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- Jurassic Center Parcs à Poligny

Posté par admin le 23 mars 2016

Jurassic Center Parcs à Poligny

GILLES FUMEY 12 OCTOBRE 2015 

(MISE À JOUR : 13 OCTOBRE 2015)

 

Après Roybon où s’étaient affrontés les Zadistes et les partisans de l’ouverture d’un Center Parc, un nouveau projet de bulle touristique chauffée voit le jour dans le Jura.

Au moment où se prépare la COP-21, nous viennent du Jura des nouvelles alarmantes. Non pas que les dinosaures de Loulle se soient réveillés après avoir laissé leurs traces remontant à 155 millions d’années. Mais une autre espèce de dinosaures de l’action publique s’est manifestée au printemps sous la forme d’investisseurs mystérieux, habillés d’une façade respectable appelée joliment Pierre & Vacances. Cette multinationale du tourisme de masse confisque sur la planète des zones préservées remarquables (forêts, montagnes, littoraux, villes) pour ses intérêts propres et ceux d’une seule classe sociale à qui on offre le bonheur dans des bulles tropicales. La nature est mise en scène au prétexte que les touristes réclament des aires de jeu. Mais le tourisme n’est-il pas autre chose que ce que Pascal avait stigmatisé comme le « divertissement » ? Au XXIe siècle, n’est-on pas en droit d’attendre qu’il soit ce qu’il devrait toujours être : la rencontre de l’autre ?

Destination alléchante ?

Ainsi donc, le tonnerre est tombé non loin de l’abbaye de Baume-les-Messieurs d’où sont partis les fondateurs de Cluny, à Château-Chalon patrie du vin jaune, à un jet de pierres de la vigne de Pasteur à Arbois. Quel coup de tonnerre ? Une offre présentée de manière alléchante par l’homme d’affaires Gérard Brémond : une bulle tropicale chauffée à 29°C, y compris pendant les hivers où le mercure peut descendre à – 20°C. Une bulle, donc, garnie de 400 chalets en bois, nommés « cottages » dans le projet, construits dans une forêt infestée de tiques sur un plateau karstique sans eau, troué comme un emmenthal. Le tout à proximité d’une ancienne route royale devenue Nationale 5 reliant Paris à Genève et son aéroport international.

La position géographique semblait être un atout après les difficultés de Roybon (Isère) et sa forêt humide. Là, c’est tout l’inverse. Pas d’expropriation à prévoir, la ville de Poligny pouvant céder plusieurs centaines d’hectares de forêts d’un seul tenant. Pas d’espèce animale rare à protéger. Pas de concurrence sur ce créneau touristique, dans une région pourtant très peu dense où les seules villes à moins de 100 kilomètres de distance sont Dijon, Besançon, Dole, Lons-le-Saunier. L’absence de métropole comme bassin d’alimentation touristique ne semble pas inquiéter la société qui compte sur les Suisses pourtant peu amateurs de ce genre de loisirs et qui accélèrera la rotation des touristes deux fois par semaine, sur les Allemands voire les riches Russes.

Ayant travaillé pourtant dans le plus grand secret pendant deux années, Pierre & Vacances dévoile son plan au printemps 2014 à la population locale. Les élus (de tous bords) sont de mèche, flairent la bonne affaire avec un méga-projet qu’ils mettraient au compte de leur mandature. Quasiment aucune contestation publique n’a été faite avant la réunion de la commission nationale du débat public dont les travaux ont été clos en septembre 2015. Le Conseil général du Jura et la région Franche-Comté auront à financer une large part des 170 millions d’euros d’investissements et infrastructures, aménagements. Pour la multinationale, c’est une manière de drainer l’argent public pour des retombées très aléatoires (les principales entreprises de tourisme en France sont actuellement en surcapacité et voient leur chiffre d’affaires global baisser). Le prix des bungalows est largement surévalué et d’une pérennité douteuse. Pierre & Vacances rend captifs ses partenaires qui ne peuvent se retirer une fois le contrat signé, sauf à accepter une perte financière lourde. Les partenaires sont les propriétaires des cottages et les collectivités qui ont les équipements. Pierre & Vacances n’est jamais propriétaire, seulement exploitant et gérant des baux commerciaux. Les risques ne sont pas partagés mais endossés seulement par les collectivités et les particuliers.

Les emplois créés ex nihilo se monteraient à 300, soit 220 ETP (équivalent temps plein). Une paille, vu la hauteur de l’investissement. Les types de contrats de travail concernent donc beaucoup de travail à temps partiel, peu qualifié, précaire, faiblement payé (dans d’autres Center Parcs, beaucoup sont à 9 quelques heures par semaine, le week end le plus souvent, offrant l’équivalent d’un salaire permettant juste d’amortir le déplacement pour aller au travail).

Développement non durable

L’incantation du développement durable ne vaut pas cher. Pierre & Vacances passe des accords en 2013 avec TUI qui pratique le low cost aérien. En 2014, il lance une campagne de communication avec un camion de vente tracté sur la neige en haut des pistes de La Plagne pour y vendre des sodas et des burgers. Le même camion a été monté sur radeau tiré en mer pour la campagne 2015. Tous les sites de Pierre & Vacances participent à l’artificialisation des sols qui nie le capital agricole, leur rôle dans la régulation du climat et des précipitations en particulier. Quelle peut être la relaxation dans un espace clos où tout est artificiel et… se réclame pourtant de la nature ? Dans le Center Parc des Trois Forêts (Moselle), on compte 357 plantes d’origine cambodgienne. Où est l’utilité écologique de ces serres dans des régions de climat continental ? Certains villages et bourgs s’inquiètent, à juste titre, de l’origine de l’eau nécessaire au fonctionnement du projet. D’où viendra-t-elle ? A quel coût ? Avec quelles conséquences ?

Parler de développement durable alors que le patron de Pierre & Vacances a soixante dix-neuf ans, est-ce pertinent ? Que deviennent les orientations de Gérard Brémond lorsque ses successeurs seront à la direction ?

Des projets alternatifs ?

La commission nationale du débat public a mobilisé beaucoup de monde. Présidée par Claude Brévan, une personnalité de haute qualité qui a su interroger les initiateurs du projet et les associations, elle a permis de mettre les questions sur la table et de mettre les politiques au même niveau d’écoute que les citoyens. Une association s’est constituée avec la ferme intention d’aboutir à mettre en chantier des projets de territoire basés sur une charte, ciblant l’eau, les services aux personnes âgées, le développement de l’agriculture biologique. Wait and see, comme on dit. Mais la tension est forte dans la région. Les zadistes sont prêts à intervenir s’il le faut.

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Pour en savoir plus : une association très active, le Pic Noir

Geographica a publié sur les bulles tropicales dans le monde

Source:
http://www.okawan.com/actualites/monde/jurassic-center-parc-a-poligny,157523979,GO

Publié dans Archivage brut, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Center Parcs et ZAD : Roybon, un village coupé en deux

Posté par admin le 12 mai 2015

par Laurent Burlet | 11 mai 2015


Depuis cinq mois, quelques hectares de la forêt de Chambaran, à 60 kilomètres de Grenoble, sont occupés par des militants opposés à un projet de Center Parcs. La présence de ces zadistes a mis le village de Roybon sous tension, coupé entre pro et anti-Center Parcs. Reportage.

center-Parc-Oui-Non-Rue89Lyon

Grande rue de Roybon, 1 300 habitants, un vendredi d’avril. Deux femmes discutent sous le soleil matinal. L’une est retraitée, l’autre est enseignante dans un lycée professionnel de Beaurepaire à 25 kilomètres de Roybon. Les deux ont accroché un petit panneau « Oui à Center Parcs », sur un carreau d’une fenêtre pour l’une et sur un bout de volet pour l’autre.

« Comme tout le monde ici », disent-elles.

Dans cette rue étroite du principal bourg des Chambaran, en Isère, on affiche son soutien à l’énorme projet immobilier et touristique porté par le groupe de loisirs Pierre et Vacances.

Ce plateau fortement boisé culmine à 700 mètres d’altitude entre le Vercors et la Drôme des collines. C’est là que devrait ce construire un nouveau village vacances Center Parcs.

« Et encore, disent-elles, avant il y avait beaucoup plus de choses affichées. Il y avait aussi des ballons. »

Mais le mauvais temps a eu raison de ces décorations remplacées un temps par les guirlandes de Noël.

« Et les zadistes sont venus en arracher », ajoute la retraitée.

Dans le bourg, on ne dit pas qu’on est contre le Center Parcs

Le Center Parcs : un investissement de 387 millions d’euros
Ce projet doit accueillir en 2017, sur 200 hectares de la forêt de Chambaran (à Roybon), un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l’«Aquamundo», une bulle transparente maintenue à 29 degrés avec piscine.
Cela représente un investissement de 387 millions d’euros porté par la société Pierre et Vacances.

