• Accueil
  • > Recherche : opposants au tourisme vert

Résultats de votre recherche

- Center Parc (Isère), super-golf (Landes) : la braderie des espaces naturels au nom de « l’attractivité du territoire »

Posté par admin le 17 mai 2015

Center Parc (Isère), super-golf (Landes) : la braderie des espaces naturels au nom de « l’attractivité du territoire »

 

Dans ces deux nouveaux Grands Projets Nuisibles portés à notre connaissance récemment, il ne s’agit plus d’irriguer quoi que ce soit, ni d’un aéroport, ni d’un centre commercial géant, ni de parquer mille vaches dans une ferme-usine, mais d’objectifs encore plus élitistes et plus menaçants pour de vastes zones naturelles humides recouvertes de forêts ou de landes : le tourisme haut de gamme. Ces deux cas sont celui du Center Parc de Roybon dans l’Isère et celui de Tosse, dans les Landes. Dans les deux cas, comme d’ailleurs à Sivens et à Notre-Dame des Landes, ce sont des barons locaux socialistes qui portent le projet, au nom du développement local, de l’emploi, et de « l’attractivité du territoire ». Mais je ne doute pas que des barons de droite fassent de même, n’hésitez pas à me les signaler.

ELITISME, PROJETS POUR LES PLUS RICHES

Projets « élitistes » et « tourisme haut de gamme », ai-je écrit. Cela devrait être une question sensible pour des élus socialistes. Henri Emmanuelli défend le projet de golf des Landes, à Tosse (avec tout ce qui va avec : hôtel de luxe, habitations, commerces, dessertes routières…) en évoquant « Palm Spring en Californie » (Politis, cette semaine), un « resort » qui n’est pas particulièrement réputé pour sa fréquentation populaire. Il se défend ainsi : « le monde du golf a évolué, on y voit des pratiquants de toutes sortes ». Je ne doute pas qu’il y ait eu des changements, mais selon la dernière enquête que je connais sur les pratiques sportives des Français, le golf comptait, en 2010, 500.000 pratiquants en France, environ 1 % de la population des plus de 18 ans. Chiffre à comparer avec les 26 millions de Français qui pratiquent régulièrement un sport, avec les 7 millions qui pratiquent un sport de raquette, autant pour les sports d’équipe. Je cite cette étude, qui s’intéresse aussi à la structure sociale des différentes pratiques sportives : « Les sports de riches sont : la voile, les sports d’eau douce (aviron, canoë-kayak), le golf ou les sports d’hiver. » Fermez le ban.

Même histoire pour les Center Parcs, dossier sur lequel le site Basta a publié un excellent article intitulé « Subventions indécentes, destruction de l’environnement, précarité de l’emploi : un « Center Parcs » suscite la colère ». J’en ai repris de courts extraits en annexe, mais lisez le tout. Ces lieux de vacances (dans le cas présent plus de 1000 cottages sur 200 hectares) sont certes en apparence moins élitistes que le golf, surtout celui de haut niveau qu’on veut nous vendre dans les Landes. Mais je fais quand même le pari que plus de 90 % de ceux qui y séjournent (et qui séjourneraient dans celui qui est en projet, plus huppé que la moyenne) font partie des 10 % les plus riches. J’attends un démenti et je m’engage à le publier s’il me parvient. S’agissant de la multinationale Pierre et Vacances, l’élitisme concerne aussi un aspect moins connu mais décisif : le modèle économique de ce groupe repose largement sur une niche fiscale (voir en annexe). Dans Pierre et Vacances, il y a vacances, mais surtout il y a l’investissement dans la « pierre », grosses niches à l’appui. A nouveau, je parie que plus de 90 % de ceux qui profitent de cette niche font partie des 10 % les plus riches.

Voilà pour le qualificatif « élitiste ». Venons-en à l’attractivité.

ATTRACTIVITE, PIEGE A… COLLECTIVITES

Le culte de l’attractivité du territoire est un piège à développement humain, social et écologique. Il est vrai que pour avoir eu deux occasions d’être à la tribune avec Henri Emmanuelli, une fois sur son terrain, une fois sur le mien, je n’ai pas senti vibrer en lui la moindre fibre écologique. J’ignore si cela a changé car c’était avant la « grande crise ». Il m’avait même qualifié de « pessimiste » lorsque j’avais fait état de mon inquiétude sur le monde dans lequel risquaient de vivre mes petits-enfants, en mettant en avant son propre optimisme. Dommage d’ailleurs, car sur bien d’autres aspects de la critique du néolibéralisme, nous étions d’accord.

Quoi qu’il en soit, ceux des élus locaux qui n’ont que l’attractivité à la bouche l’emploient dans un sens bien précis et bien réducteur : attirer des entreprises, des capitaux, mais aussi des touristes « venant de loin », car ceux-là dépensent plus que les autres en moyenne sur le territoire. Et ça, c’est bon pour le « développement local ». Ils sont capables de dépenser des sommes folles (voir l’annexe) pour « attirer » ces acteurs en sacrifiant des patrimoines naturels de grande valeur écologique ou esthétique, cette valeur qui ne se mesure pas en euros.

Or, « une autre attractivité est possible », celle qui fait du territoire un lieu du bien vivre durable, qui le rend attractif pour ceux qui y vivent, qui participent à sa vitalité, qui entendent bien y rester et y travailler, mais attractif aussi pour des visiteurs ou voisins qui y trouvent des beautés (naturelles, bâties et humaines) dont on a pris soin, et des valeurs que l’on partage, à l’opposé des valeurs élitistes à la sauce Palm Spring.

Mais l’emploi ? C’est important non ? Absolument, j’y ai même consacré cinq billets récemment. Or ce que mettent en avant les barons locaux « attractivistes », c’est un nombre absolu d’emplois qu’ils attendent, avec presque toujours un grand écart entre leurs attentes affichées et le résultat final. Or cette façon d’argumenter est socialement, écologiquement et surtout économiquement « insoutenable ». Socialement d’abord, parce que la qualité et la durabilité des emplois sont souvent douteuses (voir l’annexe), d’autant que ces grands élus n’ont aucun pouvoir sur la façon dont les groupes privés investisseurs vont créer et gérer les emplois promis. C’est comme avec le CICE…

Ecologiquement indéfendable ensuite : afficher avec fierté un nombre d’emplois attendus sans se préoccuper de la nature de l’activité et de ses dommages écologiques, cela devrait être désormais proscrit.

Mais surtout, même en ne retenant que le critère de l’emploi il est économiquement stupide de raisonner ainsi, dans l’absolu, sur un seul projet, sans réfléchir au « potentiel en emplois utiles » de la même dépense affectée à divers projets alternatifs. Or les opposants à ces deux projets ne manquent pas d’idées sur ce qui pourrait faire du bien dans ces territoires, sous la forme de dizaines de « petits et moyens projets utiles » dont l’ensemble serait bien plus riche en emplois ayant du sens dans des activités préservant l’environnement et le lien social. Si vraiment ces élus veulent mettre en avant l’emploi (de bonne qualité, utile et soutenable) alors chiche ! Qu’ils mettent en place des groupes de travail pluralistes issus principalement de la société civile : ces derniers trouveront en quelques semaines de quoi créer beaucoup plus d’emplois pour la même dépense publique. Voyez d’ailleurs en annexe les précisions indispensables sur l’économie du projet, le coût public exorbitant par emploi créé, et le fait que tout le modèle économique s’effondrerait s’il ne bénéficiait pas d’une scandaleuse niche fiscale.

ANNEXE : extraits du long article du site Basta sur le projet de Center Parc, par Sophie Chapelle

« Ce qu’il faut retenir, c’est que le projet va générer 468 équivalents temps plein », a récemment déclaré le maire, Serge Perraud, sur France 3 Alpes. Auxquels s’ajouteraient 349 emplois à temps partiel, d’après les chiffres communiqués par Pierre et Vacances. Soit 697 contrats au total. Des promesses d’emplois qui auraient conduit la commune de Roybon à « brader » au groupe 200 hectares de terrain « à 30 centimes d’euros le mètre carré au lieu de 18 euros pour le terrain constructible », selon le collectif Pour Chambaran sans Center Parcs. Le maire refuse pour l’heure de préciser le prix de la vente.

Une bouffée d’oxygène pour l’économie locale ? 48 % des emplois seront dans le secteur du nettoyage. Et certains seront très précaires : douze heures par semaine en moyenne, soit 370 euros par mois… Les collectivités – région Rhône-Alpes, Conseil général de l’Isère, communauté de communes, syndicat des eaux… – misent pourtant sur le projet en débloquant plus de 37 millions d’euros d’argent public.

Les contribuables mettent aussi la main à la poche via les niches fiscales qui permettent au groupe Pierre et Vacances d’attirer des épargnants pour acheter puis louer ses cottages aux vacanciers. Venez « investir dans l’avenir vert » invite ainsi ses dépliants. Acheter des locations meublées permet de bénéficier « jusqu’à 8 333 euros par an de réduction d’impôt pendant 9 ans ». Et ce, grâce au dispositif « Censier-Bouvard », une niche fiscale pour les loueurs de logement meublé que Pierre et Vacances met allègrement en avant pour revendre ses logements 230 000 euros minimum. « Le système permet de bénéficier d’un avantage fiscal de 11 % sur le prix de revient d’un investissement (plafonné à 300 000 €) et d’une récupération de la TVA », décryptent des élus Europe Écologie-les Verts, farouchement opposés au projet. Pour cela, l’investisseur, qui peut être un particulier, doit s’engager à louer son bien pendant 9 ans à un gestionnaire, en l’occurrence le groupe Pierre et Vacances. L’investisseur peut ensuite déduire de ses impôts jusqu’à 3 660 euros par an, et récupérer également la TVA (19,6 % sur la valeur du bien).

L’association d’opposants estime le montant cumulé des subventions publiques directes et indirectes à 113,9 millions d’euros. « Ramené au nombre d’emplois allégué (468 équivalents temps plein), cela donne un ratio de plus de 243 000 euros par emploi, dénonce Stéphane Peron. C’est plus de dix années de salaire payé d’avance, charges incluses : de quoi aider de nombreuses entreprises locales à embaucher du personnel de proximité à temps plein ! ». Le dispositif Censier Bouvard est vertement contesté par les élus et militants EELV. « Ce système a été maintenu par un amendement en séance de M. Cahuzac », dénonce Olivier Bertrand, conseiller général écologiste de l’Isère.

L’amendement au projet de loi de Finance 2013 a en effet été déposé le 14 novembre en séance par l’ancien ministre du budget, seulement quelques jours après avoir reçu en entretien le PDG de la multinationale Pierre et Vacances. « Le lobbying a dû être intense en coulisse », dénonce EELV qui a commandé un rapport sur cette niche fiscale. « Si ce dispositif tombe, c’est le financement même du Center Parc qui s’écroule », assure Olivier Bertrand.

Source:
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/12/06/center-parc-isere-super-golf-landes-la-braderie-des-espaces-naturels-au-nom-de-%C2%AB-l%E2%80%99attractivite-du-territoire-%C2%BB/

Publié dans Actualités, Archivage brut, Autres projets nuisibles et destructeurs, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Message du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs lu à la Marche des possibles, à Grenoble, le 2 mai 2015

Posté par admin le 12 mai 2015

Message du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs lu à la Marche des possibles, à Grenoble, le 2 mai 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Nul besoin d’un historique très long : dans le Jura à Poligny, comme au Rousset en Saône-et- Loire, Pierre & Vacances précise ses ambitions pour et sur nos territoires ― sur nos vies. Ici comme là-bas, le tourisme de masse tente d’étendre son territoire et ses logiques.

Voilà quelques mois, l’association le Pic Noir — qui regroupe des citoyens du secteur de Poligny — a commencé à demander des éclaircissements, puis exigé « du débat » autour de la possible création d’un futur Center Parcs. Si sa démarche affichait une certaine neutralité dans un premier temps ― ses demandes étant cantonnées à la possibilité d’être informée afin de se forger une opinion ―, elle a progressivement affirmé une opposition résolue à ce projet. Ainsi, un travail de collecte d’informations, de diffusion de contre-informations, d’organisation de réunions publiques a été mené par cette association.

Ce travail a sans doute permis de mettre une certaine pression sur le groupe Pierre & Vacances, qui ne souhaitait pas réitérer les erreurs stratégiques faites dans les Chambarans, et a sollicité la Commission nationale du débat public (CNDP) en 2014. Cette dernière a nommé une Commission particulière unique pour les deux sites du Rousset et de Poligny. Elle est donc en charge depuis le 23 avril d’organiser le « débat » jusqu’en juillet prochain. Sachant que Pierre & Vacances souhaite attaquer les travaux en 2017 pour ouvrir en 2019 ses deux nouveaux Center Parcs, on comprend mieux la nécessité pour eux d’en passer par l’illusion du débat pour en finir au plus vite, et passer enfin aux choses sérieuses…

Notre sentiment est que cette Commission est en réalité un instrument visant à la modification à la marge du projet dans le seul but de le rendre acceptable. Sa présidente Claude Brévan ne déclare-t-elle pas le 23 avril dernier (Le Progrès) que « l’objectif du débat est d’informer les gens et de leur permettre de réagir assez tôt aux éventuels problèmes, puis de faire des suggestions pour améliorer le projet » ?…

De notre côté, nous ne sommes pas là pour ça, et nous ne nous faisons aucune illusion sur la pertinence de ce débat « encadré », dont les manières, les sujets et le calendrier sont exclusivement aux mains d’une structure commanditée par Pierre & Vacances. Cette Commission définit le périmètre de la pensée et de la parole, les protocoles, en fait respecter « la charte » (cf. le site de la Commission : http://cp-poligny.debatpublic.fr). Elle veut en maîtriser le temps et les usages.

