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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans les sites des Verts Isèrois

Posté par admin le 14 octobre 2009

Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site des Verts

http://www.lesverts38.org/

Communiqué du 29 décembre 2008
POSITION DES VERTS DE L’ISÈRE QUANT AU PROJET D’IMPLANTATION DE CENTER PARCS À ROYBON
Le 29 décembre 2008

Remarque liminaire :
On peut imaginer que, dans le contexte actuel de crise financière, le projet de Center Parcs dans les Chambarans, va vraisemblablement être ajourné, voire tout simplement annulé, puisqu’il répond à un modèle économique basé sur des investissements sur la pierre et des dispositions fiscales, fortement remis en cause actuellement.

Genèse du projet et problèmes soulevées
Le projet touristique de masse (≈ 5 000 personnes séjournent toute l’année à l’intérieur dans la « bulle » Center Parcs) a été, jusqu’aujourd’hui, « décidé » et monté dans le plus grand secret entre la direction du Conseil général de l’Isère, le conseiller général et maire de Roybon et la direction de Pierre & Vacances, en évitant soigneusement les débats démocratiques (à ce jour, aucune réponse aux demandes d’information émises par les élus Verts (du Conseil Général et du Conseil Régional) sur le dossier n’ont été apportées.

Les Verts ont pris l’initiative d’en débattre avec les habitants et les associations locales. Ces rencontres ont permis de mettre au débat la question du subventionnement public de ce type de projet, d’un point de vue tout à la fois environnemental et économique. Il a ainsi mis au jour des problèmes importants en terme d’infrastructures (à bâtir et donc financer en sus de la subvention qui serait octroyée par le département) et, à ce jour, sans avoir de réponses claires et précises sur ce qui serait fait ou à faire (notamment à propos du manque de ressources au niveau de l’adduction d’eau, de l’assainissement/épuration [cf. le communiqué de la Frapna] et de l’électricité). Il existe par ailleurs un lien direct avec l’« autre » projet d’envergure du canton, la décharge de classe 2 au niveau du col de Toutes Aures : l’un des projets se fera sans l’autre, le silence du maire et conseiller général, Marcel Bachasson, à ce sujet est assourdissant.

Positionnement
Ces chantiers d’envergure -et leurs effets concrets sur l’environnement et les populations- représentent à nos yeux une voie de développement tout à fait inappropriée pour un territoire bénéficiant pourtant d’atouts touristiques sous-exploités mais remarquables. En effet, des infrastructures existent déjà : une retenue d’eau propice à des activités nautiques et un camping à Roybon même, des sentiers forestiers, plusieurs monuments classés et des gîtes aux alentours. Des activités et structures qui seraient, n’en doutons pas, bien intéressées de recevoir, elles aussi, des aides publiques pour se développer ou communiquer sur leurs activités.

Pourquoi ne pas utiliser ces subventions à d’autres initiatives, soutenables ?
Face à la crise économique et environnementale que nous traversons, c’est des alternatives beaucoup plus soutenables et responsables qu’il faut promouvoir : des projets qui s’inscrivent réellement dans le respect des populations et de le leur environnement, qui contribuent à créer des richesses et circuits locaux plutôt qu’à financer des investisseurs privés et des grands groupes. Les bouleversements locaux, tant environnementaux qu’économiques, qu’entraînera ce type de structure nous semble à mettre en balance avec un développement touristique à taille plus humaine et mieux maîtrisé.

En quoi l’augmentation du trafic routier et aérien (c’est-à-dire l’agrandissement des routes, le contournement de Roybon et le développement de l’aéroport de Saint-Geoirs), l’augmentation conséquente de la consommation des ressources naturelles (nécessitant de nouveaux équipements publics) ou encore l’augmentation du prix de l’immobilier (due à la spéculation) seraient-elles des réponses appropriées au développement local, touristique et économique du pays des Chambaran ? A-t-on des garanties réelles et positives sur la pérennité de ce projet ? Sous couvert d’un développement économique tenu comme nécessaire du canton de Roybon (décharge et Center Parcs) et plus généralement du pays des Chambaran, nous pensons que ces importants projets se feront à prix fort pour la population et les collectivités, sans garantie d’utilité sociale et environnementale.

Les Verts de l’Isère appellent à l’ouverture d’un débat réellement démocratique, d’abord local, pour s’interroger collectivement sur le (bon) développement touristique et économique en Isère en organisant une réunion publique à… Roybon.

Pour les Verts de l’Isère, Yann Mongaburu, porte-parole

 

Note de Gérard Leras, président du groupe des Verts au Conseil régional, présentée et lue lors du “débat contradictoire sur le projet de Center Parcs et le développement touristique en Isère” organisé le 24 février 2009 à Roybon, par les Verts.

Bonsoir à tous.

Je regrette de ne pouvoir être avec vous.

Le monde de la consommation débridée, d’une humanité prédatrice des ressources naturelles, irresponsable, est périmé. L’avenir sera sobre et convivial ou ne sera plus.

Quand les discours affirment volontiers qu’il faut un nouveau modèle de développement, on veut imposer une force de tourisme totalement artificielle, plaquée sur un milieu fragile, imposée à une ruralité qui ne peut la supporter vraiment : “Pierre & Vacances” et ceux qui les soutiennent veulent imposer à un canton de cinq mille habitants cinq mille autres personnes renouvelées hebdomadairement avec tous les déplacements que cela suppose.

On utilisera l’aéroport de St Etienne de St Geoirs quand le transport aérien est condamné à court terme. On montera de l’eau depuis la Bièvre et on la chauffera à 29° toute l’année quand l’heure est à la sobriété énergétique. Et on rebalancera l’eau usée sans vergogne jusqu’à la station d’épuration de Saint Marcellin qui ne s’y attendait pas.

Center Park est une une immense verrue. Autant, beaucoup ici le savent, on peut compter sur moi contre la décharge, autant je ne veux pas être complice d’une telle aberration.

L’alibi de l’emploi ne tient pas : Center Park ne sera qu’une imposture éphémère dans la situation de crise durable où nous entrons. Un tourisme bien adapté, bien mesuré par rapport aux capacités financières, humaines et physiques locales, assurerait un développement bien maîtrisé et durablement soutenable.

Battons nous pour ça.


Communiqué du 28 février 2009
LES VERTS LANCENT LE DÉBAT À ROYBON SUR LE PROJET DE CENTER PARCS…
Le 28 février 2009

Réunion publique du 24 février 2009 à Roybon
organisée par les Verts de l’Isère
Le projet d’implantation de Center Parcs (qui double artificiellement la population locale du canton de Roybon toute l’année, 5.000 lits) a été « décidé » et monté sans aucune concertation par la direction du Conseil général de l’Isère, le conseiller général et maire de Roybon ainsi que la direction de Pierre & Vacances, en évitant soigneusement toutes formes de débats démocratiques…

C’est sur ce constat que les Verts de l’Isère et leur groupe local de Beaurepaire ont souhaité prendre, à deux reprises, l’initiative de débattre avec les habitants et les associations locales, en novembre et mardi dernier lors d’un débat contradictoire, sur ce projet d’implantation de Center Parcs.

Ces deux réunions ont permis de mettre au débat la question du subventionnement public de ce type de projet, d’un point de vue tout à la fois environnemental et économique. Il a aussi mis au jour des problèmes importants en terme d’infrastructures à bâtir par la collectivité en sus de la subvention octroyée par le département et la région, (notamment l’adduction/assainissement de l’eau, l’élargissement des routes et l’acheminement électrique nécessaire au maintien d’un air à 30°C et de l’eau de la piscine à 29°C).

En quoi l’augmentation du trafic routier et aérien (le développement de l’aéroport de Saint-Geoirs), l’augmentation conséquente de la consommation des ressources naturelles seraient-elles des réponses appropriées au développement local, touristique et économique du pays des Chambaran ?

Présenté comme un projet « inespéré » en terme de développement économique pour le canton de Roybon et le pays des Chambaran, les Verts pensent que ce projet se ferait au prix fort pour la population et les communes avoisinantes, sans garanties d’utilité sociale et environnementale ou de données sur la pérennité de ce modèle de développement économique.

Qu’en sera-t-il de l’avancée du projet dans cette vaste crise financière ? Le promoteur Pierre & Vacances investira-t-il les 327 millions estimés pour ce chantier ?

Ce sont toutes ces questions/réflexions que les Verts de l’Isère et de Beaurepaire ont souhaité porter à la connaissance des citoyens, afin de réfléchir collectivement et démocratiquement aux solutions pour valoriser ce territoire, et élaborer des projets alternatifs.

Christine Garnier, Présidente des Verts de l’Isère

 

 

Session de janvier 2009 du CGI  ( sur Center Parc.)

Un site internet agricole (www.sillon38.com) indiquait en début de semaine que le Conseil général aurait accordé un engagement de principe pour une subvention de 15 millions d’euros à Pierre et Vacances pour le projet Center Parc. Olivier Bertrand est intervenu pour demander si cette information était vraie en notant que rien n’était inscrit dans le budget mis au vote. Le vice-président au tourisme a d’abord répondu que c’était une fausse info mais Vallini l’a démenti en disant qu’il avait rencontré le PDG de Pierre et Vacances et qu’une aide (peut-être pas de cette somme) pourrait être accordée.(pas de vote)


Article paru dans l’Echo Vert n°65 – Mars 2009
UN CENTER PARCS À ROYBON ? POUR QUI ? POUR QUOI ? ET À QUEL PRIX?
Le 18 mars 2009

Présenté aux Roybonnais en 2008 tout à la fois comme un projet inespéré en termes de développement économique local et un modèle de loisir « écolo » respectueux de son environnement, le projet d’implantation d’un Center Parcs dans le bois des Avenières (à Roybon) pose un certain nombre de problèmes qui ne sont pas, à ce jour, encore résolus. Quel impact hydrogéologique ? Quelles retombées concrètes en termes d’emploi ? Quelles conséquences locales d’un tel projet au niveau des infrastructures ? Qu’en est-il en parallèle du projet de décharge sur le même canton ? Plus généralement, nous questionnerons le modèle économique sur lequel repose la société Pierre & Vacances. Bref, des questions trop souvent occultées qui sont pourtant bel et bien à prendre en compte sur cet important « dossier » isèrois en termes de subventions publiques.

Un lourd projet touristique en termes d’infrastructures et de subvention publique…
Un projet colossal : 5.000 lits/personnes toute l’année dans 1.000 habitations ou « cottages » de 60 à 80 m2 dans une bulle « exotique » avec des plantes tropicales et tout ceci enclos dans un bois d’une superficie de 206 ha. Un chantier qui est estimé à plus de 387 millions d’€… Comment un projet d’un telle importance a-t-il pu être monté – sans la moindre information à la population – par le Conseil général de l’Isère, le conseiller général et maire de Roybon et la direction de Pierre & Vacances ? Pourtant, ailleurs en Drôme, d’autres tractations ont eu lieu sans aboutir. Plus loin dans l’Aisne, d’âpres négociations ont eu lieu entre les élus verts et la direction de P&V pour que soit intégré davantage de critères environnementaux et sociaux sur le projet, afin de tenir compte des populations et de l’environnement proches du Center Parcs. Mais qu’en est-il en Isère ?

30°C toute l’année dans les « Terres Froides »… Des ressources naturelles et énergétiques insuffisantes
Les points névralgiques de ce type de structure de loisirs sont, à Roybon comme ailleurs, la distribution électrique, l’adduction d’eau et son assainissement ainsi que la desserte routière du site (une seule entrée est prévue pour les 5.000 touristes). Le réseau actuel du canton n’est pas suffisant pour supporter ce projet basé sur des activités aquatiques et donc voraces en eau et en énergie (une eau à 29°C et un air à 30°C). Des études techniques du Conseil général sont en cours pour le captage et le retraitement des eaux dans les communes et les territoires voisins, mais dont on ignore encore le (sur)coût. Un contournement de Roybon est également à l’étude, ainsi que l’élargissement des routes pour « faciliter » l’accès au centre.

Quelles « retombées » économiques du projet en termes d’emplois ?
Dans sa brochure de présentation, P & V annonce la création de 700 emplois (468 emplois équivalent temps plein). Or, sachant que la société « importe » ses cadres (management/formation/direction), il s’agira, pour les embauches locales, d’emplois sous-qualifiés, soumis à des rythmes décalés, morcelés quant au temps de présence sur la base de loisir. Autre phénomène lié : la forte augmentation du prix du foncier due à l’arrivée des cadres de la société…

Le modèle économique du Groupe P&V et son marketing environnemental…
La société P&V construirait 1000 cottages, revendus environ 250 000 €/unité, ainsi que les autres équipements (commerces, restaurants, SPA etc.), ce qui contredit clairement la thèse selon laquelle : le projet favoriserait le développement du commerce roybonnais. La société Center Parcs « gère » ensuite l’espace et les locations à la manière d’une société immobilière et d’une agence de voyage, redistribue aux seuls investisseurs les bénéfices de ces opérations immobilières… On peut se demander quels seraient les bénéfices pour les contribuables et les populations locales ? Ce projet, aidé par des subventions publiques (officieusement 15 millions d’€) et un ensemble de dispositions fiscales (la loi Demessine notamment) s’accompagne d’une modification conséquente des infrastructures du territoire dont le coût sera également supporté par la collectivité. Face à la crise économique et écologique actuelle, ce projet d’implantation de Center Parcs est-il véritablement durable et soutenable comme la société le laisse entendre dans tout son marketing « vert » ?

Vers un tourisme Vert…
Ne pourrait-on pas imaginer un modèle de développement touristique et économique déjà pour l’Isère, et différent de ce modèle dont l’obsolescence est criarde ? Véritablement soutenable en termes écologique, la subvention publique irait localement vers des projets alternatifs, c’est-à-dire plus humains et plus durables. Car il existe à Roybon et dans les Chambaran des ressources sous-exploitées, une retenue d’eau propice aux sports nautiques et à la baignade, un camping, des monuments classés tout aux alentours, une vaste forêt préservée et jalonnée de sentiers propices à la randonnée pédestre ou à cheval… tous ces atouts n’attendent qu’une démarche concertée et raisonnée pour être (enfin) valorisés. Combien de projets locaux alternatifs, moins « energivores » et par là moins polluants, respectueux de l’environnement, aimeraient profiter d’une aide concrète du Conseil général et de la Région Rhône-Alpes (elle aussi sollicitée sur le projet) ?


Projet de Center Parcs à Roybon (38)
Pas d’argent public pour les faux loisirs écolos
Le 17 juillet 2009

Le concept des Center Parcs est porté par Pierre & Vacances (conception, maîtrise d’ouvrage des projets, commercialisation auprès des investisseurs puis gestion) qui est le 1er exploitant européen de résidences et de villages touristiques.

Ce concept et ce groupe ne connaissent pas la crise : malgré un chiffre d’affaire stable pour l’activité Center Parcs (l’augmentation de 2,6% des Prix Moyens de Vente a compensé la baisse de 2,9% des nuitées vendues), le chiffre d’affaires du développement immobilier est en hausse de 19,3M€ (comparaison avec la même période de l’exercice précédent).

Dans le même temps, le groupe a confirmé un potentiel de chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros sur des grands projets (dont le Center Parcs d’Isère et ses 1 000 cottages). Autre objectifs : une croissance du chiffre d’affaires de 50 % d’ici à 2012/2013.

Objectifs facilités par l’extension de la loi Scellier aux Résidences de Tourisme (réduction d’impôt de 25% de l’acquisition, plafonné à 300 K€ -prix de vente d’un cottage entre 132 000€ et 208 000€ en Moselle-). Une action à 49,5€ en hausse de plus de 30% depuis le début de l’année.
Un projet de Center Parcs était prévu en Rhône-Alpes, il se jouait entre l’Isère et la Drôme. C’est Roybon qui a finalement été retenu.

