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- Le hold-up de Pierre et vacances sur les finances des collectivités locales

Posté par admin le 28 mars 2016

Le hold-up de Pierre et vacances sur les finances des collectivités locales

Reprise de l’article de Factuel Info du 8 septembre 2015 Lien : http://www.factuel.info/article/center-parcs-dans-jura-hold-up-sur-finances-collectivites-locales-se-prepare-002409

Ancien gestionnaire-financier à la banque Paribas-Luxembourg, le Jurassien Pierre-Emmanuel Scherrer enseigne la gestion et l’économie des entreprises. Il a décortiqué le montage des deux projets de center parcs de Poligny et du Rousset (Saône-et-Loire) dont il ressort que les investisseurs institutionnels pressentis mais toujours inconnus, souscriraient des obligations rémunérées à près de 7%, un taux important qui reflète un risque auquel les collectivités sont, de son point de vue, excessivement exposées.

Analyse réalisée de juin à août 2015 à partir de sources diverses : presse écrite et audiovisuelle nationale, régionale et locale ; documents PVCP et collectivités, CESER ; réunions de la CNDP à Poligny ; organismes indépendants ; entretiens divers.

Un Center Parc dans le Jura, ce pourrait être l’histoire sans faille de Pierre et Vacances Center Parcs qui affiche une santé florissante et poursuit inexorablement l’expansion de ses activités de réalisation de résidences de tourisme. Mais la crise financière de 2008 a tout changé, durablement. Ne remettant pas en question son modèle économique, le groupe voit inexorablement ses comptes virer au rouge. Sanctionné par les marchés financiers, le groupe voit ses partenaires marquer leur défiance en ne cautionnant plus le développement de nouveaux projets. Les marges de gestion des sites existants étant également mises à mal, la seule solution pour redresser la barre est la fuite en avant, mais avec quels moyens ? Surfant sur la notion usurpée de partenariat public-privé dans un contexte où tout est bon pour générer de l’emploi, les élus des collectivités se retrouvent pris dans le piège de l’affairisme économique où le discours et le savoir-faire affiché d’un spécialiste de l’immobilier touristique occultent le manquement aux règles élémentaires de la logique entrepreneuriale. Sur le dos des contribuables qui en supporteront tous les risques…

Pierre et Vacances Center Parcs, ou l’histoire d’un homme

Le groupe PVCP (pour Pierre et Vacances Center Parcs) et ses 1,4 Milliard d’euros de chiffre d’affaires, c’est l’histoire d’un homme, son fondateur Gérard Brémond, qui détient toujours 44% des titres et 61,5% des droits de vote d’un groupe spécialisé dans les résidences hôtelières de tourisme. Depuis ses débuts à la station de ski d’Avoriaz dans les années 60, cet homme d’affaires intrigant a toujours développé ses activités immobilières grâce au déploiement savamment orchestré de réseaux d’influences et d’intérêts. Très proche des milieux du pouvoir politique au plus haut niveau, M. Brémond est considéré comme le principal instigateur des lois successives de défiscalisation immobilière (actuellement la loi Censi-Bouvard et les dispositifs LMP/LMNP) qui ont largement contribué à faire sa fortune. Comparant volontiers sa fonction de chef d’entreprise avec celle d’un chef d’orchestre « qui laisse à chacun la possibilité de s’exprimer », M. Brémond est pourtant un patron doté d’une logique très personnelle qui ne laisse pas de place à la gouvernance déléguée, comme en témoigne la valse des cadres dirigeants qui se succèdent à ses côtés (trois en sept ans). Dernière en date, la réputée Françoise Gri a été brutalement congédiée de la direction générale de PVCP moins de deux ans après son arrivée et M. Brémond a repris seul les rênes de son groupe à l’automne 2014.

Un développement effréné brutalement enrayé par la crise

L’homme aujourd’hui âgé de 78 ans voit son empire sérieusement fragilisé par la crise financière mondiale de 2008, dont les effets dévastateurs se font toujours aussi fortement ressentir sur le marché actuel de l’immobilier. Le resserrement du crédit pour les entreprises et les ménages pèse durement sur l’économie mondiale et frappe de plein fouet le groupe PVCP, axé sur la conception, la commercialisation et l’exploitation de résidences immobilières de tourisme. Après un résultat en rapide et constante régression, le groupe a finalement enregistré des pertes historiques en 2012 et 2013 (27,4 puis 47,5 Mios€) avant de présenter à nouveau de timides bénéfices, grâce à une présentation comptable rendue possible consécutivement au réaménagement de sa lourde dette (ratio d’endettement de 73% en 2014). Mais les données ont durablement changé, le modèle économique ne tient plus et les marges autrefois considérables se sont effondrées. Véritable machine à cash du groupe, l’activité de promotion immobilière est sérieusement mise à mal car les investisseurs particuliers se détournent de produits touristiques survalorisés (prix artificiellement gonflés grâce aux avantages fiscaux induits) et présentant des rendements qui se réduisent in fine à peau de chagrin. De surcroît, l’exploitation touristique adjacente est entachée par des taux de remplissage qui s’érodent et conditionnent des prix revus à la baisse (multiplication des offres promotionnelles), consécutivement au recul généralisé du pouvoir d’achat des ménages.

La défiance des banques et des marchés financiers

Les marchés financiers ont bien sûr sévèrement sanctionné ce constat, le cours de bourse du titre ayant drastiquement chuté, passant d’un plus haut historique de 112€ en 2007 à un point bas de 13€ en 2012, pour se situer au niveau relativement stable de 30€ actuellement. Bien entendu, PVCP a connu une défiance accrue concernant l’évaluation de sa solidité financière, son « credit rating » (notation du critère de solvabilité d’un agent économique) ayant été fortement dégradé pour ses engagements obligataires. Consécutivement, le groupe ne peut plus miser sur le soutien de ses banques et partenaires financiers traditionnels pour démarrer de nouveaux projets. N’ayant pas remis en question les fondamentaux économiques de son groupe ni envisagé une quelconque restructuration (ce qui aurait pu être possible, mais il est désormais trop tard !), M. Brémond s’enferme dans les scénarios du passé et compte au contraire poursuivre sa logique d’expansion par la mise en route de nouveaux concepts Village Nature ainsi que par le développement d’un réseau de Center Parcs, activité rachetée par le groupe Pierre et Vacances en 2003 et dont le nom fait désormais partie intégrante de l’identité du groupe (Pierre et Vacances est ainsi devenu Pierre et Vacances Center Parcs). L’homme d’affaires compte également sur des partenariats en Chine, mais la toute récente crise boursière de Shangaï pourrait sérieusement en hypothéquer les conditions et les perspectives.

La fuite en avant du développement comme seule perspective de salut

C’est en quelque sorte un mauvais cas d’école : construit historiquement sur des bases de forte croissance par (fausse) hypothèse illimitée de la sphère immobilière, le groupe a de plus accéléré son expansion grâce à des acquisitions externes, sans avoir consolidé une activité économique interne solide et durablement rentable lui permettant de générer une capacité d’autofinancement récurrente. Face à cette crise devenue structurelle et devant faire face à ses très importants engagements financiers, le groupe doit donc aujourd’hui impérativement sauver les apparences de quelque chose qui s’apparente à un naufrage inéluctable. N’ayant pas remis en question son modèle économique historique, PVCP se retrouve dans une impasse et n’a d’autre choix que la fuite en avant en intensifiant le développement de nouveaux projets susceptibles de générer des profits importants à court terme. Problème : comment les réaliser puisque le groupe ne peut plus s’appuyer sur des mécanismes classiques de financement ?

Le concept usurpé du « partenariat public-privé » avec les collectivités

Il s’agit donc pour PVCP de rentrer de l’argent, vite et beaucoup. Mais la situation de défiance des marchés rendant impossible toute perspective de financement classique, voire de recapitalisation, il s’agit alors d’imaginer de nouveaux paradigmes pour mettre en œuvre les indispensables nouveaux projets tout en occultant l’image d’une crédibilité défaillante. Continuant d’écarter sciemment la logique naturelle du pragmatisme entrepreneurial, M. Brémond va donc poursuivre le schéma historique de développement de PVCP en surfant sur la notion très en vogue du « partenariat public-privé », concept très prisé des élus des collectivités qui voient là une occasion idéale pour redorer leurs blasons en matière d’interventionnisme contre le chômage grandissant. Né dans le berceau d’une dette publique qui ne laisse plus aucune marge de manoeuvre à l’Etat pour financer de nouvelles infrastructures, le terme de « partenariat public-privé » est théoriquement réservé à un mode de financement par lequel une entité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant à un service public. Mais par extension, dérive ou abus de langage (selon le point de vue), l’expression semble désormais applicable à tout type d’accord contractuel qui implique un agent économique public et une entreprise privée, dans une sorte de symbiose glorieuse et incontournable de moyens en vue de réaliser l’achèvement ou l’exploitation de toute activité susceptible peu ou prou de générer de l’emploi.

