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- Center Parcs et ZAD : Roybon, un village coupé en deux

Posté par admin le 12 mai 2015

par Laurent Burlet | 11 mai 2015


Depuis cinq mois, quelques hectares de la forêt de Chambaran, à 60 kilomètres de Grenoble, sont occupés par des militants opposés à un projet de Center Parcs. La présence de ces zadistes a mis le village de Roybon sous tension, coupé entre pro et anti-Center Parcs. Reportage.

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Grande rue de Roybon, 1 300 habitants, un vendredi d’avril. Deux femmes discutent sous le soleil matinal. L’une est retraitée, l’autre est enseignante dans un lycée professionnel de Beaurepaire à 25 kilomètres de Roybon. Les deux ont accroché un petit panneau « Oui à Center Parcs », sur un carreau d’une fenêtre pour l’une et sur un bout de volet pour l’autre.

« Comme tout le monde ici », disent-elles.

Dans cette rue étroite du principal bourg des Chambaran, en Isère, on affiche son soutien à l’énorme projet immobilier et touristique porté par le groupe de loisirs Pierre et Vacances.

Ce plateau fortement boisé culmine à 700 mètres d’altitude entre le Vercors et la Drôme des collines. C’est là que devrait ce construire un nouveau village vacances Center Parcs.

« Et encore, disent-elles, avant il y avait beaucoup plus de choses affichées. Il y avait aussi des ballons. »

Mais le mauvais temps a eu raison de ces décorations remplacées un temps par les guirlandes de Noël.

« Et les zadistes sont venus en arracher », ajoute la retraitée.

Dans le bourg, on ne dit pas qu’on est contre le Center Parcs

Le Center Parcs : un investissement de 387 millions d’euros
Ce projet doit accueillir en 2017, sur 200 hectares de la forêt de Chambaran (à Roybon), un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l’«Aquamundo», une bulle transparente maintenue à 29 degrés avec piscine.
Cela représente un investissement de 387 millions d’euros porté par la société Pierre et Vacances.

Et c’est parti pour une énumération de ce que font et sont ces zadistes qui squattent dans la forêt, à trois kilomètres de chez elle. « On l’a vu sur M6 », précisent les deux voisines, en faisant référence aureportage d’« Enquête exclusive » de mars dernier réalisée en caméra cachée.

Ils sont « drogués », « alcoolisés », « ils siphonnent les réservoirs des véhicules », « ils sont sales ».

« Les femmes ne se lavent pas et leurs chiens mangent leurs crottes », finit la retraitée.

« Une collègue m’a dit qu’ils donnaient des Kinder aux enfants », croit savoir Edith, l’enseignante, qui trouve cela manifestement suspect. Et qu’on ne leur parle pas d’un éventuel dialogue ou rencontre avec eux : « On n’en veut pas ».

« Mon visage est connu, tient à préciser l’enseignante. Ils prendraient ça pour une provocation. Et j’ai déjà reçu des insultes sur Facebook ».

Les deux voisines ont participé aux deux manifestations de décembre contre les zadistes et pour soutenir le projet de Center Parcs, provisoirement à l’arrêt depuis une décision du tribunal administratif de Grenoble.

L’enseignante avance l’argumentaire pro-Center Parcs, qui tourne essentiellement autour des emplois qu’un tel projet touristique pourrait générer, alors que le « village se meurt », parlant des fermetures en décembre de la perception et du collège l’année dernière :

« Quand je me suis installée avec mon compagnon dans le village, il y a trois ans, on était le plus jeune couple. On avait 25 ans ».

Edith, enseignante et habitante de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Edith, enseignante et habitante de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

A dix mètres, un homme discute avec le curé du village. « C’est un contre, lui, là-bas », glisse la retraitée.
Renseignements pris, cet habitant se définit d’abord comme « mitigé » avant de concéder qu’il est plutôt contre. Dans le bourg, on ne dit pas qu’on est contre le Center Parcs.

« Ici, l’immense majorité des Roybonnais sont « pour », affirme le curé. Ils voient un village qui s’étiole avec des magasins qui ferment et des gens qui déménagent. Le plus gros employeur reste l’EPHAD ».

 

« La communiste » qui donne à manger aux zadistes

Dans la rue principale, passe alors une voiture grise conduite par une vieille dame.

« C’est elle ! s’emporte la riveraine retraitée, elle donne à manger aux zadistes. Elle les a fait venir ».

Quelques heures plus tard, nous avons rencontré cette personne, Michelle Pistone, qui habite juste au dessus de la grande rue.

Michelle Pistone, chez elle, dans le bourg de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Michelle Pistone, chez elle, dans le bourg de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Les travaux suspendus par le tribunal de Grenoble
Le 23 décembre, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu l’arrêté du 3 octobre 2014 du préfet de l’Isère qui avait délivré une autorisation « loi sur l’eau » à Pierre et Vacances pour la construction d’un Center Parcs sur la commune de Roybon (en Isère).
Sur le fond, le juge des référés a surtout considéré que les mesures compensant la destruction de l’environnement propre à cette zone des Chambaran étaient insuffisantes :
« [le tribunal] a estimé qu’un doute existait quant à la suffisance des mesures prévues par l’arrêté pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation du projet ».
Cette décision du juge des référés a stoppé les travaux qui avait déjà du mal à avancer du fait des zadistes.
Une quarantaine d’hectares a quand même été défrichée (environ la moitié de ce qui est prévu).
La décision sur le fond est attendue en juin prochain.

Dans le village, cette ancienne institutrice de 80 ans est connue comme « la communiste ». Mais cette étiquette ne lui convient guère. Elle trouve que ça fait trop « stalinien » alors qu’elle se sentirait plutôt « libertaire ». Elle était militante de l’École émancipéequand elle enseignait dans un village des environs de Roybon.

« C’est grâce aux militants des années 70/80 que la région n’est pas devenue un désert scolaire. Parents d’élèves, élus, enseignants, syndicalistes ouvriers ont empêché de nombreuses fermetures de classes. On avait même réussi à faire rouvrir une école : celle de Murinais qui existe toujours. »

Elle fait partie des rares Roybonnais à afficher publiquement son opposition au Center Parcs.

Elle est de toutes les réunions publiques et se fend notamment de nombreuses lettres aux élus du maire au président du département de l’Isère. Et, oui, elle conduit quelques fois trois kilomètres pour rendre visite aux zadistes en leur apportant de la nourriture.

« En faisant mes courses, j’ai dit au gérant du Petit Casino que, grâce aux zadistes, il améliorait son chiffre d’affaires ».

La réputation de la militante était faite. Depuis, elle a arrêté de monter de la nourriture constatant que d’autres leur apportaient déjà de la nourriture.