Le projet est estimé à 270M€, y compris la construction en très haute performance énergétique et l’ensemble des aspects Développement Durable. Faisant intégralement partie des objectifs officiels du groupe, il ne s’agit donc pas de surcoût mais de choix économiques liés aux acheteurs des cottages et de leurs attentes : l’aspect « écologique » du site est un argument de vente majeur.

On ne peut donc pas dire que Pierre & Vacances soit une entreprise ayant besoin de subventions publiques exceptionnelles. L’argent public doit permettre de répondre aux besoins des populations, des territoires, des entreprises. Seuls les projets exceptionnels dans leur exemplarité devraient pouvoir bénéficier d’un soutien supplémentaire. Et ce projet ne l’est pas :

autarcie de cet équipement touristique, voulue et revendiquée par les promoteurs du projet, et la mobilité quasi inexistante de leur clientèle cible (la « jeune famille ») ;
– énorme consommation d’eau (potable et non potable) : 220l/pers/jour ;
– principes d’exploitation pouvant se révéler conflictuels avec le fonctionnement et l’équilibre du territoire : pas de saisonnalité, un fonctionnement 24h/24h, rotation continue de près de 4 500 personnes… ;
– choix d’un environnement tropical (29°C) pour l’équipement principal (Aquamundo) demande un chauffage important, et donc une consommation énergétique significative qui n’a pas été évaluée pas plus que la source énergétique qui sera choisie
– l’accès au site n’est envisagé que sous le seul angle de l’automobile et notamment par autoroutes et avec des pointes de déplacements importants (près de 1 623 véhicules/jour en jour de transition) sur le réseau local (une seule route d’accès au site) ;
– risque de perturber fortement la vie de la faune (passage d’un système forestier à une forêt périurbaine) ;
– volumes de déchets estimés à 1 200 tonnes de non recyclés et 400 tonnes de recyclés

Pourtant, le Conseil Général de l’Isère est prêt à mettre 15M€ dans ce projet et le Conseil Régional 7M€. N’y a-t-il pas d’autres priorités, plus utiles socialement et réellement plus écologiques ? Les Verts ont voté CONTRE à la Région RHONE ALPES.

 

 


L’installation d’un CENTER PARC est-il en accord avec la notion de tourisme vert ?
V.RATAT

Le concept de tourisme vert ?!!!

Sachant qu’il existe un fort potentiel pour le tourisme rural et qu’il est encore très peu développé, Pierre et Vacances utilise le terme de tourisme vert pour parler de tourisme rural et qualifier l’installation du Center Parc.
Le Center Parc, est-ce réellement un concept de tourisme vert ?

Est-ce qu’il prend en compte la taille humaine et l’aspect rural du territoire ?

La caractéristique d’un tourisme vert serait plutôt de s’intégrer dans la vie rurale en maintenant des échanges mutuels. L’organisation et l’animation devrait être faite par ceux qui vivent sur le territoire, en valorisant les ressources de proximité et l’habitat.

D’autre part le mode de travail devrait être aussi fondamental que le produit fabriqué.

On peut dire que le projet du Center Parc représente l’installation d’une ville privée, close, artificielle, installée en quelques mois sur un espace vierge qui accueillera une population représentant trois à quatre fois celle de Roybon, dans ces conditions est-ce qu’elle garde une proportion avec l’habitat existant ?

Est-ce qu’elle occasionnera des échanges avec la population du territoire ?

Si on parle de la clientèle ; d’après P&V, elle est surtout attirée par les activités internes : le pôle aquatique : aquamondo, l’aspect relaxation détente, l’aménagement des cottages. Cette population dont le séjour est assez bref, de quatre nuitées en moyenne, à qui on propose des commerces et des activités internes, est-ce qu’elle aura l’occasion et l’envie de découvrir le territoire ? (on peut noter l’installation d’une ferme à l’intérieur du parc).

Le concept est basé sur la consommation à la carte, ce qui donne une impression de liberté alors que la population est complètement prise en charge, elle s’enferme dans une bulle et est désociabilisée.
On pourrait qualifier plutôt ce tourisme, d’après une formule qui n’est pas de moi : de tourisme « hors sol » Pour toutes ces raisons on peut dire que cela induit un déséquilibre socio-démographique

Il s’agit ici d’accepter un projet de ville, clé en main, non contrôlé, ni par les élus, ni par la population. Le projet se réduit à un atout économique, mais si on parlait du coût public par emploi créé cela devient aussi discutable. Car on n’a pas parlé non plus du mécanisme de niches fiscales qui permet aux investisseurs d’être remboursés de 30 % ce qui représente aussi un coût pour la collectivité. Il ne faut pas oublier le fait que pour Pierre & Vacances il s’agit d’une exploitation immobilière. P& V vend les cottages au nombre de 1000 puis gère les locations.

La notion de tourisme vert serait de favoriser les échanges humains et la découverte de territoires vivants avant tout. Il ne s’agit pas de repli mais d’ouverture à l’autre car il induit des rencontres et crée des liens.

Dans ce cadre est-ce que l’on ne pourrait pas concevoir un tourisme issu d’une gestion citoyenne, préparé, réfléchi, plus fluide et dilué dans l’espace, en répartissant les financements, en promouvant par exemple les gîtes qui représentent près de 7000 lits en Isère et qui seraient en droit d’attendre un soutien comparable à celui du Center Parc.
On sait que la volonté de retour à une certaine authenticité amène aussi les entreprises à choisir des salles de séminaires à caractère intime et typés ce pourrait être une piste, on pourrait aussi promouvoir l’installation de restaurants à thème, de magasins de producteurs, de la filière accueil paysan avec l’installation d’agriculteurs biologiques, de la filière bois, le développement de la randonnée et de l’accueil autour des activités du lac de Roybon,….

On pourrait envisager un travail sur un modèle de développement touristique moderne, non passéiste comme l’est le tourisme de masse.

1. Mars 2009 @ 10:55


DEBAT CONTRADICTOIRE SUR LE PROJET DE CENTER PARC ET LE DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE
V.RATAT

Intervention de Maurice LE CALVEZ lors de la réunion/débat contradictoire à Roybon le 23 février 2009 :

Je voudrais commencer cette intervention en rappelant deux choses :

1/ Il n’est pas question pour nous de diaboliser ce projet de Center-Parc à Roybon mais de l’étudier dans un contexte plus général, par exemple celui de notre bassin de vie : Bièvre-Lière-Valloire-Chambaran ;

2/ Nous avons conscience que Mr BACHASSON et son conseil municipal œuvrent à travers ce projet pour une solution face à la crise de l’emploi et la diminution des moyens financiers donnés aux collectivités locales, dues en grande partie à la politique du gouvernement actuel et aggravée par le comportement aléatoire du système économique libéral mondial..

Je laisserai l’aspect environnemental aux associations qui vont s’exprimer sur ce sujet très important et qu’ils maîtrisent parfaitement

Je vais surtout aborder l’aspect aménagement du territoire :

En général, tout aménagement du territoire se fait d’une façon concertée, avec les élus, la société civile et les autorités de tutelle, dans un cadre territorial qui dépasse largement la commune concernée, et les populations impactées par le projet.

On répond de fait aux besoins de tout un bassin de vie. Et chaque commune travaille sur son nouveau plan local d’urbanisme (PLU) en veillant à ne pas consommer plus d’espace qu’il n’en faut pour faire face, au moins, à l’augmentation démographique naturelle, permettant ainsi de conserver au maximum sa surface agricole utile

Dans le cas du Center-Parc, c’est l’opportunisme qui a présidé à son implantation à Roybon. Jean-Luc GIRAULT des Verts-Drôme-Nord nous rappellera tout à l’heure, l’arrivée de ce projet en Isère.

La procédure politique qui a suivi, tant au Conseil Général de l’Isère qu’au Conseil régional Rhône-Alpes, ne s’est pas couverte, et de loin, des vertus nécessaires pour prétendre au Nobel de la démocratie.

Cette nouvelle ville de plus de 4 000 habitants, car il s’agit bien d’une ville, était-elle prévue dans les textes de cadrage ? Non ! Alors on a changé les textes : modification partielle du PLU de Roybon alors que celui-ci n’avait que quelques mois. Aménagements nouveaux dans le SDRG (Schéma Directeur de la Région Grenobloise) qui va devenir à partir de 2011 le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale).

Et l’on retrouve bien là, tous les méfaits de la politique actuelle qui oblige les communes à accueillir tout ce qui peut amener des emplois, quels qu’ils soient, et de la taxe professionnelle, et bien souvent et ceci sans volonté délibérée de qui que se soit, au détriment des communes voisines.

A ce sujet, la Taxe professionnelle risque fort bien de disparaître pour laisser la place à une espèce de nouvelle DGF : dotation globale de fonctionnement, dont la source reste un mystère. Mais rassurez-vous, le CNPF sera épargné. Nous sommes en pleine illusion et il faut en avoir conscience.

Cette nouvelle ville ne va pas produire de plus-value mais va en consommer, tout en gagnant beaucoup d’argent qui profitera en grande partie à ceux qui auront investi par l’achat de bungalows.

On va y consommer également de grandes quantités d’eau alors que, au nom du développement durable, on prêche son économie, stigmatisant ainsi de nombreux agriculteurs et pisciculteurs.

On va y consommer aussi de grandes quantités d’énergies alors que, toujours au nom du développement durable, on continue de prêcher l’économie énergétique, en stigmatisant cette fois-ci, certains propriétaires modestes dont la maison aura été signalée énergivore par des avions espions.

Des centaines d’emplois seront ainsi créés, mais ceux, offerts à la population locale seront subalternes et précaires.

Le recours aux petites entreprises et main-d’œuvre locales pour la construction relève de la fantaisie, sachant fort bien que Pierre & vacances procède de son savoir-faire et de son réseau pour limiter les coûts.

Quant au commerce local, ne nous faisons pas d’illusion, il y aura tout ce qu’il faut dans l’enceinte du Center-Parc que les résidents n’auront pas envie de quitter.

Le déplacement de cette nouvelle population aura des répercutions notoires sur les routes ! Comment peut-il en être autrement ?
Une partie de cette population empruntera la voie aérienne ! Qui peut dire son importance aujourd’hui ?
Cela risque de reproduire dans notre ciel, surtout lors des fins de semaine, ce que l’on aura sur nos routes.

Quant aux déchets ménagers et banals à traiter, on les reportera sur Penol, là où précisément on cherche depuis pas mal de temps à les réduire, faute de vides d’enfouissement de réserve, et surtout de procédés industriels de transformation.

Pour les eaux d’assainissement, la STEP choisie, La Côte-Saint-André ou Saint-Marcellin, bénéficiera d’aménagements salutaires pour que ce projet de Center-parc soit réalisable et sympathique.

Notre bassin de vie Bièvre-Lière-Valloire-Chambaran reçoit déjà deux grandes structures à caractère européen : l’aéroport de Saint-Geoirs en plein développement et une partie de la LGV méditerranée qui risque fort d’être jumelée avec la future ligne de fret.

Nous, Verts, ne sommes pas contre ces grandes infrastructures, dès lors qu’elles ne dépassent pas les limites du supportable et du nécessaire.

Mais notre bassin de vie ne doit pas devenir une terre de passage. Il attend aussi des aménagements prioritaires répondant à ses besoins.

* Un système de transport collectif permettant de désenclaver une bonne partie de la Bièvre-Valloire vers Grenoble, dont la Communauté de commune du territoire de Beaurepaire.

* Un plan de transformation de nos déchets impliquant tous les acteurs locaux ; ce projet de Center-Parc aura eu le mérite de mettre en lumière ses insuffisances.

La liste est encore longue et le temps de réalisation presse. Il faut des moyens, alors ne les gaspillons pas dans des projets inutiles. Notre bassin de vie et sa population attendent mieux, ne les décevons pas.

1. Mars 2009 @ 10:58


Enquête publique
RÉVISION PARTIELLE DU PLU DE ROYBON
Avis des Verts des Verts Beaurepaire
Le 14 mai 2009

Nous n’interviendrons dans ce dossier d’enquête publique pour la révision partielle du PLU de la commune de Roybon, que sur le fond.

Cette révision peut sembler normale dans la mesure où un document territorial peut être modifié pour amélioration dans le respect des principes démocratiques en vigueur dans notre pays. En général, tout a été bien et profondément pensé ; tout a été mis en œuvre pour associer tout au long du processus de mise en place du PLU dans la commune, les populations et les élus concernés et c’est son application dans le temps qui peut amener à une révision partielle nécessaire.

Mais cette révision partielle du PLU de Roybon intervient peu de temps après sa création. Dans le cas de cette révision, ainsi que celle de documents supérieurs, il s’agit de permettre l’intégration du projet de Center-Parcs proposé par la société Pierre & Vacances. Cette création de ville nouvelle au détriment de zones forestières et agricoles contraire à l’esprit de notre temps qui préconise plutôt la conservation des terres agricoles utiles et l’évolution démographique de la région maîtrisée, est à contre-courant de ce qui est dit dans la Charte de développement durable du Pays de Bièvre-Valloire ayant fait l’objet de réflexions parmi les élus, les agriculteurs, les associations, les populations … en 2003.

Ce projet de Center-Parcs est apparu subrepticement à Roybon après avoir voyagé quelque peu dans le nord de la Drôme. N’ayant pas trouvé le site idéal dans ce département et les aides financières du côté des collectivités intéressées, la société Pierre & Vacances s’est rabattue, là, en Isère, où quelques élus dans la confidence lui avaient préparé un accueil des plus alléchants, autant sur le plan financier qu’environnemental. On a trouvé un espace suffisant quelle que soit sa valeur patrimoniale, et les subventions du conseil général à la hauteur des ambitions de la société Pierre & Vacances.

Ce concept de vacances-loisirs « hors-sol » ne convient absolument pas à l’identité de notre département riche en patrimoines de toutes natures et déjà fort de structures d’accueils appropriées ; aider davantage ce qui existe permettrait d’accueillir plus de monde sans augmenter notre empreinte écologique. La construction d’une ville équivalente à Beaurepaire en plein dans une zone naturelle de qualité (Natura 2000, plusieurs ZNIEFF de type I) en équilibre fragile par son hydrologie complexe va être un acte d’aménagement déraisonnable et malheureusement irréversible.

Est-ce raisonnable de faire le pari de l’emploi et du développement local à un tel prix environnemental, basé sur un taux de réussite très aléatoire ? Est-ce cela le développement durable ? Où sont les grandes déclarations d’intention du Grenelle de l’environnement ?

En principe, tout projet de PLU doit s’emboîter, selon le principe des poupées russes, dans le fonds et la forme avec tous les documents situés en amont de la hiérarchie territoriale : par exemple le SDRG (SCOT en 2011). Cette structure permet d’harmoniser, dans un projet départemental, toutes les politiques prises à tous les niveaux territoriaux.

Nous attirons donc fortement l’attention sur l’aspect dangereux de ce type de révision partielle de PLU et de tous autres documents d’organisation territoriale dans un processus de modification de bas en haut, pour faire passer un projet d’aménagement du territoire obtenu d’une façon très opportuniste et décidé dans un déni de démocratie ; lors des réunions publiques à Roybon, autant sur le projet de Center-parc que sur la révision partielle du PLU, nous avons pu constater qu’il s’agissait plus d’imposer un dossier déjà bien ficelé que de débattre sur le fonds et la forme. Ce qui laisse entendre que ce qui était bien cadré lors de sa création ne l’est plus aujourd’hui. On ouvre ainsi la porte à l’ultralibéralisme en créant ce genre de précédent.

