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Quand André Vallini avoue publiquement connaître les mauvaises conditions de travail à Center parcs.

Posté par admin le 26 octobre 2009

Lors de la clôture des débats du Conseil général de l’Isère sur l’octroi de subventions à l’entreprise Pierre et Vacances, le 16 octobre 2009, plusieurs remarques des conseillers généraux du parti des verts et du PC, ont été faites sur le peu de qualité des emplois créés, modérant l’enthousiasme des défenseurs du projet. Ces derniers n’ont eu de cesse, en effet, de vanter ces inestimables emplois dans une région où la crise en a tant détruit, et de nous expliquer que ces seuls emplois créés justifiaient à la fois la destruction du bois des Avenières et les subventions allouées à l’entreprise qui, faute de cela, serait allée ailleurs. En fin de débat et avant le vote de ces subventions Mr Vallini s’est lancé dans une tirade assez étonnante. Après avoir qualifié le projet « d’historique » il a avoué l’admiration enthousiaste qu’il voue à monsieur Brémond, PDG de l’entreprise, « capitaine d’industrie », qui « travaille, en plein mois d’août, le dimanche » et « n’est pas là ou il est par hasard ». « On peut dire ce que l’on veut sur la gestion du personnel » rajoute-t-il, « je sais ce qu’il s’y passe parfois, je sais ce que dit la CGT et puis d’autres », mais « il n’empêche que ce monsieur Brémond, il faudrait que vous le rencontriez un jour, c’est le capitaliste type qui s’accroche », « il a plus de 70 ans  » … »s’accroche »… « et ça n’a pas été facile pour lui non plus ». « On était en concurrence, c’est le système qui veut ça, alors on pourra peut-être changer le système un jour, on verra, camarades, on verra… »( rires sur les bancs de la droite). » J’ai dit à Gérard Brémond, très souvent, qu’il demandait trop ».  » On va faire 700 heureux, puisqu’il y aura 700 emplois, pas tous à temps plein, mais 700 emplois », « le système capitaliste est dur , les salariés doivent se mobiliser quand ils sont traités d’une façon qui n’est pas convenable et je sais que dans certains Center Parcs ils se font entendre et ils ont raison, et on veillera évidemment ici en Isère, à ce que les choses se passent le mieux possible, d’ailleurs, je m’en suis ouvert à monsieur Brémond, de ce que je savais qu’il se passait, j’avais été alerté par la CGT, bon le contexte est difficile pour les salariés, évidemment en période de chômage de masse, voilà (…) ne boudons pas notre plaisir y a tellement de conseils généraux qui aimeraient avoir un projet pareil. (… ) ça c’est un bon plan de soutien à l’emploi ».

Ainsi, monsieur Vallini connaît parfaitement et reconnaît publiquement les mauvaises conditions de travail et la mauvaise réputation de l’entreprise, dont la CGT a même jugé utile de l’alerter (ce qui déjà, en soi, n’est d’ailleurs pas banal). Cela ne freine en rien, malgré tout, ni son admiration pour monsieur Brémond, dont il a, de façon inutile pour ce débat, fait l’éloge, ni son obstination à nous « vendre » l’aspect création d’emplois comme justifiant tout. Peut-être pour se rattraper, il nous assure que si ailleurs cela se passe mal, ici, on fera en sorte que les choses se passent, non pas bien, mais « le mieux possible ». La fausse naïveté de monsieur Vallini, peu cohérente avec sa déjà longue carrière et ses multiples responsabilités locales et nationales, sur sa capacité à infléchir la politique sociale du groupe Pierre et Vacances, est particulièrement déplacée. N’est-ce pas, pour reprendre sa propre expression, lancée au représentant des verts, dans le même discours « de la politique racontée aux enfants » ?

Comment peut-il tenter de nous faire croire que le Conseil général de l’Isère aurait un poids ou une autorité quelconque sur la gestion de ce Center Parcs, qui, chez nous, deviendrait miraculeusement exemplaire ! Depuis quand les conseillers généraux auraient un droit de regard sur les affaires internes d’une entreprise privée ? Et depuis quand une entreprise se sentirait-elle obligée d’obéir à un conseiller général ? Nous renvoyons monsieur Vallini à cette déclaration d’un de ces confrères, précisément sur le sujet à propos de l’implantation du Center Parcs de Sarrebourg en Moselle :

« « Certes, il faut qu’on soit attentif », convient en écho le Mosellan Daniel Béguin, vice-président à la Région, « mais en même temps nous n’avons aucune prise directe sur la politique sociale du groupe [Pierre & Vacances] ». »
(dans le Républicain Lorrain du 28 mai 2009)

Revoir sur ce sujet nos liens:
http://chambarans.unblog.fr/2009/08/17/campagne-daffichage-36-metiers-40-miseres/
http://chambarans.unblog.fr/tag/travail/

 

La vidéo complète de cette réunion est visible sur le site du conseil général:

http://stream.alibitivi.com/popup/popup.php?&param_file=clients/cg38/dates/161009/vod

 

Conclusion de Mr vallini (audio):Quand André Vallini avoue publiquement connaître les mauvaises conditions de travail à Center parcs. dans Actualités wma conclusionandrvalliniseancecgi16oct2009.wma

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