« Je dis toujours bonjour même si certains ont arrêté de me saluer. On sent de la hargne mais c’est surtout de l’ignorance. Les gens devraient monter voir les zadistes, qui pourraient leur offrir du muguet ».

Depuis l’installation des zadistes, elle regrette que le terrain soit laissé aux « pro ». Elle préfèrerait que les manifestations contre le Center Parcs se déroulent ici et non pas à Grenoble, comme la dernière en date, le 2 mai.

« Avec mon cousin, on ne se parle plus »

La route s’élève en direction du bois des Avenières squatté actuellement par les zadistes. Un petit kilomètre avant d’arriver, les panneaux et banderoles affichent d’autres orientations :

« Zadiste, continue le combat » ; « Non au Center Parcs »

Les anti-Center Parcs : contre la destruction de l’environnement
Le principal argument développé est celui de la préservation de la nature. Les « anti » défendent surtout une zone humide, berceau notamment d’une rivière, l’Herbasse, qui coule dans la Drôme voisine. Selon eux, le Center Parcs risque de mettre en péril la ressource en eau.
Ils s’appuient sur l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête publique « loi sur l’eau » qui estime que 110 à 120 ha de zone humide (au lieu des 70 ha avancés par Pierre et Vacances) seront détruites ou impactés par le projet.

Si le Center Parcs voit le jour, cette petite route de campagne où l’on croise à peine une voiture dans la matinée sera empruntée par 4 000 à 5 000 véhicules les jours des chassés-croisés.

C’est ce que redoutent les riverains qui affiche leur opposition au projet de Pierre et Vacances. Ils forment les opposants historiques. Ils acceptent de nous parler si nous leur garantissons de ne pas citer leurs noms. Mais dans un village où tout le monde se connaît ou presque, l’anonymat reste très relatif. Ces « anti », membres fondateurs de l’association « Pour Chambaran Sans Center Parcs » (PCSCP), sont fatigués des tensions qui règnent dans le village.

« Quand nous descendons faire les courses, on ne nous répond plus quand nous disons bonjour ».

Pour leur retraite, le couple a retapé la ferme familiale. Lui ne se voyait pas habiter ailleurs après une vie active passée à l’aéroport de Grenoble, dans la plaine de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, à 40 minutes de là. Il est amer :

« Avec mon cousin, qui est premier adjoint, on ne se parle plus. On nous accuse de vouloir faire mourir le village. C’est faux de dire que Roybon se meurt. La population ne baisse pas et le chômage est moins important ici qu’au niveau national. Des gens habitent ici, au calme, et vont travailler à une vingtaine de kilomètres à Saint-Marcellin ou la Côte-Saint-André ».

Sa femme ajoute, en boucle :

« Je n’aurais pas cru qu’on en arrive là. Ça va laisser des traces ».

Et la réconciliation ne se fera pas sur le dos des zadistes. Ce couple comprend leur action. Mais c’est chacun chez soi :

« Je sais qu’on nous accuse de les avoir fait venir. Ce qui est totalement faux. On ne les nourrit pas. On ne veut pas mettre de l’huile sur le feu. On ne veut pas être accusé de les aider ».

Contacté, le président de l’association PCSCT, Stéphane Péron, qui habite la commune voisine de Montrigaud (dans la Drôme) précise la position officielle :

« Notre ligne de conduite est de ne pas entrer sur le terrain, propriété de Pierre et Vacances. Nous, on va devant les tribunaux ».

Cette posture n’empêche pas l’association de faire des communiqués de presse qui sont, dans le contexte local, interprétés comme autant de signes de soutien aux zadistes.

Les « bannis » de Roybon

Pour rencontrer un opposant historique qui accepte de parler à visage découvert, il faut redescendre la route de la ZAD et passer le long du petit lac artificiel qui fait la joie des Roybonnais et des Hollandais, les beaux jours venus.

C’est au dessus de ce plan d’eau que Jean-Marie Brun s’est installé il y a vingt ans avec ses chevaux. Sous le nom « Cheval autrement », ce « psycho somato thérapeute » propose notamment des stages de développement personnel.

Et avec ses stagiaires, il avait l’habitude de se balader dans le bois des Avenières, là où doit s’ériger le Center Parcs.

Jean-Marie Brun, opposant au Center Parcs, a vu un des panneaux conduisant à sa maison arraché. ©LB/Rue89Lyon

Jean-Marie Brun, opposant au Center Parcs, a vu un des panneaux conduisant à sa maison arraché. ©LB/Rue89Lyon

Membre de l’association PCSCP, il a raconté tout le mal qu’il pensait du projet devant les caméras d’Envoyé spécial. Et ça n’a pas plu, au village :

« Pour mon engagement contre le Center Parcs, le maire me retire les terrains que la commune me prêtait gratuitement pour mettre mes chevaux ».

Ces soutiens, notamment sur un blog de Mediapart, évoque un « bannissement » à la manière du Moyen Âge. Ambiance.

Interrogé sur le sujet, Serge Perraud, maire de Roybon (Divers droite), affirme que c’est en raison « d’un manque d’entretien » que la mairie lui a retiré l’usage de ses terrains. La coïncidence reste troublante alors que Jean-Marie Brun occupait ces terrains depuis une dizaine d’années.

Avec le patron d’un des deux bars de Roybon, où il avait l’habitude de déjeuner avec ses stagiaires, ce n’est plus la franche camaraderie.

« Il y a quelques semaines, il m’a dit que je n’étais plus le bienvenu alors que jusque là je m’entendais bien avec lui ».

Jean-Marie Brun a dû se rabattre sur l’autre bar, au début de la grande rue, qui n’affiche pas, fait exceptionnel pour un commerçant de Roybon, un signe distinctif pro-Center Parcs. Une question de commerce :

« Je récupère tous les clients qui se font virer de l’autre bar », nous a confirmé la patronne qui n’en demeure pas moins favorable au projet touristique.

A 62 ans, Jean-Marie Brun a mis en vente sa ferme transformée en ranch. Très amer :

« La ZAD a permis deux choses bien : ça nous a fait connaître et on a pu entrer en contact avec le ministère de l’environnement qui ne nous prenait pas en considération. Mais, elle a eu des effets négatifs. Aujourd’hui, je suis devenu le bouc émissaire désigné, parce que je suis associé aux zadistes ».

 

Au Bon Roy, auberge pro-Center Parcs

Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre dans quel camp le patron du principal bar-restaurant de Roybon se situe. Il n’y a pas seulement une imposante banderole au dessus de l’entrée. Sur le comptoir, trône une boîte pour glisser un bulletin d’adhésion à l’association pro-Center Parcs « Vivre en Chambaran ».

Au mur, des affiches égrenant les principaux arguments favorables au projet. Les autocollants se baladent au milieu des bouteilles d’alcool et des verres.