Toute la population de la Bièvre-Valloire est concernée par cette affaire : trafics routier et aérien en augmentation, déchets en progression et aux traitements des plus primitifs, transferts de subventions au détriment de secteurs prioritaires ou en déficit, malgré des besoins urgents dans beaucoup de domaines vitaux. Et pourtant personne dans la société civile, en dehors de la Communauté de communes du Pays de Chambaran n’a été invité à une quelconque réunion de concertation.

La tendance actuelle est à la « mégalopolisation » des capitales ; chaque super-maire voulant voir son agglomération hissée au zénith du développement planétaire ; aussi voyons-nous quelque édile local se prendre à rêver pour sa commune rurale d’un destin universel. Attention au réveil brutal dû aux réformes de la fiscalité territoriale envisagée ou à l’héritage d’une ville vide, morte et inutile.

Pour les Verts-Beaurepaire Maurice LE CALVEZ


Roybon et son Center Parcs
Le 8 juillet 2009

Nous ne cesserons de dire et d’écrire que ce projet de Center- Parcs est un des exemples types de ce que nous appelons le productivisme : pour 697 emplois déclarés soit 486 emplois équivalents temps pleins, oubliés les grands principes déclarés à grands renforts de discours, comme le développement durable, le Grenelle de l’environnement et tutti quanti, lors de l’élection du Président de la République Sarkozy.

Et pourtant, ceux qui portent ce projet et ceux qui tenaient ces discours sont les mêmes qui à l’heure actuelle, sont politiquement complices des grandes entreprises licenciant à tour de bras sans raisons économiques évidentes, si ce n’est pour faire encore plus de profits.

Aux dernières nouvelles, le montage financier de ce projet au niveau des collectivités territoriales compétentes, Conseil général de l’Isère et Conseil régional Rhône-Alpes, pose problème. La contribution de chacune de ces deux collectivités était, de façon paritaire, de 15 millions d’euros au titre de la politique touristique. Le Conseil régional, qui a la compétence en matière économique et touristique n’apporterait dans la corbeille que 5 millions d’euro.

Le Conseil général, quant à lui, verrait les investissements publics d’accompagnement (voirie, eau potable, assainissement) considérablement augmentés par rapport aux prévisions initiales ; sa part atteindrait les 14,4 millions d’euros. Sa contribution totale serait donc de 29,4 millions d’euros alors que se profile une perte d’environ 50 millions d’euros sur les recettes des droits de mutation.

Pour le reste du financement, les collectivités de base ( Communautés de communes etc …) mettront la main au porte-monnaie … de leurs contribuables Mais attention, pour retrouver de nouvelles compétences, ces collectivités se verront redécoupées selon les besoins.

Jusqu’où peut mener l’opportunisme en politique ! Et pourtant, la politique est l’art de prévoir. Il est grand temps de voir venir la crise écologique, donc sociale, et de changer de politique … en changeant de majorité. Les solutions maintenant !

Travailler tous, moins, autrement pour vivre mieux. Relocalisation et reconversion écologique de l’économie  : création pour l’Europe de 10 millions d’emplois verts sur 10 ans dont une bonne partie en Isère dont la Bièvre-Valloire.

Lutte contre les changements climatiques : plan massif d’économies d’énergie et d’investissement dans les énergies renouvelables ; développement des transports ferroviaires et collectifs : pour la Bièvre-Valloire, une ligne reliant Beaurepaire à la vallée du Rhône et à Grenoble.

Agriculture paysanne de qualité et 0% d’OGM dans nos champs et nos assiettes : d’où nécessité de garder jalousement notre potentiel de terres cultivables et de forêts actuel.

MaL

 

ROYBON LE CENTER-PARCS
Le 13 octobre 2009

Lors de la dernière réunion organisée par M. Bachasson, maire-Conseiller général de Roybon, sur son projet de Centre- Parcs, nous avons appris que l’enquêteur public, suite à l’enquête publique, avait donné un avis favorable.

Des associations sont intervenues pour affirmer leur concours dans la réalisation de ce projet pour une meilleures prise en compte de l’environnement et des milieux naturels, tout en rappelant leur distanciation vis-à-vis de ce concept de Center-Parcs. Le conseil général de l’Isère, par la voix d’un de ses membres, a confirmé son soutien à ce projet, tant par subventions qu’aménagements, et a même déclaré (rapporté de mémoire par nous) qu’il était préférable de passer ses vacances dans ce centre plutôt que de prendre l’avion pour aller vers tous les bouts du monde.

Pour notre part, après avoir fait remarquer que ce Center-Parcs pourrait être justement un de ces bouts du monde pour d’autres pays augmentant ainsi le trafic d’avions en Bièvre-Valloire, nous avons rappelé que tous les déchets ménagers et industriels banals seraient transférés en vrac vers le centre d’enfouissement de Penol. Soit environ 1000 à 1500 tonnes par an, sans tri ni compostage alors que la durée de vie de ce centre d’enfouissement a été officiellement annoncée jusqu’en 2014. Il nous a été rappelé que cette fin de vie pourrait être reportée à 2018 voire 2025 après la mise en place d’une installation de traitement bio-mécanique des déchets sans tri préalable.

Nous attendons toujours de plus amples informations, tant sur l’efficacité écologique de ce système de traitement que sur les prévisions de vie du centre d’enfouissement. Quoiqu’il en soit, nous rappelons notre opposition à ce projet de Center-Parcs qui relève d’une grave erreur d’aménagement du territoire en Bièvre-Valloire, tant au niveau des besoins spécifiques de ce bassin de vie que du respect de la démocratie due à ses habitants.

Comble du mépris : la confirmation de la réalisation de ce projet de Center-Parcs ovnisien, devrait arriver courant premier semestre 2010, pendant que le Syndicat mixte du Pays de Bièvre-Valloire appelle la population à une consultation dans le cadre de l’élaboration du futur contrat de développement durable avec la Région Rhône-Alpes.

VR & MaL


Article de presse du 25/06/2009 – Enviscope Rhône-Alpes
LE SOUTIEN AU PROJET DE CENTER PARC DE ROYBON DIVISE LA MAJORITÉ RÉGIONALE
Par Michel DEPROST
Le 25 juin 2009

L’assemblée plénière du Conseil Régional va débattre le 9 juillet d’un dossier important qui divise la majorité régionale, le soutien au projet de Center Parc prévu par le groupe Pierre et Vacances en Isère.

Le projet de « Center Parc » dans les Forets des Avenières, sur le territoire de Roybon, dans le secteur des Chambarran au sud de l’Isère, près de la Drôme divise la majorité du Conseil régional en faisant montrer les verts au créneau. Au cœur du désaccord, le financement public par la Région et par le Conseil général de l’Isère, pour un projet du groupe Pierre et Vacances.

Les Centers Parcs sont des parcs de séjour pour le moment édifiés plutôt en Europe du Nord, mais aussi en France en Moselle et dans l’Aisne. Plusieurs centaines de cottages y sont loués à des vacanciers qui trouvent dans un périmètre fermé des activités de loisirs.

Le groupe Pierre et Vacances à la recherche d’une diversification géographique pour ses parcs, a prospecté dans la Drôme des Collines mais devant les refus locaux, s’est finalement intéressé au secteur des Chambarrans, un secteur de colline situé en Isère sur la rive droite de l’Isère.

Le projet est perçu localement comme un « projet colossal : 5.000 lits/personnes toute l’année dans 1.000 habitations ou « cottages » de 60 à 80 m2 dans une bulle « exotique » avec des plantes tropicales et tout ceci enclos dans un bois d’une superficie de 206 ha ». Le chantier représenterait un investissement de plus de 387 millions d’€. Les cottages seraient revendus environ 250 000 €/unité, ainsi que les autres équipements (commerces, restaurants, SPA etc.). La société Center Parcs gèrerait l’espace et les locations.

Les retombées locales seraient fiscales et sociales en termes d’emplois. La projet apporterait 600 équivalents plein temps. Mais les opposants rappellent qu’une bonne partie des empois sont des emplois importés, de cadres, de commerciaux, etc., seuls étant locaux, les emplois moins qualifiés.

Impact sur les infrastructures

Pour les opposants, le projet s’accompagne d’une modification conséquente des infrastructures du territoire dont le coût sera également supporté par la collectivité. Les points névralgiques de ce type de structure de loisirs sont la distribution électrique, l’adduction d’eau et son assainissement ainsi que la desserte routière du site (une seule entrée est prévue pour les 5.000 touristes). Le réseau actuel du canton n’est pas suffisant pour supporter ce projet basé sur des activités aquatiques et donc voraces en eau et en énergie (une eau à 29°C et un air à 30°C).

Des études techniques du Conseil général sont en cours pour le captage et le retraitement des eaux dans les communes et les territoires voisins. Un contournement de Roybon est également à l’étude, ainsi que l’élargissement des routes pour « faciliter » l’accès au centre.

15 millions du Département, 7 de la Région

Le groupe Pierre et Vacances a sollicité l’aide financière de la Région, qui est d’accord pour apporter une contribution à hauteur de 7 millions d’euros. Le Conseil général de l’Isère a prévu d’apporter 15 millions d’euros et souhaiterais que la Région accroisse sa contribution et la porte elle aussi à 15 millions d’euros.

L’aide régionale est prévue dans une ligne de crédit destinée aux petites et moyennes entreprises. L’aide est justifiée par le fait que le projet serait propre sur le plan environnemental, qui lui confère un caractère durable. Pour Olivier Bertrand, conseiller général Vert de l’Isère, le projet est cependant critiquable à plusieurs niveaux et la profitabilité de Pierre et Vacances ne justifie pas le recours à des fonds publics.

Le critique porte sur la nature du projet. « Le projet ne correspond pas à une approche de tourisme durable, intégré dans les territoires. » Le tourisme durable est un tourisme qui s’appuie sur l’existante, qui valoriser les initiatives locales, le patrimoine local, les ressources locales de toutes sortes. « Un responsable des gites de France estimait qu’on pouvait développer aussi beaucoup d’emplois avec autant d’aides publiques avec des investissements diffus mais moins spectaculaires » rappelle Olivier Bertrand.
 Remarques des élu-e-s Verts au Conseil régional Rhône-Alpes sur l’enquête publique
Révision du Plan Local d’Urbanisme de Roybon
Le 26 juin 2009

En matière de tourisme, l’objectif des Verts est de développer un éco tourisme qui respecte l’environnement naturel en limitant la pression sur les milieux et les émissions de gaz à effet de serre et dont les retombées économiques se font sur les populations locales.
En matière de tourisme, l’objectif des Verts est de développer un éco tourisme qui respecte l’environnement naturel en limitant la pression sur les milieux et les émissions de gaz à effet de serre et dont les retombées économiques se font sur les populations locales.

Les Verts rappellent également qu’un PLU ne doit pas être aménagé en fonction des intérêts particuliers mais protéger l’intérêt général et le long terme.
A l’inverse, le projet de révision du PLU de Roybon soumis à enquête a essentiellement pour but de permettre l’implantation d’un Center Parcs sur son territoire.

Par ailleurs dans le contexte actuel de crise, le projet de Center Parcs dans les Chambarans répond à un modèle de développement économique qui n’est pas celui du Développement Durable et reste basé sur des investissements sur la pierre et des dispositions fiscales, fortement remis en cause actuellement.

Sur le fond, nous ne pouvons avoir une position favorable sans éclaircissements et engagements concrets des promoteurs et des collectivités qui portent ce projet.
En effet, le concept de Center Parcs marche actuellement. Cependant, il porte des contradictions fortes.

Ainsi :
Sur le projet d’implantation à Roybon, la commune compte sur la création de 697 emplois pour sondéveloppement économique et touristique et l’installation induite de 60 nouveaux ménages sur Roybon (estimations du gestionnaire.

Mais il convient de rappeler :

Avec la totale autarcie de cet équipement touristique, voulue et revendiquée par les promoteurs du projet, et la mobilité quasi inexistante de leur clientèle cible (la « jeune famille »), les retombées sur le tourisme local et les commerces de proximité seront nulles ou faibles, à l’exception de la période de chantier.
Les Verts demandent au groupe Pierre&Vacances de faire évoluer ce concept afin de créer du lien entre le territoire d’implantation et le Center Parcs. Ainsi pourrait-on mettre en place des partenariats avec les agriculteurs pour des visites de ferme, des navettes pour la visite de sites patrimoniaux ou naturels intéressants ainsi que pour se rendre au marché, des expositions d’artisans et artistes locaux sur place, un tarif préférentiel pour la population locale comme cela est fait sur le site du lac d’Aiguebelette dans l’Aisne….
Des principes d’exploitation qui peuvent se révéler conflictuels avec le fonctionnement et l’équilibre du territoire : pas de saisonnalité, un fonctionnement 24h/24h, des emplois peu qualifiés (maintenance, restauration, nettoyage, animation-récréation, gardiennage, traitement des déchets, jardinage, électricité) et pour moitié à temps partiel (349 emplois sur les 697 créés), une rotation continue de près de 4 500 personnes.
L’approvisionnement en produits alimentaires se fera très probablement sur le critère du coût, les retombées sur l’agriculture locale dépendront donc de sa compétitivité.(1)
Nous demandons donc au futur gestionnaire du Center Parcs de s’engager sur un approvisionnement aussi local que possible, d’encourager par sa politique d’achats les agriculteurs engagés dans des démarches de qualité et de réduction de leurs impacts ainsi que de proposer systématiquement une offre en produits biologiques ou en reconversion à la clientèle.
L’utilisation de l’eau comme vecteur de loisirs pose deux questions :
-    l’approvisionnement avec la possible concurrence des usages (agricoles et eau potable notamment)
Il n’est fait aucune mention de l’éventuelle récupération des eaux pluviales (arrosage, toilettes), des mesures de précaution en cas de restriction (quels publics prioritaires), des capacités de renouvellement de la nappe aquifère…
-    l’assainissement : si l’actuel système communal doit être remis aux normes, ce n’est pas à la collectivité de payer le doublement des capacités de retraitement.(2)
Or, la participation du Center Parcs au financement n’est pas évoquée pas plus qu’un système autonome ou le fait de devoir tirer les réseaux jusqu’au site alors même que l’activité principale est extrêmement gourmande en eau.
Ces questions nécessitent un engagement des promoteurs à avoir les pratiques les plus sobres possibles : circuit fermé, récupération des eaux pluviales, dispositifs d’économie d’eau…
Le choix d’une jungle tropicale pour l’équipement principal (Aquamundo) demande un chauffage important, et donc une consommation énergétique significative qui n’a pas été évaluée pas plus que la source énergétique qui sera choisie. Il en va de même pour les bâtiments dont on ignore la classe énergétique. La simple bonne orientation des bâtiments ne peut suffire.
Les Verts demandent donc que les promoteurs du projet intègrent une aide à maîtrise d’ouvrage Haute Qualité Environnementale, si ce n’était pas prévu, que tous les bâtiments soient très basse consommation (cottages, équipements de loisirs…), que l’isolation du dôme soit particulièrement soignée, qu’un système de production d’énergies renouvelables soit intégré au projet. Nous souhaitons également que le choix des matériaux privilégie les ressources locales notamment le bois.
L’accès au site n’est envisagé que sous le seul angle de l’automobile et notamment par autoroutes et avec des pointes de déplacements importants (près de 1 623 véhicules/jour en jour de transition) sur le réseau local nécessitant l’aménagement c’est-à-dire un nouveau barreau reliant la RD20 et la RD71 et des réaménagements des points nodaux. Le seul schéma de déplacement, s’il permet de limiter les conflits d’usage, ne saurait compenser l’impact d’un tel accroissement de trafic en termes de CO2 ou de polluants atmosphériques.
Un réseau de Transports en commun existe même s’il est modeste et restreint au ramassage scolaire.
Les Verts proposent donc :
-    de mettre en place une liaison régulière, s’appuyant sur les moments d’arrivée/départs de la clientèle, entre le site, l’aéroport et la gare la plus accessible aux frais du Center Parcs ;
-    de renforcer la ligne ralliant la gare Saint-Marcellin en la prolongeant jusqu’au Center Parcs voire en créer une seconde depuis Grenoble afin d’avoir une connexion directe avec le réseau grande ligne (suppression de ruptures de charge, décourageantes pour les familles) ;
-    de mettre en place une tarification attractive et un équipement adapté (notamment accueil des poussettes, bagages…).
L’un des objectifs des promoteurs doit en effet être de réduire l’empreinte écologique de sa clientèle, de plus en plus sensible à cette question, et du complexe au minimum.
La biodiversité ne semble pas être mise en péril mais la vie de la faune risque d’être singulièrement perturbée (pour rappel de nombreuses zones protégées et ou classées, une forêt alluviale entourent le futur parc et au nord ouest se trouvent des corridors écologiques). Or :
-    le parc sera totalement clôturé malgré quelques trappes à petites faunes nécessitant des battues de décantonnement régulières ;
-    la question de la taille et de l’emplacement du futur parking n’est pas abordé.
Les volumes de déchets sont estimés à 1 200 tonnes de non recyclés et 400 tonnes de recyclés. Ces chiffres manquent d’ambition en terme de réduction des volumes et de taux de recyclage. On peut ainsi envisager des consignes, une politique d’achat préférant les produits les moins emballés et les portions familiales plutôt qu’individuelles…
Lors de la phase de chantier, nous apprécions le fait que les milieux naturels intéressants soient balisés afin de réduire sinon d’éviter leur dégradation, que les arbres soient préservés autant que possible ou à défaut replantés ; qu’il soit veillé à la préservation, au regarnissage et à la reconstitution des lisières ainsi qu’à la diversité des formations végétales…
Nous demandons à l’autorité publique de donner au promoteur un cahier des charges lui imposant la démarche « chantier propre ».
En conclusion, le projet de révision du PLU de Roybon a essentiellement pour but de permettre l’implantation d’un Center Parcs sur son territoire.
Celui-ci, qualifié d’innovant et respectueux de l’environnement par ses promoteurs, l’est à minima. Vouloir être exemplaire en matière de développement durable demande l’application d’un cahier des charges beaucoup plus exigeant.
Les Verts sont donc défavorables à ce projet tant que les points négatifs relevés ne sont pas réellement corrigés et les recommandations faites mises en œuvre ou a minima étudiées sérieusement (motivations en cas de non réalisation) :

