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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site sillon 38

Posté par admin le 13 octobre 2009

Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site sillon 38.

Source:http://www.sillon38.com/blog/

 

Un center parc en Chambaran
Posté: le 15 décembre 2007.

C’est désormais officiel, un center parcs s’implantera dans les Chambarans, sur la commune de Roybon. Ce concept, le cinquième implanté en France est mis en place par le groupe Pierre et Vacances. Les équipements de loisirs occuperont un espace de 30 000 mètres carrés et seront entourés d’aménagements paysagers et de maisons.
Selon les premières études, ce centre de loisirs génèrera 700 emplois directs, autant d’emplois indirects et aura des retombées sur les Chambarans, c’est certain, mais également en sud Grésivaudan, Bièvre..
Le président du conseil général André Vallini se dit satisfait que le site de Roybon ait été choisi. Divers dossiers devront tout de même être abordés: environnementaux, transports… mais il est sans doute trop tôt pour en parler. Un protocole sera signé en début d’année 2008 et le center parcs ouvrira en 2011.

Roybon, heureux élu de Pierre et Vacances
Posté: le 17 décembre 2007.

Le 5e village vacances Center Parcs devrait voir le jour au printemps 2012 dans la forêt de Roybon. Même si le conditionnel est encore de rigueur, l’ affaire se présente bien et le Groupe Pierre et Vacances se dit prêt à mobiliser ses équipes « avec l’objectif d’une signature prochaine du protocole d’accord » avec le Département de l’Isère.
André Vallini, président du Conseil général de l’Isère, qui dit avoir joué la carte départementale, sans priviligier tel ou tel site, a bien précisé hier qu’il restait à trouver les financements. Quant à la concurrence de la Drôme, le président Vallini tient à préciser qu’ « on ne s’est pas fait la guerre », que les discussions avec son homologue Didier Guillaume ont été sereines.
En attendant cette conclusion, Marcel Bachasson, maire de Roybon, se réjouit que sa commune ait été l’heureuse élue de ce complexe touristique:
« Roybon a une superficie de 7000 ha dont la moitié en forêts et compte 1400 habitants. Il m’est arrivé parfois de penser que ce serait préférable d’avoir 7000 habitants et 1400 ha de forêts. Aujourd’hui, je mesure à quel point ces 3500 ha de forêts vont être utiles. Mais outre la forêt, la proximité d’un aéroport et le fait que le canton est en zone de revitalisation rurale, c’est la bonne entente entre le Département et la commune qui a intéressé Pierre et Vacances ».
La révision du PLU de la commune est donc au programme. La procédure devrait s’engager au plus vite, conformément au souhait de l’opérateur.
C’est Christian Pichoud, vice-président du Conseil général au Tourisme, qui a mené les négociations:
« Rhône-Alpes était la région retenue par Pierre et Vacances, premier opérateur français en immobilier de loisirs, pour son 5e village Center Parcs en France. La Drôme était en concurrence avec l’Isère et le projet a failli se situer à cheval entre la Drôme et l’Isère. Le choix de Roybon, secteur peu développé touristiquement, s’est finalement imposé. Rien ne s’opposait à la faisabilité du projet ».
Ce complexe touristique, concrètement, c’est: 1000 cottages (qui, en principe, respecteront l’architecture traditionnelle), des équipements de loisirs (centres aqualudiques, restaurants, commerces, etc.), des aménagements paysagers (un ou deux plans d’eau, notamment). C’est aussi 700 emplois directs représentant 470 emplois équivalent temps plein. Ajoutons-y, pour la trésorerie de la commune, des taxes liées au permis de construire, taxe foncière et taxe professionnelle. Au plan de la sous-traitance et des achats, l’opérateur avance le chiffre de 12 millions d’euros/an environ.
Bref, de quoi donner de l’élan au pays de Roybon et des Chambarans, un élan que Jean-Michel Revol (conseiller général de Saint-Marcellin) et René Vette (canton de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs) ne peuvent qu’approuver, en tant que voisins . « C’est un plus pour la vitalité de nos territoires », remarque le premier. « Ca va créer un couloir touristique important », souligne le second ».

Décharge et center parcs peuvent-ils cohabiter?
Posté: le 09 février 2008.