Et c’est parti pour une énumération de ce que font et sont ces zadistes qui squattent dans la forêt, à trois kilomètres de chez elle. « On l’a vu sur M6 », précisent les deux voisines, en faisant référence aureportage d’« Enquête exclusive » de mars dernier réalisée en caméra cachée.

Ils sont « drogués », « alcoolisés », « ils siphonnent les réservoirs des véhicules », « ils sont sales ».

« Les femmes ne se lavent pas et leurs chiens mangent leurs crottes », finit la retraitée.

« Une collègue m’a dit qu’ils donnaient des Kinder aux enfants », croit savoir Edith, l’enseignante, qui trouve cela manifestement suspect. Et qu’on ne leur parle pas d’un éventuel dialogue ou rencontre avec eux : « On n’en veut pas ».

« Mon visage est connu, tient à préciser l’enseignante. Ils prendraient ça pour une provocation. Et j’ai déjà reçu des insultes sur Facebook ».

Les deux voisines ont participé aux deux manifestations de décembre contre les zadistes et pour soutenir le projet de Center Parcs, provisoirement à l’arrêt depuis une décision du tribunal administratif de Grenoble.

L’enseignante avance l’argumentaire pro-Center Parcs, qui tourne essentiellement autour des emplois qu’un tel projet touristique pourrait générer, alors que le « village se meurt », parlant des fermetures en décembre de la perception et du collège l’année dernière :

« Quand je me suis installée avec mon compagnon dans le village, il y a trois ans, on était le plus jeune couple. On avait 25 ans ».

Edith, enseignante et habitante de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Edith, enseignante et habitante de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

A dix mètres, un homme discute avec le curé du village. « C’est un contre, lui, là-bas », glisse la retraitée.
Renseignements pris, cet habitant se définit d’abord comme « mitigé » avant de concéder qu’il est plutôt contre. Dans le bourg, on ne dit pas qu’on est contre le Center Parcs.

« Ici, l’immense majorité des Roybonnais sont « pour », affirme le curé. Ils voient un village qui s’étiole avec des magasins qui ferment et des gens qui déménagent. Le plus gros employeur reste l’EPHAD ».

 

« La communiste » qui donne à manger aux zadistes

Dans la rue principale, passe alors une voiture grise conduite par une vieille dame.

« C’est elle ! s’emporte la riveraine retraitée, elle donne à manger aux zadistes. Elle les a fait venir ».

Quelques heures plus tard, nous avons rencontré cette personne, Michelle Pistone, qui habite juste au dessus de la grande rue.

Michelle Pistone, chez elle, dans le bourg de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Michelle Pistone, chez elle, dans le bourg de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Les travaux suspendus par le tribunal de Grenoble
Le 23 décembre, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu l’arrêté du 3 octobre 2014 du préfet de l’Isère qui avait délivré une autorisation « loi sur l’eau » à Pierre et Vacances pour la construction d’un Center Parcs sur la commune de Roybon (en Isère).
Sur le fond, le juge des référés a surtout considéré que les mesures compensant la destruction de l’environnement propre à cette zone des Chambaran étaient insuffisantes :
« [le tribunal] a estimé qu’un doute existait quant à la suffisance des mesures prévues par l’arrêté pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation du projet ».
Cette décision du juge des référés a stoppé les travaux qui avait déjà du mal à avancer du fait des zadistes.
Une quarantaine d’hectares a quand même été défrichée (environ la moitié de ce qui est prévu).
La décision sur le fond est attendue en juin prochain.

Dans le village, cette ancienne institutrice de 80 ans est connue comme « la communiste ». Mais cette étiquette ne lui convient guère. Elle trouve que ça fait trop « stalinien » alors qu’elle se sentirait plutôt « libertaire ». Elle était militante de l’École émancipéequand elle enseignait dans un village des environs de Roybon.

« C’est grâce aux militants des années 70/80 que la région n’est pas devenue un désert scolaire. Parents d’élèves, élus, enseignants, syndicalistes ouvriers ont empêché de nombreuses fermetures de classes. On avait même réussi à faire rouvrir une école : celle de Murinais qui existe toujours. »

Elle fait partie des rares Roybonnais à afficher publiquement son opposition au Center Parcs.

Elle est de toutes les réunions publiques et se fend notamment de nombreuses lettres aux élus du maire au président du département de l’Isère. Et, oui, elle conduit quelques fois trois kilomètres pour rendre visite aux zadistes en leur apportant de la nourriture.

« En faisant mes courses, j’ai dit au gérant du Petit Casino que, grâce aux zadistes, il améliorait son chiffre d’affaires ».

La réputation de la militante était faite. Depuis, elle a arrêté de monter de la nourriture constatant que d’autres leur apportaient déjà de la nourriture.

« Je dis toujours bonjour même si certains ont arrêté de me saluer. On sent de la hargne mais c’est surtout de l’ignorance. Les gens devraient monter voir les zadistes, qui pourraient leur offrir du muguet ».

Depuis l’installation des zadistes, elle regrette que le terrain soit laissé aux « pro ». Elle préfèrerait que les manifestations contre le Center Parcs se déroulent ici et non pas à Grenoble, comme la dernière en date, le 2 mai.

« Avec mon cousin, on ne se parle plus »

La route s’élève en direction du bois des Avenières squatté actuellement par les zadistes. Un petit kilomètre avant d’arriver, les panneaux et banderoles affichent d’autres orientations :

« Zadiste, continue le combat » ; « Non au Center Parcs »

Les anti-Center Parcs : contre la destruction de l’environnement
Le principal argument développé est celui de la préservation de la nature. Les « anti » défendent surtout une zone humide, berceau notamment d’une rivière, l’Herbasse, qui coule dans la Drôme voisine. Selon eux, le Center Parcs risque de mettre en péril la ressource en eau.
Ils s’appuient sur l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête publique « loi sur l’eau » qui estime que 110 à 120 ha de zone humide (au lieu des 70 ha avancés par Pierre et Vacances) seront détruites ou impactés par le projet.

Si le Center Parcs voit le jour, cette petite route de campagne où l’on croise à peine une voiture dans la matinée sera empruntée par 4 000 à 5 000 véhicules les jours des chassés-croisés.

C’est ce que redoutent les riverains qui affiche leur opposition au projet de Pierre et Vacances. Ils forment les opposants historiques. Ils acceptent de nous parler si nous leur garantissons de ne pas citer leurs noms. Mais dans un village où tout le monde se connaît ou presque, l’anonymat reste très relatif. Ces « anti », membres fondateurs de l’association « Pour Chambaran Sans Center Parcs » (PCSCP), sont fatigués des tensions qui règnent dans le village.

« Quand nous descendons faire les courses, on ne nous répond plus quand nous disons bonjour ».

Pour leur retraite, le couple a retapé la ferme familiale. Lui ne se voyait pas habiter ailleurs après une vie active passée à l’aéroport de Grenoble, dans la plaine de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, à 40 minutes de là. Il est amer :

« Avec mon cousin, qui est premier adjoint, on ne se parle plus. On nous accuse de vouloir faire mourir le village. C’est faux de dire que Roybon se meurt. La population ne baisse pas et le chômage est moins important ici qu’au niveau national. Des gens habitent ici, au calme, et vont travailler à une vingtaine de kilomètres à Saint-Marcellin ou la Côte-Saint-André ».

Sa femme ajoute, en boucle :

« Je n’aurais pas cru qu’on en arrive là. Ça va laisser des traces ».

Et la réconciliation ne se fera pas sur le dos des zadistes. Ce couple comprend leur action. Mais c’est chacun chez soi :

« Je sais qu’on nous accuse de les avoir fait venir. Ce qui est totalement faux. On ne les nourrit pas. On ne veut pas mettre de l’huile sur le feu. On ne veut pas être accusé de les aider ».

Contacté, le président de l’association PCSCT, Stéphane Péron, qui habite la commune voisine de Montrigaud (dans la Drôme) précise la position officielle :

« Notre ligne de conduite est de ne pas entrer sur le terrain, propriété de Pierre et Vacances. Nous, on va devant les tribunaux ».

Cette posture n’empêche pas l’association de faire des communiqués de presse qui sont, dans le contexte local, interprétés comme autant de signes de soutien aux zadistes.

Les « bannis » de Roybon

Pour rencontrer un opposant historique qui accepte de parler à visage découvert, il faut redescendre la route de la ZAD et passer le long du petit lac artificiel qui fait la joie des Roybonnais et des Hollandais, les beaux jours venus.

