• Accueil
  • > Recherche : subvention center parcs

Résultats de votre recherche

- Center Parc (Isère), super-golf (Landes) : la braderie des espaces naturels au nom de « l’attractivité du territoire »

Posté par admin le 17 mai 2015

Center Parc (Isère), super-golf (Landes) : la braderie des espaces naturels au nom de « l’attractivité du territoire »

 

Dans ces deux nouveaux Grands Projets Nuisibles portés à notre connaissance récemment, il ne s’agit plus d’irriguer quoi que ce soit, ni d’un aéroport, ni d’un centre commercial géant, ni de parquer mille vaches dans une ferme-usine, mais d’objectifs encore plus élitistes et plus menaçants pour de vastes zones naturelles humides recouvertes de forêts ou de landes : le tourisme haut de gamme. Ces deux cas sont celui du Center Parc de Roybon dans l’Isère et celui de Tosse, dans les Landes. Dans les deux cas, comme d’ailleurs à Sivens et à Notre-Dame des Landes, ce sont des barons locaux socialistes qui portent le projet, au nom du développement local, de l’emploi, et de « l’attractivité du territoire ». Mais je ne doute pas que des barons de droite fassent de même, n’hésitez pas à me les signaler.

ELITISME, PROJETS POUR LES PLUS RICHES

Projets « élitistes » et « tourisme haut de gamme », ai-je écrit. Cela devrait être une question sensible pour des élus socialistes. Henri Emmanuelli défend le projet de golf des Landes, à Tosse (avec tout ce qui va avec : hôtel de luxe, habitations, commerces, dessertes routières…) en évoquant « Palm Spring en Californie » (Politis, cette semaine), un « resort » qui n’est pas particulièrement réputé pour sa fréquentation populaire. Il se défend ainsi : « le monde du golf a évolué, on y voit des pratiquants de toutes sortes ». Je ne doute pas qu’il y ait eu des changements, mais selon la dernière enquête que je connais sur les pratiques sportives des Français, le golf comptait, en 2010, 500.000 pratiquants en France, environ 1 % de la population des plus de 18 ans. Chiffre à comparer avec les 26 millions de Français qui pratiquent régulièrement un sport, avec les 7 millions qui pratiquent un sport de raquette, autant pour les sports d’équipe. Je cite cette étude, qui s’intéresse aussi à la structure sociale des différentes pratiques sportives : « Les sports de riches sont : la voile, les sports d’eau douce (aviron, canoë-kayak), le golf ou les sports d’hiver. » Fermez le ban.

Même histoire pour les Center Parcs, dossier sur lequel le site Basta a publié un excellent article intitulé « Subventions indécentes, destruction de l’environnement, précarité de l’emploi : un « Center Parcs » suscite la colère ». J’en ai repris de courts extraits en annexe, mais lisez le tout. Ces lieux de vacances (dans le cas présent plus de 1000 cottages sur 200 hectares) sont certes en apparence moins élitistes que le golf, surtout celui de haut niveau qu’on veut nous vendre dans les Landes. Mais je fais quand même le pari que plus de 90 % de ceux qui y séjournent (et qui séjourneraient dans celui qui est en projet, plus huppé que la moyenne) font partie des 10 % les plus riches. J’attends un démenti et je m’engage à le publier s’il me parvient. S’agissant de la multinationale Pierre et Vacances, l’élitisme concerne aussi un aspect moins connu mais décisif : le modèle économique de ce groupe repose largement sur une niche fiscale (voir en annexe). Dans Pierre et Vacances, il y a vacances, mais surtout il y a l’investissement dans la « pierre », grosses niches à l’appui. A nouveau, je parie que plus de 90 % de ceux qui profitent de cette niche font partie des 10 % les plus riches.

Voilà pour le qualificatif « élitiste ». Venons-en à l’attractivité.

ATTRACTIVITE, PIEGE A… COLLECTIVITES

Le culte de l’attractivité du territoire est un piège à développement humain, social et écologique. Il est vrai que pour avoir eu deux occasions d’être à la tribune avec Henri Emmanuelli, une fois sur son terrain, une fois sur le mien, je n’ai pas senti vibrer en lui la moindre fibre écologique. J’ignore si cela a changé car c’était avant la « grande crise ». Il m’avait même qualifié de « pessimiste » lorsque j’avais fait état de mon inquiétude sur le monde dans lequel risquaient de vivre mes petits-enfants, en mettant en avant son propre optimisme. Dommage d’ailleurs, car sur bien d’autres aspects de la critique du néolibéralisme, nous étions d’accord.

Quoi qu’il en soit, ceux des élus locaux qui n’ont que l’attractivité à la bouche l’emploient dans un sens bien précis et bien réducteur : attirer des entreprises, des capitaux, mais aussi des touristes « venant de loin », car ceux-là dépensent plus que les autres en moyenne sur le territoire. Et ça, c’est bon pour le « développement local ». Ils sont capables de dépenser des sommes folles (voir l’annexe) pour « attirer » ces acteurs en sacrifiant des patrimoines naturels de grande valeur écologique ou esthétique, cette valeur qui ne se mesure pas en euros.

Or, « une autre attractivité est possible », celle qui fait du territoire un lieu du bien vivre durable, qui le rend attractif pour ceux qui y vivent, qui participent à sa vitalité, qui entendent bien y rester et y travailler, mais attractif aussi pour des visiteurs ou voisins qui y trouvent des beautés (naturelles, bâties et humaines) dont on a pris soin, et des valeurs que l’on partage, à l’opposé des valeurs élitistes à la sauce Palm Spring.

Mais l’emploi ? C’est important non ? Absolument, j’y ai même consacré cinq billets récemment. Or ce que mettent en avant les barons locaux « attractivistes », c’est un nombre absolu d’emplois qu’ils attendent, avec presque toujours un grand écart entre leurs attentes affichées et le résultat final. Or cette façon d’argumenter est socialement, écologiquement et surtout économiquement « insoutenable ». Socialement d’abord, parce que la qualité et la durabilité des emplois sont souvent douteuses (voir l’annexe), d’autant que ces grands élus n’ont aucun pouvoir sur la façon dont les groupes privés investisseurs vont créer et gérer les emplois promis. C’est comme avec le CICE…

Ecologiquement indéfendable ensuite : afficher avec fierté un nombre d’emplois attendus sans se préoccuper de la nature de l’activité et de ses dommages écologiques, cela devrait être désormais proscrit.

Mais surtout, même en ne retenant que le critère de l’emploi il est économiquement stupide de raisonner ainsi, dans l’absolu, sur un seul projet, sans réfléchir au « potentiel en emplois utiles » de la même dépense affectée à divers projets alternatifs. Or les opposants à ces deux projets ne manquent pas d’idées sur ce qui pourrait faire du bien dans ces territoires, sous la forme de dizaines de « petits et moyens projets utiles » dont l’ensemble serait bien plus riche en emplois ayant du sens dans des activités préservant l’environnement et le lien social. Si vraiment ces élus veulent mettre en avant l’emploi (de bonne qualité, utile et soutenable) alors chiche ! Qu’ils mettent en place des groupes de travail pluralistes issus principalement de la société civile : ces derniers trouveront en quelques semaines de quoi créer beaucoup plus d’emplois pour la même dépense publique. Voyez d’ailleurs en annexe les précisions indispensables sur l’économie du projet, le coût public exorbitant par emploi créé, et le fait que tout le modèle économique s’effondrerait s’il ne bénéficiait pas d’une scandaleuse niche fiscale.

ANNEXE : extraits du long article du site Basta sur le projet de Center Parc, par Sophie Chapelle

« Ce qu’il faut retenir, c’est que le projet va générer 468 équivalents temps plein », a récemment déclaré le maire, Serge Perraud, sur France 3 Alpes. Auxquels s’ajouteraient 349 emplois à temps partiel, d’après les chiffres communiqués par Pierre et Vacances. Soit 697 contrats au total. Des promesses d’emplois qui auraient conduit la commune de Roybon à « brader » au groupe 200 hectares de terrain « à 30 centimes d’euros le mètre carré au lieu de 18 euros pour le terrain constructible », selon le collectif Pour Chambaran sans Center Parcs. Le maire refuse pour l’heure de préciser le prix de la vente.

Une bouffée d’oxygène pour l’économie locale ? 48 % des emplois seront dans le secteur du nettoyage. Et certains seront très précaires : douze heures par semaine en moyenne, soit 370 euros par mois… Les collectivités – région Rhône-Alpes, Conseil général de l’Isère, communauté de communes, syndicat des eaux… – misent pourtant sur le projet en débloquant plus de 37 millions d’euros d’argent public.

Les contribuables mettent aussi la main à la poche via les niches fiscales qui permettent au groupe Pierre et Vacances d’attirer des épargnants pour acheter puis louer ses cottages aux vacanciers. Venez « investir dans l’avenir vert » invite ainsi ses dépliants. Acheter des locations meublées permet de bénéficier « jusqu’à 8 333 euros par an de réduction d’impôt pendant 9 ans ». Et ce, grâce au dispositif « Censier-Bouvard », une niche fiscale pour les loueurs de logement meublé que Pierre et Vacances met allègrement en avant pour revendre ses logements 230 000 euros minimum. « Le système permet de bénéficier d’un avantage fiscal de 11 % sur le prix de revient d’un investissement (plafonné à 300 000 €) et d’une récupération de la TVA », décryptent des élus Europe Écologie-les Verts, farouchement opposés au projet. Pour cela, l’investisseur, qui peut être un particulier, doit s’engager à louer son bien pendant 9 ans à un gestionnaire, en l’occurrence le groupe Pierre et Vacances. L’investisseur peut ensuite déduire de ses impôts jusqu’à 3 660 euros par an, et récupérer également la TVA (19,6 % sur la valeur du bien).

L’association d’opposants estime le montant cumulé des subventions publiques directes et indirectes à 113,9 millions d’euros. « Ramené au nombre d’emplois allégué (468 équivalents temps plein), cela donne un ratio de plus de 243 000 euros par emploi, dénonce Stéphane Peron. C’est plus de dix années de salaire payé d’avance, charges incluses : de quoi aider de nombreuses entreprises locales à embaucher du personnel de proximité à temps plein ! ». Le dispositif Censier Bouvard est vertement contesté par les élus et militants EELV. « Ce système a été maintenu par un amendement en séance de M. Cahuzac », dénonce Olivier Bertrand, conseiller général écologiste de l’Isère.

L’amendement au projet de loi de Finance 2013 a en effet été déposé le 14 novembre en séance par l’ancien ministre du budget, seulement quelques jours après avoir reçu en entretien le PDG de la multinationale Pierre et Vacances. « Le lobbying a dû être intense en coulisse », dénonce EELV qui a commandé un rapport sur cette niche fiscale. « Si ce dispositif tombe, c’est le financement même du Center Parc qui s’écroule », assure Olivier Bertrand.