Comme chacun sait, la commune de Roybon est au coeur de l’actualité avec deux projets diamétralement opposés : une décharge et un Center Parcs. Obligatoirement, une décharge cause des nuisances environnementales importantes. Peut-elle se situer aux côtés d’une base de loisirs telle qu’ un Center Parcs? Afin de mieux appréhender le problème, nous vous proposons de découvrir plus en détail le concept Center Parcs : un concept alliant nature et détente.
Center Parcs fait découvrir et apprécier un style original de vacances : loin du stress de la ville, de véritables pauses «bien-être» pour se retrouver, en famille ou entre amis, autour de multiples activités de détente et de loisirs… Implantés dans les plus belles régions européennes, les domaines Center Parcs sont situés au cœur de domaines forestiers préservés de toute pollution : on y circule à vélo. Logés dans des cottages confortables et spacieux, les hôtes de Center Parcs se ressourcent dans un cadre exceptionnel de verdure et de lacs.
Le leader européen des courts séjours
L’arrivée de cette nouvelle forme de détente, axée sur la nature, les courts séjours et accessible toute l’année, constitua en 1968 une véritable révolution du secteur des loisirs néerlandais.
En 36 ans, les domaines gagnent du terrain. Ils sont désormais seize, dans les plus belles régions des Pays-Bas, de Belgique, de Grande-Bretagne, d’Allemagne et de France… Au cœur de magnifiques forêts de plusieurs centaines d’hectares, des cottages chaleureux abritent, le temps de quelques jours, ceux qui souhaitent « décrocher » et se ressourcer au contact de la nature.
Center Parcs en France
Implanté en France depuis 1988, année de l’ouverture des Bois-Francs dans l’Eure, Center Parcs a inauguré le Domaine des Hauts de Bruyères dans le Loir-et-Cher en 1993. En juillet 2007, le Domaine du Lac d’Ailette dans l’Aisne a ouvert. Comme pour toutes ses implantations européennes, les trois domaines français sont installés sur des espaces vastes.
Les grandes dates…
1980 : C’est le début de l’aventure française. Piet Derksen acquiert un terrain en Normandie et décide de se lancer sur le marché français, pourtant peu développé à l’époque en matière de courts séjours. Ce site correspond exactement aux attentes que la société s’est toujours fixée en matière d’implantation : une région à fort potentiel touristique, un cadre naturel verdoyant, des facilités d’accès à partir des centres urbains.
9 février 1987 : Les travaux des Bois-Francs débutent et se finaliseront en un temps record : 18 mois. Avec 650 millions de francs investis, le premier Center Parcs français est l’un des plus gros investissements dans l’hexagone en matière de loisirs et de tourisme.
1er juillet 1988 : C’est l’ouverture officielle du domaine des Bois-Francs, près de Verneuil-sur-Avre (27). C’est déjà le douzième village Center Parcs qui voit le jour. La réalisation de ce site permet de créer 550 emplois dans la région normande, sans compter la dynamisation des commerces induite par l’implantation du domaine.
Printemps 1992 : Les travaux du deuxième parc commencent près du village médiéval de Chaumont-sur-Tharonne. Cette implantation a été choisie, là encore, pour son accès facile, mais aussi pour la richesse du cadre naturel solognot et le fort potentiel touristique de la vallée de la Loire et de ses châteaux (Chambord, Cheverny, etc…).
16 juillet 1993 : Le domaine des Hauts de Bruyères ouvre officiellement ses portes en Sologne.
Juillet 1998 : Center Parcs fête son dixième anniversaire en France, marqué par l’inauguration du « Plaza 2000 » des Bois-Francs.
1999 : Center Parcs diversifie son offre hôtelière en lançant deux nouvelles gammes de cottages haut de gamme, les cottages Premier et Nouveaux VIP, qui remportent un succès immédiat.
Juillet 2007 : Le domaine du Lac d’Ailette ouvre officiellement ses portes dans l’Aisne.
Décembre 2007 : Roybon est choisi pour l’ouverture d’un nouveau Center Parcs en France.
L’environnement, au cœur du concept
Préserver la nature et le patrimoine, contribuer à les restaurer et à les enrichir, constituent les fondements de l’activité du groupe. Dès 1996, Center Parcs s’est engagé concrètement en France dans la mise en œuvre d’un Plan Environnement Entreprise en collaboration avec l’ADEME et le Ministère de l’Environnement. En juillet 1999, Center Parcs International a obtenu l’homologation ISO 14001 pour l’ensemble de ses sièges et de ses domaines en Europe. Cette homologation a été renouvelée en juin 2002 pour une durée de trois ans.
Une gestion globale : Center Parcs travaille à tous les niveaux de son activité pour limiter les impacts négatifs sur l’environnement. Des « Responsables Environnement » s’assurent que ce critère est bien pris en compte lors de toutes les décisions.
La conception : avant la construction d’un site une étude d’impact permet d’évaluer en détail les modifications liées au chantier et aux futurs équipements afin de prévenir les conséquences sur le paysage, la faune et la flore. Une fois le site retenu, les entreprises de construction sélectionnées doivent respecter des clauses impératives de protection de l’environnement. Des pénalités s’appliquent notamment si des arbres sont endommagés. L’implantation des cottages et le tracé des voies de circulation sont réalisés en respectant au maximum la végétation existante.
L’énergie : le gaz naturel et l’électricité constituent les principales sources d’énergies, minimisant ainsi les émissions polluantes. Une baisse automatique de la température des cottages la nuit permet une utilisation optimale du chauffage.
L’eau : Center Parcs limite sa consommation d’eau, en particulier dans l’Aqua Mundo. Une station d’épuration propre à chaque domaine traite les eaux usées. En Sologne, ce traitement est complété par un passage en jonchaie. Les eaux traitées sont recyclées pour alimenter les étangs.
Les déchets : un tri sélectif est réalisé par le personnel. Il s’est amorcé pour les résidents. Center Parcs suit de près le mode d’élimination de ses déchets. Depuis 2005, Center Parcs consacre tous ses efforts à l’amélioration de sa politique « déchets ».
La faune et la flore : des plans de gestion des forêts et de reboisement sont élaborés avec des spécialistes européens. Une équipe gère, sur chaque parc, l’entretien quotidien du patrimoine naturel. Des nichoirs pour chauve-souris ont été installés en Sologne. Les Bois-Francs constituent pour les canards une véritable réserve naturelle. La chasse y est interdite.
La maîtrise des risques : en lien direct avec la sécurité, la prévention de tout dysfonctionnement (incendie, fuites….) est au cœur des préoccupations. Par exemple, des absorbants et des barrages permettent de limiter les conséquences en cas de fuite liquide.
Les transports : en dehors des jours d’arrivée et de départ, l’accès des véhicules sur le domaine est limité aux livraisons et au service. La circulation se fait à vélo ou à pied réduisant ainsi les nuisances sonores et atmosphériques.
La sensibilisation du personnel : des interlocuteurs, nommés dans les principaux services, participent régulièrement à un groupe de travail pour identifier les voies d’amélioration et assurer la communication en interne. De plus, des plans de formation et de communication sont élaborés chaque année car la protection de l’environnement doit être l’affaire de tous.

Un collectif des maires pour lutter contre ce projet (décharge)
Posté: le 10 février 2008.

