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- Un an après le drame de Sivens, le dialogue environnemental est en panne

Posté par admin le 27 octobre 2015

Un an après le drame de Sivens, le dialogue environnemental est en panne

Le Monde.fr | 26.10.2015 à 15h18 • Mis à jour le 26.10.2015 à 15h31 | Par Rémi Barroux

La mort de Rémi Fraisse, en octobre 2014 à Sivens dans le Tarn, a accéléré la réforme du dialogue environnemental.
La mort de Rémi Fraisse, en octobre 2014 à Sivens dans le Tarn, a accéléré la réforme du dialogue environnemental. REGIS DUVIGNAU/REUTERS

Un an après la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse à Sivens, dans le Tarn, tué lors d’une manifestation contre le projet de barrage par une grenade lancée par les forces de l’ordre dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, la question reste entière : comment éviter qu’un nouveau drame ne survienne à l’occasion des grands projets d’infrastructure ? De l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, au Center Parcs à Roybon en Isère, en passant par les lignes à grande vitesse dans le Sud-Ouest, les oppositions sont nombreuses.

Les réformes du débat public et le renforcement de la démocratie environnementale promises après le drame de Sivens tardent à venir. Et les débats publics autour de certains projets restent grippés.

Bon ou mauvais projet

« Un mauvais projet doit être arrêté rapidement […] et un bon projet doit être mené à bien rapidement », avait assuré le chef de l’Etat lors de la conférence environnementale, le 27 novembre 2014.

Mais qu’est-ce qu’un bon ou un mauvais projet ? Des procédures existent déjà pour évaluer les impacts environnementaux, sociaux et économiques. L’enquête d’utilité publique, lancée par le préfet, d’une durée minimum d’un mois, permet en principe d’informer et de consulter le public à partir d’une étude d’impact. Elle débouche généralement sur une déclaration d’utilité publique, la DUP.

De nombreux dossiers font aussi l’objet d’une saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP), créée par la loi Barnier du 2 février 1995, sur la protection de l’environnement. Cette autorité administrative indépendante a pour mission « d’informer les citoyens et de faire en sorte que leur point de vue soit pris en compte dans le processus de décision ». Quand le coût de ces équipements (création d’autoroutes, de lignes ferroviaires, de voies navigables, d’installations nucléaires, d’aéroports, de gazoducs, de barrages hydroélectriques, d’équipements industriels, sportifs, culturels, scientifiques ou touristiques) dépasse les 300 millions d’euros, la saisine du CNDP est automatique.

Enquête défavorable

Mais ces outils de la démocratie environnementale sont en panne. Les projets de ligne à grande vitesse, dans le cadre du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), par exemple, ont fait l’objet d’avis défavorables des commissions d’enquête, en mars 2015, doutant notamment de leur « utilité publique ». De son côté, la Cour des comptes avait émis des doutes sur la rentabilité financière de l’ensemble, dès l’automne 2014. Résultat : le 26 septembre, le ministre des transports, Alain Vidalies, a annoncé la validation de ce projet de lignes à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

Le sénateur socialiste (Val-d’Oise) Alain Richard, animateur de la Commission sur la modernisation du droit de l’environnement et chargé, en février 2015 par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, de conduire les travaux d’une « commission spécialisée sur la démocratisation du dialogue environnemental », n’est, lui, pas choqué par ce scénario.« L’opportunité d’une ligne TGV n’est pas régie par des textes réglementaires, cela reste à l’appréciation des pouvoirs publics, y compris en surmontant des objections, explique-t-il. Nous ne travaillons pas sur une réforme de la Constitution : c’est le gouvernement qui gouverne et prend ses responsabilités. »

Lire aussi : Les opposants de Notre-Dame-des-Landes, Sivens… reçus au ministère de l’écologie

Cette commission sur la démocratisation du dialogue a présenté ses conclusions en juin. Alain Richard propose notamment d’organiser des procédures de « concertation en amont » sur des préprojets, avant que tout ne soit décidé.

Le président de la CNDP, Christian Leyrit, ingénieur général des Ponts, des eaux et forêts, n’est pas le dernier à déplorer l’inefficacité du dispositif actuel. A l’occasion de plusieurs débatsmenés par cette autorité, il a constaté l’impossibilité de faire évoluer les projets, y compris quand ceux-ci étaient contestés.

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Les grands projets d'infrastructure mettent souvent des années à se réaliser, comme à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), ce qui rend inefficaces les concertations et le dialogue.

Les grands projets d’infrastructure mettent souvent des années à se réaliser, comme à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), ce qui rend inefficaces les concertations et le dialogue. ALAIN JOCARD / AFP

« Impératifs de confidentialité »

Le cas du parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime), dont les conclusions du débat ont été présentées au public le 1er octobre, est emblématique. La zone maritime retenue pour ce parc de soixante-deux éoliennes est identique à celle qui avait fait l’objet d’une forte opposition des pêcheurs lors d’un précédent débat public en 2010. « C’est d’autant plus incompréhensible que des concertations approfondies avec les pêcheurs ont permis de trouver des solutions acceptables par tous », écrit M. Leyrit dans ses conclusions.

Dans le cadre de ce débat, la préfecture maritime n’a pas été en mesure, écrit le président de la CNDP, d’indiquer les modalités de la pêche ou son interdiction à l’intérieur du parc. En outre, le maître d’ouvrage n’a pas apporté les éléments économiques et financiers relatifs à son offre, invoquant des « impératifs de confidentialité liés au contexte concurrentiel ». Christian Leyrit prévient donc pour sa part qu’il ne « fera plus de débat dans de telles conditions, où l’on ne peut rien changer, où tout est décidé ».

Autre dossier : les conclusions de deux débats publics sur des projets de Center Parcs, au Rousset (Saône-et-Loire) et à Poligny (Jura), vont être présentées le 3 novembre. Là aussi, les oppositions ont été virulentes. Là aussi, l’information et la confrontation entre les protagonistes ont montré leurs limites. « Un débat public doit porter sur l’opportunité du projet, or un projet de Center Parcs est peu malléable : il correspond à un modèle clés en main peu susceptible d’intégrer les demandes de modifications des citoyens », conclut la CNDP. L’impression de« passage en force » prévaut encore.

Lire aussi : Grands projets : après le drame de Sivens, un rapport dessine les contours de la « démocratie environnementale »

Les associations de défense de l’environnement n’apprécient guère ces contradictions entre la volonté affichée de dialogue du gouvernement et la réalité. France Nature Environnement (FNE) a ainsi boycotté la dernière réunion de la commission Richard, le 14 octobre, qui devait discuter des projets d’ordonnance sur la réforme du droit environnemental. « Pendant que l’on discute dans cette commission, des décisions contraires à l’esprit du dialogue sont prises par le gouvernement, par exemple sur les lignes TGV dans le Sud-Ouest. Manuel Valls sait-il seulement ce que veut dire dialogue ? », s’insurge Denez Lhostis, président de FNE.

« Ce processus peut paraître assez long, mais le fait est que le ministère de l’écologie veut faire évoluer le dialogue environnemental, justifie Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durableC’est un travail de fond et complexe. »

Conflit entre l’intérieur et l’écologie

Un projet de décret de réforme de l’autorité environnementale en région est toujours en phase de rédaction. Il prévoit de transférer celle-ci à une autorité indépendante, alors que le préfet l’exerçait jusqu’alors. Mais ce dernier, dans nombre de dossiers, est aussi maître d’ouvrage, d’où de possibles conflits d’intérêts ou l’impossibilité de réaliser des médiations entre deux positions opposées. Pour se mettre en conformité avec la réglementation européenne, la France doit réformer ce système.

Mais, explique-t-on au ministère de l’écologie, les préfets et le ministère de l’intérieur ne voient guère d’un bon œil la perspective d’être dessaisis de cette prérogative. « L’indépendance de cette future autorité ne peut pas être discutée, et le préfet reste une autorité déconcentrée de l’Etat », explique Mme Monnoyer-Smith.

Les ordonnances et le décret devraient être publiés au début de l’année 2016. Ces nouveaux textes ne changeront donc rien s’agissant des dossiers déjà en cours. « L’effet modérateur qu’apportera cette réforme de la démocratie environnementale profitera aux projets qui sortiront dans les prochaines années », précise le sénateur Alain Richard.

Lire aussi : Le durcissement des conflits environnementaux

  • image: http://s2.lemde.fr/image/2014/06/18/24×24/1100512568_4_1f25_14030869959977-barroux-remi-international-201311_9da4b56e167bdda45ad0200f7f89db1e.jpg

      Rémi Barroux
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/un-an-apres-le-drame-de-sivens-le-dialogue-environnemental-est-en-panne_4797205_3244.html#L75Sui2BsPlUj7Bd.99

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- Center Parcs et ZAD : Roybon, un village coupé en deux

Posté par admin le 12 mai 2015

par Laurent Burlet | 11 mai 2015


Depuis cinq mois, quelques hectares de la forêt de Chambaran, à 60 kilomètres de Grenoble, sont occupés par des militants opposés à un projet de Center Parcs. La présence de ces zadistes a mis le village de Roybon sous tension, coupé entre pro et anti-Center Parcs. Reportage.

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Grande rue de Roybon, 1 300 habitants, un vendredi d’avril. Deux femmes discutent sous le soleil matinal. L’une est retraitée, l’autre est enseignante dans un lycée professionnel de Beaurepaire à 25 kilomètres de Roybon. Les deux ont accroché un petit panneau « Oui à Center Parcs », sur un carreau d’une fenêtre pour l’une et sur un bout de volet pour l’autre.

« Comme tout le monde ici », disent-elles.

Dans cette rue étroite du principal bourg des Chambaran, en Isère, on affiche son soutien à l’énorme projet immobilier et touristique porté par le groupe de loisirs Pierre et Vacances.

Ce plateau fortement boisé culmine à 700 mètres d’altitude entre le Vercors et la Drôme des collines. C’est là que devrait ce construire un nouveau village vacances Center Parcs.

« Et encore, disent-elles, avant il y avait beaucoup plus de choses affichées. Il y avait aussi des ballons. »

Mais le mauvais temps a eu raison de ces décorations remplacées un temps par les guirlandes de Noël.

« Et les zadistes sont venus en arracher », ajoute la retraitée.

Dans le bourg, on ne dit pas qu’on est contre le Center Parcs

Le Center Parcs : un investissement de 387 millions d’euros
Ce projet doit accueillir en 2017, sur 200 hectares de la forêt de Chambaran (à Roybon), un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l’«Aquamundo», une bulle transparente maintenue à 29 degrés avec piscine.
Cela représente un investissement de 387 millions d’euros porté par la société Pierre et Vacances.

Et c’est parti pour une énumération de ce que font et sont ces zadistes qui squattent dans la forêt, à trois kilomètres de chez elle. « On l’a vu sur M6 », précisent les deux voisines, en faisant référence aureportage d’« Enquête exclusive » de mars dernier réalisée en caméra cachée.

Ils sont « drogués », « alcoolisés », « ils siphonnent les réservoirs des véhicules », « ils sont sales ».

« Les femmes ne se lavent pas et leurs chiens mangent leurs crottes », finit la retraitée.

« Une collègue m’a dit qu’ils donnaient des Kinder aux enfants », croit savoir Edith, l’enseignante, qui trouve cela manifestement suspect. Et qu’on ne leur parle pas d’un éventuel dialogue ou rencontre avec eux : « On n’en veut pas ».

« Mon visage est connu, tient à préciser l’enseignante. Ils prendraient ça pour une provocation. Et j’ai déjà reçu des insultes sur Facebook ».

Les deux voisines ont participé aux deux manifestations de décembre contre les zadistes et pour soutenir le projet de Center Parcs, provisoirement à l’arrêt depuis une décision du tribunal administratif de Grenoble.

L’enseignante avance l’argumentaire pro-Center Parcs, qui tourne essentiellement autour des emplois qu’un tel projet touristique pourrait générer, alors que le « village se meurt », parlant des fermetures en décembre de la perception et du collège l’année dernière :

« Quand je me suis installée avec mon compagnon dans le village, il y a trois ans, on était le plus jeune couple. On avait 25 ans ».

Edith, enseignante et habitante de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Edith, enseignante et habitante de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

A dix mètres, un homme discute avec le curé du village. « C’est un contre, lui, là-bas », glisse la retraitée.
Renseignements pris, cet habitant se définit d’abord comme « mitigé » avant de concéder qu’il est plutôt contre. Dans le bourg, on ne dit pas qu’on est contre le Center Parcs.

« Ici, l’immense majorité des Roybonnais sont « pour », affirme le curé. Ils voient un village qui s’étiole avec des magasins qui ferment et des gens qui déménagent. Le plus gros employeur reste l’EPHAD ».

 

« La communiste » qui donne à manger aux zadistes

Dans la rue principale, passe alors une voiture grise conduite par une vieille dame.

« C’est elle ! s’emporte la riveraine retraitée, elle donne à manger aux zadistes. Elle les a fait venir ».

Quelques heures plus tard, nous avons rencontré cette personne, Michelle Pistone, qui habite juste au dessus de la grande rue.

Michelle Pistone, chez elle, dans le bourg de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Michelle Pistone, chez elle, dans le bourg de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Les travaux suspendus par le tribunal de Grenoble
Le 23 décembre, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu l’arrêté du 3 octobre 2014 du préfet de l’Isère qui avait délivré une autorisation « loi sur l’eau » à Pierre et Vacances pour la construction d’un Center Parcs sur la commune de Roybon (en Isère).
Sur le fond, le juge des référés a surtout considéré que les mesures compensant la destruction de l’environnement propre à cette zone des Chambaran étaient insuffisantes :
« [le tribunal] a estimé qu’un doute existait quant à la suffisance des mesures prévues par l’arrêté pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation du projet ».
Cette décision du juge des référés a stoppé les travaux qui avait déjà du mal à avancer du fait des zadistes.
Une quarantaine d’hectares a quand même été défrichée (environ la moitié de ce qui est prévu).
La décision sur le fond est attendue en juin prochain.

