Des terres cultivables muées en terrains de golfs

Posté par admin le 28 octobre 2009

Le tourisme est toujours vendu, au départ, comme paré de toutes les vertus, mais ses capacités de destructions des territoires sur lesquels il jette son dévolu sont immenses.

Le tourisme « vert » n’échappera pas à cette règle.

 

« Des terres cultivables muées en terrains de golfs

Les politiques successives de transformation des Iles Canaries en paradis touristique ont généré des problèmes tout à fait inquiétants pour l’avenir.

Sur le plan agricole, tout d’abord. La rapide saturation des côtes a entraîné la lente migration des touristes et des structures les accueillant vers les sommets. Ce nouveau « tourisme rural » a rapidement généré une forte hausse de la valeur des terres et l’appropriation de la gestion de l’eau par de grandes entités économiques. Par voie de conséquence, l’abandon progressif de l’exploitation agricole tant des plaines que des montagnes a eu de terribles répercussions : détérioration quasi totale des murets qui soutenaient auparavant les flans des montagnes ; érosion irréversible de kilomètres de canaux et de tuyauterie soudain inutilisés ; prolifération de prés secs propices aux feux de forêts sous le coup de l’abolition de la transhumance.

Dans un paysage à ce point modifié et détérioré, les modes de vie locales se trouvent totalement chamboulées. Une progressive acculturation de la population a été observée. Ses spécificités en matière d’agriculture et d’élevage sont aujourd’hui en voie de disparition, ainsi que ses habitudes alimentaires, déboutées par l’afflux d’importations subventionnées qui concurrencent durement la production canarienne.

La création à tout-va d’hôtels et la conversion des vergers en grands complexes génèrent d’énormes désastres sur le patrimoine archéologique et ethnographique. La réalité en 2006 est parvenue à un tel paroxysme que l’on compte dix-huit terrains de golf sur la seule Grande Canarie ! Cet excès a pour résultat l’appauvrissement des réserves en eau, la contamination des nappes par les engrais et autres pesticides utilisés pour entretenir ces terrains, l’appauvrissement de la flore autochtone supplantée par des espèces d’arbres et de plantes importés et la prolifération d’eucalyptus. »

Source:

http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7054.html

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