Le collectif des maires opposés à la décharge de Roybon a été créé car  » des réunions se tenaient sur ce projet sans que nous, élus locaux, donc directement concernés par cette décharge soyons invités. On a très vite compris que notre seule force serait l’union. »
Le collectif a donc vu le jour fin 2006. « Ce collectif « , ajoute Yannick Neuder, maire de St-Etienne-de-St Geoirs « a demandé à plusieurs reprises à être reçu par le préfet, à envoyé à ce dernier plusieurs courriers….nous n’avons aucune réponse, si ce n’est celle de la poursuite des sondages et forages au col de Toutes Aures ! »
La position du collectif est claire : « On ne veut pas de cette décharge qui sera approvisionnée à 80% par des déchets en provenance des départements limitrophes au notre : Savoie, Haute Savoie, Rhône….
Comment accepter un nouveau centre de stockage en Isère qui en compte déjà 7 alors que la Savoie n’en compte aucun et la Haute Savoie 1. Il serait plus judicieux d’équilibrer la balance en créant des petites entités proches des zones de production. »
A cela se rajoutent bien entendu les risque de pollution qu’engendrerait une décharge située au dessus de nombreuses poches d’eau et de sources » c’est un énorme réservoir qui risque d’être pollué avec des conséquences graves pour des communes situées en plaine de Bièvre. N’oublions pas que l’on a déjà Izeaux. Ce centre de stockage serait situé à plus de 700 mètres d’altitude, qu’en sera t-il en périodes de grands vents, des odeurs, des micro-poussières, sans oublier la pollution liée au trafic des camions sur une route de col, touristique. »
Le collectif des maires mais également d’autres élus ne faisant pas partie de ce collectif, comme le maire de Roybon, réitèrent leur demande de supprimer le projet de décharge au sommet du col de Toutes Aures.
Aujourd’hui, le collectif qui regroupe vingt communes demande purement et simplement la mise au placard de ce projet. Il se pose une question essentielle: »Entre celui d’une décharge et la sortie de terre d’un Center Parcs lequel de ces deux projets va chasser l’autre? » Et se battra jusqu’au bout.
A noter que le collectif a le soutien de l’association sosdechets.org
Le collectif regroupe les communes de : L’Albenc, Beaulieu, Bevennais, Beaulieu, Bressieux, Brezins, Brion, Chasselay, La Forteresse, La Frette, Morette, Plan, St Etienne de St Geoirs, St geoirs, St Michel De St Geoirs, St Paul D’Izeaux, St Pierre De Bressieux, St Siméon De Bressieux, Serre-Népol, Sillans, Varacieux.
Le siège est à la commune de Brion:  04 76 65 48 41


Center Parc de Roybon: Christian Pichoud interpelle la Région

Posté: le 23 juin 2008.

Ce matin, Sylvie Gillet de Thorey, vice-présidente déléguée au Tourisme et à la Montagne et Serge Nocodie, conseiller régional isérois, ont présenté en avant-première à l’antenne grenobloise de la Région, le Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs. Un programme ambitieux, doté d’un budget de 12 millions d’euros, qui vise à construire un tourisme d’avenir, innovant et durable et faire de Rhône-Alpes une destination de référence. Ce programme sera présenté dans les huit départements rhônalpins. L’un des principes inscrits dans la stratégie de la Région est d’être plus proche des acteurs de terrain en favorisant la proximité par la signature de conventions, de procédures contractuelles et en cultivant des relations privilégiées avec les partenaires.
Serge Nocodie a, pour sa part, exposé les grandes lignes des actions engagées en faveur du tourisme adapté aux personnes en situation de handicap, via les contrats de territoire de tourisme et de loisirs adaptés (CITLA). Six contrats ont d’ores et déjà été signés.
Christian Pichoud, vice-président du Conseil général de l’Isère chargé de l’Economie touristique et de la politique de la Montagne, a saisi l’occasion de cette première réunion pour interpeller les élus de la Région sur le projet Center Parcs de Roybon. Il s’étonne que ce projet innovant ne soit pas encore pris en compte par l’échelon régional:
« C’est un projet très bien identifié, innovant et qui doit contribuer à la création de 800 emplois sans saisonnalité. Je suis surpris de ne pas le voir figurer dans votre programmation. Ca commence à être extrêmement gênant. On ne peut pas avancer sans vous là-dessus… J’attends de la vice-présidente de la Région un communiqué faisant état de l’inscription du projet de Center Parcs au schéma de développement régional du tourisme et des loisirs ».
Bref, une demande pour le moins appuyée à laquelle Sylvie Gillet de Thorey a apporté une première réponse: »Sur le fond du dossier Center Parcs, bien que nous n’ayons aucun élément sur le coût de l’opération, il n’y a pas de problème. Même si je pense que ce n’est pas forcément au Tourisme de piloter ce projet qui relève davantage de l’Aménagement du territoire. Mais de toute façon, la Région n’a pas les moyens de financer un projet tel que Center Parcs ».
Inquiétudes donc pour l’avenir de ce projet, annoncé en décembre dernier (voir nos articles), vivement défendu par le président du Conseil général de l’Isère, André Vallini, et très attendu par les élus et habitants du canton de Roybon. Serge Nocodie signalait qu’il en avait personnellement informé Jean-Jack Queyranne et que celui-ci devait prochainement rencontrer le PDG du Groupe, Gérard Brémond. Le projet, en principe, doit voir le jour au printemps 2012. Encore faut-il qu’un budget soit trouvé.

Roybon: un cadeau de Noël en forme de Center Parc?
Posté: le 05 décembre 2008.

