« On est assez loin tout de même de la jolie présentation de l’entreprise que le conseil général faisait dans une livraison passée de son magazine de communication »

Posté par admin le 9 mars 2011

 

Communication d’opposants qui « s’opposent à tout » ?

Non, de simples articles de presse qui vont , on n’en doute pas, inciter les habitants riverains de l’éventuel Center Parcs de Roybon à vite postuler en masse pour ces emplois tant vantés pare les élus locaux.

 

Center Parcs : un petit nettoyage s’impose
Publié le mercredi 19 mars 2008

Claude Hennequin a 51 ans. Le 7 mars avec une collègue, il s’est fait interdire l’entrée vers son lieu de travail. Même chose le lendemain. La justice et l’inspection du travail se penchent sur ce… K. Yves Klein
Yves Klein

Le groupe K, basé à Méaulte dans la Somme, et sa filiale dans l’Aisne Sinka groupe K installée à Bruyères-et-Montbérault sont depuis le 7 mars au centre d’une nouvelle affaire d’entorse aux règles du droit du travail.
Du moins est-ce ainsi que deux salariés de la société, Claude Hennequin et Marlène Huriez, analysent la situation depuis qu’ils ont été virés du parc pour n’avoir pas accepté une modification de leur contrat de travail.
« Cela s’est passé le 7 mars », explique Claude Hennequin. « Nous avons commencé à 5 heures comme chaque matin. A 8 h 30, le responsable d’exploitation nous a convoqués pour nous indiquer que nous n’étions plus affectés au nettoyage du central et que nos horaires allaient changer ». Claude Hennequin travaille 4 heures par jour à Center Parcs depuis le 19 septembre dernier. Il est cardiaque, cotorep « classe A ». Il fait partie de l’équipe préposée au nettoyage du restaurant et de l’Aqua mundo. Ça lui rapporte 500 euros par mois en moyenne.
Entrée interdite
Nettoyer quelques-uns des 860 cottages, c’est un autre boulot. Par exemple il faut porter des ballots de linge. C’est quasi chronométré. « On nous proposait 10 heures à 15 h 30 le lundi et le vendredi et 10 heures 13 heures le mardi, mercredi et jeudi ».
« Proposer », c’est pour fluidifier le propos. Parce qu’en fait, c’est « imposer » qu’il faut écrire. Claude et Marlène ont refusé ce changement. « On nous a dit que nous étions virés sur le champ, que c’était une faute grave et que ça ne servait à rien de faire grève parce que c’était interdit par la loi », relate M. Hennequin. Virés donc. Et raccompagnés jusqu’aux grilles par le responsable des équipes sur place.
Le 8, à 4 h 30, les « éjectés » de la veille se présentent au poste des vigiles à l’entrée du complexe de loisirs. « On nous a interdit de rentrer, en nous précisant que l’ordre venait du chef d’exploitation M. Capron. Ça a été constaté par des représentants syndicaux et on a dû repartir parce que les vigiles avaient fait appel aux gendarmes ».
Depuis, rien. Les indésirables n’ont pas remis les pieds à Center Parcs. Leur employeur fait le mort.
Des impayés
On est assez loin tout de même de la jolie présentation de l’entreprise que le conseil général faisait dans une livraison passée de son magazine de communication. Xavier Capron, l’un des intervenants mis en cause par les salariés estimait alors à 2,5 millions d’euros le chiffre d’affaires annuel que le marché du nettoyage à Center Parcs générerait. Il n’abordait pas les salaires de ses employés, un autre point de discorde. « On a des heures qui sont toujours impayées », regrette Claude Hennequin. « Pour ce qui est de moi, on m’a dit qu’elles étaient perdues ! ». En octobre dernier, un conflit à ce propos (l’union du 20 octobre 2007) avait déjà mobilisé plusieurs salariés de l’entreprise de nettoyage. « En janvier, rappelle M. Hennequin, on a signalé des problèmes d’heures supplémentaires et de dimanches non payés au taux normal. C’est resté sans réponse ». Les partenaires sociaux et l’administration cette fois semblent prêts à envoyer le groupe K se faire nettoyer la fibre managériale.
En attendant, ce n’est pas la joie chez les pros de la lavette. Surtout chez ceux qui n’en sont pas.
Yves Klein