Sylvain Merle, le patron d'un des deux bars de Roybon. ©LB/Rue8Lyon

Sylvain Merle, le patron d’un des deux bars de Roybon. ©LB/Rue8Lyon

Les pro-Center Parcs : la création d’emplois
En minimisant l’impact sur l’environnement, les « pros » expliquent que le Center Parcs concerne « moins d’un demi pourcent des Chambaran » et que le bois des Avenières impacté est « sans intérêt » sur le plan des espèces végétales ou animales. Ils mettent en avant l’impact sur l’emploi. Le projet doit créer 468 emplois « équivalents temps plein » (700 personnes employées) et générer d’importantes retombées fiscales pour les collectivités locales et notamment pour Roybon : 3,2 millions de taxe locale d’équipement et 1 million de taxe foncière par an.

Sylvain Merle, lyonnais d’origine, a acheté le bar-restaurant il y a une dizaine d’années. Fort en gueule, il lance quelques qualificatifs charmants sur les zadistes : « verrues », « traîne-la-rue » ou encore « mange-merde ».

Quant autres opposants « écolos », il ne les porte pas franchement plus dans son coeur. Il assume en avoir virés quelques uns, dont Jean-Marie Brun, le créateur du ranch « Cheval autrement » :

« Je connaissais ses idées. Mais quand j’ai vu Envoyé spécial, j’ai compris qu’il était en première ligne. Il m’a pris pour un con ».

Il voit un intérêt direct dans le Center Parcs et son chantier. Pendant les trois semaines de chantier, il a augmenté « de 50% » son chiffre d’affaires avec les ouvriers qui venaient déjeuner.

En fin de journée, à l’heure de l’apéro, une poignée de Roybonnais sirotent quelques bières. Il suffit de dire qu’on est journaliste pour lancer le sujet. Il va de soi qu’« Au Bon Roy », tout le monde est « pour ». Au coeur du discours, l’emploi, une fois de plus. Le patron, Sylvain Merle, développe :

« On nous dit que le Center Parcs ne proposera que des emplois mal payés. Et alors ? Aujourd’hui, il faut faire 50 ou 60 kilomètres pour faire un Smic. Avec le Center Parcs, ce sera à trois bornes ».

« Les Roybonnais sont des Républicains, fiers d’être français »

Employé de mairie, artisan ou militaire, ceux accoudés au comptoir sont en accord sur un seul point avec les anti-Center Parcs : « ça va laisser des traces ». Un employé de la mairie décrit la situation :

« Dans les familles, certains ne se parlent plus. Les chasseurs sont divisés également car le bois des Avenières est une très bonne chasse ».

L’employé de mairie poursuit :

« La tension est montée avec l’arrivée des zadistes. Jusque là, les gens pouvaient comprendre qu’on fasse des recours contre le projet. Mais occuper un site illégalement en empêchant les forestiers de travailler, les Roybonnais ne peuvent pas comprendre. On voyait ces marginaux à la télévision. Le lendemain, ils étaient chez nous ».

Quelques semaines après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, l’installation d’une nouvelle ZAD a drainé des cohortes de journalistes de la France entière. Cette médiatisation a été décisive selon les partisans du Center Parcs.

Christian Luciani, le président de Vivre en Chambaran, l’association pro-Center Parcs, nous reçoit dans sa maison du bourg de Roybon :

« Quand les zadistes sont arrivés, tout le monde s’est levé comme un seul homme. Les Roybonnais sont des Républicains, fiers d’être français. Ils n’ont pas accepté qu’on viennent chez eux leur dicter ce qu’ils doivent faire en remettant en question l’Etat de droit ».

Christian Luciani, président de l'association "Vivre en Chambaran". ©LB/Rue89Lyon

Christian Luciani, président de l’association « Vivre en Chambaran ». ©LB/Rue89Lyon

Cet architecte, arrivé à Roybon il y a quelques années, pointe une fois de plus le reportage d’Envoyé spécial qui a été « très mal vécu par la population » :

« Les habitants on eu l’impression d’être mal traité par les médias. Nous avons accéléré la mobilisation. Il fallait qu’on parle de nous ».

Le reportage, en donnant largement la parole aux opposants historiques montre surtout comment le précédent maire de Roybon a anticipé l’arrivée du Center Parcs en endettant fortement la commune.

« La gendarmerie tenait certains barrages et nous d’autres »

La ZAD a été installée le 30 novembre, après une manif des anti-Center Parcs. Début du mois de décembre, l’association Vivre en Chambaran et la mairie, main dans la main, faisaient distribuer des petits drapeaux « oui au Center Parcs » tandis que Pierre et Vacances déployait une communication de crise, essentiellement via un site Internet, pour diffuser ses arguments.

Pour montrer « l’adhésion populaire au projet », deux manifestations, les 7 et 14 décembre, ont été organisées, rassemblant à chaque fois entre 1 500 et 2 000 personnes. Pour faire le nombre, les employés des entreprises de BTP et du bois du coin ont été conviés, tout comme l’ensemble des élus du territoire, écharpes en bandoulière.

C’était au moment où les actions des zadistes étaient quotidiennes pour bloquer les travaux de déboisement (avant la décision du tribunal de Grenoble). Christian Luciani décrit ce qu’il qualifie de « violence des zadistes » :

« En décembre, ils ont tagué des cabanes de chantier qui servaient de base de vie aux ouvrier. Ils ont aussi cassé des voitures de vigiles et caillassé des engins de chantier. En mars, un engin forestier a été détruit, le jour où les zadistes faisaient une action ».

Une action des « pro » a marqué les esprits : l’organisation de barrages routiers le samedi 7 février alors que les zadistes organisaient un week-end militant et festif baptisé « Open barricades ».

Christian Luciani raconte :

« On a vécu ce week-end comme une provocation. On s’est dit qu’on allait empêcher leurs soutiens de monter en voiture. On était dans la légalité. Car on a fait des demandes pour bloquer les routes et la préfecture nous l’a accordée. La gendarmerie tenait certains barrages et nous d’autres ».

Cette action a été diversement appréciée. Christian Luciani affirme simplement que « tous les riverains pouvaient passer et que les zadistes ont simplement été embêtés. »

Sa presque voisine, Michelle Pistone, anti-Center Parcs historique, affirme que mêmes des « pro Center Parcs ont été choqués » :

« Des milices ont bloqué les routes. Des Roybonnais ne pouvaient plus entrer chez eux sans montrer un acte de propriété ! »

Interrogés sur le sujet, les zadistes dressent la liste des « violences subies ». L’opération de blocage des routes n’a pas été rééditée.

Chez les zadistes

Au sommet du plateau de la forêt de Chambaran, c’est le territoire des zadistes. En venant de Roybon, il faut passer devant une camionnette de gendarmes qui guettent à un kilomètre de l’entrée de la ZAD.