L’art du discours et de la méthode dans une opportunité de contexte

Profitant de son lobbying intense auprès des milieux politiques, M. Brémont colle ainsi au plus près avec la pensée institutionnelle qui projette l’image vertueuse du développement économique traditionnel comme seule issue, avec ses bienfaits en matière d’emploi et de vitalité des territoires « bénéficiant » d’implantations supposées garantir de nouveaux vecteurs de croissance. Solidement armé de son expérience d’hommes d’affaires, confronté à des politiciens inexpérimentés mais avides d’un « affairisme d’image » à vocation électoraliste, il lui sera alors facile de viser à réaliser un maximum de profits par « opportunisme de contexte » et in fine grâce à l’argent des contribuables qui se retrouvent otages d’une situation non désirée pour laquelle aucune procédure de consultation ni d’appel d’offres n’a été effectuée, malgré l’importance des montants en jeu ! Par le biais d’approches plus ou moins directes, PVCP fait donc miroiter aux élus des collectivités les futures retombées locales si un nouveau Center Parc s’installait par-ci, par-là… « Des centaines d’emplois créés, des hordes de touristes venant dépenser chez les commerçants locaux, comment envisager de se priver d’une telle perspective ? C’est sûr, le Center Parc se fera ici, et pas ailleurs ! »

Le pouvoir de la séduction et de la conviction sur la base de faux arguments

Auréolé d’une attitude responsable, porteur par procuration de la notoriété d’un grand groupe, il fallait entendre un certain élu s’écrier en réunion de débat public à Poligny « Vous vous rendez compte ? Une grande entreprise comme Pierre et Vacances qui s’intéresse à nous, petits jurassiens ? » Autant dire que les dignes représentants de nos collectivités avaient avalé depuis longtemps l’appât, l’hameçon, le fil et la canne à pêche et qu’il fallait s’attendre à découvrir de belles couleuvres lors de la présentation du montage financier « indispensable » à la réalisation d’un Center Parc dans le Jura. Car tout l’art de la communication de PVCP vise à décliner le projet comme une solution clés en main incontournable présentée sous la forme d’un partenariat naturel et évident, dans lequel l’argument trompeur du « retour prévu sur investissement » est le sous-jacent d’une logique de séduction-conviction de laquelle l’interlocuteur néophyte aura du mal à s’extirper sans les connaissances et l’expérience requises en matière de négociation commerciale et financière à un certain niveau. Et à la question (posée à PVCP en réunion de débat public) : « Puisque vous nous décrivez votre projet comme si sûr et rentable, pourquoi ne le financez-vous pas vous-même, par un emprunt obligataire ? » on s’entend répondre : « S’agissant d’une opération longue, nous n’intéressons pas les investisseurs qui recherchent des rendements à court terme, les collectivités, dans leur approche patrimoniale sont donc des partenaires naturels et privilégiés pour réaliser ce type d’investissement… » Quel bel enfumage pour occulter la santé financière dégradée de PVCP et son « credit rating » qui n’inspirera aucune confiance à un gestionnaire averti ! A noter ici que le projet d’un Center parc à Roybon (Isère) lancé en 2007 (donc avant la crise de 2008) ne fait pas appel (hormis les VRD pris en charge par les collectivités) au financement public via une SEM, comme il est prévu à Poligny.

Un financement « original » où l’acteur économique PVCP n’investit rien !

L’opérateur de tourisme a donc tout prévu pour placer habilement la collectivité au cœur d’un mécanisme redoutable au sein duquel les décideurs politiques sont les faire-valoirs responsables et obligés du développement et de la création d’emplois, PVCP réalisant de son côté une belle opération financière sur le dos des contribuables locaux « embarqués » malgré-eux dans la belle aventure collective de l’esprit d’entreprendre, version capitalisme néo-libéral décomplexé… Tout ceci pourrait être envisagé sous un angle vaguement louable, audétail fondamental près que les règles élémentaires du risque entrepreneurial sont entièrement faussées, PVCP n’apportant (hormis une somme initiale dédiée à l’achat du site forestier et estimée en hypothèse haute à 3 Mios€) AUCUN FONDS PROPRES pour la réalisation de son Center Parc, ni AUCUNE GARANTIE TANGIBLE adossée aux engagements contractuels que le groupe s’engage à prendre en ce qui concerne les loyers d’exploitation futurs sensés « sécuriser » le projet. Comprenons bien ici que tous les risques de défaillance financière liés à la nature économique même d’un projet qui bénéficie à une entreprise privée sont portés par des entités publiques, PVCP se servant des collectivités comme d’un bailleur de fonds hybride, à mi-chemin entre une banque et une société de capital-développement, mais sans les garanties bancaires formelles associées au financement ni la contrepartie d’une quelconque prise de participation dans le capital du groupe !

Les chiffres-clés, remarques et commentaires

Le projet Center Parc de Poligny est globalement dimensionné à hauteur de 170 Mios€ TTC, qui se décomposent grossièrement comme suit :

● 65 Mios sont nécessaires à la réalisation de la bulle et de ses équipements associés : cette somme est apportée par une SEM (Société d’Economie Mixte) financée majoritairement (de 51% jusqu’à 85% du capital social, par règle statutaire légale) par les collectivités publiques via des apports en capital social et des emprunts bancaires (dont on ne sait pas s’ils nécessitent des garanties formelles) et/ou obligataires.

► On remarquera au passage l’importance de l’argument maintes fois répété de la présence « rassurante » d’autres investisseurs privés aux côtés des collectivités publiques dans la SEM. En l’absence de toute indication sur la répartition et l’identité desdits investisseurs, il sera alors sans doute pertinent d’observer la répartition connue du capital de la SEM spécifique au projet Center Parc du Rousset en Saône-et-Loire (documentation du Conseil Départemental), qui fait apparaître une répartition publique-privée minimaliste de 84%-16%. Et on relèvera dans ce sens la curieuse sortie prévue des actionnaires privés de la SEM qui récupèrent leur mise initiale (capital et avances en comptes courants) à la 20ème année d’exploitation (année charnière, voir plus loin dans ce paragraphe), sans aucune perspective de profit, ce qui laisse songeur sur la justification de leur présence dans la société…

► Par défaut de données sur les caractéristiques précises des emprunts nécessaires au projet jurassien, on s’interrogera également sur le taux nominal bancaire de 2,80% au regard del’intérêt facial élevé de 6,875% d’un emprunt obligataire de 16 Mios€ observé sur la documentation émanant du Rousset. La matérialisation de cette dette obligataire met d’ailleurs en exergue le caractère erroné de l’argument de PVCP concernant le désintérêt des investisseurs financiers classiques (voir plus haut).

● 15 Mios, à la charge des collectivités, sont nécessaires pour les VRD (Voirie et Divers Réseaux, soit la construction des accès routiers, conduites d’eau et équipements d’assainissement, électricité, etc.).

Au vu des nombreux questionnements techniques concernant notamment la capacité d’approvisionnement en eau (plus de 500 m3 quotidiennement requis), on peut légitimement s’interroger sur de possibles surcoûts financiers qui interviendraient lors de la réalisation initiale, ou à terme, consécutivement à des aléas climatiques imprévus. A titre d’exemple et pour faire face à la sécheresse de sa source, le village de Chalesmes a dû approvisionner cet été son réservoir communal avec des camions-citernes d’eau en provenance de la source de la Papeterie, site prévu pour le captage principal de l’eau nécessaire au Center Parc.

● Les 90 Mios restants représentent le prix de vente des 400 cottages par PVCP. Ces résidences touristiques sont financées en VEFA (vente sur plan) par des particuliers bénéficiant de mécanismes de défiscalisation (25% avec la loi Censi-Bouvard) et d’investisseurs institutionnels en quête de placements de rendement.

► Par effet d’échelle, on peut évaluer la réalisation d’un cottage à un prix de revient ne dépassant pas 50.000€ HT et estimer ainsi une marge opérationnelle minimale de 50 Mios€ concernant la seule activité de promotion immobilière de PVCP.

● PVCP estime que le paiement des échéances liées aux emprunts sera compensé, pendant les 20 années correspondant à la durée de l’amortissement, par les loyers d’exploitation qu’il s’engage à reverser à la SEM.

► Cette anticipation est contradictoire avec l’engagement contractuel de PVCP, matérialisé par la conclusion d’un bail ferme sur seulement 12 ans, renouvelable par un bail 3/6/9 classique. Au regard de la complexité juridique en matière de baux commerciaux et en connaissance des nombreux témoignages d’investisseurs particuliers ayant financé des produits immobiliers du groupe (et qui ont vu leurs loyers s’effondrer à l’issue du bail ferme initial), on accordera une confiance toute relative dans cette perspective de « sécurisation » du financement.

► Notons au passage que la notion effective de retour sur investissement ne peut être envisagée qu’à partir de la 20ème année d’exploitation, les produits de loyers n’étant plus affectés par les charges financières et pouvant être assimilés à du résultat courant avant impôts, pour autant que toutes les données prévisionnelles soient respectées et que des travaux de rénovation de la bulle ne soient pas à prévoir à ce moment-là : les chocs répétés de forte amplitude thermique auxquels la structure high-tech des verrières de l’Aqua Mundo va être confrontée (en hiver -15°c à l’extérieur vs +29°c à l’intérieur) pourraient la faire vieillir rapidement et après 20 ans les travaux de maintenance risquent être très élevés.

► Le capital social investi au départ du projet pourra ainsi, et seulement à compter de cette date, être compensé par des dividendes ou, si les bénéfices ne sont pas distribués, servir à financer d’autres projets. Il sera toutefois juste de considérer que les recettes fiscales locales induites (taxe foncière, CET et taxe sur les séjours, environ 1 Mio/an) viendront partiellement compenser cette absence de rentabilité des fonds propres pendant la période d’exploitation de 20 ans, approche à modérer cependant par la prise en compte des coûts d’entretien des VRD durant la période.