Nous souhaitons rappeler à toutes fins utiles que la possibilité du débat public n’a pas attendu ― et n’a pas à attendre ― un promoteur à qui l’État donne discrètement la main, pour avoir lieu. Ce cadre n’est pas le nôtre, et le périmètre du débat est pour le coup notoirement sous-dimensionné.

Selon nous, la lutte contre Center Parcs ne peut se dissocier d’une réflexion et d’une action plus larges sur les questions du travail, du chantage à l’emploi, de la croissance. Refuser Center Parcs, c’est aussi, collectivement, s’autoriser à interroger l’utilité ou la nocivité de ce travail, de son sens, de sa finalité. À Poligny, il ne s’agit pas tant de dénoncer le risque de mise en danger d’un espace protégé ― ou à protéger ―, que de soulever ces questions. Pierre & Vacances ne s’y est d’ailleurs pas trompé : la parcelle qu’il convoite se trouve hors zone Natura 2000, hors ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique), et ne laisse pas le moindre espoir de zone humide à brandir face aux engins de chantier. Mais quand bien même ce serait le cas, n’aurions-nous que cela à leur reprocher ?

Par ailleurs, cette parcelle de forêt est presque exclusivement composée de sapins plantés sur un sol acidifié par des décennies de monoculture obéissant à une gestion industrielle de la forêt. Autour du Fied, les tumulus et les murets de pierres sèches n’ont pas attendu Pierre & Vacances pour disparaître sous les assauts des pelles mécaniques et des subventions à une agriculture productiviste. Ce sont ces logiques déjà à l’œuvre que nous dénonçons aussi dans cette lutte. Center Parcs n’est pas seulement une menace, c’est la consolidation et l’intensification d’un monde marchandisé et artificialisé, dans lequel nous n’avons pas ― et ne voulons pas ― de place.

Fin avril, le représentant de Center Parcs expliquait que le choix de cette parcelle de conifères correspondait aussi au fait qu’il jugeait inenvisageable d’imposer à sa clientèle la présence d’arbres défeuillés durant plusieurs mois d’hiver, rappelant son souci de « l’habillage arbustif ». Nous voulons redire à Pierre & Vacances ― pour qui la nature est un habillage, un décor, un support commercial ―, que nous ne voulons pas habiter, fréquenter, travailler, façonner, vivre et subir un monde dans lequel l’eau coule à 29° toute l’année, et dans lequel les arbres ne perdent plus leurs feuilles pour raison de marketing appliqué aux loisirs. Ce monde est stérile, mort. Il n’a pour nous aucun attrait. Nous n’en voulons pas ; même contre la promesse d’y trouver trois cent emplois ― précaires de surcroît ―, ni même contre l’assurance d’y manger ou d’y écouler des produits locaux, bio, entre deux panneaux solaires.

C’est aussi la raison pour laquelle nous n’en appelons pas au développement durable face à Pierre & Vacances. Leur vocabulaire transpire le capital, ils sont le développement durable. Nous ne reconnaissons pas le périmètre vert de la tête de gondole du capitalisme comme pertinent pour tenter de le mettre en échec. Ce périmètre est défini pour nous par les gestionnaires et, à leur suite, par des élus zélés qui s’empressent de nous en vanter les mérites. À l’intérieur de celui-ci, nous ne respirons pas, nous suffoquons : le grillage ne convient pas à nos vies. Nous ne voulons plus nous ressourcer, mais comprendre, et dire pourquoi le travail nous y contraint.

Contrairement à ce que nous rabâchent les communicants de Center Parcs à Poligny, ce projet n’est pas celui de la population, mais le leur, et nous réfutons l’idée que nous soyons tous sur le même bateau, et l’idée selon laquelle nous pourrions ― ou devrions ― co- construire ce projet ensemble. Les salariés qui travaillent pour Center Parcs le savent, ils ne seront jamais ses « collaborateurs » ― comme on nous l’a martelé à longueur de discours à Poligny ― mais ses obligés, parfois ses esclaves. Nous savons d’ores et déjà ― n’en déplaise au président de la CNDP, qui n’imagine pas qu’on puisse avoir une idée toute faite avant la fin du «débat» ― qu’avec Center Parcs, on n’a pas seulement affaire avec des « développeurs » et des « exploitants », comme ils aiment à se qualifier, mais bien plutôt à des développants et des exploiteurs.

Certes, nous ne voulons pas bosser pour 320 euros par mois, mais nous voulons avant tout reprendre la main sur le sens que nous donnons à nos métiers, et à nos vies. Pour cela, nous sommes légitimes sans autre forme de procès (ou de commission).

À un univers clos, aseptisé, climatisé à 29°C, nous préférons le givre, les doigts gours dans les gants mouillés. Au confort de la bulle qui progresse à coup de bulldozers, nous opposons, parfois à tâtons, la possibilité d’une marche. Au travail obligatoire, nous préférons tenter l’autonomie. À l’exutoire, nous préférons la liberté. Center Parcs est l’émanation d’un tourisme doux ? Alors, qu’il gèle à Pierre fendre ! Nous n’avons chaud que de nous tenir ensemble, sur les ZAD … et ailleurs ― avec les gens d’ici … et d’ailleurs.

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Après le week end des 7 et 8 février à Roybon.

Posté par admin le 14 février 2015

Après le week end des 7 et 8 février. A Roybon.

 

Quelques questions :

 

Dimanche 8 février. 7 heures. Radio France Isère. Compte rendu de la journée du samedi, à Roybon, où les adversaires et les partisans du Center Parcs avaient prévu de manifester. «  Les deux camps voulaient montrer leurs muscles ». Annonce de la journée du dimanche : «  Les routes d’accès à la ZAD seront bloquées par des «  pro center parc ». Ils ont installé sept barrages filtrants sur les petits chemins menant au chantier. Une opération autorisée par la préfecture de l’Isère. » Vous avez bien lu et vous pouvez entendre en allant sur le site Internet de la radio. L’annonce n’a pas été répétée dans la journée, du moins je ne l’ai pas entendue, mais elle n’a pas, non plus, été démentie : le Préfet autorise les milices.

Dimanche 8 février. Dauphiné Libéré. Un arrêté municipal «  interdisant la circulation et le stationnement sur huit rues et chemins de la commune » a été pris pour interdire l’accès à la ZAD de Roybon. Qui a pris cet arrêté? Le maire ? Les adjoints ? Le conseil municipal ? Qui en a averti la population ? Qui a chargé «  les soutiens au projet de d’installation d’un Center Parcs dans la forêt de Chambaran » de s’organiser en supplétifs de la police? Des barrages leur permettaient d’arrêter les «  indésirables ». Ainsi une automobiliste, suspecte puisque sa voiture était immatriculée en Ardèche, a dû montrer ses papiers avant de pouvoir aller soigner ses chevaux. Ils lui ont signifié qu’elle avait deux heures pour s’acquitter de sa tâche. Voiture et conductrice ont par ailleurs été filmées. Un opposant au Center Parcs n’a pu franchir un barrage tenu par un ancien conseiller municipal. Les renards ont été contents : il allait les chasser ! Voiture et occupants d’un véhicule, ont été photographiés, à la demande – dixit le milicien – des renseignements généraux ! Les nombreuses forces de l’ordre semblaient accepter la concurrence. Ordre de la préfecture ?

 

Beaucoup d’inquiétude :

 

Depuis des semaines, ceux qui se qualifient de responsables traitent zadistes et simples opposants, d’extérieurs, d’étrangers, d’anarchistes, de terroristes, se vautrant dans l’illégalité….. Comment des esprits faibles n’en seraient ils pas perturbés ?

Jeudi 5 février la cabane marquant l’entrée de la ZAD a été incendiée. Deux cocktails Molotov seraient à l’origine de cet attentat. Inquiète, vendredi, j’ai téléphoné aux trois élus, les plus proches de Roybon, leur demandant de désavouer cet acte. Je suis une citoyenne de leur secteur. J’ai laissé un message en milieu de journée. J’ai rappelé le soir. Deux personnes étaient alors à leur domicile elles m’ont dit les avertir. Je n’ai pas eu de retour. Sans doute ont-ils des obligations importantes. Sans doute préparent-ils les futures élections. Sans doute aussi ne se sentent-ils pas concernés par les violences. Elles n’étaient que verbales jusque là, elles sont devenues effectives. Deux voitures, dans la nuit de samedi à dimanche, ont été incendiées au barrage de Dionay. Ces incendies seraient-ils le fait de  la personne qui écrit sur sa page «  face book » : « Il n’y a que le feu pour détruire cette vermine ».

Des pages sur Internet résonnent d’appels au meurtre. «  Faut les défoncer, ces merdes ». «  La pelle à neige en pleine gueule ! ». Deux personnes ont été agressées et blessées au visage. D’autres ont été menacées. Des pneus ont été dégonflés ou crevés à Roybon et alentours. Est-ce la façon de «  les emmerder un peu » comme le dit le président de l’association «  Vivre en Chambaran », dans des propos rapportés par le Dauphiné Libéré ?

A entendre certains habitants de Roybon, empêchés de rentrer chez eux faute de papiers d’identité, ne pouvant recevoir du matériel transporté dans un camion bloqué, ne se déplaçant dans leur propre village qu’en montrant patte blanche… on constate une exaspération certaine. Les opposants les plus déterminés au Center Parcs, opposants d’ici ou d’ailleurs, n’accepteront pas éternellement ce djihadisme brun. Ils peuvent eux aussi s’organiser. Est-ce ce que veulent les apprentis sorciers qui ont dressé les habitants les uns contre les autres ? Des batailles rangées ?

Dans un petit livre «  Matin Brun » – tiré à deux millions d’exemplaires ! – Frank Pavloff, qui vit actuellement en Isère, montre dans une fable, la montée du nazisme en Allemagne. Deux amis, nullement politisés, occupés de leur travail, de leur famille, heureux de se retrouver le soir autour d’une bière, discutent tranquillement. Ils ont accepté sans problèmes de se séparer de leur chien, puis de leur chat- à éliminer parce qu’ils ne sont pas bruns ! – D’acceptations en compromissions, ils se retrouvent dans un régime fasciste. Nous n’en sommes pas là. Mais quand une commune, et certains de ses habitants, s’autorisent à bloquer la circulation sans raison impérieuse et sans aucun contrôle, on a toutes les raisons de s’inquiéter.

 

« Nous sommes tous Charlie ! »

 

Une réunion devait se tenir dans un village proche de Roybon avec film, débats, promenades… ce samedi 14 février. Appelé à l’initiative d’un collectif de citoyens, «  Le Carnaval des grenouilles et autres sales bêtes », devait parler des zones humides. Cinq jours avant cette fête, l’adjoint au maire, chargé de la location des salles, a annulé son accord : peur d’être «  instrumentalisé à des fins anti centerparcs ». Devant un tel ridicule on pourrait rire. Pas après les protestations d’amour de la démocratie, de respect de la liberté d’expression, qui ont succédé aux assassinats du mois de janvier. « tous Charlie ! » Vraiment ?

 

Le préfet de l’Isère s’en va.

 

Il a été mis à la retraite. Est-ce son manque de discernement dans l’autorisation de la création d’un Center parcs ? Sa gestion désastreuse des tensions qui se sont manifestées ces dernières semaines entre partisans et adversaires de ce centre de tourisme ? La violence qui a coûté l’œil à un pompier lors d’une manifestation très violemment réprimée ? De toutes façons il s’en va et je ne pense pas que beaucoup d’Isérois le regrettent et le plaignent. D’autant que, devenu préfet «  hors cadre », si ses attributions restent mystérieuses, son traitement doit bien représenter le salaire de plusieurs travailleurs payés au minimum légal.

 

Ce départ est-il, de la part du pouvoir, un signe d’apaisement ? Il serait temps en effet que cessent diffamations, stigmatisations, agressions. Ceux qui se croient représentatifs parce qu’ils ont été élus, feraient bien d’agir avec un peu plus de responsabilité avant que ne survienne un drame.

 

 

A Roybon le 12 février 2015 ; Michelle Pistone.

 

 

 

 

Publié dans Actualités, Infos et témoignages de riverains, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Center Parcs de Roybon: « Pour que la France reste la France, nous devons continuer à construire », André Vallini

Posté par admin le 4 janvier 2015

Après les provocations de manuel Valls qui s’est transformé en VRP complice des défenseurs de l’aéroport de Notre Dame des Landes et de Pierre et Vacances et leur a fait des promesses en son nom, Revoila le triste sire Vallini, qui vient dans la presse réaffirmer son allégeance aux bétonneurs.
Son ode au productivisme pour le productivisme et ses menaces non voilées en direction des zadistes nous laissent de marbre.
En une seule phrase il a réussi à s’adresser avec cynisme et mépris à tous les opposants aux saccages du capitalisme.

Y’a un concours au gouvernement, pour décerner la médaille du plus servile serviteur de la société marchande ?

