Défiscalisation (3)

Posté par admin le 8 février 2010

L’article qui suit a été réalisé par l’Association de Défense des Consommateurs de Semaines en Temps Partagé (ADCSTP). Vous pouvez le retrouver à l’adresse :

http://www.tempspartage.org/defiscalisation.php

Les bonnes affaires du groupe Pierre et Vacances (3).

Les problèmes. Là où le bât blesse !

-Prenez le temps de lire le site hallucinant qu’on nous a indiqué : forum où les piégés de Pierre et Vacances exposent leurs problèmes.

http://droit-finances.commentcamarche.net/forum/affich-4280556-fin-de-bail-pierre-et-vacances,

Le groupe Pierre et Vacances répond aux critiques et questions dans ce site, sans vergogne et sans hésitation, à sa manière bien sûr,  » entraîné à parer à toute objection « ….
C’est extrêmement instructif.
Comment P et V gagne de l’argent avec le système décrit précédemment ?

On prendra le plus souvent comme exemple ROYBON en Isère.

-En vendant sur plan, Le groupe Pierre et Vacances n’est pas contraint à un engagement financier important d’autant que, par exemple à Roybon (1021 cottages), le Conseil régional, séduit par l’esbroufe de G Brémond et son parler écolo, donne 7 millions d’euros à l’opération, tandis que le département donne 15 millions.
Nous laissons le soin aux opposants au projet de développer leurs arguments. Sachons seulement qu’on peut mettre ce projet en regard avec le manque des infrastructures sociales dont le département a besoin, et sachons que l’emploi crée est dérisoire (600 emplois à plein temps dont la plus grande partie sont des emplois importés issus du groupe Pierre et Vacances, donc emplois très contrôlés)

-P et V travaille avec une multitude d’entreprises qui savent construire comme le désire Brémond et tous les promoteurs de la filière du tourisme. On peut construire beau et clinquant et que cela laisse à désirer. Nous n’avons pas les moyens d’en juger mais on est ainsi stupéfait d’apprendre, dans le site ci-dessus, qu’après 9 ans, dans une résidence à Lacanau gérée par P et V, il faille, pour un renouvellement de bail,  » rénover  » complètement les appartements pour des sommes élevées, par exemple 11000 euros à la charge du propriétaire…Que s’est-il passé ?

-Face à cela, les appartements ont été vendus très chers (cf notre P et V n°2). Les acheteurs se sont endettés pour longtemps. Nous ignorons si des taux variables se sont glissés dans les contrats avec les banques, pouvant engendrer le même désastre qu’aux USA.

-Les charges d’entretien laissées à l’appréciation de SOGIRE, filiale de P et V, et payées par P et V pendant 9 ans, peuvent être évaluées au minimum (alors qu’elles sont évaluées au maximum dans le temps partagé par Clubhotel ou la SGRT, puisque ce sont les associés des SCI qui payent !). La SOGIRE peut entretenir à la va vite tandis que Clubhotel (les mêmes) ferait faire des séries de travaux inutiles : C’est ce qui ressort de nos lectures. Nous savons que ces gérants savent faire l’un et l’autre.

-Point très important : qu’est-ce qui définit  » l’entretien  » ? (question posée dans le site forum ci-dessus) ? Dans le temps partagé français, l’entretien comprend la rénovation en continu de l’immeuble ! Dans le cas présent, on verra comment P et V, dans ses réponses, distingue  » entretien  » et  » rénovation « , de manière à justifier une totale remise en état en fin de bail, dont une partie reviendrait à l’acheteur… ! Donc P et V lésinerait sur  » l’entretien  » ?

-La garantie décennale dont personne ne parle. Nous sommes stupéfaits que cette question ne soit nullement évoquée. Ou alors nous ne sommes pas tombés sur les bons textes.
Celui qui entre dans le système décrit, ne voit souvent les choses qu’à court terme et calcule ses gains sans examen approfondi de la qualité de ce qu’on lui a vendu, et sans suivre précisément ce fameux entretien.
Tant qu’on est dans la garantie décennale, il est extrêmement important d’avoir l’œil sur cette qualité de la construction (malfaçons éventuelles) et d’exiger les réparations nécessaires. Après 10 ans, le promoteur n’est plus responsable de rien. Il peut donc inciter ses agents (d’où l’intérêt de ne pas embaucher des cadres locaux !) à ne faire que des remises en état trompe l’œil avant 10 ans, en ne parlant jamais de cette garantie. Ensuite tout est pour le propriétaire/investisseur.
Dans les  » nouvelles propriétés  » achetées avec défiscalisation, les catastrophes se déclarent après 10 ans. Dans le contexte actuel ce peut être grave.

-Après dix ans, si le bail est renouvelé, le loyer verrait des baisses de l’ordre de 30 à 40% selon le site ci-dessus, et selon l’association la Fédart (fédération des associations de résidences du tourisme) crée en mars 2009 et réunissant une trentaine de sites…, c’est dire le mécontentement actuel. Ce qui signifie que le loyer n’est pas garanti plus de 9 ans, ce qui n’a rien d’étonnant vu le contexte économique, mais dans certains contrats, il y avait engagement de P et V..
-Au total P et V vend extrêmement cher des appartements somme toute pas très grands, au prix d’une villa, ou d’une grande maison en dur, et y ferait un entretien très médiocre, selon les critiques émises, en baissant progressivement le montant du loyer remis au propriétaire, après 9 ans.

-On nous signale enfin des mouvements sociaux dans ces Center Parcs, les salariés ayant des salaires bloqués à 1000 euros par mois (par exemple le Center Parc à Verneuil dans l’Eure). On comprend donc comment il est possible que les promoteurs de ces centres de tourisme empochent beaucoup d’argent

Suite dans P et V n° 4 : une opération immobilière propulsée par les gouvernements successifs, vouée à terme à la désagrégation.

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