***
Douze dossiers aux Prud’hommes

La situation des salariés du groupe K est suivie par l’inspection du travail et l’union locale CGT. Deux observateurs attentifs aux évolutions de ces dernières semaines mais qui, évidemment, n’emploient pas le même vocabulaire pour les qualifier.
Ainsi Georges Decker, le patron départemental de l’inspection du travail évoque t-il des « contacts » avec l’entreprise comme la DDTE peut en avoir avec d’autres. « K est soumise à la réglementation du travail et au suivi de nos services », résume M. Decker, affirmant qu’il ne se prononcera pas sur la situation précise des salariés et de leurs responsables pour lesquels « il n’existe pas de zone de non droit ».
Du côté du secrétaire de l’union locale CGT, Marc Christodoulou, on confirme le non paiement de nombreuses heures effectuées et la mise à la porte de deux salariés au moins, en désaccord avec une modification de leur contrat de travail. « Le groupe est effectivement en train de reprendre une quantité de contrats pour revoir la répartition des heures ».
Douze dossiers concernant des salariés de K propreté employés au Center Parcs sont actuellement en route vers le conseil des prud’hommes de Laon. Des éléments et un chiffre que Xavier Capron, le responsable d’exploitation de K n’a pas précisé puisqu’il n’a jamais donné suite à nos appels.

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/a-la-une/center-parcs-un-petit-nettoyage-simpose

 

Payée zéro euro par mois depuis trois ans
Publié le jeudi 13 janvier 2011 à 08H37

La justice a sanctionné Deca France mais des fiches de paie à zéro euro arrivent toujours au domicile d’Ingrid Maquin.

La descente aux enfers d’Ingrid Maquin s’est étalée sur une page le 28 octobre 2008 dans l’union. La trentenaire laonnoise, a été recrutée comme des dizaines de petites mains du nettoyage par le Groupe K et sa filiale Sinka Volute. A partir de février 2008, elle a pour mission de nettoyer les cottages de Centers parc de même que les alentours de la piscine. Comme nombre de ses collègues, elle sera fréquemment appelée la veille pour le lendemain par des responsables hiérarchiques qui, à l’époque, ne cachaient nullement leur considération juste animale pour leurs effectifs aux marges de la précarité.
En mars 2008, Ingrid Maquin se rapproche du Groupe K afin de disposer d’un double de son contrat de travail, contrat demandé par un bailleur auprès duquel Mme Maquin demande un logement. Elle n’obtiendra jamais cette copie.
Avril 2008, la Laonnoise par ailleurs réserviste de l’armée est appelée pour effectuer une période à Couvron. Elle en informe son employeur. Lequel à partir de cette date, oublie généreusement de solliciter sa recrue. Ingrid Maquin attend donc, à son domicile le plus souvent. L’époque est aussi celle où l’on verra l’union locale CGT notamment, porter devant le conseil des prud’hommes, les dossiers de salariés en conflit avec Groupe K ou Sinka Volute. Au bas mot, une grosse vingtaine d’affaires seront finalement jugées.
Pendant ce temps, Ingrid Maquin, officiellement toujours employée par le Groupe K et plus tard par Deca France, reçoit des fiches de salaire invariablement créditées de 0 euros. Un scénario qui confine au harcèlement ? Possible. Cyrille Bouchailloux, l’avocat d’Ingrid Maquin prend le dossier en main mi 2008. La justice a condamné Deca France en octobre 2009.
Depuis Ingrid reçoit toujours des fiches de paie. Et des virements de zéro euro.

Y.K.