Source:
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/12/06/center-parc-isere-super-golf-landes-la-braderie-des-espaces-naturels-au-nom-de-%C2%AB-l%E2%80%99attractivite-du-territoire-%C2%BB/

Publié dans Actualités, Archivage brut, Autres projets nuisibles et destructeurs, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Message du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs lu à la Marche des possibles, à Grenoble, le 2 mai 2015

Posté par admin le 12 mai 2015

Message du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs lu à la Marche des possibles, à Grenoble, le 2 mai 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Nul besoin d’un historique très long : dans le Jura à Poligny, comme au Rousset en Saône-et- Loire, Pierre & Vacances précise ses ambitions pour et sur nos territoires ― sur nos vies. Ici comme là-bas, le tourisme de masse tente d’étendre son territoire et ses logiques.

Voilà quelques mois, l’association le Pic Noir — qui regroupe des citoyens du secteur de Poligny — a commencé à demander des éclaircissements, puis exigé « du débat » autour de la possible création d’un futur Center Parcs. Si sa démarche affichait une certaine neutralité dans un premier temps ― ses demandes étant cantonnées à la possibilité d’être informée afin de se forger une opinion ―, elle a progressivement affirmé une opposition résolue à ce projet. Ainsi, un travail de collecte d’informations, de diffusion de contre-informations, d’organisation de réunions publiques a été mené par cette association.

Ce travail a sans doute permis de mettre une certaine pression sur le groupe Pierre & Vacances, qui ne souhaitait pas réitérer les erreurs stratégiques faites dans les Chambarans, et a sollicité la Commission nationale du débat public (CNDP) en 2014. Cette dernière a nommé une Commission particulière unique pour les deux sites du Rousset et de Poligny. Elle est donc en charge depuis le 23 avril d’organiser le « débat » jusqu’en juillet prochain. Sachant que Pierre & Vacances souhaite attaquer les travaux en 2017 pour ouvrir en 2019 ses deux nouveaux Center Parcs, on comprend mieux la nécessité pour eux d’en passer par l’illusion du débat pour en finir au plus vite, et passer enfin aux choses sérieuses…

Notre sentiment est que cette Commission est en réalité un instrument visant à la modification à la marge du projet dans le seul but de le rendre acceptable. Sa présidente Claude Brévan ne déclare-t-elle pas le 23 avril dernier (Le Progrès) que « l’objectif du débat est d’informer les gens et de leur permettre de réagir assez tôt aux éventuels problèmes, puis de faire des suggestions pour améliorer le projet » ?…

De notre côté, nous ne sommes pas là pour ça, et nous ne nous faisons aucune illusion sur la pertinence de ce débat « encadré », dont les manières, les sujets et le calendrier sont exclusivement aux mains d’une structure commanditée par Pierre & Vacances. Cette Commission définit le périmètre de la pensée et de la parole, les protocoles, en fait respecter « la charte » (cf. le site de la Commission : http://cp-poligny.debatpublic.fr). Elle veut en maîtriser le temps et les usages.

Nous souhaitons rappeler à toutes fins utiles que la possibilité du débat public n’a pas attendu ― et n’a pas à attendre ― un promoteur à qui l’État donne discrètement la main, pour avoir lieu. Ce cadre n’est pas le nôtre, et le périmètre du débat est pour le coup notoirement sous-dimensionné.

Selon nous, la lutte contre Center Parcs ne peut se dissocier d’une réflexion et d’une action plus larges sur les questions du travail, du chantage à l’emploi, de la croissance. Refuser Center Parcs, c’est aussi, collectivement, s’autoriser à interroger l’utilité ou la nocivité de ce travail, de son sens, de sa finalité. À Poligny, il ne s’agit pas tant de dénoncer le risque de mise en danger d’un espace protégé ― ou à protéger ―, que de soulever ces questions. Pierre & Vacances ne s’y est d’ailleurs pas trompé : la parcelle qu’il convoite se trouve hors zone Natura 2000, hors ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique), et ne laisse pas le moindre espoir de zone humide à brandir face aux engins de chantier. Mais quand bien même ce serait le cas, n’aurions-nous que cela à leur reprocher ?

Par ailleurs, cette parcelle de forêt est presque exclusivement composée de sapins plantés sur un sol acidifié par des décennies de monoculture obéissant à une gestion industrielle de la forêt. Autour du Fied, les tumulus et les murets de pierres sèches n’ont pas attendu Pierre & Vacances pour disparaître sous les assauts des pelles mécaniques et des subventions à une agriculture productiviste. Ce sont ces logiques déjà à l’œuvre que nous dénonçons aussi dans cette lutte. Center Parcs n’est pas seulement une menace, c’est la consolidation et l’intensification d’un monde marchandisé et artificialisé, dans lequel nous n’avons pas ― et ne voulons pas ― de place.

Fin avril, le représentant de Center Parcs expliquait que le choix de cette parcelle de conifères correspondait aussi au fait qu’il jugeait inenvisageable d’imposer à sa clientèle la présence d’arbres défeuillés durant plusieurs mois d’hiver, rappelant son souci de « l’habillage arbustif ». Nous voulons redire à Pierre & Vacances ― pour qui la nature est un habillage, un décor, un support commercial ―, que nous ne voulons pas habiter, fréquenter, travailler, façonner, vivre et subir un monde dans lequel l’eau coule à 29° toute l’année, et dans lequel les arbres ne perdent plus leurs feuilles pour raison de marketing appliqué aux loisirs. Ce monde est stérile, mort. Il n’a pour nous aucun attrait. Nous n’en voulons pas ; même contre la promesse d’y trouver trois cent emplois ― précaires de surcroît ―, ni même contre l’assurance d’y manger ou d’y écouler des produits locaux, bio, entre deux panneaux solaires.

C’est aussi la raison pour laquelle nous n’en appelons pas au développement durable face à Pierre & Vacances. Leur vocabulaire transpire le capital, ils sont le développement durable. Nous ne reconnaissons pas le périmètre vert de la tête de gondole du capitalisme comme pertinent pour tenter de le mettre en échec. Ce périmètre est défini pour nous par les gestionnaires et, à leur suite, par des élus zélés qui s’empressent de nous en vanter les mérites. À l’intérieur de celui-ci, nous ne respirons pas, nous suffoquons : le grillage ne convient pas à nos vies. Nous ne voulons plus nous ressourcer, mais comprendre, et dire pourquoi le travail nous y contraint.

Contrairement à ce que nous rabâchent les communicants de Center Parcs à Poligny, ce projet n’est pas celui de la population, mais le leur, et nous réfutons l’idée que nous soyons tous sur le même bateau, et l’idée selon laquelle nous pourrions ― ou devrions ― co- construire ce projet ensemble. Les salariés qui travaillent pour Center Parcs le savent, ils ne seront jamais ses « collaborateurs » ― comme on nous l’a martelé à longueur de discours à Poligny ― mais ses obligés, parfois ses esclaves. Nous savons d’ores et déjà ― n’en déplaise au président de la CNDP, qui n’imagine pas qu’on puisse avoir une idée toute faite avant la fin du «débat» ― qu’avec Center Parcs, on n’a pas seulement affaire avec des « développeurs » et des « exploitants », comme ils aiment à se qualifier, mais bien plutôt à des développants et des exploiteurs.

Certes, nous ne voulons pas bosser pour 320 euros par mois, mais nous voulons avant tout reprendre la main sur le sens que nous donnons à nos métiers, et à nos vies. Pour cela, nous sommes légitimes sans autre forme de procès (ou de commission).

À un univers clos, aseptisé, climatisé à 29°C, nous préférons le givre, les doigts gours dans les gants mouillés. Au confort de la bulle qui progresse à coup de bulldozers, nous opposons, parfois à tâtons, la possibilité d’une marche. Au travail obligatoire, nous préférons tenter l’autonomie. À l’exutoire, nous préférons la liberté. Center Parcs est l’émanation d’un tourisme doux ? Alors, qu’il gèle à Pierre fendre ! Nous n’avons chaud que de nous tenir ensemble, sur les ZAD … et ailleurs ― avec les gens d’ici … et d’ailleurs.

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierreet Vacances ?

Posté par admin le 3 janvier 2015

.

Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierre & Vacances ? Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Communication, Presse, sites et blogs | 2 Commentaires »

- Manuel Valls bétonne avec Center Parcs

Posté par admin le 3 janvier 2015

.

Manuel Valls bétonne avec Center Parcs

EMILIE MASSEMIN (REPORTERRE)

vendredi 12 décembre 2014

Publié dans Actualités, Autres projets nuisibles et destructeurs, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

- Pierre et Vacances : Gérard Brémond réclame (encore!) une prolongation du dispositif Censi-Bouvard, dossier complet.

Posté par admin le 1 janvier 2015

Souvenons nous que ce dispositif est à 100% inspiré, commandé, impulsé par ce très puissant lobbyiste, qu’est Gérard Brémond , le PDG créateur de cette entreprise, et que, comme le relevait déjà en 2009 le journal « les échos », il est ironiquement surnommé , dans les couloirs de l’Assemblée, « amendements Brémond ».
Depuis quelques mois, de nombreux députés demandent l’abrogation de ces lois, sans succès .
A chaque fois ce PDG, qui parle à l’oreille des ministres, revient à la charge, donne ses ordres et gagne ….
Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Investisseurs, lois, défiscalisation, Subventions, aides et autres cadeaux | Pas de Commentaires »

- Conseils à Monsieur Cottalorda pour devenir plus célèbre que Monsieur Vallini.

Posté par admin le 1 janvier 2015

 

 

Lettre à Monsieur Cottalorda, dimanche 7 décembre
Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Infos et témoignages de riverains, Textes et affiches | 3 Commentaires »

- De quoi le Center Parcs de Roybon est-il le nom ?

Posté par admin le 27 décembre 2014

De quoi le Center Parcs de Roybon est-il le nom ?

27 DÉCEMBRE 2014 |  PAR JÉRÔME SOLDEVILLE Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Dans les sites et les blogs | 1 Commentaire »

- Derrière Center Parcs, un groupe en difficulté qui survit grâce aux cadeaux de l’Etat

Posté par admin le 20 décembre 2014

Derrière Center Parcs, un groupe en difficulté qui survit grâce aux cadeaux de l’Etat

ANDREA BAROLINI (REPORTERRE)

jeudi 18 décembre 2014

Publié dans Archivage brut, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Posté par admin le 15 décembre 2014

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics
(Crédit photo : Wikimedia)
Enquête – Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Roybon, dans l’Isère. Mais l’appétit du groupe Pierre et Vacances, derrière le projet, ne faiblit pas. Il prévoit même de « mailler tout le territoire ». Comment ? Explications.

Sur la place du village de Roybon, une banderole « Center Parcs, un avenir pour notre territoire » répond aux graffiti« Non au Center Parcs » qui longent les départementales iséroises. Chaque dimanche, des milliers d’habitants favorables au projet manifestent contre l’installation d’une ZAD (zone à défendre) par les opposants. Depuis que les tractopelles ont fait leur entrée, le 20 octobre dernier, dans la forêt des Chambarans, la paisible commune de 1 300 âmes est tiraillée.