On arrive devant une ancienne maison forestière, la « Marquise », rebaptisée « MaquiZad », appartenant à l’ONF (Office national des forêts) et aujourd’hui squattée par les fameux zadistes.

En passant au milieu d’un amoncellement de palettes, de pneus et de banderoles annonçant la ZAD, on accède sans difficulté à cette bâtisse devenue la base arrière de la « ZAD de Roybon ». Le terrain occupé, propriété de Pierre et Vacances, est à un kilomètre de la maison forestière.

Ce jour-là, le soleil brille. Des enceintes posées sur le rebord de la fenêtre crachent des standards de la chanson française. Lessive, farniente, bricolage. Après la neige et les températures négatives, le printemps semble se dérouler tranquillement à la ZAD.

Une grande table en bois est dressée devant la maison. Nous pouvons discuter sans difficulté avec les occupants, à l’initiative de Nils, le « responsable média » de la ZAD. Une seule condition : ne pas prendre certains ou certaines en photo. Ils seraient une trentaine à squatter sur le site. Nous en croisons une dizaine.

La poignée de zadistes que nous rencontrons a parfaitement conscience de l’image détestable qu’ils ont auprès de la population de Roybon, surtout depuis le reportage de M6.

« Nous avons très peu relations avec les Roybonnais. C’est l’omerta. »

Nils dresse la liste des « violences subies » essentiellement lors du week-end « Open barricades » des 6 et 7 février derniers :

« Le jeudi, ils ont incendié la cabane de l’entrée avec un cocktail molotov. Le samedi, ils ont bloqué toutes les routes pour accéder à la ZAD. Les gens ont dû laisser leur voiture et monter à pied. Deux véhicules ont été incendiés, un 4×4 a foncé sur un copain, un autre s’est fait taper ».

Ce samedi 7 février, Rémy, un agriculteur de 40 ans de la commune de Dionay (jouxtant Roybon) roulait avec une amie en direction de la ZAD. Bloqué à un barrage tenu par les « pro », il a été reconnu par un voisin comme étant un des principaux opposants. Lui se qui se présente comme « zadiste » fait partie des trois « anti » suivis dans le sujet d’Envoyé spécial.

« C’est une personne que je connaissais qui a le plus crié. Nos enfants ont fréquenté la même école. J’ai fermé ma voiture et j’ai fait marche arrière. Le soir même, cette personne s’en est vantée sur Facebook. Je suis allé porter plainte ».

Rémy, agriculteur sur la commune de Dionay et zadiste. ©LB/Rue89Lyon

Rémy, agriculteur sur la commune de Dionay (à côté de Roybon) et zadiste. ©LB/Rue89Lyon

Dans ce contexte villageois, les zadistes ont jeté leur dévolu sur Saint-Marcellin, la petite ville du coin, à une vingtaine de kilomètres d’ici, dans la plaine de l’Isère. « Là où le dialogue est possible ».

Ils descendent de leur colline les jours de marché pour tenter de mettre en place des actions. Luna, la vingtaine, venue de la ZAD de Sivens, fait sa lessive à la main. Elle raconte :

« On a tendu un grand fil avec des feuilles pour que les passants notent ce que leur inspirait la question « faut-il travailler pour vivre ? ». Les gendarmes sont rapidement venus pour nous dire que nous n’avions aucune autorisation. Des habitants ont pris notre défense ».

Nils, zadiste, habite Saint-Antoine-l'Abbaye, à côté de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Nils, zadiste, habite Saint-Antoine-l’Abbaye, à côté de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Nils, 32 ans, d’origine belge, veut sortir de cette « urgence » dans laquelle sont les zadistes, tournés essentiellement vers la contestation du Center Parcs.

Il veut développer une idée mixant écologie, agriculture et éducation populaire. Le projet doit s’implanter dans les Chambaran, comme une alternative au gigantisme touristique. Pour le moment, il termine des études d’éducateur spécialisé en vivant en colocation à Saint-Antoine-l’Abbaye.

Saint-Antoine-l’Abbaye, terre de hippies

Saint-Antoine-l’Abbaye fait partie des plus beaux village de France. Le panneau l’indique à l’entrée du bourg. Niché contre l’abbaye du XIIIe siècle, à flanc de colline, il ne fait qu’un avec elle. A telle point qu’il en a pris le nom.

Dans le coin, la commune de Saint-Antoine est connu pour une autre raison. Au milieu des années 80, la communauté de l’Arche s’est installée dans une partie de l’abbaye, aujourd’hui entourée également de magasins de souvenirs ou de restaurants pour touristes.

L'abbaye de Sainte-Antoine, à 10 kilomètres de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

L’abbaye de Sainte-Antoine, à 10 kilomètres de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Cette communauté a été fondée par Lanza del Vasto, connu en France pour avoir participé à la lutte du Larzac. Celui-ci se réclamait autant de Jésus que de Gandhi.

Une cinquantaine de personnes vivent dans ce grand bâtiment, d’autres effectuent des stages (payants) sur la « communication non-violente ». A l’image de Nils, le zadiste, qui y a passé un an.

Ils ne perçoivent pas de revenu mais sont nourris, blanchis en plus d’être logés. Fort logiquement, plusieurs membres anciens ou actuels de l’Arche sont parmi les opposants historiques au Center Parcs. Parmi eux, ils sont quelques uns à avoir participé aux actions de « désobéissance civile ».

Daphné Vialan et Tchandra Cochet vivent aujourd’hui dans la communauté.

Daphné Vialan et Tchandra Cochet, deux membres de la communauté de l'Arche. ©LB/Rue89Lyon

Daphné Vialan et Tchandra Cochet, deux membres de la communauté de l’Arche. ©LB/Rue89Lyon

Daphné, 29 ans, raconte ce qu’a été sa vie pendant les trois premières semaines de décembre :

« On se mettait dans les zones de sécurité quand ils bûcheronnaient ou devant les engins. On a également arraché les piquets qui délimitaient ce qu’il fallait couper ou pas. Nous avons réussi à bloquer la déforestation ».

La moitié de la zone a quand même été défrichée. Aujourd’hui, les deux ne regrettent pas leur action. Mais ils sont inquiets de la tournure des événements. Daphné le dit :

« Aujourd’hui, j’ai envie de mettre mon énergie à pacifier les relations dans le territoire. On n’arrive pas à parler. J’ai été à une manif des « pro », je ne me suis jamais autant fait insulter. Au bar, c’est la même chose, le ton monte très vite ».

Tchandra, 27 ans, a grandi à l’Arche. Avec deux autres membres de la communauté, il a rencontré la maire du village pour faire part de son inquiétude :

« Je me sens concerné par le fait de faire descendre la tension. On veut réfléchir à la manière de vivre ensemble. La maire du village est garante de cela ».

