcs doivent être vidangées au moins deux fois par an. Comment comptez-vous améliorer le rejet dans le milieu naturel ?

Nous avons revu notre copie. Une fois vidangée, l’eau des piscines rejoindra un bassin de stockage d’une capacité de 8 500 m3 contre 2 500 m3 initialement prévue. Nous avons triplé la capacité par mesure de précaution en cas de fortes pluies. Les eaux seront rejetées dans le milieu naturel une fois que leur température sera identique à celle des étangs aux alentours.

Les aménagements hydrauliques, notamment pour la protection des crues, étaient “sous-dimensionnés” d’après les enquêteurs.

Nous avons augmenté la taille des bassins de stockage et des fossés. Nous avons pris pour référence une crue centennale et non plus cinquantennale. Nous avons d’ailleurs modifié la station météo de référence, plus maximaliste en terme de précipitations.

L’inventaire de la faune était également jugé incomplet…

Des études complémentaires ont été réalisées pendant l’été. Nous avons amélioré le dossier qui a été validé par les techniciens de l’État.

Par Propos recueillis par K.B. | Publié le 16/09/2014 à 06:00

Le Center Parcs des Chambaran, prévu à Roybon, est en projet depuis 2007. Le groupe Pierre et Vacances fait face à une opposition tenace…

Le 23 juillet dernier, au titre de la loi sur l’eau, une commission d’enquête donnait un avis défavorable au projet. Presque deux mois après, Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint du développement Pierre et Vacances/Center Parcs, revient sur le dossier.

Le rapport soulignait 12 points négatifs, évoquant des “incohérences”… Comment l’avez-vous accueilli ?

Nous considérons ce rapport comme un point d’étape. Nous avons analysé les observations et nous nous sommes préparés à répondre à l’ensemble des points soulevés. Nous les avons tous pris en considération. Nous voulons être exemplaires.

Comment avez-vous procédé ?

Cet été, nous avons réalisé des études complémentaires, apporté des précisions et des données supplémentaires. Nous avons travaillé avec les services de la préfecture.

Études, modification des aménagements… Tout cela a un coût ?

Effectivement, c’est un coût important mais qu’on accepte de prendre en charge au vu des enjeux et des intérêts économiques pour la région. Le budget total des travaux, en comptant même la décoration, est de 300 millions d’euros.

Avez-vous pensé à stopper le projet ou le délocaliser ?

Absolument pas ! Nous sommes convaincus que c’est un très bon projet. Center Parcs n’est pas installé en Rhône-Alpes. Ce centre serait le plus grand de France. Aujourd’hui, nous avons la volonté de sortir ce projet. Nous travaillons sur ce dossier depuis sept ans, nous ne sommes pas dans une logique d’abandon. Tous nos efforts démontrent notre volonté.

Quelle est la prochaine étape ?

Le 25 septembre aura lieu la réunion du Coderst [Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques]. Cette commission donnera un avis consultatif à partir du dossier que nous avons retravaillé cet été. Ensuite, le préfet prendra sa décision. Elle pourrait tomber au début du mois d’octobre. Si elle est positive, les travaux de défrichement pourraient débuter à l’automne. L’ouverture du Center Parcs se ferait à l’été 2017.

Par Propos recueillis par Karine BONNET | Publié le 16/09/2014 à 06:00

Ils soutiennent le Center Parcs

Alain Cottalorda, président du Conseil général de l’Isère, soutient le projet : « Il est important pour la création d’emplois et de richesses sur le territoire. Les retombées financières et fiscales pour les communes et la communauté de communes ne seraient pas négligeables. »

Pour lui, le rapport de la commission d’enquête est « à charge. Même si je peux concevoir que le projet de Center Parcs n’est pas parfait et nécessite des réponses plus précises… Nous devons être attentifs aux problèmes posés tant qu’ils sont raisonnables et objectifs. Mais je fais confiance aux services de l’État pour qu’ils prennent une décision de sagesse. Je fais aussi confiance à Center Parcs qui a prouvé son attachement au projet et qui tient à faire les choses correctement. »

Le monde économique se positionne

Quatorze institutions de représentation du monde économique soutiennent également le projet… et commentent le rapport “loi sur l’eau” : « Cet avis ne doit pas freiner l’avancée d’un tel projet structurant à un moment où l’activité économique doit être soutenue avec volontarisme […]. La région de Roybon a des ressources très limitées pour développer son économie à l’exception des atouts que le projet de Center Parcs offre localement : les ressources liées au chantier et celles provenant du centre de loisirs. Ce projet, sans équivalent pour la région, présente l’intérêt de créer une activité nouvelle, créatrice d’emplois, dans un périmètre élargi. »

Publié le 16/09/2014 à 06:00

ISÈRE-DRÔME – APRÈS L’AVIS DÉFAVORABLE DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE, LA DIRECTION DU CENTRE DE LOISIRS PRÉPARE UN NOUVEAU DOSSIERCenter Parcs : peut-être en 2017

Le 23 juillet dernier, au titre de la loi sur l’eau, une commission d’enquête donnait un avis défavorable au projet. Presque deux mois après, Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint du développement Pierre et Vacances/Center Parcs, revient sur le dossier.

Le rapport soulignait 12 points négatifs, évoquant des “incohérences”… Comment l’avez-vous accueilli ?

Nous considérons ce rapport comme un point d’étape. Nous avons analysé les observations et nous nous sommes préparés à répondre à l’ensemble des points soulevés. Nous les avons tous pris en considération. Nous voulons être exemplaires.

Comment avez-vous procédé ?

Cet été, nous avons réalisé des études complémentaires, apporté des précisions et des données supplémentaires. Nous avons travaillé avec les services de la préfecture.

Études, modification des aménagements… Tout cela a un coût ?

Effectivement, c’est un coût important mais qu’on accepte de prendre en charge au vu des enjeux et des intérêts économiques pour la région. Le budget total des travaux, en comptant même la décoration, est de 300 millions d’euros.

Avez-vous pensé à stopper le projet ou le délocaliser ?

Absolument pas ! Nous sommes convaincus que c’est un très bon projet. Center Parcs n’est pas installé en Rhône-Alpes. Ce centre serait le plus grand de France. Aujourd’hui, nous avons la volonté de sortir ce projet. Nous travaillons sur ce dossier depuis sept ans, nous ne sommes pas dans une logique d’abandon. Tous nos efforts démontrent notre volonté.

Quelle est la prochaine étape ?

Le 25 septembre aura lieu la réunion du Coderst [Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques]. Cette commission donnera un avis consultatif à partir du dossier que nous avons retravaillé cet été. Ensuite, le préfet prendra sa décision. Elle pourrait tomber au début du mois d’octobre. Si elle est positive, les travaux de défrichement pourraient débuter à l’automne. L’ouverture du Center Parcs se ferait à l’été 2017.

