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- « Femme de chambre dans le tourisme: ce n’est pas « que » du ménage, c’est exigeant… et rarement payant »

Posté par admin le 21 août 2011

« Femme de chambre: exigeant… et rarement payant

Femme de chambre: exigeant… et rarement payant
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Qu’est-il arrivé à Karine Faubert?

Anabelle Nicoud
La Presse
Profession féminine, physiquement exigeante et rarement payante: les «préposées à l’entretien» (ou femmes de chambre) n’ont pas toujours la vie facile. Dans l’industrie du tourisme, les préposées à l’entretien ménager sont, dans plus de 80% des cas, des femmes, selon la dernière enquête sur la rémunération des employés réguliers de l’industrie touristique publiée par le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme.

Elles sont chargées de s’assurer de la propreté des chambres et des aires communes, ainsi que de répondre aux demandes des clients. Dans la moitié des cas, leurs employeurs n’exigent pas un diplôme secondaire, et l’expérience dans un domaine similaire n’est pas toujours nécessaire. En revanche, selon cette enquête, le dynamisme, la fiabilité mais aussi la forme physique sont requis.

Et pour cause: soulever des matelas et astiquer des salles de bains à répétition peut causer de nombreuses blessures. Entorse lombaire, entorse cervicale ou encore tendinite des épaules sont des maux fréquents, selon Annie Gagnon, représentante en lésions professionnelles de l’Union des employées de service, section locale 800. «Surtout dans les hôtels de luxe, les matelas et les couettes sont lourds, et en plus, il faut tout changer», explique Mme Gagnon.

Faire reconnaître ces blessures comme des blessures professionnelles n’est pas toujours évident, selon elle. Les préjugés sont tenaces: chacun peut estimer que le métier n’est pas si difficile puisqu’il ne s’agit «que» de ménage. «Ce qui est difficile, c’est de faire des mouvements variés, répétitifs. Ce n’est pas travailler dans la construction, mais c’est dur», dit-elle. Facteur aggravant: la charge quotidienne de travail des employées qui est de plus en plus grande. Il faut faire plus de chambres, en toujours moins de temps. «Plus on va vite, plus il y a des risques.» »

 

Source:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/201108/20/01-4427501-femme-de-chambre-exigeant-et-rarement-payant.php 

 

 


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