- les réserves portent en particulier :
sur l’accès au site, le fonctionnement autarcique du Center Parcs et son insuffisante prise en compte d’un réel Développement Durable dans la gestion des ressources (eau, énergie, déchets) ;
sur les risques de déstabilisation de l’économie locale (Isère mais aussi Drôme) par une « verrue » artificielle.
– les recommandations concernent notamment la création de partenariats avec :
les collectivités concernées que sont la Commune et son intercommunalité, le Département et la Région dans leurs domaines de compétences (transports, réseaux…) ;
le territoire notamment dans le domaine agricole et tourisme de découverte (agrotourisme, culturel…).
Enfin, les Verts posent la question du subventionnement sollicitées auprès des collectivités publiques à l’heure d’une crise sociale et environnementale majeure.

(1) Or, les Verts insistent sur l’importance d’une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement (produits de saison, pas de serres chauffées, économe en eau et intrants…). Cette qualité conduit à un surcoût variable mais inévitable : rendement parfois réduit, nécessité de plus de main d’œuvre, aides publiques moindres, coût des certifications… auquel les agriculteurs industriels (très pollueurs) ne sont pas soumis. Le principe pollueur-payeur est en effet très loin d’être appliqué.

(2)L’actuel système d’assainissement est un lagunage, système que les Verts soutiennent sans réserve car :

il est adaptable en surface (ce qui n’est pas le cas des stations d’épuration classiques)
il peut s’adapter à la fluctuation des besoins : Pierre&Vacances table sur une occupation moyenne de 90% mais il y aura inévitablement des pics et creux, parfois importants
il permet de traiter les effluents d’une population qui peut être conséquente (ex. de Munich en Allemagne).
il s’intègre dans l’environnement et compose un véritable écosystème. http://rhone-alpes.lesverts.fr/article.php3?id_article=303

 

Session d’octobre 2009 du Conseil général de l’Isère
CENTER PARC
Intervention de Catherine Brette
Le 17 octobre 2009

Les écologistes n’ont pas abordé ce dossier de Center Parcs avec une position dogmatique.

Depuis la première délibération qui lançait les études de faisabilité, nous avons eu 18 mois pour étudier tous les tenants et aboutissants du projet, et nous faisons désormais plusieurs critiques qui nous amèneront à voter contre la délibération.

Aspect financier : Le projet de Pierre & Vacances, chiffré à 387 millions d’€ est en fait déjà fortement aidé par l’Etat via la défiscalisation « loi Demessine ». Cette loi bénéficie d’ailleurs essentiellement à Pierre & Vacances, groupe côté en bourse qui réalise des bénéfices considérables. Les cottages à 200 000 € seront de ‘bons’ placements pour les investisseurs [1] qui seront aidés à la fois par l’Etat et donc par le Conseil général de l’Isère. Nous dénonçons ce modèle économique et nous pensons qu’au delà du débat sur le mode de développement touristique, ce projet n’a pas besoin de l’aide du Conseil général. La somme de 7 millions d’€ prévue dans cette délibération pourrait servir à d’autres projets touristiques et d’autres politiques au moment où nous cherchons par tous les moyens à faire des économies dans tous nos secteurs d’interventions.

Nous rappelons l’intervention du président de Gites de France en octobre 2008 qui rappelait les 7000 lits en Isère dans ce réseau, et qu’une telle somme permettrait de moderniser et développer cet accueil, qu’elle créerait également beaucoup d’emplois mais plus diversifiés et irriguant mieux le territoire. Cela permettrait alors de développer un tourisme réellement « doux » et réellement « vert » dont nous sommes persuadés qu’il est la solution d’avenir en la matière.

De plus, la circulation de 4000 personnes par semaines va nécessiter la construction d’infrastructures routières couteuses qui ne sont pas incluses dans le projet, mais qui bien sûr seront à la charge du Conseil général.

Concernant les 8 millions d’€ d’aides consacrées à la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement, si nous pensons que des investissements sont nécessaires, alors faisons-les sans utiliser l’alibi Center Parc !

Aspect environnemental : nous remercions les services du Conseil général d’avoir travaillé longtemps sur ce projet et d’avoir associé les élus à ce travail. Les engagements précis et mesurables sur 9 points sont intéressants : ils vont de l’isolement des bâtiments au recyclage de l’eau et des déchets en passant par l’utilisation d’énergies renouvelables sous forme d’une chaufferie bois. Mais ces engagements sont le minimum auquel on pourrait s’attendre d’un projet qui s’affiche «  développement durable » … mais qui pour nous ne l’est pas. En effet il exige une énorme consommation d’eau (potable et non potable) de l’ordre de 220 L/personne/jour.

Par ailleurs il faudra chauffer l’eau de la piscine sous bulle à 29°C toute l’année : une chaudière à bois va avoir du mal à satisfaire tous les besoins et dans tous les cas elle ne pourra pas servir à d’autre chose comme cela avait été évoqué dans un premier temps.

Enfin l’engagement sur l’isolation des bâtiments à la hauteur de la Règlementions Thermique (RT) 2005 – 30% est un objectif très peu ambitieux : quand les cottages seront construits, la RT 2012 sera en vigueur, soit la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation) soit 50 KWH/m2. Ce sont les normes à prendre en compte pour être dans une logique de développement soutenable.

Aspect touristique : ce type de tourisme ne semble pas très approprié à quelques semaines de Copenhague et des enjeux vitaux de la planète … et ce même s’il crée des emplois. Il y a d’autres modes de développement possible.

En conclusion nous dénonçons cette aide financière importante de la collectivité publique pour un groupe côté en bourse et pour des personnes plutôt aisées qui seront déjà défiscalisées quand elles achèteront les cottages. De la même manière que nous avons souvent ici débattu des aides économiques aux grosses entreprises de l’Isère, nous refusons cette soumission des collectivités à cette logique de mise en concurrence des territoires.

Vote contre des conseillers généraux Verts.
[1] C’est en fait essentiellement des particuliers qui achètent des cottages pour faire des placements défiscalisés. Ils doivent pour bénéficier de la défiscalisation déléguer la gestion à P&V, maitre d’œuvre de l’opération.

Source:

http://www.lesverts38.org/spip.php?article1809

 

CENTER PARCS = A.R.N.A.C.
Le 22 octobre 2009

Aménagement

Concept nordique et périurbain sorti un beau matin d’un chapeau à l’aide d’un coup de baguette magique, ne répondant pas aux besoins du bassin de vie BIEVRE-VALLOIRECHAMBARAN, avec plus de voitures sur les routes et d’avions dans l’air. Tout le contraire de ce qu’il faudrait faire, face aux prévisions scientifiquement établies du réchauffement de la planète : transports en commun non polluants, formations pour des emplois valorisants et rémunérateurs dans les énergies renouvelables et l’agriculture paysanne BIO, développement d’un tourisme intelligent existant déjà en partie.

Rural

Nouvelle confiscation d’espaces naturels et agricoles pour une forme d’urbanisme concentrationnaire cultivant l’individualisme tout en offrant des thérapies de groupe aux maladies nouvelles de notre société du plus-plus-plus, avec consommation de produits centralisés au détriment du commerce local.

Navrant

Offre d’emplois de servitude, à temps partiel et bon marché, pour une clientèle exigeante. Grosse consommation d’énergies et de ressources naturelles (eau, bois), destruction à retardement d’espaces périphériques à grosse valeur naturelle ( ZNIEFF, NATURA 2000 ), grosse production de déchets à traiter ailleurs ( NIMBY = NOT IN MY BACK YARD = PAS CHEZ MOI ) en se cachant derrière un masque vert et exorcisant par la fameuse formule magique du « développement durable », des élus médusés, droites et socialistes confondus.

Artificiel

Disparition de la biodiversité mais maintien d’arbres-éléments-décors-verts ; ferme miniature aseptisée, bien isolée et protégée d’une région rurale authentique; transfert d’une partie de l’eau de nos vallons froids et tourbeux légalement protégés vers une bulle de baignade chaude toute l’année ; avec comme fond sonore, la douce mélodie des salves d’artillerie du camp de Chambaran. Attention à la magie de la publicité : les arbres perdent leurs feuilles pendant la moitié de l’année.

Coûteux
Conseil régional Rhône-Alpes, Conseil général de l’Isère, Collectivités locales et citoyens isérois financeront cette réalisation au profit d’une entreprise ultralibérale, offrant des avantages fiscaux à des investisseurs à la recherche de profits financiers, rejetant tous les risques envisageables sur tout le monde, y compris les plus modestes déjà victimes d’une soi-disant crise économique qui semble bien arranger les affaires des grands groupes financiers.

www.lesverts-beaurepaire.fr

Source:

http://lesverts38.org/spip.php?article1818
ROYBON LE CENTER-PARCS
Le 13 octobre 2009
Article paru dans La feuille Verte de BV n°11 – octobre 2009

Lors de la dernière réunion organisée par M. Bachasson, maire-Conseiller général de Roybon, sur son projet de Centre- Parcs, nous avons appris que l’enquêteur public, suite à l’enquête publique, avait donné un avis favorable.

Des associations sont intervenues pour affirmer leur concours dans la réalisation de ce projet pour une meilleures prise en compte de l’environnement et des milieux naturels, tout en rappelant leur distanciation vis-à-vis de ce concept de Center-Parcs. Le conseil général de l’Isère, par la voix d’un de ses membres, a confirmé son soutien à ce projet, tant par subventions qu’aménagements, et a même déclaré (rapporté de mémoire par nous) qu’il était préférable de passer ses vacances dans ce centre plutôt que de prendre l’avion pour aller vers tous les bouts du monde.

Pour notre part, après avoir fait remarquer que ce Center-Parcs pourrait être justement un de ces bouts du monde pour d’autres pays augmentant ainsi le trafic d’avions en Bièvre-Valloire, nous avons rappelé que tous les déchets ménagers et industriels banals seraient transférés en vrac vers le centre d’enfouissement de Penol. Soit environ 1000 à 1500 tonnes par an, sans tri ni compostage alors que la durée de vie de ce centre d’enfouissement a été officiellement annoncée jusqu’en 2014. Il nous a été rappelé que cette fin de vie pourrait être reportée à 2018 voire 2025 après la mise en place d’une installation de traitement bio-mécanique des déchets sans tri préalable.

Nous attendons toujours de plus amples informations, tant sur l’efficacité écologique de ce système de traitement que sur les prévisions de vie du centre d’enfouissement. Quoiqu’il en soit, nous rappelons notre opposition à ce projet de Center-Parcs qui relève d’une grave erreur d’aménagement du territoire en Bièvre-Valloire, tant au niveau des besoins spécifiques de ce bassin de vie que du respect de la démocratie due à ses habitants.

Comble du mépris : la confirmation de la réalisation de ce projet de Center-Parcs ovnisien, devrait arriver courant premier semestre 2010, pendant que le Syndicat mixte du Pays de Bièvre-Valloire appelle la population à une consultation dans le cadre de l’élaboration du futur contrat de développement durable avec la Région Rhône-Alpes.

VR & MaL

 

Max + 2°C : c’est l’objectif ambitieux mais insuffisant du sommet de Copenhague sur le climat. Un objectif insuffisant, car à +2°C, le monde sera bouleversé. Pourtant cet objectif sera difficile à atteindre : nos habitudes doivent changer très vite.

Ici, dans les Alpes, nous voyons déjà des effets du dérèglement climatique global : fonte des glaciers, difficulté d’enneigement pour les stations de moyenne montagne, canicules, migration des animaux en latitude et en altitude, etc… Ici, notre civilisation est la cause de ce bouleversement : trajets automobiles systématiques, industries chimiques énergivores, tourisme aérien pour quelques jours de ski, agriculture intensive dans les plaines, bâtiments trop mal isolés pour lnos écarts de température, etc… Ici, en Isère, nous avons des élus pour qui l’ultimatum climatique n’est qu’une occasion de faire de beaux discours.

Mais en Isère, nous sommes aussi un peu plus nombreux qu’ailleurs conscients de la révolution à accomplir : de l’évidente nécessité d’arrêter toute nouvelle autoroute, comme la rocade nord, pour mettre toutes nos forces dans le développement du vélo, du tram et du train. La nécessité d’inventer un autre tourisme, doux, économe en énergie, en contact avec la nature, qui privilégierait la richesse des relations humaines, et ainsi abandonner le projet de Center Parcs à Roybon. Le devoir d’accueillir les réfugiés climatiques, victimes de nos modes de vie. L’urgence d’isoler tous les bâtiments, de modifier nos habitudes alimentaires, de nous déplacer moins et autrement. La mobilisation nécessaire de tous les acteurs associatifs, syndicaux, publics, pour reconvertir nos industries durement touchées par la crise (+33 % de chômeurs en un an en Isère !), pour se former aux nouveaux métiers de l’écologie, pour inventer des villes à taille humaine et des campagnes revitalisées.