Dans le village, cette ancienne institutrice de 80 ans est connue comme « la communiste ». Mais cette étiquette ne lui convient guère. Elle trouve que ça fait trop « stalinien » alors qu’elle se sentirait plutôt « libertaire ». Elle était militante de l’École émancipéequand elle enseignait dans un village des environs de Roybon.

« C’est grâce aux militants des années 70/80 que la région n’est pas devenue un désert scolaire. Parents d’élèves, élus, enseignants, syndicalistes ouvriers ont empêché de nombreuses fermetures de classes. On avait même réussi à faire rouvrir une école : celle de Murinais qui existe toujours. »

Elle fait partie des rares Roybonnais à afficher publiquement son opposition au Center Parcs.

Elle est de toutes les réunions publiques et se fend notamment de nombreuses lettres aux élus du maire au président du département de l’Isère. Et, oui, elle conduit quelques fois trois kilomètres pour rendre visite aux zadistes en leur apportant de la nourriture.

« En faisant mes courses, j’ai dit au gérant du Petit Casino que, grâce aux zadistes, il améliorait son chiffre d’affaires ».

La réputation de la militante était faite. Depuis, elle a arrêté de monter de la nourriture constatant que d’autres leur apportaient déjà de la nourriture.

« Je dis toujours bonjour même si certains ont arrêté de me saluer. On sent de la hargne mais c’est surtout de l’ignorance. Les gens devraient monter voir les zadistes, qui pourraient leur offrir du muguet ».

Depuis l’installation des zadistes, elle regrette que le terrain soit laissé aux « pro ». Elle préfèrerait que les manifestations contre le Center Parcs se déroulent ici et non pas à Grenoble, comme la dernière en date, le 2 mai.

« Avec mon cousin, on ne se parle plus »

La route s’élève en direction du bois des Avenières squatté actuellement par les zadistes. Un petit kilomètre avant d’arriver, les panneaux et banderoles affichent d’autres orientations :

« Zadiste, continue le combat » ; « Non au Center Parcs »

Les anti-Center Parcs : contre la destruction de l’environnement
Le principal argument développé est celui de la préservation de la nature. Les « anti » défendent surtout une zone humide, berceau notamment d’une rivière, l’Herbasse, qui coule dans la Drôme voisine. Selon eux, le Center Parcs risque de mettre en péril la ressource en eau.
Ils s’appuient sur l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête publique « loi sur l’eau » qui estime que 110 à 120 ha de zone humide (au lieu des 70 ha avancés par Pierre et Vacances) seront détruites ou impactés par le projet.

Si le Center Parcs voit le jour, cette petite route de campagne où l’on croise à peine une voiture dans la matinée sera empruntée par 4 000 à 5 000 véhicules les jours des chassés-croisés.

C’est ce que redoutent les riverains qui affiche leur opposition au projet de Pierre et Vacances. Ils forment les opposants historiques. Ils acceptent de nous parler si nous leur garantissons de ne pas citer leurs noms. Mais dans un village où tout le monde se connaît ou presque, l’anonymat reste très relatif. Ces « anti », membres fondateurs de l’association « Pour Chambaran Sans Center Parcs » (PCSCP), sont fatigués des tensions qui règnent dans le village.

« Quand nous descendons faire les courses, on ne nous répond plus quand nous disons bonjour ».

Pour leur retraite, le couple a retapé la ferme familiale. Lui ne se voyait pas habiter ailleurs après une vie active passée à l’aéroport de Grenoble, dans la plaine de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, à 40 minutes de là. Il est amer :

« Avec mon cousin, qui est premier adjoint, on ne se parle plus. On nous accuse de vouloir faire mourir le village. C’est faux de dire que Roybon se meurt. La population ne baisse pas et le chômage est moins important ici qu’au niveau national. Des gens habitent ici, au calme, et vont travailler à une vingtaine de kilomètres à Saint-Marcellin ou la Côte-Saint-André ».

Sa femme ajoute, en boucle :

« Je n’aurais pas cru qu’on en arrive là. Ça va laisser des traces ».

Et la réconciliation ne se fera pas sur le dos des zadistes. Ce couple comprend leur action. Mais c’est chacun chez soi :

« Je sais qu’on nous accuse de les avoir fait venir. Ce qui est totalement faux. On ne les nourrit pas. On ne veut pas mettre de l’huile sur le feu. On ne veut pas être accusé de les aider ».

Contacté, le président de l’association PCSCT, Stéphane Péron, qui habite la commune voisine de Montrigaud (dans la Drôme) précise la position officielle :

« Notre ligne de conduite est de ne pas entrer sur le terrain, propriété de Pierre et Vacances. Nous, on va devant les tribunaux ».

Cette posture n’empêche pas l’association de faire des communiqués de presse qui sont, dans le contexte local, interprétés comme autant de signes de soutien aux zadistes.

Les « bannis » de Roybon

Pour rencontrer un opposant historique qui accepte de parler à visage découvert, il faut redescendre la route de la ZAD et passer le long du petit lac artificiel qui fait la joie des Roybonnais et des Hollandais, les beaux jours venus.

C’est au dessus de ce plan d’eau que Jean-Marie Brun s’est installé il y a vingt ans avec ses chevaux. Sous le nom « Cheval autrement », ce « psycho somato thérapeute » propose notamment des stages de développement personnel.

Et avec ses stagiaires, il avait l’habitude de se balader dans le bois des Avenières, là où doit s’ériger le Center Parcs.

Jean-Marie Brun, opposant au Center Parcs, a vu un des panneaux conduisant à sa maison arraché. ©LB/Rue89Lyon

Jean-Marie Brun, opposant au Center Parcs, a vu un des panneaux conduisant à sa maison arraché. ©LB/Rue89Lyon

Membre de l’association PCSCP, il a raconté tout le mal qu’il pensait du projet devant les caméras d’Envoyé spécial. Et ça n’a pas plu, au village :

« Pour mon engagement contre le Center Parcs, le maire me retire les terrains que la commune me prêtait gratuitement pour mettre mes chevaux ».

Ces soutiens, notamment sur un blog de Mediapart, évoque un « bannissement » à la manière du Moyen Âge. Ambiance.

Interrogé sur le sujet, Serge Perraud, maire de Roybon (Divers droite), affirme que c’est en raison « d’un manque d’entretien » que la mairie lui a retiré l’usage de ses terrains. La coïncidence reste troublante alors que Jean-Marie Brun occupait ces terrains depuis une dizaine d’années.

Avec le patron d’un des deux bars de Roybon, où il avait l’habitude de déjeuner avec ses stagiaires, ce n’est plus la franche camaraderie.

« Il y a quelques semaines, il m’a dit que je n’étais plus le bienvenu alors que jusque là je m’entendais bien avec lui ».

Jean-Marie Brun a dû se rabattre sur l’autre bar, au début de la grande rue, qui n’affiche pas, fait exceptionnel pour un commerçant de Roybon, un signe distinctif pro-Center Parcs. Une question de commerce :

« Je récupère tous les clients qui se font virer de l’autre bar », nous a confirmé la patronne qui n’en demeure pas moins favorable au projet touristique.

A 62 ans, Jean-Marie Brun a mis en vente sa ferme transformée en ranch. Très amer :

« La ZAD a permis deux choses bien : ça nous a fait connaître et on a pu entrer en contact avec le ministère de l’environnement qui ne nous prenait pas en considération. Mais, elle a eu des effets négatifs. Aujourd’hui, je suis devenu le bouc émissaire désigné, parce que je suis associé aux zadistes ».

 

Au Bon Roy, auberge pro-Center Parcs

Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre dans quel camp le patron du principal bar-restaurant de Roybon se situe. Il n’y a pas seulement une imposante banderole au dessus de l’entrée. Sur le comptoir, trône une boîte pour glisser un bulletin d’adhésion à l’association pro-Center Parcs « Vivre en Chambaran ».

Au mur, des affiches égrenant les principaux arguments favorables au projet. Les autocollants se baladent au milieu des bouteilles d’alcool et des verres.

Sylvain Merle, le patron d'un des deux bars de Roybon. ©LB/Rue8Lyon

Sylvain Merle, le patron d’un des deux bars de Roybon. ©LB/Rue8Lyon

Les pro-Center Parcs : la création d’emplois
En minimisant l’impact sur l’environnement, les « pros » expliquent que le Center Parcs concerne « moins d’un demi pourcent des Chambaran » et que le bois des Avenières impacté est « sans intérêt » sur le plan des espèces végétales ou animales. Ils mettent en avant l’impact sur l’emploi. Le projet doit créer 468 emplois « équivalents temps plein » (700 personnes employées) et générer d’importantes retombées fiscales pour les collectivités locales et notamment pour Roybon : 3,2 millions de taxe locale d’équipement et 1 million de taxe foncière par an.

Sylvain Merle, lyonnais d’origine, a acheté le bar-restaurant il y a une dizaine d’années. Fort en gueule, il lance quelques qualificatifs charmants sur les zadistes : « verrues », « traîne-la-rue » ou encore « mange-merde ».

Quant autres opposants « écolos », il ne les porte pas franchement plus dans son coeur. Il assume en avoir virés quelques uns, dont Jean-Marie Brun, le créateur du ranch « Cheval autrement » :

« Je connaissais ses idées. Mais quand j’ai vu Envoyé spécial, j’ai compris qu’il était en première ligne. Il m’a pris pour un con ».

Il voit un intérêt direct dans le Center Parcs et son chantier. Pendant les trois semaines de chantier, il a augmenté « de 50% » son chiffre d’affaires avec les ouvriers qui venaient déjeuner.

En fin de journée, à l’heure de l’apéro, une poignée de Roybonnais sirotent quelques bières. Il suffit de dire qu’on est journaliste pour lancer le sujet. Il va de soi qu’« Au Bon Roy », tout le monde est « pour ». Au coeur du discours, l’emploi, une fois de plus. Le patron, Sylvain Merle, développe :

« On nous dit que le Center Parcs ne proposera que des emplois mal payés. Et alors ? Aujourd’hui, il faut faire 50 ou 60 kilomètres pour faire un Smic. Avec le Center Parcs, ce sera à trois bornes ».

« Les Roybonnais sont des Républicains, fiers d’être français »

Employé de mairie, artisan ou militaire, ceux accoudés au comptoir sont en accord sur un seul point avec les anti-Center Parcs : « ça va laisser des traces ». Un employé de la mairie décrit la situation :

« Dans les familles, certains ne se parlent plus. Les chasseurs sont divisés également car le bois des Avenières est une très bonne chasse ».

L’employé de mairie poursuit :

« La tension est montée avec l’arrivée des zadistes. Jusque là, les gens pouvaient comprendre qu’on fasse des recours contre le projet. Mais occuper un site illégalement en empêchant les forestiers de travailler, les Roybonnais ne peuvent pas comprendre. On voyait ces marginaux à la télévision. Le lendemain, ils étaient chez nous ».

Quelques semaines après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, l’installation d’une nouvelle ZAD a drainé des cohortes de journalistes de la France entière. Cette médiatisation a été décisive selon les partisans du Center Parcs.

Christian Luciani, le président de Vivre en Chambaran, l’association pro-Center Parcs, nous reçoit dans sa maison du bourg de Roybon :

« Quand les zadistes sont arrivés, tout le monde s’est levé comme un seul homme. Les Roybonnais sont des Républicains, fiers d’être français. Ils n’ont pas accepté qu’on viennent chez eux leur dicter ce qu’ils doivent faire en remettant en question l’Etat de droit ».

Christian Luciani, président de l'association "Vivre en Chambaran". ©LB/Rue89Lyon

Christian Luciani, président de l’association « Vivre en Chambaran ». ©LB/Rue89Lyon

Cet architecte, arrivé à Roybon il y a quelques années, pointe une fois de plus le reportage d’Envoyé spécial qui a été « très mal vécu par la population » :

« Les habitants on eu l’impression d’être mal traité par les médias. Nous avons accéléré la mobilisation. Il fallait qu’on parle de nous ».

Le reportage, en donnant largement la parole aux opposants historiques montre surtout comment le précédent maire de Roybon a anticipé l’arrivée du Center Parcs en endettant fortement la commune.

« La gendarmerie tenait certains barrages et nous d’autres »

La ZAD a été installée le 30 novembre, après une manif des anti-Center Parcs. Début du mois de décembre, l’association Vivre en Chambaran et la mairie, main dans la main, faisaient distribuer des petits drapeaux « oui au Center Parcs » tandis que Pierre et Vacances déployait une communication de crise, essentiellement via un site Internet, pour diffuser ses arguments.

Pour montrer « l’adhésion populaire au projet », deux manifestations, les 7 et 14 décembre, ont été organisées, rassemblant à chaque fois entre 1 500 et 2 000 personnes. Pour faire le nombre, les employés des entreprises de BTP et du bois du coin ont été conviés, tout comme l’ensemble des élus du territoire, écharpes en bandoulière.

C’était au moment où les actions des zadistes étaient quotidiennes pour bloquer les travaux de déboisement (avant la décision du tribunal de Grenoble). Christian Luciani décrit ce qu’il qualifie de « violence des zadistes » :

« En décembre, ils ont tagué des cabanes de chantier qui servaient de base de vie aux ouvrier. Ils ont aussi cassé des voitures de vigiles et caillassé des engins de chantier. En mars, un engin forestier a été détruit, le jour où les zadistes faisaient une action ».