● Hormis la main d’œuvre requise pour les deux années de réalisation du chantier, quelques 300 emplois permanents sont prévus pendant l’exploitation du parc, mais en réalité 210 ETP (équivalent temps-plein), du fait de l’importance du nombre de contrats à temps partiel concernant principalement les postes d’agents d’entretien.

► Il est important de souligner que la réalisation d’un Center Parcs ne créera pas d’emplois ex-nihilo, s’agissant d’une offre concurrente à d’autres activités touristiques existantes. La mise en œuvre d’emplois (à bas prix) ici ne fera que supprimer des emplois là-bas, voire en détruira plus qu’elle n’en crée. Pour Nadia Donati dans Reporterre : « Simplement grâce aux économies d’échelle permises par la concentration des touristes dans un camp unique, Pierre et Vacances va d’emblée détruire le double du nombre d’emplois de ceux « créés » par le Center Parc ».

● Des retombées indirectes (non estimées) sont attendues pour l’économie locale, du fait de la présence des clients du Center Parc.

► Selon l’avis du CESER Aquitaine (concernant la réalisation d’un Center Parc en Lot-et-Garonne) : « Il est prévu de créer sur le site un espace de vente de produits du terroir (idem pour le projet polinois, avec une offre de produits de la région Franche-Comté, N.d.A), cela renforce le caractère “autocentré” du complexe, en retenant la clientèle sur le site au lieu de l’encourager à découvrir le territoire. Selon plusieurs enquêtes, plus de 3/4 des clients des Center Parcs ne sortent pas des sites durant leur séjour, cela réduit d’autant les perspectives de retombées attendues sur l’économie locale ».

Center Parc : un concept porteur, mais pour combien de temps encore ?

Si l’on décide de faire abstraction du contexte inacceptable de recours aux finances publiques locales pour mener à bien le projet, il convient en tout état de cause de s’interroger sur la durée de vie du « concept produit Center Parc ». Dans ce sens, bien que l’on doive reconnaître que la machine commerciale du groupe PVCP a jusqu’à présent plutôt très bien fonctionné, des interrogations naissent aujourd’hui. Vieux de plus de 40 ans, les Center Parcs ont connu un bel engouement dès leurs débuts aux Pays-Bas, l’idée « moderne » permettant de profiter toute l’année d’une infrastructure qui offre une illusion de paradis tropical sans se déplacer trop loin de chez soi a séduit des milliers de familles en quête de tranquillité et de vacances « réussies », comblant de bonheur les enfants de la tranche d’âge des 6-14 ans qui peuvent ainsi barboter dans l’eau de l’Aqua Mundo et profiter d’un environnement abrité constamment régulé à 29°, quelles que soient les conditions climatiques extérieures. Belle réussite donc que le concept Center Parc, mais reste à se demander combien de temps il continuera de séduire ?

Le cycle de vie du « produit Center Parc » en question

Un séjour touristique spécifique est à considérer comme n’importe quel produit de consommation et traverse donc les phases successives de la vie d’un produit dans son environnement (lancement, croissance, maturité et déclin). Pour ce qui concerne le « produit Center Parc », son cycle de vie semble se situer en fin de la phase de maturité, si l’on en juge par l’action marketing et commerciale que PVCP déploie autour de son concept. Cette politique (traditionnellement usitée pour prolonger le plus longtemps possible la vie d’un produit rentable et retarder sa phase de déclin) peut être ici illustrée par la multiplication d’offres promotionnelles ainsi que par de nouvelles « options » qui surfent avec les tendances socio-psychologiques actuelles, notamment les attentes de clients en mal de communion avec la nature ou avides de sensations de bien-être. L’image du concept initial est ainsi relookée par le biais d’une forte communication en direction d’activités accrocheuses du type « Parcours-Aventure », « Cool-Jump » et « Toboggan Master-Blaster » au Parc des Trois-Forêts en Lorraine, ou «  Cenote Pool » (piscine permettant de nager en observant les poissons au milieu des coraux) et autres bains d’aromathérapie ou douches sensorielles au nouveau parc du Bois aux Daims dans la Vienne. De plus, la réservation des séjours est de plus en plus déléguée à des sites partenaires spécialisés en booking hôtelier, ce qui peut également trahir un engouement moindre de la clientèle visée, PVCP devant élargir son champ de communication quitte à rétrocéder une partie de sa marge à des opérateurs extérieurs. En aparté, la communication du groupe relative au remplissage à 100% de son tout nouveau Parc du Bois aux Daims laisse d’ailleurs quelque peu songeur lorsqu’on découvre qu’il était tout à fait possible de réserver un séjour au début de l’été, tout en bénéficiant d’une remise…

Un positionnement prix/produit concurrencé

Enfin, la baisse généralisée du pouvoir d’achat des classes moyennes fait émerger les prémices d’une nouvelle tendance de fond qui commence à sérieusement concurrencer les activités de PVCP : celle d’un tourisme locatif moins onéreux, plus direct et authentique, révélé par l’engouement croissant en direction des sites de covoiturage et de mise à disposition de logements privatifs auprès d’hôtes locaux (Blablacar et Airbnb pour les plus connus). Dans une autre catégorie, celle des classes sociales aisées, la qualité de la capacité d’accueil d’un Center Parc ne semble guère satisfaire les exigences d’un public de plus en plus en attente de prestations personnalisées haut de gamme. Et pour ce qui concerne le tourisme en provenance de l’étranger, citons l’analyse de Jérôme Tourbier pour le magazine Atlantico : « Ne considérer le tourisme français que par les groupes Accor, Club Med ou Pierre et Vacances est une erreur stratégique grave à l’heure où les voyageurs internationaux recherchent l’unicité de l’expérience et le sur-mesure rendu possible par la distribution numérique. » Il faut en effet bien se résoudre à constater que la France a perdu (pour la première fois en 2014) sa place sur le podium des nations touristiques (en termes de recettes), le tourisme en région ne voyant pas se développer d’entreprises de tailles intermédiaires dont les prestations sont en rapport avec les attentes de la clientèle internationale.

La dénaturation et le pillage en règle de l’image touristique locale

Qui plus est, le Jura bénéficie d’une notoriété de « tourisme nature » et séduit une clientèle de plus en plus nombreuse en quête de valeurs authentiques, grâce une politique de communication historique déclinée autour du thème « Le pays où l’homme s’épanouit ». Cette stratégie historique de différenciation confère à ce beau département un caractère préservé, cher aux jurassiens, qui séduit par sa simplicité et son authenticité, tout en permettant la mise en avant des produits du terroir ainsi que la promotion de ses charmantes communes et de ses remarquables sites architecturaux. Ce serait une erreur de penser que « l’offre Center Parc » est complémentaire de l’offre touristique naturelle du Jura, elle est en fait contraire à son attractivité et à son essence-même. En ce sens, l’avis du CESER Aquitaine peut parfaitement être adapté au Jura, c’est-à-dire que les atouts et l’image de marque du département « peuvent bien plus constituer un argument commercial pour le porteur du projet que l’inverse (…) et bénéficient à l’opérateur sans pour autant que l’offre Center Parc ne corresponde à la stratégie touristique des collectivités, mais bien plus à celle de Pierre et Vacances ». Dans la continuité de ce raisonnement, on pourra d’ailleurs également chercher à comprendre l’évolution de la stratégie de développement de PVCP visant désormais à « couvrir » le territoire national par un « maillage » de Center Parcs régionaux d’une capacité de 400 cottages, si ce n’est donc qu’à profiter de l’image touristique des territoires concernés et/ou d’une capacité de financement potentiellement supportable par les collectivités… Et ce qui amène aussi à s’interroger sur le fait que, en mettant sur le marché de nombreux nouveaux lits (à court terme : 5 Center Parcs et un Village Nature), le taux d’occupation pourrait donc mécaniquement s’effondrer.

Conclusion

Outre les insupportables aspects de captation de fonds publics à des fins d’intérêts privés, il serait donc extrêmement dommageable qu’un produit touristique de masse vienne dénaturer l’identité touristique jurassienne en y mêlant l’image de plantations tropicales implantées artificiellement dans une structure qui fait figure de verrue dans un décor forestier naturel. A l’heure où l’on observe une affirmation progressive d’une prise de conscience citoyenne et collective du respect de notre environnement et de la préservation de nos conditions de vie menacées par le réchauffement climatique (du à l’activité humaine), un tel projet ne correspond en aucune mesure avec les enjeux de société nationaux et locaux actuels. Et il est pour le moins douteux que les collectivités puissent soudainement et unilatéralement envisager un tel déploiement financier pour la réalisation d’un projet aux perspectives de réussite incertaines, parachuté par un groupe qui s’affiche comme le chantre du développement durable à des fins purement mercantiles. L’utilisation de tels moyens dédiés à une approche économique réfléchie et cohérente avec les besoins du territoire serait bien plus un vecteur de création d’emplois pérennes et utiles, sur tous les plans. Dans la logique de l’argumentation décrite plus haut, on imaginera facilement (ce qui est d’ailleurs bien le sens de la démarche portée par l’association Initiative Développement Jura) l’arbitrage des sommes pressenties en direction de l’aide au financement pour l’implantation de micro-projets d’agriculture écologique et de permaculture, de structures touristiques hôtelières haut de gamme de taille moyenne, l’extension d’un vignoble qui ne cesse de gagner en lettres de noblesse, ou encore le soutien au financement de résidences à destination des personnes âgées. C’est sur ces terrains-là que les contribuables jurassiens attendent leurs élus !