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/payee-zero-euro-par-mois-depuis-trois-ans

 

Center Parcs : sale affaire dans le nettoyage
1 contribution
Publié le jeudi 13 janvier 2011 à 08H35

Ingrid Maquin a cessé toute activité chez Deca France depuis 2008. Elle a obtenu la condamnation de l’entreprise une année plus tard mais Deca n’a toujours pas payé.

CHAMOUILLE (Aisne). L’ancienne préposée au nettoyage bataille depuis 2008 contre le géant Deca France. Condamné, le spécialiste de la propreté à Center Parcs serait prêt à faire place nette. Mais pas  à n’importe quel prix.

C’EST un match mais on n’en verra rien à la télévision. L’arbitre porte une robe noire ; il a tranché : l’équipe d’Ingrid Maquin a gagné. Une équipe, disons plutôt un binôme, avec Ingrid et son avocat. Les deux ont croisé le fer en 2008 et 2009 contre un poids lourd économique, la société Deca France *, 100 millions d’euros de chiffres d’affaires l’année dernière et 8 500 salariés dans l’Hexagone. Pas de la petite bière.

Pas de papiers

Ingrid Maquin est Laonnoise. Elle a été embauchée en février 2008 par l’entreprise de nettoyage qui officiait à l’époque à Center parcs. Ce jour-là, elle n’a pas eu le nez creux.
Trois mois après son entrée dans la société (lire ci dessous), la vie de la jeune salariée a pris un tour douloureux. « En juin, ma décision était prise et j’avais trouvé un stage auprès de l’AFPA. Mais pour le suivre », se souvient l’ex employée, « on me demandait de présenter une attestation Assedic et d’être inscrite au chômage ». Ça a été totalement impossible. A l’époque, le Groupe K patauge dans le conflit qui l’oppose à une partie de ses salariés. Ingrid Maquin n’obtient pas son attestation, et pas son inscription aux Assedic. Elle a dû tirer un trait sur le stage qu’elle avait trouvé.
Trois ans plus tard, où en est cette jeune femme qui ne demande rien tant que de travailler ? Fin 2008, elle a fait citer son employeur devant le conseil des prud’hommes de Laon. L’affaire a été examinée le 29 juin 2009. Le jugement est intervenu quatre mois plus tard. Cela n’a pas fait un pli : la société a été condamnée à verser non seulement près de 17 000 euros de dommages et rappels divers mais aussi à remettre à sa salariée attestations, certificats et tous documents sociaux qui doivent lui permettre d’être enfin recensée en qualité de demandeur d’emploi.

Une condamnation… provisoire

Les conseillers ont également soumis l’employeur à une astreinte de 50 euros par jour de retard et assorti leur décision d’une exécution provisoire. En résumé, même si Deca entendait contester le jugement en appel, les sommes notamment devaient être versées. Le bonheur, donc ? Non, et on en est loin.
Le 4 novembre 2009, Deca a, en effet, interjeté appel du jugement des prud’hommes. Me Cyrille Bouchaillou, qui assistait jusque-là Ingrid Maquin, a souhaité passer le relais. Anthony Contant, un confrère ternois, a pris la suite. Fin 2009, le convoi judiciaire va prendre un peu de retard et l’astreinte… (près de 20 000 euros à ce jour) eh bien, il semble qu’elle tienne toujours.