Une action des « pro » a marqué les esprits : l’organisation de barrages routiers le samedi 7 février alors que les zadistes organisaient un week-end militant et festif baptisé « Open barricades ».

Christian Luciani raconte :

« On a vécu ce week-end comme une provocation. On s’est dit qu’on allait empêcher leurs soutiens de monter en voiture. On était dans la légalité. Car on a fait des demandes pour bloquer les routes et la préfecture nous l’a accordée. La gendarmerie tenait certains barrages et nous d’autres ».

Cette action a été diversement appréciée. Christian Luciani affirme simplement que « tous les riverains pouvaient passer et que les zadistes ont simplement été embêtés. »

Sa presque voisine, Michelle Pistone, anti-Center Parcs historique, affirme que mêmes des « pro Center Parcs ont été choqués » :

« Des milices ont bloqué les routes. Des Roybonnais ne pouvaient plus entrer chez eux sans montrer un acte de propriété ! »

Interrogés sur le sujet, les zadistes dressent la liste des « violences subies ». L’opération de blocage des routes n’a pas été rééditée.

Chez les zadistes

Au sommet du plateau de la forêt de Chambaran, c’est le territoire des zadistes. En venant de Roybon, il faut passer devant une camionnette de gendarmes qui guettent à un kilomètre de l’entrée de la ZAD.

On arrive devant une ancienne maison forestière, la « Marquise », rebaptisée « MaquiZad », appartenant à l’ONF (Office national des forêts) et aujourd’hui squattée par les fameux zadistes.

En passant au milieu d’un amoncellement de palettes, de pneus et de banderoles annonçant la ZAD, on accède sans difficulté à cette bâtisse devenue la base arrière de la « ZAD de Roybon ». Le terrain occupé, propriété de Pierre et Vacances, est à un kilomètre de la maison forestière.

Ce jour-là, le soleil brille. Des enceintes posées sur le rebord de la fenêtre crachent des standards de la chanson française. Lessive, farniente, bricolage. Après la neige et les températures négatives, le printemps semble se dérouler tranquillement à la ZAD.

Une grande table en bois est dressée devant la maison. Nous pouvons discuter sans difficulté avec les occupants, à l’initiative de Nils, le « responsable média » de la ZAD. Une seule condition : ne pas prendre certains ou certaines en photo. Ils seraient une trentaine à squatter sur le site. Nous en croisons une dizaine.

La poignée de zadistes que nous rencontrons a parfaitement conscience de l’image détestable qu’ils ont auprès de la population de Roybon, surtout depuis le reportage de M6.

« Nous avons très peu relations avec les Roybonnais. C’est l’omerta. »

Nils dresse la liste des « violences subies » essentiellement lors du week-end « Open barricades » des 6 et 7 février derniers :

« Le jeudi, ils ont incendié la cabane de l’entrée avec un cocktail molotov. Le samedi, ils ont bloqué toutes les routes pour accéder à la ZAD. Les gens ont dû laisser leur voiture et monter à pied. Deux véhicules ont été incendiés, un 4×4 a foncé sur un copain, un autre s’est fait taper ».

Ce samedi 7 février, Rémy, un agriculteur de 40 ans de la commune de Dionay (jouxtant Roybon) roulait avec une amie en direction de la ZAD. Bloqué à un barrage tenu par les « pro », il a été reconnu par un voisin comme étant un des principaux opposants. Lui se qui se présente comme « zadiste » fait partie des trois « anti » suivis dans le sujet d’Envoyé spécial.

« C’est une personne que je connaissais qui a le plus crié. Nos enfants ont fréquenté la même école. J’ai fermé ma voiture et j’ai fait marche arrière. Le soir même, cette personne s’en est vantée sur Facebook. Je suis allé porter plainte ».

Rémy, agriculteur sur la commune de Dionay et zadiste. ©LB/Rue89Lyon

Rémy, agriculteur sur la commune de Dionay (à côté de Roybon) et zadiste. ©LB/Rue89Lyon

Dans ce contexte villageois, les zadistes ont jeté leur dévolu sur Saint-Marcellin, la petite ville du coin, à une vingtaine de kilomètres d’ici, dans la plaine de l’Isère. « Là où le dialogue est possible ».

Ils descendent de leur colline les jours de marché pour tenter de mettre en place des actions. Luna, la vingtaine, venue de la ZAD de Sivens, fait sa lessive à la main. Elle raconte :

« On a tendu un grand fil avec des feuilles pour que les passants notent ce que leur inspirait la question « faut-il travailler pour vivre ? ». Les gendarmes sont rapidement venus pour nous dire que nous n’avions aucune autorisation. Des habitants ont pris notre défense ».

Nils, zadiste, habite Saint-Antoine-l'Abbaye, à côté de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Nils, zadiste, habite Saint-Antoine-l’Abbaye, à côté de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Nils, 32 ans, d’origine belge, veut sortir de cette « urgence » dans laquelle sont les zadistes, tournés essentiellement vers la contestation du Center Parcs.

Il veut développer une idée mixant écologie, agriculture et éducation populaire. Le projet doit s’implanter dans les Chambaran, comme une alternative au gigantisme touristique. Pour le moment, il termine des études d’éducateur spécialisé en vivant en colocation à Saint-Antoine-l’Abbaye.

Saint-Antoine-l’Abbaye, terre de hippies

Saint-Antoine-l’Abbaye fait partie des plus beaux village de France. Le panneau l’indique à l’entrée du bourg. Niché contre l’abbaye du XIIIe siècle, à flanc de colline, il ne fait qu’un avec elle. A telle point qu’il en a pris le nom.

Dans le coin, la commune de Saint-Antoine est connu pour une autre raison. Au milieu des années 80, la communauté de l’Arche s’est installée dans une partie de l’abbaye, aujourd’hui entourée également de magasins de souvenirs ou de restaurants pour touristes.

L'abbaye de Sainte-Antoine, à 10 kilomètres de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

L’abbaye de Sainte-Antoine, à 10 kilomètres de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Cette communauté a été fondée par Lanza del Vasto, connu en France pour avoir participé à la lutte du Larzac. Celui-ci se réclamait autant de Jésus que de Gandhi.

Une cinquantaine de personnes vivent dans ce grand bâtiment, d’autres effectuent des stages (payants) sur la « communication non-violente ». A l’image de Nils, le zadiste, qui y a passé un an.

Ils ne perçoivent pas de revenu mais sont nourris, blanchis en plus d’être logés. Fort logiquement, plusieurs membres anciens ou actuels de l’Arche sont parmi les opposants historiques au Center Parcs. Parmi eux, ils sont quelques uns à avoir participé aux actions de « désobéissance civile ».

Daphné Vialan et Tchandra Cochet vivent aujourd’hui dans la communauté.

Daphné Vialan et Tchandra Cochet, deux membres de la communauté de l'Arche. ©LB/Rue89Lyon

Daphné Vialan et Tchandra Cochet, deux membres de la communauté de l’Arche. ©LB/Rue89Lyon

Daphné, 29 ans, raconte ce qu’a été sa vie pendant les trois premières semaines de décembre :

« On se mettait dans les zones de sécurité quand ils bûcheronnaient ou devant les engins. On a également arraché les piquets qui délimitaient ce qu’il fallait couper ou pas. Nous avons réussi à bloquer la déforestation ».

La moitié de la zone a quand même été défrichée. Aujourd’hui, les deux ne regrettent pas leur action. Mais ils sont inquiets de la tournure des événements. Daphné le dit :

« Aujourd’hui, j’ai envie de mettre mon énergie à pacifier les relations dans le territoire. On n’arrive pas à parler. J’ai été à une manif des « pro », je ne me suis jamais autant fait insulter. Au bar, c’est la même chose, le ton monte très vite ».

Tchandra, 27 ans, a grandi à l’Arche. Avec deux autres membres de la communauté, il a rencontré la maire du village pour faire part de son inquiétude :

« Je me sens concerné par le fait de faire descendre la tension. On veut réfléchir à la manière de vivre ensemble. La maire du village est garante de cela ».

Pour le moment, la seule chose qu’a faite la maire de Saint-Antoine en direction des « anti » est de ne pas avoir accroché une nouvelle banderole « Bienvenue au Center Parcs » que toutes les communes du coin ont suspendue.
Comme à Dionay (voir la photo ci-dessous).

Comme dans la plupart des villages des alentours de Roybon, une banderole votée par le conseil municipal. Ici à Dionay. ©LB/Rue89Lyon

Comme dans la plupart des villages des alentours de Roybon, une banderole votée par le conseil municipal. Ici à Dionay. ©LB/Rue89Lyon

A peine mise en place, la banderole avait en effet été décrochée pendant la nuit. On n’est pas à Roybon mais bien à Saint-Antoine.

La surenchère des politiques

Traits tirés, paroles hésitantes et coups de sang inattendus, le maire de Roybon, nous reçoit, en journaliste de passage. Serge Perraud, semble épuisé.

Le maire de Roybon, Serge Perraud ©LB/Rue89Lyon

Le maire de Roybon, Serge Perraud ©LB/Rue89Lyon

Les mots sont pleins de reproche contre les « médias » :

« Tous les journalistes sont venus. Même le Canard enchaîné. »

Il nous tend l’article qui relate la rumeur du coin : « les zadistes sont payés 90 euros par jour ». Dans le coup, il y aurait la Frapna (une association écologiste), les Verts et même le Front de gauche, selon le maire. Serge Perraud persiste :

« Les zadistes sont achetés. J’ai de bonnes informations. »

On n’en saura pas davantage sur ce complot. Le maire divers droite de Roybon est coutumier des déclarations fracassantes. Élu en 2014, il n’est pas homme à calmer les esprits. Pour le grand malheur des opposants qui auraient souhaité qu’il « prenne de la hauteur » puisqu’il est arrivé alors que le projet était déjà sur les rails et le permis de construire déposé.

Serge Perraud reconnaît toutefois « une mauvaise communication vis-à-vis des riverains opposés au projet » :

« On n’a pas anticipé le problème quasi personnel de quelques Roybonnais ».

Le maire nous dit qu’il n’a rien contre les opposants mais dans la phrase suivante les accuse d’être pour une grande part des « bobos écolos des villages des alentours ». Quant aux zadistes, ce sont des « khmers verts ».

Serge Perraud est à l’unisson des principaux politiques isérois (à l’exception des écolos), de droite comme de gauche, qui soutiennent mordicus le Center Parcs. Le maire de Roybon s’appuie sur la récente élection du député UMP Jean-Pierre Barbier comme conseiller départemental du canton pour affirmer que « 90% des Roybonnais sont favorables au projet ».

Malgré cette majorité soviétique en faveur du projet, Serge Perraud éprouve quand même le besoin de panser les plaies. Il tient une solution pour « rabibocher » tout le village :

« Le Center Parcs va permettre d’apaiser les tensions. Je vais pouvoir semer et faire s’aimer tout le village ».

Et si le Center Parcs n’est pas construit ? « Il se fera », persiste l’optimiste maire de Roybon :

« Pierre et Vacances va trouver toutes les solutions techniques nécessaires ».

On est prié de le croire.

Source:
http://www.rue89lyon.fr/2015/05/11/center-parcs-zad-roybon-village-coupe-en-deux/

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- Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierreet Vacances ?

Posté par admin le 3 janvier 2015

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- Saint-Cast-le-Guildo, Pierre et Vacances : le projet de résidence définitivement abandonné

Posté par admin le 20 décembre 2014

Ce projet, du même promoteur avait quelques ressemblances avec le projet de Roybon.
Des élus et commerçants alléchés transformés en propagandistes, des promesses d’emplois, un flirt avec l’illégalité avec le loi protégeant le littoral, une opposition avec des recours en justice, une grande manifestation des pour, des menaces envers un des opposants …
Et finalement, ce sont les investisseurs potentiels qui ne viennent pas !
En effet, comme pour le Center Parcs de Roybon, Pierre et Vacances ne comptait pas débourser d’argent pour ce projet, mais le faire dépenser par d’autres, surtout de petits investisseurs alléchés par l’argent facile à gagner, après des campagnes de promotion sophistiquées.
Et si celui de Roybon s’effondrait pour la même raison ?

Les élus et la préfecture qui voulaient laisser ce carnassier déboiser se sont-ils assurés que Center Parcs était vraiment capable de mener ce projet, qu’il avait réussi à pré-vendre ses cottages ?

Un autre angle d’attaque peut-être …
Pas notre préféré, mais potentiellement redoutable.

Petit historique sur St Cast ici:
http://chambarans.unblog.fr/2011/02/19/saint-cast-le-guildo-permis-illegal-en-faveur-de-pierre-et-vacances-maison-dopposant-vandalisee-manifestation-pour-faire-plier-le-tribunal/

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Saint-Cast-le-Guildo, Pierre et Vacances : le projet de résidence définitivement abandonné

19 décembre 2014 à 21h12 (Document DR) Après avoir été reporté une première fois, le projet de résidence de tourisme Pierre et Vacances, à deux pas de la grande plage, à Saint-Cast-le-Guildo, est finalement abandonné « faute d’une commercialisation suffisante » indique-t-on au siège parisien du groupe. « On était bien loin en effet d’avoir vendu 60 % de nos lots ce qui est le minimum pour commencer les travaux ! ». Un projet de 27 millions d’euros Ce projet de résidence de tourisme haut de gamme était le premier du groupe Pierre et Vacances sur la côte d’Émeraude et le deuxième dans le département après la résidence de Perros-Guirec (22). D’un montant total de 27 millions d’euros, le projet castin était constitué de deux bâtiments de deux étages (soit 66 appartements) et de 24 maisons de deux à quatre pièces accessibles tout au long de l’année, situés à 150 m de la mer, à proximité immédiate de la piscine municipale, sur un terrain de près de 12.000 m². Les travaux auraient dû commencer au cours du trimestre 2013 pour une livraison l’été dernier. Avec ce projet, il était prévu la création de plusieurs dizaines d’emplois à l’année sur le site. La mairie réfléchirait à un projet de substitution.