Pour le moment, la seule chose qu’a faite la maire de Saint-Antoine en direction des « anti » est de ne pas avoir accroché une nouvelle banderole « Bienvenue au Center Parcs » que toutes les communes du coin ont suspendue.
Comme à Dionay (voir la photo ci-dessous).

Comme dans la plupart des villages des alentours de Roybon, une banderole votée par le conseil municipal. Ici à Dionay. ©LB/Rue89Lyon

Comme dans la plupart des villages des alentours de Roybon, une banderole votée par le conseil municipal. Ici à Dionay. ©LB/Rue89Lyon

A peine mise en place, la banderole avait en effet été décrochée pendant la nuit. On n’est pas à Roybon mais bien à Saint-Antoine.

La surenchère des politiques

Traits tirés, paroles hésitantes et coups de sang inattendus, le maire de Roybon, nous reçoit, en journaliste de passage. Serge Perraud, semble épuisé.

Le maire de Roybon, Serge Perraud ©LB/Rue89Lyon

Le maire de Roybon, Serge Perraud ©LB/Rue89Lyon

Les mots sont pleins de reproche contre les « médias » :

« Tous les journalistes sont venus. Même le Canard enchaîné. »

Il nous tend l’article qui relate la rumeur du coin : « les zadistes sont payés 90 euros par jour ». Dans le coup, il y aurait la Frapna (une association écologiste), les Verts et même le Front de gauche, selon le maire. Serge Perraud persiste :

« Les zadistes sont achetés. J’ai de bonnes informations. »

On n’en saura pas davantage sur ce complot. Le maire divers droite de Roybon est coutumier des déclarations fracassantes. Élu en 2014, il n’est pas homme à calmer les esprits. Pour le grand malheur des opposants qui auraient souhaité qu’il « prenne de la hauteur » puisqu’il est arrivé alors que le projet était déjà sur les rails et le permis de construire déposé.

Serge Perraud reconnaît toutefois « une mauvaise communication vis-à-vis des riverains opposés au projet » :

« On n’a pas anticipé le problème quasi personnel de quelques Roybonnais ».

Le maire nous dit qu’il n’a rien contre les opposants mais dans la phrase suivante les accuse d’être pour une grande part des « bobos écolos des villages des alentours ». Quant aux zadistes, ce sont des « khmers verts ».

Serge Perraud est à l’unisson des principaux politiques isérois (à l’exception des écolos), de droite comme de gauche, qui soutiennent mordicus le Center Parcs. Le maire de Roybon s’appuie sur la récente élection du député UMP Jean-Pierre Barbier comme conseiller départemental du canton pour affirmer que « 90% des Roybonnais sont favorables au projet ».

Malgré cette majorité soviétique en faveur du projet, Serge Perraud éprouve quand même le besoin de panser les plaies. Il tient une solution pour « rabibocher » tout le village :

« Le Center Parcs va permettre d’apaiser les tensions. Je vais pouvoir semer et faire s’aimer tout le village ».

Et si le Center Parcs n’est pas construit ? « Il se fera », persiste l’optimiste maire de Roybon :

« Pierre et Vacances va trouver toutes les solutions techniques nécessaires ».

On est prié de le croire.

Source:
http://www.rue89lyon.fr/2015/05/11/center-parcs-zad-roybon-village-coupe-en-deux/

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- Roybon, Center Parcs et les élus choisissent le coup de force et la brutalité.

Posté par admin le 19 octobre 2014

Brutalité, froide détermination, cynisme et violente mise devant le fait accompli. Lire la suite… »

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- Center Parcs : un dénouement pour 2014 ?

Posté par admin le 4 janvier 2014

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- Dialogues à propos de Notre Dame des Landes

Posté par admin le 1 novembre 2013

Il y a tout juste un an, le 16 octobre 2012, débutait l’opération « César » menée par les forces de l’ordre. Elle visait à expulser les personnes qui, pour s’opposer au projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et au monde qui l’a rendu possible, s’étaient installées sur le site. Elle visait aussi à détruire les cabanes qu’elles avaient construites et les maisons qu’elles avaient squattées depuis plusieurs années. Cette opération brutale, menée avec une rare violence, devait régler, par sa puissance et son effet de surprise, la situation rapidement. Dès les premières heures, les autorités annoncèrent fièrement mais bien imprudemment un retour à l’ordre. Ce qui paraissait alors comme étant la fin d’une occupation allait pourtant devenir le début d’un mouvement qui n’a cessé depuis et qui s’est étendu au-delà du territoire concerné. Affrontements, barricades, création de plusieurs sites Internet et d’une radio, création de comités de soutien dans l’ensemble du pays, nouvelles occupations et réoccupations, solidarités, constructions et reconstructions, appels à étendre ce mouvement et à s’opposer à d’autres projets, rencontres, débats, publication de tracts, d’articles, de brochures et de livres, sabotages, mises en culture et récoltes collectives, partages des terres et des récoltes, distributions des produits récoltés à prix libre, etc., un mouvement d’une telle importance était rarement allé aussi loin.

 

Pourtant rien ne peut paraître aussi fragile. L’État n’a, de toute évidence, pas abandonné le projet. Le statu quo actuel, les pseudo-commissions créées, la libération des lieux par les forces de l’ordre nous font craindre que l’on cherche à laisser pourrir la situation. Le silence, et certaines insinuations des grands médias sur ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, accompagnent la nécessité pour les pouvoirs publics de rompre le mouvement et reprendre en main une situation qui leur échappe. Il n’est pas nécessaire ici de dénoncer les connivences et les intentions des médias dans cette affaire. Hervé Kempf, ancien journaliste du Monde a quitté la rédaction du journal car nous dit-il, la direction l’a « empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes ». Il dénonce dans un article, la manière dont, soi-disant dans un souci d’objectivité, un journal fait le jeu des promoteurs du projet d’aéroport. Le lecteur pourra retrouver cet article, à l’adresse suivante :

  http://www.reporterre.net/spip.php?article4586

 

Il est nécessaire aujourd’hui de bien comprendre quelles sont les forces en présence dans ce conflit et d’avoir à l’esprit que les opposants au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne sont pas tous contre le monde qui l’a rendu possible, et que les promoteurs du projet et leurs soutiens ne manqueront pas d’utiliser cette réalité pour diviser le mouvement. Cependant il ne faut surtout pas abandonner ce qui a donné à cette lutte ses lettres de noblesse : sa subjectivité. C’est-à-dire ses perspectives visant à remettre en question  la manière de vivre, de produire et de partager, mais aussi la propriété, le travail et la marchandise.

