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« Le plus rentable chez Pierre & Vacances, ce n’est pas le tourisme, mais l’immobilier… »

Posté par admin le 5 février 2010

 

Dans cette très récente interview le pdg de Pierre et Vacances, Gérard Brémond, confirme clairement que le tourisme et en l’occurrence le très opportuniste éco-tourisme de sa société n’est là que pour lui permettre de juteuses opérations immobilières permises en France par les incitations fiscales, surnommées dans les couloirs de l’assemblées « amendements Brémond » ( voir ce lien )

 

Le fondateur d’Avoriaz défend l’offre de logements à petits prix

ANNE GAUDARD CHAMONIX | 03.02.2010 | 00:01

Ne dites pas à Gérard Brémond que le futur touristique n’est que dans le luxe. Il parlera alors avec véhémence et passion de pensée unique. Il le répète: le cœur de l’activité de Pierre & Vacances, le groupe né pour assurer un avenir à Avoriaz à la fin des années 1960, reste le moyen de gramme. Rencontre avec le fondateur de la station des Portes-du-Soleil au 12e Symposium international du tourisme, qui se tient à Chamonix.

– Comment appréciez-vous la saison en cours?
– Les tendances observées pendant les années «grand cru» 2008 et 2009 se confirment: de bons taux d’occupation de nos résidences et le maintien des tarifs, malgré quelques promotions. Je constate aussi la forte réactivité du marché français alors que les marchés anglais et espagnols poursuivent leur baisse et ne sont que partiellement compensés par le marché russe.

– Des remarques valables pour toutes vos gammes?

– Nous partions du principe que, cette année, l’attractivité de Maeva, notre marque d’entrée de gamme, serait meilleure. Elle l’a été en début de saison, pendant les préréservations. Par la suite, Pierre & Vacances et Pierre & Vacances Premium ont refait leur retard. Le tout dans un contexte d’explosion des réservations de dernière minute. A titre d’exemple, quarante-huit heures avant le début des vacances des fêtes de fin d’année, il nous restait 300 appartements à louer sur les 15 000 que nous avons à la montagne. Or ils sont partis en quelques heures malgré la nécessité de s’organiser pour une semaine de vacances. Nous n’avions jamais vu ça.

– Quelle promotion avez-vous fait pour ces 300 appartements?

– Aucune. En fait, nous essayons d’appliquer à nos marques la stratégie des low-cost aériens: les réservations tardives sont plus chères que celles faites à l’avance. Ces dernières années, nous avons toujours privilégié le prix moyen de vente par rapport au taux d’occupation.

– Cherchez-vous aussi un repositionnement vers le haut de gamme comme d’autres acteurs, à commencer par le Club Med?

– Les autorités des stations n’ont effectivement qu’une expression à la bouche: quatre étoiles! Cette analyse de marché est erronée. D’ailleurs, ce n’est souvent pas l’avis des remontées mécaniques et des loueurs de skis. Le haut de gamme reste une niche pour quelques stations stars. Le marché de base reste l’entrée de gamme et le moyen de gamme.

– Mais y a-t-il encore de la demande pour les studios de Pierre & Vacances?
– Bien sûr! L’offre est parfaitement adaptée au marché d’entrée de gamme. Il faut se projeter à moyen, long terme. Dans les pays industrialisés, les revenus nets des ménages ne vont pas augmenter, mais diminuer en raison des coûts des retraites, de la dette, ou encore de la concurrence des pays émergents, etc. La course au luxe est à contre-courant de l’évolution budgétaire des ménages. Même s’il y aura toujours une clientèle pour le luxe. Je suis d’ailleurs très content de la situation de Pierre & Vacances Premium, plus rentable que Maeva.

– Alors c’est le moyen de gamme qui va souffrir?
– Non, pas forcément. Nous ne le constatons d’ailleurs pas. Le moyen de gamme est et sera le cœur de notre activité.

– Le plus rentable chez Pierre & Vacances, ce n’est pas le tourisme, mais l’immobilier…

– Notre business plan est basé sur la synergie entre la promotion immobilière et le tourisme. L’objectif du premier est d’être profitable pour assurer le financement du second. L’immobilier est en fait plus violemment cyclique que le tourisme. Curieusement, alors que la crise immobilière semblait inéluctable après dix ans de progression, le secteur est en croissance alors que le tourisme est tendu. La raison? Une incitation fiscale en France. Du coup, on vend 50 appartements par semaine. Dont 25% en montagne. Il faut bien le constater: il n’y a plus grand-chose à construire dans les belles stations.

– Est-ce à dire que vous allez quitter la montagne?

– Non. La montagne est le marché touristique du monde le moins exposé à la concurrence. Du moins en ce qui concerne les stations d’altitude ou exceptionnelles, comme Chamonix. Le balnéaire se développe rapidement partout, alors que sur les montagnes enneigées, les potentialités de développement ne sont que des modestes extensions. Ainsi, la rareté de l’offre compense la composante prix élevé du ski. Nous nous trouvons face à une sorte de rente de situation. Attention pourtant à ne pas s’endormir.

 

Source:

http://www.24heures.ch/actu/economie/fondateur-avoriaz-defend-offre-logements-petits-prix-2010-02-02

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