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/saint-cast-le-guildo-pierre-et-vacances-le-projet-de-residence-definitivement-abandonne-19-12-2014-10468714.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=RSS-22

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- Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Posté par admin le 15 décembre 2014

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics
(Crédit photo : Wikimedia)
Enquête – Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Roybon, dans l’Isère. Mais l’appétit du groupe Pierre et Vacances, derrière le projet, ne faiblit pas. Il prévoit même de « mailler tout le territoire ». Comment ? Explications.

Sur la place du village de Roybon, une banderole « Center Parcs, un avenir pour notre territoire » répond aux graffiti« Non au Center Parcs » qui longent les départementales iséroises. Chaque dimanche, des milliers d’habitants favorables au projet manifestent contre l’installation d’une ZAD (zone à défendre) par les opposants. Depuis que les tractopelles ont fait leur entrée, le 20 octobre dernier, dans la forêt des Chambarans, la paisible commune de 1 300 âmes est tiraillée.

Sous les projecteurs à cause de sa résonance avec Sivens, le projet de Roybon n’est pas une exception. Depuis le rachat du concept néerlandais de « tourisme nature » par Pierre et Vacances en 2001, les Center Parcs poussent comme des champignons sur le territoire français. De la Moselle à l’Eure, en passant par la Somme, l’Aisne et le Loire-et-Cher, cinq domaines accueillent déjà près d’un million de visiteurs chacun par an. D’ici à 2018, leur nombre devrait doubler. « Le principe de Center Parcs, c’est le tourisme de proximité. Nous ciblons les personnes qui vivent dans un rayon de 200 kilomètres, explique Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint du groupe Pierre et Vacances.On en construit tous les deux ans jusqu’à ce que le territoire soit correctement maillé. » Prochaine ouverture : le Center Parcs des Trois-Moutiers, dans la Vienne où les cottages sont déjà sur pied. Puis viendront ceux de Saône et Loire et du Jura, où les enquêtes publiques sont sur le point d’être lancées. Si tout se passe selon les plans de l’entrepreneur, dans quatre ans, dix minivilles d’une capacité d’accueil de 2 000 à 5 600 vacanciers, seront installées sur un total de 2 085 hectares de forêts. Center Parcs occupera alors la superficie de la ville de Chambéry.

Gourmande en terre, la branche « écotourisme » de Pierre et Vacances l’est aussi en argent public.« Le groupe est un champion des montages financiers », souligne Philippe Debard, chargé de mission à l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) de Lorraine, auteur d’une étude sur l’implantation du Center Parcs du Domaine des Trois forêts en Moselle. « Cela peut paraître surprenant, mais ici, le Groupe n’a déboursé que 25% du coût total du projet. » Sa stratégie, un brin alambiquée, est bien huilée. Explications.

Etape 1 : chercher un territoire déshérité

Loudun, dans la Vienne ; Roybon, en Isère ; Poligny, dans le Jura… Qu’ont en commun les sites sur lesquels le groupe Pierre et Vacances décide de s’implanter ? « Leur environnement naturel et la proximité de la clientèle, explique Jean-Michel Klotz, chargé du développement au sein de Pierre et Vacances Center Parcs. On regarde la zone de chalandise, les axes d’accès ferroviaires et autoroutiers », énumère-t-il encore. En resserrant la focale, un autre point commun émerge : le déclin économique qui frappe ces bassins de vie. Dans le cas isérois, « on parle d’une zone extrêmement déshéritée, ni touristique comme dans les stations de montagne, ni industrielle comme à Grenoble, explique Christian Pichoud, vice-président du conseil général de l’Isère chargé de l’économie touristique et de la montagne. On est donc très heureux que le Center Parcs vienne rééquilibrer les choses. » Dans la Vienne, le bassin d’emploi concerné « vit surtout de la production de melon », explique Joël Pageot, responsable du Pôle emploi de Loudun. Dans le Jura, l’affinage de comté reste le secteur qui offre le plus de débouchés. En Moselle, le territoire périclite depuis que l’usine de chaussures Bata est repartie en République tchèque. Quant au village de Roybon lui-même, qui par le passé vivait de l’industrie textile, le pronostic vital est engagé. « La moitié de la population a plus de 50 ans, le nombre d’habitants a chuté de 1 500 à 1 300 ces dix dernières années, note le maire, Serge Perraud. La Poste et la gendarmerie menacent de fermer, l’école est sur le point de perdre une classe, les banques projettent de retirer le dernier distributeur. L’EPHAD(Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr) est devenu le seul employeur du village : c’est l’exode. »

Les chiffres du ministère de l’Economie assombrissent encore le tableau : entre 2000 et 2012, la dette de la commune a explosé, passant de 599 à à 5 200 euros par habitant. Dans ces circonstances, les 900 000 euros de taxe de séjour annuelle que pourrait rapporter le complexe touristique sont plus que bienvenues. « Quand vous dites aux gens qui ont soif : “on va vous donner de l’eau”, ils ne s’interrogent pas sur la couleur de l’eau », lâche Myriam Laïdouni-Denis, porte-parole du groupe Europe Ecologie - Les Verts (EELV) en Isère.

Etape 2 : promettre des emplois…

« Ce type de projet crée des emplois non délocalisables, ça ne se refuse pas », confirme Denis Brunellière, conseiller pour les équipements touristiques au conseil général de la Vienne. Dans le département, les 600 postes à pourvoir ne sont pas passés inaperçus. « Avant même l’ouverture des recrutements, on avait reçu 2 500 candidatures spontanées », souligne Loïc Pageot,responsable Pôle emploi chargé du recrutement pour Center Parcs. Ce besoin criant d’activité était le même en 2010, lors de l’implantation du Center Parcs de Moselle. Sur les 600 salariés embauchés, 59% étaient auparavant au chômage et 11% bénéficiaient du revenu de solidarité active (RSA), selon l’Insee. Dans la Vienne, comme en Moselle, Center Parcs deviendra finalement le premier employeur du bassin d’activité.

« De l’emploi oui, mais quel emploi ? », s’interroge Myriam Laïdouni-Denis. A l’Insee, Philippe Debard confirme ses craintes :« Center Parcs, ce sont des petits salaires et des petits horaires ». Parmi les salariés du Center Parcs de Moselle, « 60% touchent le smic horaire, dont près de la moitié seulement 319 euros par mois, du fait d’un contrat de travail hebdomadaire de neuf heures, en tant qu’agent technique de nettoyage », lit-on dans son étude. Ainsi, les 697 emplois promis par Center Parcs en Isère tombent à 468 une fois convertis en équivalents temps plein. « Ce sont des postes en pointillés, qui impliquent beaucoup de trajets », souligne Myriam Laïdouni-Denis. « Il y a des gens à qui cette organisation convient très bien, rétorque Christian Pichoud, défenseur du projet au sein du conseil général de l’Isère. Et contrairement aux stations de ski, ce sont des emplois à l’année, il n’y a pas de lits froids. » Son dernier argument : la taille du groupe, qui « implique la présence de représentants du personnel et constitue une garantie sur les conditions de travail ». Un optimisme qui résiste mal à l’examen des Center Parcs existants. En Moselle, l’Insee a relevé un turnover de 30% chez les employés, tandis que, ces dernières années, la vie du Center Parcs de l’Aisne a été émaillée par des conflit sociaux, les salariés dénonçant en 2012 « de graves problèmes de salaires et de conditions de travail », selon les mots de la CGT. Ce bilan sévère mérite tout de même quelques nuances. Les salariés de Center Parcs bénéficient d’un treizième mois et d’embauches pérennes. « A Roybon, 80% seront en CDI », souligne Jean-Michel Klotz, de Pierre et Vacances.

… et des retombées économiques

« Au-delà des emplois directs créés sur le chantier, puis sur le site, l’implantation d’un Center Parcs entraîne, pour nos territoires ruraux, de fortes retombées économiques », poursuit Denis Brunellière, au conseil général de la Vienne. « Les offices du tourisme et les commerçants se réjouissent de voir les vacanciers arriver par milliers », note Joël Pageot, à Pôle emploi. Seul bémol, Pierre et Vacances promet des séjours passés à buller plutôt qu’à vadrouiller. « Le système incite à vivre en vase clos », résume Philippe Debard, de l’Insee. Une étude réalisée par le groupe en 2012 auprès des vacanciers du domaine de Laon, dans l’Aisne, confirme : 76% d’entre eux n’envisagent pas d’escapades hors du site. « On observe clairement une tendance chez les consommateurs à préférer l’expérience simulée, vécue dans un contexte de plus en plus spectaculaire et extravagant, à la réalité », note Antonnella Caru, chercheuse en marketing dans un article paru dans La revue française de gestion. Une analyse contredite par Center Parcs. « Comme les séjours s’allongent, les gens passent plus facilement une journée à l’extérieur », assure Jean-Marie Klotz.« Même si les sorties ne concernent que 10% des visiteurs, 10% sur 300 000, c’est toujours ça de pris, rétorque le maire de Roybon. Ça pourra aider le jeune boucher qui vient de s’installer à tenir sur la durée. » Le commerçant ne pourra miser que sur ces quelques vacanciers échappés. Pour nourrir, sur place, ses milliers de résidents, Pierre et Vacances fait appel à Eléor, l’un des leaders mondiaux de la restauration collective.

Malgré ces occasions manquées, l’impact sur le territoire n’est pas nul. En Lorraine, l’Insee dénombre « une trentaine d’emplois générés par l’activité du domaine, et plus de 90 emplois par la consommation de ses salariés ». Dans le Jura, certains regardent ces promesses de dynamisme d’un œil inquiet : « Si les gens viennent s’installer ici, c’est pour être tranquilles, estime Véronique Guislain, présidente du collectif de vigilance citoyenne Le pic noirUne ville qui se crée du jour au lendemain et 2 000 personnes qui arrivent et repartent en voiture chaque semaine, c’est un sacré bouleversement dans un milieu rural paisible. Parce que, ici, 2 000 habitants, c’est une ville », précise-t-elle dans un rire franc.

Etape 3 : se faire désirer 

Tandis que ses projets se concrétisent dans l’est, Pierre et Vacances prospecte dans le Lot-et-Garonne. « Pour faire en sorte que les Toulousains et les Bordelais puissent profiter du concept », explique Jean-Marie Klotz. Entre les communes des Landes, de Gascogne et celles du Val-d’Albert, semaine après semaine, la presse locale relaie les appels du pied des élus et les hésitations du promoteur. La Saône-et Loire et le Jura ont connu cette phase de suspens. « Que le meilleur gagne », lançait en 2012 Rémi Chaintron, président du conseil général de Saône-et-Loire, à l’époque convaincu que le groupe trancherait entre les deux projets. Finalement, les deux ont été retenus. A la région Rhône-Alpes, on parle même, sous couvert d’anonymat, de « chantage à l’implantation et à la création d’emplois », avant de nuancer : « c’est un cas classique de mise en concurrence territoriale : si le Center Parcs ne trouve pas son compte ici, il ira s’implanter ailleurs ».

Etape 4 : faire financer les infrastructure par les partenariats public-privé

Pour décrocher la timbale, les élus sont donc prêts à débourser. D’un territoire à l’autre, leur soutien prend des formes variées. Dans la Vienne, les collectivités se sont laissé tenter par le partenariat public-privé. « Le complexe touristique passe par une Société d’économie mixte (SEM), qui réunit l’ensemble des collectivités », explique Denis Brunellière. Dans un premier temps, chacun verse son obole : 19,3 millions pour le département, 13 pour la région Poitou-Charentes et 1 million pour la communauté de communes. A cela s’ajoutent 15 millions de subventions versées directement par l’Etat. Une fois cette somme rassemblée, les collectivités peuvent lever des fonds auprès d’investisseurs publics ou privés, comme le Crédit agricole ou la Caisse des dépôts et consignations. Finalement, les 138 millions d’euros de coût d’infrastructures seront pris en charge par la SEM, dans laquelle Pierre et Vacances n’a pas mis un sou.

En Isère, le montage financier diffère. Le département se porte directement acquéreur, pour 7 millions d’euros, des parties communes du futur complexe. De son côté, la région Rhône-Alpes a décidé de verser, en 2009, une subvention du même montant, au titre du soutien à l’emploi et au développement durable. « Dans le cas où le projet se poursuit, c’est grâce à cet investissement que les cottages pourront être certifiés HQE, haute qualité environnementale » explique-t-on au sein du conseil régional. De son côté, le syndicat des eaux investit gros pour construire une nouvelle station d’épuration – « dimensionnée selon les besoins de Center Parcs », selon Christian Pichoud – et pour rénover le réseau d’eau existant. « On en avait bien besoin, on avait 70% de déperdition », se justifie Serge Perraud, le maire de Roybon. A l’image des autres collectivités, la commune se plie en quatre pour accueillir Center Parcs. Pour les besoins du projet, le plan local d’urbanisme a été révisé et le terrain sera vendu 30 centimes le mètre carré, contre 18 euros pour les particuliers. « Ce terrain n’aurait de toute façon rien rapporté, se justifie Serge Perraud. Là, on gagne 600 000 euros, ce n’est pas rien. Et on considère que ce prix attractif est un investissement. » De son côté, Center Parcs revendra ses cottages plus de 3 000 euros le mètre carré.