 

Nous relayons ci-dessous les 3 volets des Dialogue  à propos de Notre-Dame-des-Landes que nous avons reçus et qui ont été publiés successivement durant l’année 2013.

 

 Quelques opposants à Center Parcs

 

 

 

Pour les imprimer :fichier pdf Dialogue-1 fichier pdf Deuxie-me Dialoguefichier pdf Dialogues NDDL 3

 


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- les élus courent les inaugurations pour tenter de relancer leur projet de Center Parcs

Posté par admin le 15 janvier 2013

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- La nature de Disneyland Paris, une autre vue sur un destructeur, partenaire de Center Parcs

Posté par admin le 14 janvier 2013

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- André Vallini, le Grand Promoteur inutile

Posté par admin le 7 janvier 2013

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- Le bassin du projet de Center Parcs encore placé en surveillance sécheresse

Posté par admin le 19 août 2012

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- Manifestation des pros Center Parcs à Roybon, ils sont où, les mille ?

Posté par admin le 30 juin 2012

 

Cela faisait près de 15 jours qu’ils menaient une intense campagne.

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- Pierre et Vacances-Center Parcs cité dans un enquête concernant un élu

Posté par admin le 18 février 2012

Affaire de Mandelieu : Quand le Parquet remplit son rôle

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- Bonnevaux-Chambaran: l’omniprésence de la forêt

Posté par admin le 5 février 2012

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- Le prédateur Center Parcs s’attaque à la Saône et Loire, avec Arnaud Montebourg en VRP

Posté par admin le 31 janvier 2012

Décidément l’appétit de « Pierre et Vacances-Center Parcs » n’a pas de limite.

Le projet de la Vienne à peine bouclé, les deux projets allemands à peine signés, c’est maintenant dans la Saône et Loire que le prédateur veut imposer ses destructions.

la méthode est toujours la même . Dans la clandestinité et ce depuis 6 mois, la société a arpenté les terrains susceptibles de satisfaire sa voracité. Les élus sont donc, eux, déjà au courant, et ont déjà promené les techniciens dans le territoire. Mais comme à chaque fois tout le monde est resté discret.

Combien de régions ont été mises en concurrence, cette fois ci, afin de rafler, par le chantage, le plus de subventions et cadeaux possible ? 

Quelle sera l’ampleur de la destruction d’espaces libres ?

Quelle sera l’ampleur du pillage des finances locales?

Déjà, dans la même journée, un grand nombre de journaux a été amené à enclencher la pompe à louange:

« un projet exceptionnel », » une  vraie bouffée d’oxygène », « une fierté pour nous », « une respiration en plein hiver »,  » du baume au coeur »,  » des applaudissements à deux mains »,  » de l’anti sinistrose » … etc ….

Il est urgent de communiquer positivement sur le projet afin de ne pas laisser la réflexion se créer et une éventuelle opposition apparaître. Le syndrome « Roybon » en Isère, ou une opposition s’est structurée avec le temps et a mis (provisoirement) l’entrepreneur en échec est sans doute en permanence présent dans l’esprit du promoteur Center Parcs . La communication va être verrouillée et « professionnelle ». Et elle a déjà bien commencé .

Nous maintenons quant à nous notre opposition totale à cette entreprise de destructions massives de vies et de territoires, ce dévoreur insatiable d’espace libres et naturels, ce consommateur éhonté de subventions publiques.

Et nous combattrons toujours l’artificialisation et la marchandisation totale de la nature promues par ce promoteur et ses complices politiques de droite et de gauche.

Les forêts doivent rester libres, gratuites, sauvages et préservées des nuisances imposées par les nouveaux rois du tourisme.

Nos vies et nos territoires n’ont pas à être mis en concurrence pour rafler des « mannes » et n’en pas laisser de miettes aux autres.

Et ce n’est pas le chantage à « l’expansion économique », à la « revitalisation des villages » et à la création d’emplois de misère qui nous fera nous taire.

Le tourisme industriel n’est pas un sauveur, mais un fossoyeur !

Nous soutiendrons donc et relaierons ici les luttes qui pourraient naître en Bourgogne et ailleurs.

 

 

EXCLUSIVITE INFOS-CHALON : Un Center Parcs en Saône et Loire ? 

C’est une information qui devrait faire couler beaucoup d’encre et alimenter bon nombre de discussions à l’échelle de la Saône et Loire et dans les confins de toute la Bourgogne. Infos-chalon vous dévoile en exclusivité les premiers éléments.

C’est un excellent signe donné à la Saône et Loire. Selon des informations recueillies par infos-chalon, le groupe Pierre et Vacances propriétaire depuis 2003 de la marque Center Parcs serait intéressé par une implantation dans notre département. Ce sont quelques 100 hectares au minimum qui seraient dans le collimateur du groupe Pierre et Vacances en cas d’une éventuelle installation. A la clé, ce serait tout de  même entre 400 et 500 emplois. Une vraie bouffée d’oxygène pour la Saône et Loire. Reste que pour le moment, cette installation reste qu’une spéculation compte tenu de la complexité qui entoure la domanialité de la forêt. Entre propriétés privées et publiques, si cela devait se concrétiser, il faudrait bien entendu réunir toutes les conditions pour constituer un foncier suffisamment intéressant. A moins d’une heure de l’A6 avec Mâcon et à la croisée de la Route Centre Europe Atlantique, le Charolais-Brionnais pourrait être le lieu idéal dont on imagine très bien  toute la potentialité stratégique d’une telle implantation dans le département. Toujours selon nos informations, une présentation devrait être faite vendredi matin par un dirigeant du groupe Pierre et Vacances devant l’Assemblée Départementale qui se réunit en plénière au Conseil Général.

En France, Center Parcs est présent en Normandie avec les Bois Francs, en Sologne avec Les Hauts de Bruyères, dans l’Aisne avec le Lac d’Ailette et enfin les Trois Forêts en Moselle. Centers Parc, c’est aussi 6 domaines aux Pays-Bas, 2 en Belgique et 2 en Allemagne.

