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Le projet de Center Parcs dans la Vienne sera lourdement subventionné par l’état et les collectivités

Posté par admin le 18 septembre 2010

Comme à l’accoutumée, le projet de Center Parcs dans la Vienne est déjà annoncé comme un grand dévoreur de subventions diverses de l’ètat et des  collectivités locales.

La société Pierre et Vacances qui a mis en concurrence le Maine et Loire et la Vienne pour cette installation n’a pas perdu son temps et la Vienne se revèle très généreuse avec monsieur Brémond, son pdg. Cet homme là a su se faire des ministres ses alliés et obligés ( mission sur le tourisme confiée par Mme lagarde et Mr Chatel ( http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=36578 ) , rendez vous en pleine annonce de suppression de certaines niches fiscales, dont celles dites « lois Scellier ou Demessine ou bouvard », l’ont tant aidé, avec monsieur Novelli ( http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=65053 ).

Et ces derniers n’hésitent pas en pleine pèriode de réductions draconniennes des dépenses de l’état et des collectivités à continuer à lui attribuer généreusement des aides publiques collossales pour ses projets privés.

 

 

 L’habile Vienne décroche un Center Parcs
Dans cinq ans, sur 264 hectares, Pierre et Vacances ouvrira son sixième grand domaine touristique. Un chantier de 300 M€, 600 emplois à la clef.

Si René Monory était encore de ce monde, nul doute qu’hier matin il aurait bu du petit-lait en écoutant Claude Bertaud, son successeur UMP à la tête du Département de la Vienne, annoncer, aux côtés de Gérard Brémond, le président de Pierre et Vacances, leur volonté de travailler de concert afin de réaliser le sixième Center Parcs de France.C’est à portée de fusil de Loudun (la ville dont Monory fut longtemps le maire, le théâtre de la célébrissime affaire Marie Besnard et la cité natale de Théophraste Renaudot, père des journalistes) que le projet va voir le jour. Sur un terrain de 264 hectares appartenant à la filiale forestière de la Caisse des dépôts, seront construits 800 cottages, soit 4 000 lits. Globalement, un investissement de 300 millions d’euros.
Dans la Vienne, le concept Center Parcs sera le même qu’en Normandie ou en Sologne. Soit une offre de quantité d’activités sportives (cheval, tir à l’arc, accrobranches, randonnée, etc.), un aquamundo, vastes piscines avec de nombreux jeux d’eau, à une température constante de 29 °C, un village piétonnier avec tout ce dont peut rêver un vacancier : restaurants, supérette, ferme des enfants…

CONSEIL RÉGIONAL
Ségolène Royal suivra-t-elle ?

Inutile de dire que ce projet de Center Parcs illumine depuis quelques semaines les visages des élus UMP de la Vienne et de la région. Lesquels gonflent les biceps face à Ségolène Royal, accusé de n’être forte qu’en communication. Dans l’atmosphère délétère qui est celle du Conseil régional, le projet de Loudun est venu sur le tapis lundi dernier. À propos de formation. Mme Royal a semblé ne pas entendre. Elle sera à nouveau sollicitée sur le sujet. Par contre, Claude Bertaud ne semble pas se faire d’illusion quant à l’entrée de la Région dans la société d’économie mixte qui va naître. Rappelons que dès son élection de 2004, Mme Royal avait cédé les parts de la Région dans le Futuroscope.

Bagarre interne à l’UMP
Par les temps qui courent, inutile de dire qu’un projet de cette ampleur est une manne pour un département. Entre 500 et 1 000 emplois tout au long des deux ans de chantier (janvier 2013 à janvier 2015), 600 emplois directs, plusieurs centaines d’autres induits, en voilà une bonne affaire.

On devine à quel point la bagarre a été sévère entre les deux prétendants à cette réalisation dans le Grand Ouest, à savoir le Maine-et-Loire et la Vienne. Le premier de ces deux départements est présidé par l’un des petits Mozart de l’UMP, Christophe Béchu, auquel Nicolas Sarkozy avait imposé, voilà deux ans, de prendre la tête de liste aux européennes dans la grande région, avant celle des régionales, cette année, dans les Pays de la Loire.