Par Propos recueillis par Karine BONNET | Publié le 17/09/2014 à 06:00

ROYBON – CINQ ÉLUS DU TERRITOIRE ONT RAPPELÉ LEUR SOUTIEN AU PROJET DES CHAMBARAN
Un nouveau plaidoyer pour le Center Parcs

transIls l’ont répété. Une fois encore. Oui, ils soutiennent le projet de Center Parcs à Roybon. Hier soir, cinq élus du territoire des Chambaran ont organisé une conférence de presse pour le clamer haut et fort. Autour de la table : Jean-Pierre Barbier, député de l’Isère, Yannick Neuder, président de la Communauté de communes Bièvre Isère, Marcel Bachasson, conseiller général, Serge Perraud, maire de Roybon et Christophe Barge, vice-président de la communauté de communes en charge de l’économie.

Pourquoi ce message, pourquoi maintenant ? Le Coderst, Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, se réunit jeudi 25 septembre pour donner un avis sur le projet de Center Parcs. Dans la foulée, le préfet de l’Isère jugera si le projet est d’utilité publique. C’est donc la dernière ligne droite administrative… « Quasiment tous les élus du territoire supportent ce projet, tout comme une majorité de la population », insistait Jean-Pierre-Barbier.

L’intérêt économique

Yannick Neuder poursuivait : « Nous sommes interpellés par la population qui attend ce Center Parcs, car la situation économique n’est pas la même qu’au début du projet. » L’intérêt économique est le principal argument des élus. 300 millions d’euros (M€) de travaux, 700 emplois, attractivité touristique, création de richesses pour le territoire… « Il donne un espoir », commentait Christophe Barge.

Depuis près de trois ans, l’intercommunalité a investi 10 M€ de travaux pour les réseaux d’eau et d’assainissement. « Nous les avons améliorés. C’est un service pour la population. Et nous pourrons amortir ces coûts sur un délai de 7 à 10 ans grâce à la fiscalité », expliquait Marcel Bachasson.

Mais les opposants au projet ont fait beaucoup de bruit. Ils ont su se mobiliser et communiquer… « Ce n’est pas celui qui crie le plus fort qui détient la vérité ! » jugeait Yannick Neuder. « Mais aujourd’hui, nous voulons nous faire entendre du préfet et lui exprimer clairement notre position », résumait Jean-Pierre Barbier.

La commission d’enquête a pourtant rendu en juillet dernier un avis défavorable sur le projet, au titre de la Loi sur l’eau. Reprenant ainsi certaines remarques des opposants. « Center Parcs n’est pas un destructeur de la nature. Le groupe a apporté toutes les réponses aux questions posées par la commission d’enquête », précisait le député. Avant d’assurer : « C’est un vrai projet de développement durable, il a une dimension sociale, économique et environnementale. »

le projetLe Center Parcs est en projet depuis 2007. Sur un terrain de 202 ha, 990 cottages (petites maisons) pourraient accueillir 5500 personnes. Le projet prévoit également un espace commun, avec des activités ludiques autour d’une piscine. Pour aboutir, il doit être déclaré d’utilité publique par l’État. Pour prendre sa décision, le préfet va notamment s’appuyer sur l’avis de la commission d’enquête Loi sur l’eau et l’avis du Coderst (qui se réunira cette semaine).
Par Karine BONNET | Publié le 23/09/2014 à 06:00

Pour l’écologiste Serge Revel : « Ce projet est exemplaire sur le plan environnemental »

«Je suis toujours écologiste même si je ne suis pas à Europe Écologie Les Verts. Je suis très attaché au développement durable et ce projet Center Parcs répond justement à 21 mesures de développement durable. » Serge Revel, viceprésident du Conseil général de l’Isère en charge de l’environnement veut se faire entendre.

«L’opérateur “Pierre et Vacances” n’a jamais eu à traiter avec une collectivité aussi exigeante que le Conseil général de l’Isère. C’est aujourd’hui un projet abouti. Et je ne supporte pas que des représentants d’EELV disent que les 600 emplois proposés sont des emplois de soubrettes et de femmes de chambre. C’est honteux de dire ça. Il sont dans l’excès, ne voient que l’ aspect environnementale et pas la dimension développement durable. Car si au départ, des problèmes pouvaient se poser, Pierre et Vacances a su modifier son projet pour répondre à toutes les demandes. »

Et Serge Revel insiste : «Il ne faut pas que l’Isère passe à côté d’un tel projet qui, sur le plan environnemental, est exemplaire. Je pourrais rappeler que c’est grâce à moi que, dans le passé, le projet de centre de déchets dans les Chambaran a été abandonné. Pour ce projet Center Parcs, Pierre et Vacances a fait un énorme travail en compensant à plus de 200 % les zones impactées. L’opérateur a aussi résolu le problème des vidanges en milieu naturel. La commission d’enquête a permis au projet de progresser. Et aujourd’hui, je le répète, il est exemplaire. »
Publié le 24/09/2014 à 06:00

ROYBON – ALORS QU’UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS LE PROJET DE CENTER PARCS DOIT ÊTRE FRANCHIE DEMAIN
Les opposants répliquent

 

C’est une guerre de communication… Après la direction du groupe Pierre et Vacances le 16 septembre, après les élus des Chambaran hier, l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs a souhaité s’exprimer aujourd’hui dans nos colonnes. Pour rappel, le Center Parcs de Roybon est en projet depuis sept ans. Il entre dans sa dernière ligne droite administrative. Demain, le Coderst, Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, doit donner un avis sur le projet (lire ci-contre).

Avant cette décision, chacun donne sa position, défend ses arguments. Et, l’air de rien, fait pression sur les membres du Coderst et le préfet…

“Un dossier sans précédent”

L’association Pour les Chambaran sans Center Parcs a fait parvenir une lettre à tous les membres du Coderst. En préambule, elle évoque « un dossier qui est sans précédent au regard de l’atteinte qu’il va porter sur les milieux et sur la ressource en eau potable dans la région Rhône-Alpes ».