 

Laurent Guillaumé

Source:

http://www.infos-chalon.com/article.php?sid=31635&thold=0



Center Parcs s’intéresse à la Saône-et-Loire

L’une des grandes marques du marché touristique mondial, Center Parcs, confirme s’intéresser au département de Saône-et-Loire, comme le confirme Valérie Lauthier, directrice communication corporate pour le Groupe Pierre & Vacances Center Parcs : «Nous regardons systématiquement certaines régions qui, à nos yeux, peuvent être porteuses d’un projet. La Bourgogne en fait partie, et la Saône-et-Loire, pourquoi pas ? Nous regardons les opportunités d’installation, les détails fonciers et les possibilités futures». Mais d’ajouter aussi : «pour la Saône-et-Loire, rien n’est arrêté. Il n’y a absolument rien de concret pour l’instant. Nous parlons simplement de potentiel pour le moment. Le reste n’est que de la spéculation». Le Département a confirmé que, vendredi, à 9h30, pendant l’assemblée plenière du Conseil général, un représentant de Center Parcs sera présent pour faire une présentation : «c’est une présentation générale du concept de Center Parcs, pas d’un projet en particulier, pour que nos partenaires éventuels comprennent la dimension d’une telle opportunité, mais je vous le redis, il n’y a rien de concret pour l’instant». Il n’en demeure pas moins que quand Center Parcs s’intéresse à un département, ce n’est pas pour faire de la figuration. Quant à l’emplacement d’un village Center Parcs en Saône-et-Loire, les hypothèses sont nombreuses. Le Charolais-Brionnais, bénéficiant d’une nature préservée chère à ce type de structure touristique, situé à la croisée de la RCEA, proche de plusieurs départements et régions, pourrait servir de cadre idéal pour un tel village. A suivre…

Source:

http://www.lejsl.com/actualite/2012/01/30/center-parcs-s-interesse-a-la-saone-et-loire

 

 

 

Center Parcs mais aussi les Francofolies à Tournus et une fondation d’art contemporain à Cluny

le 30/01/2012 à 17:47 Vu 4111 fois

 

En conférence de presse lundi après-midi, le président du Conseil général, Arnaud Montebourg, a annoncé trois projets exceptionnels pour la Saône-et-Loire.

Il a confirmé la possibilité d’implantation d’un Center Parcs. Des responsables du groupe Pierre et Vacances sont actuellement en train de prospecter du côté de Montceau et du Charolais pour trouver le site adéquat.

Par ailleurs, la ville de Cluny pourrait accueillir une fondation internationale d’art contemporain.

Enfin, le plus immédiat, les Francofolies de La Rochelle se décentraliseront, les 2 et 3 juin prochains, à Tournus, pour un week-end musical, bien sûr, mais aussi culinaire.

 

Source:

http://www.lejsl.com/economie/2012/01/30/center-parcs-mais-aussi-les-francofolies-a-tournus-et-une-fondation-d-art-contemporain-a-cluny

 

 

Center parcs dans le Charolais et les Francofolies à Tournus

 

La Saône-et-Loire a été retenue pour y développer trois projets d’ampleur sur le territoire. Une première pour le département.

le 31/01/2012 à 05:00 par Emmanuelle Bouland Vu 171 fois

 

Les démarches pour implanter un Center parcs sont déjà avancées en Saône-et-Loire. La direction du groupe viendra vendredi à Mâcon expliquer les retombées locales.
Après avoir vécu la quasi-faillite, les difficultés du redressement dans un plan de sauvetage historique et l’assainissement des finances du Département, place aux projets ! Le Conseil général retrouve des couleurs optimistes en reprenant ses investissements. À l’occasion de l’assemblée départementale du 3 février, il donnera la parole à trois porteurs de projets nationaux qui ont choisi le territoire pour y investir : tout d’abord un Center parcs, destination touristique de séjour convoité dans le Charolais, les Francofolies version musicale et culinaire à Tournus, et un lieu de compétition des fondations internationales d’art contemporain à Cluny (lire ci-contre). « C’est une fierté pour nous », a réagi hier le président du Conseil général, Arnaud Montebourg. Pour qui « il faut savoir prendre des risques avec les idées. Ces projets tombent bien. On a un territoire qui recèle de nombreux atouts et qu’on aurait tort de sous-estimer. On a besoin de tout le monde pour que ça marche ».

Un Center parcs dans le Charolais ?

Hier, des représentants du groupe Pierre et Vacances étaient sur le terrain dans la région du Bassin minier et du Charolais pour prospecter le futur site d’un Center parcs. Il s’agit d’un centre de séjour touristique, ouvert toute l’année. On évoque déjà 300 emplois potentiels. Onze terrains auraient déjà été détectés, sachant que la superficie recherchée se situe entre 100 et 150 hectares. Les « prospecteurs » travaillent sur ce dossier depuis six mois après plusieurs visites de sites infructueuses jusque-là. Pourquoi la Saône-et-Loire ? « Elle dessert les zones de Lyon et Genève, est respectueuse de l’environnement naturel et est idéalement située sur un terrain forestier, à une demi-heure d’une sortie d’autoroute ou voie express, avec une faible déclivité, une très grande surface de forêts mixtes (conifères et feuillus) et qui ne porte pas atteinte à une zone protégée. »

Si, pour l’heure rien n’est signé, un représentant du groupe Pierre et Vacances viendra vendredi présenter devant les élus de l’assemblée départementale le cahier des charges du lieu idéal de ce qu’ils ont déjà surnommé « la Toscane française ».

Faire de la Saône-et-Loire une destination touristique où l’on reste et non pas seulement que l’on traverse. L’ambition est posée. Reste à finaliser ce projet qui pourrait voir le jour dans quelques années.

Source:

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/31/center-parcs-dans-le-charolais-et-les-francofolies-a-tournus

 

 

Anti-sinistrose

le 31/01/2012 à 05:00 Vu 21 fois
Dans une cascade de nouvelles à tomber au sol, dans un contexte d’une crise inouïe répète-t-on à l’envi du côté de l’Élysée comme si la fin du monde arrivait demain, l’annonce hier au conseil général de Saône-et-Loire donne du baume au cœur. Enfin une nouvelle anti-sinistrose ! Une respiration en plein hiver qui, si ces projets aboutissent, pourraient enfin faire décoller le département. Pour que, enfin, les Parisiens et le reste des Français situent une bonne fois pour toutes la Saône-et-Loire sur la carte de France. Que notre territoire serve de refuge anti-stress à des millions de personnes. Que Cluny soit un petit Beaubourg et que Tournus, temple de la gastronomie, fasse des folies le temps d’un week-end. Le bonheur est ici. Sans aucun doute. Il semblerait que des investisseurs l’aient compris. Reste à trouver l’union sacrée autour des dossiers. Pour ne pas rééditer la triste erreur de voir fuir les projets comme celui du village de marques convoité à Tournus il y a dix ans.

Source:

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/31/anti-sinistrose

 

 

Center Parc : Jean-Marc Nesme applaudit des deux mains
Le député-maire de Paray-le-Monial, président du Pays Charolais-Brionnais, semble satisfait?: «?J’ai entendu parler de ce projet, mais il n’y a rien de décidé pour l’instant. Si cette implantation se confirmait dans ou près du Charolais-Brionnais, j’applaudirai à deux mains. D’abord, parce qu’en terme d’emploi, c’est positif. Ensuite, parce qu’un tel centre pourrait attirer beaucoup de monde, des régions voisines et de l’étranger. J’y suis très favorable. Ça ne peut qu’être positif pour la commune qui accueillerait cette structure, pour le Pays Charolais

Source:

http://www.lejsl.com/economie/2012/01/30/center-parc-jean-marc-nesme-applaudit-des-deux-mains

 

 

 

Arnaud Montebourg annonce 3 projets majeurs pour la Saône-et-Loire


 

Député et Président du Conseil Général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a tenu une conférence de presse, ce lundi en fin d’après-midi, à l’Hôtel du département à Mâcon. Une communication avant la prochaine assemblée départementale, programmée vendredi 3 février. Une communication surtout pour trois annonces de projets d’envergure pour le département de Saône-et-Loire.