Sous les projecteurs à cause de sa résonance avec Sivens, le projet de Roybon n’est pas une exception. Depuis le rachat du concept néerlandais de « tourisme nature » par Pierre et Vacances en 2001, les Center Parcs poussent comme des champignons sur le territoire français. De la Moselle à l’Eure, en passant par la Somme, l’Aisne et le Loire-et-Cher, cinq domaines accueillent déjà près d’un million de visiteurs chacun par an. D’ici à 2018, leur nombre devrait doubler. « Le principe de Center Parcs, c’est le tourisme de proximité. Nous ciblons les personnes qui vivent dans un rayon de 200 kilomètres, explique Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint du groupe Pierre et Vacances.On en construit tous les deux ans jusqu’à ce que le territoire soit correctement maillé. » Prochaine ouverture : le Center Parcs des Trois-Moutiers, dans la Vienne où les cottages sont déjà sur pied. Puis viendront ceux de Saône et Loire et du Jura, où les enquêtes publiques sont sur le point d’être lancées. Si tout se passe selon les plans de l’entrepreneur, dans quatre ans, dix minivilles d’une capacité d’accueil de 2 000 à 5 600 vacanciers, seront installées sur un total de 2 085 hectares de forêts. Center Parcs occupera alors la superficie de la ville de Chambéry.

Gourmande en terre, la branche « écotourisme » de Pierre et Vacances l’est aussi en argent public.« Le groupe est un champion des montages financiers », souligne Philippe Debard, chargé de mission à l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) de Lorraine, auteur d’une étude sur l’implantation du Center Parcs du Domaine des Trois forêts en Moselle. « Cela peut paraître surprenant, mais ici, le Groupe n’a déboursé que 25% du coût total du projet. » Sa stratégie, un brin alambiquée, est bien huilée. Explications.

Etape 1 : chercher un territoire déshérité

Loudun, dans la Vienne ; Roybon, en Isère ; Poligny, dans le Jura… Qu’ont en commun les sites sur lesquels le groupe Pierre et Vacances décide de s’implanter ? « Leur environnement naturel et la proximité de la clientèle, explique Jean-Michel Klotz, chargé du développement au sein de Pierre et Vacances Center Parcs. On regarde la zone de chalandise, les axes d’accès ferroviaires et autoroutiers », énumère-t-il encore. En resserrant la focale, un autre point commun émerge : le déclin économique qui frappe ces bassins de vie. Dans le cas isérois, « on parle d’une zone extrêmement déshéritée, ni touristique comme dans les stations de montagne, ni industrielle comme à Grenoble, explique Christian Pichoud, vice-président du conseil général de l’Isère chargé de l’économie touristique et de la montagne. On est donc très heureux que le Center Parcs vienne rééquilibrer les choses. » Dans la Vienne, le bassin d’emploi concerné « vit surtout de la production de melon », explique Joël Pageot, responsable du Pôle emploi de Loudun. Dans le Jura, l’affinage de comté reste le secteur qui offre le plus de débouchés. En Moselle, le territoire périclite depuis que l’usine de chaussures Bata est repartie en République tchèque. Quant au village de Roybon lui-même, qui par le passé vivait de l’industrie textile, le pronostic vital est engagé. « La moitié de la population a plus de 50 ans, le nombre d’habitants a chuté de 1 500 à 1 300 ces dix dernières années, note le maire, Serge Perraud. La Poste et la gendarmerie menacent de fermer, l’école est sur le point de perdre une classe, les banques projettent de retirer le dernier distributeur. L’EPHAD(Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr) est devenu le seul employeur du village : c’est l’exode. »

Les chiffres du ministère de l’Economie assombrissent encore le tableau : entre 2000 et 2012, la dette de la commune a explosé, passant de 599 à à 5 200 euros par habitant. Dans ces circonstances, les 900 000 euros de taxe de séjour annuelle que pourrait rapporter le complexe touristique sont plus que bienvenues. « Quand vous dites aux gens qui ont soif : “on va vous donner de l’eau”, ils ne s’interrogent pas sur la couleur de l’eau », lâche Myriam Laïdouni-Denis, porte-parole du groupe Europe Ecologie - Les Verts (EELV) en Isère.

Etape 2 : promettre des emplois…

« Ce type de projet crée des emplois non délocalisables, ça ne se refuse pas », confirme Denis Brunellière, conseiller pour les équipements touristiques au conseil général de la Vienne. Dans le département, les 600 postes à pourvoir ne sont pas passés inaperçus. « Avant même l’ouverture des recrutements, on avait reçu 2 500 candidatures spontanées », souligne Loïc Pageot,responsable Pôle emploi chargé du recrutement pour Center Parcs. Ce besoin criant d’activité était le même en 2010, lors de l’implantation du Center Parcs de Moselle. Sur les 600 salariés embauchés, 59% étaient auparavant au chômage et 11% bénéficiaient du revenu de solidarité active (RSA), selon l’Insee. Dans la Vienne, comme en Moselle, Center Parcs deviendra finalement le premier employeur du bassin d’activité.

« De l’emploi oui, mais quel emploi ? », s’interroge Myriam Laïdouni-Denis. A l’Insee, Philippe Debard confirme ses craintes :« Center Parcs, ce sont des petits salaires et des petits horaires ». Parmi les salariés du Center Parcs de Moselle, « 60% touchent le smic horaire, dont près de la moitié seulement 319 euros par mois, du fait d’un contrat de travail hebdomadaire de neuf heures, en tant qu’agent technique de nettoyage », lit-on dans son étude. Ainsi, les 697 emplois promis par Center Parcs en Isère tombent à 468 une fois convertis en équivalents temps plein. « Ce sont des postes en pointillés, qui impliquent beaucoup de trajets », souligne Myriam Laïdouni-Denis. « Il y a des gens à qui cette organisation convient très bien, rétorque Christian Pichoud, défenseur du projet au sein du conseil général de l’Isère. Et contrairement aux stations de ski, ce sont des emplois à l’année, il n’y a pas de lits froids. » Son dernier argument : la taille du groupe, qui « implique la présence de représentants du personnel et constitue une garantie sur les conditions de travail ». Un optimisme qui résiste mal à l’examen des Center Parcs existants. En Moselle, l’Insee a relevé un turnover de 30% chez les employés, tandis que, ces dernières années, la vie du Center Parcs de l’Aisne a été émaillée par des conflit sociaux, les salariés dénonçant en 2012 « de graves problèmes de salaires et de conditions de travail », selon les mots de la CGT. Ce bilan sévère mérite tout de même quelques nuances. Les salariés de Center Parcs bénéficient d’un treizième mois et d’embauches pérennes. « A Roybon, 80% seront en CDI », souligne Jean-Michel Klotz, de Pierre et Vacances.

… et des retombées économiques

« Au-delà des emplois directs créés sur le chantier, puis sur le site, l’implantation d’un Center Parcs entraîne, pour nos territoires ruraux, de fortes retombées économiques », poursuit Denis Brunellière, au conseil général de la Vienne. « Les offices du tourisme et les commerçants se réjouissent de voir les vacanciers arriver par milliers », note Joël Pageot, à Pôle emploi. Seul bémol, Pierre et Vacances promet des séjours passés à buller plutôt qu’à vadrouiller. « Le système incite à vivre en vase clos », résume Philippe Debard, de l’Insee. Une étude réalisée par le groupe en 2012 auprès des vacanciers du domaine de Laon, dans l’Aisne, confirme : 76% d’entre eux n’envisagent pas d’escapades hors du site. « On observe clairement une tendance chez les consommateurs à préférer l’expérience simulée, vécue dans un contexte de plus en plus spectaculaire et extravagant, à la réalité », note Antonnella Caru, chercheuse en marketing dans un article paru dans La revue française de gestion. Une analyse contredite par Center Parcs. « Comme les séjours s’allongent, les gens passent plus facilement une journée à l’extérieur », assure Jean-Marie Klotz.« Même si les sorties ne concernent que 10% des visiteurs, 10% sur 300 000, c’est toujours ça de pris, rétorque le maire de Roybon. Ça pourra aider le jeune boucher qui vient de s’installer à tenir sur la durée. » Le commerçant ne pourra miser que sur ces quelques vacanciers échappés. Pour nourrir, sur place, ses milliers de résidents, Pierre et Vacances fait appel à Eléor, l’un des leaders mondiaux de la restauration collective.

Malgré ces occasions manquées, l’impact sur le territoire n’est pas nul. En Lorraine, l’Insee dénombre « une trentaine d’emplois générés par l’activité du domaine, et plus de 90 emplois par la consommation de ses salariés ». Dans le Jura, certains regardent ces promesses de dynamisme d’un œil inquiet : « Si les gens viennent s’installer ici, c’est pour être tranquilles, estime Véronique Guislain, présidente du collectif de vigilance citoyenne Le pic noirUne ville qui se crée du jour au lendemain et 2 000 personnes qui arrivent et repartent en voiture chaque semaine, c’est un sacré bouleversement dans un milieu rural paisible. Parce que, ici, 2 000 habitants, c’est une ville », précise-t-elle dans un rire franc.

Etape 3 : se faire désirer 

Tandis que ses projets se concrétisent dans l’est, Pierre et Vacances prospecte dans le Lot-et-Garonne. « Pour faire en sorte que les Toulousains et les Bordelais puissent profiter du concept », explique Jean-Marie Klotz. Entre les communes des Landes, de Gascogne et celles du Val-d’Albert, semaine après semaine, la presse locale relaie les appels du pied des élus et les hésitations du promoteur. La Saône-et Loire et le Jura ont connu cette phase de suspens. « Que le meilleur gagne », lançait en 2012 Rémi Chaintron, président du conseil général de Saône-et-Loire, à l’époque convaincu que le groupe trancherait entre les deux projets. Finalement, les deux ont été retenus. A la région Rhône-Alpes, on parle même, sous couvert d’anonymat, de « chantage à l’implantation et à la création d’emplois », avant de nuancer : « c’est un cas classique de mise en concurrence territoriale : si le Center Parcs ne trouve pas son compte ici, il ira s’implanter ailleurs ».

Etape 4 : faire financer les infrastructure par les partenariats public-privé

Pour décrocher la timbale, les élus sont donc prêts à débourser. D’un territoire à l’autre, leur soutien prend des formes variées. Dans la Vienne, les collectivités se sont laissé tenter par le partenariat public-privé. « Le complexe touristique passe par une Société d’économie mixte (SEM), qui réunit l’ensemble des collectivités », explique Denis Brunellière. Dans un premier temps, chacun verse son obole : 19,3 millions pour le département, 13 pour la région Poitou-Charentes et 1 million pour la communauté de communes. A cela s’ajoutent 15 millions de subventions versées directement par l’Etat. Une fois cette somme rassemblée, les collectivités peuvent lever des fonds auprès d’investisseurs publics ou privés, comme le Crédit agricole ou la Caisse des dépôts et consignations. Finalement, les 138 millions d’euros de coût d’infrastructures seront pris en charge par la SEM, dans laquelle Pierre et Vacances n’a pas mis un sou.