Stéphane Peron, le président de l’association, souligne : « La commission d’enquête, réunie au titre de la loi sur l’eau, a effectué un travail exceptionnel. Les conclusions de son rapport, présentées en juillet, démontre la dangerosité de ce projet. » Sur les points négatifs relevés par les enquêteurs, le groupe Pierre et Vacances a apporté des réponses (notre édition du 16 septembre). Stéphane Peron réplique : « Le groupe Pierre et Vacances aurait tout résolu ! Il est impossible qu’en un mois, surtout en plein été, il ait réglé tous les problèmes. Il a modifié son dossier. Pourquoi ce dossier ne fait pas l’objet d’une nouvelle enquête publique ? Le groupe assure aussi que le projet a été retravaillé avec les services de la préfecture qui ont validé leurs propositions. Mais le premier dossier avait déjà obtenu l’aval des services de la préfecture, ça n’a aucune valeur ! » Pour l’instant, les opposants ne veulent même pas imaginer un avis favorable du Coderst. « On ne se met pas dans cette optique. Évidemment, on lancerait des recours si, malgré tout, ça arrivait… Quoi qu’en disent nos détracteurs, nous avons une grosse force derrière nous. »

Le CoderstLe Coderst, présidé par le préfet, réunit des représentants des services de l’État, des représentants des collectivités territoriales, des représentants d’associations agréées de consommateurs, de pêche et de protection de l’environnement, des membres de professions ayant leur activité dans les domaines de compétence de la commission et des experts dans ces mêmes domaines, ainsi que des personnalités qualifiées.Il donne un avis consultatif au préfet, qui décidera ensuite si le projet est d’utilité publique ou non.
Par Karine BONNET | Publié le 24/09/2014 à 06:00

ROYBON – LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE L’ENVIRONNEMENT ET DES RISQUES SANITAIRES ET TECHNOLOGIQUES S’EST PRONONCÉUn avis favorable pour le Center Parcs

 

Cette fois, l’avis est favorable. Le projet de Center Parcs dans les Chambaran a été présenté jeudi au Coderst, Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques. Avec une nette majorité, les membres se sont prononcés en faveur du dossier : 15 voix pour, 4 contre, une abstention.

Ce conseil était présidé par le préfet de l’Isère et réunissait des représentants des services de l’État, des collectivités territoriales, des associations agréées de consommateurs, de pêche et de protection de l’environnement, ainsi que des experts et des personnalités qualifiées.

« C’est une belle victoire »

Le projet de Center Parcs a donc reçu un avis favorable du Coderst, mais un avis défavorable de la commission d’enquête Loi sur l’eau (12 points négatifs rendus en juillet dernier). Avec ces deux avis, le préfet doit maintenant prendre sa décision : il doit déclarer ou non le projet d’utilité publique.

En attendant, cette nouvelle étape dans le dossier Center Parcs a fait réagir… Hier, les “pro” ont savouré la nouvelle. André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale : « C’est une belle victoire. Le Coderst s’est prononcé avec une écrasante majorité. Ce projet va dans le sens du développement de l’Isère. Il est soutenu par l’ensemble des élus, toutes tendances confondues. Ou presque. » La députée écologiste Michèle Bonneton appréciera…

Alain Cottalorda, président du conseil général, poursuivait : « Le groupe Pierre et Vacances a répondu à tous les points du rapport Loi sur l’eau. Il a apporté des solutions, ce qui explique le résultat du Coderst. »

Christian Luciani, le président de l’association Vivre en Chambaran, était « heureux ! Cet avis rééquilibre un peu les choses ».

Un recours contentieux ?

Évidemment, du côté des “anti”, le ton n’était pas le même… Michèle Bonneton, députée, revenait sur le dossier Loi sur l’eau : « On est en droit de s’interroger sur la capacité du porteur de projet à répondre, en moins d’un mois, aux nombreuses défaillances constatées. Si le projet a été profondément modifié, il devrait alors faire l’objet d’une nouvelle enquête publique. »

Dans un communiqué, la Frapna Isère prévient : « Refusant de cautionner de telles méthodes qui entérinent la destruction d’un site naturel de première importance, la Frapna Isère votera au conseil d’administration de son union régionale, qui se réunit [aujourd’hui] à Lyon, en faveur du recours contentieux, qui fera une fois de plus du juge le dernier rempart face à l’illégalité flagrante de telles décisions. »

Stéphane Peron, le président de Pour les Chambaran sans Center Parcs, était furieux. « Ce qui me déçoit, c’est l’irresponsabilité des gens qui ont voté pour ! J’espère une insurrection des consciences pour que l’enjeu environnemental soit pris en compte. »

“Pro” et “anti” préparent déjà la prochaine étape.

Le projetLe dossier Center Parcs est dans sa dernière ligne droite administrative. Après sept ans de procédures… L’installation du complexe touristique est prévue sur la commune de Roybon, sur un terrain de 202 hectares dans le bois des Avenières. Il pourrait accueillir 5 500 personnes. Sans la déclaration d’utilité publique délivrée par le préfet de l’Isère, le projet ne peut aboutir.
Par Karine BONNET | Publié le 27/09/2014 à 06:00

Un rassemblement pour soutenir le projet Center Parcs

Roybon

Ü Dimanche matin, l’association Vivre en Chambaran, présidée par Christian Luciani, organisait un rassemblement d’élus, de personnalités et de Roybonnais pour soutenir le projet Center Parcs. Munis de leurs écharpes, les maires et adjoints des communes de Bièvre-Isère et du Sud-Grésivaudan, sans oublier les conseillers généraux, parmi lesquels Marcel Bachasson, qui a tant œuvré dans ce dossier, étaient présents devant le monument Saint-Romme et sa statue de la liberté. Serge Perraud, maire de Roybon, Yannick Neuder, président de la Communauté de communes Bièvre-Isère, et Jean-Pierre Barbier, député, ont, tour à tour, rappelé combien ce projet était important et attendu pour l’essor et le bien-être de la région.

En parallèle, l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs diffusait un communiqué de presse où son président, Stéphane Peron, précisait : « Nous avons officialisé en conseil d’administration d’attaquer les deux arrêtés qui vont arriver, ainsi que l’opération de vente des terrains par la commune de Roybon à Pierre & Vacances. Nous sommes actuellement en train de préparer, avec notre avocat, le premier mémoire contre le futur arrêté de destruction des espèces protégées. Le dossier est donc loin d’être bouclé. » Photo Le DL/Gabriel BRET

Oisans

Ce week-end, visitez la centrale hydroélectrique de Grand’Maison

Ü Ces samedi 11 et dimanche 12 octobre, la centrale hydroélectrique EDF de Grand’Maison ouvrira ses portes au public. Cette visite exceptionnelle, organisée dans le cadre de la Fête de la science en Isère et des Journées de l’industrie électrique d’EDF, permet à tous de découvrir l’hydroélectricité dans la vallée de l’Eau d’Olle. Guidé par le personnel EDF, le public apprendra tout du fonctionnement de la centrale hydroélectrique la plus puissante de France.