Etape 5 : faire financer les cottages à grand renfort de niches fiscales

On touche alors la deuxième astuce du groupe. Center Parcs ne finance pas lui-même ses résidences hybrides, à mi-chemin entre le bungalow et le chalet. « On vend des hébergements à des investisseurs privés, institutionnels ou particuliers », explique Jean-Marie Klotz. Cette trouvaille née dans les années 1970 et baptisée « nouvelle propriété » est l’idée phare de Gérard Brémond, l’inoxydable pédégé de Pierre et Vacances. Un système qui a, lui aussi, largement bénéficié de la générosité des pouvoirs publics. Le principe ? L’acquéreur du cottage signe un bail pour neuf ans pendant lesquels Pierre et Vacances gère le bien et lui reverse un loyer. Pendant toute cette période, le propriétaire bénéfice d’attractives réductions d’impôts, la niche dite « Censi-Bouvard ». Mis en avant sur le site du groupe, ce dispositif permet au propriétaire de se voir exonérer jusqu’à 3 666 euros d’impôts par an pendant neuf ans tout en récupérant la TVA de son investissement.« Pour les EPHAD, ces déductions d’impôts ont une justification sociale », estime Jean-Marie Chosson, élu EELV à la région Rhône-Alpes. « Mais les plus gros bénéficiaires sont les mastodontes du tourisme. » Fortement contesté par quelques députés, le dispositif devait arriver à échéance en 2012 et disparaître alors de sa belle mort.

C’était sans compter l’influence de Gérard Brémond. Le 30 octobre 2012, l’homme d’affaires était reçu dans le bureau de Jérôme Cahuzac (voir l’agenda de ce dernier ). Le 14 novembre, celui qui était alors ministre délégué au Budget présente, devant l’Assemblée, un amendement prolongeant le dispositif Censi-Bouvard. Le texte est adopté dans la foulée. En matière de lobbying, le pédégé de Pierre et Vacances n’en serait pas à son coup d’essai. Selon le journal Les Echos qui, en 2007, dressait son portrait, certains textes sont surnommés « les amendements Brémond » dans les couloirs de l’Assemblée.

Pourtant, les vents jusqu’ici favorables à Pierre et vacances pourraient tourner. En 2012, le montant d’abattement fiscal du dispositif Censi-Bouvard est passé de 25% à 11% de la valeur du bien. « La dynamique fiscale est moins forte, reconnaît Jean-Michel Klotz, le modèle va évoluer. » Dans les Center Parcs en projet, comme ceux de la Vienne et de l’Isère, les investisseurs institutionnels, non concernés par la niche fiscale, achètent plus de cottages que les particuliers. Parmi eux, des mutuelles, des banques et la Caisse des dépôts et des consignations. « C’est encore pire que des niches fiscales, c’est un établissement public qui verse directement de l’argent à Center Parcs,s’emporte Stéphane Peron, ancien conseiller fiscal qui a pris la tête de l’opposition au Center Parcs de Roybon. La CDC est censée utiliser l’épargne des Français, notamment le livret A, pour financer des projets d’intérêt général, comme le logement social. Là, elle sert clairement un intérêt privé. »

Niches fiscales, investissements institutionnels, subventions et participations directes des collectivités, agacent profondément Jean-Marie Chosson. « Avec tout cet argent, on pourrait soutenir l’artisanat, les Scop, renforcer des circuits courts, développer un écotourisme mieux réparti sur le territoire et mettre en avant les atouts de la région », souligne l’élu. Sur cette dernière mission, Pierre et Vacances répond présent. « Les tenants du projet disent qu’il est représentatif de l’identité jurassienne, souligne Véronique Guislain, à Poligny. Avec une bulle tropicale à 29°C ? Je reste perplexe… »
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Source:
http://www.terraeco.net/Pour-faire-grossir-sa-bulle-Center,57736.html
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- Un nouveau barrage de Sivens ? (Fabrice Nicolino)

Posté par admin le 6 décembre 2014

Un nouveau barrage de Sivens ?

Publié le 3 décembre 2014

Cet article a été publié par Charlie Hebdo le 26 novembre 2014

Les socialos sont impayables. À Roybon, dans l’Isère, ils soutiennent un projet touristique qui passe par la destruction d’une zone humide, exactement comme dans le Tarn. Pour mettre à la place une bulle tropicale à 29 degrés et une rivière « sauvage » en plastique bleu.

Ces enfoirés sont en train de tout saloper. Maintenant, au moment même où vous lisez Charlie. Les engins de chantier de Pierre et Vacances – on va reparler de ces amis de l’homme – travaillent le week-end, les jours fériés, la nuit, pour créer l’irréversible. Depuis le 20 octobre, le chantier du Center Parcs de Roybon (Isère) bousille, hectare après hectare, le bois des Avenières, au bord de l’immense  forêt de Chambaran. Daphné, une jeune nana, au cours d’un rassemblement sur place le 17 novembre : « On n’a plus vraiment le temps d’attendre les recours légaux, et donc, on est un peu forcés de désobéir à la loi pour ralentir et stopper ce chantier ». Le résultat des deux recours sera connu dans une dizaine de jours, et les écrabouilleurs espèrent, dans tous les cas, qu’il n’y aura plus rien à sauver.

Séance décryptage : le 4 décembre 2009, le conseil général d’Isère – socialo, comme celui du Tarn – signe un protocole d’accord avec une transnationale du tourisme de masse, Pierre et Vacances (voir encadré). On déplie le tapis rouge pour une opération officiellement destinée à « équilibrer l’activité touristique » dans la partie Ouest de l’Isère, grâce à « la réalisation d’opérations significatives, à fort impact économique ».

Dans les faits, il s’agit de fourguer 200 hectares, dont une grande partie constituée d’une zone humide forestière, d’une très grande valeur écologique. Le village de Roybon – moins de 1300 habitants en 2011 -, propriétaire des lieux, accepte de vendre, probablement appâté par une taxe locale d’équipement de 1,2 million d’euros, suivie d’une taxe foncière de 500 000 euros chaque année. Passons au magnifique projet. Il s’agit d’installer douillettement un millier de « cottages » en bois, avant de faire venir 5 000 victimes en flux tendu pour se ressourcer « en pleine nature » à la sauce Pierre et Vacances. Après avoir détruit la vraie, cette emmerdeuse de toujours. Compter quand même de 600 à 800 euros pour une semaine et quatre personnes.

La très goûteuse cerise s’appelle AquaMundo, qui est le cœur même du « village ». C’est tellement con que ça décourage la moquerie. On créerait une bulle tropicale à 29 degrés – sur place, le thermomètre peut descendre à – 20 degrés -, traversée par une « rivière sauvage » en plastique bleu, qui sinue entre piscines et bassins surmontés de palmiers. Comme le dit sur le ton juste la publicité officielle, « admirez les poissons dans le bassin aux coraux et détendez-vous dans nos Centres Health & Beauty, Nature & Spa. Et si toute cette eau vous a donné soif, l’Aqua Café est là pour vous désaltérer et vous restaurer ».

On se demande dans ces conditions idylliques-là pourquoi il y a des opposants. Toutes les associations historiques sont vent debout, à commencer par la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, http://www.frapna-38.org/thematiques/center-parcs-roybon.html). Mais les opposants les plus directs se retrouvent dans Pour les Chambaran sans Center Parcs (PSCCP,http://www.pcscp.org), notamment pilotée par Stéphane Peron, un informaticien venu de la région parisienne. Dans le clair-obscur de la bataille en cours, des Camille – nom générique donné aux jeunes opposants, de Notre-Dame-des-Landes à Sivens – poussent comme autant de champignons. Des actions illégales – sabotage du piquetage du chantier – ont déjà eu lieu, mais on va probablement vers des affrontements. « Deux collectifs viennent de naître, précise pour CharlieHenri Mora, opposant de toujours. L’un sur place, l’autre à Grenoble. Ce n’est pas un secret : il y a parmi eux des illégalistes ».

Il faut dire que Pierre et Vacances s’assoit avec bonhomie sur l’enquête publique, en général sous contrôle, mais qui a tourné à l’horreur pour les amoureux des palmiers et poissons violets. Organisée du 14 avril au 28 mai, elle a recueilli 727 observations – ce qui est beaucoup – dont 60 % défavorables. Comble de tout, la commission d’enquête chargée de statuer sur le projet a publié en juillet un rapport de 25 pages dévastateur. Non contente de donner à l’unanimité un avis défavorable, elle détaille en 12 points les raisons de son opposition.

Charlie ne peut insister, et c’est dommage, car pour une fois, c’est beau (1). L’étude préalable, à la charge de l’aménageur, aura été brillantissime, car dit le texte, « la commission relève des affirmations régulières d’absences présumées d’impact avant tout inventaire ». Le principe est connu : qui ne cherche pas ne trouve rien. Autre point admirable, celui du destin des flots tropicaux. Car n’oublions jamais qu’il faut vider les chiottes, un jour ou l’autre. Or pour remplir tout AquaMundo, il faut entre 3100 et 3700 mètres cubes d’eau. Dans une région qui connaît, soit dit en passant, des sécheresses saisonnières récurrentes.

Où vidanger ? Pour des raisons sanitaires, il faut tout évacuer au moins deux fois par an. Quels produits chimiques contiendra la bouillie ? Nul ne le sait, mais en tout cas, on bazardera le tout dans un plan d’eau voisin, après avoir attendu que la température tahitienne baisse à un niveau jugé convenable. De là, le vomi gagnera un cours d’eau, puis sans doute, beaucoup plus loin, le Rhône. Et où pompera-t-on les centaines de mètres cubes – entre 613 et 1200 – nécessaires chaque jour pour abreuver les taulards des vacances ? En bref, estime la commission, « la multitude d’incertitudes, d’incohérences, voire d’incorrections, que comporte le dossier d’enquête au titre de la « loi sur l’eau » (…) confère un caractère rédhibitoire au projet en l’état ».

Malgré tout cela et tant d’autres choses, passage en force, soutenu par deux secrétaires d’État socialistes de la région : André Vallini, qui a failli devenir Garde des Sceaux, et Geneviève Fioraso, scientiste hors concours. Sivens le retour ?

(1) Le texte complet : http://www.isere.gouv.fr/content/download/20051/136634/file/Conclusions

ENCADRÉ

Les Center Parcs poussent comme des champignons

Pierre et Vacances, la transnationale derrière le projet de Roybon, pèse près d’1 milliard 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ce mastodonte emploie 7500 salariés et « gère » au total 231 000 « lits ». La Côte d’Azur doit beaucoup à Pierre et Vacances, l’un des plus grands bétonneurs des côtes françaises.

Créé en 1968 par le néerlandais  Sporthuis Centrum, le « concept » des Center Parcs et les villages existants ont été rachetés par Pierre et Vacances en 2001. Il existe à ce jour, en Europe, 25 Center Parcs. En France, quatre sont ouverts, deux sont plus ou moins commencés, dont celui de Roybon, et trois sont en projet dans le Jura, dans le Lot-et-Garonne et en Saône-et-Loire.

Dans ce dernier département, la bagarre a dé jà commencé autour du collectif du Geai du Rousset (http://centerparc-le-rousset.org), qui proteste contre les 80 millions d’argent public qui pourraient être engloutis dans ce projet privé. Et réclame comme tous ceux qui vomissent les Center Parcs, « l’abandon de ces projets inutiles et coûteux ». Dans le Jura, la mobilisation a elle aussi commencé, et certains pensent déjà à une coordination nationale des opposants aux Center Parcs.

Sauf grosse surprise, Pierre et Vacances commence un long chemin de croix.

Source:
http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1836

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- A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé

Posté par admin le 27 novembre 2014

A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé

ANDREA BAROLINI (REPORTERRE)

mercredi 26 novembre 2014 Lire la suite… »

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- Isère : des zadistes font leur apparition à Roybon

Posté par admin le 14 novembre 2014

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- Pas de loisirs « nature » sans passage au préalable d’un troupeau de bulldozers

Posté par admin le 13 novembre 2014

Pas de loisirs « nature » sans passage au préalable d’un troupeau de bulldozers

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- PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D’OPPOSANTS, « LE GEAI DU ROUSSET », INFORME HONNETEMENT LES CONTRIBUABLES

Posté par admin le 1 novembre 2014

PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D’OPPOSANTS, « LE GEAI DU ROUSSET », INFORME HONNETEMENT LES CONTRIBUABLES

- PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D'OPPOSANTS, Un collectif départemental s’oppose à ce projet pour son impact global sur l’environnement mais aussi pour des considérations économiques, sociales, d’aménagement du territoire rural et d’eco-développement du tourisme. Lire la suite… »

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- Roybon, Center Parcs et les élus choisissent le coup de force et la brutalité.

Posté par admin le 19 octobre 2014

Brutalité, froide détermination, cynisme et violente mise devant le fait accompli. Lire la suite… »

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- Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté

Posté par admin le 6 avril 2014

Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté.