 

En premier lieu, Arnaud Montebourg a confirmé nos informations exclusives, en annonçant un projet de Center Parc au cœur de la Saône-et-Loire. Le projet sera officiellement présenté aux conseillers généraux, vendredi, par le groupe Pierre et Vacances.

 

Le projet de parc se situerait dans un secteur compris entre Montceau-les-Mines, Charolles, Cluny et Paray-le-Monial. Il nécessite la mobilisation de 100 à 150 hectares de terrains boisés, plutôt avec des conifères, pour répondre au cahier des charges propre à ce type d’implantation. La Saône-et-Loire a été choisie par le groupe de Loisirs pour sa proximité avec Lyon et Genève, mais aussi pour ses infrastructures routières et autoroutières. Le groupe Pierre et Vacances estime en effet qu’un parc doit être accessible en moins de 30 minutes depuis une sortie d’autoroute, ou d’un axe de circulation majeur, comme par exemple la RCEA.

 

Deuxième projet d’envergure : l’implantation à Cluny d’un site de compétition des fondations internationales d’art contemporain. Le projet est porté par Nicolas Bourriaud, ancien directeur du Palais de Tokyo. L’idée est de mettre à disposition de grandes fondations des pavillons dans lesquels seraient montées des expositions annuelles et donc autant d’événements.

 

Troisième projet : la décision de Morgane Groupe de créer, en Saône-et-Loire, un pendant aux Francofolies de La Rochelle. L’idée est de créer à Tournus une association mêlant à la fois la musique, la chanson, le terroir et la gastronomie. Les dates sont annoncées : ce sera les 2 et 3 juin à Tournus et pour accompagner l’événement, le département votera une subvention vendredi. Ces Francofolies culinaires permettront à la Saône-et-Loire d’avoir un rayonnement national.

 

Source:

http://www.creusot-infos.com/print.php?sid=34174

 

 

SAÔNE-ET-LOIRE

Arnaud Montebourg et Boris Vallaud présentent le projet Center Parc

 

le 30/01/2012 à 20:11 Vu 677 fois

Boris Vallaud, directeur général des services du conseil Général de Saône-et-Loire et Arnaud Montebourg, président du conseil Général de Saône-et-Loire, présentent le projet d’implantation d’un Center Parc en Saône-et-Loire et la démarche de communication du conseil Général.

Source ( avec une vidéo ) :

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/30/arnaud-montebourg-et

 

 

 

 

Un Center Parc, un centre international d’art contemporain à Cluny et les Francofolies à Tournus

 

 

 

À l’assemblée départementale du 3 février prochain, la Saône-et-Loire donnera la parole à trois porteurs de projet nationaux qui ont choisi notre territoire pour y investir. Ces trois projets témoignent de ce que des investisseurs s’intéressent de façon convaincante et décisive à notre Saône-et Loire-et que notre territoire recèle de nombreux atouts attractifs sous-exploités et sous-estimés.

 

Ces trois projets, dont l’un est en cours d’achèvement, un autre en cours de réalisation, le troisième en cours de prospection, seront portés à la connaissance des élus et du grand public. Pourquoi ? Parce que, pour réussir, ces projets doivent être portés autant par les élus que par les habitants de notre département

 

L’assemblée du 3 février regroupera la présentation des trois projets par les investisseurs eux-mêmes ou les promoteurs de chaque projet. Les deux premiers sont en phase projet, le troisième, finalisé, fait l’objet d’un rapport soumis à l’approbation des élus.

 

 

PREMIER PROJET : UN CENTER PARC EN SAÔNE-ET-LOIRE, UNE DESTINATION TOURISTIQUE DE SÉJOUR

 

Le groupe Pierre et Vacances, un groupe d’envergure européen, souhaite implanter un Center Parc dans le département. Il s’agit d’un centre de séjour touristique, très créateur d’emplois, non saisonniers car rempli toute l’année.

 

L’implantation en Saône-et-Loire dessert les zones de Lyon et Genève, est respectueuse de l’environne- ment naturel, et est idéalement située sur un terrain forestier, à une demi-heure d’une sortie d’autoroute ou voie express, avec une faible déclivité, une très grande surface de forêts mixtes, (conifères et feuil- lus) et qui ne porte pas atteinte à une zone protégée.

 

Après plusieurs visites de sites infructueuses jusque là, la direction de Pierre et Vacances viendra nous expliquer pourquoi les paysages de ce qu’ils ont surnommé « la toscane française » les attirent, et quel est le cahier des charges du lieu idéal.

 

Leurs démarches sont déjà avancées, ils nous expliqueront les retombées locales (300 emplois potentiels), et au-delà, du fait du rayonnement européen de ce type de structure.

 

Ils présenteront dans le même temps les modalités de l’investissement qu’ils envisagent, et les bénéfices économiques potentiels pour le territoire, compte tenu de leurs expériences antérieures. Enfin, leur projet dans la Vienne pourra illustrer com- ment ils ont su inventer un nouveau modèle économique, au service d’un projet éco-responsable.

 

Faire de la Saône-et-Loire une destination touristique où l’on reste, et non pas seulement que l’on traverse, telle est l’ambition de ce projet qui rejoint parfaitement celle de l’Agence de développement touristique et de promotion du territoire.

 

Source: 

http://montceau-news.com/saone_et_loire/60321-conseil-general-de-saone-et-loire-5.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Quelques questions et leurs réponses relevant nos griefs contre la construction du Center Parcs de Roybon

Posté par admin le 14 avril 2010

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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site du DL

Posté par admin le 13 octobre 2009

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Vincent Bolloré, actionnaire « avisé » de Pierre et vacances (à 6%).Qui est Mr Bolloré ?

Posté par admin le 6 août 2009

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Le Conseil Régional apporte son soutien au projet de Center Parc.

Posté par admin le 24 juillet 2009

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Le Conseil Régional apporte son soutien au projet de Center Parc

Posté par admin le 13 juillet 2009

Le Conseil Régional apporte son soutien au projet de Center Parc

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La nature de Disneyland Paris

Posté par admin le 29 août 1996

Le Courrier de l’environnement n°28, août 1996  

La nature de Disneyland Paris

 

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