C’est au dessus de ce plan d’eau que Jean-Marie Brun s’est installé il y a vingt ans avec ses chevaux. Sous le nom « Cheval autrement », ce « psycho somato thérapeute » propose notamment des stages de développement personnel.

Et avec ses stagiaires, il avait l’habitude de se balader dans le bois des Avenières, là où doit s’ériger le Center Parcs.

Jean-Marie Brun, opposant au Center Parcs, a vu un des panneaux conduisant à sa maison arraché. ©LB/Rue89Lyon

Jean-Marie Brun, opposant au Center Parcs, a vu un des panneaux conduisant à sa maison arraché. ©LB/Rue89Lyon

Membre de l’association PCSCP, il a raconté tout le mal qu’il pensait du projet devant les caméras d’Envoyé spécial. Et ça n’a pas plu, au village :

« Pour mon engagement contre le Center Parcs, le maire me retire les terrains que la commune me prêtait gratuitement pour mettre mes chevaux ».

Ces soutiens, notamment sur un blog de Mediapart, évoque un « bannissement » à la manière du Moyen Âge. Ambiance.

Interrogé sur le sujet, Serge Perraud, maire de Roybon (Divers droite), affirme que c’est en raison « d’un manque d’entretien » que la mairie lui a retiré l’usage de ses terrains. La coïncidence reste troublante alors que Jean-Marie Brun occupait ces terrains depuis une dizaine d’années.

Avec le patron d’un des deux bars de Roybon, où il avait l’habitude de déjeuner avec ses stagiaires, ce n’est plus la franche camaraderie.

« Il y a quelques semaines, il m’a dit que je n’étais plus le bienvenu alors que jusque là je m’entendais bien avec lui ».

Jean-Marie Brun a dû se rabattre sur l’autre bar, au début de la grande rue, qui n’affiche pas, fait exceptionnel pour un commerçant de Roybon, un signe distinctif pro-Center Parcs. Une question de commerce :

« Je récupère tous les clients qui se font virer de l’autre bar », nous a confirmé la patronne qui n’en demeure pas moins favorable au projet touristique.

A 62 ans, Jean-Marie Brun a mis en vente sa ferme transformée en ranch. Très amer :

« La ZAD a permis deux choses bien : ça nous a fait connaître et on a pu entrer en contact avec le ministère de l’environnement qui ne nous prenait pas en considération. Mais, elle a eu des effets négatifs. Aujourd’hui, je suis devenu le bouc émissaire désigné, parce que je suis associé aux zadistes ».

 

Au Bon Roy, auberge pro-Center Parcs

Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre dans quel camp le patron du principal bar-restaurant de Roybon se situe. Il n’y a pas seulement une imposante banderole au dessus de l’entrée. Sur le comptoir, trône une boîte pour glisser un bulletin d’adhésion à l’association pro-Center Parcs « Vivre en Chambaran ».

Au mur, des affiches égrenant les principaux arguments favorables au projet. Les autocollants se baladent au milieu des bouteilles d’alcool et des verres.

Sylvain Merle, le patron d'un des deux bars de Roybon. ©LB/Rue8Lyon

Sylvain Merle, le patron d’un des deux bars de Roybon. ©LB/Rue8Lyon

Les pro-Center Parcs : la création d’emplois
En minimisant l’impact sur l’environnement, les « pros » expliquent que le Center Parcs concerne « moins d’un demi pourcent des Chambaran » et que le bois des Avenières impacté est « sans intérêt » sur le plan des espèces végétales ou animales. Ils mettent en avant l’impact sur l’emploi. Le projet doit créer 468 emplois « équivalents temps plein » (700 personnes employées) et générer d’importantes retombées fiscales pour les collectivités locales et notamment pour Roybon : 3,2 millions de taxe locale d’équipement et 1 million de taxe foncière par an.

Sylvain Merle, lyonnais d’origine, a acheté le bar-restaurant il y a une dizaine d’années. Fort en gueule, il lance quelques qualificatifs charmants sur les zadistes : « verrues », « traîne-la-rue » ou encore « mange-merde ».

Quant autres opposants « écolos », il ne les porte pas franchement plus dans son coeur. Il assume en avoir virés quelques uns, dont Jean-Marie Brun, le créateur du ranch « Cheval autrement » :

« Je connaissais ses idées. Mais quand j’ai vu Envoyé spécial, j’ai compris qu’il était en première ligne. Il m’a pris pour un con ».

Il voit un intérêt direct dans le Center Parcs et son chantier. Pendant les trois semaines de chantier, il a augmenté « de 50% » son chiffre d’affaires avec les ouvriers qui venaient déjeuner.

En fin de journée, à l’heure de l’apéro, une poignée de Roybonnais sirotent quelques bières. Il suffit de dire qu’on est journaliste pour lancer le sujet. Il va de soi qu’« Au Bon Roy », tout le monde est « pour ». Au coeur du discours, l’emploi, une fois de plus. Le patron, Sylvain Merle, développe :

« On nous dit que le Center Parcs ne proposera que des emplois mal payés. Et alors ? Aujourd’hui, il faut faire 50 ou 60 kilomètres pour faire un Smic. Avec le Center Parcs, ce sera à trois bornes ».

« Les Roybonnais sont des Républicains, fiers d’être français »

Employé de mairie, artisan ou militaire, ceux accoudés au comptoir sont en accord sur un seul point avec les anti-Center Parcs : « ça va laisser des traces ». Un employé de la mairie décrit la situation :

« Dans les familles, certains ne se parlent plus. Les chasseurs sont divisés également car le bois des Avenières est une très bonne chasse ».

L’employé de mairie poursuit :

« La tension est montée avec l’arrivée des zadistes. Jusque là, les gens pouvaient comprendre qu’on fasse des recours contre le projet. Mais occuper un site illégalement en empêchant les forestiers de travailler, les Roybonnais ne peuvent pas comprendre. On voyait ces marginaux à la télévision. Le lendemain, ils étaient chez nous ».

Quelques semaines après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, l’installation d’une nouvelle ZAD a drainé des cohortes de journalistes de la France entière. Cette médiatisation a été décisive selon les partisans du Center Parcs.

Christian Luciani, le président de Vivre en Chambaran, l’association pro-Center Parcs, nous reçoit dans sa maison du bourg de Roybon :

« Quand les zadistes sont arrivés, tout le monde s’est levé comme un seul homme. Les Roybonnais sont des Républicains, fiers d’être français. Ils n’ont pas accepté qu’on viennent chez eux leur dicter ce qu’ils doivent faire en remettant en question l’Etat de droit ».

Christian Luciani, président de l'association "Vivre en Chambaran". ©LB/Rue89Lyon

Christian Luciani, président de l’association « Vivre en Chambaran ». ©LB/Rue89Lyon

Cet architecte, arrivé à Roybon il y a quelques années, pointe une fois de plus le reportage d’Envoyé spécial qui a été « très mal vécu par la population » :

« Les habitants on eu l’impression d’être mal traité par les médias. Nous avons accéléré la mobilisation. Il fallait qu’on parle de nous ».

Le reportage, en donnant largement la parole aux opposants historiques montre surtout comment le précédent maire de Roybon a anticipé l’arrivée du Center Parcs en endettant fortement la commune.

« La gendarmerie tenait certains barrages et nous d’autres »

La ZAD a été installée le 30 novembre, après une manif des anti-Center Parcs. Début du mois de décembre, l’association Vivre en Chambaran et la mairie, main dans la main, faisaient distribuer des petits drapeaux « oui au Center Parcs » tandis que Pierre et Vacances déployait une communication de crise, essentiellement via un site Internet, pour diffuser ses arguments.

Pour montrer « l’adhésion populaire au projet », deux manifestations, les 7 et 14 décembre, ont été organisées, rassemblant à chaque fois entre 1 500 et 2 000 personnes. Pour faire le nombre, les employés des entreprises de BTP et du bois du coin ont été conviés, tout comme l’ensemble des élus du territoire, écharpes en bandoulière.

C’était au moment où les actions des zadistes étaient quotidiennes pour bloquer les travaux de déboisement (avant la décision du tribunal de Grenoble). Christian Luciani décrit ce qu’il qualifie de « violence des zadistes » :

« En décembre, ils ont tagué des cabanes de chantier qui servaient de base de vie aux ouvrier. Ils ont aussi cassé des voitures de vigiles et caillassé des engins de chantier. En mars, un engin forestier a été détruit, le jour où les zadistes faisaient une action ».

Une action des « pro » a marqué les esprits : l’organisation de barrages routiers le samedi 7 février alors que les zadistes organisaient un week-end militant et festif baptisé « Open barricades ».