Invité aux Assises départementales de la forêt et du bois (voir notre article du 21 octobre) pour présenter le futur Center Parc de Roybon, Jean Chabert, directeur général de Pierre § Vacances, avait eu l’occasion d’exposer aux acteurs de la filière bois de l’Isère et conseiller généraux présents, ce que l’on savait déjà sur le projet immobilier touristique qui va s’inscrire dans le Bois des Avenières, sur 201 ha. Mille « cottages » à ossature bois, de 55 à 90m2 chacun, dessinés par Jean de Gastines. Ces « cottages » seront vendus à des investisseurs privés et mis en location.
Quant à l’avancement du dossier, M.Chabert précisait  que fin décembre – »pour Noël peut-être »- on aurait la confirmation du projet de faisabilité du projet. Une information qui n’a pas échappé à sillon38.
Le maire de Roybon, Marcel Bachasson, se montre assez optimiste sur les suites du dossier. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il croit au Père Noël… Dans le dernier bulletin « Vivre à Roybon » (3/11/08), il écrit: « De nombreuses haies ont été franchies, il en reste encore quelques-unes mais le dossier est sur une très bonne voie. Prochainement, nous aurons les éléments sur l’avancement de la révision du PLU réalisée à cet effet, qui nous permettront d’organiser une première réunion publique d’information ».
Le Conseil municipal, depuis quelques mois,  s’est employé pour sa part à faire avancer le dossier. Parmi les décisions prises:
- le Conseil a délibéré afin de demander à l’ONF la distraction du régime forestier des 201 ha de forêts nécessaires à l’installation du projet Center Parc
- le Conseil a délibéré pour proposition d’un prix de vente à Pierre & Vacances des parcelles forestières concernées par le projet Center Parc: 3000€/ha
- le Conseil a délibéré une nouvelle fois pour poursuivre la révision simplifiée du PLU dans le contexte du projet d’installation de Center Parc
M.Chabert a affirmé que le projet était de « maintenir le réseau hydrologique existant », qu’une chaudière à bois fournirait 80% des besoins en chaleur et que la température constante de l’eau de l’espace aquatique serait de 28°. Des points qui, au passage, avaient été épinglés par Olivier Le Monnier, architecte (Atelier ITEM), estimant que cette débauche d’énergie allait générer des coûts prohibitifs.
Calendrier du projet
- fin décembre (pour Noël peut-être): confirmation de la faisabilité générale du projet Center Parc de Roybon
- avril-mai 2009: dépôt des permis de construire
- décembre 2009-mai 2010: appels d’offres
- mars-juin 2010: début des travaux
- livraison: printemps 2012
Rappel: Les Center Parcs sont des villages de vacances dédiés principalement aux courts séjours et dont le concept a été développé aux Pays-Bas. Il en existe 17 en Europe (Hollande, Belgique, Allemagne), dont 3 en France ouverts à ce jour et 2 en projet. Le Center Parc de Rhône-Alpes sera le plus méridional de ces sites, et probablement le dernier en France.


Center Parc de Roybon: le projet à un tournant

Posté: le 20 janvier 2009.

L’année 2009 devrait normalement être décisive pour le projet d’implantation d’un Center Parc Pierre & Vacances sur le territoire de la commune de Roybon.  Rappelons qu’il est prévu que le 5e village vacances Center Parc voie le jour au printemps 2012 dans la forêt des Avenières. Le contexte économique actuel pénalisera t-il ou retardera t-il  la mise en oeuvre de ce projet? On est en droit de s’interroger sur ce point.
Mais  pour bénéficier des avantages fiscaux de la loi Demessine  ZRR (Zone de revitalisation rurale) le promoteur est soumis à une date-butoir: 2010. Et il est fort probable que tout devrait donc être mis en oeuvre pour que  le calendrier évoqué jusqu’à présent (voir articles précédents) soit respecté et que le projet, sur le papier, soit conclu et signé avant cette date. Rappelons que le calendrier prévoit le début des travaux à la fin de cette année.
La municipalité de Roybon, pour sa part, ne ménage pas ses efforts quant à la révision du PLU, opération nécessaire en vue de l’implantation du Center Parc sur le territoire communal.  Une première réunion publique a eu lieu  jeudi 18 décembre 2008 en soirée,  à la salle des fête.  Parmi les intervenants, M. Fabrice Latuilerie, urbaniste, expliqua les enjeux de cette implantation par rapport au PLU existant. Mme Gwenaëlle Le Queré (Cabinet Confluences Ingénieurs Conseils)  donna un aperçu des implications environnementales.
Avant cette réunion, le maire Marcel Bachasson avait rencontré  le monde agricole,  les associations locales, les associations environnementales, les artisans et commerçants locaux. Personne dans le canton n’ignore plus rien du nouveau PLU.
Pour ceux qui auraient loupé des épisodes, d’autres réunions d’information sont programmées. L’une est prévue dans le courant du mois de janvier. Parallèlement, une réunion d’information sur le projet Center-Parc lui-même, est organisée par la société Pierre & Vacances le 27 janvier à 18h30, salle des fêtes, comme l’indique la dernière livraison du bulletin municipal  « Vivre à Roybon.
Ensuite, après une réunion d’examen conjoint avec les services publics associés, on abordera l’étape de l’enquête publique, pour une durée d’ un mois. La révision du PLU  pourrait être exécutoire quelques semaines plus tard, après un nouveau vote du Conseil Municipal.
Quel financement?
La question du financement, comme on s’en doute, est au centre du dossier. Le groupe Pierre et Vacances devrait investir dans ce projet 387 millions d’euros (137 millions pour la réalisation du centre de loisirs et des commerces et 250 millions d’euros pour la construction des 1 000 cottages). Le Conseil général de l’Isère a consenti un engagement de principe de 15 millions € à inscrire dans le cadre des lignes budgétaires opérations touristiques. L’équivalent de 60 cottages.
On comprend que la contribution du Conseil régional est vivement attendue. Le 26  juin dernier, à Grenoble (voir notre article), à l’occasion d’une réunion à l’antenne régionale, Christian Pichoud, vice-président du Conseil général de l’Isère chargé de l’Economie touristique et de la politique de la Montagne, avait interpellé les élus de la Région sur ce point, s’étonnant que ce projet innovant ne soit pas encore pris en compte par l’échelon régional:
“C’est un projet très bien identifié, innovant et qui doit contribuer à la création de 800 emplois sans saisonnalité. Je suis surpris de ne pas le voir figurer dans votre programmation. Ca commence à être extrêmement gênant. On ne peut pas avancer sans vous là-dessus… J’attends de la vice-présidente de la Région un communiqué faisant état de l’inscription du projet de Center Parcs au schéma de développement régional du tourisme et des loisirs”.
Il semble que le conseiller général isèrois ait été entendu – le temps que l’écho parvienne à Charbonnières- puisque selon nos informations, le président de la Région, Jean-Jack Queyranne aurait admis le principe d’un rendez-vous avec Pierre & Vacances. Mais aucune date n’a été fixée.
En attendant la réunion du 27 janvier, la commune de Roybon se concentre sur les problématiques liées à l’eau potable, à l’assainissement et à la compatibilité des choix d’aménagement avec l’équilibre des usages et ressources en eau. Ce n’est pas une mince affaire. Mais la mise aux normes des équipements d’assainissement profitera à l’ensemble des zones urbanisées du territoire communal.