Inscription obligatoire sur le site Internet : http://edf.inviteo.fr/grandmaison/

Publié le 07/10/2014 à 06:00

Center Parcs : le préfet semble confiant

 

Samedi matin, le préfet Richard Samuel (ci-contre) s’est exprimé devant les maires de l’Isère à l’occasion de leur 57e congrès. Au cours de son intervention, il a parlé des projets et des réalisations qui, soutenus par l’État, laissent entrevoir une amélioration de la situation économique en 2015 dans le département. Chacun en fera l’interprétation qu’il souhaite, mais dans cette liste, le préfet a cité le projet Center Parcs de Roybon, évoquant 700 emplois directs et 300 autres indirects, alors même que cette réalisation a reçu, au milieu de l’été, un avis défavorable de la commission d’enquête.

Publié le 13/10/2014 à 06:02

Center Parcs : « Il y a ceux qui avancent et ceux qui… »

Le président Alain Cottalorda (PS) : « Depuis cet été, je suis sur le terrain, je rencontre beaucoup d’élus, et je n’en ai pas entendu un seul qui a nié l’intérêt de ce projet. »
Le président Alain Cottalorda (PS) : « Depuis cet été, je suis sur le terrain, je rencontre beaucoup d’élus, et je n’en ai pas entendu un seul qui a nié l’intérêt de ce projet. »

Comme l’a dit le vice-président Christian Pichoud, le projet Center Parcs à Roybon aura connu, depuis son lancement en 2009, voire ses prémices en 2007, une jolie « chronologie judiciaire », avec sa multitude de recours. Et aussi sa multitude de soubresauts, comme l’avis négatif de la Commission indépendante sur l’eau, puis finalement le feu vert du préfet de l’Isère après les modifications du dossier approuvées par le Coderst (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques).

Hier, le projet est revenu sur la table avec un avenant au protocole entre le Département et le groupe Pierre & Vacances. Ainsi, on a appris qu’une nouvelle forme de l’intervention départementale avait été définie. Le budget initial de 7 millions d’aides a été pérennisé, mais il n’est plus question d’allouer des subventions aux acheteurs de cottages. Non, l’enveloppe sera différemment utilisée : le Département procédera à l’acquisition, en nue-propriété, de certains éléments, comme les accès principaux et une partie de la forêt. Et l’usufruit sera laissé à Pierre & Vacances. Ces décisions ont été très appréciées par le conseiller de droite Marcel Bachasson – fervent défenseur du projet –, qui semble avoir été passablement énervé par le temps consacré à la fameuse “chronologie judiciaire”. « Maintenant, ce projet doit aboutir ! », a-t-il lancé.

« Cela ne correspond pas à notre vision d’une bonne utilisation de l’argent public »

De son côté, l’écologiste – et fervent opposant – Olivier Bertrand s’est étonné que « le préfet passe outre l’avis négatif de la commission d’enquête », puis il a remarqué que le système d’usufruit « restait très avantageux pour Pierre & Vacances », et il a rappelé que le projet allait au total bénéficier « de 80 millions d’euros d’aides publiques. Ce qui ne correspond pas à notre vision d’une bonne utilisation de l’argent public. »

Le président Alain Cottalorda (PS), très zen, lui a répondu : « Depuis cet été, je suis sur le terrain, je rencontre beaucoup d’élus, et je n’en ai pas entendu un seul qui a nié l’intérêt de ce projet. Eux savent ce qui est bon pour leur territoire. »

Et le dernier mot est revenu à André Vallini, conseiller général et secrétaire d’État. S’adressant directement à Olivier Bertrand, il a lancé : « Comme pour l’A480, Nano 2017, il y a ceux qui avancent et ceux qui freinent tous les projets. Je regrette que vous soyez dans ce dernier camp. »

Une remarque qui a été applaudie par la droite et saluée à gauche. L’avenant a ensuite été voté (sans les deux voix des écologistes). Et un calendrier a été donné. Ah oui, le Center Parcs de Roybon devrait ouvrir ses portes à l’été 2017. À moins d’une nouvelle chronologie judiciaire, bien sûr…

Par Ève MOULINIER | Publié le 17/10/2014 à 06:04 Vu 2786 fois

Les réactions des politiques

Je suis très heureux que ce soit enfin terminé. Les élus attendaient ce moment depuis plus de sept ans. C’était une épreuve… J’ai aussi une grande pensée pour mes collègues chefs d’entreprise. Ce projet va leur donner du travail, c’est du bonheur pour eux aussi. Je ne suis pas inquiet par les actions des opposants. Pierre & Vacances a donné des garanties. Par exemple, au titre de la Loi sur l’eau, ils sont allés au-delà de ce qu’ils devaient faire.

Marcel Bachasson, conseiller général et ex-maire de Roybon

J’ai vécu le projet depuis le tout début, le 27 juillet 2007, où nous avons eu les tout premiers contacts avec le groupe Pierre & Vacances. C’est un dossier vieux de sept ans et malgré toutes les difficultés, j’ai toujours eu confiance. Les recours éventuels des opposants, je ne veux pas en entendre parler. La réalisation du Center Parcs va commencer dans les plus proches délais et il faut s’en féliciter.

Alain Cotallorda, président du conseil général de l’Isère

On s’est toujours battu pour ce dossier. La signature de l’arrêté Loi sur l’eau a débloqué les choses. Les travaux de défrichement peuvent donc débuter. C’est une bonne chose. Je ne sais pas s’il y aura d‘autres recours, mais ce serait malheureux. Tous les maires, tous les conseillers généraux, la quasi-totalité des habitants sont favorables à ce projet. Et je ne trouve pas normal que ce soit des extérieurs qui décident pour un territoire qu’ils n’habitent pas.

Nadine Reux, secrétaire départementale d’EELV 38

Malgré l’avis négatif rendu à l’unanimité par la commission d’enquête Loi sur l’eau en juillet sur le projet de Center parcs dans les Chambaran, le préfet a signé un arrêté Loi sur l’eau le 3 octobre et un arrêté espèces protégées ce vendredi. Immédiatement, la commune de Roybon a signé la vente ferme du bois des Avenières au groupe Pierre & Vacances qui annonce démarrer les travaux de défrichement dès lundi ! Cette précipitation marque un véritable mépris des règles environnementales. Jamais une opération de ce type n’avait pu démarrer après un avis négatif. EELV Isère fera tout pour faire respecter la loi et s’associera donc aux recours contre les arrêtés du préfet.

Publié le 18/10/2014 à 06:00 Vu 138 fois

Roybon : les travaux du Center Parcs vont débuter !

Pierre & Vacances n’attendait plus qu’une décision pour passer à l’action. Elle est tombée hier matin. Le préfet a donné un avis favorable au projet Center Parcs des Chambaran, au titre des espèces protégées. Quelques jours auparavant, le 3 octobre, il avait également signé un arrêté favorable, cette fois au titre de la Loi sur l’eau.