Christian Luciani raconte :

« On a vécu ce week-end comme une provocation. On s’est dit qu’on allait empêcher leurs soutiens de monter en voiture. On était dans la légalité. Car on a fait des demandes pour bloquer les routes et la préfecture nous l’a accordée. La gendarmerie tenait certains barrages et nous d’autres ».

Cette action a été diversement appréciée. Christian Luciani affirme simplement que « tous les riverains pouvaient passer et que les zadistes ont simplement été embêtés. »

Sa presque voisine, Michelle Pistone, anti-Center Parcs historique, affirme que mêmes des « pro Center Parcs ont été choqués » :

« Des milices ont bloqué les routes. Des Roybonnais ne pouvaient plus entrer chez eux sans montrer un acte de propriété ! »

Interrogés sur le sujet, les zadistes dressent la liste des « violences subies ». L’opération de blocage des routes n’a pas été rééditée.

Chez les zadistes

Au sommet du plateau de la forêt de Chambaran, c’est le territoire des zadistes. En venant de Roybon, il faut passer devant une camionnette de gendarmes qui guettent à un kilomètre de l’entrée de la ZAD.

On arrive devant une ancienne maison forestière, la « Marquise », rebaptisée « MaquiZad », appartenant à l’ONF (Office national des forêts) et aujourd’hui squattée par les fameux zadistes.

En passant au milieu d’un amoncellement de palettes, de pneus et de banderoles annonçant la ZAD, on accède sans difficulté à cette bâtisse devenue la base arrière de la « ZAD de Roybon ». Le terrain occupé, propriété de Pierre et Vacances, est à un kilomètre de la maison forestière.

Ce jour-là, le soleil brille. Des enceintes posées sur le rebord de la fenêtre crachent des standards de la chanson française. Lessive, farniente, bricolage. Après la neige et les températures négatives, le printemps semble se dérouler tranquillement à la ZAD.

Une grande table en bois est dressée devant la maison. Nous pouvons discuter sans difficulté avec les occupants, à l’initiative de Nils, le « responsable média » de la ZAD. Une seule condition : ne pas prendre certains ou certaines en photo. Ils seraient une trentaine à squatter sur le site. Nous en croisons une dizaine.

La poignée de zadistes que nous rencontrons a parfaitement conscience de l’image détestable qu’ils ont auprès de la population de Roybon, surtout depuis le reportage de M6.

« Nous avons très peu relations avec les Roybonnais. C’est l’omerta. »

Nils dresse la liste des « violences subies » essentiellement lors du week-end « Open barricades » des 6 et 7 février derniers :

« Le jeudi, ils ont incendié la cabane de l’entrée avec un cocktail molotov. Le samedi, ils ont bloqué toutes les routes pour accéder à la ZAD. Les gens ont dû laisser leur voiture et monter à pied. Deux véhicules ont été incendiés, un 4×4 a foncé sur un copain, un autre s’est fait taper ».

Ce samedi 7 février, Rémy, un agriculteur de 40 ans de la commune de Dionay (jouxtant Roybon) roulait avec une amie en direction de la ZAD. Bloqué à un barrage tenu par les « pro », il a été reconnu par un voisin comme étant un des principaux opposants. Lui se qui se présente comme « zadiste » fait partie des trois « anti » suivis dans le sujet d’Envoyé spécial.

« C’est une personne que je connaissais qui a le plus crié. Nos enfants ont fréquenté la même école. J’ai fermé ma voiture et j’ai fait marche arrière. Le soir même, cette personne s’en est vantée sur Facebook. Je suis allé porter plainte ».

Rémy, agriculteur sur la commune de Dionay et zadiste. ©LB/Rue89Lyon

Rémy, agriculteur sur la commune de Dionay (à côté de Roybon) et zadiste. ©LB/Rue89Lyon

Dans ce contexte villageois, les zadistes ont jeté leur dévolu sur Saint-Marcellin, la petite ville du coin, à une vingtaine de kilomètres d’ici, dans la plaine de l’Isère. « Là où le dialogue est possible ».

Ils descendent de leur colline les jours de marché pour tenter de mettre en place des actions. Luna, la vingtaine, venue de la ZAD de Sivens, fait sa lessive à la main. Elle raconte :

« On a tendu un grand fil avec des feuilles pour que les passants notent ce que leur inspirait la question « faut-il travailler pour vivre ? ». Les gendarmes sont rapidement venus pour nous dire que nous n’avions aucune autorisation. Des habitants ont pris notre défense ».

Nils, zadiste, habite Saint-Antoine-l'Abbaye, à côté de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Nils, zadiste, habite Saint-Antoine-l’Abbaye, à côté de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Nils, 32 ans, d’origine belge, veut sortir de cette « urgence » dans laquelle sont les zadistes, tournés essentiellement vers la contestation du Center Parcs.

Il veut développer une idée mixant écologie, agriculture et éducation populaire. Le projet doit s’implanter dans les Chambaran, comme une alternative au gigantisme touristique. Pour le moment, il termine des études d’éducateur spécialisé en vivant en colocation à Saint-Antoine-l’Abbaye.

Saint-Antoine-l’Abbaye, terre de hippies

Saint-Antoine-l’Abbaye fait partie des plus beaux village de France. Le panneau l’indique à l’entrée du bourg. Niché contre l’abbaye du XIIIe siècle, à flanc de colline, il ne fait qu’un avec elle. A telle point qu’il en a pris le nom.

Dans le coin, la commune de Saint-Antoine est connu pour une autre raison. Au milieu des années 80, la communauté de l’Arche s’est installée dans une partie de l’abbaye, aujourd’hui entourée également de magasins de souvenirs ou de restaurants pour touristes.

L'abbaye de Sainte-Antoine, à 10 kilomètres de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

L’abbaye de Sainte-Antoine, à 10 kilomètres de Roybon. ©LB/Rue89Lyon

Cette communauté a été fondée par Lanza del Vasto, connu en France pour avoir participé à la lutte du Larzac. Celui-ci se réclamait autant de Jésus que de Gandhi.

Une cinquantaine de personnes vivent dans ce grand bâtiment, d’autres effectuent des stages (payants) sur la « communication non-violente ». A l’image de Nils, le zadiste, qui y a passé un an.

Ils ne perçoivent pas de revenu mais sont nourris, blanchis en plus d’être logés. Fort logiquement, plusieurs membres anciens ou actuels de l’Arche sont parmi les opposants historiques au Center Parcs. Parmi eux, ils sont quelques uns à avoir participé aux actions de « désobéissance civile ».

Daphné Vialan et Tchandra Cochet vivent aujourd’hui dans la communauté.

Daphné Vialan et Tchandra Cochet, deux membres de la communauté de l'Arche. ©LB/Rue89Lyon

Daphné Vialan et Tchandra Cochet, deux membres de la communauté de l’Arche. ©LB/Rue89Lyon

Daphné, 29 ans, raconte ce qu’a été sa vie pendant les trois premières semaines de décembre :

« On se mettait dans les zones de sécurité quand ils bûcheronnaient ou devant les engins. On a également arraché les piquets qui délimitaient ce qu’il fallait couper ou pas. Nous avons réussi à bloquer la déforestation ».

La moitié de la zone a quand même été défrichée. Aujourd’hui, les deux ne regrettent pas leur action. Mais ils sont inquiets de la tournure des événements. Daphné le dit :

« Aujourd’hui, j’ai envie de mettre mon énergie à pacifier les relations dans le territoire. On n’arrive pas à parler. J’ai été à une manif des « pro », je ne me suis jamais autant fait insulter. Au bar, c’est la même chose, le ton monte très vite ».

Tchandra, 27 ans, a grandi à l’Arche. Avec deux autres membres de la communauté, il a rencontré la maire du village pour faire part de son inquiétude :

« Je me sens concerné par le fait de faire descendre la tension. On veut réfléchir à la manière de vivre ensemble. La maire du village est garante de cela ».

Pour le moment, la seule chose qu’a faite la maire de Saint-Antoine en direction des « anti » est de ne pas avoir accroché une nouvelle banderole « Bienvenue au Center Parcs » que toutes les communes du coin ont suspendue.
Comme à Dionay (voir la photo ci-dessous).

Comme dans la plupart des villages des alentours de Roybon, une banderole votée par le conseil municipal. Ici à Dionay. ©LB/Rue89Lyon

Comme dans la plupart des villages des alentours de Roybon, une banderole votée par le conseil municipal. Ici à Dionay. ©LB/Rue89Lyon

A peine mise en place, la banderole avait en effet été décrochée pendant la nuit. On n’est pas à Roybon mais bien à Saint-Antoine.

La surenchère des politiques

Traits tirés, paroles hésitantes et coups de sang inattendus, le maire de Roybon, nous reçoit, en journaliste de passage. Serge Perraud, semble épuisé.