Les sommes bloquées

Dans ce dossier, le temps n’est pas franchement l’ami d’Ingrid Maquin. En 2010, ce sont les avocats de Deca France qui vont, en effet, donner le rythme en communiquant leurs pièces si tardivement à la partie adverse que le 5 octobre dernier, un an après le jugement prud’homal donc, les conseillers de la cour d’appel d’Amiens ont été contraints de radier le dossier du rôle des affaires en cours. « La procédure, écrit alors la présidente Leclerc Garret, sera rétablie sous réserve que les parties communiquent dans un délai de deux mois leurs pièces et conclusions. »
Il n’y a pas de quoi sauter au plafond d’autant que dans l’intervalle, si le caractère exécutoire de la condamnation des prud’hommes (pour rappel, elle date du 5 octobre 2009) n’a pas été contesté, l’huissier laonnois chargé de la faire appliquer a pris tout son temps pour se mettre en action… Pour être exact, il a fallu qu’ Ingrid Maquin et son avocat haussent le ton afin d’obtenir de l’officier ministériel qu’il délivre, en décembre dernier, un commandement de payer à la société Deca France.
C’est en route donc, mais cela peut encore être contesté. « L’affaire n’est pas enterrée, non, elle est toujours pendante devant la cour d’appel d’Amiens », explique aujourd’hui, Vincent Calais, le défenseur de Deca. « On devrait avoir une date d’audience d’ici un mois ». Cela réjouit bien davantage Deca qu’Ingrid Maquin et pour une raison simple : la société de nettoyage qui maîtrise parfaitement ces longueurs de procédure s’est déjà fait un petit plaisir en proposant à son (ex) employée un petit pécule de 8 000 euros pour faire la paix. Autrement dit, elle s’épargnerait bien un procès, et sûrement pour des raisons financières. « Bien entendu une somme aussi ridicule ne pouvait pas être acceptée par ma cliente » oppose Me Contant. Lequel ignore moins que d’autres qu’un bon accord vaut mieux qu’un mauvais procès.
Il y a une question désormais, ça ne coûte rien de se la poser : un « bon accord » et trois ans de vie gâchés, cela vaut combien… ?

Yves KLEIN
*Cette dernière n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/center-parcs-sale-affaire-dans-le-nettoyage

 

Le groupe K perd contre douze de ses salariés
Publié le mardi 16 décembre 2008

Un premier sourire s’affichait sur les visages des 12 salariés du groupe K, ainsi que sur celui du délégué syndical CGT.
St¿phane MASS¿

Le groupe a été aussi condamné à verser d’autres sommes, pour des requalifications de contrat à ces mêmes salariés. Et elles doivent donc être versées immédiatement. Sinon « on retourne aux prud’hommes, avec cette fois-ci, une astreinte pour tous les jours de paiement en retard » glissait au milieu des salariés, Marc Christodoulou, le délégué CGT qui avait conseillé les plaignants. « De toute façon, je transmets les dossiers au procureur de la République, car, même si le groupe K a été remplacé par Déca France, rien n’a changé. Il faut qu’il arrête ce délire. »
Hier matin, sur les marches du conseil des prud’hommes, chacun évoquait des faits qui allaient valoir de nouveau des poursuites en justice. Qui allait des documents de solde de tout compte qu’une ancienne salariée attend depuis… juillet dernier. Des affaires qui semblent intéresser au plus haut l’inspection du travail puisque deux de ces contrôleurs se sont déplacés au conseil des prud’hommes pour examiner de près le dossier, jusqu’à ce tribunal de proximité en ville haute laonnoise. Aujourd’hui, ce sont plus de 50 dossiers d’infractions à la législation sur le travail qui sont en cours d’instruction.
St. Massé

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/le-groupe-k-perd-contre-douze-de-ses-salaries

 

Y. Daudigny : les problèmes sont « contenus »
Publié le samedi 25 octobre 2008

Appelons ça, de la perspicacité. Le 28 juillet dernier, le pas encore sénateur Yves Daudigny intervient directement auprès de Gérard Brémont, directeur général du groupe Pierre et Vacances, propriétaire de Center Parcs et donneur d’ordre du Groupe K, son sous-traitant.
Le président du conseil général est inquiet et informe son correspondant que « des problèmes relatifs à l’encadrement, l’organisation, la formation, le manque de moyens et la rémunération de certaines heures » lui ont été exposées par des salariés.
Ce n’est pas faux. Le problème traîne depuis un an mais le 17 juillet, la CGT locale est venue toquer à la porte présidentielle.
Perspicacité donc car le chef de l’exécutif départemental note à présent qu’« un certain affichage médiatique est en train de voir le jour ». Les problèmes sont « contenus » selon l’élu qui ajoute : « Il est à craindre que la couverture par les médias prenne de l’ampleur et ternisse l’image du Center Parcs de l’Aisne et celle du département ».
Hypothèse avouons-le tout à fait envisageable. D’autant que, on le verra ci contre, des demandes d’éclaircissements seraient parties récemment du ministère du Travail en direction de ses informateurs, jusque-là étonnamment peu gênés aux entournures par les pratiques relativement moyenâgeuses de K propreté.
Evidemment, ceci ajouté aux procédures civiles ou potentiellement pénales engagées contre les représentants de la société de nettoyage devrait faire rentrer dans le rang les dirigeants et leurs collaborateurs mis en cause.
L’un d’eux, au doux nom de Rève a déjà été écarté. Les paroles blessantes de ce cadre ont fini par lasser. Tous les espoirs sont permis.
Y.K.