Concrètement, ces deux arrêtés signifient que Pierre & Vacances est autorisé à implanter son Center Parcs à Roybon. Et le groupe n’a pas l’intention de perdre de temps. « Nous sommes propriétaires de la parcelle de forêt depuis aujourd’hui [hier, NDLR], affirme Valérie Lauthier, responsable de la communication de Pierre & Vacances. Nous allons donc commencer le défrichement la semaine prochaine. Cela va se passer en trois phases : d’abord, nous procéderons à la coupe du bois. L’Inrap [Institut national de recherches archéologiques préventives, NDLR] va ensuite réaliser des fouilles sur la zone. Enfin, nous passerons au dessouchage. Tous ces travaux vont durer jusqu’au début de l’été 2015. »

Mais si le groupe Pierre & Vacances n’a pas l’intention de perdre une seconde maintenant que les voyants sont au vert, du côté des opposants au projet, la bataille est loin d’être finie.

Lire l’intégralité de notre dossier dans le Dauphiné Libéré de ce samedi 18 octobre (éditions sud-Isère)

Par Marie ROSTANG et Karine BONNET | Publié le 18/10/2014 à 11:50 Vu 36857 fois

Les anti Center Parcs manifestent demain

Les anti Center Parcs accélèrent. Alors que Pierre & Vacances a été autorisé à implanter son centre de loisirs à Roybon (lire notre édition d’hier), Stéphane Peron, président de l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs”, ne compte pas en rester là.

« Non, le Center Parcs n’est pas fait »

Demain à 8 h 30, au moment du début des travaux, les principaux opposants au projet, évoqué pour la première fois en 2007, se réuniront à l’entrée du bois des Avenières (route de la Perrache). Un rassemblement décidé dans la journée d’hier. « On ne lâchera rien. Nous allons démontrer l’illégalité des deux arrêtés préfectoraux [arrêtés au titre de la Loi sur l’eau du 3 octobre et au titre des espèces protégées du 17 octobre, NDLR] afin d’annuler le lancement des travaux, explique Stéphane Peron. Ce sera une manifestation non violente et silencieuse. En effet, nous aurons du scotch sur la bouche. La démocratie a été complètement bafouée. N on, le Center Parcs n’est pas fait. »

Le président de l’association met en cause le manque de transparence autour de ce dossier. « La commission d’enquête publique “Loi sur l’eau” a rendu un avis négatif [le 25 juillet]. Comment a-t-il pu devenir positif ? On est face à un pouvoir autocratique qui impose ce projet pour créer des emplois, précaires de surcroît, à tout prix. Sans respecter l’avis négatif du Conseil national de la protection de la nature [commission administrative à caractère consultatif missionnée par le ministère de l’Écologie]. Des zones humides seraient détruites de manière irrémédiable. »

Le rassemblement de demain est un vrai test pour les opposants au projet de Center Parcs. « Nous attendons du monde. La Fédération Rhône-Alpes pour la protection de la nature (Frapna) est impliquée. » Europe Écologie – Les Verts a confirmé la participation de plusieurs de ses représentants à la manifestation.

Par Ludovic GALTIER | Publié le 19/10/2014 à 06:04 Vu 9575 fois

ROYBON Center Parcs: près de 200 personnes s’opposent aux travauxtrans

Le DL

Près de 200 personnes sont présentes sur le site. Scotch sur la bouche, les opposants au Center Parcs manifestent silencieusement pour dénoncer le début des travaux. Une dizaine de personnes ont décidé d’encercler le tracteur de la société locale d’élagage. Les employés ont commencé à travailler sur le site. .

Publié le 20/10/2014 à 09:10 Vu 5902 fois

ROYBON – ALORS QUE LE GROUPE PIERRE & VACANCES A DÉBUTÉ LE CHANTIER HIER, LES OPPOSANTS SE SONT RÉUNIS SUR LE SITECenter Parcs : entre travaux et manifestation

Près de 200 opposants étaient réunis, hier matin, devant l’entrée du site où le Center Parcs doit être créé. Une dizaine d’entre eux a encerclé un véhicule de la société d’élagage qui avait commencé le défrichement.

Ils l’avaient promis : ils ne lâcheront rien. Les opposants au Center Parcs dans les Chambaran étaient à nouveau mobilisés hier matin, sur le site de Roybon. Ils dénonçaient le début des travaux du complexe touristique. Un démarrage qu’ils jugent « précipité ». Car depuis vendredi, le groupe Pierre & Vacances dispose de toutes les autorisations nécessaires pour installer le Center Parcs (notre édition du 18 octobre).

Vers un mouvement plus musclé ?

Dès 8 h 30, dans le bois des Avenières, ils étaient près de 200. Des représentants de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP), d’Europe Écologie – Les Verts ou de simples citoyens. Les manifestants se sont installés à l’entrée du site. Du scotch sur la bouche et des pancartes à la main : “Autorisation illégale” ou “Démocratie bafouée”.

Les organisateurs voulaient avant tout une manifestation pacifiste, sans le moindre affrontement avec les gendarmes qui observaient le rassemblement… « C’est une action symbolique. En ce premier jour de travaux, on devait marquer le coup », précisait Stéphane Peron, président de PCSCP. Il prenait ensuite la parole devant les manifestants : « Le préfet a eu l’audace de qualifier ce projet destructeur d’intérêt public majeur ! » Rappelant les principaux arguments contre le projet : les emplois précaires, la destruction des espèces protégées, de la nappe phréatique et des zones humides… Le président frappait fort : « Ce dossier est marqué du sceau de l’imbécillité humaine et d’une classe politique corrompue par le lobby du tourisme. La démocratie a été bafouée, nous sommes des citoyens bâillonnés ! » Dans les rangs, certains commençaient déjà à envisager la suite du mouvement. « Nous devons nous préparer physiquement, lançait un jeune homme, du collectif opposé au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Renseignez-vous sur la désobéissance civile pacifique ! Il faudra s’installer ici et occuper le site ! » Le rendez-vous semblait s’organiser, entre discussions et échanges de contacts. Pendant ce temps, un peu plus loin dans le bois, une société d’élagage commençait à défricher le terrain. Certains opposants voulaient alors s’approcher… Stéphane Perron tentait de les dissuader. En vain. Une dizaine de personnes ont simplement encerclé l’un des véhicules de l’entreprise. Une dernière chanson était entonnée sur le site. Comme un message ou un rappel : “On lâche rien !”