Le maire de Roybon, Serge Perraud ©LB/Rue89Lyon

Le maire de Roybon, Serge Perraud ©LB/Rue89Lyon

Les mots sont pleins de reproche contre les « médias » :

« Tous les journalistes sont venus. Même le Canard enchaîné. »

Il nous tend l’article qui relate la rumeur du coin : « les zadistes sont payés 90 euros par jour ». Dans le coup, il y aurait la Frapna (une association écologiste), les Verts et même le Front de gauche, selon le maire. Serge Perraud persiste :

« Les zadistes sont achetés. J’ai de bonnes informations. »

On n’en saura pas davantage sur ce complot. Le maire divers droite de Roybon est coutumier des déclarations fracassantes. Élu en 2014, il n’est pas homme à calmer les esprits. Pour le grand malheur des opposants qui auraient souhaité qu’il « prenne de la hauteur » puisqu’il est arrivé alors que le projet était déjà sur les rails et le permis de construire déposé.

Serge Perraud reconnaît toutefois « une mauvaise communication vis-à-vis des riverains opposés au projet » :

« On n’a pas anticipé le problème quasi personnel de quelques Roybonnais ».

Le maire nous dit qu’il n’a rien contre les opposants mais dans la phrase suivante les accuse d’être pour une grande part des « bobos écolos des villages des alentours ». Quant aux zadistes, ce sont des « khmers verts ».

Serge Perraud est à l’unisson des principaux politiques isérois (à l’exception des écolos), de droite comme de gauche, qui soutiennent mordicus le Center Parcs. Le maire de Roybon s’appuie sur la récente élection du député UMP Jean-Pierre Barbier comme conseiller départemental du canton pour affirmer que « 90% des Roybonnais sont favorables au projet ».

Malgré cette majorité soviétique en faveur du projet, Serge Perraud éprouve quand même le besoin de panser les plaies. Il tient une solution pour « rabibocher » tout le village :

« Le Center Parcs va permettre d’apaiser les tensions. Je vais pouvoir semer et faire s’aimer tout le village ».

Et si le Center Parcs n’est pas construit ? « Il se fera », persiste l’optimiste maire de Roybon :

« Pierre et Vacances va trouver toutes les solutions techniques nécessaires ».

On est prié de le croire.

Source:
http://www.rue89lyon.fr/2015/05/11/center-parcs-zad-roybon-village-coupe-en-deux/

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- Après le week end des 7 et 8 février à Roybon.

Posté par admin le 14 février 2015

Après le week end des 7 et 8 février. A Roybon.

 

Quelques questions :

 

Dimanche 8 février. 7 heures. Radio France Isère. Compte rendu de la journée du samedi, à Roybon, où les adversaires et les partisans du Center Parcs avaient prévu de manifester. «  Les deux camps voulaient montrer leurs muscles ». Annonce de la journée du dimanche : «  Les routes d’accès à la ZAD seront bloquées par des «  pro center parc ». Ils ont installé sept barrages filtrants sur les petits chemins menant au chantier. Une opération autorisée par la préfecture de l’Isère. » Vous avez bien lu et vous pouvez entendre en allant sur le site Internet de la radio. L’annonce n’a pas été répétée dans la journée, du moins je ne l’ai pas entendue, mais elle n’a pas, non plus, été démentie : le Préfet autorise les milices.

Dimanche 8 février. Dauphiné Libéré. Un arrêté municipal «  interdisant la circulation et le stationnement sur huit rues et chemins de la commune » a été pris pour interdire l’accès à la ZAD de Roybon. Qui a pris cet arrêté? Le maire ? Les adjoints ? Le conseil municipal ? Qui en a averti la population ? Qui a chargé «  les soutiens au projet de d’installation d’un Center Parcs dans la forêt de Chambaran » de s’organiser en supplétifs de la police? Des barrages leur permettaient d’arrêter les «  indésirables ». Ainsi une automobiliste, suspecte puisque sa voiture était immatriculée en Ardèche, a dû montrer ses papiers avant de pouvoir aller soigner ses chevaux. Ils lui ont signifié qu’elle avait deux heures pour s’acquitter de sa tâche. Voiture et conductrice ont par ailleurs été filmées. Un opposant au Center Parcs n’a pu franchir un barrage tenu par un ancien conseiller municipal. Les renards ont été contents : il allait les chasser ! Voiture et occupants d’un véhicule, ont été photographiés, à la demande – dixit le milicien – des renseignements généraux ! Les nombreuses forces de l’ordre semblaient accepter la concurrence. Ordre de la préfecture ?

 

Beaucoup d’inquiétude :

 

Depuis des semaines, ceux qui se qualifient de responsables traitent zadistes et simples opposants, d’extérieurs, d’étrangers, d’anarchistes, de terroristes, se vautrant dans l’illégalité….. Comment des esprits faibles n’en seraient ils pas perturbés ?

Jeudi 5 février la cabane marquant l’entrée de la ZAD a été incendiée. Deux cocktails Molotov seraient à l’origine de cet attentat. Inquiète, vendredi, j’ai téléphoné aux trois élus, les plus proches de Roybon, leur demandant de désavouer cet acte. Je suis une citoyenne de leur secteur. J’ai laissé un message en milieu de journée. J’ai rappelé le soir. Deux personnes étaient alors à leur domicile elles m’ont dit les avertir. Je n’ai pas eu de retour. Sans doute ont-ils des obligations importantes. Sans doute préparent-ils les futures élections. Sans doute aussi ne se sentent-ils pas concernés par les violences. Elles n’étaient que verbales jusque là, elles sont devenues effectives. Deux voitures, dans la nuit de samedi à dimanche, ont été incendiées au barrage de Dionay. Ces incendies seraient-ils le fait de  la personne qui écrit sur sa page «  face book » : « Il n’y a que le feu pour détruire cette vermine ».

Des pages sur Internet résonnent d’appels au meurtre. «  Faut les défoncer, ces merdes ». «  La pelle à neige en pleine gueule ! ». Deux personnes ont été agressées et blessées au visage. D’autres ont été menacées. Des pneus ont été dégonflés ou crevés à Roybon et alentours. Est-ce la façon de «  les emmerder un peu » comme le dit le président de l’association «  Vivre en Chambaran », dans des propos rapportés par le Dauphiné Libéré ?

A entendre certains habitants de Roybon, empêchés de rentrer chez eux faute de papiers d’identité, ne pouvant recevoir du matériel transporté dans un camion bloqué, ne se déplaçant dans leur propre village qu’en montrant patte blanche… on constate une exaspération certaine. Les opposants les plus déterminés au Center Parcs, opposants d’ici ou d’ailleurs, n’accepteront pas éternellement ce djihadisme brun. Ils peuvent eux aussi s’organiser. Est-ce ce que veulent les apprentis sorciers qui ont dressé les habitants les uns contre les autres ? Des batailles rangées ?

Dans un petit livre «  Matin Brun » – tiré à deux millions d’exemplaires ! – Frank Pavloff, qui vit actuellement en Isère, montre dans une fable, la montée du nazisme en Allemagne. Deux amis, nullement politisés, occupés de leur travail, de leur famille, heureux de se retrouver le soir autour d’une bière, discutent tranquillement. Ils ont accepté sans problèmes de se séparer de leur chien, puis de leur chat- à éliminer parce qu’ils ne sont pas bruns ! – D’acceptations en compromissions, ils se retrouvent dans un régime fasciste. Nous n’en sommes pas là. Mais quand une commune, et certains de ses habitants, s’autorisent à bloquer la circulation sans raison impérieuse et sans aucun contrôle, on a toutes les raisons de s’inquiéter.

 

« Nous sommes tous Charlie ! »

 

Une réunion devait se tenir dans un village proche de Roybon avec film, débats, promenades… ce samedi 14 février. Appelé à l’initiative d’un collectif de citoyens, «  Le Carnaval des grenouilles et autres sales bêtes », devait parler des zones humides. Cinq jours avant cette fête, l’adjoint au maire, chargé de la location des salles, a annulé son accord : peur d’être «  instrumentalisé à des fins anti centerparcs ». Devant un tel ridicule on pourrait rire. Pas après les protestations d’amour de la démocratie, de respect de la liberté d’expression, qui ont succédé aux assassinats du mois de janvier. « tous Charlie ! » Vraiment ?

 

Le préfet de l’Isère s’en va.

 

Il a été mis à la retraite. Est-ce son manque de discernement dans l’autorisation de la création d’un Center parcs ? Sa gestion désastreuse des tensions qui se sont manifestées ces dernières semaines entre partisans et adversaires de ce centre de tourisme ? La violence qui a coûté l’œil à un pompier lors d’une manifestation très violemment réprimée ? De toutes façons il s’en va et je ne pense pas que beaucoup d’Isérois le regrettent et le plaignent. D’autant que, devenu préfet «  hors cadre », si ses attributions restent mystérieuses, son traitement doit bien représenter le salaire de plusieurs travailleurs payés au minimum légal.