En Isère, le montage financier diffère. Le département se porte directement acquéreur, pour 7 millions d’euros, des parties communes du futur complexe. De son côté, la région Rhône-Alpes a décidé de verser, en 2009, une subvention du même montant, au titre du soutien à l’emploi et au développement durable. « Dans le cas où le projet se poursuit, c’est grâce à cet investissement que les cottages pourront être certifiés HQE, haute qualité environnementale » explique-t-on au sein du conseil régional. De son côté, le syndicat des eaux investit gros pour construire une nouvelle station d’épuration – « dimensionnée selon les besoins de Center Parcs », selon Christian Pichoud – et pour rénover le réseau d’eau existant. « On en avait bien besoin, on avait 70% de déperdition », se justifie Serge Perraud, le maire de Roybon. A l’image des autres collectivités, la commune se plie en quatre pour accueillir Center Parcs. Pour les besoins du projet, le plan local d’urbanisme a été révisé et le terrain sera vendu 30 centimes le mètre carré, contre 18 euros pour les particuliers. « Ce terrain n’aurait de toute façon rien rapporté, se justifie Serge Perraud. Là, on gagne 600 000 euros, ce n’est pas rien. Et on considère que ce prix attractif est un investissement. » De son côté, Center Parcs revendra ses cottages plus de 3 000 euros le mètre carré.

Etape 5 : faire financer les cottages à grand renfort de niches fiscales

On touche alors la deuxième astuce du groupe. Center Parcs ne finance pas lui-même ses résidences hybrides, à mi-chemin entre le bungalow et le chalet. « On vend des hébergements à des investisseurs privés, institutionnels ou particuliers », explique Jean-Marie Klotz. Cette trouvaille née dans les années 1970 et baptisée « nouvelle propriété » est l’idée phare de Gérard Brémond, l’inoxydable pédégé de Pierre et Vacances. Un système qui a, lui aussi, largement bénéficié de la générosité des pouvoirs publics. Le principe ? L’acquéreur du cottage signe un bail pour neuf ans pendant lesquels Pierre et Vacances gère le bien et lui reverse un loyer. Pendant toute cette période, le propriétaire bénéfice d’attractives réductions d’impôts, la niche dite « Censi-Bouvard ». Mis en avant sur le site du groupe, ce dispositif permet au propriétaire de se voir exonérer jusqu’à 3 666 euros d’impôts par an pendant neuf ans tout en récupérant la TVA de son investissement.« Pour les EPHAD, ces déductions d’impôts ont une justification sociale », estime Jean-Marie Chosson, élu EELV à la région Rhône-Alpes. « Mais les plus gros bénéficiaires sont les mastodontes du tourisme. » Fortement contesté par quelques députés, le dispositif devait arriver à échéance en 2012 et disparaître alors de sa belle mort.

C’était sans compter l’influence de Gérard Brémond. Le 30 octobre 2012, l’homme d’affaires était reçu dans le bureau de Jérôme Cahuzac (voir l’agenda de ce dernier ). Le 14 novembre, celui qui était alors ministre délégué au Budget présente, devant l’Assemblée, un amendement prolongeant le dispositif Censi-Bouvard. Le texte est adopté dans la foulée. En matière de lobbying, le pédégé de Pierre et Vacances n’en serait pas à son coup d’essai. Selon le journal Les Echos qui, en 2007, dressait son portrait, certains textes sont surnommés « les amendements Brémond » dans les couloirs de l’Assemblée.

Pourtant, les vents jusqu’ici favorables à Pierre et vacances pourraient tourner. En 2012, le montant d’abattement fiscal du dispositif Censi-Bouvard est passé de 25% à 11% de la valeur du bien. « La dynamique fiscale est moins forte, reconnaît Jean-Michel Klotz, le modèle va évoluer. » Dans les Center Parcs en projet, comme ceux de la Vienne et de l’Isère, les investisseurs institutionnels, non concernés par la niche fiscale, achètent plus de cottages que les particuliers. Parmi eux, des mutuelles, des banques et la Caisse des dépôts et des consignations. « C’est encore pire que des niches fiscales, c’est un établissement public qui verse directement de l’argent à Center Parcs,s’emporte Stéphane Peron, ancien conseiller fiscal qui a pris la tête de l’opposition au Center Parcs de Roybon. La CDC est censée utiliser l’épargne des Français, notamment le livret A, pour financer des projets d’intérêt général, comme le logement social. Là, elle sert clairement un intérêt privé. »

Niches fiscales, investissements institutionnels, subventions et participations directes des collectivités, agacent profondément Jean-Marie Chosson. « Avec tout cet argent, on pourrait soutenir l’artisanat, les Scop, renforcer des circuits courts, développer un écotourisme mieux réparti sur le territoire et mettre en avant les atouts de la région », souligne l’élu. Sur cette dernière mission, Pierre et Vacances répond présent. « Les tenants du projet disent qu’il est représentatif de l’identité jurassienne, souligne Véronique Guislain, à Poligny. Avec une bulle tropicale à 29°C ? Je reste perplexe… »
.
.
Source:
http://www.terraeco.net/Pour-faire-grossir-sa-bulle-Center,57736.html
.
.

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- CENTER PARCS DE ROYBON : LE COTE OBSCUR DE LA FORCE

Posté par admin le 10 décembre 2014

CENTER PARCS DE ROYBON : LE COTE OBSCUR DE LA FORCE

08 DÉCEMBRE 2014 |  PAR BERNARD KUNTZ

Center Parcs de Roybon : le côté obscur de la force.

 

Le bois des Avenières, qui surplombe le petit village de Roybon, au sein de la vaste forêt de Chambaran, n’est pas « un trou de verdure ». Il est situé au sommet d’un bassin versant et, pour continuer à mal parodier Rimbaud, il y chante mille rivières. Selon des études moins poétiques, le site recouvre partiellement un aquifère de plusieurs centaines de km2 , connu sous le nom de « molasse du Miocène », identifié par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhône-Méditerranée comme à forte valeur patrimoniale.

Le bois des Avenières comporte une vaste zone humide, elle aussi à forte valeur patrimoniale, et abrite au moins 37 espèces dites « protégées », comme l’emblématique « écrevisse à pied blanc ». Certains y ont même aperçu des cigognes noires, pratiquement disparues, et même, mais n’en dites rien, des lutins, des elfes et des nymphes…

Le bois des Avenières, auquel on accède par une petite route ou par des chemins bucoliques, c’était encore l’un de ces derniers endroits où trouver la paix, parmi les chants d’oiseaux printaniers ou les bourdonnements de l’été. Avant que ne s’y abattent les rigueurs hivernales, l’automne y fournissait champignons et châtaignes à profusion. Puis la forêt s’endormait, paisible, dans son manteau de neige, de vent et de frimas.

Oui, le bois des Avenières était magique. On s’y promenait en liberté au milieu de mille légendes, dans le frisson du feuillage et ce vibrato mystérieux que Giono appela « Chant du Monde ».

Mais un jour, quelques messieurs sûrs d’eux: patron de Pierre et Vacances, élus locaux convaincus de leur importance, président de conseil général et futur secrétaire d’Etat, bref, quelques happy few accompagnés d’autochtones naïfs, décidèrent que tout cela, cette richesse gratuite à profusion, ne valait rien, ne rapportait rien et qu’il y fallait implanter… le plus grand Center Parcs d’Europe. Pensez vous, mesdames et messieurs : mille « cottages » avec de beaux parkings en goudron, de belles allées du même « métal », pour circuler sur la glèbe fangeuse, à vélo s’il vous plaît, des commerces, une clôture de fil de fer de deux mètres pour empêcher bipèdes et quadrupèdes extérieurs de troubler la « quiétude » des lieux. Pour agrémenter le tout, on allait bâtir une espèce de bulle tropicale avec des rivières en plastique bleu, un lagon, des palmiers en toc et autres bidules exotiques. Le tout chauffé à 29°, avec vidange du bouillon tous les six mois. !!

Pour ce mirifique projet, il suffisait de sacrifier la bagatelle de 110 à 120 hectares de zones humides, (beaucoup plus qu’à Sivens), d’envoyer au diable les écrevisses et autres batraciens, de priver les populations de la jouissance d’un vague bois, dont elles n’avaient que faire, puisqu’elles trouveraient toujours ailleurs assez de champignons pour parfumer leurs omelettes. Pour les « emplois », pas de problème : entre les subventions, la niche fiscale renouvelée, « les yeux dans les yeux », par monsieur Cahuzac, entre la vente du terrain au promoteur, pour 0,30 euros le m2, les nouvelles infrastructures nécessaires, chaque embauche ne coûterait au contribuable que… 240 000 €. Trois fois rien dans le contexte florissant de la conjoncture ! Et puis, que ne ferait-on pas pour renflouer les caisses de Pierre et Vacances, société à l’origine des Center Parcs, dont les pertes abyssales relèvent, désormais, de la grande cause nationale ?!

N’en jetez plus ?! Si, si: pour expédier les eaux usées des 5500 touristes attendus, eaux préalablement pompées dans une nappe phréatique menacée, on allait construire une conduite de 27 kilomètres, avec de nombreux points de relevage, pour arriver à une station d’épuration surdimensionnée à cet effet, sise non loin de l’Isère…

Tout à leur enthousiasme, le promoteur et les élus se rengorgèrent : ils allaient créer au moins 700 emplois, faire refleurir le fric et le béton en une région désertifiée. Le bonheur et la prospérité sur la terre ingrate des Chambaran, quoi…

Mais voilà : un beau jour, une bande d’irréductibles énergumènes s’avisa que la potion n’était pas à son goût, et même, qu’elle contenait, en y réfléchissant bien, plus de poudre de perlimpinpin qu’autre chose, à commencer par les emplois, le plus souvent à temps partiel, et payés une misère. Ils procédèrent à la création d’une association contre l’implantation du Center Parcs, exprimèrent courtoisement, démocratiquement mais fermement, leur opposition. Puis ils déposèrent des recours, qu’ils perdirent naturellement, au nom d’un « intérêt général » dont nul ne sait exactement à quoi il peut bien correspondre, sinon à justifier le pires dérives de la technostructure. Aujourd’hui, il s’entendent hargneusement traiter d’ « anarchistes violents » par l’ineffable député UMP du coin, vilipendés par monsieur le maire de Roybon et l’impayable président du Conseil Général de l’Isère.

Au début, les irréductibles en question se sentirent bien seuls. D’autant plus seuls que messieurs les élus et leurs bons apôtres psalmodiaient d’une voix monocorde, à la façon des lamas tibétains, mais sans les valeurs spirituelles : « de toute façon, ça se fera ». Bref, pour qui voulait l’entendre, c’était « circulez, y’a rien à voir ». Pas de quoi les inquiéter vraiment, se disaient-ils.