Center Parc de la forêt de Chambaran: livraison début 2013

Posté: le 10 octobre 2009.

Le  Center Parc de Roybon est passé de projet à réalité. Suite à une rencontre programmée sur le site plusieurs voiles se sont levés sur des points bien précis.
Bien entendu, le maire de Roybon est très satisfait de voir que le centre de vacances va s’installer sur sa commune « avec un cahier des charges, en particulier au niveau environnemental bien cadré ».
Propos repris par  Gérard Brémond, président directeur général du groupe Pierre et Vacances.
Il a précisé que le site de Roybon n’a pas été choisi par hasard: « Nous sommes à 1h30mn de Paris, dans une région à forte population, à quelques encablures de la Suisse… Au niveau du relief, celui-ci est modéré, sans fortes pentes, en milieu boisé… Nous avons eu le coup de foudre pour cette forêt des Avenières. Notre choix a également été facilité par le fait que nos relations avec les collectivités locales, départementales et régionales ont été franches mais bonnes. Elles se sont montrées enthousiastes vis-à-vis de notre projet  »
Le PDG a rappelé quelques chiffres: « Un projet comme celui-ci, c’est 385 millions d’euros, 1000 cottages, 200 hectares, 30000 m2 couverts, 1/3 de l’espace sera aquatique. D’une capacité de 1600 personnes qui pourront venir toute l’année, peu importe le climat… Au niveau des emplois, ils seront de l’ordre de 700 en période de fonctionnement. Il faut rajouter les 1000 emplois en amont, pendant la construction du complexe et les emplois indirects qui seront très nombreux. »
Tourisme responsable
Gérard Brémond est conscient que son projet inspire certaines craintes  » légitimes mais à nous de rassurer. Center Parcs s’inscrit dans une démarche de tourisme responsable. Nous sommes même des précurseurs par rapport au Grenelle de l’environnement. Préservation du site pendant la construction, minimisation du défrichement, intégration dans le paysage, mise en place d’un plan de gestion écologique de la forêt, préservation de l’eau, chaufferie bois, aucune voiture à l’intérieur du centre…. la liste des mesures environnementales  est longue et non exhaustive! »
Le calendrier futur est bien établi: les permis de construire sont déposés, les investisseurs recherchés, la livraison se fera fin 2012 pour une ouverture au cours du premier trimestre 2013.
Erwann Binet au nom du Conseil général de l’Isère à précisé que le département a tout de suite adhéré à ce projet. « Celui ci apportera une double aide: 8 millions pour le réseau d’eau et assainissement et 7 millions aux personnes qui investiront dans les cottages.
Il a justifié ce choix: « Notre département connaît un fort afflux touristique, essentiellement de montagne. Là on est dans un nouveau concept, favorisant le tourisme familial, écologique, présent toute l’année. Sans oublier l’essentiel: le volet de l’emploi et les retombées indirectes dans de nombreux domaines. »
Quelques manifestants opposés à ce projet nous en ont indiqué les raisons: emplois au rabais, destruction écologique… Ils n’ont pas convaincu!
Lire par ailleurs les raisons pour lesquelles la Région croit en ce projet.


Center Parc de la forêt de Chambaran: et l’agriculture?

Posté: le 10 octobre 2009.

Au cours de la rencontre entre collectivités territoriales et direction de Center Parcs, nous avons abordé le problème de l’agriculture à travers un jeu de questions réponses. Conclusion: l’agriculture ne sera pas oubliée!
Après la présentation du projet par le PDG de Pierre et Vacances, Gérard Brémond, le vendredi 9 octobre à Roybon, nous avons croisé Frédéric Bret, agriculteur à Montfalcon, commune voisine. A la question que penses tu de cette réalisation, il nous répond du tac au tac: » Je n’ai pas entendu parler d’agriculture, notre souhait: avoir un magasin de vente directe au centre de ce parc de loisirs. »
Réponse du PDG: « Il est tout à fait possible d’envisager un commerce de ce style au sein de notre site de Roybon. Je vous dirai même que cette idée nous intéresse vivement ».
« Notre projet entre dans le cadre du développement durable, du tourisme durable. Nous cherchons donc à favoriser les productions de proximité. Celles-ci peuvent remplir les rayons de nos commerces d’alimentation, nos restaurants. Nous impliquerons au maximum les agriculteurs locaux qui le souhaitent d’autant plus que nous les savons très dynamiques, que la région a une large gamme de productions et que celles-ci sont de très bonne qualité. »
Réaction de Frédéric Bret: « Reste à mobiliser nos agriculteurs… »
Dernier sujet: la décharge, Gérard Brémond a été très clair: « Si construction il y a, cela ne nous dérangerait pas, ne remettrait pas en cause notre projet, même si nous ne comprendrions pas cette décision. Ce serait, à mon sens une erreur fondamentale dans l’aménagement du territoire. »


Center Parc de la forêt de Chambaran: pourquoi la Région investit 7M€

Posté: le 10 octobre 2009.