 

Ce départ est-il, de la part du pouvoir, un signe d’apaisement ? Il serait temps en effet que cessent diffamations, stigmatisations, agressions. Ceux qui se croient représentatifs parce qu’ils ont été élus, feraient bien d’agir avec un peu plus de responsabilité avant que ne survienne un drame.

 

 

A Roybon le 12 février 2015 ; Michelle Pistone.

 

 

 

 

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- Center Parcs de Poligny, les partisans finissent par faire une réunion publique.

Posté par admin le 20 décembre 2014

Center Parcs de Poligny : « on n’était pas obligé de faire ce débat »

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- Moi, Martin, 20 ans, zadiste à visage découvert

Posté par admin le 15 décembre 2014

Une maison occupée par les "zadistes" pour empêcher le projet de centre de loisirs du groupe Pierre & Vacances à Roybon, dans l'Isère.

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- Les partisans du Center Parcs de Roybon marchent aussi ( ou quand le populisme ravi défend les destructions )

Posté par admin le 7 décembre 2014

 

 

 

A propos de la manifestation des « pour » du 7/12/2014.

 Cette manifestation a été appelée par l’ensemble des partis institutionnels, par mails privés et annonces publiques, par une très forte majorité d’élus, invitant par courriers leurs pairs de l’Isère et de la Drôme à s’y rendre en famille et  par l’ensemble des organisations patronales. Le PS, l’UMP, L’UDI, le FN se sont retrouvés ensemble et complices à battre le sentier avec les syndicats patronaux. Elle est pas belle la grande union nationale ? Et les organisateurs, « commerçants et artisans de Roybon pour Center Parcs » se nomment  » la majorité silencieuse ». Un peu de relents de poujadisme, non ?

1200 personnes présentes, à la lumière de ces appels massifs, ne nous semble pas une participation significative. 

Nous ne la nions pas, mais savons remettre les choses à leur place. 

Nous notons également la propagande de peur qui a été organisée autour des  » zadistes » dépeints comme des « anarchistes,  feignants, sales, casseurs, saccageurs » venus de partout et même de toute l’Europe pour semer la terreur à Roybon. De nombreuses rumeurs de casse circulent, non étayées et non validées par la gendarmerie.

Nous notons qu’alors que le maire de Roybon a prétendu devant les micros que 98% des roybonnais étaient pour le projet, les 1200 personnes présentes ( ce qui correspond à l’ensemble de la population) à cette manifestation sont venues de loin en voiture ( parking à l’entrée du village saturé). Or, c’est ce  que les partisans nous reprochaient, nous traitant d’étrangers qui se mêlent des affaires des roybonnais.

Alors, il y a donc les bons étrangers, aliénés à la propagande de Center Parcs et les mauvais étrangers la dénonçant ??

Du temps de la décharge que le préfet voulait imposer à Roybon (2006/2007/2008), les écologistes étaient les bienvenus à Roybon pour grossir les troupes d’opposants …

 

Nous regardons les panneaux-slogans de cette manif.

 

 » laissez nous travailler  » … pour 319 euros par mois, en cdd ?
Et de toute façon, une société qui doit détruire pour « créer du travail » n’est-elle pas une société à l’agonie qu’il est suicidaire de continuer?
Et qui porte ces panneaux ? Des chômeurs ? Ou des commerçants et petits patrons qui parlent en leur nom ? Disons plutôt: « laissez nous détruire « , sans réfléchir à ce que l’on fait pour le bienfait des caisses des gérants de trois ou quatre sociétés à l’oeuvre pour seulement 1 an .
A Toulouse, la FDSEA, le syndicat des agriculteurs industriels, a eu dans une autre manif contre les zadistes de Stivens le même slogan, ou presque:  » Laissez nous produire « , à traduire, en fait par « laissez nous continuer à ravager la terre par les pesticides et à entasser des animaux-machines dans des structures industrielles ».

 

 » Oui au renouveau du village » … en instituant cette misère sociale  et ce précariat organisé ?
( le nombre d’emplois annoncé, l’est sur la base d’une occupation à 90%, qui n’est atteinte qu’en période de vacances scolaires, on travaille « au coup de sifflet » chez Center parcs ).

 

« L’avenir de nos enfants c’est maintenant » … En leur volant à jamais ce patrimoine forestier et en laissant un nouveau seigneur disposer à son gré de leur « force de travail », leur temps, leur vie ?

 

« Chantier autorisé » … Et si la justice l’interdit à la suite des plaintes déposées, on détruit d’abord et on verra après ?

 

 » Zadiste, les Chambarans c’est pas ton pays », variante du nationaliste « on est chez nous » ( mais le fn était officiellement dans le cortège et madame d’Ornano y dénonçait le « diktat des écologistes »). Mais à qui appartient l’eau détruite qu’on empêche autoritairement de se répandre chez les populations voisines ??? A qui appartient l’air que les forêts ne purifieront plus ???  Et plus généralement à qui appartiennent les territoires de cette planète ? Pierre et Vacances et ses complices ont le droit de dessiner des frontières et de les fermer à qui ils veulent ?

 

Rien de nouveau, au fond, sous le soleil.

Le monde capitaliste exige des destructions et des sacrifices pour ses intérêts privés et pour assoir son pouvoir. Il associe par la propagande et la peur la population ouvrière à ses diktats au nom du travail bienfaiteur et rassembleur. Mussolini et Hitler n’en disaient pas moins …

Les camps de vacances de Center Parcs sont aussi des camps d’aliénation collective et de travail forcé .

 

 » ARBEIT MACHT FREI « 

 

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- A Roybon, une marche aux flambeaux « pour que la nature reprenne ses droits »

Posté par admin le 7 décembre 2014

A Roybon, une marche aux flambeaux « pour que la nature reprenne ses droits »

Le Monde.fr | 07.12.2014 à 03h00 • Mis à jour le 07.12.2014 à 09h13 | Par Camille Bordenet (Envoyée spéciale à Roybon (Isère))

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- A Roybon, partisans du Center Parcs et zadistes se mènent une guerre des nerfs

Posté par admin le 5 décembre 2014

 

A Roybon, partisans du Center Parcs et zadistes se mènent une guerre des nerfs

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- Center Parcs de Roybon: les zadistes jouent au chat et à la souris

Posté par admin le 4 décembre 2014

 

Center Parcs de Roybon: les zadistes jouent au chat et à la souris

AFP 4 DÉCEMBRE 2014 À 19:20 (MIS À JOUR : 4 DÉCEMBRE 2014 À 19:42) Lire la suite… »

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- Sivens, Notre Dame des Landes, Center Parcs en Isère… Les cinq projets les plus décriés de France

Posté par admin le 4 décembre 2014

Sivens, Notre Dame des Landes, Center Parcs en Isère… Les cinq projets les plus décriés de France

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- Center Parcs de Roybon : élus, zadistes, écolos… qui veut quoi ?

Posté par admin le 4 décembre 2014

Center Parcs de Roybon : élus, zadistes, écolos… qui veut quoi ?

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- Center Parcs de Roybon: le maire de Grenoble dénonce un «projet préhistorique»

Posté par admin le 2 décembre 2014

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Center Parcs de Roybon: le maire de Grenoble dénonce un «projet préhistorique»

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- A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé

Posté par admin le 27 novembre 2014

A Roybon, en Isère, le massacre de la forêt a commencé

ANDREA BAROLINI (REPORTERRE)

mercredi 26 novembre 2014 Lire la suite… »

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- En Isère, l’implantation contestée d’un Center Parcs ( Le Figaro )

Posté par admin le 26 novembre 2014

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Reprise à but informatif:

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En Isère, l’implantation contestée d’un Center Parcs

Des opposants à l'implantation du complexe touristique lors d'une manifestation le 16 novembre.
 

VIDÉO – Malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête publique, le préfet a donné son feu vert à la construction du complexe touristique dans le massif des Chambaran, classé zone naturelle sensible.

• Quel est ce projet?

À l’automne 2007, la société Pierre & Vacances entame les premières démarches auprès de la ville de Roybon, dans l’Isère, pour installer un Center Parcs dans le massif des Chambaran. 1000 cottages, un espace aqualudique, des boutiques et restaurants, ainsi qu’une salle de congrès seront déployés sur environ 200 hectares. La vaste base de loisirs devrait s’accompagner de la création de 700 emplois permanents, dont 468 à temps plein, et générer 12 millions d’euros par an de retombées économiques, indique le protocole d’accord signé entre l’État et Pierre & Vacances.