Les autorisationsDepuis 2007, le groupe Pierre & Vacances prévoit d’implanter un Center Parcs à Roybon, dans le bois des Avenières. Sur un terrain de 202 ha, 990 cottages (petites maisons) doivent être construits, ainsi qu’un espace commun et une piscine, pour accueillir près de 5 500 personnes. Après une longue bataille juridique, Pierre & Vacances a obtenu le permis de défrichement et le permis de construire en 2010. Le préfet de l’Isère a signé, les 3 et 17 octobre, deux arrêtés autorisant le projet, au titre de la Loi sur l’eau et des espèces protégées. Enfin, le groupe Pierre & Vacances est propriétaire des 202 hectares de terrains depuis le vendredi 17 octobre.

LA PHRASE

Dans la semaine, des recours seront déposés contre les deux arrêtés préfectoraux, ainsi qu’une demande en référé pour stopper les travaux.

Stéphane Peron, président de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs

Les autorisationsDepuis 2007, le groupe Pierre & Vacances prévoit d’implanter un Center Parcs à Roybon, dans le bois des Avenières. Sur un terrain de 202 ha, 990 cottages (petites maisons) doivent être construits, ainsi qu’un espace commun et une piscine, pour accueillir près de 5 500 personnes. Après une longue bataille juridique, Pierre & Vacances a obtenu le permis de défrichement et le permis de construire en 2010. Le préfet de l’Isère a signé, les 3 et 17 octobre, deux arrêtés autorisant le projet, au titre de la Loi sur l’eau et des espèces protégées. Enfin, le groupe Pierre & Vacances est propriétaire des 202 hectares de terrains depuis le vendredi 17 octobre.
Par Karine BONNET | Publié le 21/10/2014 à 06:00 Vu 282 fois

Des opposants au Center Parcs sont ce matin sur le chantier

Une trentaine d’opposants au Center Parcs de Roybon sont réunis sur le chantier depuis 8h ce mercredi matin. Ils ont engagé une « action non violente »: retirer tout le balisage sur le terrain. Piquets, ruban, balises, barres de fer…

Publié le 29/10/2014 à 09:04 Vu 8069 fois

PCSCP soutient l’action des opposants

 

L’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP) s’oppose depuis le début à ce projet. Son président, Stéphane Péron, expliquait dans un mail : « PCSCP a décidé de rester dans la légalité et donc, respectera le droit de propriété de Pierre et Vacances et n’organisera pas d’événements à l’intérieur du site… jusqu’à nouvel ordre. Toutefois notre forme de combat n’est pas la seule possible et depuis plusieurs jours les initiatives se multiplient. À notre dernière manifestation, de nombreuses personnes ont exprimé le désir d’agir aussi autrement. » Justement, l’une des manifestantes précisait hier : « PCSCP s’est concentré sur l’action juridique et les analyses techniques. Nous devons maintenant créer une organisation pour des actions sur le terrain. Des actions hors-cadre… » Une réunion devrait être organisée d’ici la fin de la semaine pour coordonner les différentes initiatives.

En parallèle, la Frapna Isère et PCSCP devraient déposer dans les semaines à venir des recours contre les arrêtés préfectoraux.

Publié le 30/10/2014 à 06:00 Vu 140 fois

ROYBON – DES OPPOSANTS AU PROJET SE SONT RÉUNIS SUR LE SITE POUR UNE ACTION DE “DÉSOBÉISSANCE CIVILE”Le chantier du Center Parcs perturbé hier matin

Une trentaine d’opposants ont déterré ou arraché les marques des géomètres. Les gendarmes ont relevé leurs identités.
Une trentaine d’opposants ont déterré ou arraché les marques des géomètres. Les gendarmes ont relevé leurs identités.

Ils s’étaient donné rendez-vous au petit matin, sur le parking de la salle des fêtes de Roybon. Une trentaine d’opposants au projet de Center Parcs se sont réunis, hier, pour une “action non-violente de désobéissance civile”. La première du genre sur le site. Officiellement, le groupe partait à la cueillette des champignons… En réalité, la nature de la cueillette s’est révélée bien différente : « Nous allons retirer tout le balisage installé sur le chantier », expliquait l’un des manifestants au moment du briefing.

Les personnes présentes – de tous âges et tous horizons – ne s’affichaient sous aucune étiquette : « Nous sommes simplement des citoyens de Saint-Antoine-l’Abbaye. Malgré tout, notre action est soutenue par différents collectifs, dont l’association “Pour les Chambaran sans Center Parcs” [lire ci-dessous]. Nous sommes là en notre nom propre », précisait une autre manifestante.

« Vous venez de bousiller notre boulot ! »

Quelques dizaines de minutes plus tard, le groupe arrivait à l’entrée du chantier, sur les hauteurs de la commune. Chaussures de randonnée aux pieds, pour arpenter le bois des Avenières. Et dès les premiers mètres, la cueillette a été fructueuse. Piquets en bois, barres de fer, rubalises, grillages de chantier… Tout était déterré ou arraché jusqu’à ce que gendarmes ne les stoppent un peu plus loin sur le chemin. Le moment choisi par les manifestants pour entonner une petite chanson sous le nez des forces de l’ordre, avant de faire demi-tour. Dans le calme.

Sur le chemin du retour, en croisant des géomètres et des techniciens, le ton est monté rapidement. L’un d’entre eux interpellait les manifestants : « Vous venez de bousiller notre boulot ! Ça fait une semaine qu’on travaille dans les bois, entre les ronces, le houx et les moustiques. On fait tout à la main ! » L’une des opposantes insistait : « Cette action, ce n’est pas contre vous, mais contre le projet. »

Après quelques minutes de discussions hostiles, le groupe s’est remis en marche, direction la sortie… Où ils étaient attendus par une nouvelle patrouille de gendarmerie. Le capitaine Mouton, de la compagnie de Saint-Marcellin, les prévenait alors : « Si vous marchez, chantez, ramassez des champignons, pas de problème… Mais si vous commencez à enlever les piquets des géomètres, ça devient de la dégradation sur une propriété privée. C’est une infraction. »

Les gendarmes relevaient alors l’identité de tous les manifestants avant de les laisser repartir.

Vers 10 heures, le groupe se retrouvait une dernière fois devant la salle des fêtes pour débriefer. « Les travaux ont bel et bien été ralentis grâce à cette action, et nous nous en réjouissons. »

Mais les opposants songent déjà à l’étape suivante… « Nous n’en resterons pas là. »

Le groupe Pierre & Vacances n’a pas souhaité s’exprimer. Une plainte pourrait être déposée par les géomètres.