A l’invitation de Marcel Bachasson, maire de Roybon, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, a visité  le site du futur village de loisirs « Center Parcs » à Roybon (Isère), qui sera le 5ème « Center Parcs » français. Il était accompagné par Bernard Soulage, 1er Vice-président délégué aux transports, déplacements et infrastructures, et Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs naturels régionaux.
A leurs côtés, se trouvaient Erwann Binet et Christian Nucci, vice présidents du Conseil général, et plusieurs maires des communes voisines.
Ceux-ci ont écouté les explications de Gérard Brémond, PDG de Pierre et Vacances, maître d’oeuvre dans ce projet.
Jean Jacques Queyranne a souligné l’imprortance de ce projet et les différentes retombées positives qui vont en découler.
» Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve une entreprise qui souhaite investir près de 400 millions d’euros dans notre région. Une région qui est la deuxième destination touristique en France: 150 millions de nuitées. Center Parcs de la forêt de Chambaran en apportera 1, 5 million de plus.. Cette réalisation permettra de diversifier notre tourisme. celui-ci est très axé sur la montagne. On va donc élargir la gamme de nos possibilités avec un tourisme de quatre saisons. On retiendra également la forte demande de nos rhônalpins pour un tourisme de proximité. Nous allons donc là aussi leur offrir un créneau supplémentaire. »
Aubaine pour l’emploi…
Le président de la région a abordé la « formidable aubaine de l’ouverture de ce centre de loisirs sur l’emploi. Dans un contexte de crise et de forte dégradation de l’emploi, ce projet constitue une véritable opportunité de développement économique et permettra la création de près de 700 emplois directs. Avec 97% des recrutements effectués dans notre région, ce projet sera un ballon d’oxygène pour l’emploi des Rhônalpins et notamment des jeunes qui veulent construire leur avenir en Rhône-Alpes. Il s’agira d’emplois durables, non délocalisables bien entendu. »
….pour la filière bois
Le domaine de la forêt de Chambaran va également donner un coup de fouet à notre filière bois. Seule « 1/3 de notre forêt régionale est valorisée. Nous avons une réserve naturelle, renouvelable importante. Center Parc nous permettra de travailler sur deux pistes: le bois de construction, pour les cottages en particulier et le bois énergie avec la mise en place d’une chaufferie bois. Celles ci auront obligatoirement un effet structurant sur la filière bois régionale. »
Jean Jack Queyranne se dit rassuré par le cahier des charges mis en place par la direction de Pierre et Vacances dans les domaines aussi variés que l’environnement, le maintien du milieu naturel, la gestion des déchets….

Voici les 4 domaines relevant des compétences régionales sur lesquels il est prévu d’agir, à hauteur de 7 millions d’euros :
- L’insertion et la formation professionnelles de personnes peu qualifiées (1,5 M€):
augmentation de l’offre de formation dans les domaines du service et de la cuisine, financement de 70 à 80 Contrats d’Aide et de Retour à l’Emploi Durable (CARED), action coordonnée avec le Service Public de l’Emploi, les organismes de formation et Center Parcs …
- La maîtrise des impacts  environnementaux (3,5 M€) : gestion des déchets, économie d’eau, actions de protection de la biodiversité, haute performance énergétique des cottages, matériaux de construction respectueux de l’environnement…
- Le soutien à la structuration de la filière bois (1 M€) : valorisation du bois de Rhône-Alpes tant pour la construction des cottages que pour l’énergie consommée (réalisation d’une chaufferie bois)
- La promotion du tourisme local et régional (1 M€) : mobilisation de Rhône-Alpes Tourisme dans ce projet qui représentera, à terme, près de 1,5 millions de nuitées.

 