Center Parcs de Roybon: « Pour que la France reste la France, nous devons continuer à construire », André Vallini

Le secrétaire d’État à la Réforme territoriale et ancien président du Conseil général de l’Isère, André Vallini, estime que le Center Parcs controversé de Roybon doit être mené à terme « pour que la France reste la France ». Il l’a dit dans un entretien au Dauphiné Libéré, ce dimanche 4 janvier.

  • AFP
  • Publié le 04/01/2015 | 12:17
© AFP
© AFP
Pour l’ancien président (PS) du Département, le projet se fera car il « est attendu dans les Chambaran, l’un des territoires les plus défavorisés de notre département, où les 700 emplois, qui ne seront pas précaires, seront les bienvenus ». La suspension par le tribunal administratif d’un arrêté préfectoral autorisant le projet au titre de la loi sur l’eau n’est qu’ »une étape dans un parcours très long », affirme-t-il dans les colonnes du Dauphiné.

« Rendez-vous compte: c’est en 2007 que j’ai négocié l’implantation d’un Center Parcs en Isère, et sept ans plus tard, il n’est pas encore ouvert! En France, des réglementations trop lourdes et des procédures trop longues permettent d’entraver des projets portés par des élus du suffrage universel », regrette le secrétaire d’État.

« Pour que la France reste la France, nous devons continuer à construire des aéroports, des barrages, des autoroutes, des lignes de TGV, des équipements de tourisme », estime-t-il, en référence à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, au barrage de Sivens ou au projet de TGV Lyon-Turin.

Concernant le Center Parcs de Roybon, M. Vallini assure être « en lien permanent » avec la ministre de l’Écologie Ségolène Royal « qui connaît bien les Center Parcs, puisque sa Région, Poitou-Charentes, participe financièrement à celui qui ouvrira au printemps prochain dans la Vienne ».  »Elle a suggéré que l’on puisse revoir certains aspects du projet de Roybon et le PDG de Pierre & Vacances, Gérard Brémond, vient de déclarer qu’il y est prêt », affirme-t-il.

Quant aux opposants zadistes qui bloquent les travaux de défrichement du site depuis début décembre, « ils doivent savoir que l’État prendra, le moment venu, les dispositions nécessaires pour faire cesser cette illégalité », prévient M. Vallini.

Le projet de Center Parcs de Roybon prévoit la construction d’un millier de cottages autour d’une bulle aquatique tropicale au coeur de la forêt de Chambaran. Il pourra accueillir 5.628 personnes et doit permettre la création de 697 emplois, soit 468 postes « équivalent temps plein ».

.
.

Source:
http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2015/01/04/center-parcs-de-roybon-pour-que-la-france-reste-la-france-nous-devons-continuer-construire-andre-vallini-623828.html

 

Publié dans Archivage brut, Communication des institutionnels, Presse locale | 1 Commentaire »

- Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierreet Vacances ?

Posté par admin le 3 janvier 2015

.

Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierre & Vacances ? Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Communication, Presse, sites et blogs | 2 Commentaires »

- Manuel Valls bétonne avec Center Parcs

Posté par admin le 3 janvier 2015

.

Manuel Valls bétonne avec Center Parcs

EMILIE MASSEMIN (REPORTERRE)

vendredi 12 décembre 2014

Publié dans Actualités, Autres projets nuisibles et destructeurs, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

- De Sivens au Center Parcs de Roybon : stop aux grands projets inutiles, idiots et imposés (Yves Paccalet)

Posté par admin le 1 janvier 2015

De Sivens au Center Parcs de Roybon : stop aux grands projets inutiles, idiots et imposés

Publié le 31-12-2014 à 15h31 - Modifié à 15h42
 

Publié dans Actualités, Atteintes à la nature, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

- Center Parcs de Roybon : Pierre et Vacances prêt à un compromis (??…)

Posté par admin le 28 décembre 2014

C’est marrant, en 2010, déjà, le père Brémond avait dit à la presse, suite aux blocages juridiques, qu’il était prêt à rencontrer les opposants pour discuter ….
Son avion n’a jamais atterri en Isère !
Et Vallini, lui, avait nommé une médiatrice …
Sa voiture ne s’est jamais garée à Roybon, ah, si, une fois, pour aller essayer de voir des riverains un par un, ce qu’ils ont refusé !

Et de toute façon, personne ne parle « d’aménager » son projet …
Surtout quand le préalable est qu’il ne reviendra sur rien …

Il attend des suggestion des opposants ?
Nous, on en a bien une, mais elle est impolie …

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Presse nationale | 3 Commentaires »

- Derrière Center Parcs, un groupe en difficulté qui survit grâce aux cadeaux de l’Etat

Posté par admin le 20 décembre 2014

Derrière Center Parcs, un groupe en difficulté qui survit grâce aux cadeaux de l’Etat

ANDREA BAROLINI (REPORTERRE)

jeudi 18 décembre 2014

Publié dans Archivage brut, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Center Parcs de Poligny, les partisans finissent par faire une réunion publique.

Posté par admin le 20 décembre 2014

Center Parcs de Poligny : « on n’était pas obligé de faire ce débat »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

- Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Posté par admin le 15 décembre 2014

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics
(Crédit photo : Wikimedia)
Enquête – Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Roybon, dans l’Isère. Mais l’appétit du groupe Pierre et Vacances, derrière le projet, ne faiblit pas. Il prévoit même de « mailler tout le territoire ». Comment ? Explications.

Sur la place du village de Roybon, une banderole « Center Parcs, un avenir pour notre territoire » répond aux graffiti« Non au Center Parcs » qui longent les départementales iséroises. Chaque dimanche, des milliers d’habitants favorables au projet manifestent contre l’installation d’une ZAD (zone à défendre) par les opposants. Depuis que les tractopelles ont fait leur entrée, le 20 octobre dernier, dans la forêt des Chambarans, la paisible commune de 1 300 âmes est tiraillée.

Sous les projecteurs à cause de sa résonance avec Sivens, le projet de Roybon n’est pas une exception. Depuis le rachat du concept néerlandais de « tourisme nature » par Pierre et Vacances en 2001, les Center Parcs poussent comme des champignons sur le territoire français. De la Moselle à l’Eure, en passant par la Somme, l’Aisne et le Loire-et-Cher, cinq domaines accueillent déjà près d’un million de visiteurs chacun par an. D’ici à 2018, leur nombre devrait doubler. « Le principe de Center Parcs, c’est le tourisme de proximité. Nous ciblons les personnes qui vivent dans un rayon de 200 kilomètres, explique Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint du groupe Pierre et Vacances.On en construit tous les deux ans jusqu’à ce que le territoire soit correctement maillé. » Prochaine ouverture : le Center Parcs des Trois-Moutiers, dans la Vienne où les cottages sont déjà sur pied. Puis viendront ceux de Saône et Loire et du Jura, où les enquêtes publiques sont sur le point d’être lancées. Si tout se passe selon les plans de l’entrepreneur, dans quatre ans, dix minivilles d’une capacité d’accueil de 2 000 à 5 600 vacanciers, seront installées sur un total de 2 085 hectares de forêts. Center Parcs occupera alors la superficie de la ville de Chambéry.

Gourmande en terre, la branche « écotourisme » de Pierre et Vacances l’est aussi en argent public.« Le groupe est un champion des montages financiers », souligne Philippe Debard, chargé de mission à l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) de Lorraine, auteur d’une étude sur l’implantation du Center Parcs du Domaine des Trois forêts en Moselle. « Cela peut paraître surprenant, mais ici, le Groupe n’a déboursé que 25% du coût total du projet. » Sa stratégie, un brin alambiquée, est bien huilée. Explications.

Etape 1 : chercher un territoire déshérité

Loudun, dans la Vienne ; Roybon, en Isère ; Poligny, dans le Jura… Qu’ont en commun les sites sur lesquels le groupe Pierre et Vacances décide de s’implanter ? « Leur environnement naturel et la proximité de la clientèle, explique Jean-Michel Klotz, chargé du développement au sein de Pierre et Vacances Center Parcs. On regarde la zone de chalandise, les axes d’accès ferroviaires et autoroutiers », énumère-t-il encore. En resserrant la focale, un autre point commun émerge : le déclin économique qui frappe ces bassins de vie. Dans le cas isérois, « on parle d’une zone extrêmement déshéritée, ni touristique comme dans les stations de montagne, ni industrielle comme à Grenoble, explique Christian Pichoud, vice-président du conseil général de l’Isère chargé de l’économie touristique et de la montagne. On est donc très heureux que le Center Parcs vienne rééquilibrer les choses. » Dans la Vienne, le bassin d’emploi concerné « vit surtout de la production de melon », explique Joël Pageot, responsable du Pôle emploi de Loudun. Dans le Jura, l’affinage de comté reste le secteur qui offre le plus de débouchés. En Moselle, le territoire périclite depuis que l’usine de chaussures Bata est repartie en République tchèque. Quant au village de Roybon lui-même, qui par le passé vivait de l’industrie textile, le pronostic vital est engagé. « La moitié de la population a plus de 50 ans, le nombre d’habitants a chuté de 1 500 à 1 300 ces dix dernières années, note le maire, Serge Perraud. La Poste et la gendarmerie menacent de fermer, l’école est sur le point de perdre une classe, les banques projettent de retirer le dernier distributeur. L’EPHAD(Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr) est devenu le seul employeur du village : c’est l’exode. »

Les chiffres du ministère de l’Economie assombrissent encore le tableau : entre 2000 et 2012, la dette de la commune a explosé, passant de 599 à à 5 200 euros par habitant. Dans ces circonstances, les 900 000 euros de taxe de séjour annuelle que pourrait rapporter le complexe touristique sont plus que bienvenues. « Quand vous dites aux gens qui ont soif : “on va vous donner de l’eau”, ils ne s’interrogent pas sur la couleur de l’eau », lâche Myriam Laïdouni-Denis, porte-parole du groupe Europe Ecologie - Les Verts (EELV) en Isère.

Etape 2 : promettre des emplois…

« Ce type de projet crée des emplois non délocalisables, ça ne se refuse pas », confirme Denis Brunellière, conseiller pour les équipements touristiques au conseil général de la Vienne. Dans le département, les 600 postes à pourvoir ne sont pas passés inaperçus. « Avant même l’ouverture des recrutements, on avait reçu 2 500 candidatures spontanées », souligne Loïc Pageot,responsable Pôle emploi chargé du recrutement pour Center Parcs. Ce besoin criant d’activité était le même en 2010, lors de l’implantation du Center Parcs de Moselle. Sur les 600 salariés embauchés, 59% étaient auparavant au chômage et 11% bénéficiaient du revenu de solidarité active (RSA), selon l’Insee. Dans la Vienne, comme en Moselle, Center Parcs deviendra finalement le premier employeur du bassin d’activité.

« De l’emploi oui, mais quel emploi ? », s’interroge Myriam Laïdouni-Denis. A l’Insee, Philippe Debard confirme ses craintes :« Center Parcs, ce sont des petits salaires et des petits horaires ». Parmi les salariés du Center Parcs de Moselle, « 60% touchent le smic horaire, dont près de la moitié seulement 319 euros par mois, du fait d’un contrat de travail hebdomadaire de neuf heures, en tant qu’agent technique de nettoyage », lit-on dans son étude. Ainsi, les 697 emplois promis par Center Parcs en Isère tombent à 468 une fois convertis en équivalents temps plein. « Ce sont des postes en pointillés, qui impliquent beaucoup de trajets », souligne Myriam Laïdouni-Denis. « Il y a des gens à qui cette organisation convient très bien, rétorque Christian Pichoud, défenseur du projet au sein du conseil général de l’Isère. Et contrairement aux stations de ski, ce sont des emplois à l’année, il n’y a pas de lits froids. » Son dernier argument : la taille du groupe, qui « implique la présence de représentants du personnel et constitue une garantie sur les conditions de travail ». Un optimisme qui résiste mal à l’examen des Center Parcs existants. En Moselle, l’Insee a relevé un turnover de 30% chez les employés, tandis que, ces dernières années, la vie du Center Parcs de l’Aisne a été émaillée par des conflit sociaux, les salariés dénonçant en 2012 « de graves problèmes de salaires et de conditions de travail », selon les mots de la CGT. Ce bilan sévère mérite tout de même quelques nuances. Les salariés de Center Parcs bénéficient d’un treizième mois et d’embauches pérennes. « A Roybon, 80% seront en CDI », souligne Jean-Michel Klotz, de Pierre et Vacances.

… et des retombées économiques

« Au-delà des emplois directs créés sur le chantier, puis sur le site, l’implantation d’un Center Parcs entraîne, pour nos territoires ruraux, de fortes retombées économiques », poursuit Denis Brunellière, au conseil général de la Vienne. « Les offices du tourisme et les commerçants se réjouissent de voir les vacanciers arriver par milliers », note Joël Pageot, à Pôle emploi. Seul bémol, Pierre et Vacances promet des séjours passés à buller plutôt qu’à vadrouiller. « Le système incite à vivre en vase clos », résume Philippe Debard, de l’Insee. Une étude réalisée par le groupe en 2012 auprès des vacanciers du domaine de Laon, dans l’Aisne, confirme : 76% d’entre eux n’envisagent pas d’escapades hors du site. « On observe clairement une tendance chez les consommateurs à préférer l’expérience simulée, vécue dans un contexte de plus en plus spectaculaire et extravagant, à la réalité », note Antonnella Caru, chercheuse en marketing dans un article paru dans La revue française de gestion. Une analyse contredite par Center Parcs. « Comme les séjours s’allongent, les gens passent plus facilement une journée à l’extérieur », assure Jean-Marie Klotz.« Même si les sorties ne concernent que 10% des visiteurs, 10% sur 300 000, c’est toujours ça de pris, rétorque le maire de Roybon. Ça pourra aider le jeune boucher qui vient de s’installer à tenir sur la durée. » Le commerçant ne pourra miser que sur ces quelques vacanciers échappés. Pour nourrir, sur place, ses milliers de résidents, Pierre et Vacances fait appel à Eléor, l’un des leaders mondiaux de la restauration collective.