Mobilisons largement l’opinion publique, faisons pression sur nos dirigeants pour les obliger à réussir le sommet de Copenhague et pour changer d’ère en Isère !

24 nov 2009

Source:

http://www.lesverts38.org/spip.php?article1849

Center Parcs de Roybon

Cet aménagement touristique n’a de « durable » que la façade des cottages en bois. Nous vous avions déjà fait part de notre profond désaccord sur ce projet dans l’Echo Vert n°65 de mars 2009. Rappelons que la consommation énergétique est estimée entre 16 et 20 GWh/an. A lui seul, l’Aquamundo de 3 000 m2 (espace principal du complexe aquatique), absorbera 80 % de la chaufferie bois pour que l’eau atteigne 29°C toute l’année. Derrière ce type de tourisme maquillé à la mode « verte » se cache Pierre & Vacances, grand groupe immobilier qui accroît ses bénéfices en 2008-2009, ce malgré la crise (1,45 Md €). Lors d’une réunion publique, son directeur adjoint déclara, sans ambages, à propos du projet : « la crise semble passée, nous espérons pouvoir construire les 1021 cottages d’un coup ».
Alors que nous,  militants et élus des Verts, émettions d’importantes réserves sur ce type de projet (en terme d’aménagement du territoire, d’insuffisance des infras- tructures existantes et d’un meilleur usage de l’argent publique),  celui-ci continue. En juillet dernier, malgré le vote contre des élus régionaux verts, le Conseil Régional a exprimé (droite et gauche traditionnelle confondues) son soutien au projet pour un montant de 7M€. Cette aide comprend le recrutement, la formation et le suivi des demandeurs d’emploi (1,5M€), le développement des énergies renouvelable et la maîtrise de l’impact environnemental (3,5 M€), le développement de la filière bois en Rhône-Alpes (1 M€), ainsi que la mobilisation de Rhône-
Alpes Tourisme pour en faire la promotion (1M€).
En octobre, le Conseil Général de l’Isère a voté les 15 M€, que son Président avait promis depuis longtemps
sans aucune forme de débat démocratique : 8M€ sur la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement et 7 M€ en aides directes à l’entreprise.
Au moment où tous les budgets sont drastiquement diminués et au moment où il manque 118 millions d’euros
pour boucler le budget 2010, on aurait pu espérer des choix plus responsables et surtout plus respectueux des isérois et des rhône-alpins.

BÉATRICE JANIAUD Conseillère régionale verte
Source la feuille verte janvier 2010    http://verts-beaurepaire.no-ip.org/

2010 année de la biodiversité ?

Ca commence bien !
L’ assèchement de Chambaran et l’étalement urbain insolite !
Ah oui ! 2010 c’est l’année de la biodiversité !
200 hectares inondés par l’arrivée de milliers de personnes parachutées, via l’aéroport de st Etienne de St Geoirs dans une infrastructure à visée aquatique et non rurale, (y a sans doute une vie microbienne intense et variée dans un aquamondo à 29°C, une faune à évaluer dans le recensement des espèces menacées, peut- être un corridor biologique nanométrique à incorporer au projet ? Psuiit, pas de jaloux ! Balayés les microbes ! La serre sera aseptisée ! Et puis un séjour de trois jours à 29°C ça favorise la chaleur humaine et ça permet de tisser du lien social !?)
Adieu biodiversité banale ou rare, malgré l’inventaire faunistique ou floristique, on s’en fiche pas mal.2010 c’est aussi faire le deuil de l’espoir que représentait Copenhague : le deuil va être lourd dans Chambaran. Ici, en Bièvre-Valloire, au lieu d’être opportuniste, on aurait pu réfléchir pour agir modérément, en concevant des projets à taille humaine, non artificiels, non profitables à merci aux mêmes, en valorisant des emplois. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. La population n’accepte pas ce projet naïvement. Pour préserver la vie sur cette belle terre de Chambaran, une dernière marche
au sein de la forêt a rassemblé plus de quatre-vingt personnes le 11 novembre
dernier. Les promeneurs découvraient les méandres du chevelu de la zone humide dont l’eau va disparaître, asséchant le sol pour l’avènement d’une zone propre de 200 hectares.
La montagne a déjà été défigurée au nom du tourisme blanc, nombreux sont ceux qui ne peuvent se résigner à l’idée d’un équilibre touristique par l’urbanisation « verte » de nos contrées rurales !
VR
Source: La feuille verte janvier 2010.    http://verts-beaurepaire.no-ip.org/

 

Remarques des élu-e-s Verts au Conseil régional Rhône-Alpes sur l’enquête publique
Révision du Plan Local d’Urbanisme de Roybon

Le 26 juin 2009
En matière de tourisme, l’objectif des Verts est de développer un éco tourisme qui respecte l’environnement naturel en limitant la pression sur les milieux et les émissions de gaz à effet de serre et dont les retombées économiques se font sur les populations locales.
En matière de tourisme, l’objectif des Verts est de développer un éco tourisme qui respecte l’environnement naturel en limitant la pression sur les milieux et les émissions de gaz à effet de serre et dont les retombées économiques se font sur les populations locales.

Les Verts rappellent également qu’un PLU ne doit pas être aménagé en fonction des intérêts particuliers mais protéger l’intérêt général et le long terme.
A l’inverse, le projet de révision du PLU de Roybon soumis à enquête a essentiellement pour but de permettre l’implantation d’un Center Parcs sur son territoire.

Par ailleurs dans le contexte actuel de crise, le projet de Center Parcs dans les Chambarans répond à un modèle de développement économique qui n’est pas celui du Développement Durable et reste basé sur des investissements sur la pierre et des dispositions fiscales, fortement remis en cause actuellement.

Sur le fond, nous ne pouvons avoir une position favorable sans éclaircissements et engagements concrets des promoteurs et des collectivités qui portent ce projet.
En effet, le concept de Center Parcs marche actuellement. Cependant, il porte des contradictions fortes.

Ainsi :
Sur le projet d’implantation à Roybon, la commune compte sur la création de 697 emplois pour sondéveloppement économique et touristique et l’installation induite de 60 nouveaux ménages sur Roybon (estimations du gestionnaire.

Mais il convient de rappeler :

Avec la totale autarcie de cet équipement touristique, voulue et revendiquée par les promoteurs du projet, et la mobilité quasi inexistante de leur clientèle cible (la « jeune famille »), les retombées sur le tourisme local et les commerces de proximité seront nulles ou faibles, à l’exception de la période de chantier.
Les Verts demandent au groupe Pierre&Vacances de faire évoluer ce concept afin de créer du lien entre le territoire d’implantation et le Center Parcs. Ainsi pourrait-on mettre en place des partenariats avec les agriculteurs pour des visites de ferme, des navettes pour la visite de sites patrimoniaux ou naturels intéressants ainsi que pour se rendre au marché, des expositions d’artisans et artistes locaux sur place, un tarif préférentiel pour la population locale comme cela est fait sur le site du lac d’Aiguebelette dans l’Aisne….
Des principes d’exploitation qui peuvent se révéler conflictuels avec le fonctionnement et l’équilibre du territoire : pas de saisonnalité, un fonctionnement 24h/24h, des emplois peu qualifiés (maintenance, restauration, nettoyage, animation-récréation, gardiennage, traitement des déchets, jardinage, électricité) et pour moitié à temps partiel (349 emplois sur les 697 créés), une rotation continue de près de 4 500 personnes.
L’approvisionnement en produits alimentaires se fera très probablement sur le critère du coût, les retombées sur l’agriculture locale dépendront donc de sa compétitivité.(1)
Nous demandons donc au futur gestionnaire du Center Parcs de s’engager sur un approvisionnement aussi local que possible, d’encourager par sa politique d’achats les agriculteurs engagés dans des démarches de qualité et de réduction de leurs impacts ainsi que de proposer systématiquement une offre en produits biologiques ou en reconversion à la clientèle.
L’utilisation de l’eau comme vecteur de loisirs pose deux questions :
-    l’approvisionnement avec la possible concurrence des usages (agricoles et eau potable notamment)
Il n’est fait aucune mention de l’éventuelle récupération des eaux pluviales (arrosage, toilettes), des mesures de précaution en cas de restriction (quels publics prioritaires), des capacités de renouvellement de la nappe aquifère…
-    l’assainissement : si l’actuel système communal doit être remis aux normes, ce n’est pas à la collectivité de payer le doublement des capacités de retraitement.(2)
Or, la participation du Center Parcs au financement n’est pas évoquée pas plus qu’un système autonome ou le fait de devoir tirer les réseaux jusqu’au site alors même que l’activité principale est extrêmement gourmande en eau.
Ces questions nécessitent un engagement des promoteurs à avoir les pratiques les plus sobres possibles : circuit fermé, récupération des eaux pluviales, dispositifs d’économie d’eau…
Le choix d’une jungle tropicale pour l’équipement principal (Aquamundo) demande un chauffage important, et donc une consommation énergétique significative qui n’a pas été évaluée pas plus que la source énergétique qui sera choisie. Il en va de même pour les bâtiments dont on ignore la classe énergétique. La simple bonne orientation des bâtiments ne peut suffire.
Les Verts demandent donc que les promoteurs du projet intègrent une aide à maîtrise d’ouvrage Haute Qualité Environnementale, si ce n’était pas prévu, que tous les bâtiments soient très basse consommation (cottages, équipements de loisirs…), que l’isolation du dôme soit particulièrement soignée, qu’un système de production d’énergies renouvelables soit intégré au projet. Nous souhaitons également que le choix des matériaux privilégie les ressources locales notamment le bois.
L’accès au site n’est envisagé que sous le seul angle de l’automobile et notamment par autoroutes et avec des pointes de déplacements importants (près de 1 623 véhicules/jour en jour de transition) sur le réseau local nécessitant l’aménagement c’est-à-dire un nouveau barreau reliant la RD20 et la RD71 et des réaménagements des points nodaux. Le seul schéma de déplacement, s’il permet de limiter les conflits d’usage, ne saurait compenser l’impact d’un tel accroissement de trafic en termes de CO2 ou de polluants atmosphériques.
Un réseau de Transports en commun existe même s’il est modeste et restreint au ramassage scolaire.
Les Verts proposent donc :
-    de mettre en place une liaison régulière, s’appuyant sur les moments d’arrivée/départs de la clientèle, entre le site, l’aéroport et la gare la plus accessible aux frais du Center Parcs ;
-    de renforcer la ligne ralliant la gare Saint-Marcellin en la prolongeant jusqu’au Center Parcs voire en créer une seconde depuis Grenoble afin d’avoir une connexion directe avec le réseau grande ligne (suppression de ruptures de charge, décourageantes pour les familles) ;
-    de mettre en place une tarification attractive et un équipement adapté (notamment accueil des poussettes, bagages…).
L’un des objectifs des promoteurs doit en effet être de réduire l’empreinte écologique de sa clientèle, de plus en plus sensible à cette question, et du complexe au minimum.
La biodiversité ne semble pas être mise en péril mais la vie de la faune risque d’être singulièrement perturbée (pour rappel de nombreuses zones protégées et ou classées, une forêt alluviale entourent le futur parc et au nord ouest se trouvent des corridors écologiques). Or :
-    le parc sera totalement clôturé malgré quelques trappes à petites faunes nécessitant des battues de décantonnement régulières ;
-    la question de la taille et de l’emplacement du futur parking n’est pas abordé.
Les volumes de déchets sont estimés à 1 200 tonnes de non recyclés et 400 tonnes de recyclés. Ces chiffres manquent d’ambition en terme de réduction des volumes et de taux de recyclage. On peut ainsi envisager des consignes, une politique d’achat préférant les produits les moins emballés et les portions familiales plutôt qu’individuelles…
Lors de la phase de chantier, nous apprécions le fait que les milieux naturels intéressants soient balisés afin de réduire sinon d’éviter leur dégradation, que les arbres soient préservés autant que possible ou à défaut replantés ; qu’il soit veillé à la préservation, au regarnissage et à la reconstitution des lisières ainsi qu’à la diversité des formations végétales…
Nous demandons à l’autorité publique de donner au promoteur un cahier des charges lui imposant la démarche « chantier propre ».
En conclusion, le projet de révision du PLU de Roybon a essentiellement pour but de permettre l’implantation d’un Center Parcs sur son territoire.
Celui-ci, qualifié d’innovant et respectueux de l’environnement par ses promoteurs, l’est à minima. Vouloir être exemplaire en matière de développement durable demande l’application d’un cahier des charges beaucoup plus exigeant.
Les Verts sont donc défavorables à ce projet tant que les points négatifs relevés ne sont pas réellement corrigés et les recommandations faites mises en œuvre ou a minima étudiées sérieusement (motivations en cas de non réalisation) :

- les réserves portent en particulier :
sur l’accès au site, le fonctionnement autarcique du Center Parcs et son insuffisante prise en compte d’un réel Développement Durable dans la gestion des ressources (eau, énergie, déchets) ;
sur les risques de déstabilisation de l’économie locale (Isère mais aussi Drôme) par une « verrue » artificielle.
– les recommandations concernent notamment la création de partenariats avec :
les collectivités concernées que sont la Commune et son intercommunalité, le Département et la Région dans leurs domaines de compétences (transports, réseaux…) ;
le territoire notamment dans le domaine agricole et tourisme de découverte (agrotourisme, culturel…).
Enfin, les Verts posent la question du subventionnement sollicitées auprès des collectivités publiques à l’heure d’une crise sociale et environnementale majeure.

(1) Or, les Verts insistent sur l’importance d’une agriculture de qualité, respectueuse de l’environnement (produits de saison, pas de serres chauffées, économe en eau et intrants…). Cette qualité conduit à un surcoût variable mais inévitable : rendement parfois réduit, nécessité de plus de main d’œuvre, aides publiques moindres, coût des certifications… auquel les agriculteurs industriels (très pollueurs) ne sont pas soumis. Le principe pollueur-payeur est en effet très loin d’être appliqué.

(2)L’actuel système d’assainissement est un lagunage, système que les Verts soutiennent sans réserve car :

il est adaptable en surface (ce qui n’est pas le cas des stations d’épuration classiques)
il peut s’adapter à la fluctuation des besoins : Pierre&Vacances table sur une occupation moyenne de 90% mais il y aura inévitablement des pics et creux, parfois importants
il permet de traiter les effluents d’une population qui peut être conséquente (ex. de Munich en Allemagne).
il s’intègre dans l’environnement et compose un véritable écosystème.
http://rhone-alpes.lesverts.fr/article.php3?id_article=303

 

ROYBON ET SON CENTER-PARCS

Le 8 juillet 2009 / nb de visites 405
Nous ne cesserons de dire et d’écrire que ce projet de Center- Parcs est un des exemples types de ce que nous appelons le productivisme : pour 697 emplois déclarés soit 486 emplois équivalents temps pleins, oubliés les grands principes déclarés à grands renforts de discours, comme le développement durable, le Grenelle de l’environnement et tutti quanti, lors de l’élection du Président de la République Sarkozy.

Et pourtant, ceux qui portent ce projet et ceux qui tenaient ces discours sont les mêmes qui à l’heure actuelle, sont politiquement complices des grandes entreprises licenciant à tour de bras sans raisons économiques évidentes, si ce n’est pour faire encore plus de profits.

Aux dernières nouvelles, le montage financier de ce projet au niveau des collectivités territoriales compétentes, Conseil général de l’Isère et Conseil régional Rhône-Alpes, pose problème. La contribution de chacune de ces deux collectivités était, de façon paritaire, de 15 millions d’euros au titre de la politique touristique. Le Conseil régional, qui a la compétence en matière économique et touristique n’apporterait dans la corbeille que 5 millions d’euro.