Et puis, patatras : Le 23 juillet 2014, les commissaires de l’enquête publique « Loi sur l’eau » du Center Parcs de Roybon rendirent leur rapport. 727 contributions écrites, dont soixante pour cent de réponses défavorables, plusieurs réunions publiques, plusieurs semaines d’enquête et de travail acharné, qui conduisirent à 13 conclusions irrévocables : le verdict était unanimement défavorable. En France, terre « des Droits de l’Homme », nous eussions pu penser que la messe était dite et que monsieur Brémont, PDG du « barnum » Pierre et Vacances, s’en irait massacrer les écrevisses et les grenouilles ailleurs. Que nenni. Balayant d’un revers de la main les 250 pages de l’enquête, monsieur le Préfet de l’Isère décréta urbi et orbi, que le projet « se ferait ». Soupirs et soulagement du promoteur, glapissements victorieux des élus et de leurs affidés. Le Droit, affirmaient-ils, était respecté. La légitimité républicaine aussi. Et de claironner leur ineffable satisfaction.

A nouveau, patatras ! Ce furent d’abord 250 dangereux « gauchistes » et autres « anarchistes », qui se réunirent à proximité du chantier pour exprimer leur colère. Puis il y en eut 600. Puis il y en eut plus de mille. (Décidément, le réservoir à anarchistes est presque aussi rempli que les caisses de l’Etat et de Pierre et Vacances sont vides !!) Comme les travaux avaient débuté en dépit des recours, une vieille maison forestière, aujourd’hui abandonnée, mise en vente et dont personne ne veut, fut occupée. Une nouvelle ZAD fut créée. Cris d’orfraie des saccageurs de forêts, d’autant plus vexés que les élus écologistes, dont la courageuse députée de la 9ème circonscription de l’Isère et la très opiniâtre députée EELV, tête de liste du Sud-est aux européennes, soutenaient activement la lutte… Aujourd’hui, le gouvernement tremble en pensant à Sivens et à NDDL. Aujourd’hui, les associations et collectifs anti Center Pars se comptent par dizaines. Une pétition sur la toile a réuni plus de 17000 signatures et ce n’est qu’un début

Par l’odeur de ZAD alléchées, les nuées médiatiques se sont abattues sur Roybon, avides de relater ce qui, jadis évoquait Clochemerle, et relève aujourd’hui du débat national. « Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain », les fanatiques de la déforestation en appellent à « la force injuste de la loi » (François Mitterrand). Que les gendarmes fassent leur office, hurlent-ils en gesticulant à l’assemblée, ou ceints de leurs belles écharpes tricolores, défilant devant la statue de la Liberté (un comble !!) de Roybon. Qu’ils cognent et qu’on n’en parle plus, ajoutent-ils. Des « vigiles » cagoulés semblent avoir déjà cogné… Mais on en parle encore plus !!

Le Conseil Général de l’Isère vient d’annoncer qu’il supprimait les subsides accordés à la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, (FRAPNA), coupable d’indiscipline pour avoir, elle aussi, osé déposer un recours contre l’arrêté préfectoral. Le 7 Décembre, bras dessus bras dessous, des élus du Front National défilaient, selon le site du Point, aux côtés de la droite et du PS, pour soutenir Pierre et Vacances. La très sainte alliance que voilà !! Encore plus fort que celle du « sabre » et du « goupillon »! Le côté obscur de la force continue d’étendre son ombre maléfique sur les Chambaran, mais la rébellion croît et se multiplie encore plus vite que les déroutes électorales du Parti Socialiste…

 

Bernard Kuntz

Source:
http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-kuntz/081214/center-parcs-de-roybon-le-cote-obscur-de-la-force

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Infos et témoignages de riverains, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Subventions indécentes, destruction de l’environnement, précarité de l’emploi : un « Center Parcs » suscite la colère

Posté par admin le 4 décembre 2014

Subventions indécentes, destruction de l’environnement, précarité de l’emploi : un « Center Parcs » suscite la colère

PAR SOPHIE CHAPELLE 4 DÉCEMBRE 2014 Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Dans les sites et les blogs | 1 Commentaire »

- La forêt est à tou-te-s ! Soutien à la manifestation contre Center Parcs dans les Chambaran (Communiqué PG)

Posté par admin le 29 novembre 2014

28novembre2014

La forêt est à tou-te-s ! Soutien à la manifestation contre Center Parcs dans les Chambaran (Communiqué PG)

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs | 7 Commentaires »

- La Frapna Isère menacée suite à ses actions contre Center Parcs

Posté par admin le 26 novembre 2014

.

Reprise à but informatif:

.

 

 

Publié dans Actualités, Presse locale | 1 Commentaire »

- Pique nique festif et convivial au bois des Avenières, site du projet de Center Parcs Roybon

Posté par admin le 14 novembre 2014

La forêt des Avenières, c’est un joli bois, qui appartenait à la commune  de Roybon… et à tout le monde, depuis fort longtemps. On avait
l’habitude de s’y promener, d’y ramasser des châtaignes ou des  champignons, d’y croiser des animaux (au moins 17 espèces protégées*),
d’y courir, d’y rire, de s’y perdre et de s’y retrouver, et d’y pique  niquer.

Depuis un peu moins d’un mois, un gros bout de cette foret a été vendu  une bouchée de pain** par la commune de Roybon, à Pierre et Vacances,  pour qu’ils y construisent un Center Parcs*** (avec l’aide d’au moins  37 millions d’euros d’argent public quand même, le libéralisme c’est  bien mais quand il peut être subventionné, c’est mieux).

Alors on veut dire et redire (et peut être même le chanter) que cette  foret c’est la notre, c’est notre bien commun, qu’on ne la laissera pas
être détruite comme ca, sans réagir. Pour tout un tas de raisons qu’on  ne détaillera pas ici mais dont on pourra parler tous ensemble sur
place.

Alors rendez vous dimanche 16 novembre, midi, dans le bois des  Avenières, pour un pique nique festif et convivial. Amenez de quoi
manger, boire, s’asseoir, se balader, jouer, chanter et se tenir au  chaud.

Pour trouver le lieu, regardez la carte en pièce jointe, c’est le point rouge « chez dominique ».

cp2

* Mais protégés de quoi ? protégés par nous… de nous !
** et encore, une bouchée, c’est peut-être exagéré : 30 centimes du  mètre carré, ca doit à peine faire une ou deux miettes de pain.
*** ndlt. Center Parcs : n. m. qui désigne un camp grillagé de 200 hectares dans lequel se retrouvent des individus en recherche de vacances « tout compris », et disposant des fonds suffisants.

16 nov pique nique

Publié dans Actualités | 2 Commentaires »

- Pas de loisirs « nature » sans passage au préalable d’un troupeau de bulldozers

Posté par admin le 13 novembre 2014

Pas de loisirs « nature » sans passage au préalable d’un troupeau de bulldozers

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Foret des Chambarans en danger, action de désobéissance civile pour ralentir le chantier

Posté par admin le 10 novembre 2014

Nous relayons et soutenons:

Foret des Chambarans en danger, action de désobéissance civile pour ralentir le chantier

Lire la suite… »

Publié dans Actualités | 7 Commentaires »

- Plasne s’interroge sur le projet de Center Parcs de Poligny

Posté par admin le 8 novembre 2014

Plasne s’interroge sur le projet de Center Parcs de Poligny

Mercredi 29 octobre 2014
Le projet de construire 400 bungalows en forêt de Poligny impacte déjà les habitants de Plasne, l’un des trois villages riverains où le Pic noir, association d’opposants au projet, a tenu une première réunion publique.
Le Pic noir à Plasne

Marie-Hélène, animatrice efficace d’une réunion où tous les avis ont pu s’exprimer. ph DB

C’est peu dire que le projet de construction d’un village de vacances Center Parcs en forêt de Poligny est venu perturber le village de Plasne. En bordure du premier plateau, cette commune agricole dispose d’une dynamiquecoopérative à comté dont un quart en production bio. Une trentaine de producteurs de lait de plusieurs villages voisins la composent. Lors d’une première réunion réservée aux agriculteurs et à quelques habitants invités, initiée par le maire Hubert Mottet, les représentants de Pierre&Vacances avaient fait miroiter un nouveau débouché pour la fromagerie, celui des locataires des quelque 400 maisonnettes qu’il est question de construire dans la forêt toute proche.

Jeudi 24 octobre, Hubert Mottet est venu à la réunion organisée par le Pic noir, l’association qui doute sérieusement de l’utilité de l’équipement touristique et milite pour une information un peu plus critique à l’égard des promesses du promoteur et des collectivités locales qui lui déroulent le tapis rouge. « Les trente maires de la communauté de communes sont tous pour », a-t-il notamment indiqué après la présentation du Pic noir. Il a apporté des précisions quant aux interrogations sur l’assainissement. On a ainsi découvert, après l’hypothèse de l’envoi des eaux usées à la station d’épuration de Poligny, par des tuyaux descendant puis remontant sur plusieurs kilomètres, que le doublement de capacité de la station de Plasne était à l’étude.

N’allez pas croire que la forêt de Poligny est près de la petite ville, au pied du premier plateau au niveau de la reculée de Vaux. Non, la forêt de Poligny est justement sur la plateau, 200 m plus haut, à une dizaine de kilomètres de la ville, entre trois petits villages : Plasne, Baretaine et Le Fied.
Plasne est au bord du plateau, Baretaine à quelques encablures du haut de la reculée de Vaux, Le Fied carrément sur le plateau…

Deux hypothèses pour les eaux usées

Opposant au projet, Guy Mottet, le frère d’Hubert, est aussitôt monté au créneau. Tous deux paysans, ils ont eu un débat agronomique sur l’épandage des boues supplémentaires que ne manquerait pas de produire la station. Pour Guy, agrobio, militant à la Confédération paysanne, cet épandage « pose problème, notamment aux producteurs bio, mais aussi parce que la zone de l’AOP comté est excédentaire en azote ». « Il n’y a pas d’azote dans ces boues, et elle est valorisée », a répliqué Hubert. « Mais si, il y a nitrification, ça donne de l’azote ammoniacal, il y a beaucoup d’azote dans ces boues », a maintenu Guy. « Très peu », a soutenu Hubert.

