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Des vendeurs de Pierre et Vacances dénoncent un complot pour les licencier

Posté par admin le 27 février 2011

Des vendeurs de Pierre Vacances dénoncent un complot pour les licencier

Geoffroy Tomasovitch | 11.09.2007
DANS SA BRANCHE, Nicole appartenait à l’élite. En vingt-six ans de carrière chez Pierre Vacances Conseil immobilier (PVCI), cette commerciale de 56 ans s’était toujours classée parmi les deux meilleurs vendeurs de la filiale du leader européen de l’immobilier de loisirs. Son brillant parcours a pris fin brutalement en juin 2006. Nicole et son époux Gilbert, également négociateur de haut niveau chez PVCI, ont été mis à pied pour « faute grave », puis licenciés. Ecoeurés, ils ont déposé plainte contre X, à Paris, pour « corruption active et passive » et « subornation ». Selon eux, des témoignages défavorables auraient été sollicités, auprès de certains de leurs collègues et de leurs clients, contre la promesse de cadeaux ou d’avantages financiers, comme le laisseraient penser des courriels échangés entre des cadres de PVCI. Dans ces mails troublants, joints à la plainte qu’ils ont déposée cet été, il est question de « trouver des dossiers » sur le couple. A l’occasion, une rémunération est même proposée contre ces « informations ». Exemple : « Il nous faut un témoignage très détaillé, quitte à voir si, rétrospectivement sur une ou deux affaires, nous pourrions donner un bout de commission. » Les auteurs misent sur l’efficacité du système. « Quand le réseau apprendra que nous paierons des commissions à ceux qui se découvriront, ça peut nous aider à trouver d’autres dossiers de ce type », estime un des courriels. Un dirigeant de PVCI annonce la couleur : « Il est clair que nous aurons tous une part du gâteau. » « Une violence inouïe » Transmis à la justice, ces courriels révoltent Nicole et Gilbert. « Ce sont des appels aux mensonges », confient les époux, très marqués par leur éjection de PVCI, qui se charge entre autres de commercialiser les appartements du groupe Pierre Vacances à des investisseurs privés. Nicole a intégré cette société en mars 1980. « On s’est totalement immergés dans ce travail. C’était notre vie », enchaîne Gilbert, entré en 1983 chez PVCI, où il a rencontré sa future femme. Nostalgique, il évoque la « bonne ambiance » d’une entreprise dirigée par Gérard Brémond, « patron attachant et charismatique ». Payé uniquement à la commission, le couple de commerciaux a atteint des niveaux très élevés de rémunération. « Nous avons aussi rapporté des dizaines de millions d’euros à la société », précise Gilbert, devenu ensuite directeur régional. En 2005, PVCI lance une réflexion sur le contrat de travail de ses commerciaux. « Ils voulaient diminuer sensiblement les commissions. En mai 2006, on m’a annoncé la suppression de mon poste », relate Gilbert, marqué au fer rouge par le 20 juin 2006. « Convoqué à la direction générale, on m’a dit que j’étais mis à pied, sans explication, raconte-t-il. J’ai dû rendre mon badge, on m’a coupé l’informatique et on m’a mis à la porte. Ce fut d’une violence inouïe. » Ce même jour, Nicole subit le même sort. « Aussitôt, ils ont mis en place une machine de guerre pour monter un dossier contre nous, explique Gilbert. Ils nous ont même fait suivre pendant un mois par un détective. Ils avaient appelé ça l’opération Epervier… » Après la découverte des fameux courriels, M e Pascal Gastineau, avocat du couple, a donc déposé plainte au pénal. Un juge enquêtera sur les conditions dont la filiale de Pierre Vacances s’est séparée de ses deux vendeurs d’élite.

Source:

http://www.leparisien.fr/faits-divers/des-vendeurs-de-pierre-vacances-denoncent-un-complot-pour-les-licencier-11-09-2007-2008367619.php

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