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Center Parcs Roybon, les verts demandent au conseil Général et au conseil régional de se retirer du projet

Posté par admin le 28 juin 2011

Communiqué de presse du 24 juin 2011
Center parcs à Roybon
:
une suspension du projet pour de nouvelles études
Suite des recours portés par l’association Pour les Chambaran Sans Center Parcs, le tribunal
administratif a décidé d’annuler la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de Roybon et donc
le permis de construire déposé pour le projet de Center Parcs.
Ce jugement doit être l’occasion pour le Conseil général de l’Isère et la région Rhône-Alpes de
suspendre leur participation à ce projet, ainsi que le permet l’article 9 du protocole que le département a
signé avec Pierre & Vacances1. En effet, deux éléments nécessitent d’en questionner à nouveau l’intérêt
général.
Tout d’abord, les contraintes budgétaires se sont encore aggravées en 2011 pour le Conseil général
de l’Isère et la région Rhône-Alpes du fait de l’explosion des dépenses sociales et des baisses de
recettes. Comment justifier que le département puisse accorder 15 millions d’€ et la région 7 millions d’€
d’aides publiques (et beaucoup plus en intégrant les réseaux d’eau et les accès routiers) à une multinationale
du tourisme, alors que les conseillers généraux socialistes n’ont pas trouvé les 1,3 millions d’€ demandés par
les associations culturelles iséroises, compensant une partie des baisses du budget 2011 et évitant ainsi de
pousser de nombreux intermittents du spectacle dans le dispositif RSA, faute d’emploi.
Deuxième élément : la grave sécheresse du printemps 2011 a montré que les nappes phréatiques de
la zone d’implantation de ce Center Parcs étaient particulièrement sensibles aux aléas
météorologiques (voir l’avis du BGRM2). Le réchauffement climatique ne pourra qu’aggraver cette situation
dans les années à venir. Il serait irresponsable d’augmenter la ponction d’eau de 1200 m3 par jour pour un
immense centre de vacances et une bulle tropicale aqua-ludique, alors que les habitants et agriculteurs locaux
subissent déjà des restrictions d’eau.
Ces éléments, ainsi que les réserves déjà formulées sur le modèle de développement touristique « hors sol »
des Center parcs et leur modèle économique assis sur une niche fiscale (autres subventions publiques indirectes
mais réelles) nous amènent à demander à la région Rhône-Alpes et au Conseil général de l’Isère que
la suspension de la convention permette à des bureaux d’études indépendants de mener à bien :
- une étude sur l’impact du Center parcs de Roybon sur les réserves d’eau de la région dans un
contexte dynamique de réchauffement climatique ;
- une étude comparative sur le nombre d’emplois qui pourraient être créés en Isère dans le
domaine du tourisme doux et du développement économique et social local avec le même
niveau d’aide publique que celui accordé à Pierre & Vacances (aides directes et indirectes, toutes
collectivités confondues), soit plus de 30 millions d’€.
Yann MONGABURU, porte-parole d’Europe Ecologie les Verts de l’Isère
Véronique RATAT, pour le groupe de Bièvre-Valloire
Olivier BERTRAND, président du groupe des élus EELV du conseil général de l’Isère
Eric PIOLLE, co-président du groupe des élus EELV de la région Rhône-Alpes
Michèle RIVASI, euro-députée EELV de la région Sud-Est
1
Article 9 – Conditions suspensives [...] Dans l’hypothèse où l’une ou plusieurs des décisions ou autorisations viendraient à faire l’objet d’un
recours, ou d’une décision de retrait ou plus généralement en cas de survenance d’un événement majeur, extérieur aux parties, venant
gravement remettre en cause l’économie générale et l’intérêt de l’opération pour les deux parties, celles-ci s’engagent à se rapprocher sous un
délai de 1 mois à compter de la connaissance desdits recours ou retraits ou évènements extérieurs pour examiner les suites à donner et décider
des conditions de poursuite de l’exécution du protocole. Elles s’engagent, à cette fin, à s’informer mutuellement de l’existence de tels recours
ou décisions de retrait ou évènements dès que l’une ou l’autre en aura eu, pour sa part, connaissance. Chacune des parties pourra, à
l’issue d’une période d’examen commune de 3 mois des motifs mettant en question le projet, renoncer à l’opération et au
bénéfice du protocole, ce dernier devenant alors caduc.
2
Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (http://www.brgm.fr) indiquait dans son bulletin du 1er avril 2011 : « Les nappes du
Bas Dauphiné en Plaine de Bièvre-Valloire présentent des situations et des évolutions contrastées en mars. Les niveaux sont cependant
globalement bas (fréquence quinquennale) et évoluent toujours à la baisse sur la Bièvre (tendance durable), tandis qu’ils remontent
faiblement sur la Valloire, où ils étaient et restent déprimés (fréquence décennale de basses-eaux). La situation relative reste
inchangée et encore préoccupante » .

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