Malgré ces occasions manquées, l’impact sur le territoire n’est pas nul. En Lorraine, l’Insee dénombre « une trentaine d’emplois générés par l’activité du domaine, et plus de 90 emplois par la consommation de ses salariés ». Dans le Jura, certains regardent ces promesses de dynamisme d’un œil inquiet : « Si les gens viennent s’installer ici, c’est pour être tranquilles, estime Véronique Guislain, présidente du collectif de vigilance citoyenne Le pic noirUne ville qui se crée du jour au lendemain et 2 000 personnes qui arrivent et repartent en voiture chaque semaine, c’est un sacré bouleversement dans un milieu rural paisible. Parce que, ici, 2 000 habitants, c’est une ville », précise-t-elle dans un rire franc.

Etape 3 : se faire désirer 

Tandis que ses projets se concrétisent dans l’est, Pierre et Vacances prospecte dans le Lot-et-Garonne. « Pour faire en sorte que les Toulousains et les Bordelais puissent profiter du concept », explique Jean-Marie Klotz. Entre les communes des Landes, de Gascogne et celles du Val-d’Albert, semaine après semaine, la presse locale relaie les appels du pied des élus et les hésitations du promoteur. La Saône-et Loire et le Jura ont connu cette phase de suspens. « Que le meilleur gagne », lançait en 2012 Rémi Chaintron, président du conseil général de Saône-et-Loire, à l’époque convaincu que le groupe trancherait entre les deux projets. Finalement, les deux ont été retenus. A la région Rhône-Alpes, on parle même, sous couvert d’anonymat, de « chantage à l’implantation et à la création d’emplois », avant de nuancer : « c’est un cas classique de mise en concurrence territoriale : si le Center Parcs ne trouve pas son compte ici, il ira s’implanter ailleurs ».

Etape 4 : faire financer les infrastructure par les partenariats public-privé

Pour décrocher la timbale, les élus sont donc prêts à débourser. D’un territoire à l’autre, leur soutien prend des formes variées. Dans la Vienne, les collectivités se sont laissé tenter par le partenariat public-privé. « Le complexe touristique passe par une Société d’économie mixte (SEM), qui réunit l’ensemble des collectivités », explique Denis Brunellière. Dans un premier temps, chacun verse son obole : 19,3 millions pour le département, 13 pour la région Poitou-Charentes et 1 million pour la communauté de communes. A cela s’ajoutent 15 millions de subventions versées directement par l’Etat. Une fois cette somme rassemblée, les collectivités peuvent lever des fonds auprès d’investisseurs publics ou privés, comme le Crédit agricole ou la Caisse des dépôts et consignations. Finalement, les 138 millions d’euros de coût d’infrastructures seront pris en charge par la SEM, dans laquelle Pierre et Vacances n’a pas mis un sou.

En Isère, le montage financier diffère. Le département se porte directement acquéreur, pour 7 millions d’euros, des parties communes du futur complexe. De son côté, la région Rhône-Alpes a décidé de verser, en 2009, une subvention du même montant, au titre du soutien à l’emploi et au développement durable. « Dans le cas où le projet se poursuit, c’est grâce à cet investissement que les cottages pourront être certifiés HQE, haute qualité environnementale » explique-t-on au sein du conseil régional. De son côté, le syndicat des eaux investit gros pour construire une nouvelle station d’épuration – « dimensionnée selon les besoins de Center Parcs », selon Christian Pichoud – et pour rénover le réseau d’eau existant. « On en avait bien besoin, on avait 70% de déperdition », se justifie Serge Perraud, le maire de Roybon. A l’image des autres collectivités, la commune se plie en quatre pour accueillir Center Parcs. Pour les besoins du projet, le plan local d’urbanisme a été révisé et le terrain sera vendu 30 centimes le mètre carré, contre 18 euros pour les particuliers. « Ce terrain n’aurait de toute façon rien rapporté, se justifie Serge Perraud. Là, on gagne 600 000 euros, ce n’est pas rien. Et on considère que ce prix attractif est un investissement. » De son côté, Center Parcs revendra ses cottages plus de 3 000 euros le mètre carré.

Etape 5 : faire financer les cottages à grand renfort de niches fiscales

On touche alors la deuxième astuce du groupe. Center Parcs ne finance pas lui-même ses résidences hybrides, à mi-chemin entre le bungalow et le chalet. « On vend des hébergements à des investisseurs privés, institutionnels ou particuliers », explique Jean-Marie Klotz. Cette trouvaille née dans les années 1970 et baptisée « nouvelle propriété » est l’idée phare de Gérard Brémond, l’inoxydable pédégé de Pierre et Vacances. Un système qui a, lui aussi, largement bénéficié de la générosité des pouvoirs publics. Le principe ? L’acquéreur du cottage signe un bail pour neuf ans pendant lesquels Pierre et Vacances gère le bien et lui reverse un loyer. Pendant toute cette période, le propriétaire bénéfice d’attractives réductions d’impôts, la niche dite « Censi-Bouvard ». Mis en avant sur le site du groupe, ce dispositif permet au propriétaire de se voir exonérer jusqu’à 3 666 euros d’impôts par an pendant neuf ans tout en récupérant la TVA de son investissement.« Pour les EPHAD, ces déductions d’impôts ont une justification sociale », estime Jean-Marie Chosson, élu EELV à la région Rhône-Alpes. « Mais les plus gros bénéficiaires sont les mastodontes du tourisme. » Fortement contesté par quelques députés, le dispositif devait arriver à échéance en 2012 et disparaître alors de sa belle mort.

C’était sans compter l’influence de Gérard Brémond. Le 30 octobre 2012, l’homme d’affaires était reçu dans le bureau de Jérôme Cahuzac (voir l’agenda de ce dernier ). Le 14 novembre, celui qui était alors ministre délégué au Budget présente, devant l’Assemblée, un amendement prolongeant le dispositif Censi-Bouvard. Le texte est adopté dans la foulée. En matière de lobbying, le pédégé de Pierre et Vacances n’en serait pas à son coup d’essai. Selon le journal Les Echos qui, en 2007, dressait son portrait, certains textes sont surnommés « les amendements Brémond » dans les couloirs de l’Assemblée.

Pourtant, les vents jusqu’ici favorables à Pierre et vacances pourraient tourner. En 2012, le montant d’abattement fiscal du dispositif Censi-Bouvard est passé de 25% à 11% de la valeur du bien. « La dynamique fiscale est moins forte, reconnaît Jean-Michel Klotz, le modèle va évoluer. » Dans les Center Parcs en projet, comme ceux de la Vienne et de l’Isère, les investisseurs institutionnels, non concernés par la niche fiscale, achètent plus de cottages que les particuliers. Parmi eux, des mutuelles, des banques et la Caisse des dépôts et des consignations. « C’est encore pire que des niches fiscales, c’est un établissement public qui verse directement de l’argent à Center Parcs,s’emporte Stéphane Peron, ancien conseiller fiscal qui a pris la tête de l’opposition au Center Parcs de Roybon. La CDC est censée utiliser l’épargne des Français, notamment le livret A, pour financer des projets d’intérêt général, comme le logement social. Là, elle sert clairement un intérêt privé. »

Niches fiscales, investissements institutionnels, subventions et participations directes des collectivités, agacent profondément Jean-Marie Chosson. « Avec tout cet argent, on pourrait soutenir l’artisanat, les Scop, renforcer des circuits courts, développer un écotourisme mieux réparti sur le territoire et mettre en avant les atouts de la région », souligne l’élu. Sur cette dernière mission, Pierre et Vacances répond présent. « Les tenants du projet disent qu’il est représentatif de l’identité jurassienne, souligne Véronique Guislain, à Poligny. Avec une bulle tropicale à 29°C ? Je reste perplexe… »
.
.
Source:
http://www.terraeco.net/Pour-faire-grossir-sa-bulle-Center,57736.html
.
.

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Un nouveau barrage de Sivens ? (Fabrice Nicolino)

Posté par admin le 6 décembre 2014

Un nouveau barrage de Sivens ?

Publié le 3 décembre 2014

Cet article a été publié par Charlie Hebdo le 26 novembre 2014

Les socialos sont impayables. À Roybon, dans l’Isère, ils soutiennent un projet touristique qui passe par la destruction d’une zone humide, exactement comme dans le Tarn. Pour mettre à la place une bulle tropicale à 29 degrés et une rivière « sauvage » en plastique bleu.

Ces enfoirés sont en train de tout saloper. Maintenant, au moment même où vous lisez Charlie. Les engins de chantier de Pierre et Vacances – on va reparler de ces amis de l’homme – travaillent le week-end, les jours fériés, la nuit, pour créer l’irréversible. Depuis le 20 octobre, le chantier du Center Parcs de Roybon (Isère) bousille, hectare après hectare, le bois des Avenières, au bord de l’immense  forêt de Chambaran. Daphné, une jeune nana, au cours d’un rassemblement sur place le 17 novembre : « On n’a plus vraiment le temps d’attendre les recours légaux, et donc, on est un peu forcés de désobéir à la loi pour ralentir et stopper ce chantier ». Le résultat des deux recours sera connu dans une dizaine de jours, et les écrabouilleurs espèrent, dans tous les cas, qu’il n’y aura plus rien à sauver.

Séance décryptage : le 4 décembre 2009, le conseil général d’Isère – socialo, comme celui du Tarn – signe un protocole d’accord avec une transnationale du tourisme de masse, Pierre et Vacances (voir encadré). On déplie le tapis rouge pour une opération officiellement destinée à « équilibrer l’activité touristique » dans la partie Ouest de l’Isère, grâce à « la réalisation d’opérations significatives, à fort impact économique ».

Dans les faits, il s’agit de fourguer 200 hectares, dont une grande partie constituée d’une zone humide forestière, d’une très grande valeur écologique. Le village de Roybon – moins de 1300 habitants en 2011 -, propriétaire des lieux, accepte de vendre, probablement appâté par une taxe locale d’équipement de 1,2 million d’euros, suivie d’une taxe foncière de 500 000 euros chaque année. Passons au magnifique projet. Il s’agit d’installer douillettement un millier de « cottages » en bois, avant de faire venir 5 000 victimes en flux tendu pour se ressourcer « en pleine nature » à la sauce Pierre et Vacances. Après avoir détruit la vraie, cette emmerdeuse de toujours. Compter quand même de 600 à 800 euros pour une semaine et quatre personnes.

La très goûteuse cerise s’appelle AquaMundo, qui est le cœur même du « village ». C’est tellement con que ça décourage la moquerie. On créerait une bulle tropicale à 29 degrés – sur place, le thermomètre peut descendre à – 20 degrés -, traversée par une « rivière sauvage » en plastique bleu, qui sinue entre piscines et bassins surmontés de palmiers. Comme le dit sur le ton juste la publicité officielle, « admirez les poissons dans le bassin aux coraux et détendez-vous dans nos Centres Health & Beauty, Nature & Spa. Et si toute cette eau vous a donné soif, l’Aqua Café est là pour vous désaltérer et vous restaurer ».

On se demande dans ces conditions idylliques-là pourquoi il y a des opposants. Toutes les associations historiques sont vent debout, à commencer par la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, http://www.frapna-38.org/thematiques/center-parcs-roybon.html). Mais les opposants les plus directs se retrouvent dans Pour les Chambaran sans Center Parcs (PSCCP,http://www.pcscp.org), notamment pilotée par Stéphane Peron, un informaticien venu de la région parisienne. Dans le clair-obscur de la bataille en cours, des Camille – nom générique donné aux jeunes opposants, de Notre-Dame-des-Landes à Sivens – poussent comme autant de champignons. Des actions illégales – sabotage du piquetage du chantier – ont déjà eu lieu, mais on va probablement vers des affrontements. « Deux collectifs viennent de naître, précise pour CharlieHenri Mora, opposant de toujours. L’un sur place, l’autre à Grenoble. Ce n’est pas un secret : il y a parmi eux des illégalistes ».

Il faut dire que Pierre et Vacances s’assoit avec bonhomie sur l’enquête publique, en général sous contrôle, mais qui a tourné à l’horreur pour les amoureux des palmiers et poissons violets. Organisée du 14 avril au 28 mai, elle a recueilli 727 observations – ce qui est beaucoup – dont 60 % défavorables. Comble de tout, la commission d’enquête chargée de statuer sur le projet a publié en juillet un rapport de 25 pages dévastateur. Non contente de donner à l’unanimité un avis défavorable, elle détaille en 12 points les raisons de son opposition.