Le Conseil général, quant à lui, verrait les investissements publics d’accompagnement (voirie, eau potable, assainissement) considérablement augmentés par rapport aux prévisions initiales ; sa part atteindrait les 14,4 millions d’euros. Sa contribution totale serait donc de 29,4 millions d’euros alors que se profile une perte d’environ 50 millions d’euros sur les recettes des droits de mutation.

Pour le reste du financement, les collectivités de base ( Communautés de communes etc …) mettront la main au porte-monnaie … de leurs contribuables Mais attention, pour retrouver de nouvelles compétences, ces collectivités se verront redécoupées selon les besoins.

Jusqu’où peut mener l’opportunisme en politique ! Et pourtant, la politique est l’art de prévoir. Il est grand temps de voir venir la crise écologique, donc sociale, et de changer de politique … en changeant de majorité. Les solutions maintenant !

Travailler tous, moins, autrement pour vivre mieux. Relocalisation et reconversion écologique de l’économie  : création pour l’Europe de 10 millions d’emplois verts sur 10 ans dont une bonne partie en Isère dont la Bièvre-Valloire.

Lutte contre les changements climatiques : plan massif d’économies d’énergie et d’investissement dans les énergies renouvelables ; développement des transports ferroviaires et collectifs : pour la Bièvre-Valloire, une ligne reliant Beaurepaire à la vallée du Rhône et à Grenoble.

Agriculture paysanne de qualité et 0% d’OGM dans nos champs et nos assiettes : d’où nécessité de garder jalousement notre potentiel de terres cultivables et de forêts actuel.

MaL

http://lesverts38.org/article.php3?id_article=1632

CENTER PARCS ROYBON : TOUTES LES RAISONS DE LA SUSPENSION ANNONCÉE PAR PIERRE & VACANCES !

Le 1er octobre 2010 / nb de visites 1217
Surprise, le 30 septembre 2010 France Bleu Isère annonçait que le projet de Center parcs Roybon était à l’arrêt ! Un coup de fil au siège de Pierre & Vacances permet de confirmer : le projet est suspendu « tant que ne seront pas levées les incertitudes juridiques que les recours administratifs déposés par les opposants associatifs font peser sur le projet ».

Il s’agit déjà d’un premier aveu. Les recours déposés il y a quelques jours par l’association « Pour les Chambaran Sans Center parcs »1 inquiètent visiblement Pierre & Vacances. L’entreprise n’a plus l’air aussi sûre du caractère irréprochable de son projet sur le plan légal.

Nul doute également que la mobilisation grandissante des opposants au projet commence à faire réfléchir la multinationale du tourisme : ainsi la popularité de l’association lors de la dernière foire de l’Albenc n’est par exemple pas passée inaperçue.

Toutefois, on sait que les recours administratifs, n’interdisent pas la poursuite des projets car ils n’ont aucune valeur suspensive. Même un permis de construire annulé peut être immédiatement redéposé ; c’est ce qui s’est d’ailleurs passé avec le stade des Alpes à Grenoble dont les travaux n’ont jamais été retardés malgré les nombreux recours.

Nous le révélons aujourd’hui : deux nouveaux éléments justifient aujourd’hui la suspension du projet de Center parcs à Roybon. Pierre & Vacances a visiblement oublié de communiqué à leur sujet.

Tout d’abord l’entreprise a découvert, plus que tardivement, qu’elle ne pourrait pas esquiver une des dispositions de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 qui vise à assurer la préservation des zones humides. Pourtant dans le protocole d’accord entre «  le Département de l’Isère et Pierre et Vacances SA » voté le 15 octobre 2009 par le Conseil général, on pouvait déjà lire :

Compte-tenu de l’importance des travaux envisagés et du milieu naturel dans lequel le projet s’inscrit, une autorisation au titre de la loi sur l’eau devra également être obtenue avant l’engagement des travaux. Ce dossier fera également l’objet d’une étude d’impact et d’une enquête publique. [...] Les zones humides qui seront impactées par l’implantation du Center parcs donneront lieu à des mesures compensatoires appropriées.

C’est la DDT Isère (Direction Départementale des Territoires) et la DREAL Rhône-Alpes (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) qui veillent à ce que la destruction d’une zone humide soit compensée par la création de zones humides équivalentes au double de la surface impactée.

En l’occurrence Pierre & Vacances doit restaurer ou recréer 140 hectares de zones humides, a priori en Isère (soit l’équivalent d’environ 300 terrains de football !). C’est une surface considérable et le temps nécessaire pour l’acquisition de ces parcelles (ou le conventionnement) auprès de multiples particuliers ne permettra pas un bouclage de l’enquête publique « Loi sur l’eau » comme prévu à l’automne 2010. D’ailleurs celle-ci n’a toujours pas commencé, preuve des grandes difficultés rencontrées par la multinationale.

Second élément, ce retard est très problématique pour Pierre & Vacances car le gouvernement vient de décider de remettre en cause tout le système de défiscalisation sur lequel est entièrement adossée la viabilité économique des Center parcs.

La niche fiscale pratiquement taillée sur mesure pour Pierre & Vacances est le dispositif « loi Demessine »3 permettant un remboursement de TVA (19,6%) sur un maximum de 100 000 euros et une réduction d’impôt de 25 000 euros sur 6 ans pour les investissements en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR).

Les zones pouvant bénéficier du dispositif prévu par la loi Demessine sont publiées par décret. Surprise, il apparaît que dans le secteur dans lequel Pierre & Vacances cherchait à s’implanter (nord Drôme ou Bièvre Chambaran), seul le canton de Roybon est en ZRR. Il y a donc fort à parier que la « concurrence » qu’a soit disant fait jouer Pierre & Vacances entre l’Isère et la Drôme n’était que de façade : l’entreprise savait que son Center parcs ne pouvait s’implanter qu’à Roybon. Cette fausse « concurrence » entre départements a, en fait, permis de négocier une forte aide du département de l’Isère (15 millions d’euros).

Au moment où le Conseil général a pour la première fois délibéré, le 13 juin 2008, seule la loi Demessine pouvait servir à défiscaliser l’achat d’un cottage. Mais entre temps, la crise a touché fortement le marché immobilier. Pour soutenir ce secteur, l’Etat a mis en place un nouveau dispositif, dit « loi Scellier »4 en 2009. Ce dispositif permet aux investisseurs immobiliser de bénéficier d’un abattement fiscal sous certaines conditions. Cet abattement était de 25% de la valeur du bien en 2010 plafonné à 300 000 euros (et non 100 000). Il était donc plus avantageux que le dispositif Demessine.

Or, le gouvernement vient d’annoncer une modification des taux d’abattement pour le dispositif « Scellier » dans les années à venir. Il devait baisser à 15% pour 2011. Aux dernières nouvelles5, la baisse serait encore plus forte : 13,5% en 2011 et 9% en 2012. Le dispositif « Demessine » risque lui aussi d’être revu à la baisse de façon similaire.

Pierre & Vacances savait bien que le montage financier de ce dossier était lié aux délais de ces avantages fiscaux. La délibération voté en juin 2008 par l’assemblée départementale est d’ailleurs explicite : «  Pour bénéficier des avantages fiscaux liés à la résidence de tourisme, Pierre-et-Vacances doit en effet avoir commercialisé les cottages avant le 31 décembre 2010, étant entendu que la majorité est vendue sur plans. »

En conclusion, les incertitudes juridiques liées aux recours déposés et la mobilisation grandissante des opposants inquiètent les promoteurs du projet. Mais aujourd’hui c’est surtout la grande difficulté pour mettre en oeuvre les « compensations » environnementales et l’effondrement du modèle économique et fiscal du projet qui risquent, non pas de le suspendre, mais de l’arrêter définitivement.

Si cette décision est finalement prise par Pierre & Vacances, tous les emplois promis seront évidemment remis en cause. Les élus qui se sont engagés, têtes baissées, sur ce projet exploitant une niche fiscale immobilière, consommateur de grosses subventions publiques et contestable en terme de développement équilibré du territoire, devront expliquer toutes les raisons de cet arrêt aux populations locales.

Les écologistes souhaitent que les aides publiques promises par la commune, le département et la région, soit réorientées pour créer de très nombreux emplois en développant notamment une politique volontariste de tourisme « doux » (parcours sportifs, valorisation culturelle, hôtellerie, campings, chambres d’hôtes, gites ruraux, gites à la ferme, …) générant des activités économiques et sociales réellement au bénéfice des habitants de la Bièvre-Valloire et plus globalement de l’Isère.

Pour Europe Ecologie Les Verts de l’Isère, Christine GARNIER, présidente des Verts de l’Isère

Pour le groupe des Verts de Beaurepaire, Arnaud BOUCHENY, porte-parole

Pour les élus Verts du Conseil général de l’Isère, Catherine BRETTE, présidente de groupe

Pour les élus du groupe « Europe Ecologie Les Verts » du Conseil régional Rhône-Alpes, Maryvonne BOILEAU, conseillère régionale membre du CDRA Bièvre-Valloire

Source:

http://lesverts38.org/spip.php?article2440

Communiqué du 24 juin 2011
CENTER PARCS À ROYBON : UNE SUSPENSION DU PROJET POUR DE NOUVELLES ÉTUDES

Le 24 juin 2011 / nb de visites 187
Suite des recours portés par l’association Pour les Chambaran Sans Center Parcs, le tribunal administratif a décidé d’annuler la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de Roybon et donc le permis de construire déposé pour le projet de Center Parcs.

Ce jugement doit être l’occasion pour le Conseil général de l’Isère et la région Rhône-Alpes de suspendre leur participation à ce projet, ainsi que le permet l’article 9 du protocole que le département a signé avec Pierre & Vacances [1]. En effet, deux éléments nécessitent d’en questionner à nouveau l’intérêt général.

Tout d’abord, les contraintes budgétaires se sont encore aggravées en 2011 pour le Conseil général de l’Isère et la région Rhône-Alpes du fait de l’explosion des dépenses sociales et des baisses de recettes. Comment justifier que le département puisse accorder 15 millions d’€ et la région 7 millions d’€ d’aides publiques (et beaucoup plus en intégrant les réseaux d’eau et les accès routiers) à une multinationale du tourisme, alors que les conseillers généraux socialistes n’ont pas trouvé les 1,3 millions d’€ demandés par les associations culturelles iséroises, compensant une partie des baisses du budget 2011 et évitant ainsi de pousser de nombreux intermittents du spectacle dans le dispositif RSA, faute d’emploi.

Deuxième élément : la grave sécheresse du printemps 2011 a montré que les nappes phréatiques de la zone d’implantation de ce Center Parcs étaient particulièrement sensibles aux aléas météorologiques (voir l’avis du BGRM [2]). Le réchauffement climatique ne pourra qu’aggraver cette situation dans les années à venir. Il serait irresponsable d’augmenter la ponction d’eau de 1200 m3 par jour pour un immense centre de vacances et une bulle tropicale aqua-ludique, alors que les habitants et agriculteurs locaux subissent déjà des restrictions d’eau.

Ces éléments, ainsi que les réserves déjà formulées sur le modèle de développement touristique « hors sol » des Center parcs et leur modèle économique assis sur une niche fiscale (autres subventions publiques indirectes mais réelles) nous amènent à demander à la région Rhône-Alpes et au Conseil général de l’Isère que la suspension de la convention permette à des bureaux d’études indépendants de mener à bien :

une étude sur l’impact du Center parcs de Roybon sur les réserves d’eau de la région dans un contexte dynamique de réchauffement climatique ;

une étude comparative sur le nombre d’emplois qui pourraient être créés en Isère dans le domaine du tourisme doux et du développement économique et social local avec le même niveau d’aide publique que celui accordé à Pierre & Vacances (aides directes et indirectes, toutes collectivités confondues), soit plus de 30 millions d’€.

Yann MONGABURU, porte-parole d’Europe Ecologie les Verts de l’Isère

Véronique RATAT, pour le groupe de Bièvre-Valloire

Olivier BERTRAND, président du groupe des élus EELV du conseil général de l’Isère

Eric PIOLLE, co-président du groupe des élus EELV de la région Rhône-Alpes

& Michèle RIVASI, euro-députée EELV de la région Sud-Est

http://lesverts38.org/spip.php?article2909

Center Parcs : l’amateurisme au rendez vous
S.LECOEUR
Center Parcs : l’amateurisme au rendez vous

Suite aux réactions, dans la presse des différentes parties soutenant le projet de Center Parcs dans les Chambaran, il convient de remettre les choses dans le bon sens et de souligner l’amateurisme dont l’ensemble des acteurs pro-center-parcs ont fait preuve dans le traitement des dossiers.

Le conseil général représenté par son Président André Vallini dans un élan de générosité n’a pas hésité à faire voter 15 millions de subventions pour ce projet, tout en délaissant des filières d’avenir tel que la filière bois, en réduisant les budgets liés à la culture, à l’accueil de la petite enfance… Cette annulation le met devant ses responsabilités et ce dernier devrait prendre en compte qu’elle met en lumière l’obsolescence sa politique de distribution d’argent publique aux grands groupes industriels. Il convient par ailleurs de lui rappeler qu’il sera lui aussi responsable de l’échec de ce projet aux yeux de la population, et que les opposants qu’il qualifie de poignée d’intégristes (dont il serait bien étonné de connaître le nombre) n’auront fait, que protéger l’environnement et l’argent publique de dérives totalitaires. Enfin il convient de lui rappeler que dans le droit français le fond est aussi important que la forme, et que sortant de la bouche de quelqu’un qui se prétend grand défenseur des lois, il est tout simplement choquant d’entendre ses mots « Je trouve lamentable que pour des raisons de pures forme… » Son rôle d’Elu de la République devrait être un gage d’intégrité et de respect de la justice, et devrait lui rappeler au quotidien qu’aucune personne, ni aucun projet ne peut se situer au dessus des lois.

Le Maire de Roybon dans sa dernière édition du bulletin municipal de Roybon semble s’amuser de la situation dont il est responsable. Ceci n’a rien de risible. Comment peut on confié la somme de 30 millions d’euros d’argent publique à quelqu’un qui est en échec sur le dossier qui est le fondement du démarrage du projet ? Il est lui-même responsable de l’annulation du PLU pour ne pas avoir respecté les règles de procédures. Il peut toujours se satisfaire que le dossier « est bon à 98% » il n’empêche que s’il va chez Pierre et Vacances pour un séjour à 100€ et qu’il n’a que 98€ il semble peu probable qu’on lui accorde l’accès à l’Aquamundo… Enfin il faut lui rappeler que si le fond du projet n’a pas été retoqué par le tribunal administratif c’est certainement parce que celui-ci n’a pas réellement statué dessus et s’est arrêté sur la forme. Il peut aussi se satisfaire que le recours concernant le permis de construire ait été rejeté, mais qu’importe puisque que celui ci est de facto annulé par la décision concernant le PLU du à ses erreurs. Par ailleurs, on notera qu’il se satisfait dans ce cas d’un vice de forme, vice de forme qu’il attaque dans la procédure sur le PLU.

Le groupe Pierre et Vacances, lui continue de s’enliser dans les zones humides, et n’arrive pas à boucler son dossier loi sur l’eau, qui pour rappel l’oblige à compenser ce qu’il doit détruire et non pas impacter comme il se plait à le répéter… Force est de constater qu’il n’y arrive pas et que le dossier loi sur l’eau a déjà plusieurs mois de retard, et qu’il justifie à lui seul le retard de tout le projet.