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- Dialogues à propos de Notre Dame des Landes

Posté par admin le 1 novembre 2013

Il y a tout juste un an, le 16 octobre 2012, débutait l’opération « César » menée par les forces de l’ordre. Elle visait à expulser les personnes qui, pour s’opposer au projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et au monde qui l’a rendu possible, s’étaient installées sur le site. Elle visait aussi à détruire les cabanes qu’elles avaient construites et les maisons qu’elles avaient squattées depuis plusieurs années. Cette opération brutale, menée avec une rare violence, devait régler, par sa puissance et son effet de surprise, la situation rapidement. Dès les premières heures, les autorités annoncèrent fièrement mais bien imprudemment un retour à l’ordre. Ce qui paraissait alors comme étant la fin d’une occupation allait pourtant devenir le début d’un mouvement qui n’a cessé depuis et qui s’est étendu au-delà du territoire concerné. Affrontements, barricades, création de plusieurs sites Internet et d’une radio, création de comités de soutien dans l’ensemble du pays, nouvelles occupations et réoccupations, solidarités, constructions et reconstructions, appels à étendre ce mouvement et à s’opposer à d’autres projets, rencontres, débats, publication de tracts, d’articles, de brochures et de livres, sabotages, mises en culture et récoltes collectives, partages des terres et des récoltes, distributions des produits récoltés à prix libre, etc., un mouvement d’une telle importance était rarement allé aussi loin.

 

Pourtant rien ne peut paraître aussi fragile. L’État n’a, de toute évidence, pas abandonné le projet. Le statu quo actuel, les pseudo-commissions créées, la libération des lieux par les forces de l’ordre nous font craindre que l’on cherche à laisser pourrir la situation. Le silence, et certaines insinuations des grands médias sur ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, accompagnent la nécessité pour les pouvoirs publics de rompre le mouvement et reprendre en main une situation qui leur échappe. Il n’est pas nécessaire ici de dénoncer les connivences et les intentions des médias dans cette affaire. Hervé Kempf, ancien journaliste du Monde a quitté la rédaction du journal car nous dit-il, la direction l’a « empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes ». Il dénonce dans un article, la manière dont, soi-disant dans un souci d’objectivité, un journal fait le jeu des promoteurs du projet d’aéroport. Le lecteur pourra retrouver cet article, à l’adresse suivante :

  http://www.reporterre.net/spip.php?article4586

 

Il est nécessaire aujourd’hui de bien comprendre quelles sont les forces en présence dans ce conflit et d’avoir à l’esprit que les opposants au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne sont pas tous contre le monde qui l’a rendu possible, et que les promoteurs du projet et leurs soutiens ne manqueront pas d’utiliser cette réalité pour diviser le mouvement. Cependant il ne faut surtout pas abandonner ce qui a donné à cette lutte ses lettres de noblesse : sa subjectivité. C’est-à-dire ses perspectives visant à remettre en question  la manière de vivre, de produire et de partager, mais aussi la propriété, le travail et la marchandise.

 

Nous relayons ci-dessous les 3 volets des Dialogue  à propos de Notre-Dame-des-Landes que nous avons reçus et qui ont été publiés successivement durant l’année 2013.

 

 Quelques opposants à Center Parcs

 

 

 

Pour les imprimer :fichier pdf Dialogue-1 fichier pdf Deuxie-me Dialoguefichier pdf Dialogues NDDL 3

 


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- Center Parcs dans les Chambarans, utopie ou cauchemar touristique ? – Entretien avec Henri Mora

Posté par admin le 8 mai 2013

 

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- La privatisation de la marchandise papillon par Center Parcs

Posté par admin le 16 janvier 2013

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- Une recension du recueil Chambard dans les Chambarans

Posté par admin le 14 janvier 2013

 

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- Center Parcs et carrière pour TGV, Ségo et Raff soutiennent les défonceurs de la nature

Posté par admin le 30 décembre 2012

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- Center Parcs Vienne, Le département dépense sans compter, galère et appelle au secours les voisins qui refusent de l’aider

Posté par admin le 29 décembre 2012

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- Center parcs Roybon, Lettre ouverte à Yannick Neuder et aux délégués de la Communauté de communes Bièvre Chambaran.

Posté par admin le 4 octobre 2012

 

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Présentation

Posté par admin le 5 août 2012

 

 

De l’implantation d’un Center Parcs en Isère

 

 

et du choix imposé

 

 

entre une forêt et sa vie sauvage

 

 

et une usine à loisirs 

 

 

 

 

 

Isérois et amoureux de la forêt et de la vie sauvage qu’elle abrite, je déteste l’idée qu’un marchand de loisirs ultra-rentables à la mode vienne, après avoir utilisé toutes les aides de l’état et de la région possibles, massacrer une forêt et en déposséder les riverains et promeneurs traditionnels, attachés à ce qu’elle représente de beauté gratuite, de calme, de sérénité, de poésie, de liberté, de surprises, d’émotions ou de nourriture. Dans le consensus apparent sur l’installation de ce dernier, je ne vois pas une approbation massive et réfléchie de la population locale, mais le résultat d’une désinformation savante et de chantages à l’expansion économique par le tourisme et à ses emplois attachés. Dans un souci d’information plus libre et réfléchie, je souhaite tenter de remettre les choses à leur juste place, nos responsables locaux me paraissant pour le moins plutôt aveuglés par leurs rêves d’expansion possible de la région.

 

La société Center Parcs

Une des “marques” phare du groupe “Pierre et Vacances”, entreprise capitaliste moderne, aux méthodes de gestion d’un opportunisme scientifique. “Pierre et Vacances” c’est le “capital sans risque” et à très grande rentabilité. Grande adepte du pillage des ressources naturelles, financières et humaines des régions sur lesquelles elle jette son dévolu, cette structure est passée maîtresse dans l’art de l’utilisation maximale de toutes les aides que peuvent lui verser l’état, les régions et autres municipalités. Ce leader reconnu dans l’art de faire payer par la communauté et des investisseurs privés alléchés par des campagnes de communication sophistiquées, ses frais d’installation et de fonctionnement est aussi précurseur dans l’art du mensonge écologiste moderne, le nouveau capitalisme vert, dont il a, avec l’appui peu regardant du WWF, été un des premiers à découvrir et faire prospérer la très juteuse rentabilité. Prospérant sur la misère sociale, cette société aux arguments de communication élaborés a aussi l’art de s’auto-proclamer sauveteuse et créatrice d’emplois, pour imposer insidieusement ses nuisances en spéculant sur la peur du chômage et le leurre de travail intéressant créé, qu’elle oublie de définir et quantifier clairement. La crise et la peur de l’avenir sont là et la population angoissée et fragilisée est mure pour se vendre à n’importe quel importateur de promesse de richesses touristiques, de revitalisation de villages, de sauvetage de petits commerces et de créations d’emplois.

 

Ses parcs de loisirs

Ce sont des usines à parquer le touriste, véritables monstres dévoreurs d’espaces encore un peu sauvages, libres et gratuits, pour lesquels les autorités, après en avoir accepté en notre nom notre dépossession, vont devoir créer des infrastructures, notamment de transports et d’assainissement, colossales non justifiées jusque-là. Ce sont des routes et autres usines à transport dont la finalité n’est que les déplacement de touristes vers ces temples modernes de consommation compulsive et obéissante.
C’est l’hyper-activité stérile et payante, mais en définitive passive en lieu et place de la détente, du repos, de la découverte humble et de la contemplation gratuite. C’est l’infantilisation et l’ aliénation de leurs clients et des populations environnantes transformés en gogos décervelés dépensiers. C’est la société marchande entrant en force dans l’espace de liberté du temps arraché au travail. Ce sont des loisirs à la chaîne, de la “multi-activité”, avec en pivot central, “l’aqua-mundo” sorte de gigantesque piscine avec ses saunas, solariums et autres fabriques de vagues artificielles,  en permanence bondé et dévoreur inutile d’énergie.  C’est  aussi ” le paradis subtropical”, pâle et stupide illusion de nature sauvage, avec déplacements et mises sous cloche d’espèces tropicales non viables dans nos régions et nécessitant un entretien coûteux et gourmand en énergie (gestion de la température, du taux d’hygrométrie, et renouvellements réguliers).
Et cela, en lieu et place de points d’eau, faune, et flore existant, adaptés, autonomes et …. gratuits.
C’est le début de la fin de la vie sauvage des Chambarans.

 

Ses créations d’emplois

A y regarder de plus prés, les déclarations euphoriques des communicants sont à relativiser. Les chiffres annoncés sont à modérer en tenant compte du très grand nombre d’emplois à temps partiel, pouvant ne représenter que 10 heures par semaines.
Pour les emplois à temps complet, l’amplitude des horaires de certains postes est difficilement conciliable avec une vie privée normale. Les salaires sont dans les plus bas de ce type d’emplois. Les aides d’état associées à ces emplois seront importantes.
Et les titres ronflants associés aux postes de travail gagneraient à être simplifiés et remplacés par du vocabulaire plus honnête:
Femmes de ménage, balayeurs, plongeurs ….. Il n’y a certes pas de sots métiers, mais appeler les tâches par leur nom permet de mieux en appréhender la réalité. Et l’avenir de la jeunesse et sa “fixation” dans la région (argument entendu régulièrement) sont-ils là? Il est à noter que le taux de démissions semble très important dans les center-parcs existants, et quelques recherches sur des sites de “réseaux sociaux”, avec “Center Parcs” en mot clé nous le confirme aisément.

 

Un impact économique ?

L’étude des Center-Parcs existants montre surtout une structure faisant vivre sa clientèle en autarcie  et c’est d’ailleurs ce que vantent ses publications. Le touriste y est capté et tout est fait pour l’inciter à consommer sur place.
Center-parcs est une entreprise et, comme telle, n’est pas là pour faire du sentiment, mais du chiffre. Elle n’a aucun intérêt à favoriser une concurrence. Il est intéressant de noter que l’ on trouve sur internet ou dans des brochures tant de center-parcs que des autorités diverses, de multiples articles nous incitant à croire à des retombées futures au moment de convaincre les populations. Etudes prospectives bizarement  très “chiffrées” et voeux pieux se côtoient  dans une admirable consensualité très positive. Mais lorsqu’on essaie de trouver ce qui se passe réellement après, on ne trouve plus rien. Aucune étude postérieure à l’installation de ces structures n’est disponible, alors que les premières créées sont déjà anciennes. Les promesses seraient-elles surestimées et ne seraient-elles que de la propagande ? D’autre part, par le chantage à l’emploi et à la Sainte-Croissance, on continue inlassablement à nous vendre de la consommation à outrance et de la destruction d’espaces, alors que tous les indicateurs écologiques et sociétaux sont au rouge, et de cela nous ne voulons pas. Si le problème du chômage est réel, devons nous pour autant aliéner encore et toujours nos existences à l’acceptation du chantage permanent à celui-ci et ses cortèges de misère associés, ou bien devons nous enfin poser la question du travail dans la société humaine d’une autre façon, non reliée à la rentabilité outrancière et destructrice des lois de la société marchande ?

 

Un impact dans notre quotidien ?

Après, un projet d’une telle ampleur, qui peut nous dire ce que vont devenir les Chambarans ? Center-parcs ne va-t-il pas essayer d’agrandir encore son domaine en utilisant la forêt proche pour des activités rattachées ? Compte tenu de l’afflux potentiel de touristes “en activité”, les autorités ne seront-elles pas contraintes d’encadrer ces lieux par des arrêtes restreignant la liberté d’y circuler ? D’autres structures appâtées par la masse de clients déjà présents, ne vont-elles pas à leur tour venir rogner encore cet espace ? la région ne va-t-elle pas se retrouver prise dans le grand délire de la “vitrine touristique” ?
Les routes créées ne vont-elles pas inciter une population citadine à venir construire des résidences secondaires, dont une partie importante en lieu et place de la forêt ? Est-on en train de laisser entrer le loup dans la bergerie ?
Si aujourd’hui nous offrons une main, demain n’est-ce pas le bras entier qu’on nous prendra ?

 

Un investissement rentable de nos impôts ?

La révision à la baisse, par le conseil régional de sa subvention (de 15 millions d’euros initialement prévus, elle passe brutalement à 7 millions ), oblige, dans l’urgence, les différents bailleurs à revoir leurs participations réciproques. Il semble clair que les 8 millions manquants seront pris dans les caisses des communes environnantes mises devant le fait accompli. Si tel est le cas ce “hold-up” sera douloureusement subi par les populations sans recours.L’argent versé par les commune sera-til retiré aux associations locales ? Si, pour avoir droit à du loisir payant, les habitants des communes victimes perdent des subventions à leurs propres associations, cela ne pose-t-il pas un problème moral? Cela semble par ailleurs indiquer, à minima, un manque d’enthousiasme récent à financer la structure. La somme initialement prévue, et dont tout le monde sait qu’elle sera de toute façon dépassée, comme à chaque fois dans ce type d’investissement, ne semble plus aujourd’hui faire l’unanimité. Des informations ou études récentes inciteraient-elles une partie des autorités à plus de prudence ? Et, en tout état de causes, nos impôts “sorte de pot commun”, sont ils dans une utilisation normale, lorsqu’ils sont destinés à être offerts à une entreprise privée aux bénéfices colossaux, dés lors qu’elle nous fait l’honneur de nous offrir ses nuisances. Le mot “rentabilité” n’est-il pas censé être exclu des finances publiques ?

 

Un projet écologique et durable ?

La communication de Pierre et vacances est friande de ces mots si « tendances » aujourd’hui et si prompts à faire taire toute réserve ou opposition. L’expression « éco blanchiment » (ou greenwashing), qui décrit les entreprises adeptes du mensonge écologiste à des fins mercantiles  a un sens et il s’applique particulièrement à cette société qui en est une des meilleure représentante.
Quels sont les domages co-latéraux des center Parcs ?
Destructions et privatisation des centaines d’hectares de forêts, de par le monde.
Urbanisation massive au sein des derniers espaces libres.
Aseptisation opportuniste des restes épargnés, qui en sont la valeur ajoutée.
Déplacements de centaines de touristes en voiture.
Gaspillage énergétique stupide et délirant par, entre autre, le maintien d’une température de 29° dans le gigantesque paradis équatorial ludique sous bulle.
Destructions de corridors écologiques.
Destructions de l’âme des lieux par l’importation massive de plantes exogènes, propres à attirer le touriste en mal d’exotisme.
Gaspillage invétéré des ressources en eau.
Spoliation des promeneurs traditionnels de ces espaces marchandisés de leurs derniers territoires naturels libres.
Destructions avouées d’espèces, en voie de disparition ou non, par la destruction de leur habitat.
Aliénation des territoires voisins, et autres destructions liées, par des infrastructures routières dédiées.
Ce bilan non exhaustif serait « écologique » ?