Il a aussi dévoilé les raisons de l’étude des deux solutions : « Poligny aurait davantage d’aides de l’Etat. Si c’est sur Plasne, le financement serait différent car c’est le pollueur majoritaire [donc Center Parcs] qui paierait le plus. S’il y a possibilité de traitement à Plasne, le conseil décidera… » Une voix s’élève au fond de salle : « Référendum ! » Un habitant s’inquiète : « le Conseil général risque de privilégier Plasne car il paiera moins cher que si c’est à Poligny… »

« Faudrait-il payer l’assainissement ? », demande une habitante. « Possible », répond Hubert Mottet, « ça ferait peut-être des économies d’échelles, mais je n’en sais rien… Une station d’épuration coûte cher aux habitants… » Atale Mottet, épouse de Guy et passionaria du Pic noir, s’engouffre dans la brèche : « Ils sont gonflés ! Les retombées seraient pour la communauté de communes et Poligny, et les emmerdements sur Plasne ! »

Le maire : « On subit les choix »

Hubert Mottet en convient : « On subit les choix, Poligny vend le terrain, Pierre&Vacances a choisi l’endroit à un quart d’heure de plusieurs petits sites touristiques… Je ne sais pas s’ils nous disent vrai en annonçant que les touristes vont sortir du Center Parcs… » Antoine Bérodier, un militant du Pic noir assure que « ce n’est pas le concept de sortir ». Hubert est perplexe : « Ils nous ont dit que les activités coûtent cher et qu’ils vendront des excursions, je suis sceptique ». « C’est invérifiable, ils tiennent le même discours en Saône-et-Loire où le secteur est moins attractif sur le plan touristique, c’est des paroles », s’exclame un habitant.

Un autre problème est dans la tête des quelque quarante personnes. Si le Center Parcs se fait, il faudra faire le remembrement. Ne serait-ce pour revoir les trajets des troupeaux vers les pâturages. Aujourd’hui, ils empruntent les routes alentour, parfois sur un kilomètre. Les gens du coin ont l’habitude de patienter quelques minutes, mais le statut quo parcellaire est inimaginable avec plusieurs centaines de véhicules lors des chassés-croisés des départs et arrivées au Center Parcs. Et le chasse-croisé des camions pendant les travaux ? A l’évidence, il y a là un os. Une association foncière a beau avoir été créée ces derniers temps pour commencer à étudier le remembrement, celui-ci ne se décide pas d’un claquement de doigts. Il y en a bien pour « quatre ou cinq ans », souligne Hubert Mottet en pesant bien ses mots : « sans aménagement foncier, ce n’est pas gérable avec douze exploitations, et je serais pas du même avis… »

« Serait-on contre un projet à Saint-Julien ? »

Une dame qui avait écouté avec attention depuis plus de deux heures se tourne vers le maire : « Comment ça se fait que ce ne soit pas toi, Hubert, qui nous ait consultés, qui ait eu l’idée de cette réunion ? Tu pensais peut-être la faire plus tard ? » Hubert Mottet sent que se joue un moment important pour le village. Il a été convainquant en expliquant qu’on pouvait raccorder le Center Parcs au syndicat des eaux du Centre-Est qui peut fournir 470 m3 supplémentaires par jour. Posé, réfléchi, il entend rester arbitre, essayer de voir si le projet peut se faire sans trop de dégâts : « C’est difficile d’adhérer à l’association car elle est contre. Si le projet était à saint-Julien1, serait-on contre ? »

De la réponse à la question, découlent non plus l’intérêt local, mais une conception plus générale du tourisme, des équipements. Ce débat a aussi eu lieu, un peu plus tôt dans la réunion quand le projet a été décortiqué et son montage financier exposé. Selon le Pic noir, les 300 emplois annoncés sur le site représentent 255 équivalents temps plein et il n’est pas sûr que ce soient des Jurassiens qui les occupent. Et surtout, un chiffre fait frémir : le financement public de l’opération, quand on additionne les subventions, les crédits d’impôts et l’exonération de TVA, est estimé à 88 millions d’euros. Autrement dit, 344.300 euros par emploi créé.

C’est que Pierre&Vacances, assurent les opposants, ne peut survivre qu’en pratiquant la fuite en avant, en construisant de nouveaux équipements pour les louer. « C’est l’activité montagne qui est en déficit, mais les Center Parcs marchent bien », avait répondu Hubert Mottet à Antoine Bérodier qui avait expliqué les difficultés du groupe. N’empêche, notre propre calcul arrive à un chiffre à peine inférieur que nous avions soumis il y a quelques jours à la présidente de région, Marie-Guite Dufay. Elle ne l’a pas contredit, répondant même : « je sais, c’est une faiblesse du dossier… »

La petite musique du chantage

Il y a enfin une petite musique qui commence à ne pas trop plaire aux oreilles de plusieurs habitants. C’est Guy Mottet qui a mis les pieds dans le plat : « je ne comprends pas qu’on conditionne les attentes du secteur au Center Parcs, ça devient du chantage ». De quoi s’agit-il ? De l’amélioration de la route tellement défoncée qui monte de Poligny qu’elle en devient dangereuse. « Quand on demande l’amélioration de la route, on nous rit au nez et on nous dit : attendez le Center Parcs et 2018 », dit Florence Bérodier, conseillère municipale. « Il y avait aussi un projet de passage alterné pour rallentir les véhicules, mais avec le Center Parcs, il faudra l’élargir », souligne Hubert Mottet. Tout en faisant le remembrement dont il chiffre le coût à 2 millions d’euros…

Le prix de l’acceptation du projet ? Pas sûr : « si tout le monde est contre ici, que se passera-t-il ? », dit quelqu’un. Antoine Bérodier l’assure : « les conseils municipaux ne doivent pas attendre que les choses tombent d’en haut, mais être offensifs. Pas forcément pour contrer, mais pour ne pas subir ».

1.à une cinquantaine de kilomètres plus au sud

Source:
http://factuel.info/article/plasne-sinterroge-sur-projet-center-parcs-poligny-001400

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Comme au Testet, le défrichage avance à marche forcée dans les Chambaran pour tenter de mettre devant le fait accompli de la destruction des zones humides !

Posté par admin le 8 novembre 2014

Comme au Testet, le défrichage avance à marche forcée dans les Chambaran pour tenter de mettre devant le fait accompli de la destruction des zones humides !

lundi 3 novembre 2014 par Camille

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Center Parcs : virulente mise en garde des écologistes

Posté par admin le 4 novembre 2014

ROYBON – AVEC UNE LETTRE OUVERTE ADRESSÉE AU PRÉFET DE L’ISÈRE ET AU PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL
Center Parcs : virulente mise en garde des écologistes Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Comme au Testet, le défrichage avance à marche forcée dans les Chambaran pour tenter de mettre devant le fait accompli de la destruction des zones humides !

Posté par admin le 3 novembre 2014

Nous relayons:

Comme au Testet, le défrichage avance à marche forcée dans les Chambaran pour tenter de mettre devant le fait accompli de la destruction des zones humides !

Alerte, le défrichage des zones humides, s’appuyant sur les décisions soi-disant légales mais illégitimes du préfet de l’Isère, a commencé pour de bon, ainsi que le montrent ces photos prises ce week-end par notre correspondant anonyme sur place.
Aujourd’hui, le massacre de la zone humide des Avenières (Chambaran, Roybon, 38) continue !
Demain, nous exigeons l’arrêt complet des travaux et la remise à plat du dossier, et la tenue d’un référendum après de véritables débats publiques.

JPEG - 223.5 ko

Testet : 13 ou 18 hectares concernés
Roybon, projet Center Parcs : 120 hectares détruits ! (selon la commission d’enquête publique loi sur l’eau qui a donné un avis très négatif), avec en plus une menace sur l’eau potable !, avec plus d’argent public gaspillé ! (200.000 € par emploi subventionné)
etc. (voir sites des opposants pour les détails, tels que pcscp.org)

JPEG - 265 ko

Au mépris des recours juridiques en court, au mépris de l’expérience dramatique du Testet (ou après coup on suspend et on se rend compte que le dossier est complètement à revoir), au mépris de l’avis négatif de la commission d’enquête sur le dossier lois sur l’eau du Center Parc Roybon, la politique de la terre brûlée est lancée par le préfet et le conseil général de l’Isère contre la zone humide des Avenières !

Plus que jamais, la résistance non-violente des populations attachées aux biens communs doit se manifester !

Les dirigeants politiques, les lois environnementales et leurs alliés capitalistes sont inaptes à défendre le bien commun, ils sont illégitimes et ne nous représentent pas. Qu’ils partent tous !

Le conseil général, le préfet et ses alliés sont des despotes sans légitimité qui devraient tous démissionner après avoir suspendu les travaux en vue de l’annulation définitive du projet.
Pour l’auto-dissolution de tous les partis politiques sans exception. Pour l’auto-organisation des populations locales depuis la base.

Contre la marchandisation de nos vies et des écosystèmes au service de la croissance, du productivisme et des poches des actionnaires.

Pour la convergence des luttes et la création de coordinations locales pour construire des alternatives globales et radicales.

Pour Rémi, et pour toutes les personnes victimes du capitalisme et de son bras armé l’Etat, les deux sont et seront toujours illégitimes et non-démocratiques.

Camille
Groupe pour la libération des Chambaran

JPEG - 205.3 ko
JPEG - 242.3 ko

Source:
http://grenoble.indymedia.org/2014-11-03-Comme-au-Testet-le-defrichage

Publié dans Actualités | Pas de Commentaires »

- Barrage de Sivens, Center parcs en Isère : mêmes causes, mêmes effets ?

Posté par admin le 1 novembre 2014

Barrage de Sivens, Center parcs en Isère : mêmes causes, mêmes effets ?

Publié dans Actualités, Autres projets nuisibles et destructeurs, Presse nationale | Pas de Commentaires »

- « Extérieurs », vous avez dit « extérieurs » ?

Posté par admin le 31 octobre 2014

Lettre d’une roybonnaise adressée à un zélé défenseur de Center Parcs se plaignant que des « extèrieurs » se mêlent de critiquer ce projet.

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Action de désobéissance civile dans les Chambaran

Posté par admin le 30 octobre 2014

Nous relayons:

Action de désobéissance civile dans les Chambaran

Ce mercredi 29 octobre 2014, nous sommes allé-e-s dans la forêt des Aveniéres pour marquer notre détermination à défendre cette forêt menacée par le projet de Center Parcs (92 ha défrichés et 31 ha imperméabilisés). Entre autres arguments, ce projet met en danger une zone humide protégée cruciale pour l’hydrologie de la région. Il détruit des habitats à haute valeur écologique pour au moins 17 espèces protégées en danger. Deux corridors biologiques de cervidés et de sangliers seront supprimés par une clôture de 2 mètres de haut. Il se réalise grâce à des subventions publiques (à hauteur d’au moins 30 millions d’euros). Des emplois sont promis mais ne seront probablement pas à la hauteur des attentes des habitant-e-s : 48 % des emplois seront du nettoyage, avec un temps moyen de moins de 12 heures par semaine (370 €/mois (Source : CGI)). Par ailleurs, Pierre et Vacances est une entreprise en mauvaise santé financière : ses pertes d’exploitations sont en augmentation depuis 3 ans (-27,4 M€ en 2012, -47,5 M€ en 2013, -107,9 M€ 1er semestre 2014), etc.

Les habitant-e-s n’ayant pas été écouté-e-s (cf. enquête publique Loi sur l’eau : sur les 727 observations recueillies, 60 % étaient défavorables au projet.) et les recours légaux ne permettant plus d’empêcher les travaux de commencer, nous ne voyons pas d’autre solutions que la désobéissance civile.