Principaux liens :

 

Source:
https://blogs.mediapart.fr/pierre-emmanuel-scherrer/blog/220316/le-hold-de-pierre-et-vacances-sur-les-finances-des-collectivites-locales 

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- Jurassic Center Parcs à Poligny

Posté par admin le 23 mars 2016

Jurassic Center Parcs à Poligny

GILLES FUMEY 12 OCTOBRE 2015 

(MISE À JOUR : 13 OCTOBRE 2015)

 

Après Roybon où s’étaient affrontés les Zadistes et les partisans de l’ouverture d’un Center Parc, un nouveau projet de bulle touristique chauffée voit le jour dans le Jura.

Au moment où se prépare la COP-21, nous viennent du Jura des nouvelles alarmantes. Non pas que les dinosaures de Loulle se soient réveillés après avoir laissé leurs traces remontant à 155 millions d’années. Mais une autre espèce de dinosaures de l’action publique s’est manifestée au printemps sous la forme d’investisseurs mystérieux, habillés d’une façade respectable appelée joliment Pierre & Vacances. Cette multinationale du tourisme de masse confisque sur la planète des zones préservées remarquables (forêts, montagnes, littoraux, villes) pour ses intérêts propres et ceux d’une seule classe sociale à qui on offre le bonheur dans des bulles tropicales. La nature est mise en scène au prétexte que les touristes réclament des aires de jeu. Mais le tourisme n’est-il pas autre chose que ce que Pascal avait stigmatisé comme le « divertissement » ? Au XXIe siècle, n’est-on pas en droit d’attendre qu’il soit ce qu’il devrait toujours être : la rencontre de l’autre ?

Destination alléchante ?

Ainsi donc, le tonnerre est tombé non loin de l’abbaye de Baume-les-Messieurs d’où sont partis les fondateurs de Cluny, à Château-Chalon patrie du vin jaune, à un jet de pierres de la vigne de Pasteur à Arbois. Quel coup de tonnerre ? Une offre présentée de manière alléchante par l’homme d’affaires Gérard Brémond : une bulle tropicale chauffée à 29°C, y compris pendant les hivers où le mercure peut descendre à – 20°C. Une bulle, donc, garnie de 400 chalets en bois, nommés « cottages » dans le projet, construits dans une forêt infestée de tiques sur un plateau karstique sans eau, troué comme un emmenthal. Le tout à proximité d’une ancienne route royale devenue Nationale 5 reliant Paris à Genève et son aéroport international.

La position géographique semblait être un atout après les difficultés de Roybon (Isère) et sa forêt humide. Là, c’est tout l’inverse. Pas d’expropriation à prévoir, la ville de Poligny pouvant céder plusieurs centaines d’hectares de forêts d’un seul tenant. Pas d’espèce animale rare à protéger. Pas de concurrence sur ce créneau touristique, dans une région pourtant très peu dense où les seules villes à moins de 100 kilomètres de distance sont Dijon, Besançon, Dole, Lons-le-Saunier. L’absence de métropole comme bassin d’alimentation touristique ne semble pas inquiéter la société qui compte sur les Suisses pourtant peu amateurs de ce genre de loisirs et qui accélèrera la rotation des touristes deux fois par semaine, sur les Allemands voire les riches Russes.

Ayant travaillé pourtant dans le plus grand secret pendant deux années, Pierre & Vacances dévoile son plan au printemps 2014 à la population locale. Les élus (de tous bords) sont de mèche, flairent la bonne affaire avec un méga-projet qu’ils mettraient au compte de leur mandature. Quasiment aucune contestation publique n’a été faite avant la réunion de la commission nationale du débat public dont les travaux ont été clos en septembre 2015. Le Conseil général du Jura et la région Franche-Comté auront à financer une large part des 170 millions d’euros d’investissements et infrastructures, aménagements. Pour la multinationale, c’est une manière de drainer l’argent public pour des retombées très aléatoires (les principales entreprises de tourisme en France sont actuellement en surcapacité et voient leur chiffre d’affaires global baisser). Le prix des bungalows est largement surévalué et d’une pérennité douteuse. Pierre & Vacances rend captifs ses partenaires qui ne peuvent se retirer une fois le contrat signé, sauf à accepter une perte financière lourde. Les partenaires sont les propriétaires des cottages et les collectivités qui ont les équipements. Pierre & Vacances n’est jamais propriétaire, seulement exploitant et gérant des baux commerciaux. Les risques ne sont pas partagés mais endossés seulement par les collectivités et les particuliers.

Les emplois créés ex nihilo se monteraient à 300, soit 220 ETP (équivalent temps plein). Une paille, vu la hauteur de l’investissement. Les types de contrats de travail concernent donc beaucoup de travail à temps partiel, peu qualifié, précaire, faiblement payé (dans d’autres Center Parcs, beaucoup sont à 9 quelques heures par semaine, le week end le plus souvent, offrant l’équivalent d’un salaire permettant juste d’amortir le déplacement pour aller au travail).

Développement non durable

L’incantation du développement durable ne vaut pas cher. Pierre & Vacances passe des accords en 2013 avec TUI qui pratique le low cost aérien. En 2014, il lance une campagne de communication avec un camion de vente tracté sur la neige en haut des pistes de La Plagne pour y vendre des sodas et des burgers. Le même camion a été monté sur radeau tiré en mer pour la campagne 2015. Tous les sites de Pierre & Vacances participent à l’artificialisation des sols qui nie le capital agricole, leur rôle dans la régulation du climat et des précipitations en particulier. Quelle peut être la relaxation dans un espace clos où tout est artificiel et… se réclame pourtant de la nature ? Dans le Center Parc des Trois Forêts (Moselle), on compte 357 plantes d’origine cambodgienne. Où est l’utilité écologique de ces serres dans des régions de climat continental ? Certains villages et bourgs s’inquiètent, à juste titre, de l’origine de l’eau nécessaire au fonctionnement du projet. D’où viendra-t-elle ? A quel coût ? Avec quelles conséquences ?

Parler de développement durable alors que le patron de Pierre & Vacances a soixante dix-neuf ans, est-ce pertinent ? Que deviennent les orientations de Gérard Brémond lorsque ses successeurs seront à la direction ?

Des projets alternatifs ?

La commission nationale du débat public a mobilisé beaucoup de monde. Présidée par Claude Brévan, une personnalité de haute qualité qui a su interroger les initiateurs du projet et les associations, elle a permis de mettre les questions sur la table et de mettre les politiques au même niveau d’écoute que les citoyens. Une association s’est constituée avec la ferme intention d’aboutir à mettre en chantier des projets de territoire basés sur une charte, ciblant l’eau, les services aux personnes âgées, le développement de l’agriculture biologique. Wait and see, comme on dit. Mais la tension est forte dans la région. Les zadistes sont prêts à intervenir s’il le faut.

_____

Pour en savoir plus : une association très active, le Pic Noir

Geographica a publié sur les bulles tropicales dans le monde

Source:
http://www.okawan.com/actualites/monde/jurassic-center-parc-a-poligny,157523979,GO

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- Le Geai du Rousset démonte Center Parcs

Posté par admin le 17 mai 2015

Le Geai du Rousset démonte Center Parcs

le 16/05/2015 à 05:00 | N. P. Vu 695 fois

Les membres du collectif Le Geai du Rousse manient l’humour, mais restent mobilisés contre le Center Parcs. Photo N. P.- Le Geai du Rousset démonte Center Parcs dans Actualités zoom_in_magnifier_secureLes membres du collectif Le Geai du Rousse manient l’humour, mais restent mobilisés contre le Center Parcs. Photo N. P.

 

« Une zone tropicale au Rousset ? Mais il y caille six mois dans l’année ! ». Mercredi soir, le collectif du Geai du Rousset a choisi le théâtre et l’humour pour engager les débats. À l’invitation de l’association locale VPEG (Vigilance pour l’environnement à Gueugnon), ces opposants à l’installation d’un Center Parcs en Charolais ont affûté leurs arguments face à une petite assistance réunie en salle Lucie-Aubrac.

En premier lieu, il y a la question environnementale. Le collectif dénonce l’installation de ce projet au cœur d’une forêt de Douglas, avec notamment la construction d’une bulle tropicale, où la température serait de 29 °C toute l’année. « Il faudra 5 200 stères de bois par an pour chauffer ça ! » assure un membre du collectif. Le projet nécessiterait également le défrichement de 20 hectares de bois, construction, parkings et accès compris.