Mais dans la Vienne, on compte aussi parmi les sénateurs un certain Jean-Pierre Raffarin, qui continue à tirer la plupart des ficelles… Résultat des courses, le Phénix du Poitou a passé la ligne d’arrivée nettement devant le bébé Sarko de l’Anjou.

Défiscalisations
Quand on voit Gérard Brémond, on s’imagine aisément qu’entre lui et Jean-Pierre Raffarin (surnommé durant des années le maquignon de Matignon), le contact soit aisément passé. Brémond, c’est l’homme qui a fait Avoriaz avec le champion olympique Jean Vuarnet, qui a su exporter nombre de concepts de tourisme vert, avec une image écologique… et qui a bâti un empire, numéro un du tourisme de proximité en Europe.

Il gère aujourd’hui, avec ses 9 400 salariés, la bagatelle de 230 000 lits, accueille chaque année plus de 7 millions de clients – dont 48 % de Français -, pour un chiffre d’affaires proche du milliard et demi d’euros.

Le secret, c’est que les « cottages » des Centers Parcs ne sont pas, dans leur immense majorité, la propriété du groupe, mais celle d’investisseurs privés désireux soit de placer leurs économies pour percevoir un loyer – « un rendement de 4,5 % leur est assuré » affirme M. Brémond, ce qui est loin d’être toujours confirmé par les intéressés -, soit de bénéficier d’avantages fiscaux.

De ce côté-là, les choses vont-elles demeurer en l’état ? « Qui a aujourd’hui des assurances sur la fiscalité ? » répond le créateur de Pierre et Vacances, en parlant du « coup de rabot » porté au crédit d’impôts. Et d’ici à 2015, beaucoup d’eau risque de passer sous les ponts de Loudun…

« Sans incitation fiscale, nous avons un plan B » glisse, matois, Gérard Brémond, qui n’en dit pas plus.

Seconde grande ligne de la stratégie financière du groupe, le partenariat privé-public. Dans le projet de la Vienne, le Département va être amené à mettre la main à la poche à hauteur de 30 millions d’euros.

Pour l’instant, Claude Bertaud est obligé de rester vague quant au mode d’intervention de sa collectivité. Ce qui est certain, c’est que les fonds qui seront injectés au Center Parcs proviendront de la cession de parts que le Département possède au Futuroscope, lequel affiche actuellement une santé resplendissante. C’est le 18 octobre prochain que les élus du Conseil général délibéreront sur la question.

Une belle mariée
Hier matin, lors de la présentation officielle, la mariée était superbe. Des emplois en période difficile, c’est l’aubaine, d’autant plus que 65 % des personnes recrutées seraient soit des bénéficiaires du RMI où du RSA, soit des chômeurs en fin de droits.

Les entreprises de la région seront privilégiées, cela a été promis, les 350 000 clients attendus chaque année (on cible 1,2 million de nuitées) iront bien dépenser quelques sous à l’extérieur, d’autant plus que des passerelles seront mises en place avec le Futuroscope et divers sites du secteur. Le tout avec une image très écologique, la grande serre du « paradis aquatique » chauffée grâce à une chaudière bois, préservation de la biodiversité, tri des déchets et on en passe.

Il est vrai qu’à l’heure de la cérémonie, la mariée est toujours jolie…

Souce:

http://www.sudouest.fr/2010/09/17/l-habile-vienne-decroche-un-center-parcs-187391-755.php

 

Center Parcs dans la Vienne : le patron précise son projet

Gérard Brémond, le président du groupe Pierre et Vacances était à Poitiers hier.
Gérard Brémond, le président du groupe Pierre et Vacances-Center Parcs était à Poitiers, hier, pour présenter son projet d’implantation dans la Vienne.
Le patron du groupe Pierre et Vacances, Gérard Brémond, a précisé hier son projet d’implantation d’un Center Parcs de 800 cottages, sur un terrain de 260 hectares à cheval sur Les Trois-Moutiers et Morton, dans le nord du département, à l’horizon 2015. Morceaux choisis.

> Pourquoi la Vienne ? « Nous avons trouvé dans ce département des élus qui savent ce qu’est l’économie du tourisme. Avec des gens qui ont un Futuroscope sur leur territoire, on parle évidemment le même langage. L’offre touristique forte et diversifiée de la Vienne nous conduira à créer des partenariats. »
> Qui va payer quoi ? « L’investissement global est de 300 millions d’euros. Les cottages (500 dans un premier temps, 300 de plus ensuite) seront vendus par nos soins à des investisseurs qui profitent de l’exonération fiscale liée à l’investissement dans une résidence de tourisme. » Les équipements collectifs seront financés pour 23 millions d’euros par une société d’économie mixte départementale (qui comprendra le conseil général et probablement d’autres collectivités locales) et loués à Center Parcs avec des loyers garantis.