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/politique/y-daudigny-les-problemes-sont-«-contenus-»

 


Chamouille (Aisne) / SocialUne manifestation devant le Center Parcs

Publié le samedi 10 mai 2008

La colère des employés.

Les conditions de travail des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne ne sont pas satisfaisantes. Du moins est-ce l’analyse de 70 des 280 agents d’entretien recrutés par le sous traitant de Pierre et Vacances confronté hier, de 5 à 15 heures, à son premier mouvement de grève depuis l’ouverture du site.
Le mécontentement ne cessait d’enfler ces derniers mois contre la hiérarchie de Groupe K, spécialement contre certains cadres aux méthodes jugées dégradantes et insultantes par les salariés. Des femmes en grande majorité, employées le plus souvent trois à cinq par jour pour nettoyer les cottages après le départ de résidants et entretenir le bâtiment central avant le réveil des vacanciers. Salaires et cadences de travail sont pointés par les manifestants, en butte, selon l’union locale CGT qui les conseille, au silence constant de leurs dirigeants.
Vingt-six dossiers, certains traitant de harcèlement, ont déjà été inscrits au rôle du conseil des prud’hommes de Laon, selon les syndicalistes. Lesquels, avec les grévistes regroupés devant l’entrée du parc, ont sollicité de la direction de Groupe K, un examen très attentif des doléances des salariées. Xavier Capron, chef d’exploitation dans l’entreprise de nettoyage, surpris par les accusations lancées notamment contre son chef d’exploitation, a rappelé que les retards et régularisations de salaires avaient été réglés en début d’année. « Les cadences de travail ont été testées dans d’autres sites et elles sont tout à fait tenables », souligne-t-il, notant au passage « toute personne à droit au minimum au respect ». C’est dans ce sens que les relations entre les petites mains du nettoyage et les dirigeants de l’entreprise devraient désormais s’établir. Une réunion de concertation se déroulera à ce propos mardi. Nul doute que les vigies syndicales la suivront de près. Tout comme la direction du parc, nullement accusée par les personnels grévistes mais fort gênée par cette assez mauvaise publicité.
Yves Klein

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/economie-a-la-une/chamouille-aisne-socialune-manifestation-devant-le-center-parcs

 

Groupe K : des erreurs de part et d’autre
Publié le samedi 20 octobre 2007

Xavier Capron est responsable d’exploitation chez Groupe K. « Nous avons 183 personnes qui travaillent sur l’ensemble du site de Center Parcs et », note-t-il, « c’est vrai qu’il y a eu quelques retards de paiement pour quelques-unes. Tout est quasiment réglé. Les derniers dossiers sont en cours d’examen ».
A l’origine de ces retards, des erreurs selon ce responsable, tant de la part des employés sur place que de leur hiérarchie.
« Certaines heures qui nous ont été communiquées ne collaient pas avec la réalité. D’autres ne nous sont pas parvenues ce qui fait qu’à notre tour, nous n’avons pas pu transmettre de données complètes à Manpower ».
Quant aux employés «passés» depuis en CDI, ils ont dû, si l’on en croit M. Capron, être payés récemment puisque « nous fonctionnons en paye décalée c’est-à-dire que nous réglons à partir du 15 ».
Le même responsable réfute l’affirmation selon laquelle les employés de la société seraient contraints de déjeuner dehors.
« Le restaurant qui est à côté du Be to be leur est accessible. Il est chauffé, il y a un micro ondes et de l’eau », signale-t-il.
Propos fortement tempérés par Mme Mennechet. « On nous a interdit d’y aller. Seuls les chefs en ont le droit.
C’est vrai qu’on a pris la liberté d’y aller de nous-mêmes parfois pour prendre un café ».
Chez Manpower, Benoît Da Rocha, le responsable commercial annonce avoir « deux ou trois cas en cours de règlement » et ne relève pas de contentieux particulier avec le Groupe K. « Le salaire que nous versons aux employés en intérim là-bas est celui qui nous est demandé par notre client », ajoute-t-il, par ailleurs.
Y.K.