Surtout, c’est la question du financement qui a animé les discussions. S’il est un point qui a fait l’unanimité contre lui au sein de l’assemblée, c’est bien le poids démesuré de l’argent public investi dans cet équipement privé : 66 millions d’euros. En face, il y a néanmoins l’enjeu de l’emploi (250 à 300 personnes travailleraient sur la structure) et la question de la dynamique économique du territoire. À moins que les vacanciers du Center Parcs ne restent dans leur bulle…

Source:
http://www.lejsl.com/edition-charolais-brionnais/2015/05/16/le-geai-du-rousset-demonte-center-parcs

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- Message du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs lu à la Marche des possibles, à Grenoble, le 2 mai 2015

Posté par admin le 12 mai 2015

Message du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs lu à la Marche des possibles, à Grenoble, le 2 mai 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Nul besoin d’un historique très long : dans le Jura à Poligny, comme au Rousset en Saône-et- Loire, Pierre & Vacances précise ses ambitions pour et sur nos territoires ― sur nos vies. Ici comme là-bas, le tourisme de masse tente d’étendre son territoire et ses logiques.

Voilà quelques mois, l’association le Pic Noir — qui regroupe des citoyens du secteur de Poligny — a commencé à demander des éclaircissements, puis exigé « du débat » autour de la possible création d’un futur Center Parcs. Si sa démarche affichait une certaine neutralité dans un premier temps ― ses demandes étant cantonnées à la possibilité d’être informée afin de se forger une opinion ―, elle a progressivement affirmé une opposition résolue à ce projet. Ainsi, un travail de collecte d’informations, de diffusion de contre-informations, d’organisation de réunions publiques a été mené par cette association.

Ce travail a sans doute permis de mettre une certaine pression sur le groupe Pierre & Vacances, qui ne souhaitait pas réitérer les erreurs stratégiques faites dans les Chambarans, et a sollicité la Commission nationale du débat public (CNDP) en 2014. Cette dernière a nommé une Commission particulière unique pour les deux sites du Rousset et de Poligny. Elle est donc en charge depuis le 23 avril d’organiser le « débat » jusqu’en juillet prochain. Sachant que Pierre & Vacances souhaite attaquer les travaux en 2017 pour ouvrir en 2019 ses deux nouveaux Center Parcs, on comprend mieux la nécessité pour eux d’en passer par l’illusion du débat pour en finir au plus vite, et passer enfin aux choses sérieuses…

Notre sentiment est que cette Commission est en réalité un instrument visant à la modification à la marge du projet dans le seul but de le rendre acceptable. Sa présidente Claude Brévan ne déclare-t-elle pas le 23 avril dernier (Le Progrès) que « l’objectif du débat est d’informer les gens et de leur permettre de réagir assez tôt aux éventuels problèmes, puis de faire des suggestions pour améliorer le projet » ?…

De notre côté, nous ne sommes pas là pour ça, et nous ne nous faisons aucune illusion sur la pertinence de ce débat « encadré », dont les manières, les sujets et le calendrier sont exclusivement aux mains d’une structure commanditée par Pierre & Vacances. Cette Commission définit le périmètre de la pensée et de la parole, les protocoles, en fait respecter « la charte » (cf. le site de la Commission : http://cp-poligny.debatpublic.fr). Elle veut en maîtriser le temps et les usages.

Nous souhaitons rappeler à toutes fins utiles que la possibilité du débat public n’a pas attendu ― et n’a pas à attendre ― un promoteur à qui l’État donne discrètement la main, pour avoir lieu. Ce cadre n’est pas le nôtre, et le périmètre du débat est pour le coup notoirement sous-dimensionné.

Selon nous, la lutte contre Center Parcs ne peut se dissocier d’une réflexion et d’une action plus larges sur les questions du travail, du chantage à l’emploi, de la croissance. Refuser Center Parcs, c’est aussi, collectivement, s’autoriser à interroger l’utilité ou la nocivité de ce travail, de son sens, de sa finalité. À Poligny, il ne s’agit pas tant de dénoncer le risque de mise en danger d’un espace protégé ― ou à protéger ―, que de soulever ces questions. Pierre & Vacances ne s’y est d’ailleurs pas trompé : la parcelle qu’il convoite se trouve hors zone Natura 2000, hors ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique), et ne laisse pas le moindre espoir de zone humide à brandir face aux engins de chantier. Mais quand bien même ce serait le cas, n’aurions-nous que cela à leur reprocher ?

Par ailleurs, cette parcelle de forêt est presque exclusivement composée de sapins plantés sur un sol acidifié par des décennies de monoculture obéissant à une gestion industrielle de la forêt. Autour du Fied, les tumulus et les murets de pierres sèches n’ont pas attendu Pierre & Vacances pour disparaître sous les assauts des pelles mécaniques et des subventions à une agriculture productiviste. Ce sont ces logiques déjà à l’œuvre que nous dénonçons aussi dans cette lutte. Center Parcs n’est pas seulement une menace, c’est la consolidation et l’intensification d’un monde marchandisé et artificialisé, dans lequel nous n’avons pas ― et ne voulons pas ― de place.

Fin avril, le représentant de Center Parcs expliquait que le choix de cette parcelle de conifères correspondait aussi au fait qu’il jugeait inenvisageable d’imposer à sa clientèle la présence d’arbres défeuillés durant plusieurs mois d’hiver, rappelant son souci de « l’habillage arbustif ». Nous voulons redire à Pierre & Vacances ― pour qui la nature est un habillage, un décor, un support commercial ―, que nous ne voulons pas habiter, fréquenter, travailler, façonner, vivre et subir un monde dans lequel l’eau coule à 29° toute l’année, et dans lequel les arbres ne perdent plus leurs feuilles pour raison de marketing appliqué aux loisirs. Ce monde est stérile, mort. Il n’a pour nous aucun attrait. Nous n’en voulons pas ; même contre la promesse d’y trouver trois cent emplois ― précaires de surcroît ―, ni même contre l’assurance d’y manger ou d’y écouler des produits locaux, bio, entre deux panneaux solaires.

C’est aussi la raison pour laquelle nous n’en appelons pas au développement durable face à Pierre & Vacances. Leur vocabulaire transpire le capital, ils sont le développement durable. Nous ne reconnaissons pas le périmètre vert de la tête de gondole du capitalisme comme pertinent pour tenter de le mettre en échec. Ce périmètre est défini pour nous par les gestionnaires et, à leur suite, par des élus zélés qui s’empressent de nous en vanter les mérites. À l’intérieur de celui-ci, nous ne respirons pas, nous suffoquons : le grillage ne convient pas à nos vies. Nous ne voulons plus nous ressourcer, mais comprendre, et dire pourquoi le travail nous y contraint.

Contrairement à ce que nous rabâchent les communicants de Center Parcs à Poligny, ce projet n’est pas celui de la population, mais le leur, et nous réfutons l’idée que nous soyons tous sur le même bateau, et l’idée selon laquelle nous pourrions ― ou devrions ― co- construire ce projet ensemble. Les salariés qui travaillent pour Center Parcs le savent, ils ne seront jamais ses « collaborateurs » ― comme on nous l’a martelé à longueur de discours à Poligny ― mais ses obligés, parfois ses esclaves. Nous savons d’ores et déjà ― n’en déplaise au président de la CNDP, qui n’imagine pas qu’on puisse avoir une idée toute faite avant la fin du «débat» ― qu’avec Center Parcs, on n’a pas seulement affaire avec des « développeurs » et des « exploitants », comme ils aiment à se qualifier, mais bien plutôt à des développants et des exploiteurs.

Certes, nous ne voulons pas bosser pour 320 euros par mois, mais nous voulons avant tout reprendre la main sur le sens que nous donnons à nos métiers, et à nos vies. Pour cela, nous sommes légitimes sans autre forme de procès (ou de commission).

À un univers clos, aseptisé, climatisé à 29°C, nous préférons le givre, les doigts gours dans les gants mouillés. Au confort de la bulle qui progresse à coup de bulldozers, nous opposons, parfois à tâtons, la possibilité d’une marche. Au travail obligatoire, nous préférons tenter l’autonomie. À l’exutoire, nous préférons la liberté. Center Parcs est l’émanation d’un tourisme doux ? Alors, qu’il gèle à Pierre fendre ! Nous n’avons chaud que de nous tenir ensemble, sur les ZAD … et ailleurs ― avec les gens d’ici … et d’ailleurs.

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- Center Parcs : « Un massacre à la tronçonneuse organisé »

Posté par admin le 12 mai 2015

Center Parcs : « Un massacre à la tronçonneuse organisé »

le 09/05/2015 à 05:00 | Michel Raymond (CLP) Vu 627 fois

Une petite centaine de personnes était présente  à cette réunion.  Photo M. R. (CLP)- Center Parcs : « Un massacre à la tronçonneuse organisé » dans Autres oppositions à Pierre et Vacances zoom_in_magnifier_secureUne petite centaine de personnes était présente à cette réunion. Photo M. R. (CLP)

Un centaine de personnes ont assisté à la réunion de jeudi, initiée par Attac. Tous les points ont été abordés.

 

À l’initiative d’Attac Mâcon, une réunion publique sur le projet d’implantation du Center Parcs au Rousset a eu lieu jeudi soir, à la salle municipale du Pavillon. Une petite centaine de personnes était présente à cette soirée qui avait pour intervenants Guy Lereuil (Attac), Stéphane Kerckhove (délégué général d’Agir pour l’environnement), Nicole Eschmann, conseillère régionale Europe écologie/Les Verts, quelques membres du collectif le Geai du Rousset. Ils ont expliqué le contexte local de ce projet.