Le projetLe groupe Pierre & Vacances prévoit d’installer un complexe touristique Center Parcs dans le bois des Avenières, sur un terrain de 202 hectares à Roybon. Les dernières autorisations préfectorales et l’achat des terrains ont été signés le 17 octobre. Les travaux de défrichement ont débuté le 20 octobre.
Par Karine BONNET | Publié le 30/10/2014 à 06:00 Vu 450 fois

Une marche en hommage à Rémi Fraisse et pour dénoncer les projets inutiles

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GrenobleÀ la suite d’une réunion qui s’est tenue le 29 octobre dans les locaux du syndicat Solidaires à Grenoble, un collectif, composé de multiples organisations écologistes et communistes (Ades, Parti de gauche, Jeunes écolos de Grenoble, NPA 38…) a décidé d’organiser un rassemblement place de Verdun, le mercredi 5 novembre, à 18 heures. « Une marche aura lieu en hommage à Rémi Fraisse [jeune homme décédé à la suite de l’explosion d’une grenade alors qu’il protestait contre la construction du barrage de Sivens, NDLR]. Nous dénoncerons les violences policières, ainsi que les projets inutiles imposés », justifie Michel Szempruch, coordinateur du rassemblement. Dans la liste des projets décriés, figurent la ligne de TGV reliant Lyon à Turin, le barrage de Sivens et le Center Parcs actuellement en construction à Roybon. Les membres de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs et son président Stéphane Perron manifesteront aussi. « Il y a un désir d’un nouveau monde, notamment au niveau de la jeunesse. Le préfet a allumé la poudrière en Isère [en signant les arrêtés du 17 octobre autorisant le lancement des travaux]. Si vous continuez à Roybon, il peut se passer la même chose qu’à Sivens. » La pétition contre la poursuite des travaux du Center Parcs de Roybon a recueilli 7 500 signatures sur le site Internet de l’association.

Saint-Laurent-du-Pont

Émouvante cérémonie du souvenir autour du mémorial du 5/7

Dans la nuit du 1er novembre 1970, la discothèque du 5/7, à Saint-Laurent-du-Pont, s’embrasait et 144 jeunes disparaissaient dans l’incendie. Depuis, chaque 1er novembre, les familles des victimes se rassemblent autour du mémorial installé à l’endroit même de la tragédie. Hier, une cinquantaine de personnes s’est réunie sous l’égide de l’Association de défense des victimes du 5/7. Plusieurs minutes de silence ont été observées. À l’issue de la cérémonie, Marie-Hélène Delvaux, qui représentait l’association, a fait part de son inquiétude quant à la pérennité du monument. « L’association n’a plus un sou en caisse. La nouvelle municipalité de Chambéry n’a pas reconduit son aide. Il s’agit pourtant de la ville qui a payé le plus lourd tribu. » Photo Le DL/Christiane CHARLÉTY

Publié le 02/11/2014 à 06:00 Vu 273 fois

Une marche mercredi après la mort de Rémi Fraisse

À la suite d’une réunion qui s’est tenue le 29 octobre dans les locaux du syndicat Solidaires à Grenoble, un collectif, composé de multiples organisations écologistes et communistes (Ades, Parti de Gauche, Jeunes écolos de Grenoble, NPA38…) a décidé d’organiser un rassemblement place de Verdun le mercredi 5 novembre à 18 h. « Une marche aura lieu en hommage à Rémi Fraisse [jeune homme décédé à la suite d’une explosion de grenade alors qu’il protestait contre la construction du barrage de Sivens, NDLR]. Nous dénoncerons les violences policières ainsi que les projets inutiles imposés », justifie Michel Szempruch, coordinateur du rassemblement. Dans la liste des projets précités, figurent la ligne de TGV reliant Lyon à Turin, le barrage de Sivens et le Center Parcs, actuellement en construction à Roybon. Les membres de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs et son président Stéphane Perron manifesteront aussi. « Il y a un désir d’un nouveau monde notamment au niveau de la jeunesse. Le préfet a allumé la poudrière en Isère [en signant les arrêtés du 17 octobre autorisant le lancement des travaux]. Si vous continuez à Roybon, il peut se passer la même chose qu’à Sivens. » La pétition contre la poursuite des travaux du Center Parcs de Roybon a recueilli 7 500 signatures sur le site internet de l’association.

Par Ludovic GALTIER | Publié le 02/11/2014 à 06:09 Vu 4317 fois

OYBON – AVEC UNE LETTRE OUVERTE ADRESSÉE AU PRÉFET DE L’ISÈRE ET AU PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRALCenter Parcs : virulente mise en garde des écologistes

« L’État prend le risque de créer une situation conflictuelle en de nombreux points similaire à celle de Sivens », dit Nadine Reux, nouvelle secrétaire départementale d’Europe-Écologie-Les Verts Isère, sachant que des actions ont déjà été menées sur le site.
« L’État prend le risque de créer une situation conflictuelle en de nombreux points similaire à celle de Sivens », dit Nadine Reux, nouvelle secrétaire départementale d’Europe-Écologie-Les Verts Isère, sachant que des actions ont déjà été menées sur le site.

Nadine Reux est la nouvelle secrétaire départementale d’Europe-Écologie-Les Verts Isère (EELV 38).

Et Nadine Reux vient d’envoyer, au nom de sa fédération, une lettre ouverte à Richard Samuel, préfet de l’Isère, et à Alain Cottalorda, président du Conseil général. Une lettre où elle ne mâche pas ses mots, et qui dit : « À l’heure où les associations environnementales déposent leurs recours contre le projet de Center Parcs à Roybon, l’État, par le biais de la signature d’un arrêté préfectoral le 3 octobre dernier, a autorisé Pierre & Vacances au démarrage des travaux. Avec une telle décision prise à la hâte, sans tenir compte de l’avis d’une large partie de la société civile qui s’est exprimée contre lors de l’enquête publique, méprisant les éventuelles conclusions judiciaires suite aux recours déposés, l’État prend le risque de créer une situation conflictuelle en de nombreux points similaires à celle de Sivens. Aujourd’hui, le parallèle est clair entre le projet de Center Parcs dans les Chambaran et celui de Sivens. Ils sont très largement subventionnés par les pouvoirs publics, sans réflexion sur un autre modèle d’utilisation de cet argent public plus respectueux de l’environnement dont nous dépendons tous. C’est pour cela que nous interpellons ainsi le Conseil général par le biais de son président et que nous demandons à celui-ci de retirer son soutien financier à Center Parcs. Ils projettent de détruire plusieurs hectares de forêt et de zones humides qui alimentent la nappe phréatique nécessaire à l’accès à l’eau de centaines de milliers de citoyens. »

« Nous redoutons fortement le chemin que prend cette situation »