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/groupe-k-des-erreurs-de-part-et-dautre

 

 

Nettoyage de Center Parcs le défi d’une société locale
Publié le mardi 24 juillet 2007

Le nettoyage d’un paradis tropical de ce type n’est pas une mince affaire.

HUIT CENT SOIXANTE cottages, des parties communes gigantesques comme l’aqua mundo, le nettoyage du Center Parcs ferait pâlir plus d’une ménagère.
C’est aussi un marché pour lequel un appel d’offres a été lancé fin 2006. L’entreprise Sinka Volute, dont la vitrine est située à Bruyères-et-Montbérault, y a répondu avec succès. Il s’agit d’une filiale du groupe K, dont le siège est à Albert dans la Somme. « Nous sommes un groupe régional et familial, présent dans trente-trois départements », explique Xavier Capron, directeur d’exploitation. Tout de même, ce marché est sans doute le plus grand jamais décroché ces dernières années par l’entreprise. « Cela représente 7 à 8 % du chiffres d’affaires du secteur propreté », confirme Xavier Capron. Un sacré défi qui a commencé dès le mois d’avril, bien avant les premiers coups de plumeau. Il a fallu notamment recruter les quelque 250 personnes nécessaires pour ce marché important. Certaines ont été recrutées par mutations internes. Pour d’autres, ce fut plus compliqué, sachant qu’étaient notamment proposés des contrats à durée indéterminée de 10 heures par semaine, cinq heures les lundis et vendredis, après les départs et avant les arrivées.
Ramassage en bus
« L’agence pour l’emploi de Laon nous a beaucoup aidés, en organisant notamment un système d’évaluation par simulation. » Il a fallu aussi dénicher les personnes intéressées par ce type de contrat. Un possible complément de revenu a été avancé, « mais c’est aussi l’occasion de remettre pied dans le monde du travail, sachant que nous proposons aussi des contrats de 35 heures par semaine pour les parties communes, notamment l’aquamundo et toutes ses vitres ». Un système de ramassage des salariés en bus a encore été mis en place pour celles ou ceux qui ne disposeraient pas de voitures. Quatre-cinq bus seront affrétés avec la Régie des transports de l’Aisne au niveau d’un triangle Soissons, Laon et Chauny. Aujourd’hui, l’entreprise Sinka Volute se dit donc prête à jouer le monsieur propre du domaine de l’Ailette. « Nous avons le nombre de candidats suffisants. Une formation a été assurée et des formateurs ont même été formés. » Car on ne nettoie pas un cottage ou une piscine comme on nettoie sa maison confie Xavier Capron.
« Center Parcs est assez exigeant, mais c’est normal pour une entreprise qui reçoit de la clientèle », dit-il.
Yann Le Blévec

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/a-la-une/nettoyage-de-center-parcs-le-defi-d’une-societe-locale

 

Groupe K : c’est marche…ou grève !
Publié le lundi 12 mai 2008

Une bonne part des agents de nettoyage que le Groupe K emploie dénonce depuis plusieurs mois ses conditions de travail.