Sur place nous avons pu constater que les travaux de déboisement pour le Center Parcs avaient débutés : des arbres étaient marqués au fluo, des poteaux de géomètres délimitaient des espaces, et des grillages entouraient des zones. A peine dix jours après la vente du terrain par la commune de Roybon, Pierre et Vacances ne perd pas de temps.

Nous sommes entré-e-s dans la forêt en groupe d’une trentaine de personnes de tous âges et venant de la région, pour ralentir ces travaux en enlevant des piquets. Sur place, nous avons rencontré des vigiles et des ouvrier-e-s. Au bout d’une heure des gendarme-tte-s sont arrivé-e-s et nous ont demandé de quitter les lieux, après avoir tenté d’effectuer un contrôle d’identité.

Cette action s’inscrit dans une démarche de désobéissance civile non-violente, dans la bienveillance vis-à-vis des personnes (gendarme-tte-s et ouvrier-e-s notamment), ce qui n’enlève rien à notre détermination et fermeté vis-à-vis de ce projet.

Au final, les travaux ont bel et bien été ralentis grâce à cette action, et nous nous en réjouissons.

Nous n’en resterons pas là.

Des habitant-e-s contre le projet de Center Parcs à Roybon

Publié dans Actualités, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Château-Chalon et la bulle infernale de Center Parcs

Posté par admin le 28 octobre 2014

Château-Chalon et la bulle infernale de Center Parcs

Mis en ligne le 25 mai 2014 par  · 1 Commentaire
Le projet de bulle plastico-touristique à 10 km de Château-Chalon, classé parmi les plus beaux villages de France, suscite la consternation dans le Jura, pays de forêts et de vignobles, qui craint de voir construire, à 10km de son prestigieux village, un Center Parcs fait de pavillons et de piscines sous bulle.
Château-Chalon, terroir emblématique des vins du Jura, se retrouvera voisin de la bulle de plastique.

Château-Chalon, terroir emblématique des vins du Jura, se retrouvera voisin de la bulle de plastique.

180 hectares : l’emprise du centre de vacances représenterait, tout bonnement, la superficie de la ville de Poligny elle-même. Car on ne parle pas de quelques maisons isolées, mais de 400 cottages – nom charmant pour désigner des maisons à bas coût construites sur le principe du lotissement. Et quand je dis maison, …. Certainstémoignages de vacanciers sur internet parlent plutôt… « d’algeco » ! J’en ai reproduit un ci-dessous, assez éclairant du concept « vivons une semaine repliés sur nous-mêmes », qui ne fera donc pas profiter les commerces locaux, ni les vignerons d’ailleurs, des visites des vacanciers centerisés.

Cottage, c'est vite dit... Une photo d'un "cottage" du premier Center Parcs, les Bois-Francs (en Normandie).

Cottage, c’est vite dit… Une photo d’un « cottage » du premier Center Parcs, les Bois-Francs. Je remarque la phrase sur le « petit supermarché sous le dôme » : en Center Parcs, on bouffe Center Parcs, on s’amuse Center Parcs, on ne va pas voir les vignerons locaux, ni acheter son fromage à la fruitière du coin.

 

Des emplois ! Des emplois !

Le Center Parcs de Poligny (Jura) serait installé au lieu-dit « Les Tartaroz », entre Le Fied et Plasne, deux hameaux situés à 10 km de Château-Chalon, sur le plateau dont le célèbre village, perché sur son éperon rocheux, est en fait le dernier bastion, avant la grande descente vers la plaine. C’est un pays de bocages, de forêts, de petites routes étroites, qui a vu ses agriculteurs prendre leur retraite sans remplaçants. Aujourd’hui il reste quelques exploitations laitières sur place, et il est clair que l’argument magique de Center Parcs : 300 emplois, fait rêver dans le coin. Qui dirait non à 300 emplois ? Hmmm, vous voulez que tout le monde meure de faim dans une forêt de carte postale, c’est ça ?

Une verrière en plastique crée une atmosphère tropicale : un non-sens écologique sur le plateau jurassien, situe a 500m d'altitude, à moins de trouver intelligent de se baigner tandis que la neige tombe sur le dôme.

Une verrière en plastique crée une atmosphère tropicale : un non-sens sur le plateau jurassien, situé à 500m d’altitude, à moins de trouver intelligent de se baigner tandis que la neige tombe sur le dôme.

Pour autant, on n’entend guère les vignerons du prestigieux vignoble s’étonner de ce curieux voisinage – le gros dôme en plastique qui abritera la futur piscine fera pourtant tache dans le paysage de vieilles pierres et de bois de feuillus qui pourrait prétendre, rêvons un peu, à un Classement au patrimoine mondial de l’Unesco, tels les vignobles de la Côte en Bourgogne, ou les coteaux de Champagne. Les seuls opposants déclarés à la bulle sont des habitants du cru, affolés par la perte de leur forêt, regroupés dans une association, « Le Pic Noir ».
Les maires locaux, on ne les entend pas plus que les vignerons, hypnotisés qu’ils sont par les magiques 300 emplois – entre autres, de super jobs de femme de ménage qui bosseront dans la nuit pour rendre les lieux propres pour la future fournée de vacanciers, du précaire à horaires pourris – des emplois que les Jurassiens sont fiers de financer avec leurs impôts, quoi.

Une forêt foutue

 

A l'appel de l'association Le Pic Noir (Poligny), une centaine de marcheurs ont balisé de rubalise rouge et blanche les limites du futur Center Parcs de Poligny, dimanche 25 mai 2014.

A l’appel de l’association Le Pic Noir (Poligny), une centaine de marcheurs ont balisé de rubalise rouge et blanche les limites du futur Center Parcs de Poligny, dimanche 25 mai 2014.

« On va vendre 180 hectares de feuillus, dans le plus beau secteur de la forêt. Ces 180 hectares étaient prêts à rentrer en production. C’est-à-dire qu’on allait les couper pendant 25 ans, et ils allaient rapporter de l’argent, qui allait à son tour permettre de financer l’entretien du reste de la forêt. Ce sont donc 3000 hectares de forêt qu’on condamne », expliquait « off », un agent de l’ONF (Office National des Forêts) révolté par cette perte sèche – 250 000€ de recettes forestières par an…
Une centaine de marcheurs, appelés en renfort par l’association « Le Pic Noir », de Poligny, ont délimité dimanche 25 mai une partie de parcelles des 180 hectares promis au Center Parcs. Les gens du coin s’inquiétaient à haute voix, rejoints dans leur marche par Jura Nature Environnement, quelques politiques (Anne Perrin (EELV), Gabriel Amard (Front de Gauche) et une poignée de militants venus de Saône-et-Loire, où une association, la CAPEN, lutte également contre un projet de Center Parcs similaire. Un élu de Ladoye-sur-Seille, délégué aux eaux, témoignait publiquement : « on est sur un plateau karstique ici, l’été, on manque d’eau, on est obligés de la faire venir en camion-citerne, alors où va-t-on trouver les 600 mètres cube quotidien pour la piscine, les jeux, les plans d’eau, et les cottages ? » Et où vont partir les eaux usées ? Comme pour un lotissement, c’est aux pouvoirs publics de financer les abductions d’eau … Contents, les locaux !

Dans vingt ans : une friche, une bulle en plastique, du béton ?

 

Article paru dans La Tribune, le 30 mai 2013.

Article paru dans La Tribune, le 30 mai 2013.

Car le Center Parcs sera subventionné. Pour quel usage ? Pierre & Vacances annonce viser la clientèle suisse et lyonnaise… Sauf qu’il a servi le même discours à l’autre projet de Center Parcs qu’il a au feu, en Saône-et-Loire. C’est quand même drôle de voir que certains élus sont prêts à gober les mêmes promesses, à 200km de distance les uns des autres, et que les bonnes questions viennent de la base – habitants et médias locaux, comme ici avec un bon papier du Miroir, la presse dijonnaise donc, qui questionne le projet, et ses fameux 300 emplois (la même promesse, on vous dit !) sur son versant du Rousset, en Saône-et-Loire.

Et quand Pierre&Vacances, déficitaire depuis deux ans, fera faillite, comme le craignent des articles de la presse boursière (La TribuneCapital,…), on en fera quoi des hectares de forêts arasés pour les fameux cottages, et de la bulle de plastique ? Un Musée du Vin, peut-être ?

Source:
http://www.verre2terre.fr/2014/05/chateau-chalon-et-la-bulle-infernale-de-center-parcs/

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Roybon, Center Parcs et les élus choisissent le coup de force et la brutalité.

Posté par admin le 19 octobre 2014

Brutalité, froide détermination, cynisme et violente mise devant le fait accompli. Lire la suite… »

Publié dans Actualités | 1 Commentaire »

Center parcs: « il y a ceux qui avancent et ceux qui freinent tous les projets »

Posté par admin le 17 octobre 2014

Center Parcs : « Il y a ceux qui avancent et ceux qui… » Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Lettre ouverte à Serge Revel, adjoint chargé de l’environnement au Conseil Général.

Posté par admin le 15 octobre 2014

 

Lettre ouverte à Serge Revel, adjoint chargé de l’environnement au Conseil Général.

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Infos et témoignages de riverains, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Trois projets de Center Parcs contestés en régions

Posté par admin le 5 juin 2014

 

Trois projets de Center Parcs contestés en régions

Les Center Parcs s’articulent autour d’un espace aquatique

Les Center Parcs s’articulent autour d’un espace aquatique - D.R.

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Presse nationale, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Le projet de Center Parcs va-t-il prendre l’eau ?

Posté par admin le 21 mai 2014

ROYBON – UNE RÉUNION A EU LIEU LUNDI SOIR DANS LE CADRE DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE RELATIVE À LA LOI SUR L’EAU Le projet de Center Parcs va-t-il prendre l’eau ?

 

R oybon, ses 1 300 habitants, son projet de Center Parcs. Lundi soir, près de 300 personnes étaient réunies à la salle des fêtes du village pour évoquer ce dossier. Un public à la hauteur des enjeux.

Car depuis le 14 avril, une enquête publique est ouverte au titre de la Loi sur l’eau, à laquelle le projet est soumis. La création du Center Parcs dépend de cette autorisation.

Pour cette dernière réunion publique, le président de la commission d’enquête Gabriel Ullmann jouait le rôle de médiateur.

Pendant quatre heures, les participants ont pu poser leurs questions. Face à eux, deux représentants du groupe Pierre et Vacances qui porte le projet : Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint de Pierre et Vacances développement, et Éric Magnier, directeur grands projets. Pas moins de trois bureaux d’études les accompagnaient.

La salle était clairement divisée. Mais comme souvent dans ce genre d’exercice, les opposants se sont plus largement exprimés. Frapna (Fédération Rhône-Alpes de la protection de la nature), pêcheurs, citoyens… Des “anti” très bien informés, aux questions techniques très précises.