 

Et si ça ne marche pas ?

Depuis déjà longtemps, le système capitaliste, pour respecter ses impératifs de croissance nous invente des “bulles”, novatrices, modernes, adaptées aux nouveaux et sans cesse renouvelés ” besoins de l’homme”.
Bulles Internet, bulles des nouvelles technologies, et autres bulles sporadiques annonciatrices de bonheur humain par des  créations de richesses et d’emplois ont une fâcheuse tendance à s’effondrer.
En dehors de l’aspect très contestable de ce détournement mercantile et de ces fuites en avant désespérées, force est de constater que ces bulles explosent les unes après les autres et ne tiennent pas les promesses défendues par leurs instigateurs.
Une de ces bulles très à la mode en ce moment, c’est l’industrie des loisirs, avec, là aussi, multiples promesses et tapage médiatique servile, notamment le très prometteur et très hypocrite “tourisme vert “, unanimement proclamé sauveur à la fois de l’écologie et de la crise.
Cette bulle, comme les autres, attire et fait rêver nos spéculateurs habituels qui voient là des milliers de possibilités de faire ronfler les tiroirs-caisse et ne lésinent pas sur les moyens de nous convaincre d’y participer et de l’accepter comme un progrès, voire un sauvetage de nos régions durement touchées par le chômage.
Mais cette bulle qui nous vend, dans un système étonnant, à la fois le travail et le loisir est, elle aussi, susceptible d’exploser par la multiplication délirante de ses structures alors que parallèlement la “crise” affaiblit de manière notable le niveau de vie, et donc, la capacité à dépenser.
Si au bout de 2 ou 3 ans la structure ne tient pas ses promesses et doit s’arrêter, qui nous rendra la forêt détruite pour rien, qui nous débarrassera des ruines, qui nous soignera des rêves brisés et des espoirs une fois de plus déçus ?
Réfléchissons avant de nous faire dévorer par ce monstre qui après nous avoir fait subir 3 à 4 ans de monstrueux chantier pour s’installer, ponctionné les finances locales, et modifié inexorablement les équilibres passés, aura les mains libres et s’assoira sur des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, ou s’auto-détruira et nous laissera un champs de ruine en lieu et place d’une forêt qui, elle, a toujours tenu ses promesses.

 

 

 


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LES RAISONS DE NOTRE

OPPOSITION AU PROJET DU

CENTER PARCS

 

 

Nous refusons d’admettre qu’un bien commun, comme le bois des Avenières à Roybon, soit accaparé par et pour l’intérêt privé de la société Pierre et Vacances


Nous refusons d’admettre que ce projet d’intérêt privé soit financé par la collectivité qui ne bénéficiera d’aucun avantage


Nous condamnons le fait que Center Parcs devienne la vitrine des Chambarans


Nous défendons notre attachement à un lieu (un territoire) inexploité et sans valeur marchande


Nous dénonçons la propagande faite par la société Pierre et Vacances et par certains élus qui présentent la destruction de plus de 50 ha de forêt comme du développement durable


Nous dénonçons le développement durable comme moyen de propagande et comme nouvelle pierre angulaire de la société industrielle

 

 

Nous vous invitons à dénoncer ce projet et à donner vos raisons en les affichant

 

 

Quelques opposants à Center Parcs

 

(Affiche collée en juin 2009)

 

 

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- Les verts et Center Parcs, positions opportunistes de politiciens aux idées à géométries variables

Posté par admin le 24 juin 2012

 

 

 

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- TROIS QUESTIONS À… – RÉMI DE LAVEISSIÈRE THÉSARD EN HYDROGÉOLOGIECenter Parcs fait des vagues dans le Nord-Drôme

Posté par admin le 4 mai 2012

TROIS QUESTIONS À… – RÉMI DE LAVEISSIÈRE THÉSARD EN HYDROGÉOLOGIECenter Parcs fait des vagues dans le Nord-Drôme

Rémi DE LAVEISSIÈRE Thésard en hydrogéologie Lire la suite… »

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- Marcel Bachasson : « Notre vision des choses est économique, celle des opposants est politique »

Posté par admin le 15 mars 2012

Marcel Bachasson : « Notre vision des choses est économique, celle des opposants est politique »

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- Le prédateur Center Parcs s’attaque à la Saône et Loire, avec Arnaud Montebourg en VRP

Posté par admin le 31 janvier 2012

Décidément l’appétit de « Pierre et Vacances-Center Parcs » n’a pas de limite.

Le projet de la Vienne à peine bouclé, les deux projets allemands à peine signés, c’est maintenant dans la Saône et Loire que le prédateur veut imposer ses destructions.

la méthode est toujours la même . Dans la clandestinité et ce depuis 6 mois, la société a arpenté les terrains susceptibles de satisfaire sa voracité. Les élus sont donc, eux, déjà au courant, et ont déjà promené les techniciens dans le territoire. Mais comme à chaque fois tout le monde est resté discret.

Combien de régions ont été mises en concurrence, cette fois ci, afin de rafler, par le chantage, le plus de subventions et cadeaux possible ? 

Quelle sera l’ampleur de la destruction d’espaces libres ?

Quelle sera l’ampleur du pillage des finances locales?

Déjà, dans la même journée, un grand nombre de journaux a été amené à enclencher la pompe à louange:

« un projet exceptionnel », » une  vraie bouffée d’oxygène », « une fierté pour nous », « une respiration en plein hiver »,  » du baume au coeur »,  » des applaudissements à deux mains »,  » de l’anti sinistrose » … etc ….

Il est urgent de communiquer positivement sur le projet afin de ne pas laisser la réflexion se créer et une éventuelle opposition apparaître. Le syndrome « Roybon » en Isère, ou une opposition s’est structurée avec le temps et a mis (provisoirement) l’entrepreneur en échec est sans doute en permanence présent dans l’esprit du promoteur Center Parcs . La communication va être verrouillée et « professionnelle ». Et elle a déjà bien commencé .

Nous maintenons quant à nous notre opposition totale à cette entreprise de destructions massives de vies et de territoires, ce dévoreur insatiable d’espace libres et naturels, ce consommateur éhonté de subventions publiques.

Et nous combattrons toujours l’artificialisation et la marchandisation totale de la nature promues par ce promoteur et ses complices politiques de droite et de gauche.

Les forêts doivent rester libres, gratuites, sauvages et préservées des nuisances imposées par les nouveaux rois du tourisme.

Nos vies et nos territoires n’ont pas à être mis en concurrence pour rafler des « mannes » et n’en pas laisser de miettes aux autres.

Et ce n’est pas le chantage à « l’expansion économique », à la « revitalisation des villages » et à la création d’emplois de misère qui nous fera nous taire.

Le tourisme industriel n’est pas un sauveur, mais un fossoyeur !

Nous soutiendrons donc et relaierons ici les luttes qui pourraient naître en Bourgogne et ailleurs.

 

 

EXCLUSIVITE INFOS-CHALON : Un Center Parcs en Saône et Loire ? 

C’est une information qui devrait faire couler beaucoup d’encre et alimenter bon nombre de discussions à l’échelle de la Saône et Loire et dans les confins de toute la Bourgogne. Infos-chalon vous dévoile en exclusivité les premiers éléments.

C’est un excellent signe donné à la Saône et Loire. Selon des informations recueillies par infos-chalon, le groupe Pierre et Vacances propriétaire depuis 2003 de la marque Center Parcs serait intéressé par une implantation dans notre département. Ce sont quelques 100 hectares au minimum qui seraient dans le collimateur du groupe Pierre et Vacances en cas d’une éventuelle installation. A la clé, ce serait tout de  même entre 400 et 500 emplois. Une vraie bouffée d’oxygène pour la Saône et Loire. Reste que pour le moment, cette installation reste qu’une spéculation compte tenu de la complexité qui entoure la domanialité de la forêt. Entre propriétés privées et publiques, si cela devait se concrétiser, il faudrait bien entendu réunir toutes les conditions pour constituer un foncier suffisamment intéressant. A moins d’une heure de l’A6 avec Mâcon et à la croisée de la Route Centre Europe Atlantique, le Charolais-Brionnais pourrait être le lieu idéal dont on imagine très bien  toute la potentialité stratégique d’une telle implantation dans le département. Toujours selon nos informations, une présentation devrait être faite vendredi matin par un dirigeant du groupe Pierre et Vacances devant l’Assemblée Départementale qui se réunit en plénière au Conseil Général.

En France, Center Parcs est présent en Normandie avec les Bois Francs, en Sologne avec Les Hauts de Bruyères, dans l’Aisne avec le Lac d’Ailette et enfin les Trois Forêts en Moselle. Centers Parc, c’est aussi 6 domaines aux Pays-Bas, 2 en Belgique et 2 en Allemagne.

 

Laurent Guillaumé

Source:

http://www.infos-chalon.com/article.php?sid=31635&thold=0



Center Parcs s’intéresse à la Saône-et-Loire

L’une des grandes marques du marché touristique mondial, Center Parcs, confirme s’intéresser au département de Saône-et-Loire, comme le confirme Valérie Lauthier, directrice communication corporate pour le Groupe Pierre & Vacances Center Parcs : «Nous regardons systématiquement certaines régions qui, à nos yeux, peuvent être porteuses d’un projet. La Bourgogne en fait partie, et la Saône-et-Loire, pourquoi pas ? Nous regardons les opportunités d’installation, les détails fonciers et les possibilités futures». Mais d’ajouter aussi : «pour la Saône-et-Loire, rien n’est arrêté. Il n’y a absolument rien de concret pour l’instant. Nous parlons simplement de potentiel pour le moment. Le reste n’est que de la spéculation». Le Département a confirmé que, vendredi, à 9h30, pendant l’assemblée plenière du Conseil général, un représentant de Center Parcs sera présent pour faire une présentation : «c’est une présentation générale du concept de Center Parcs, pas d’un projet en particulier, pour que nos partenaires éventuels comprennent la dimension d’une telle opportunité, mais je vous le redis, il n’y a rien de concret pour l’instant». Il n’en demeure pas moins que quand Center Parcs s’intéresse à un département, ce n’est pas pour faire de la figuration. Quant à l’emplacement d’un village Center Parcs en Saône-et-Loire, les hypothèses sont nombreuses. Le Charolais-Brionnais, bénéficiant d’une nature préservée chère à ce type de structure touristique, situé à la croisée de la RCEA, proche de plusieurs départements et régions, pourrait servir de cadre idéal pour un tel village. A suivre…

Source:

http://www.lejsl.com/actualite/2012/01/30/center-parcs-s-interesse-a-la-saone-et-loire

 

 

 

Center Parcs mais aussi les Francofolies à Tournus et une fondation d’art contemporain à Cluny

le 30/01/2012 à 17:47 Vu 4111 fois

 

En conférence de presse lundi après-midi, le président du Conseil général, Arnaud Montebourg, a annoncé trois projets exceptionnels pour la Saône-et-Loire.

Il a confirmé la possibilité d’implantation d’un Center Parcs. Des responsables du groupe Pierre et Vacances sont actuellement en train de prospecter du côté de Montceau et du Charolais pour trouver le site adéquat.

Par ailleurs, la ville de Cluny pourrait accueillir une fondation internationale d’art contemporain.

Enfin, le plus immédiat, les Francofolies de La Rochelle se décentraliseront, les 2 et 3 juin prochains, à Tournus, pour un week-end musical, bien sûr, mais aussi culinaire.

 

Source:

http://www.lejsl.com/economie/2012/01/30/center-parcs-mais-aussi-les-francofolies-a-tournus-et-une-fondation-d-art-contemporain-a-cluny

 

 

Center parcs dans le Charolais et les Francofolies à Tournus

 

La Saône-et-Loire a été retenue pour y développer trois projets d’ampleur sur le territoire. Une première pour le département.

le 31/01/2012 à 05:00 par Emmanuelle Bouland Vu 171 fois

 

Les démarches pour implanter un Center parcs sont déjà avancées en Saône-et-Loire. La direction du groupe viendra vendredi à Mâcon expliquer les retombées locales.
Après avoir vécu la quasi-faillite, les difficultés du redressement dans un plan de sauvetage historique et l’assainissement des finances du Département, place aux projets ! Le Conseil général retrouve des couleurs optimistes en reprenant ses investissements. À l’occasion de l’assemblée départementale du 3 février, il donnera la parole à trois porteurs de projets nationaux qui ont choisi le territoire pour y investir : tout d’abord un Center parcs, destination touristique de séjour convoité dans le Charolais, les Francofolies version musicale et culinaire à Tournus, et un lieu de compétition des fondations internationales d’art contemporain à Cluny (lire ci-contre). « C’est une fierté pour nous », a réagi hier le président du Conseil général, Arnaud Montebourg. Pour qui « il faut savoir prendre des risques avec les idées. Ces projets tombent bien. On a un territoire qui recèle de nombreux atouts et qu’on aurait tort de sous-estimer. On a besoin de tout le monde pour que ça marche ».

Un Center parcs dans le Charolais ?