Projet Center Parcs: feu vert de l’Isère

Posté: le 16 octobre 2009. Tags: Center parcs, CG38, Pierre & Vacances, Roybon
L’assemblée départementale a adopté ce matin, au terme d’un long débat, le protocole d’accord entre le Département de l’Isère et Pierre & Vacances SA, concernant la réalisation du projet  Center Parcs  à Roybon. Ce protocole, qui vient donc de prendre effet, est conclu pour une durée de 10 ans à compter de la mise en exploitation de la première tranche du village vacances Center Parcs. C’est Christian Pichoud, vice-président du CG38 chargé du Tourisme, qui était le rapporteur de ce dossier qui, au-delà de sa vocation touristique, touche à l’aménagement du territoire.
Précisons en préambule le détail du financement de ce projet dont l’investissement global annoncé est de 387 M€ :
-     la Région Rhône-Alpes, (délibération du 9 juillet dernier, contribue au projet à hauteur de 7M€ (promotion touristique, développement durable, énergies renouvelables, formation professionnelle)
-     le département de l’Isère mobilise :
>8M€ dédiés aux collectivités publiques pour la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement auxquels se raccordera le village vacances Center Parcs
>7M€ en aides aux investisseurs en résidence de tourisme en zone de revitalisation rurale (ZRR) pour un maximum de 1000 cottages
Si personne dans l’hémicycle ne déclare condamner a priori ce projet, qui va générer des emplois dans un canton durement touché par le chômage (on compte sur 600 emplois /an et jusqu’à 1000 en pointe pendant la durée du chantier, 700 emplois pour 468 ETP en phase d’exploitation), c’est autour du financement qu’a tourné en grande partie le débat de ce matin. Le deuxième volet du financement, perçu comme une aide à des personnes (ceux qui vont investir dans l’acquisition des cottages mis en vente par l’opérateur) qui n’en ont pas besoin et bénéficient déjà d’avantages (défiscalisation) a alimenté  la discussion. Quelques interventions glanées au fil des échanges :
Sur les bancs des élus communistes :
-      Claude Bertrand se dit OK pour voter l’aide de 8M€ aux collectivités publiques mais pas les 7M€ qui vont bénéficier à des investisseurs privés, des gros contribuables, qui auront droit à une défiscalisation. Il demande donc de dissocier le vote.
-      Daniel Rigaud souligne le fait que les emplois proposés seront des emplois précaires. Il s’insurge en outre contre l’attitude de l’entrepreneur, mettant le Département au pied du mur : « C’est ça ou je vais ailleurs ! Cela ne laisse pas de place à la discussion. Où est le débat ? »
Sur les bancs des Verts et apparentés:
-      Catherine Brette : « Nous avons dit oui, en juin 2008, à l’étude de faisabilité du projet. Mais aujourd’hui, on formule plusieurs critiques vis-à-vis d’un projet déjà fortement encouragé par l’Etat à travers la loi Demessine et Scellier. Ce projet n’a pas besoin de l’aide du CG38. Cette aide serait plus utile si elle était versée aux Gîtes de France. Le tourisme vert est l’avenir du département ».
-      Olivier Bertrand : « Personne n’est contre la création d’emplois, bien sûr. Mais on a le droit de se poser des questions sur le mode de développement touristique que l’on veut soutenir en Isère ».
-      Serge Revel décide de s’abstenir sur cette délibération: «Je suis d’accord sur l’inutilité de l’aide du Conseil général à une entreprise telle que Pierre & Vacances ».
Sur les bancs de l’opposition départementale :
-      Marcel Bachasson : « Depuis ce 27 juin 2007 où nous sommes entrés en contact avec Pierre&Vacances, beaucoup de travail a été fait. Et on ne peut que s’en féliciter. C’est pour notre territoire un enjeu vital en termes d’emploi. C’est une forme de relance pour notre département, une opportunité pour des entreprises ainsi que pour les collectivités qui pourront mettre aux normes leur réseau d’assainissement  et d’eau potable. Cette opportunité, il fallait la saisir. Sinon, Pierre&Vacances allait s’installer ailleurs. Et peut-être pas très loin de chez nous ! »
-      René Vette : « Les Chambarans, c’étaient étymologiquement, des champs bons à rien ! Cela ne sera plus vrai demain ».
-      André Gilet : « Favoriser les entreprises locales, le code des marchés ne le permet pas ! Il faut passer par des appels d’offres»
-      Georges Colombier : « J’ai rencontré récemment des agriculteurs en difficulté de la vallée de la Galaure. Une agricultrice m’a confié qu’elle espérait beaucoup avoir un emploi à mi-temps au village vacances ».
Sur les bancs de la majorité départementale :
-      Erwann Binet : « Sans cette somme de 7M, Pierre & Vacances allait s’installer ailleurs. C’est l’engagement de principe rapide du CG38 sur ce point qui a permis de faire tenir le projet ».
-      Christian Nucci : « C’est un ballon d’oxygène dans un secteur très affecté par la crise. L’agriculture locale, entre autres, souffre. Le projet Center Parcs est une formidable opportunité pour mettre en place une filière de vente directe de produits frais, entre autres».
-      Charles Galvin : « Nous avons réussi à faire valoir la filière bois dans ce projet. Non seulement nous avons obtenu que les cottages soient construits en bois et en bois local, mais il se pourrait aussi que la chaudière à bois soit alimentée par une entreprise iséroise. Nous ne sommes pas encore sûrs du résultat ».
-      Christian Pichoud : « Ce seront des emplois annuels qui sont proposés, donc, en matière de sécurité, d’une qualité certaine. Comparés aux emplois saisonniers, notamment en montagne, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’emplois précaires ».
-      André Vallini : « Nous prenons ce matin une décision historique. Et il est normal que l’on en débatte longuement. C’est, en tout cas, un dossier qui nous a demandé un gros investissement, un dossier compliqué, passionnant, qui nous a mis en face de  M.Bremond, un capitaine d’industrie, comme on disait naguère, avec qui nous avons négocié point par point. Nous étions en concurrence, il ne faut pas l’oublier. La Drôme des collines, la Saône-et-Loire étaient candidates. Ce projet était un beau plan de soutien à l’emploi. On nous l’envie dans toute la France ».
La mobilisation de moyens du CG38 a été prise en contrepartie d’une prise en compte forte du développement durable, traduite par des engagements sur plusieurs points : qualité d’isolation des hébergements, limitation des besoins en climatisation, utilisation d’ébergie renouvelable pour une chaufferie bois, récupération des eaux du centre aqualudique, mise en place d’un plan déplacement d’entreprise, tri et valorisation des déchets, recrutement local, vitrine touristique de l’Isère, interdiction des sports mécaniques thermiques.
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Christian – qui a écrit 1606 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.

 

 

Center Parcs Roybon: la FRAPNA vigilante
Posté: le 23 octobre 2009. Tags: FRAPNA Isère, Pierre & Vaccances, Roybon
A la suite du vote de l’Assemblée Départementale de vendredi dernier, Francis Meneu, le Président de la FRAPNA Isère a adressé un courrier à M. le Président Vallini pour lui faire part de l’état d’avancement de la réflexion engagée avec la société Pierre & Vacances et des propositions de sa Fédération pour les volets loi sur l’eau et mesures compensatoires qui exigent une attention particulière de tous les services concernés.
L’incidence des constructions sur l’économie d’une très vaste zone humide essentielle pour les bassins de l’Herbasse et de la Galaure nécessite des mesures de limitation  d’impact et de compensation à la hauteur des enjeux environnementaux en cause. Or la FRAPNA, constatant qu’il n’existe pas de protocole efficace sur la région Rhône-Alpes et l’Isère en la matière, propose d’appliquer une méthodologie innovante expérimentée en région PACA et qui pourrait garantir une définition et un contrôle de ces mesures de façon optimale.
Il en va de même de la mise en cause par le projet Center Parcs d’un important corridor écologique, à l’heure de la consécration législative de la trame verte et bleue dans la Loi Grenelle 1 du 5 août 2009.
Outre le respect de la Loi sur l’Eau et la prise en compte des corridors écologiques, la FRAPNA se montrera d’ailleurs vigilante à l’ensemble du volet environnemental du projet, en particulier sur les questions de la pollution lumineuse, du traitement des déchets, de la gestion raisonnée des énergies et de la ressource en eau.