On voit donc mal comment un dossier aussi bancal pourrait continuer à avoir une quelconque crédibilité tant aux regards des sommes engagées par les collectivités locales (au total plus de 100 millions d’euros si on ajoute le frais de voiries…), du risque financier que le projet fera porter à ces mêmes collectivités locales, qu’aux impacts destructeurs et irréversibles sur l’environnement. Il convient donc d’une part que ces Messieurs arrêtent de mentir aux Isérois en oubliant de pointer leurs propres lacunes ainsi que leurs propres responsabilités, et d’autre part de reconsidérer le projet dans son ensemble et de renouveler une nouvelle fois notre demande d’ouvrir une vraie réflexion sur l’utilisation de ses 30 millions d’aides directes au niveau des territoires concernés par le projet de Center Parcs.

Sebastien Lecoeur
EELV Bièvre Valloire
19. Juillet 2011 @ 12:26 – Commentaires (0) – CENTER PARC

http://verts-beaurepaire.no-ip.org/VERTS/menu_index.php?item=BLOG&lot=

Écho de la session du Conseil général de l’Isère Budget primitif 2012 – Jeudi 15 et vendredi 16 décembre 2011

 

Ce jeudi 15 et vendredi 16 décembre 2011, nous étions session publique pour le vote sur le budget primitif 2012.Nous avons soutenu globalement ce budget que nous avons considéré comme étant un budget de transition pouvant permettre des politiques départementales plus solidaires et écologiques. Vous trouverez ci-dessous quelques commentaires sur les principaux rapports puis notre intervention générale sur ce budget. Vous pourrez retrouver très prochainement les vidéos des débats ici :  http://www.isere-interactive.fr/694-seances-publique-en-direct.htm

De façon générale, il faut noter l’augmentation de l’ensemble des budgets de solidarité : personnes âgées (+ 4 M€), personnes handicapées (+ 2 M€), enfance et famille (+ 3 M€) et insertion (+ 2 M€). Deux autres points sont à remarquer : 
-    Symbhi : démarrage des travaux (4 M€ en 2012) pour la première tranche du projet Isère Amont.
-    Stratégie foncière : partenariat très intéressant avec la région (politique portée par Gérard Leras).

Les principaux dossiers sur lesquels nous sommes intervenus :

-    Culture : retour sur les principales baisses observées depuis 2 années.
-    Collège : baisse significative de l’investissement pour la construction de collèges (baisse à contextualiser car le Conseil général a fait beaucoup depuis 10 ans).
-    Cantines : création de cuisines centralisées : nous avons voté CONTRE cette réforme contradictoire avec la volonté du département de développer les circuits courts. Catherine Brette a montré l’absurdité d’une réforme qui pour faire quelques économies d’échelles va entraîner la fermeture de cuisines autonomes fonctionnant très bien jusqu’alors.
-     Transport scolaire : la réforme est reportée à février, la grille tarifaire n’est toujours pas connue, mais le budget proposé actait déjà une recette de 750 000 € que nous avons refusée de voter. La bonne nouvelle est la tenue d’une réunion publique sur chacun des 13 territoires isérois pour débattre de cette réforme.
-    Routes : nous sommes intervenus pour démontrer que tous les budgets n’étaient pas en crise car celui de la voirie augmente de 16% en 2012 (pour un total de 101 M€). Nous n’avons pas voté la création d’une autorisation de programme de 33 M€ (sur plusieurs années) visant par exemple la finalisation de la mise à 2×2 voies de l’axe de Bièvre.
-    Logement : Catherine Brette est intervenue pour rappeler le cri d’alarme des bailleurs sociaux et les inquiétudes déjà formulées par le groupe : si l’enveloppe proposée augmente légèrement en 2012 (+ 800 000 €) le risque est que les nouveaux critères adoptés ne permettent pas qu’elle soit entièrement dépensée.
-    Les autres projets sur lesquels nous nous sommes opposés (avec les sommes créditées pour 2012) : aéroport Grenoble-Isère (4,7 M€), Center parcs (110 000 € d’études) ; Sem Minatec Entreprise (740 000 €) ;  Contrat de projets Etat-Région 2007-2013 (2,1 M€ pour Nanobio, B2I, Clinatec …) ; projet Phelma sur la Presqu’Ile scientifique (950 000 €).

Nous restons à votre disposition pour plus de précisions sur les différents rapports.

Olivier BETRAND et Catherine BRETTE

Source:

http://isere.eelv.fr/2011/12/17/echo-de-la-session-du-conseil-general-de-lisere-budget-primitif-2012-jeudi-15-et-vendredi-16-decembre-2011/

Contribution à l’enquête publique du SCOT de la Région Grenobloise du groupe local Bièvre-Valloire

 

Le Scot présente de manière ambitieuse une vision écologique du développement de nos territoires, malheureusement de nombreuses imprécisions laissent le champ libre à l’interprétation de chacun. Pour le secteur qui nous concerne, c’est-à-dire la Bièvre Valloire, l’exemple en est typique, puisque le développement semble s’articuler uniquement autour d’un projet poussif qu’est le Center Parcs de Roybon. Là où le développement écolo-économique devrait de manière ambitieuse se tourner vers le localisme, le tourisme vert, le développement et la transformation de l’agriculture dite conventionnelle vers la production du bio et le développement de l’économie sociale et solidaire, celui-ci ne repose que sur un projet néfaste pour l’environnement dans sa conception et dans les effets collatéraux qu’il engendre d’une part et dans le contresens évident par rapport aux préconisations du Scot d’autre part.

Ainsi, le PADD prévoit :

Page 26

« • Renforcer l’économie touristique sur ses sites les plus caractéristiques

Grenoble doit aussi devenir une destination touristique reconnue en développant une offre ambitieuse. Il convient d’améliorer en particulier ses liaisons avec les stations de ski d’altitude de l’Oisans, de conforter les stations de ses massifs les plus proches et accessibles (en cohérence avec les orientations des deux Parcs Naturels Régionaux), ainsi que les stations thermales, toutes créatrices de richesses et d’emplois.

À cette fin, la région grenobloise souhaite pouvoir développer de nouvelles UTN (unités touristiques nouvelles), essentiellement pour assurer la modernisation et la diversification des installations existantes qui doivent pouvoir poursuivre leur développement, tout en limitant leurs incidences sur l’environnement et le paysage. Il faudra également préserver et prévoir toutes les possibilités d’intervention et de travaux sur les refuges et autres structures d’accueil.

Les stations de montagne connaissent un certain vieillissement d’une partie de leur parc immobilier. Face à ce risque de dégradation de l’offre, de l’attractivité et de la fréquentation, le processus de réhabilitation et de modernisation des ensembles immobiliers concernés doit être renforcé. Il doit également contribuer à gagner en cohérence dans l’intégration paysagère spécifique des équipements de montagne.

Dans le cadre d’une requalification globale durable, tous les sites emblématiques de la région (stations touristiques, sites de vol libre, d’escalade, de loisirs, anciens forts…) doivent faire l’objet d’aménagements adaptés, dans le respect des enjeux environnementaux (préservation de la biodiversité : espaces et espèces protégés et des ressources en eau, économies d’énergie et recours aux énergies renouvelables), mais aussi agricoles et de la qualité des paysages, notamment en termes d’intégration paysagère des équipements de montagne. »

Ainsi, le projet de Center Parcs est un projet d’UTN, se place dans le cadre de la diversification des installations existantes, toutefois, il ne répond ni aux critères visant à limiter les incidences sur l’environnement (imperméabilisation de zones humides, déforestation, surconsommation d’eau, destruction d’espèces protégées…) ni aux critères d’intégration paysagère (bulle de verre, pollution lumineuse…)

Page 30

« Arrêter la dégradation de la biodiversité et assurer la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques

La région grenobloise s’engage sur une politique générale de préservation des richesses naturelles du territoire. Ainsi que le présente le schéma ci-contre des continuités écologiques d’intérêt général, elle s’engage sur une préservation :

• des grands milieux naturels de montagne ou grands ensembles forestiers, des mosaïques de milieux agro-pastoraux et des espaces à dominante agricole. Elle demande en particulier une préservation de la forêt alluviale et des milieux humides si importants pour le fonctionnement des écosystèmes ; »

Il n’y a rien à ajouter sur ce passage qui parle de lui-même, le Center Parcs représente la première pierre du morcellement forestier du massif des Chambaran, de plus, ce projet se situe directement sur une zone humide importante puisqu’à cet endroit, la nappe de la molasse du miocène (eau fossile) est affleurante et directement alimentée par la zone humide qui filtre les eaux de pluie. Par ailleurs la zone choisie pour la construction du Center Parcs, est située aux proches abords d’un site classé Natura 2000 et d’une Znieff de type 2. Il semble largement déraisonnable de penser que ce projet de ville de vacances n’aura pas d’impact sur ces deux zones.

« Page 32

• Protéger les ressources en eau et les milieux aquatiques

Pour assurer la qualité des eaux, il faut en particulier préserver des zones tampon autour des cours d’eau, protéger les zones humides, prévenir la pollution des milieux et limiter la prolifération des espèces invasives.

Il est nécessaire également de préserver les grands aquifères et les champs captants, de se donner les moyens de protéger effectivement les périmètres de captage et de limiter les pollutions diffuses ou chroniques. Il faut enfin travailler à la dépollution des eaux de ruissellement.

Les nouveaux développements urbains doivent être l’occasion d’améliorer la structuration intercommunale pour sécuriser l’alimentation des territoires concernés. »

La problématique du Center Parcs est ici double, puisque d’une part, il nécessitera la destruction de zones humides et entrainera comme l’ont démontré les fédérations de pêche de la Drome et de l’Isère à l’assèchement des cours d’eau environnent. Enfin, si le projet voit le jour, les parkings et les voies d’accès dédiés aux visiteurs entraineront l’imperméabilisation de la zone, les eaux de ruissellement se chargeront des hydrocarbures laissés sur place par les véhicules et viendront s’infiltrées directement dans la nappe.

Le rejet des eaux de piscine lors de la maintenance des bassins sera lui aussi préjudiciable puisque l’eau chaude rejetée créera des amplitudes thermiques importantes élevant la température des cours d’eau et entrainant ainsi la destruction de faune et de flore, et risquant d’entrainer justement la prolifération d’autres espèces identifiés ici comme invasives.

Le Document d’orientation et d’objectifs quand à lui prévoit :

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« Orientations générales

Afin d’assurer le maintien et/ou la remise en bon état des continuités écologiques (qui regroupent à la fois les réservoirs de biodiversité, les corridors écologiques, les cours d’eau et canaux), le SCoT s’appuie sur sa trame verte et bleue. Cette stratégie globale de préservation lui permet non seulement de conserver des sites naturels remarquables pour la flore et la faune qui s’y développent (sites souvent déjà reconnus et protégés), mais également de préserver les espaces naturels communs qui favorisent la connectivité entre sites remarquables et permettent donc les échanges entre les populations animales et végétalesVia sa trame verte et bleue, le SCoT reconnaît l’intérêt joué par ces espaces de connexion pour l’équilibre du territoire, en cohérence avec les territoires voisins, actuellement et dans le futur, dans un contexte de changement climatique.

En adéquation avec les objectifs du « Grenelle », les documents d’urbanisme locaux et les politiques menées par les collectivités locales doivent contribuer à la préservation et/ou à la restauration de la trame verte et bleue pour contribuer à :

1. diminuer la fragmentation et la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d’espèces et prendre en compte leur déplacement dans le contexte du changement climatique ;

2. identifier, préserver et relier les espaces importants pour la préservation de la biodiversité par des corridors écologiques ;

3. atteindre ou conserver le bon état écologique ou le bon potentiel des eaux de surface et des écosystèmes aquatiques ;

4. prendre en compte la biologie des espèces sauvages ;

5. faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces de la faune et de la flore sauvage ;

6. améliorer la qualité et la diversité des paysages.

Aussi, à des fins de préservation et/ou de remise en bon état des continuités écologiques, le SCoT identifie et demande de protéger et valoriser les composantes suivantes de la trame verte et bleue dont les orientations et objectifs sont développés ci-après :

 les réservoirs de biodiversité : Cf. section 2.2,

 les réservoirs de biodiversité complémentaires : Cf. section 2.3,

 les corridors écologiques permettant d’assurer la fonctionnalité écologique du territoire et les espaces dont la remise en bon état est importante pour la fonctionnalité de la trame verte et bleue : Cf. section 2.4,

 la trame bleue : Cf. section 2.5,

 les zones tampons autour des cours d’eau : Cf. section 2.6,

 les zones humides : Cf. section 2.7,

 mais aussi des composantes non localisées dans sa carte de la trame verte et bleue : la biodiversité en ville, les coupures vertes d’intérêt récréatif et paysager : Cf. section 2.8.

De manière générale, les documents d’urbanisme locaux doivent :

préserver les espaces naturels du point de vue patrimonial et fonctionnel ;

y favoriser les projets de remise en bon état ;

y rejeter les projets pouvant impacter les espaces de la TVB, ou modifier ces projets pour les préserver ;

accepter des projets d’aménagement à vocation éducative, pédagogique, scientifique ou récréative si et seulement si ces projets ne compromettent pas la qualité ou le rôle fonctionnel de ces espaces. »

Ainsi, le Center Parcs tape en plein dans le mille puisque non seulement l’habitat naturel de certaines espèces va être détruit (notamment celui des écrevisses à patte blanche) et comme nous l’avons vu plus haut l’impact sur les eaux de surfaces est sans commune mesure. Enfin, avec l’implantation du Center Parcs, le rôle fonctionnel des tourbières sera détruit.

« Page 28

2.2. Protéger les réservoirs de biodiversité du SCoT en tant que richesses naturelles du territoire pour le long terme

Introduction – Face aux enjeux présents sur le territoire et en application de la loi Engagement National pour l’Environnement, le travail mené dans le cadre du SCoT a permis d’identifier ces espaces de grande qualité écologique, aussi bien terrestres qu’aquatiques, que sont les réservoirs de biodiversité.

Orientations

Les réservoirs de biodiversité de la trame verte et bleue du SCoT sont à protéger sur le long terme. Il s’agit des sites dont la richesse faunistique et floristique est avérée et qui sont désignés et reconnus par un statut de protection (arrêtés préfectoraux de protection de biotope, réserves nationales et réserves régionales), de gestion (périmètres de gestion des Espaces naturels sensibles, qu’ils soient départementaux ou locaux), d’engagement européen (sites Natura 2000) ou d’inventaire (Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique de Type 1 et sites de tourbières recensés). »

Là encore tout est dit, et mets le projet de Center Parcs hors jeu puisque le site choisi se trouve proche d’une Znieff et d’un site Natura 2000

Page 37

2.7. Protéger les zones humides

Introduction – Les zones humides sont très menacées au niveau national et local. Elles sont porteuses d’enjeux multiples qui leur sont propres (développés au sein du rapport de présentation du SCoT), d’objectifs du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Rhône-Méditerranée de décembre 2009 concernant le maintien des surfaces en zones humides à l’échelle du bassin Rhône-Méditerranée, de non dégradation de ces zones humides et de leur bassin d’alimentation (y compris celles de petite taille n’ayant pas forcément fait l’objet d’inventaire, et/ou sans statut de protection réglementaire), et de définitions, dans les documents d’urbanisme, d’affectations des sols respectant cet objectif général de non dégradation.