Charlie ne peut insister, et c’est dommage, car pour une fois, c’est beau (1). L’étude préalable, à la charge de l’aménageur, aura été brillantissime, car dit le texte, « la commission relève des affirmations régulières d’absences présumées d’impact avant tout inventaire ». Le principe est connu : qui ne cherche pas ne trouve rien. Autre point admirable, celui du destin des flots tropicaux. Car n’oublions jamais qu’il faut vider les chiottes, un jour ou l’autre. Or pour remplir tout AquaMundo, il faut entre 3100 et 3700 mètres cubes d’eau. Dans une région qui connaît, soit dit en passant, des sécheresses saisonnières récurrentes.

Où vidanger ? Pour des raisons sanitaires, il faut tout évacuer au moins deux fois par an. Quels produits chimiques contiendra la bouillie ? Nul ne le sait, mais en tout cas, on bazardera le tout dans un plan d’eau voisin, après avoir attendu que la température tahitienne baisse à un niveau jugé convenable. De là, le vomi gagnera un cours d’eau, puis sans doute, beaucoup plus loin, le Rhône. Et où pompera-t-on les centaines de mètres cubes – entre 613 et 1200 – nécessaires chaque jour pour abreuver les taulards des vacances ? En bref, estime la commission, « la multitude d’incertitudes, d’incohérences, voire d’incorrections, que comporte le dossier d’enquête au titre de la « loi sur l’eau » (…) confère un caractère rédhibitoire au projet en l’état ».

Malgré tout cela et tant d’autres choses, passage en force, soutenu par deux secrétaires d’État socialistes de la région : André Vallini, qui a failli devenir Garde des Sceaux, et Geneviève Fioraso, scientiste hors concours. Sivens le retour ?

(1) Le texte complet : http://www.isere.gouv.fr/content/download/20051/136634/file/Conclusions

ENCADRÉ

Les Center Parcs poussent comme des champignons

Pierre et Vacances, la transnationale derrière le projet de Roybon, pèse près d’1 milliard 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ce mastodonte emploie 7500 salariés et « gère » au total 231 000 « lits ». La Côte d’Azur doit beaucoup à Pierre et Vacances, l’un des plus grands bétonneurs des côtes françaises.

Créé en 1968 par le néerlandais  Sporthuis Centrum, le « concept » des Center Parcs et les villages existants ont été rachetés par Pierre et Vacances en 2001. Il existe à ce jour, en Europe, 25 Center Parcs. En France, quatre sont ouverts, deux sont plus ou moins commencés, dont celui de Roybon, et trois sont en projet dans le Jura, dans le Lot-et-Garonne et en Saône-et-Loire.

Dans ce dernier département, la bagarre a dé jà commencé autour du collectif du Geai du Rousset (http://centerparc-le-rousset.org), qui proteste contre les 80 millions d’argent public qui pourraient être engloutis dans ce projet privé. Et réclame comme tous ceux qui vomissent les Center Parcs, « l’abandon de ces projets inutiles et coûteux ». Dans le Jura, la mobilisation a elle aussi commencé, et certains pensent déjà à une coordination nationale des opposants aux Center Parcs.

Sauf grosse surprise, Pierre et Vacances commence un long chemin de croix.

Source:
http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1836

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

- Subventions indécentes, destruction de l’environnement, précarité de l’emploi : un « Center Parcs » suscite la colère

Posté par admin le 4 décembre 2014

Subventions indécentes, destruction de l’environnement, précarité de l’emploi : un « Center Parcs » suscite la colère

PAR SOPHIE CHAPELLE 4 DÉCEMBRE 2014 Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Dans les sites et les blogs | 1 Commentaire »

- Center Parcs de Roybon : élus, zadistes, écolos… qui veut quoi ?

Posté par admin le 4 décembre 2014

Center Parcs de Roybon : élus, zadistes, écolos… qui veut quoi ?

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse nationale | Pas de Commentaires »

- Center Parcs de Roybon: le maire de Grenoble dénonce un «projet préhistorique»

Posté par admin le 2 décembre 2014

.
Center Parcs de Roybon: le maire de Grenoble dénonce un «projet préhistorique»

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Communication des institutionnels, Les partis, les associations et Center Parcs | 1 Commentaire »

- A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé

Posté par admin le 27 novembre 2014

A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé

ANDREA BAROLINI (REPORTERRE)

mercredi 26 novembre 2014 Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs | 1 Commentaire »

- Pas de loisirs « nature » sans passage au préalable d’un troupeau de bulldozers

Posté par admin le 13 novembre 2014

Pas de loisirs « nature » sans passage au préalable d’un troupeau de bulldozers

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Plasne s’interroge sur le projet de Center Parcs de Poligny

Posté par admin le 8 novembre 2014

Plasne s’interroge sur le projet de Center Parcs de Poligny

Mercredi 29 octobre 2014
Le projet de construire 400 bungalows en forêt de Poligny impacte déjà les habitants de Plasne, l’un des trois villages riverains où le Pic noir, association d’opposants au projet, a tenu une première réunion publique.
Le Pic noir à Plasne

Marie-Hélène, animatrice efficace d’une réunion où tous les avis ont pu s’exprimer. ph DB

C’est peu dire que le projet de construction d’un village de vacances Center Parcs en forêt de Poligny est venu perturber le village de Plasne. En bordure du premier plateau, cette commune agricole dispose d’une dynamiquecoopérative à comté dont un quart en production bio. Une trentaine de producteurs de lait de plusieurs villages voisins la composent. Lors d’une première réunion réservée aux agriculteurs et à quelques habitants invités, initiée par le maire Hubert Mottet, les représentants de Pierre&Vacances avaient fait miroiter un nouveau débouché pour la fromagerie, celui des locataires des quelque 400 maisonnettes qu’il est question de construire dans la forêt toute proche.

Jeudi 24 octobre, Hubert Mottet est venu à la réunion organisée par le Pic noir, l’association qui doute sérieusement de l’utilité de l’équipement touristique et milite pour une information un peu plus critique à l’égard des promesses du promoteur et des collectivités locales qui lui déroulent le tapis rouge. « Les trente maires de la communauté de communes sont tous pour », a-t-il notamment indiqué après la présentation du Pic noir. Il a apporté des précisions quant aux interrogations sur l’assainissement. On a ainsi découvert, après l’hypothèse de l’envoi des eaux usées à la station d’épuration de Poligny, par des tuyaux descendant puis remontant sur plusieurs kilomètres, que le doublement de capacité de la station de Plasne était à l’étude.

N’allez pas croire que la forêt de Poligny est près de la petite ville, au pied du premier plateau au niveau de la reculée de Vaux. Non, la forêt de Poligny est justement sur la plateau, 200 m plus haut, à une dizaine de kilomètres de la ville, entre trois petits villages : Plasne, Baretaine et Le Fied.
Plasne est au bord du plateau, Baretaine à quelques encablures du haut de la reculée de Vaux, Le Fied carrément sur le plateau…

Deux hypothèses pour les eaux usées

Opposant au projet, Guy Mottet, le frère d’Hubert, est aussitôt monté au créneau. Tous deux paysans, ils ont eu un débat agronomique sur l’épandage des boues supplémentaires que ne manquerait pas de produire la station. Pour Guy, agrobio, militant à la Confédération paysanne, cet épandage « pose problème, notamment aux producteurs bio, mais aussi parce que la zone de l’AOP comté est excédentaire en azote ». « Il n’y a pas d’azote dans ces boues, et elle est valorisée », a répliqué Hubert. « Mais si, il y a nitrification, ça donne de l’azote ammoniacal, il y a beaucoup d’azote dans ces boues », a maintenu Guy. « Très peu », a soutenu Hubert.

Il a aussi dévoilé les raisons de l’étude des deux solutions : « Poligny aurait davantage d’aides de l’Etat. Si c’est sur Plasne, le financement serait différent car c’est le pollueur majoritaire [donc Center Parcs] qui paierait le plus. S’il y a possibilité de traitement à Plasne, le conseil décidera… » Une voix s’élève au fond de salle : « Référendum ! » Un habitant s’inquiète : « le Conseil général risque de privilégier Plasne car il paiera moins cher que si c’est à Poligny… »

« Faudrait-il payer l’assainissement ? », demande une habitante. « Possible », répond Hubert Mottet, « ça ferait peut-être des économies d’échelles, mais je n’en sais rien… Une station d’épuration coûte cher aux habitants… » Atale Mottet, épouse de Guy et passionaria du Pic noir, s’engouffre dans la brèche : « Ils sont gonflés ! Les retombées seraient pour la communauté de communes et Poligny, et les emmerdements sur Plasne ! »

Le maire : « On subit les choix »

Hubert Mottet en convient : « On subit les choix, Poligny vend le terrain, Pierre&Vacances a choisi l’endroit à un quart d’heure de plusieurs petits sites touristiques… Je ne sais pas s’ils nous disent vrai en annonçant que les touristes vont sortir du Center Parcs… » Antoine Bérodier, un militant du Pic noir assure que « ce n’est pas le concept de sortir ». Hubert est perplexe : « Ils nous ont dit que les activités coûtent cher et qu’ils vendront des excursions, je suis sceptique ». « C’est invérifiable, ils tiennent le même discours en Saône-et-Loire où le secteur est moins attractif sur le plan touristique, c’est des paroles », s’exclame un habitant.

Un autre problème est dans la tête des quelque quarante personnes. Si le Center Parcs se fait, il faudra faire le remembrement. Ne serait-ce pour revoir les trajets des troupeaux vers les pâturages. Aujourd’hui, ils empruntent les routes alentour, parfois sur un kilomètre. Les gens du coin ont l’habitude de patienter quelques minutes, mais le statut quo parcellaire est inimaginable avec plusieurs centaines de véhicules lors des chassés-croisés des départs et arrivées au Center Parcs. Et le chasse-croisé des camions pendant les travaux ? A l’évidence, il y a là un os. Une association foncière a beau avoir été créée ces derniers temps pour commencer à étudier le remembrement, celui-ci ne se décide pas d’un claquement de doigts. Il y en a bien pour « quatre ou cinq ans », souligne Hubert Mottet en pesant bien ses mots : « sans aménagement foncier, ce n’est pas gérable avec douze exploitations, et je serais pas du même avis… »

« Serait-on contre un projet à Saint-Julien ? »

Une dame qui avait écouté avec attention depuis plus de deux heures se tourne vers le maire : « Comment ça se fait que ce ne soit pas toi, Hubert, qui nous ait consultés, qui ait eu l’idée de cette réunion ? Tu pensais peut-être la faire plus tard ? » Hubert Mottet sent que se joue un moment important pour le village. Il a été convainquant en expliquant qu’on pouvait raccorder le Center Parcs au syndicat des eaux du Centre-Est qui peut fournir 470 m3 supplémentaires par jour. Posé, réfléchi, il entend rester arbitre, essayer de voir si le projet peut se faire sans trop de dégâts : « C’est difficile d’adhérer à l’association car elle est contre. Si le projet était à saint-Julien1, serait-on contre ? »

De la réponse à la question, découlent non plus l’intérêt local, mais une conception plus générale du tourisme, des équipements. Ce débat a aussi eu lieu, un peu plus tôt dans la réunion quand le projet a été décortiqué et son montage financier exposé. Selon le Pic noir, les 300 emplois annoncés sur le site représentent 255 équivalents temps plein et il n’est pas sûr que ce soient des Jurassiens qui les occupent. Et surtout, un chiffre fait frémir : le financement public de l’opération, quand on additionne les subventions, les crédits d’impôts et l’exonération de TVA, est estimé à 88 millions d’euros. Autrement dit, 344.300 euros par emploi créé.

C’est que Pierre&Vacances, assurent les opposants, ne peut survivre qu’en pratiquant la fuite en avant, en construisant de nouveaux équipements pour les louer. « C’est l’activité montagne qui est en déficit, mais les Center Parcs marchent bien », avait répondu Hubert Mottet à Antoine Bérodier qui avait expliqué les difficultés du groupe. N’empêche, notre propre calcul arrive à un chiffre à peine inférieur que nous avions soumis il y a quelques jours à la présidente de région, Marie-Guite Dufay. Elle ne l’a pas contredit, répondant même : « je sais, c’est une faiblesse du dossier… »

La petite musique du chantage

Il y a enfin une petite musique qui commence à ne pas trop plaire aux oreilles de plusieurs habitants. C’est Guy Mottet qui a mis les pieds dans le plat : « je ne comprends pas qu’on conditionne les attentes du secteur au Center Parcs, ça devient du chantage ». De quoi s’agit-il ? De l’amélioration de la route tellement défoncée qui monte de Poligny qu’elle en devient dangereuse. « Quand on demande l’amélioration de la route, on nous rit au nez et on nous dit : attendez le Center Parcs et 2018 », dit Florence Bérodier, conseillère municipale. « Il y avait aussi un projet de passage alterné pour rallentir les véhicules, mais avec le Center Parcs, il faudra l’élargir », souligne Hubert Mottet. Tout en faisant le remembrement dont il chiffre le coût à 2 millions d’euros…

Le prix de l’acceptation du projet ? Pas sûr : « si tout le monde est contre ici, que se passera-t-il ? », dit quelqu’un. Antoine Bérodier l’assure : « les conseils municipaux ne doivent pas attendre que les choses tombent d’en haut, mais être offensifs. Pas forcément pour contrer, mais pour ne pas subir ».