«T OUT n’est pas exact dans ce qui est rapporté. » On a pu faire grief à Xavier Capron, le directeur d’exploitation de Groupe K (trois mille salariés dans trente départements au nord de Paris) de s’intéresser d’assez loin aux conditions de vie et de travail de ses effectifs locaux.
Vendredi, ce dirigeant a montré qu’il savait être présent et attentif, voire observateur et curieux. Il faut dire que les circonstances se prêtaient assez mal à un traitement en dilettante d’un dossier qu’il connaît parfaitement. Une bonne part des agents de nettoyage que le Groupe emploie dénonce en effet, depuis plusieurs mois, ses conditions de travail.
Vendredi, c’est par la grève que cet effectif – environ 70 des 280 agents – a contraint son interlocuteur à formuler des réponses. Une manifestation devant l’entrée du Center Parcs, voilà qui a fait mauvais genre.
La direction, étrangère tout de même à ce conflit, l’a vite compris, qui a suivi de près et en compagnie des gendarmes de la compagnie de Laon, l’évolution des pourparlers.
Problèmes techniques et humains
Pas facile de nouer le dialogue quand, depuis des mois, enflent des accusations de harcèlement et d’entorses graves au droit du travail dont la hiérarchie de Groupe K se rendrait responsable.
C’est bien à la fois sur le terrain technique (« Nous n’avons pas les produits adaptés au nettoyage de certains secteurs »), réglementaire (« Pourquoi nous fouille-t-on systématiquement dès que nous sortons du parc ? ») et humain (« On nous humilie, on nous rabaisse, on nous insulte plus bas que terre ») que s’est creusé le fossé qui sépare désormais l’employeur de ses agents.
Pas de tous ses agents, si l’on en juge par le flot de récriminations dirigé contre le chef d’exploitation, M. Reve.
« Ce sont des éléments dont je n’ai pas connaissance », assure Xavier Capron, « il est vrai qu’au commencement de notre activité ici, nous avons commis des erreurs.
Il y a eu des retards dans le versement des salaires et des absences de régularisation pour des heures effectuées en supplément ou les jours fériés, mais tout est rentré dans l’ordre maintenant. »
La question des cadences
Le dirigeant évacue la question des cadences (« 118 minutes pour nettoyer une maison pour 8 personnes, c’est intenable ! », jurent les salariées) avançant les études et les tests effectués dans d’autres sites.
« En revanche, c’est vrai que nous n’avons pas été très bon sur le plan de la communication. Par exemple, pour la pause. Bien sûr que les salariés peuvent d’arrêter cinq ou dix minutes, bien que pour 5 heures de travail, je ne pense pas que cela soit prévu réglementairement. Nous allons établir une note là-dessus », indique M. Capron.
L’union locale CGT suit le dossier. C’est auprès de ses représentants, d’ailleurs, que les dirigeants de Groupe K ont sollicité une reprise du travail.
Un bon début pour qui veut négocier la paix sociale et une place respectée dans l’entreprise…
Yves Klein

***

Première manifestation
depuis l’ouverture du site

Le mouvement de grève vécu vendredi est sans précédent. C’est la première manifestation depuis l’ouverture du site de Pierre et Vacances (l’union du samedi 10 mai).
Harcèlement
Au cœur du mécontentement, des employés affectés, par le Groupe K, à l’entretien des cottages et du Central au Center Parcs de l’Aisne.
Un mécontentement qui ne cessait d’enfler ces derniers mois, plusieurs témoignages ayant été recueillis dans nos colonnes. Vingt-six dossiers, certains traitant de harcèlement, ont par ailleurs déjà été inscrits au rôle du conseil des prud’hommes de Laon, affirment les syndicalistes.
À la suite du mouvement, une réunion de concertation doit se dérouler demain, mardi.
Du dialogue jaillit la lumière, dit-on. Gageons qu’en outre beaucoup seront attentifs aux débats qui s’y dérouleront.

Source:

http://www.lunion.presse.fr/article/a-la-une/groupe-k-cest-marche…ou-greve

 

 

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