L’investissement global est évalué à 387 millions d’euros. Le conseil général participe à hauteur de 15 millions d’euros, répartis entre la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement ainsi que l’aménagement des voies d’accès et de stationnement. La communauté de commune participera pour 4,5 millions d’euros aux travaux d’assainissement. La région Rhône-Alpes doit débloquer 7 millions d’euros destinés à la formation.

• Pourquoi est-il contesté?

Comme à Sivens ou Notre-Dame-des-Landes, le «Center Parcs de la forêt de Chambaran» est qualifié de «grand projet inutile et imposé» par ses détracteurs. Ils s’appuient sur l’avis négatif d’une enquête publique publiée en juillet dernier : «À l’examen de toutes les observations, tant écrites qu’orales, du public (…) et après avoir auditionné des experts, la commission émet unanimement un avis défavorable au projet». Absence de délimitation et de caractérisation de la zone humide, sous-évaluation de la surface détruite et impactée, insuffisance des mesures compensatoires, risques de crues et d’érosion… Au total, douze points rédhibitoires sont exposés. «Le site est sensible sur le plan environnemental, avec la présence de deux Zones Naturelles, de corridors écologiques et d’un site Natura 2000», rappelle la commission.

Les anti font aussi le parallèle avec le barrage de Sivens. Un projet pour lequel la Commission publique a rendu un avis positif et où 13 hectares de zones humides doivent être détruites contre 76 à Chambaran. Ces zones humides jouent notamment un rôle pour les nappes phréatiques qui alimentent une centaine de communes en eau potable. Le projet met aussi en péril l’habitat de près de 35 espèces animales et végétales protégées.

Par ailleurs, sur les 727 observations du public recueillies dans l’enquête, 60 % y sont opposés.

• Qui sont ces opposants?

L’implantation du village est contestée par les défenseurs de l’environnement. La fédération de pêche de la Drôme, la fédération de Protection de la Nature (Frapna) d’Isère et de la Drôme ont multiplié les recours en justice. Depuis 2010, une association d’habitants Pour les Chambaran Sans Center Parcs informe et mobilise contre le projet. Ces dernières semaines, des zadistes ont également fait leur apparition dans la fôret, devenue une Zone à défendre (ZAD). La contestation a pris de l’ampleur: ils étaient 600 à manifester la semaine dernière et une nouvelle journée d’action est prévue le 30 novembre.

Les élus d’Europe-Ecologie-Les Verts sont aussi sur le front. Sur France Bleu Isère, la députée européenne d’EELV Michèle Rivasi a appelé Ségolène Royal à stopper le chantier de défrichement de Roybon qui a démarré «alors que les commissaires enquêteurs avaient donné un avis négatif». La ministre de l’Environnement, pour l’instant muette sur le sujet, est prévenue: «Tu arrêtes Sivens mais il faut arrêter le Center Parcs aussi. Sinon on va avoir des violences comme on a eu à Sivens», a lancé l’élue écologiste.

• Quels sont les arguments des partisans?

De gauche comme de droite, la majorité des élus des collectivités locales se sont déclarés favorables au projet. Le nouveau maire de la commune de Roybon, Serge Perraud, a signé la vente du terrain le 17 octobre. «Ce qu’il faut retenir c’est que le projet va générer 450 équivalents temps plein», a-t-il déclaré sur France 3 Alpes. Dans un contexte de crise, l’arrivée de Center Parcs est «une vraie bouffée d’oxygène» pour les entreprises de BTP. Des citoyens pro Center Parcs se sont aussi regroupés autour de l’association Vivre en Chambaran.

De son côté, Pierre & Vacances assure avoir pris en compte les observations de la commission d’enquête et réaliser un ouvrage respectant l’écosystème local. La capacité du bassin principal de stockage des eaux pluviales a par exemple été revue à la hausse, en passant de 2500 m3 à 8500 m3.

• Où en sont les travaux?

L’ouverture, initialement prévue pour 2013, a été reculée à 2017 suite aux recours judiciaires. En octobre, après un avis favorable du Conseil départemental de l’environnement, le préfet de l’Isère a publié deux arrêtés préfectoraux au titre de la Loi sur l’Eau et des espèces protégées autorisant Pierre & Vacances à commencer les travaux. Le groupe a aussitôt entamé le défrichement. «Cela va se passer en trois phases: d’abord, nous procéderons à la coupe du bois. Ensuite, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) va réaliser des fouilles. Enfin, nous passerons au dessouchage. Tous ces travaux vont durer jusqu’au début de l’été 2015», indique Eric Manier, le directeur grands projets du groupe.

«Ils travaillent sept jours sur sept pour accélérer et passer en force», déplore Stéphane Perron, président de l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs. De nouveau, l’association va déposer une requête en référé et une sur le fond devant le tribunal administratif de Grenoble pour dénoncer l’illégalité de l’autorisation préfectorale. Elle joint ainsi les derniers recours déposés par les pêcheurs de la Drôme et la Frapna. Une démarche soutenue par les écologistes. «Il y a une grosse fragilité juridique du projet, il pourrait être déclaré illégal sur le fond», espère Olivier Bertrand, conseiller général EELV.

«Les observations pertinentes ont été prises en compte dans l’autorisation délivrée, notamment une obligation de réaliser des écuroducs (passage à écureuils) sur la route départementale et la voie d’accès», se justifie le préfet, qui rappele que les travaux sont «réalisés avec des autorisations délivrées dans le respect des procédures».

 

 

 

 

 

 

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Source:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/24/01016-20141124ARTFIG00177-en-isere-l-implantation-contestee-d-un-center-parcs.php

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- Tout a été dit mais personne n’écoute… Contre un Center Parcs au milieu de l’Isère

Posté par admin le 8 novembre 2014

Tout a été dit mais personne n’écoute… Contre un Center Parcs au milieu de l’Isère

Publié le 3 novembre 2014 | Mise à jour le 15 novembre 2 compléments

Depuis 7 ans déjà un projet destructeur menace le bois des Avenières dans la commune de Roybon, en Isère : le groupe Pierre et Vacances projette d’y construire un Center Parcs.

Tout a été dit mais personne n’écoute…

Le projet s’étendrait sur 200 hectares de forêt et le défrichement de plus de 90 hectares serait nécessaire (l’équivalent de 123 stades de foot).

Les partisans de ce projet parlent de la création de nombreux emplois. Les chiffres annoncés sont à modérer en tenant compte du très grand nombre d’emplois à temps partiel, pouvant ne représenter que 10 heures par semaine.
Pour les emplois à temps complet, l’amplitude des horaires de certains postes est difficilement conciliable avec une vie privée normale. Les salaires sont dans les plus bas de ce type d’emplois. Les aides d’état associées à ces emplois seront importantes. Il est à noter que le taux de démissions semble très important dans les center-parcs existants, et quelques recherches sur des sites de “réseaux sociaux”, avec “Center Parcs” en mot clé nous le confirme aisément.

Ce projet est également défendu par ceux qui espèrent qu’il permettra aux commerces locaux de mieux fonctionner. L’étude des Center-Parcs existants montre surtout une structure faisant vivre sa clientèle en autarcie et c’est d’ailleurs ce que vantent ses publications. Le touriste y est capté et tout est fait pour l’inciter à consommer sur place.
Center-parcs est une entreprise et, comme telle, n’est pas là pour faire du sentiment, mais du chiffre. Elle n’a aucun intérêt à favoriser une concurrence.

Par contre, on ne peut le nier, il y a un réel avantage pour les investisseurs privés. Ceux qui vont acheter leur cottage avant la création du Center Parcs et permettront ainsi à l’entreprise de récolter les fonds pour la construction. Pour les investisseurs privés, acheter un cottage c’est d’abord la défiscalisation. Il existe plusieurs types de fiscalité pour les potentiels acheteurs d’un cottage. « En réalisant un projet d’investissement locatif avec le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, vous bénéficiez de plusieurs avantages fiscaux. Ces dispositifs de défiscalisation vous permettent de diminuer le montant des impôts que vous payez sur votre revenu. ». Le statut LMP, le statut LMNP, la loi Censi-Bouvard, la loi Duflot, le remboursement de la TVA font partie de ces dispositifs.
Alors oui, effectivement, si vous avez au moins 200.000€ à investir et que vous ne vous souciez pas de tout ce qui va derrière, vous avez un avantage à ce qu’un Center Parc se crée à Roybon…

Tout ce qui va derrière c’est d’abord l’impact au quotidien. La circulation sur les routes avoisinantes par exemple : arrivée des touristes en voitures et bus, arrivée des bus de femmes de ménage, approvisionnement des restaurants, commerces, etc. La pollution sonore existe également car cela fait beaucoup de monde et de mouvements (5600 résidents). Pour finir il y aura une pollution visuelle car, il ne faut pas rêver, on peut difficilement cacher complètement des infrastructures comme celles des Center Parcs… Mais ça, ce n’est que ce qui est visible en surface.
Quand on creuse on découvre qu’il s’agit de détruire et de privatiser des centaines d’hectares de forêts, comme nous en avons parlé précédemment. Le bois des Avenières, où serait implanté le Center Parc, appartient aux Roybonnais depuis 720 ans et une seule personne, en qualité de Maire, a pu signer un papier et en déposséder les citoyens.