1.à une cinquantaine de kilomètres plus au sud

Source:
http://factuel.info/article/plasne-sinterroge-sur-projet-center-parcs-poligny-001400

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- ROYBON – LE FONDATEUR ET PRÉSIDENT DE PIERRE ET VACANCES S’EST ADRESSÉ AUX CONSEILLERS GÉNÉRAUX DE L’ISÈRE

Posté par admin le 5 novembre 2014

ROYBON – LE FONDATEUR ET PRÉSIDENT DE PIERRE ET VACANCES S’EST ADRESSÉ AUX CONSEILLERS GÉNÉRAUX DE L’ISÈRE

Center Parcs : une lettre pour expliquer le projet aux élus

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D’OPPOSANTS, « LE GEAI DU ROUSSET », INFORME HONNETEMENT LES CONTRIBUABLES

Posté par admin le 1 novembre 2014

PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D’OPPOSANTS, « LE GEAI DU ROUSSET », INFORME HONNETEMENT LES CONTRIBUABLES

- PROJET CENTER PARCS LE ROUSSET : UN COLLECTIF D'OPPOSANTS, Un collectif départemental s’oppose à ce projet pour son impact global sur l’environnement mais aussi pour des considérations économiques, sociales, d’aménagement du territoire rural et d’eco-développement du tourisme. Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Alerte Center Parcs Roybon, Démarrage des travaux.

Posté par admin le 31 octobre 2014

Alerte Center Parcs Roybon, 

 Démarrage des travaux. 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Textes et affiches | 12 Commentaires »

- Center parcs 1- démocratie 0. Dans l’Isère, le béton veut détruire deux cents hectares de forêt

Posté par admin le 21 octobre 2014

Center parcs 1- démocratie 0. Dans l’Isère, le béton veut détruire deux cents hectares de forêt Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- ROYBON – ALORS QUE LE GROUPE PIERRE & VACANCES A DÉBUTÉ LE CHANTIER HIER, LES OPPOSANTS SE SONT RÉUNIS SUR LE SITE Center Parcs : entre travaux et manifestation

Posté par admin le 21 octobre 2014

ROYBON – ALORS QUE LE GROUPE PIERRE & VACANCES A DÉBUTÉ LE CHANTIER HIER, LES OPPOSANTS SE SONT RÉUNIS SUR LE SITE
Center Parcs : entre travaux et manifestation
Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Une opposition virulente au Center parcs (Le Rousset)

Posté par admin le 8 août 2014

Une opposition virulente au Center parcs

Notez cet article :

le 28/07/2014 à 05:00 | M.-M.Remoleur Vu 5902 fois

À droite, l’intervention de Sylviane Bonnot, maire de Rousset, favorable au projet, a suscité de nombreuses réactions du côté des opposants.  Photo M.-M.R- Une opposition virulente au Center parcs (Le Rousset) dans Actualités zoom_in_magnifierÀ droite, l’intervention de Sylviane Bonnot, maire de Rousset, favorable au projet, a suscité de nombreuses réactions du côté des opposants. Photo M.-M.R

Dimanche, une soixantaine de militants opposés à l’ouverture du Center Parcs se sont réunis au Rousset.

Organiser l’opposition contre l’ouverture du Center Parcs, voilà le but de l’échange mené hier par le collectif « Le Geai du Rousset » sur la place de la mairie. Une soixantaine de militants du collectif départemental et d’un mouvement de chômeurs étaient présents, hier, pour pointer les risques de l’ouverture du centre de loisir mais aussi pour appeler au rassemblement.

Des élus, membres du collectif et habitants du Rousset se sont exprimés tour à tour, énonçant les raisons économiques, environnementales et sociales de leur opposition au projet. Rappelons que cette initiative menée par le groupe Pierre & Vacances prévoit la construction d’un centre de loisir dans la forêt du Rousset vers Joncy, projet censé créer 300 emplois.

Le collectif a dénoncé le manque de transparence mais aussi l’exploitation abusive de la biodiversité que sous-tend l’implantation du parc, notamment dans la consommation excessive des ressources d’eau. « Nous ne voulons pas d’un projet qui détruise la nature et l’humain, déclare Nicole Eschmann, vice-présidente du conseil régional. Il ne va faire qu’entretenir des emplois précaires ».« Un projet destructeur »

Un parallèle avec la situation des autres Center Parcs a été dressé pour montrer les conséquences néfastes en terme d’emploi.

Faire émerger un mouvement local

« Le projet manque de transparence démocratique. On voudrait des réunions publiques pour que les populations concernées puissent réagir et poser leurs questions », exprime Denis Cherlel, membre du collectif. Le but serait à terme de créer une association locale pour mettre en valeur le tourisme rural.

Dans les revendications des opposants, le gaspillage de l’argent public a été abordé. « On voudrait voir une conception du tourisme plus humaine, locale, rurale et environnementale, atteste Nicole Eschmann. Beaucoup de projets locaux attendent d’être financés ».

Source:
http://www.lejsl.com/edition-charolais-brionnais/2014/07/28/une-opposition-virulente-avec-le-geai-du-rousset

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Trois projets de Center Parcs contestés en régions

Posté par admin le 5 juin 2014

 

Trois projets de Center Parcs contestés en régions

Les Center Parcs s’articulent autour d’un espace aquatique

Les Center Parcs s’articulent autour d’un espace aquatique - D.R.

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Presse nationale, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Projet de Center Parc de Poligny : la résistance s’organise

Posté par admin le 10 mai 2014

Projet de Center Parc de Poligny : la résistance s’organise

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté

Posté par admin le 6 avril 2014

Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté.

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Dialogues à propos de Notre Dame des Landes

Posté par admin le 1 novembre 2013

Il y a tout juste un an, le 16 octobre 2012, débutait l’opération « César » menée par les forces de l’ordre. Elle visait à expulser les personnes qui, pour s’opposer au projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et au monde qui l’a rendu possible, s’étaient installées sur le site. Elle visait aussi à détruire les cabanes qu’elles avaient construites et les maisons qu’elles avaient squattées depuis plusieurs années. Cette opération brutale, menée avec une rare violence, devait régler, par sa puissance et son effet de surprise, la situation rapidement. Dès les premières heures, les autorités annoncèrent fièrement mais bien imprudemment un retour à l’ordre. Ce qui paraissait alors comme étant la fin d’une occupation allait pourtant devenir le début d’un mouvement qui n’a cessé depuis et qui s’est étendu au-delà du territoire concerné. Affrontements, barricades, création de plusieurs sites Internet et d’une radio, création de comités de soutien dans l’ensemble du pays, nouvelles occupations et réoccupations, solidarités, constructions et reconstructions, appels à étendre ce mouvement et à s’opposer à d’autres projets, rencontres, débats, publication de tracts, d’articles, de brochures et de livres, sabotages, mises en culture et récoltes collectives, partages des terres et des récoltes, distributions des produits récoltés à prix libre, etc., un mouvement d’une telle importance était rarement allé aussi loin.

 

Pourtant rien ne peut paraître aussi fragile. L’État n’a, de toute évidence, pas abandonné le projet. Le statu quo actuel, les pseudo-commissions créées, la libération des lieux par les forces de l’ordre nous font craindre que l’on cherche à laisser pourrir la situation. Le silence, et certaines insinuations des grands médias sur ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, accompagnent la nécessité pour les pouvoirs publics de rompre le mouvement et reprendre en main une situation qui leur échappe. Il n’est pas nécessaire ici de dénoncer les connivences et les intentions des médias dans cette affaire. Hervé Kempf, ancien journaliste du Monde a quitté la rédaction du journal car nous dit-il, la direction l’a « empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes ». Il dénonce dans un article, la manière dont, soi-disant dans un souci d’objectivité, un journal fait le jeu des promoteurs du projet d’aéroport. Le lecteur pourra retrouver cet article, à l’adresse suivante :

  http://www.reporterre.net/spip.php?article4586

 

Il est nécessaire aujourd’hui de bien comprendre quelles sont les forces en présence dans ce conflit et d’avoir à l’esprit que les opposants au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne sont pas tous contre le monde qui l’a rendu possible, et que les promoteurs du projet et leurs soutiens ne manqueront pas d’utiliser cette réalité pour diviser le mouvement. Cependant il ne faut surtout pas abandonner ce qui a donné à cette lutte ses lettres de noblesse : sa subjectivité. C’est-à-dire ses perspectives visant à remettre en question  la manière de vivre, de produire et de partager, mais aussi la propriété, le travail et la marchandise.

 

Nous relayons ci-dessous les 3 volets des Dialogue  à propos de Notre-Dame-des-Landes que nous avons reçus et qui ont été publiés successivement durant l’année 2013.

 

 Quelques opposants à Center Parcs

 

 

 

Pour les imprimer :fichier pdf Dialogue-1 fichier pdf Deuxie-me Dialoguefichier pdf Dialogues NDDL 3

 


Lire la suite… »

Publié dans Autres projets nuisibles et destructeurs, Censure et désinformation, Soutiens et solidarités | Pas de Commentaires »

- Dans une ambiance de mise en concurrence cynique des régions, La Capen s’oppose à Center Parcs, catalogué Grand Projet Inutile

Posté par admin le 23 octobre 2013

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | 2 Commentaires »

- Chambard dans les Chambarans – article pour la revue Silence

Posté par admin le 5 juin 2013

L’opposition contre la démolition du parc Gezi à Istanbul  a déclenché une répression féroce qui a gagné aujourd’hui toute la Turquie. À l’origine du mouvement de contestation, la volonté des pouvoirs publics de construire une réplique d’anciennes casernes militaires de l’empire ottoman qui accueillerait un centre culturel, un musée et un centre commercial en plein centre-ville, en lieu et place du parc de Gezi, près de la place Taksim. Lorsque les bulldozers ont commencé à arracher les arbres du parc, des manifestants se sont interposés devant les machines.  La violence des forces de l’ordre s’est faite immédiatement et  sans limite et a provoqué la mort de deux personnes et fait plus d’un millier de blessés. La contestation qui demande actuellement la démission du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. s’est rependue dans une soixantaine de villes. « Depuis dix ans, Istanbul connaît une inflation de projets d’aménagement, qui s’est accélérée ces deux dernières années. Le premier ministre veut en faire la vitrine internationale de la Turquie, explique Benoit Montabone, géographe à l’université de Rennes et spécialiste de l’urbanisation turque. Recep Tayyip Erdogan cherche à se poser en bâtisseur avant l’élection présidentielle. » (cf. « Des projets d’urbanisme démesurés à l’origine des émeute d’Istanbul » in Le Monde du 5juin 2013)

 

« Le pays tout entier est vendu à des sociétés par le gouvernement, pour la construction de centres commerciaux, des condominiums de luxe, des autoroutes, des barrages et des centrales nucléaires » nous rapporte le blog Insanlik Hali dans l’article : « Que se passe-t-il à Istanbul ? » (http://defnesumanblogs.com/2013/06/01/what-is-happenning-in-istanbul/ traduit par Atlas Alternatif : http://atlasalternatif.over-blog.com)

 

Cette réalité dépasse bien évidemment les frontières turques. La mégalomanie de certains élus et technocrates et le fait de vouloir faire des territoires des vitrines alléchantes pour attirer les clients (qui bénéficieront de toutes les infrastructures de transports qu’on leur aura aménagées)  sont inhérents à la société capitaliste actuelle qu’elle soit administrée par l’AKP (Parti de la justice et du développement) comme en Turquie ou par d’autres comme partout ailleurs. En France aussi les projets et les profits se multiplient : la revue Silence du mois de juin consacre un dossier sur les contestations aux « grands projets inutiles imposés » auquel nous avons été invités à participer. Le lecteur pourra donc retrouver un article sur le projet de Center Parcs dans les Chambarans et notre opposition que nous vous livrons ci-dessous et en pièce jointe. Vous pourrez également consulter dans ce dossier de la revue Silence un article sur l’opposition à l’A831, un article sur la lutte contre la ligne grande vitesse Lyon-Turin, un autre sur l’opposition paysanne à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et  un dernier à propos de la lutte contre la construction à Flamanville du réacteur EPR.

 

Quelques opposants à Center Parcs

 

 

Pour l’imprimer :fichier pdf Chambard dans les Chambarans – Silence

______________________________

 

Chambard dans les Chambarans

Contrairement aux projets de centrales nucléaires, décharges, aéroports ou autoroutes, en général mal accueillis par les riverains ou les environnementalistes pour ce qu’ils engendrent de nuisances, pollutions et dangers palpables, le projet de Center Parcs isérois se voyait au début plutôt peu critiqué, voire accepté.

 

Dès le départ fin 2007, la communication de ses promoteurs fut adroitement tournée sur la « région à l’agonie », les « centaines d’emplois créés », et l’assurance d’une exemplarité sur son « impact environnemental ». Un vrai sauvetage écologiste et durable de la région ! C’est dans ce contexte qu’une opposition a dû se constituer.

 

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Si ce projet voyait le jour, il s’agirait d’édifier à Roybon (1300 habitants) dans les Chambarans, en détruisant l’actuel bois des Avenières, une ville de vacances clôturée et payante de 200 ha dans laquelle seraient construits 1021 bungalows pouvant accueillir plus de 5000 touristes. N’oublions pas « l’aquamundo » qui fait le succès des Center Parcs : sous cette serre maintenue à 29°C toute l’année, au milieu d’une végétation tropicale, autour d’une piscine à remous ou dans la « rivière sauvage », le client pourrait pratiquer de multiples activités sportives et « écologiques ». Sous la bulle, il dépenserait sans compter, au restaurant ou dans les boutiques. À l’extérieur mais toujours dans l’enceinte grillagée, il aurait la liberté de visiter la mini-ferme que l’on aurait reproduite pour qu’il puisse apprécier une représentation de la vie paysanne que les Center Parcs contribuent à détruire. Il pourrait suivre à cheval, à VTT, ou en se glissant dans la peau d’un aventurier accrobranchiste, quelques parcours dans ce bois privatisé que l’on aurait préalablement nettoyé des arbres dont le tronc ferait moins de 30 cm de diamètre, le cahier des charges l’exigeant.