« Un subterfuge pour calmer les esprits »

Plusieurs personnes se sont élevées contre l’argent public injecté dans la réalisation de Center Parcs, notamment pour les 80 millions d’euros investis. À ce sujet, Nicole Eschmann a évoqué les péripéties qu’ont vécues les groupes EEVL et Front de gauche à la Région, en votant contre le protocole d’accord demandé par le président, François Patriat. Il ont dû quitter la salle dans un climat houleux pour ne pas avoir obtenu de vote à bulletin secret.

« Nous avons cherché des points positifs à ce projet, nous n’en avons pas trouvé », a expliqué la conseillère régionale qui a souligné l’opération immobilière juteuse du promoteur Pierre & Vacances. En effet, au final, le groupe deviendrait uniquement prestataire de service sans prendre aucun risque dans cette affaire pour avoir tout vendu, les terrains, la “bulle”, les équipements et les 400 cottages, aux collectivités territoriales et à des investisseurs privés.

Les intervenants ont également parlé du rôle de la Commission nationale du débat public, qui selon eux, n’est qu’un « subterfuge pour calmer les esprits ».

Côté emplois, 250 semble-t-il, au lieu des 300 promis au départ, d’après les dires de la présidente de la CNDP. « Peu d’espoirs avec un maximum de CDI de 9 heures par semaine pour 349 € par mois, sans participation aux frais de déplacements, lesquels seraient pris en charge par des navettes gratuites financées par le conseil départemental. »

Une station d’épuration à construire

Toujours selon les intervenants, ce serait aussi « le massacre à la tronçonneuse organisé de plusieurs dizaines d’hectares d’une belle forêt pour installer les 400 cottages et une consommation faramineuse d’énergie ». Sans parler du bois, gaz, des 450 m³ d’eau consommés par jour et des rejets dans une station d’épuration, qu’il reste à construire avec des financements apportés par les collectivités locales.

Une autre réunion sur le projet de Center Parcs prévue le 13 mai à 19 h 30, salle Lucie-Aubrac à Gueugnon.

Source:
http://www.lejsl.com/edition-macon/2015/05/09/center-parcs-un-massacre-a-la-tronconneuse-organise

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- Lot-et-Garonne : une Zone à défendre sur les terres du futur Center Parcs ?

Posté par admin le 30 avril 2015

Lot-et-Garonne : une Zone à défendre sur les terres du futur Center Parcs ?

L’idée de créer une ZAD dans la forêt des Landes de Gascogne est lancée sur les réseaux sociaux.

Lot-et-Garonne : une Zone à défendre sur les terres du futur Center Parcs ?
Le futur Center Parcs doit être implanté en plein coeur de la forêt des Landes de Gascogne. Les compromis de vente des terrains ont déjà été signés.© 

ARCHIVES T. S.
Il n’y a pas que sur le terrain que les Zadistes s’activent. Ca bouge aussi sur les réseaux sociaux. Parmi les idées avancées, revient celle de la constitution d’une Zone à défendre à Pindères, sur les terres du futur Center Parcs. Et si tous ne semblent pas d’accord pour s’installer immédiatement dans la forêt des Landes de Gascogne, la réflexion est lancée. Un groupe Facebook, intitulé « Zad de Casteljaloux pour empêcher Center Parcs et ses bulles d’air » a ainsi été créé il y a trois jours. Il comptait déjà, ce jeudi matin, 299 membres.

« Sauver la forêt’

Ces derniers pointent du doigt la disparition de 127 hectares de forêt et dénoncent un monde « où l’argent est roi et prévaut sur les animaux, les végétaux et même les générations futures ». Ils mettent également en avant le problème de l’eau « désormais payante et en bouteilles, car polluée par l’homme, donc privatisée par l’État ». Sur ce même groupe, on s’inquiète d’une prochaine étape, où cette fois,  »ce serait l’air qui serait privatisé »… Et de prendre pour exemple celui qui nourrit les dômes des Center Parcs, chauffés à 29°C toute l’année. Dômes qui seraient gourmands en énergie et donc polluants.

 

- Lot-et-Garonne : une Zone à défendre sur les terres du futur Center Parcs ? dans Actualités
Le lieu d’implantation du futur Center Parcs.© PHOTO  »SO »

 

Des réserves

Le projet d’implantation d’un Center Parcs par Pierre & Vacances, soutenu par la Région et le Département, a déjà, en mars dernier, dû faire face à l’avis négatif du Conseil économique, social et environnemental de la région (Ceser)qui, dans un rapport, a estimé qu’il n’apporterait « aucune réelle plus-value à l’offre touristique régionale » et que les retombées, en terme d’emploi notamment, ne seraient pas à la hauteur de l’investissement.

Des critiques auxquelles les défenseurs du Center Parcs, Pierre Camani, président du Conseil départemental, et Raymond Girardi, président de la Communauté de communes des Coteaux et Landes de Gascogne, en tête, avaient alors répondu en rappelant, notamment, que 300 emplois devaient être créés à terme sur le site.

 

1908395_531_center-pars dans Archivage brut
© PHOTO  »SO »

Source:
http://www.sudouest.fr/2015/04/30/lot-et-garonne-une-zone-a-defendre-sur-les-terres-du-futur-center-parcs-1908395-3755.php

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- LA TERREUR VERTE ? Droit de réponse

Posté par admin le 1 janvier 2015

LA TERREUR VERTE ? Droit de réponse

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- En Bavière annulation d’un projet Center Parcs en juillet 2009

Posté par admin le 1 janvier 2015

En Bavière annulation d’un projet Center Parcs en juillet 2009

par PCSCPLire la suite… »

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- Center Parcs de Roybon : un projet contre nature

Posté par admin le 20 décembre 2014

Center Parcs de Roybon : un projet contre nature

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- MONTCEAU-LES-MINES, 150 personnes en quête d’une « autre information » sur Center parcs

Posté par admin le 20 décembre 2014

MONTCEAU-LES-MINES, 150 personnes en quête d’une « autre information » sur Center parcs

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- Center Parcs de Poligny, les partisans finissent par faire une réunion publique.

Posté par admin le 20 décembre 2014

Center Parcs de Poligny : « on n’était pas obligé de faire ce débat »

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- PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D’OPPOSANTS, « LE GEAI DU ROUSSET », INFORME HONNETEMENT LES CONTRIBUABLES

Posté par admin le 1 novembre 2014

PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D’OPPOSANTS, « LE GEAI DU ROUSSET », INFORME HONNETEMENT LES CONTRIBUABLES

- PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D'OPPOSANTS, Un collectif départemental s’oppose à ce projet pour son impact global sur l’environnement mais aussi pour des considérations économiques, sociales, d’aménagement du territoire rural et d’eco-développement du tourisme. Lire la suite… »

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- Château-Chalon et la bulle infernale de Center Parcs

Posté par admin le 28 octobre 2014

Château-Chalon et la bulle infernale de Center Parcs

Mis en ligne le 25 mai 2014 par  · 1 Commentaire
Le projet de bulle plastico-touristique à 10 km de Château-Chalon, classé parmi les plus beaux villages de France, suscite la consternation dans le Jura, pays de forêts et de vignobles, qui craint de voir construire, à 10km de son prestigieux village, un Center Parcs fait de pavillons et de piscines sous bulle.
Château-Chalon, terroir emblématique des vins du Jura, se retrouvera voisin de la bulle de plastique.

Château-Chalon, terroir emblématique des vins du Jura, se retrouvera voisin de la bulle de plastique.

180 hectares : l’emprise du centre de vacances représenterait, tout bonnement, la superficie de la ville de Poligny elle-même. Car on ne parle pas de quelques maisons isolées, mais de 400 cottages – nom charmant pour désigner des maisons à bas coût construites sur le principe du lotissement. Et quand je dis maison, …. Certainstémoignages de vacanciers sur internet parlent plutôt… « d’algeco » ! J’en ai reproduit un ci-dessous, assez éclairant du concept « vivons une semaine repliés sur nous-mêmes », qui ne fera donc pas profiter les commerces locaux, ni les vignerons d’ailleurs, des visites des vacanciers centerisés.

Cottage, c'est vite dit... Une photo d'un "cottage" du premier Center Parcs, les Bois-Francs (en Normandie).

Cottage, c’est vite dit… Une photo d’un « cottage » du premier Center Parcs, les Bois-Francs. Je remarque la phrase sur le « petit supermarché sous le dôme » : en Center Parcs, on bouffe Center Parcs, on s’amuse Center Parcs, on ne va pas voir les vignerons locaux, ni acheter son fromage à la fruitière du coin.

 

Des emplois ! Des emplois !

Le Center Parcs de Poligny (Jura) serait installé au lieu-dit « Les Tartaroz », entre Le Fied et Plasne, deux hameaux situés à 10 km de Château-Chalon, sur le plateau dont le célèbre village, perché sur son éperon rocheux, est en fait le dernier bastion, avant la grande descente vers la plaine. C’est un pays de bocages, de forêts, de petites routes étroites, qui a vu ses agriculteurs prendre leur retraite sans remplaçants. Aujourd’hui il reste quelques exploitations laitières sur place, et il est clair que l’argument magique de Center Parcs : 300 emplois, fait rêver dans le coin. Qui dirait non à 300 emplois ? Hmmm, vous voulez que tout le monde meure de faim dans une forêt de carte postale, c’est ça ?

Une verrière en plastique crée une atmosphère tropicale : un non-sens écologique sur le plateau jurassien, situe a 500m d'altitude, à moins de trouver intelligent de se baigner tandis que la neige tombe sur le dôme.