Orientations

Afin de préserver les zones humides pour leur rôle fonctionnel et leur intérêt pour la biodiversité et dans une logique de compatibilité avec le SDAGE, le SCoT contribue à éviter leur dégradation en :

1. localisant, à titre indicatif, les zones humides de plus de 1 ha inventoriées à l’échelle départementale3 au sein de la carte de la trame verte et bleue du SCoT ;

2. donnant les objectifs définis ci-après à respecter par les collectivités locales ;

3. ayant mis en place une stratégie d’évitement de destruction des zones humides via l’identification des alternatives possibles lors de l’élaboration du projet de SCoT ;

4. rappelant les mesures s’appliquant en cas de maintien de projet sur une zone humide.

Objectifs

Les documents d’urbanisme locaux doivent préserver les zones humides pour leur rôle fonctionnel et leur intérêt pour la biodiversité.

Ils doivent prendre en compte l’inventaire départemental des zones humides porté à connaissance par les services de l’Etat et localisé au sein de la trame verte et bleue du SCoT à titre indicatif en 2011 et ses mises à jour (l’inventaire des zones humides étant un « inventaire permanent », sa révision est possible) en :

procédant à une délimitation à leur échelle des zones humides inventoriées (en référence à l’inventaire départemental et à l’aide d’études complémentaires selon les besoins) et à un repérage de leur zone d’alimentation ;

complétant au mieux, l’identification de zones humides de moins à 1 ha (disposition 6.B1 du SDAGE Rhône-Méditerranée) à partir des données connues ou à améliorer

Les documents d’urbanisme locaux doivent prioritairement les rendre inconstructibles, y compris en zone urbaine (par exemple en identifiant la zone humide au titre de l’article L123-1-5.7° en évoquant le motif écologique et en définissant les prescriptions correspondantes) afin de protéger les zones humides ainsi délimitées, de prévenir leur destruction par artificialisation et de préserver les secteurs qui contribuent à leur alimentation en eau.

Les services de l’Etat ont porté à connaissance un inventaire départemental de ces zones humides afin d’aider les collectivités locales à prendre en compte les zones humides en amont de leurs projets. Dénué de portée réglementaire, non exhaustif (supposant que des zones humides peuvent être présentes en dehors des zones déjà inventoriées mais aussi que des espaces ont pu être classés en zone humide à tort), cet inventaire constitue un document d’alerte orientant vers l’évitement de projets en zones humides.

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En cas de maintien, à titre exceptionnel, de la constructibilité au sein d’une zone humide :

le rapport de présentation doit justifier des raisons pour lesquelles il n’y a pas d’alternative à la construction en zone humide et doit prévoir les mesures de compensation adéquates en fonction du projet prévu et en application de la réglementation en vigueur (rappelée ci-après) ;

le règlement et le plan de zonage du document d’urbanisme doivent encadrer les capacités de construction ou d’extension du bâti existant de manière à limiter et compenser la dégradation de la zone humide.

Enfin, les documents d’urbanisme locaux doivent mettre en place les mesures appropriées (notamment dans le règlement du document d’urbanisme) pour éviter l’imperméabilisation (article relatif aux espaces libres), affouillement et exhaussement (interdiction ou autorisation sous conditions) et drainage (interdiction).

Rappel des prescriptions du SDAGE

Le SCoT, en compatibilité avec le SDAGE RM, rappelle les principes prévalant en cas d’atteinte prévisible à la fonctionnalité d’une zone humide générée par l’assèchement, l’imperméabilisation, le remblaiement… (Selon la rubrique 3 310) au-delà de 1 000 m2.Les porteurs de projets de construction ou d’aménagement dans les zones humides inventoriées à l’échelle départementale et délimitées à l’échelle locale, devront :

 justifier les raisons du choix de la localisation du projet ;

 monter un dossier loi sur l’eau ;

 compenser les atteintes aux zones humides à hauteur d’une valeur guide de l’ordre de 200 % de la superficie perdue soit par :

la création de zone humide équivalente sur le plan fonctionnel et de la biodiversité,

la remise en état d’une surface de zone humide dégradée.

Les porteurs de projet contestant la nature humide de leur zone de projet peuvent procéder à une redélimitation selon les critères définis par arrêté ministériel et faire remonter leur contestation aux services de l’Etat, seuls habilités à valider les conclusions proposées.

Recommandations et modalités de mise en oeuvre

Utilisation, par exemple, des EBC ou de l’article L.123-1.7° CU pour protéger les boisements humides.

Y encourager des mesures agro-environnementales

La préconisation du Scot de rendre les zones humides inconstructibles est la bonne, aussi il conviendrait de demander aux porteurs du projet de Center Parcs de justifier comme il se doit toutes les autres alternatives qui ont été réfléchies et surtout de justifier les raisons qui les ont poussé à retenir le site de Roybon. Par ailleurs, les mesures compensatoires ne doivent pas, comme c’est le cas dans ce projet, servir de droit à détruire, et doivent conserver un caractère exceptionnel.

Page 41

3.1. Préserver les ressources en eau stratégiques et dont la qualité est à protéger dans le SCoT

Objectifs

1. Les collectivités locales (communes, intercommunalités, et syndicats producteurs et/ou distributeurs d’eau potable) doivent préserver prioritairement les nappes d’eau souterraines suivantes. Selon le SDAGE, ce sont les nappes destinées dans le futur à la consommation humaine correspondant à la fois aux ressources majeures à préserver pour l’alimentation en eau potable actuelle et future et aux ressources stratégiques. Il s’agit des nappes (localisées dans la carte ci-après) :

Complexe Bièvre-Liers-Valloire.

Drac moyen-Gresse aval.

Moyenne Romanche.

Piémont de Chartreuse.

Marais de Chantesse.

Cône de déjection du Bréda.

Eau d’Olle, Karsts du Devoluy et Vercors.

Si la nappe de Bièvre Liers Valloire est à préserver prioritairement il est dès lors inconcevable que l’eau nécessaire au Center Parcs (soit une consommation moyenne de 220 litres d’eau par jour et par personne sachant que la moyenne nationale est de 150 litres) soit prélevée dans cette nappe, plus généralement, on est en droit de se poser la question de savoir si de tels quantités d’eau ont le droit d’être prélevée dans n’importe quel nappe.

Il est donc évident que sur notre secteur de Bièvre Valloire le Scot ressemble plus à un recueil de bonnes intentions qui ne sont pas en phase avec les projets en cours. Nous aurions pu pousser plus loin notre analyse, mais le simple fait que le développement de la Bièvre Valloire repose sur le seul projet de Center Parcs qui est en lui-même contraire aux prescriptions du Scot est déjà de nature à nous interroger sur les applications locales qui en seront faites dans le futur. C’est pourquoi nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui de nous prononcer en faveur du Scot, qui se devrait d’être plus précis et moins libre d’interprétation.

Pour le groupe EELV de Bièvre Valloire,

Le 4 juillet 2012

Source:

http://isere.eelv.fr/2012/07/05/contribution-lenquete-publique-du-scot-de-la-region-grenobloise-du-groupe-local-bievre-valloire/

S.LECOEUR

Communiqué de presse du 24 juin 2011

Center parcs à Roybon : une suspension du projet pour de nouvelles études

Suite des recours portés par l’association Pour les Chambaran Sans Center Parcs, le tribunal administratif a décidé d’annuler la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de Roybon et donc le permis de construire déposé pour le projet de Center Parcs.

Ce jugement doit être l?occasion pour le Conseil général de l?Isère et la région Rhône-Alpes de suspendre leur participation à ce projet, ainsi que le permet l?article 9 du protocole que le département a signé avec Pierre & Vacance1. En effet, deux éléments nécessitent d?en questionner à nouveau l?intérêt général.

Tout d?abord, les contraintes budgétaires se sont encore aggravées en 2011 pour le Conseil général de l?Isère et la région Rhône-Alpes du fait de l?explosion des dépenses sociales et des baisses de recettes. Comment justifier que le département puisse accorder 15 millions d?? et la région 7 millions d?? d?aides publiques (et beaucoup plus en intégrant les réseaux d?eau et les accès routiers) à une multinationale du tourisme, alors que les conseillers généraux socialistes n?ont pas trouvé les 1,3 millions d?? demandés par les associations culturelles iséroises, compensant une partie des baisses du budget 2011 et évitant ainsi de pousser de nombreux intermittents du spectacle dans le dispositif RSA, faute d?emploi.

Deuxième élément : la grave sécheresse du printemps 2011 a montré que les nappes phréatiques de la zone d?implantation de ce Center Parcs étaient particulièrement sensibles aux aléas météorologiques (voir l?avis du BGRM2). Le réchauffement climatique ne pourra qu?aggraver cette situation dans les années à venir. Il serait irresponsable d?augmenter la ponction d?eau de 1200 m3 par jour pour un immense centre de vacances et une bulle tropicale aqua-ludique, alors que les habitants et agriculteurs locaux subissent déjà des restrictions d?eau.

Ces éléments, ainsi que les réserves déjà formulées sur le modèle de développement touristique « hors sol » des Center parcs et leur modèle économique assis sur une niche fiscale (autres subventions publiques indirectes mais réelles) nous amènent à demander à la région Rhône-Alpes et au Conseil général de l?Isère que la suspension de la convention permette à des bureaux d?études indépendants de mener à bien :

*

une étude sur l?impact du Center parcs de Roybon sur les réserves d?eau de la région dans un contexte dynamique de réchauffement climatique ;

*

une étude comparative sur le nombre d?emplois qui pourraient être créés en Isère dans le domaine du tourisme doux et du développement économique et social local avec le même niveau d?aide publique que celui accordé à Pierre & Vacances (aides directes et indirectes, toutes collectivités confondues), soit plus de 30 millions d??.

Yann MONGABURU, porte-parole d?Europe Ecologie les Verts de l?Isère

Véronique RATAT, pour le groupe de Bièvre-Valloire

Olivier BERTRAND, président du groupe des élus EELV du conseil général de l?Isère

Eric PIOLLE, co-président du groupe des élus EELV de la région Rhône-Alpes

Michèle RIVASI, euro-députée EELV de la région Sud-Est

1 Article 9 – Conditions suspensives [?] Dans l?hypothèse où l?une ou plusieurs des décisions ou autorisations viendraient à faire l?objet d?un recours, ou d?une décision de retrait ou plus généralement en cas de survenance d’un événement majeur, extérieur aux parties, venant gravement remettre en cause l’économie générale et l?intérêt de l’opération pour les deux parties, celles-ci s?engagent à se rapprocher sous un délai de 1 mois à compter de la connaissance desdits recours ou retraits ou évènements extérieurs pour examiner les suites à donner et décider des conditions de poursuite de l?exécution du protocole. Elles s?engagent, à cette fin, à s?informer mutuellement de l?existence de tels recours ou décisions de retrait ou évènements dès que l?une ou l?autre en aura eu, pour sa part, connaissance. Chacune des parties pourra, à l?issue d?une période d?examen commune de 3 mois des motifs mettant en question le projet, renoncer à l?opération et au bénéfice du protocole, ce dernier devenant alors caduc.

2 Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (http://www.brgm.fr) indiquait dans son bulletin du 1er avril 2011 : « Les nappes du Bas Dauphiné en Plaine de Bièvre-Valloire présentent des situations et des évolutions contrastées en mars. Les niveaux sont cependant globalement bas (fréquence quinquennale) et évoluent toujours à la baisse sur la Bièvre (tendance durable), tandis qu?ils remontent faiblement sur la Valloire, où ils étaient et restent déprimés (fréquence décennale de basses-eaux). La situation relative reste inchangée et encore préoccupante » .

26. Juin 2011 @ 23:24 - Commentaires (0) - CENTER PARC

Source:
http://78.246.184.89/VERTS/blog/index.php?comment=204&nom=

S.LECOEUR

Center Parcs : l?amateurisme au rendez vous

Suite aux réactions, dans la presse des différentes parties soutenant le projet de Center Parcs dans les Chambaran, il convient de remettre les choses dans le bon sens et de souligner l?amateurisme dont l?ensemble des acteurs pro-center-parcs ont fait preuve dans le traitement des dossiers.

Le conseil général représenté par son Président André Vallini dans un élan de générosité n?a pas hésité à faire voter 15 millions de subventions pour ce projet, tout en délaissant des filières d?avenir tel que la filière bois, en réduisant les budgets liés à la culture, à l?accueil de la petite enfance… Cette annulation le met devant ses responsabilités et ce dernier devrait prendre en compte qu?elle met en lumière l?obsolescence sa politique de distribution d?argent publique aux grands groupes industriels. Il convient par ailleurs de lui rappeler qu?il sera lui aussi responsable de l?échec de ce projet aux yeux de la population, et que les opposants qu?il qualifie de poignée d’intégristes (dont il serait bien étonné de connaître le nombre) n?auront fait, que protéger l?environnement et l?argent publique de dérives totalitaires. Enfin il convient de lui rappeler que dans le droit français le fond est aussi important que la forme, et que sortant de la bouche de quelqu?un qui se prétend grand défenseur des lois, il est tout simplement choquant d?entendre ses mots « Je trouve lamentable que pour des raisons de pures forme? » Son rôle d?Elu de la République devrait être un gage d?intégrité et de respect de la justice, et devrait lui rappeler au quotidien qu?aucune personne, ni aucun projet ne peut se situer au dessus des lois.

Le Maire de Roybon dans sa dernière édition du bulletin municipal de Roybon semble s?amuser de la situation dont il est responsable. Ceci n?a rien de risible. Comment peut on confié la somme de 30 millions d?euros d?argent publique à quelqu?un qui est en échec sur le dossier qui est le fondement du démarrage du projet ? Il est lui-même responsable de l?annulation du PLU pour ne pas avoir respecté les règles de procédures. Il peut toujours se satisfaire que le dossier « est bon à 98% » il n?empêche que s?il va chez Pierre et Vacances pour un séjour à 100? et qu?il n?a que 98? il semble peu probable qu?on lui accorde l?accès à l?Aquamundo? Enfin il faut lui rappeler que si le fond du projet n?a pas été retoqué par le tribunal administratif c?est certainement parce que celui-ci n?a pas réellement statué dessus et s?est arrêté sur la forme. Il peut aussi se satisfaire que le recours concernant le permis de construire ait été rejeté, mais qu?importe puisque que celui ci est de facto annulé par la décision concernant le PLU du à ses erreurs. Par ailleurs, on notera qu?il se satisfait dans ce cas d?un vice de forme, vice de forme qu?il attaque dans la procédure sur le PLU.

Le groupe Pierre et Vacances, lui continue de s?enliser dans les zones humides, et n?arrive pas à boucler son dossier loi sur l?eau, qui pour rappel l?oblige à compenser ce qu?il doit détruire et non pas impacter comme il se plait à le répéter? Force est de constater qu?il n?y arrive pas et que le dossier loi sur l?eau a déjà plusieurs mois de retard, et qu?il justifie à lui seul le retard de tout le projet.

On voit donc mal comment un dossier aussi bancal pourrait continuer à avoir une quelconque crédibilité tant aux regards des sommes engagées par les collectivités locales (au total plus de 100 millions d?euros si on ajoute le frais de voiries?), du risque financier que le projet fera porter à ces mêmes collectivités locales, qu?aux impacts destructeurs et irréversibles sur l?environnement. Il convient donc d?une part que ces Messieurs arrêtent de mentir aux Isérois en oubliant de pointer leurs propres lacunes ainsi que leurs propres responsabilités, et d?autre part de reconsidérer le projet dans son ensemble et de renouveler une nouvelle fois notre demande d?ouvrir une vraie réflexion sur l?utilisation de ses 30 millions d?aides directes au niveau des territoires concernés par le projet de Center Parcs.

Sebastien Lecoeur 
EELV Bièvre Valloire

19. Juillet 2011 @ 12:26 - Commentaires (0) - CENTER PARC

Source:


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