 

Paradis fabriqué pour juteux profits

 

Cette sorte de ville-camp-refuge est proposée à des touristes préférant se retrouver dans un décor et une ambiance modelés, à l’écart de la vie réelle, là où ils peuvent consommer une représentation d’un exotisme rassurant et se divertir en ayant tout à portée de main (et de portefeuille !).

La société Pierre & Vacances, qui développe ce concept de paradis fabriqué, sans voiture et sous surveillance, est avant tout alléchée par l’opération immobilière. Elle choisit les emplacements potentiels des futurs Center Parcs, en « zone de revitalisation rurale » afin que les investisseurs bénéficient d’avantages fiscaux juteux. Outre la récupération de la TVA sur le bien acheté, les investisseurs et propriétaires seraient en partie exonérés de l’impôt sur les bénéfices locatifs.

Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, a toujours su jouer de ses relations au parlement, pour faire voter des décrets qui lui sont favorables, décrets d’ailleurs baptisés dans les couloirs de l’assemblée « les amendements Brémond ».  Il aura même réussi, cet automne, à convaincre le ministre du Budget de renoncer jusqu’en 2016 à tailler dans les avantages fiscaux de la loi Scellier dont la fin était prévue par la loi de finance en 2012. Cet industriel habile, pour choisir un emplacement à son futur Center Parcs, a mis en concurrence deux départements, l’Isère et la Drôme.

Entre 2008 et 2009, André Vallini, président du Conseil général de l’Isère a dû concéder, pour remporter le challenge face à la Drôme, une aide de 15 millions d’euros dont 7 millions offerts directement aux investisseurs au titre des subventions aux créateurs de gîte (7000 euros versés par « cottage ») et 8 millions pour la viabilisation et les équipements publics. La Région Rhône-Alpes, quant à elle, contribuerait à hauteur de 7 millions et la communauté de communes pour 15 millions.

Le terrain, propriété de la commune de Roybon, était jusqu’alors classé non constructible ; il a été acquis pour 30 centimes d’euros le m² alors que le m² constructible dans la région dépasse parfois 80 euros… Il a suffi par la suite de modifier le PLU pour rendre possible le projet de construction. La société Pierre & Vacances pourrait ensuite proposer la vente des « cottages », sur plan à des investisseurs, à des prix exorbitants (235 000 € pour un 54 m² et 372 000 € pour 85 m²).

 

Oser lutter pour un territoire sans valeur marchande

 

Dans ce contexte de projet plutôt bien accueilli, l’opposition au Center Parcs dans les Chambarans, s’est tout d’abord manifestée, dès 2008, de manière sporadique et individuelle. Le bois des Avenières ne présentant pas d’espèces « emblématiques » remarquables ou en voie de disparition, la plupart des associations environnementalistes manifestaient seulement quelques inquiétudes et suggéraient d’accompagner le projet et d’en surveiller l’exemplarité. Certaines se virent publiquement félicitées par les élus pour leur esprit constructif. Elles espéraient imposer quelques mesures rendant la construction du Center Parcs plus respectueuse de l’environnement.

C’est alors que nous, les « Quelques opposants à Center Parcs« , nous sommes réunis de manière informelle pour nous opposer à la construction de cette ville artificielle. Nous défendions, non seulement un environnement qui se verrait dévasté (zone humide, biodiversité, nappes phréatiques, gaspillage d’eau…), mais aussi notre attachement à un territoire sans valeur marchande. Nous avons collé des affiches et rédigé des textes que nous sommes allés distribuer sur les marchés et dans les boîtes aux lettres. Un blog d’archivage (1) a été créé, réunissant des documents sur le sujet et reproduisant les textes que nous diffusions.

Nous avons alors vu apparaître des témoignages de désapprobation au projet. Des pancartes hostiles furent plantées chez des riverains. Des graffitis apparurent autour de Roybon. Le panneau légal du permis de construire fut arraché. Lors de la journée organisée par Pierre & Vacances pour faire visiter l’endroit aux investisseurs, un riverain alluma dans son champ un feu de paille assez humide pour enfumer les visiteurs. Il y eut aussi quelques sabotages du travail des géomètres et notamment du bornage. On nous a rapporté que des arbres avaient été marqués de peinture comme l’étaient ceux que le cahier des charges voulait garder dans le projet, afin d’échapper à la coupe.

 

 Refuser le « développement économique » même « alternatif »

 

Pour réunir cette opposition grandissante, une première promenade fut organisée sur les lieux en 2008. À sa suite, l’association officielle, « Pour les Chambaran Sans Center Parcs » (2), fut créée. Très vite nous nous sommes heurtés, au sein de l’association, à une volonté marquée de proposer des alternatives : ici un tourisme un peu plus vert et un peu plus durable ; là un parc régional. Certains proposant ce même projet à seulement quelques kilomètres de l’emplacement choisi par les promoteurs. Nous nous retrouvions ainsi, au sein de l’association, avec ceux qui, sous couvert de défendre un « développement économique dans le respect de l’environnement », voulaient améliorer l’ordre établi que nous dénoncions. Nous avons cependant réussi à ce que la contestation officielle, écologiste et associative, s’engage contre la construction. Ensemble nous avons décidé que l’association devait porter le projet en justice. Nous, les « Quelques opposants à Center Parcs » (QoCP), n’avions aucune illusion quant aux demandes de recours, mais cela nous donnait un temps de répit pour décider de la suite du combat. Et de fait, ces recours ont fortement contrarié les promoteurs et notamment André Vallini et le maire de Roybon, Marcel Bachasson, qui s’indignèrent vigoureusement dans la presse et lancèrent un appel à soutenir le projet.

Nous, QoCP, avons choisi, entre 2009 et 2010 de nous retirer de l’association officielle trop respectueuse d’un monde que nous condamnions pour continuer cette lutte en toute indépendance et sans compromission. Un recueil des textes que nous avions distribués fut publié sous le titre « Chambard dans les Chambarans »(3). 

 

« Compensations » et promesses contre loi sur l’eau

 

Suite à l’appel du président du Conseil Général et du maire de Roybon, une association de soutien au projet, réunissant essentiellement des commerçants, organisa avec l’aide des élus quelques manifestations dont l’ampleur fut loin d’être celle escomptée.

La nervosité des pro-Center Parcs étant vive, nous devons, depuis, affronter la brutalité, les quolibets et les menaces de certains élus et commerçants lorsque nous diffusons nos textes à Roybon.

La société Pierre & Vacances a toujours préféré prendre le temps de se débarrasser de ses opposants avant de commencer les travaux. Aujourd’hui la plupart des recours ont été rejetés. Seul le dossier concernant la loi sur l’eau et la compensation des zones humides lui pose problème : selon cette manière technocratique de gérer le monde, il est demandé à Pierre & Vacances de compenser les 60 ha de zones humides qu’elle devrait détruire durant le chantier, par l’achat et la préservation de 120 ha de zones humides (le double) dans le département ; ce qu’elle n’arrive pas à réunir puisqu’elles sont de plus en plus rares.

Ceci n’inquiète pas André Vallini, le monsieur justice du PS, qui n’en a que faire du dossier sur l’eau et accepte l’idée de s’affranchir illégalement de ses contraintes. À la tribune du rassemblement des pro-Center Parcs, il a clairement soutenu : « si les choses s’étaient passées normalement, [sans les recours] ce soir nous inaugurerions Center Parcs ».

Nous savons par ailleurs qu’à Notre-Dame-des-Landes, les promoteurs du projet d’aéroport sont prêts à démarrer leur chantier sans que les zones humides soient compensées ; la promesse de les reconstituer (sans trop savoir ce que cela veut dire) suffirait… Le chantier pourrait donc démarrer bientôt si les décideurs jugeaient que le conflit sur le terrain est à leur avantage. Il reste à l’opposition à prouver le contraire !

Et nous, QoCP, sommes déterminés à ce que ce bois reste une forêt libre.

 

Quelques opposants à Center Parcs

QOCP, lotissement n°1, La Roseraie,

26350 Le Grand-Serre

qocp@orange.fr

 

 

 

 

(1) chambarans.unblog.fr : archivages, nombreux articles de fond, des liens vers d’autres luttes anti-GPII.

(2) Pour les Chambaran sans Center Parcs, Chez René Meynier, 1910 route de Verne,

38940 Roybon. Sur pcscp.org : suivi des recours, vie de l’association, réactions d’élus, infos environnementalistes.

(3) Chambard dans les Chambarans, s’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde, Henri Mora, éditions Le monde à l’envers, 2011.

 

 

Article paru dans la Revue Silence N°413 – juin 2013

http://www.revuesilence.net/

Publié dans Autres projets nuisibles et destructeurs, Dans les sites et les blogs, lois, défiscalisation, Presse nationale, Presse, sites et blogs, Soutiens et solidarités, Subventions, aides et autres cadeaux, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Center Parcs dans les Chambarans, utopie ou cauchemar touristique ? – Entretien avec Henri Mora

Posté par admin le 8 mai 2013

 

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Emploi, Les partis, les associations et Center Parcs, lois, défiscalisation, Presse, sites et blogs, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- « La Truite de la Galaure » réaffirme sa totale opposition au projet de Center Parcs

Posté par admin le 16 février 2013

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- La privatisation de la marchandise papillon par Center Parcs

Posté par admin le 16 janvier 2013

Lire la suite… »

Publié dans Autres structures de Pierre et Vacances, Communication Pierre et Vacances, Dommages collatéraux, Le tourisme vert, Presse nationale | Pas de Commentaires »

- Une recension du recueil Chambard dans les Chambarans

Posté par admin le 14 janvier 2013

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Emploi | Pas de Commentaires »

- La niche fiscale « Center Parcs » reconduite par le gouvernement dont EELV est membre

Posté par admin le 29 décembre 2012

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs, lois, défiscalisation, Presse locale | Pas de Commentaires »

- À Notre Dame des Landes comme partout ailleurs

Posté par admin le 26 novembre 2012

Lire la suite… »

Publié dans Soutiens et solidarités, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Center parcs Roybon, Lettre ouverte à Yannick Neuder et aux délégués de la Communauté de communes Bièvre Chambaran.

Posté par admin le 4 octobre 2012

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Infos et témoignages de riverains, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Solidarité avec les inculpés de Valognes

Posté par admin le 19 septembre 2012

Lire la suite… »

Publié dans Soutiens et solidarités, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

Présentation

Posté par admin le 5 août 2012

 

 

De l’implantation d’un Center Parcs en Isère

 

 

et du choix imposé

 

 

entre une forêt et sa vie sauvage

 

 

et une usine à loisirs 

 

 

 

 

 

Isérois et amoureux de la forêt et de la vie sauvage qu’elle abrite, je déteste l’idée qu’un marchand de loisirs ultra-rentables à la mode vienne, après avoir utilisé toutes les aides de l’état et de la région possibles, massacrer une forêt et en déposséder les riverains et promeneurs traditionnels, attachés à ce qu’elle représente de beauté gratuite, de calme, de sérénité, de poésie, de liberté, de surprises, d’émotions ou de nourriture. Dans le consensus apparent sur l’installation de ce dernier, je ne vois pas une approbation massive et réfléchie de la population locale, mais le résultat d’une désinformation savante et de chantages à l’expansion économique par le tourisme et à ses emplois attachés. Dans un souci d’information plus libre et réfléchie, je souhaite tenter de remettre les choses à leur juste place, nos responsables locaux me paraissant pour le moins plutôt aveuglés par leurs rêves d’expansion possible de la région.

 

La société Center Parcs

Une des “marques” phare du groupe “Pierre et Vacances”, entreprise capitaliste moderne, aux méthodes de gestion d’un opportunisme scientifique. “Pierre et Vacances” c’est le “capital sans risque” et à très grande rentabilité. Grande adepte du pillage des ressources naturelles, financières et humaines des régions sur lesquelles elle jette son dévolu, cette structure est passée maîtresse dans l’art de l’utilisation maximale de toutes les aides que peuvent lui verser l’état, les régions et autres municipalités. Ce leader reconnu dans l’art de faire payer par la communauté et des investisseurs privés alléchés par des campagnes de communication sophistiquées, ses frais d’installation et de fonctionnement est aussi précurseur dans l’art du mensonge écologiste moderne, le nouveau capitalisme vert, dont il a, avec l’appui peu regardant du WWF, été un des premiers à découvrir et faire prospérer la très juteuse rentabilité. Prospérant sur la misère sociale, cette société aux arguments de communication élaborés a aussi l’art de s’auto-proclamer sauveteuse et créatrice d’emplois, pour imposer insidieusement ses nuisances en spéculant sur la peur du chômage et le leurre de travail intéressant créé, qu’elle oublie de définir et quantifier clairement. La crise et la peur de l’avenir sont là et la population angoissée et fragilisée est mure pour se vendre à n’importe quel importateur de promesse de richesses touristiques, de revitalisation de villages, de sauvetage de petits commerces et de créations d’emplois.