Une verrière en plastique crée une atmosphère tropicale : un non-sens sur le plateau jurassien, situé à 500m d’altitude, à moins de trouver intelligent de se baigner tandis que la neige tombe sur le dôme.

Pour autant, on n’entend guère les vignerons du prestigieux vignoble s’étonner de ce curieux voisinage – le gros dôme en plastique qui abritera la futur piscine fera pourtant tache dans le paysage de vieilles pierres et de bois de feuillus qui pourrait prétendre, rêvons un peu, à un Classement au patrimoine mondial de l’Unesco, tels les vignobles de la Côte en Bourgogne, ou les coteaux de Champagne. Les seuls opposants déclarés à la bulle sont des habitants du cru, affolés par la perte de leur forêt, regroupés dans une association, « Le Pic Noir ».
Les maires locaux, on ne les entend pas plus que les vignerons, hypnotisés qu’ils sont par les magiques 300 emplois – entre autres, de super jobs de femme de ménage qui bosseront dans la nuit pour rendre les lieux propres pour la future fournée de vacanciers, du précaire à horaires pourris – des emplois que les Jurassiens sont fiers de financer avec leurs impôts, quoi.

Une forêt foutue

 

A l'appel de l'association Le Pic Noir (Poligny), une centaine de marcheurs ont balisé de rubalise rouge et blanche les limites du futur Center Parcs de Poligny, dimanche 25 mai 2014.

A l’appel de l’association Le Pic Noir (Poligny), une centaine de marcheurs ont balisé de rubalise rouge et blanche les limites du futur Center Parcs de Poligny, dimanche 25 mai 2014.

« On va vendre 180 hectares de feuillus, dans le plus beau secteur de la forêt. Ces 180 hectares étaient prêts à rentrer en production. C’est-à-dire qu’on allait les couper pendant 25 ans, et ils allaient rapporter de l’argent, qui allait à son tour permettre de financer l’entretien du reste de la forêt. Ce sont donc 3000 hectares de forêt qu’on condamne », expliquait « off », un agent de l’ONF (Office National des Forêts) révolté par cette perte sèche – 250 000€ de recettes forestières par an…
Une centaine de marcheurs, appelés en renfort par l’association « Le Pic Noir », de Poligny, ont délimité dimanche 25 mai une partie de parcelles des 180 hectares promis au Center Parcs. Les gens du coin s’inquiétaient à haute voix, rejoints dans leur marche par Jura Nature Environnement, quelques politiques (Anne Perrin (EELV), Gabriel Amard (Front de Gauche) et une poignée de militants venus de Saône-et-Loire, où une association, la CAPEN, lutte également contre un projet de Center Parcs similaire. Un élu de Ladoye-sur-Seille, délégué aux eaux, témoignait publiquement : « on est sur un plateau karstique ici, l’été, on manque d’eau, on est obligés de la faire venir en camion-citerne, alors où va-t-on trouver les 600 mètres cube quotidien pour la piscine, les jeux, les plans d’eau, et les cottages ? » Et où vont partir les eaux usées ? Comme pour un lotissement, c’est aux pouvoirs publics de financer les abductions d’eau … Contents, les locaux !

Dans vingt ans : une friche, une bulle en plastique, du béton ?

 

Article paru dans La Tribune, le 30 mai 2013.

Article paru dans La Tribune, le 30 mai 2013.

Car le Center Parcs sera subventionné. Pour quel usage ? Pierre & Vacances annonce viser la clientèle suisse et lyonnaise… Sauf qu’il a servi le même discours à l’autre projet de Center Parcs qu’il a au feu, en Saône-et-Loire. C’est quand même drôle de voir que certains élus sont prêts à gober les mêmes promesses, à 200km de distance les uns des autres, et que les bonnes questions viennent de la base – habitants et médias locaux, comme ici avec un bon papier du Miroir, la presse dijonnaise donc, qui questionne le projet, et ses fameux 300 emplois (la même promesse, on vous dit !) sur son versant du Rousset, en Saône-et-Loire.

Et quand Pierre&Vacances, déficitaire depuis deux ans, fera faillite, comme le craignent des articles de la presse boursière (La TribuneCapital,…), on en fera quoi des hectares de forêts arasés pour les fameux cottages, et de la bulle de plastique ? Un Musée du Vin, peut-être ?

Source:
http://www.verre2terre.fr/2014/05/chateau-chalon-et-la-bulle-infernale-de-center-parcs/

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- Pétition contre le projet de Center Parcs de Poligny

Posté par admin le 28 octobre 2014

Nous relayons cette pétition de nos amis du Pic Noir contre un projet de Center Parcs à Poligny (39) et un autre au Rousset (71):
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- Center Parcs dans le Jura : mobilisation des opposants

Posté par admin le 19 octobre 2014

 

Center Parcs dans le Jura :
mobilisation des opposants

 

Plusieurs personnes continuent de s’opposer au projet d’implantation d’un Center Parcs dans le Jura. Une mobilisation est organisée ce 20 octobre à Roybon, dans l’Isère, autour d’un projet similaire en cours de construction, à laquelle vont participer des militants francs-comtois.

Dans un communiqué, une militante franc-comtoise rappelle que « la mobilisation dans le Jura et en Saône-et-Loire est plus que jamais d’actualité quand on constate ce qui se passe aux Chambarans (ndlr : center parcs de Roybon dans l’Isère), les élus et l’Etat font fi de la réglementation ! »

Le préfet de l’Isère a en effet signé, le 3 octobre dernier, l’arrêté préfectoral autorisant la réalisation du projet de Center Parcs de Roybon, au titre de la Loi sur l’eau. Un arrêté « illégal », selon les militants, et qui va à l’encontre de l’avis des citoyens qui s’y étaient majoritairement opposés lors d’une enquête publique.

« Nous devons être de plus en plus attentifs à préserver notre démocratie, car elle se fait grignoter par tous les bords », conclut la militante franc-comtoise.

Source:
http://www.macommune.info/article/center-parcs-mobilisation-des-opposants-dans-le-jura-109202

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- Le MNCP 71 en lutte contre Center Parcs

Posté par admin le 29 août 2014

Le MNCP 71 en lutte contre Center Parcs Lire la suite… »

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- Une opposition virulente au Center parcs (Le Rousset)

Posté par admin le 8 août 2014

Une opposition virulente au Center parcs

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le 28/07/2014 à 05:00 | M.-M.Remoleur Vu 5902 fois

À droite, l’intervention de Sylviane Bonnot, maire de Rousset, favorable au projet, a suscité de nombreuses réactions du côté des opposants.  Photo M.-M.R- Une opposition virulente au Center parcs (Le Rousset) dans Actualités zoom_in_magnifierÀ droite, l’intervention de Sylviane Bonnot, maire de Rousset, favorable au projet, a suscité de nombreuses réactions du côté des opposants. Photo M.-M.R

Dimanche, une soixantaine de militants opposés à l’ouverture du Center Parcs se sont réunis au Rousset.

Organiser l’opposition contre l’ouverture du Center Parcs, voilà le but de l’échange mené hier par le collectif « Le Geai du Rousset » sur la place de la mairie. Une soixantaine de militants du collectif départemental et d’un mouvement de chômeurs étaient présents, hier, pour pointer les risques de l’ouverture du centre de loisir mais aussi pour appeler au rassemblement.

Des élus, membres du collectif et habitants du Rousset se sont exprimés tour à tour, énonçant les raisons économiques, environnementales et sociales de leur opposition au projet. Rappelons que cette initiative menée par le groupe Pierre & Vacances prévoit la construction d’un centre de loisir dans la forêt du Rousset vers Joncy, projet censé créer 300 emplois.

Le collectif a dénoncé le manque de transparence mais aussi l’exploitation abusive de la biodiversité que sous-tend l’implantation du parc, notamment dans la consommation excessive des ressources d’eau. « Nous ne voulons pas d’un projet qui détruise la nature et l’humain, déclare Nicole Eschmann, vice-présidente du conseil régional. Il ne va faire qu’entretenir des emplois précaires ».« Un projet destructeur »

Un parallèle avec la situation des autres Center Parcs a été dressé pour montrer les conséquences néfastes en terme d’emploi.

Faire émerger un mouvement local

« Le projet manque de transparence démocratique. On voudrait des réunions publiques pour que les populations concernées puissent réagir et poser leurs questions », exprime Denis Cherlel, membre du collectif. Le but serait à terme de créer une association locale pour mettre en valeur le tourisme rural.

Dans les revendications des opposants, le gaspillage de l’argent public a été abordé. « On voudrait voir une conception du tourisme plus humaine, locale, rurale et environnementale, atteste Nicole Eschmann. Beaucoup de projets locaux attendent d’être financés ».

Source:
http://www.lejsl.com/edition-charolais-brionnais/2014/07/28/une-opposition-virulente-avec-le-geai-du-rousset

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- Center Parc de Poligny : 200 opposants sur le site

Posté par admin le 1 juin 2014

Center Parc de Poligny : 200 opposants sur le site

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- Projet de Center Parc de Poligny : la résistance s’organise

Posté par admin le 10 mai 2014

Projet de Center Parc de Poligny : la résistance s’organise

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- Non aux projets inutiles de Center Parcs dans le Jura et en Saône et Loire. Non à l’artificialisation des sols

Posté par admin le 18 avril 2014

COMMUNIQUÉS

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- Center Parcs Saône et Loire: Non, ce n’est pas fait.( CAPEN 71, FNE )

Posté par admin le 15 avril 2014

 

PROJET CENTER PARCS : NON, CE N’EST PAS « FAIT », COMME L’ECRIT LE JSL DANS SON EDITION DU 28 MARS !