C’est aussi une urbanisation massive au sein d’une forêt appelée le poumon vert de la région. Le site est à 86% une zone humide.
Sur le site « eaufrance » on peut lire que les zones humides « abritent en effet de nombreuses espèces végétales et animales. Par leurs différentes fonctions, ils jouent un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, l’épuration et la prévention des crues. Menacé par les activités humaines et les changements globaux, ce patrimoine naturel fait l’objet d’une attention toute particulière. Sa préservation représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants. »
En ce qui concerne le projet de Center Parc, on ne peut pas vraiment dire que ce patrimoine fasse l’objet d’une attention particulière !!! De plus, d’après les conclusions de la commission d’enquête publique « loi sur l’eau », « on ignore les incidences indirectes portées à la zone humide adjacente , tout comme aux espaces fonctionnels qui sont en continuité du site détruit . Ce sont potentiellement des dizaines d’hectares supplémentaires qui sont concernées. »

Il s’agit aussi d’un gaspillage énergétique stupide et délirant par, entre autre, le maintien d’une température de 29° dans le gigantesque paradis équatorial ludique sous bulle qu’est l’Aquamundo. Cette bulle constitue le « cœur » du Center Parcs : à savoir un grand centre aqualudique d’une capacité totale, avec tous ses bassins et piscines, de 3100 m3 à 3700 m3 d’eau selon les données, variables, du maître d’ouvrage (une piscine olympique de 50m de long et 25 m de large fait 2500m3).
De l’eau, toujours de l’eau. Il en faudra pour assurer l’approvisionnement des touristes, leurs douches, leurs séances de spa et cet immense complexe aquatique. Heureusement, c’est bien connu, l’eau est une chose dont on dispose à volonté et qui n’est pas menacée par la pollution et le gaspillage à outrance !

Voilà, tout a été dit. Mais c’est « cause toujours ».
Nous avons le droit de ne pas être d’accord, nous avons le droit de nous soulever devant nos politiques qui ne respectent pas nos droits, nos lois, notre Terre.
Les Zones A Défendre se multiplient en France, et pour cause !
Nous y voilà. A quand une ZAD dans les bois des Avenières, à Roybon ?

 

Source:
http://rebellyon.info/Tout-a-ete-dit-mais-personne-n-ecoute.html

 

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- ROYBON – LE FONDATEUR ET PRÉSIDENT DE PIERRE ET VACANCES S’EST ADRESSÉ AUX CONSEILLERS GÉNÉRAUX DE L’ISÈRE

Posté par admin le 5 novembre 2014

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Center Parcs : une lettre pour expliquer le projet aux élus

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- « Extérieurs », vous avez dit « extérieurs » ?

Posté par admin le 31 octobre 2014

Lettre d’une roybonnaise adressée à un zélé défenseur de Center Parcs se plaignant que des « extèrieurs » se mêlent de critiquer ce projet.

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- Center parcs 1- démocratie 0. Dans l’Isère, le béton veut détruire deux cents hectares de forêt

Posté par admin le 21 octobre 2014

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- Roybon, Center Parcs et les élus choisissent le coup de force et la brutalité.

Posté par admin le 19 octobre 2014

Brutalité, froide détermination, cynisme et violente mise devant le fait accompli. Lire la suite… »

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- Roybon : avis défavorable pour le projet de Center Parcs

Posté par admin le 26 juillet 2014

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- Roybon : avis défavorable pour le projet de Center Parcs

Posté par admin le 25 juillet 2014

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  • La commission d’enquête vient de rendre son verdict à l’unanimité. Lire la suite… »

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- Trois projets de Center Parcs contestés en régions

Posté par admin le 5 juin 2014

 

Trois projets de Center Parcs contestés en régions

Les Center Parcs s’articulent autour d’un espace aquatique

Les Center Parcs s’articulent autour d’un espace aquatique - D.R.

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- Center Parcs : un dénouement pour 2014 ?

Posté par admin le 4 janvier 2014

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- Le projet des Chambaran

Posté par admin le 4 janvier 2014

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- Vous aussi, imposez votre grand projet inutile ! A51 et bien d’autres

Posté par admin le 15 février 2013

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- Center parcs Roybon, Lettre ouverte à Yannick Neuder et aux délégués de la Communauté de communes Bièvre Chambaran.

Posté par admin le 4 octobre 2012

 

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- Center Parcs à Roybon : les dessous du projet

Posté par admin le 22 juillet 2012

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- Center Parcs à Roybon : les dessous du projet

Posté par admin le 17 juillet 2012

 

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- EElv et Center Parcs Roybon: Eluder les questions ?

Posté par admin le 14 juillet 2012

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- Ce sont les partisans qui le revendiquent ….

Posté par admin le 3 juillet 2012

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- La “majorité silencieuse” prend la parole

Posté par admin le 30 juin 2012

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- Manifestation des pros Center Parcs à Roybon, ils sont où, les mille ?

Posté par admin le 30 juin 2012

 

Cela faisait près de 15 jours qu’ils menaient une intense campagne.

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- Financement de Center Parcs Vienne, l’argent public coule à flot, Pierre et Vacances qui s’effondre en bourse ne débourse rien, les élus commencent à se poser des questions.

Posté par admin le 2 juin 2012

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- Center Parcs de Roybon, le silence assourdissant des partisans.

Posté par admin le 3 septembre 2011

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Le permis de construire du Center Parcs de Roybon annulé par la justice

Posté par admin le 24 juin 2011

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Center parcs et justice et maintenant….

Posté par admin le 11 juin 2011

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Saint Cast le guildo, permis illégal en faveur de Pierre et Vacances, maison d’opposant vandalisée, manifestation pour faire plier le tribunal

Posté par admin le 19 février 2011

 

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Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dépossession des riverains | Pas de Commentaires »

Petites analyses d’un tract-pétition de partisans au projet de Center Parcs à Roybon.

Posté par admin le 24 octobre 2010

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Une réunion clandestine pour informer les élus sur le projet Center Parcs … trois ans après l’annonce de son bouclage.

Posté par admin le 17 octobre 2010

 

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Lettres d’une riveraine au président du Conseil Général de L’Isère et à la FRAPNA

Posté par admin le 29 septembre 2010

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Center Parcs de Roybon, le protocole d’accord est signé (Sillon 38)

Posté par admin le 6 décembre 2009

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Cette insubordination qui ne vient pas – Des emplois pour quoi faire ?

Posté par admin le 14 octobre 2009

Cette insubordination qui ne vient pas

Des emplois pour quoi faire ?

La création de 700 emplois serait l’argument indiscutable et indépassable qui justifierait la construction d’un Center Parcs à Roybon. Le 27 janvier 2009, dans ce même village, lors de la réunion publique de présentation du projet par Pierre & Vacances et des élus du département, je proposai aux tribuns qui péroraient sur le sujet de rouvrir les deux camps d’internement qui avaient existé en 1939-40 dans les Chambarans, afin de créer de nouveaux emplois. Un des conseillers généraux présents, dont je n’ai pas retenu le nom, évacua la question en me répondant qu’il me laissait la responsabilité de cette comparaison. Plus de la moitié du public applaudit la réponse de l’élu. Lire la suite… »

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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site du DL

Posté par admin le 13 octobre 2009

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Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site sillon 38

Posté par admin le 13 octobre 2009

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Aux portes du Paradis

Posté par admin le 7 septembre 2009

Aux portes du Paradis

Il y a tout juste un an, je m’efforçais de dénoncer un projet qui avait apparemment reçu l’approbation générale(1). Il s’agissait de la construction d’un Center Parcs et de la destruction du bois des Avenières à Roybon.
Depuis, de l’eau a coulé dans la Galaure et je voudrais maintenant revenir sur cette question. Pour cela il m’a semblé nécessaire de reprendre cette affaire, somme toute juteuse, depuis le début, en commençant par vous raconter une histoire.

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Le Conseil régional a apporté une aide de 7 millions d’euros au projet de Center Parc du Groupe Pierre et Vacances, à Roybon dans le sud de l’Isère.

Posté par admin le 10 juillet 2009

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- Green new deal

Posté par admin le 30 juin 2009

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