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Le CDT Isère a visité le Center Parc de l’Ailette
Posté: le 24 novembre 2009. Tags: CDT Isère, Center parcs
Comme le savent les lecteurs de sillon38, après deux années de concertation et de réflexions, le groupe Pierre & Vacances a choisi le site de Roybon, situé au cœur de la forêt de Chambaran, pour y implanter le cinquième village de vacances Center Parcs.

Lors de la visite : autour de Christian Pichoud, vice-président du Conseil général, président du CDT Isère, Marcel Bachasson, président de la Communauté de Communes de Chambaran, Bernard Pérazio, conseiller général de Pont-en-Royans, le Directeur du Center Parcs, le Directeur du CDT de l’Aisne et le groupe d’Isérois.
Ce projet soutenu par le Conseil général de l’Isère (15 millions ont été votés par l’assemblée départementale) outre qu’il générera 700 emplois permanents, donnera un nouvel élan à la région de Roybon, aussi bien en termes de promotion touristique que  d’achat de services ou de prestations.
Aussi et afin de sensibiliser de nombreux élus à l’élaboration d’une telle implantation en Isère, le Comité départemental du tourisme (CDT) a organisé, sous la houlette de son Président Christian Pichoud, un eductour sur le Center Parc de l’Ailette dans l’Aisne, pour une délégation de commerçants, chargés de mission d’aménagements territoriaux, représentants du monde agricole, et responsables de site touristiques.
Reçu par leurs homologues Picards qui ont qualifié «leur» Center Parc de chance pour le développement économique de leur région, le groupe isérois, riche d’échanges et de contacts noués au cours de ces deux jours, est revenu enthousiasmé de son voyage.

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Mille cottages et une love story
Posté: le 04 décembre 2009.

La signature officielle, ce 4 décembre, entre Gérard Brémond, président du groupe Pierre&Vacances et André Vallini, président du CG38, du protocole d’accord pour l’implantation d’un Center Parc à Roybon, constitue l’apothéose d’un feuilleton commencé il y a deux ans et demi, qui a mobilisé beaucoup d’énergie et fait couler beaucoup d’encre (lire nos articles). Un feuilleton qui a pris aujourd’hui des allures de love story, chacun évoquant avec émotion, les premiers pas réalisés sur le chemin menant au futur village vacances et à ses mille cottages.
Visages radieux des conseillers généraux réunis autour de Gérard Brémond, PDG de Pierre § Vacances, à l’occasion de la signature du protocole d’accord pour l’implantation d’un Center Parc dans le massif de Chambaran (photo Frédérick Pattou)
Gérard Brémond : « Nous avons un coup de foudre pour Roybon et la forêt de Chambaran Et nous avons eu très vite la volonté de faire aboutir le projet».
André Vallini se remémore la première rencontre avec le PDG de la holding Pierre §Vacances: « C’était dans un bistrot, près du Sénat, où je buvais une bière avec Christian Pichoud, un soir où se préparait une rencontre  de foot. Vous êtes arrivé à pied alors que je m’attendais à vous voir descendre d’une limousine, cigare aux lèvres ».
Marcel Bachasson, qui a hérité du titre de « maire le plus heureux du département » : « Moi, c’est sur un chemin de terre des Chambarans, sous une pluie fine, que je vous ai rencontré la première fois ».
Noël avant l’heure
M.Brémond, c’est une certitude, a fait des heureux. Pas seulement à Roybon mais tout autour. René Vette, conseiller général du canton de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs qui rappelait naguère dans l’hémicycle Aubert-Dubayet que Chambarans, au sens étymologique, « ce sont des champs bons à rien » a eu ce cri du cœur : « On se demandait depuis longtemps comment développer le tourisme vert à Roybon. Le miracle est là. Vous êtes notre Père Noël ! ».
C’est dire que M.Brémond quand il est reparti en direction de la capitale à bord du TGV de 17h10 a dû avoir la sensation d’avoir  une auréole au-dessus de la tête ou un chapeau de Père Noël.
Des points noirs dans cette belle aventure ? Un ou deux, pas plus. M.Brémond qui s’est dit « déterminé à respecter le calendrier » (début des travaux fin 2010, livraison courant 2013) a  évoqué avec un peu d’angoisse la création de la STEP, station d’épuration des eaux à laquelle sera relié le village vacances. Une entreprise qui prend du temps et de l’argent et à laquelle le Conseil général aura bien sûr à contribuer.
« Nous sommes déterminés à respecter le calendrier » a-t-il souligné, en guise d’avertissement sans frais. Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin et conseiller général, l’a rassuré sur ce point, lui indiquant que « les plis de la STEP avaient été ouverts et que les attributions de marchés auront lieu en janvier 2010 ».
Parmi les heureux gagnants recensés, les filières bois locales. Charles Galvin a souligné le travail positif réalisé avec l’interprofession dans ce sens. C’est l’entreprise Ossabois (Loire) qui doit engager un travail en réseau avec les producteurs locaux pour répondre à l’appel d’offres de Center Parcs. L’association des communes forestières a, pour sa part, engagé un travail avec l’opérateur sur la structuration de la filière pour la fourniture en bois-énergie (une chaufferie bois couvrira 80% des besoins des équipements collectifs).
Les agriculteurs, pour leur part, espèrent pouvoir tirer leur épingle du jeu grâce à la mise en place de circuits courts pour approvisionner en produits frais les cuisines du village vacances.
Dans cette belle harmonie, manquent les Verts. C’est clair, ils ne font pas partie des heureux, partisans d’une autre forme de tourisme que ce concept, hollandais d’origine, qui attire les foules (1000 cottages= près de 5000 habitants) dans une campagne remodelée et résidentielle à souhait. Reste que ce concept  affiche un taux d’occupation de 90% et  va générer 700 emplois directs permanents  non délocalisables. Un argument massue qui enfonce le clou dans la période, plutôt noire,  que nous traversons.
Cet article a été écrit par:

Christian – qui a écrit 1686 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.

Source:

http://www.sillon38.com/blog/2009/12/04/mille-cottages-et-une-love-story/ 

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