 

Ses parcs de loisirs

Ce sont des usines à parquer le touriste, véritables monstres dévoreurs d’espaces encore un peu sauvages, libres et gratuits, pour lesquels les autorités, après en avoir accepté en notre nom notre dépossession, vont devoir créer des infrastructures, notamment de transports et d’assainissement, colossales non justifiées jusque-là. Ce sont des routes et autres usines à transport dont la finalité n’est que les déplacement de touristes vers ces temples modernes de consommation compulsive et obéissante.
C’est l’hyper-activité stérile et payante, mais en définitive passive en lieu et place de la détente, du repos, de la découverte humble et de la contemplation gratuite. C’est l’infantilisation et l’ aliénation de leurs clients et des populations environnantes transformés en gogos décervelés dépensiers. C’est la société marchande entrant en force dans l’espace de liberté du temps arraché au travail. Ce sont des loisirs à la chaîne, de la “multi-activité”, avec en pivot central, “l’aqua-mundo” sorte de gigantesque piscine avec ses saunas, solariums et autres fabriques de vagues artificielles,  en permanence bondé et dévoreur inutile d’énergie.  C’est  aussi ” le paradis subtropical”, pâle et stupide illusion de nature sauvage, avec déplacements et mises sous cloche d’espèces tropicales non viables dans nos régions et nécessitant un entretien coûteux et gourmand en énergie (gestion de la température, du taux d’hygrométrie, et renouvellements réguliers).
Et cela, en lieu et place de points d’eau, faune, et flore existant, adaptés, autonomes et …. gratuits.
C’est le début de la fin de la vie sauvage des Chambarans.

 

Ses créations d’emplois

A y regarder de plus prés, les déclarations euphoriques des communicants sont à relativiser. Les chiffres annoncés sont à modérer en tenant compte du très grand nombre d’emplois à temps partiel, pouvant ne représenter que 10 heures par semaines.
Pour les emplois à temps complet, l’amplitude des horaires de certains postes est difficilement conciliable avec une vie privée normale. Les salaires sont dans les plus bas de ce type d’emplois. Les aides d’état associées à ces emplois seront importantes.
Et les titres ronflants associés aux postes de travail gagneraient à être simplifiés et remplacés par du vocabulaire plus honnête:
Femmes de ménage, balayeurs, plongeurs ….. Il n’y a certes pas de sots métiers, mais appeler les tâches par leur nom permet de mieux en appréhender la réalité. Et l’avenir de la jeunesse et sa “fixation” dans la région (argument entendu régulièrement) sont-ils là? Il est à noter que le taux de démissions semble très important dans les center-parcs existants, et quelques recherches sur des sites de “réseaux sociaux”, avec “Center Parcs” en mot clé nous le confirme aisément.

 

Un impact économique ?

L’étude des Center-Parcs existants montre surtout une structure faisant vivre sa clientèle en autarcie  et c’est d’ailleurs ce que vantent ses publications. Le touriste y est capté et tout est fait pour l’inciter à consommer sur place.
Center-parcs est une entreprise et, comme telle, n’est pas là pour faire du sentiment, mais du chiffre. Elle n’a aucun intérêt à favoriser une concurrence. Il est intéressant de noter que l’ on trouve sur internet ou dans des brochures tant de center-parcs que des autorités diverses, de multiples articles nous incitant à croire à des retombées futures au moment de convaincre les populations. Etudes prospectives bizarement  très “chiffrées” et voeux pieux se côtoient  dans une admirable consensualité très positive. Mais lorsqu’on essaie de trouver ce qui se passe réellement après, on ne trouve plus rien. Aucune étude postérieure à l’installation de ces structures n’est disponible, alors que les premières créées sont déjà anciennes. Les promesses seraient-elles surestimées et ne seraient-elles que de la propagande ? D’autre part, par le chantage à l’emploi et à la Sainte-Croissance, on continue inlassablement à nous vendre de la consommation à outrance et de la destruction d’espaces, alors que tous les indicateurs écologiques et sociétaux sont au rouge, et de cela nous ne voulons pas. Si le problème du chômage est réel, devons nous pour autant aliéner encore et toujours nos existences à l’acceptation du chantage permanent à celui-ci et ses cortèges de misère associés, ou bien devons nous enfin poser la question du travail dans la société humaine d’une autre façon, non reliée à la rentabilité outrancière et destructrice des lois de la société marchande ?

 

Un impact dans notre quotidien ?

Après, un projet d’une telle ampleur, qui peut nous dire ce que vont devenir les Chambarans ? Center-parcs ne va-t-il pas essayer d’agrandir encore son domaine en utilisant la forêt proche pour des activités rattachées ? Compte tenu de l’afflux potentiel de touristes “en activité”, les autorités ne seront-elles pas contraintes d’encadrer ces lieux par des arrêtes restreignant la liberté d’y circuler ? D’autres structures appâtées par la masse de clients déjà présents, ne vont-elles pas à leur tour venir rogner encore cet espace ? la région ne va-t-elle pas se retrouver prise dans le grand délire de la “vitrine touristique” ?
Les routes créées ne vont-elles pas inciter une population citadine à venir construire des résidences secondaires, dont une partie importante en lieu et place de la forêt ? Est-on en train de laisser entrer le loup dans la bergerie ?
Si aujourd’hui nous offrons une main, demain n’est-ce pas le bras entier qu’on nous prendra ?

 

Un investissement rentable de nos impôts ?

La révision à la baisse, par le conseil régional de sa subvention (de 15 millions d’euros initialement prévus, elle passe brutalement à 7 millions ), oblige, dans l’urgence, les différents bailleurs à revoir leurs participations réciproques. Il semble clair que les 8 millions manquants seront pris dans les caisses des communes environnantes mises devant le fait accompli. Si tel est le cas ce “hold-up” sera douloureusement subi par les populations sans recours.L’argent versé par les commune sera-til retiré aux associations locales ? Si, pour avoir droit à du loisir payant, les habitants des communes victimes perdent des subventions à leurs propres associations, cela ne pose-t-il pas un problème moral? Cela semble par ailleurs indiquer, à minima, un manque d’enthousiasme récent à financer la structure. La somme initialement prévue, et dont tout le monde sait qu’elle sera de toute façon dépassée, comme à chaque fois dans ce type d’investissement, ne semble plus aujourd’hui faire l’unanimité. Des informations ou études récentes inciteraient-elles une partie des autorités à plus de prudence ? Et, en tout état de causes, nos impôts “sorte de pot commun”, sont ils dans une utilisation normale, lorsqu’ils sont destinés à être offerts à une entreprise privée aux bénéfices colossaux, dés lors qu’elle nous fait l’honneur de nous offrir ses nuisances. Le mot “rentabilité” n’est-il pas censé être exclu des finances publiques ?

 

Un projet écologique et durable ?

La communication de Pierre et vacances est friande de ces mots si « tendances » aujourd’hui et si prompts à faire taire toute réserve ou opposition. L’expression « éco blanchiment » (ou greenwashing), qui décrit les entreprises adeptes du mensonge écologiste à des fins mercantiles  a un sens et il s’applique particulièrement à cette société qui en est une des meilleure représentante.
Quels sont les domages co-latéraux des center Parcs ?
Destructions et privatisation des centaines d’hectares de forêts, de par le monde.
Urbanisation massive au sein des derniers espaces libres.
Aseptisation opportuniste des restes épargnés, qui en sont la valeur ajoutée.
Déplacements de centaines de touristes en voiture.
Gaspillage énergétique stupide et délirant par, entre autre, le maintien d’une température de 29° dans le gigantesque paradis équatorial ludique sous bulle.
Destructions de corridors écologiques.
Destructions de l’âme des lieux par l’importation massive de plantes exogènes, propres à attirer le touriste en mal d’exotisme.
Gaspillage invétéré des ressources en eau.
Spoliation des promeneurs traditionnels de ces espaces marchandisés de leurs derniers territoires naturels libres.
Destructions avouées d’espèces, en voie de disparition ou non, par la destruction de leur habitat.
Aliénation des territoires voisins, et autres destructions liées, par des infrastructures routières dédiées.
Ce bilan non exhaustif serait « écologique » ?

 

Et si ça ne marche pas ?

Depuis déjà longtemps, le système capitaliste, pour respecter ses impératifs de croissance nous invente des “bulles”, novatrices, modernes, adaptées aux nouveaux et sans cesse renouvelés ” besoins de l’homme”.
Bulles Internet, bulles des nouvelles technologies, et autres bulles sporadiques annonciatrices de bonheur humain par des  créations de richesses et d’emplois ont une fâcheuse tendance à s’effondrer.
En dehors de l’aspect très contestable de ce détournement mercantile et de ces fuites en avant désespérées, force est de constater que ces bulles explosent les unes après les autres et ne tiennent pas les promesses défendues par leurs instigateurs.
Une de ces bulles très à la mode en ce moment, c’est l’industrie des loisirs, avec, là aussi, multiples promesses et tapage médiatique servile, notamment le très prometteur et très hypocrite “tourisme vert “, unanimement proclamé sauveur à la fois de l’écologie et de la crise.
Cette bulle, comme les autres, attire et fait rêver nos spéculateurs habituels qui voient là des milliers de possibilités de faire ronfler les tiroirs-caisse et ne lésinent pas sur les moyens de nous convaincre d’y participer et de l’accepter comme un progrès, voire un sauvetage de nos régions durement touchées par le chômage.
Mais cette bulle qui nous vend, dans un système étonnant, à la fois le travail et le loisir est, elle aussi, susceptible d’exploser par la multiplication délirante de ses structures alors que parallèlement la “crise” affaiblit de manière notable le niveau de vie, et donc, la capacité à dépenser.
Si au bout de 2 ou 3 ans la structure ne tient pas ses promesses et doit s’arrêter, qui nous rendra la forêt détruite pour rien, qui nous débarrassera des ruines, qui nous soignera des rêves brisés et des espoirs une fois de plus déçus ?
Réfléchissons avant de nous faire dévorer par ce monstre qui après nous avoir fait subir 3 à 4 ans de monstrueux chantier pour s’installer, ponctionné les finances locales, et modifié inexorablement les équilibres passés, aura les mains libres et s’assoira sur des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, ou s’auto-détruira et nous laissera un champs de ruine en lieu et place d’une forêt qui, elle, a toujours tenu ses promesses.

 

 

 


detroitruins.jpg

 


 

LES RAISONS DE NOTRE

OPPOSITION AU PROJET DU

CENTER PARCS

 

 

Nous refusons d’admettre qu’un bien commun, comme le bois des Avenières à Roybon, soit accaparé par et pour l’intérêt privé de la société Pierre et Vacances


Nous refusons d’admettre que ce projet d’intérêt privé soit financé par la collectivité qui ne bénéficiera d’aucun avantage


Nous condamnons le fait que Center Parcs devienne la vitrine des Chambarans


Nous défendons notre attachement à un lieu (un territoire) inexploité et sans valeur marchande


Nous dénonçons la propagande faite par la société Pierre et Vacances et par certains élus qui présentent la destruction de plus de 50 ha de forêt comme du développement durable


Nous dénonçons le développement durable comme moyen de propagande et comme nouvelle pierre angulaire de la société industrielle

 

 

Nous vous invitons à dénoncer ce projet et à donner vos raisons en les affichant

 

 

Quelques opposants à Center Parcs

 

(Affiche collée en juin 2009)

 

 

Publié dans | Commentaires fermés

- Manifestation des pros Center Parcs à Roybon, ils sont où, les mille ?

Posté par admin le 30 juin 2012

 

Cela faisait près de 15 jours qu’ils menaient une intense campagne.

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Communication des partisans, Emploi | 1 Commentaire »

- Notre réponse collective à un commentaire reçu sur ce blog

Posté par admin le 27 juin 2012

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Textes et affiches | 2 Commentaires »

- Les verts et Center Parcs, positions opportunistes de politiciens aux idées à géométries variables

Posté par admin le 24 juin 2012

 

 

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs, Presse, sites et blogs | 2 Commentaires »

- Center Parcs recherche femmes de ménage désespérement

Posté par admin le 24 juin 2012

 

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Emploi, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Affiche de QoCP, Quelques opposants à Center Parcs, avril 2012

Posté par admin le 9 avril 2012

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Ils créent une association pour défendre Center Parcs

Posté par admin le 23 mars 2012

Publié dans Autres structures de Pierre et Vacances, Communication des partisans, Presse nationale | Pas de Commentaires »

- Center Parcs Roybon c’est reparti, la lutte aussi.

Posté par admin le 31 décembre 2011

Lire la suite… »

Publié dans Communication des partisans, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Quand Center Parcs invente l’auto-concurrence et risque l’auto-effondrement.

Posté par admin le 8 août 2011

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

Des opposants à Center parcs en Allemagne

Posté par admin le 4 août 2011

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

Non, en 2003, Center Parcs Lorraine ne faisait pas l’unanimité

Posté par admin le 4 août 2011

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

La marchandisation et l’industrialisation du temps libre

Posté par admin le 31 juillet 2011

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

12
 

BARAKA |
Les Moniteurs d'Ateliers e... |
Les professionnels du negoc... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | immobilierachat
| jechangetout
| SIVOS - Mondreville / Tilly