- Center Parcs Saône et Loire: Non, ce n'est pas fait.( CAPEN 71, FNE ) dans Actualités Actualites_14_1_mLa CAPEN s’oppose à ce projet pour son impact global sur l’environnement mais aussi pour des considérations économiques, d’aménagement du territoire rural et de tourisme.

Saône & Loire – Le Rousset

 

La CAPEN est opposée au projet d’un Center Parc sur le territoire de la Commune du ROUSSET ( voir Points Noirs ) . Le vote du Conseil Général de S&L, les subventions du CG et du Conseil Régional pour ce projet inutile n’empêchent pas les lois d’exister ni n’exemptent les collectivités de les respecter, ainsi que les procédures préalables. A moins d’admettre que les enquêtes publiques sont une farçe, que la loi sur l’eau n’existe que pour être contournée ( comme à ST GENGOUX…), bref, que les beaux discours sur l’environnement ne sont qu’une façade. La CAPEN attend d’avoir en mains les conditions du contrat, les éléments de l’enquête publique pour faire respecter le droit de l’environnement.

Retour sur les arcanes d’un projet

Loi de finances 2014 : un amendement du gouvernement du projet de loi de finances 2013 a prolongé un dispositif fiscal, dit « CENSI-BOUVARD », défendu par CAHUZAC, ex-ministre du budget, peu après qu’il ait rencontré le PDG de « Pierre & Vacances »….Le système le ferait bénéficier d’un avantage fiscal pour des intérêts privés sans aucune évaluation sérieuse de son bilan sur la nature et l’emploi local.

La CAPEN a   écrit aux députés de S&L, au président du Conseil Général du département, a-priori favorables à ce projet, en leur demandant de faire abroger ce dispositif gaspillant de l’argent public qui serait mieux employé – en matière de création d’emplois dans le tourisme rural, notamment – en optimisant les richesses naturelles et patrimoniales du Mâconnais-Clunisois. Après les municipales, la CAPEN écrira aux mairies concernées et a édité un tract d’information avec l’association locale Action Solidarité Rurale ( asr@laposte.net).

Elle a reçu le 16 décembre 2013 une longue réponse de Rémi CHAINTRON, Président du Conseil Général de S&L, qui propose de rencontrer la CAPEN et l’ASR en janvier 2014. Mais pas de nouvelle à ce jour. Le Conseil Général craindrait-il le débat public ?

Après avoir rencontré les associations jurassiennes opposées au même projet sur POLIGNY  ( P&V fait monter les enchères entre les 2 sites potentiels), pris contact avec les autres sites en France pour un retour d’expérience partagé, la CAPEN a voté à l’unanimité une motion d’opposition à ce projet inutile lors de son AG à SALORNAY S/GUYE le 22 février. Un dossier est disponible ( bientot en ligne).

Rien n’est donc fait…Pour nous faire part de votre avis :  contact@capen71.org

Source:
http://www.capen71.org/__actualites/fiche.asp?idModele=14

 

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- Opposition au projet de Center parc de Poligny au forum social de Dole

Posté par admin le 14 avril 2014

L’esprit des « luttes » au forum social de Dole

MARDI 8 AVRIL 2014 | 

REPORTAGE

DANIEL BORDÜR

Incertitude quant au retour en régie publique de l’eau et fermeture du service réanimation de l’hôpital à Dole, opposition au projet de Center parc de Poligny, le quatrième forum social de la sous-préfecture du Jura a aussi été l’occasion de parler monnaies complémentaires et de critiquer l’orientation économique du gouvernement.

……………

« Vous vous rendez compte : il a fait moins 28 au Fied durant l’hiver 2009 et ils font faire une bulle tropicale où il fera 29 degrés en pleine forêt de Poligny ! Ce center-parc, c’est n’importe quoi, une bulle tropicale, c’est du délire ». Ainsi s’exclame Guy Mottet. A 60 ans, il avait décidé d’arrêter sa vie de militant à la Confédération paysanne en même temps que son activité professionnelle. Le projet de center-parc lui fait reprendre du service. Il est assez remonté, notamment contre son propre frère, maire de Plasne, qui ne l’a pas invité à une réunion d’information sur le projet avec Pierre&Vacances… Une association vient d’ailleurs de se créer pour contrer le projet et a pris pour nom Le Pic noir, oiseau symbolique des forêts jurassiennes…

…………… 

 

 Source:

http://factuel.info/articles/lesprit-luttes-forum-social-dole

 

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- Center Parcs à Poligny : Europe écologie les verts tire la sonnette d’alarme

Posté par admin le 14 avril 2014

Center Parcs à Poligny : Europe écologie les verts tire la sonnette d’alarme

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- Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté

Posté par admin le 6 avril 2014

Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté.

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- Center Parcs trompe ses clients : un éléphant est contraint d’animer au parc de Verneuil-sur-Avre !

Posté par admin le 6 avril 2014

Center Parcs trompe ses clients : un éléphant est contraint d’animer au parc de Verneuil-sur-Avre !

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- Dans une ambiance de mise en concurrence cynique des régions, La Capen s’oppose à Center Parcs, catalogué Grand Projet Inutile

Posté par admin le 23 octobre 2013

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- Un investisseur « escroqué » par Pierre et Vacances nous écrit

Posté par admin le 1 avril 2013

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Publié dans Archivage brut, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Investisseurs | 8 Commentaires »

- Center Parcs en Saône et Loire, première note discordante

Posté par admin le 4 février 2012

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- Center Parcs Vienne, ces millions offerts à Pierre et Vacances qui ne choquent personne

Posté par admin le 3 décembre 2011

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- « les élus doivent savoir que les défenseurs de l’environnement sont plus que jamais déterminés à ne pas laisser brader une richesse naturelle aux appétits peu scrupuleux d’un promoteur. »

Posté par admin le 5 août 2011

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Des opposants à Center parcs en Allemagne

Posté par admin le 4 août 2011

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En Angleterre aussi, Center Parcs est contesté, mais finit par arriver à ses fins

Posté par admin le 4 août 2011

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Non, en 2003, Center Parcs Lorraine ne faisait pas l’unanimité

Posté par admin le 4 août 2011

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Dans le Var, un projet en béton désarmé. Un site de Pierre et Vacances gelé. A la fureur du promoteur et des élus.

Posté par admin le 19 mars 2011

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L’UDB s’élève contre le projet de “ghetto pour retraités aisés” de Pierre et Vacances à Pont-Aven

Posté par admin le 1 mars 2011

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Le département de la Vienne a aussi ses « anti Center Parcs »

Posté par admin le 26 février 2011

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« Créons de nouveaux espaces artificiels, accélérons le recul des espaces naturels! Tant pis pour les chemins creux de notre enfance. Tant pis pour la nature. »

Posté par admin le 20 février 2011

Nous publions ce texte introductif du blog de l’association pour la protection du site de Veillas, dont les riverains se battent depuis déjà de nombreux mois contre l’implantation d’un village de vacances de Pierre et Vacances. Nous relaierons régulièrement cette lutte.

 

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Saint Cast le guildo, permis illégal en faveur de Pierre et Vacances, maison d’opposant vandalisée, manifestation pour faire plier le tribunal

Posté par admin le 19 février 2011

 

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Des opposants au projet de Center Parcs dans les Pays de Loire

Posté par admin le 20 juin 2010

 

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Les « villages contre nature », Un projet purement commercial, financier et immobilier, destiné à des investisseurs en mal d’avantages fiscaux et cachant mal son objectif véritable de spéculation foncière.

Posté par admin le 20 juin 2010

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Pierre & Vacances Ungersheim: le projet va-t-il capoter ?

Posté par admin le 15 novembre 2009

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« Programme fou de deux mastodontes de l’industrie touristique, Disneyland et Pierre et Vacances. »

Posté par admin le 14 novembre 2009

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Extraits de commentaires sur une pétition contre l’implantation de pierre et vacances en Sologne

Posté par admin le 10 septembre 2009

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L’or vert du développement durable de l’Alsace, P&V prend son temps pour « ne pas être confronté à une opposition »

Posté par admin le 30 août 2009

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Opposition au « village lacustre » issu d’un partenariat Pierre et Vacances-Disney

Posté par admin le 20 août 2009

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Pierre et Vacances fait punir lourdement Le Touquet après un refus légitime: coût pour la population: 2 733 000 E

Posté par admin le 20 août 2009

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1000 euros d’amendes demandés contre des opposants à Pierre et Vacances en Sologne

Posté par admin le 19 août 2009

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« On bétonne la sologne », un blog, une pétition et une vidéo contre Pierre et Vacances

Posté par admin le 19 août 2009

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« La fin du cerf pour 200 bungalows », une tentative de coup de force de Pierre et Vacances

Posté par admin le 19 août 2009

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Centre aqualudique de Dhuison, des impôts pour les habitants, un cadeau pour Pierre et Vacances

Posté par admin le 19 août 2009

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