Hier, des représentants du groupe Pierre et Vacances étaient sur le terrain dans la région du Bassin minier et du Charolais pour prospecter le futur site d’un Center parcs. Il s’agit d’un centre de séjour touristique, ouvert toute l’année. On évoque déjà 300 emplois potentiels. Onze terrains auraient déjà été détectés, sachant que la superficie recherchée se situe entre 100 et 150 hectares. Les « prospecteurs » travaillent sur ce dossier depuis six mois après plusieurs visites de sites infructueuses jusque-là. Pourquoi la Saône-et-Loire ? « Elle dessert les zones de Lyon et Genève, est respectueuse de l’environnement naturel et est idéalement située sur un terrain forestier, à une demi-heure d’une sortie d’autoroute ou voie express, avec une faible déclivité, une très grande surface de forêts mixtes (conifères et feuillus) et qui ne porte pas atteinte à une zone protégée. »

Si, pour l’heure rien n’est signé, un représentant du groupe Pierre et Vacances viendra vendredi présenter devant les élus de l’assemblée départementale le cahier des charges du lieu idéal de ce qu’ils ont déjà surnommé « la Toscane française ».

Faire de la Saône-et-Loire une destination touristique où l’on reste et non pas seulement que l’on traverse. L’ambition est posée. Reste à finaliser ce projet qui pourrait voir le jour dans quelques années.

Source:

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/31/center-parcs-dans-le-charolais-et-les-francofolies-a-tournus

 

 

Anti-sinistrose

le 31/01/2012 à 05:00 Vu 21 fois
Dans une cascade de nouvelles à tomber au sol, dans un contexte d’une crise inouïe répète-t-on à l’envi du côté de l’Élysée comme si la fin du monde arrivait demain, l’annonce hier au conseil général de Saône-et-Loire donne du baume au cœur. Enfin une nouvelle anti-sinistrose ! Une respiration en plein hiver qui, si ces projets aboutissent, pourraient enfin faire décoller le département. Pour que, enfin, les Parisiens et le reste des Français situent une bonne fois pour toutes la Saône-et-Loire sur la carte de France. Que notre territoire serve de refuge anti-stress à des millions de personnes. Que Cluny soit un petit Beaubourg et que Tournus, temple de la gastronomie, fasse des folies le temps d’un week-end. Le bonheur est ici. Sans aucun doute. Il semblerait que des investisseurs l’aient compris. Reste à trouver l’union sacrée autour des dossiers. Pour ne pas rééditer la triste erreur de voir fuir les projets comme celui du village de marques convoité à Tournus il y a dix ans.

Source:

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/31/anti-sinistrose

 

 

Center Parc : Jean-Marc Nesme applaudit des deux mains
Le député-maire de Paray-le-Monial, président du Pays Charolais-Brionnais, semble satisfait?: «?J’ai entendu parler de ce projet, mais il n’y a rien de décidé pour l’instant. Si cette implantation se confirmait dans ou près du Charolais-Brionnais, j’applaudirai à deux mains. D’abord, parce qu’en terme d’emploi, c’est positif. Ensuite, parce qu’un tel centre pourrait attirer beaucoup de monde, des régions voisines et de l’étranger. J’y suis très favorable. Ça ne peut qu’être positif pour la commune qui accueillerait cette structure, pour le Pays Charolais

Source:

http://www.lejsl.com/economie/2012/01/30/center-parc-jean-marc-nesme-applaudit-des-deux-mains

 

 

 

Arnaud Montebourg annonce 3 projets majeurs pour la Saône-et-Loire


 

Député et Président du Conseil Général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a tenu une conférence de presse, ce lundi en fin d’après-midi, à l’Hôtel du département à Mâcon. Une communication avant la prochaine assemblée départementale, programmée vendredi 3 février. Une communication surtout pour trois annonces de projets d’envergure pour le département de Saône-et-Loire.

 

En premier lieu, Arnaud Montebourg a confirmé nos informations exclusives, en annonçant un projet de Center Parc au cœur de la Saône-et-Loire. Le projet sera officiellement présenté aux conseillers généraux, vendredi, par le groupe Pierre et Vacances.

 

Le projet de parc se situerait dans un secteur compris entre Montceau-les-Mines, Charolles, Cluny et Paray-le-Monial. Il nécessite la mobilisation de 100 à 150 hectares de terrains boisés, plutôt avec des conifères, pour répondre au cahier des charges propre à ce type d’implantation. La Saône-et-Loire a été choisie par le groupe de Loisirs pour sa proximité avec Lyon et Genève, mais aussi pour ses infrastructures routières et autoroutières. Le groupe Pierre et Vacances estime en effet qu’un parc doit être accessible en moins de 30 minutes depuis une sortie d’autoroute, ou d’un axe de circulation majeur, comme par exemple la RCEA.

 

Deuxième projet d’envergure : l’implantation à Cluny d’un site de compétition des fondations internationales d’art contemporain. Le projet est porté par Nicolas Bourriaud, ancien directeur du Palais de Tokyo. L’idée est de mettre à disposition de grandes fondations des pavillons dans lesquels seraient montées des expositions annuelles et donc autant d’événements.

 

Troisième projet : la décision de Morgane Groupe de créer, en Saône-et-Loire, un pendant aux Francofolies de La Rochelle. L’idée est de créer à Tournus une association mêlant à la fois la musique, la chanson, le terroir et la gastronomie. Les dates sont annoncées : ce sera les 2 et 3 juin à Tournus et pour accompagner l’événement, le département votera une subvention vendredi. Ces Francofolies culinaires permettront à la Saône-et-Loire d’avoir un rayonnement national.

 

Source:

http://www.creusot-infos.com/print.php?sid=34174

 

 

SAÔNE-ET-LOIRE

Arnaud Montebourg et Boris Vallaud présentent le projet Center Parc

 

le 30/01/2012 à 20:11 Vu 677 fois

Boris Vallaud, directeur général des services du conseil Général de Saône-et-Loire et Arnaud Montebourg, président du conseil Général de Saône-et-Loire, présentent le projet d’implantation d’un Center Parc en Saône-et-Loire et la démarche de communication du conseil Général.

Source ( avec une vidéo ) :

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/30/arnaud-montebourg-et

 

 

 

 

Un Center Parc, un centre international d’art contemporain à Cluny et les Francofolies à Tournus

 

 

 

À l’assemblée départementale du 3 février prochain, la Saône-et-Loire donnera la parole à trois porteurs de projet nationaux qui ont choisi notre territoire pour y investir. Ces trois projets témoignent de ce que des investisseurs s’intéressent de façon convaincante et décisive à notre Saône-et Loire-et que notre territoire recèle de nombreux atouts attractifs sous-exploités et sous-estimés.

 

Ces trois projets, dont l’un est en cours d’achèvement, un autre en cours de réalisation, le troisième en cours de prospection, seront portés à la connaissance des élus et du grand public. Pourquoi ? Parce que, pour réussir, ces projets doivent être portés autant par les élus que par les habitants de notre département

 

L’assemblée du 3 février regroupera la présentation des trois projets par les investisseurs eux-mêmes ou les promoteurs de chaque projet. Les deux premiers sont en phase projet, le troisième, finalisé, fait l’objet d’un rapport soumis à l’approbation des élus.

 

 

PREMIER PROJET : UN CENTER PARC EN SAÔNE-ET-LOIRE, UNE DESTINATION TOURISTIQUE DE SÉJOUR

 

Le groupe Pierre et Vacances, un groupe d’envergure européen, souhaite implanter un Center Parc dans le département. Il s’agit d’un centre de séjour touristique, très créateur d’emplois, non saisonniers car rempli toute l’année.

 

L’implantation en Saône-et-Loire dessert les zones de Lyon et Genève, est respectueuse de l’environne- ment naturel, et est idéalement située sur un terrain forestier, à une demi-heure d’une sortie d’autoroute ou voie express, avec une faible déclivité, une très grande surface de forêts mixtes, (conifères et feuil- lus) et qui ne porte pas atteinte à une zone protégée.

 

Après plusieurs visites de sites infructueuses jusque là, la direction de Pierre et Vacances viendra nous expliquer pourquoi les paysages de ce qu’ils ont surnommé « la toscane française » les attirent, et quel est le cahier des charges du lieu idéal.

 

Leurs démarches sont déjà avancées, ils nous expliqueront les retombées locales (300 emplois potentiels), et au-delà, du fait du rayonnement européen de ce type de structure.

 

Ils présenteront dans le même temps les modalités de l’investissement qu’ils envisagent, et les bénéfices économiques potentiels pour le territoire, compte tenu de leurs expériences antérieures. Enfin, leur projet dans la Vienne pourra illustrer com- ment ils ont su inventer un nouveau modèle économique, au service d’un projet éco-responsable.

 

Faire de la Saône-et-Loire une destination touristique où l’on reste, et non pas seulement que l’on traverse, telle est l’ambition de ce projet qui rejoint parfaitement celle de l’Agence de développement touristique et de promotion du territoire.

 

Source: 

http://montceau-news.com/saone_et_loire/60321-conseil-general-de-saone-et-loire-5.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le futuroscope vendu à la Compagnie des Alpes pour « abonder » le projet Center Parcs

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Loudun « Ils ne veulent pas de Center Parcs »

Posté par admin le 24 septembre 2010

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Mr Vallini Président du Conseil Général de l’Isère Méprise dans un interview à la presse les opposants à Center Parcs et ment grossièrement sur le dossier

Posté par admin le 19 septembre 2010

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Mr Vallini, président du conseil général de l’Isère se prive pour la première fois depuis 1997 du plaisir de déambuler au festival de l’Albenc pour fuir les opposants à Center Parcs qui y tenaient un stand

Posté par admin le 5 septembre 2010

Mr Vallini, président du conseil général de l’Isère et grand porteur du projet de Center Parcs de Roybon, qu’il a fait financer à hauteur de 15 millions d’euros le dit lui même ici: (vidéo intitulée foire bio à l’Albenc), « je suis là depuis 1997″. Là, c’est à dire au festival nature et environnement de L’Albenc .

Or, cette année, mr Vallini a brillé par son absence . Des personnes dans de multiples et convergents témoignages qui nous ont été faits sur le stand loué par l’association « Pour les Chambaran sans Center Parcs » et ailleurs durant cette foire bio nous en ont donné, amusés l’explication. Elle est simple et révélatrice de l’embarras du président du CGI et d’ailleurs de l’ensemble de cette structure face à la légitime et grandissante opposition de très nombreux riverains et isèrois à ce projet mégalomaniaque. Opposition aussi aux outrancières subventions publiques à ce projet privé. Mr Vallini, par peur d’être interpellé par les opposants à ce projet qu’il sait de plus en plus nombreux et déterminés a préféré fuir et avait même envisagé de tout simplement, pour la première fois depuis le début de cette foire bio, supprimer le stand du Conseil Général, de peur de le voir visité par les opposants à Center Parcs.

Ainsi donc, Mr Vallini, pourtant fin politicien et redoutable débatteur reconnu, a fui le dialogue direct avec des opposants issus de la société civile et porteurs d’une légitime colère contre ce projet. Projet dont il a imposé au conseil général mais aussi au conseil régional Rhone-Alpes avec l’aval de son camp politique, et les félicitations de l’UMP la réalisation et l’acceptation des subventions publiques exigées par le promoteur, la société Pierre et Vacances.

Depuis quelques temps l’embarras est palpable dans les rangs des promoteurs, initiateurs et défenseurs de ce centre de tourisme industriel . Le maire de Roybon, mr Bachasson, après avoir reçu un courrier de l’avocate récemment mandatée par l’association a fait voter dans l’urgence une  » motion de soutien » totalement inutile aux élus des communes riveraines, motion que la presse a du relayer. Mr Vallini fuit une réunion publique. Les agences immobilières ne vendent plus que timidement les cottages et L’entreprise Pierre et Vacances qui, il y a encore peu, déclarait que le Center Parcs De Roybon serait le dernier français en lance subitement et dans la précipitation un nouveau dans la Vienne après avoir mobilisé contre elle pour le même projet dans le Maine et Loire une association  qui les a vigoureusement renvoyés dans les cordes.


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- Center Parcs dans la Vienne  » sans triomphalisme  »

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Center Parcs abandonne la Loire et jette son dévolu sur la Vienne

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Le néocolonialisme durable ou la préservation des éco systèmes grâce à l’écotourisme.

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Des opposants au projet de Center Parcs dans les Pays de Loire

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- Quelques questions et leurs réponses relevant nos griefs contre la construction du Center Parcs de Roybon

Posté par admin le 14 avril 2010

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Compte-rendu et remarques sur la promenade du 11 novembre 2009 dans le bois des Avenières

Posté par admin le 2 décembre 2009

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7000 euros de subvention par cottage ou « je vais ailleurs »

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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site du DL

Posté par admin le 13 octobre 2009

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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site sillon 38

Posté par admin le 13 octobre 2009

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Aux portes du Paradis

Posté par admin le 7 septembre 2009

Aux portes du Paradis

Il y a tout juste un an, je m’efforçais de dénoncer un projet qui avait apparemment reçu l’approbation générale(1). Il s’agissait de la construction d’un Center Parcs et de la destruction du bois des Avenières à Roybon.
Depuis, de l’eau a coulé dans la Galaure et je voudrais maintenant revenir sur cette question. Pour cela il m’a semblé nécessaire de reprendre cette affaire, somme toute juteuse, depuis le début, en commençant par vous raconter une histoire.

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Lettre du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 24 novembre 2001, aux conseils de la société Pierre & Vacances relative à une concentration dans le secteur de l’hébergement touristique

Posté par admin le 18 août 2009

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- Les raisons de notre opposition au projet Center Parcs

Posté par admin le 29 juin 2009

 

 

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- Des ordures dans un couloir

Posté par admin le 13 octobre 2008

 

 

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