600 emplois dont 85 %
recrutés sur place

> Combien d’emplois seront générés ? « De 500 à 1.000 emplois pendant la phase de construction. Ensuite, la structure emploiera directement 600 personnes, dont 85 % seront recrutés sur le territoire d’implantation, un taux sur lequel s’engagent Center Parcs et ses sous-traitants. »
> Quelles retombées économiques ? « Les entreprises locales pourront profiter du projet puisque Center Parcs ne lance pas un appel d’offre global, mais des marchés séparés. On estime les retombées fiscales à 2,5 millions d’euros par an, et les retombées pour les fournisseurs à 10 millions d’euros. Dans notre parc de l’Aisne, par exemple, la filière locale de fruits et de légumes facture 2,5 millions d’euros de produits par an. »
> Quel calendrier ? « Les démarches légales (plan local d’urbanisme, permis de construire) devraient conduire à décembre 2012. Le chantier se déroulerait de janvier 2013 à décembre 2014. On prévoit une ouverture à la clientèle au printemps 2015. » Un comité de pilotage Département/État va être mis en place « pour que le dossier administratif avance sans retard », selon Claude Bertaud, président du conseil général de la Vienne.

Philippe Bonnet
la Nouvelle République

http://www.niort.maville.com/actu/actudet_-Center-Parcs-dans-la-Vienne-le-patron-precise-son-projet-_dep-1513376_actu.Htm

 

04.09.2010
Soutien de l’Etat pour Centerparcs

Au cours d’une réunion à l’Elysée, les représentants de l’État ont confirmé à Claude Bertaud et à moi-même leur soutien effectif et financier au projet de Centerparcs dans la Vienne. C’est une excellente nouvelle pour la réussite du projet. Il faut dire que la création de 1000 emplois correspond à la mobilisation de tous engagée par le Président lors de sa venue en 2009 dans le Chatellerauldais.
J’ai participé hier à plusieurs réunions de mise en place du projet en Poitou et je suis très heureux de mesurer que l’esprit d’unité et de solidarité se développe simultanément à la dynamique des projets. En pensant à « notre » Ernest, je me suis rendu dans le sud du département, dans le Pays Civraisiens, où la vallée de la Charente est particulièrement belle, pour rappeler ma disponibilité pour aider les projets du Sud-86.
Retour à la politique dimanche soir dans Soir 3 sur France 3.

Source:

http://www.carnetjpr.com/2010/09/04/soutien-de-letat-pour-centerparcs/

2 Réponses à “Le projet de Center Parcs dans la Vienne sera lourdement subventionné par l’état et les collectivités”

  1. Nicolas Mahoudeau dit :

    Aucun article mentionne que cette nouvelle activite bas de gamme se situe exactement a un endroit ou se trouve une perle rare : Le chateau de la Mothe Chandeniers qui avait malheureusement brule dans les annees 1930. Les restes de ce chateau sont de toute splendeur et le remettre en etat aurait sans nul doute, fait resusciter un element majeur de cette region. Pourquoi avoir choisi la laideur a l’elegance? Le court terme au long terme? Les nuisances a l’ecologie?
    Claude Bertaud et tous ceux qui ont soutenu le projet Center Park ne viendront que pour l’innauguration.
    En tous cas, si le proprietaire du chateau avait accepte de le vendre a quelqu’un en mesure de le restaurer, le projet Center Park n’aurait pas vu le jour a cet endroit.
    Le patrimoine francais est le grand perdant et il n’y a eu aucune preuve d’intelligence et de respect aussi bien du cote elus, promoteurs et proprietaires.

  2. la mothe chamdeniers dit :

    le chateau est certe tres jolimais n ‘a aucun classement comme monument ,c est une copie de plusieurs chateaux .son proprietaire aime voir les vieilles pierres tombés.et je pense qu au contraire le departement ce renseigne pour le valoriser alors qu il serait tombé a terre sinon.

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