Elle poursuit : « À Roybon, en dépit des conclusions des enquêteurs qui mettent en exergue l’illégalité du projet au regard de la loi sur l’eau de 2006, les arrêtés préfectoraux ont été publiés. Les résistances à ces projets illégitimes grandissent et se font plurielles : actions légales, mais aussi pour la première fois mercredi 29 octobre, sur le chantier de Center Parcs, une action de désobéissance civile non violente menée par des habitants de Saint-Antoine-l’Abbaye. Nous redoutons fortement le chemin que prend cette situation, mais nous savons aussi qu’il est encore temps d’y remédier. Le Conseil général du Tarn vient de décider de suspendre le projet de barrage, mais à quel prix ? Vous ne pouvez ignorer les enseignements à tirer de ce drame. Aussi, dans le cadre du respect de notre environnement, de l’expression démocratique des citoyens et de l’intérêt général, nous vous demandons d’avoir le courage de la raison en prononçant le gel de tout travaux sur le site dans l’attente du traitement judiciaire des recours, pour éviter toute situation irréversible dans le projet de Center Parcs dans la forêt des Chambaran. »

Une lettre qui fera sûrement réagir et qui correspond au sentiment exprimé il y a peu par une militante écologiste de longue date : « La prochaine étape dans ce dossier pourrait bien être l’occupation des lieux pour empêcher les travaux… »

Par Ève MOULINIER | Publié le 04/11/2014 à 06:00 Vu 313 fois

ROYBON – LE FONDATEUR ET PRÉSIDENT DE PIERRE ET VACANCES S’EST ADRESSÉ AUX CONSEILLERS GÉNÉRAUX DE L’ISÈRECenter Parcs : une lettre pour expliquer le projet aux élus

Pour l’instant, les défenseurs du Center Parcs Isère ne font pas beaucoup de bruit… Même si à Roybon, les partisans évoquent la question au café ou sur la place du village, aucune manifestation n’est prévue pour soutenir le projet. Alors que les opposants, eux, s’organisent, multiplient les actions et les coups de communication…

Le groupe Pierre et Vacances Center Parcs souhaite également rester discret. Gérard Brémond, fondateur et président de la société, a tout de même envoyé une lettre, en fin de semaine dernière, à tous les conseillers généraux de l’Isère. Il explique : « Après avoir lu et entendu depuis des mois nombre de contre-vérités sur ce projet, il me semble nécessaire de partager avec vous les informations et les chiffres-clés qui démontrent l’intérêt de ce projet pour les communes, le département et la région. »

« Un millier d’emplois directs et indirects »

Le président répond aux attaques, notamment sur la destruction des zones humides et leur compensation dans des départements voisins : « Le Center Parcs de Chambaran ne s’étendra que sur 150 hectares, soit 0,42 % de la totalité du massif forestier de Chambaran. Sur cette surface, 76 ha ont été recensés comme zones humides impactées. Nous nous sommes engagés à les compenser à hauteur de deux fois cette surface sur différents sites analysés et validés par la préfecture. »

Sur les emplois jugés précaires : « Le Center Parcs de la forêt de Chambaran générera effectivement plus d’un millier d’emplois directs et indirects. 697 emplois directs seront créés à l’ouverture du domaine, après que 1 500 personnes auront travaillé durant deux ans sur le chantier. Ces emplois sont en priorité réservés aux habitants de l’Isère et de la région, à l’identique de nos autres domaines, comme celui des Trois Forêts en Moselle, qui emploie 90 % de Lorrains et fait de Center Parcs le 6e employeur du bassin économique. Ces emplois sont stables et non précaires – 80 % des salariés Center Parcs sont en CDI, ce qui est exceptionnel dans les métiers souvent saisonniers du tourisme – non délocalisables et durables. » Avant de s’adresser directement aux élus : « En Isère, le Center Parcs de Chambaran contribuera significativement aux budgets des collectivités : par an 950 000 € de taxes de séjour, 1 million d’euros de taxe foncière et 900 000 € de contribution économique territoriale, auxquels s’ajouteront 3,2 M€ de taxe locale d’équipement. »

En revanche, M. Brémond n’évoque à aucun moment les manifestations des opposants qui ont eu lieu sur le chantier. Dans notre édition d’hier, Nadine Reux, nouvelle secrétaire départementale d’Europe Écologie-Les Verts Isère, faisait un parallèle entre le projet de Center Parcs et celui de barrage à Sivens où un manifestant est décédé. La responsable de la communication à Pierre et Vacances, Valérie Lauthier, commente simplement : « Le projet de barrage dans le Tarn et le Center Parcs de Roybon n’ont rien à voir. Il n’y a aucune passerelle ou assimilation à faire. »

Par K.B. | Publié le 05/11/2014 à 06:00 Vu 166 fois

GRENOBLE – HIER SOIR, LA MANIFESTATION VISAIT ÉGALEMENT À DÉNONCER LE PROJET DU CENTER PARCS DE ROYBONIls étaient 500 à rendre hommage à Rémi Fraisse

Les manifestants ont défilé à l’appel de nombreux partis et organisations de gauche, écologistes et libertaires.
Les manifestants ont défilé à l’appel de nombreux partis et organisations de gauche, écologistes et libertaires.

Environ 500 personnes ont défilé hier dans les rues de Grenoble pour rendre hommage à Rémi Fraisse, ce militant écologiste tué en octobre par l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes mobiles sur le site de la construction du très contesté barrage de Sivens, dans le Tarn. À l’appel de nombreux partis et organisations de gauche, écologistes et libertaires, les protestataires entendaient également dénoncer les “grands projets inutiles”, et plus particulièrement celui du Center Parcs à Roybon.

Vers 18 h 30, en début de rassemblement devant la préfecture défendue par un imposant déploiement de forces de police, le frère de Vital Michalon (manifestant tué par une grenade offensive en 1977 lors d’un rassemblement contre le projet de centrale nucléaire de Superphénix, sur le site de Creys-Malville), a dénoncé l’emploi de ce type d’arme : « À l’époque, nous avions lancé un appel pour que les grenades offensives ne soient plus utilisées. Mais nous n’avons pas été entendus »…

Le cortège s’est ébranlé en direction du Conseil général où un porte-parole du collectif contre le projet du Center Parcs de Roybon a dénoncé un « projet des 1000 cottages après celui des 1000 vaches ». Quant à la mort de Rémi Fraisse, elle est, selon lui, « une conséquence évidente d’une tentative d’intimidation du lobby du béton ». Les manifestants, scandant des slogans tels que “Faisons barrage à l’État policier”, le célèbre “Police partout, justice nulle part” et “Non à la criminalisation des luttes”, ont gagné la place Lavalette. Ils se sont dispersés dans le calme vers 20 heures.

Par D.M. | Publié le 06/11/2014 à 06:00 Vu 202 fois

 

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