« Un péché originel »

L’association Pour les Chambaran sans Center Parcs, à grands renforts “d’experts”, a pointé les problèmes de ressources en eau, de destruction des zones humides, d’inventaire « incomplet » des espèces protégées et de dimensionnement des tuyaux pour le traitement des eaux pluviales. « Pour vos calculs, vous vous êtes basés sur les données la station météo située de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, alors que le plateau est plus sujet aux précipitations. » Réponse du bureau d’études Confluences : « C’était la seule qui nous permettait d’avoir des données à long terme ».

880 m³ d’eau par jour seront nécessaires au Center Parcs. Malgré tout, Luc Belleville, chef du service eau au Conseil général de l’Isère, se voulait rassurant : « Il n’y aura pas d’augmentation de prélèvement d’eau potable. Des travaux sur les réseaux vont permettre de réduire les fuites. Les industriels et les agriculteurs diminuent également leur consommation. »

De son côté, Christian Luciani, président de l’association Vivre en Chambaran, lançait : « Économie peut rimer avec écologie ! La consommation d’eau est réelle mais raisonnée. »

Le président de la Frapna Isère, Francis Meneu, s’adressait aux représentants de Pierre et Vacances : « Ce dossier a un péché originel : son site. Vous vous installez sur des zones humides et à la tête de bassins versants. Vous devrez sans cesse justifier votre choix. N’y avait-il pas un autre lieu moins impactant ? » Le maître d’ouvrage : « Au regard d’autres sites, celui-ci n’avait pas de particularité environnementale draconienne. »

L’enquête publique se termine le 28 mai. Quel sera l’avis du commissaire enquêteur ? Réponse dans quelques semaines.

Les petites phrases- Éric Magnier, directeur grands projets de Pierre et Vacances développement : « Nous allons glisser les cottages le plus délicatement possible dans la forêt ».- Gabriel Ullmann, commissaire-enquêteur : « C’est plus la Galaure, ça va devenir la galère ! »- Serge Perraud, maire de Roybon : « C’est quelque chose de super sympa qui va se passer à Roybon ».- Question du public : « Pourquoi la Fédération des pêcheurs de l’Isère ne s’exprime pas ? » Réponse du président des pêcheurs de la Drôme : « Problème de subventions ! »
Par Karine BONNET | Publié le 21/05/2014 à 06:00 Vu 6 foisSource:
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2014/05/21/le-projet-de-center-parcs-va-t-il-prendre-l-eau

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Pêcheurs drômois contre Center Parcs isérois

Posté par admin le 19 mai 2014

Pêcheurs drômois contre Center Parcs isérois

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Center Parcs Saône et Loire: Non, ce n’est pas fait.( CAPEN 71, FNE )

Posté par admin le 15 avril 2014

 

PROJET CENTER PARCS : NON, CE N’EST PAS « FAIT », COMME L’ECRIT LE JSL DANS SON EDITION DU 28 MARS !

- Center Parcs Saône et Loire: Non, ce n'est pas fait.( CAPEN 71, FNE ) dans Actualités Actualites_14_1_mLa CAPEN s’oppose à ce projet pour son impact global sur l’environnement mais aussi pour des considérations économiques, d’aménagement du territoire rural et de tourisme.

Saône & Loire – Le Rousset

 

La CAPEN est opposée au projet d’un Center Parc sur le territoire de la Commune du ROUSSET ( voir Points Noirs ) . Le vote du Conseil Général de S&L, les subventions du CG et du Conseil Régional pour ce projet inutile n’empêchent pas les lois d’exister ni n’exemptent les collectivités de les respecter, ainsi que les procédures préalables. A moins d’admettre que les enquêtes publiques sont une farçe, que la loi sur l’eau n’existe que pour être contournée ( comme à ST GENGOUX…), bref, que les beaux discours sur l’environnement ne sont qu’une façade. La CAPEN attend d’avoir en mains les conditions du contrat, les éléments de l’enquête publique pour faire respecter le droit de l’environnement.

Retour sur les arcanes d’un projet

Loi de finances 2014 : un amendement du gouvernement du projet de loi de finances 2013 a prolongé un dispositif fiscal, dit « CENSI-BOUVARD », défendu par CAHUZAC, ex-ministre du budget, peu après qu’il ait rencontré le PDG de « Pierre & Vacances »….Le système le ferait bénéficier d’un avantage fiscal pour des intérêts privés sans aucune évaluation sérieuse de son bilan sur la nature et l’emploi local.

La CAPEN a   écrit aux députés de S&L, au président du Conseil Général du département, a-priori favorables à ce projet, en leur demandant de faire abroger ce dispositif gaspillant de l’argent public qui serait mieux employé – en matière de création d’emplois dans le tourisme rural, notamment – en optimisant les richesses naturelles et patrimoniales du Mâconnais-Clunisois. Après les municipales, la CAPEN écrira aux mairies concernées et a édité un tract d’information avec l’association locale Action Solidarité Rurale ( asr@laposte.net).

Elle a reçu le 16 décembre 2013 une longue réponse de Rémi CHAINTRON, Président du Conseil Général de S&L, qui propose de rencontrer la CAPEN et l’ASR en janvier 2014. Mais pas de nouvelle à ce jour. Le Conseil Général craindrait-il le débat public ?

Après avoir rencontré les associations jurassiennes opposées au même projet sur POLIGNY  ( P&V fait monter les enchères entre les 2 sites potentiels), pris contact avec les autres sites en France pour un retour d’expérience partagé, la CAPEN a voté à l’unanimité une motion d’opposition à ce projet inutile lors de son AG à SALORNAY S/GUYE le 22 février. Un dossier est disponible ( bientot en ligne).

Rien n’est donc fait…Pour nous faire part de votre avis :  contact@capen71.org

Source:
http://www.capen71.org/__actualites/fiche.asp?idModele=14

 

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Center Parcs à Poligny : Europe écologie les verts tire la sonnette d’alarme

Posté par admin le 14 avril 2014

Center Parcs à Poligny : Europe écologie les verts tire la sonnette d’alarme

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Nouvelle pétition adressée à Mr Vallini contre son soutien au projet de Center Parcs de Roybon

Posté par admin le 14 avril 2014

  • Pétition adressée à : André Vallini 

Renoncez à soutenir l’implantation d’un Center Parcs dans les Chambaran

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté

Posté par admin le 6 avril 2014

Un projet de Center Parc dans le Jura est vivement contesté.

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Lettre ouverte d’une roybonnaise à un député pro-Center Parcs

Posté par admin le 14 novembre 2013

Lettre ouverte à Monsieur Barbier, député. 

 

Vous m’envoyez régulièrement votre lettre circulaire et je vous en remercie. Il est toujours bon de connaître l’activité du député qui vous représente, même si l’on n’a pas voté pour lui. 

  Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Infos et témoignages de riverains | Pas de Commentaires »

- Dans une ambiance de mise en concurrence cynique des régions, La Capen s’oppose à Center Parcs, catalogué Grand Projet Inutile

Posté par admin le 23 octobre 2013

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | 2 Commentaires »

- La Grèce bétonne son littoral au nom de la relance

Posté par admin le 8 août 2013

Lire la suite… »

Publié dans Dépossession des riverains, Dommages collatéraux, Emploi, Méfaits du tourisme | Pas de Commentaires »

- Chambard dans les Chambarans – article pour la revue Silence

Posté par admin le 5 juin 2013

L’opposition contre la démolition du parc Gezi à Istanbul  a déclenché une répression féroce qui a gagné aujourd’hui toute la Turquie. À l’origine du mouvement de contestation, la volonté des pouvoirs publics de construire une réplique d’anciennes casernes militaires de l’empire ottoman qui accueillerait un centre culturel, un musée et un centre commercial en plein centre-ville, en lieu et place du parc de Gezi, près de la place Taksim. Lorsque les bulldozers ont commencé à arracher les arbres du parc, des manifestants se sont interposés devant les machines.  La violence des forces de l’ordre s’est faite immédiatement et  sans limite et a provoqué la mort de deux personnes et fait plus d’un millier de blessés. La contestation qui demande actuellement la démission du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. s’est rependue dans une soixantaine de villes. « Depuis dix ans, Istanbul connaît une inflation de projets d’aménagement, qui s’est accélérée ces deux dernières années. Le premier ministre veut en faire la vitrine internationale de la Turquie, explique Benoit Montabone, géographe à l’université de Rennes et spécialiste de l’urbanisation turque. Recep Tayyip Erdogan cherche à se poser en bâtisseur avant l’élection présidentielle. » (cf. « Des projets d’urbanisme démesurés à l’origine des émeute d’Istanbul » in Le Monde du 5juin 2013)

 

« Le pays tout entier est vendu à des sociétés par le gouvernement, pour la construction de centres commerciaux, des condominiums de luxe, des autoroutes, des barrages et des centrales nucléaires » nous rapporte le blog Insanlik Hali dans l’article : « Que se passe-t-il à Istanbul ? » (http://defnesumanblogs.com/2013/06/01/what-is-happenning-in-istanbul/ traduit par Atlas Alternatif : http://atlasalternatif.over-blog.com)

 

Cette réalité dépasse bien évidemment les frontières turques. La mégalomanie de certains élus et technocrates et le fait de vouloir faire des territoires des vitrines alléchantes pour attirer les clients (qui bénéficieront de toutes les infrastructures de transports qu’on leur aura aménagées)  sont inhérents à la société capitaliste actuelle qu’elle soit administrée par l’AKP (Parti de la justice et du développement) comme en Turquie ou par d’autres comme partout ailleurs. En France aussi les projets et les profits se multiplient : la revue Silence du mois de juin consacre un dossier sur les contestations aux « grands projets inutiles imposés » auquel nous avons été invités à participer. Le lecteur pourra donc retrouver un article sur le projet de Center Parcs dans les Chambarans et notre opposition que nous vous livrons ci-dessous et en pièce jointe. Vous pourrez également consulter dans ce dossier de la revue Silence un article sur l’opposition à l’A831, un article sur la lutte contre la ligne grande vitesse Lyon-Turin, un autre sur l’opposition paysanne à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et  un dernier à propos de la lutte contre la construction à Flamanville du réacteur EPR.

 

Quelques opposants à Center Parcs

 

 

Pour l’imprimer :fichier pdf Chambard dans les Chambarans – Silence

______________________________

 

Chambard dans les Chambarans

Contrairement aux projets de centrales nucléaires, décharges, aéroports ou autoroutes, en général mal accueillis par les riverains ou les environnementalistes pour ce qu’ils engendrent de nuisances, pollutions et dangers palpables, le projet de Center Parcs isérois se voyait au début plutôt peu critiqué, voire accepté.

 

Dès le départ fin 2007, la communication de ses promoteurs fut adroitement tournée sur la « région à l’agonie », les « centaines d’emplois créés », et l’assurance d’une exemplarité sur son « impact environnemental ». Un vrai sauvetage écologiste et durable de la région ! C’est dans ce contexte qu’une opposition a dû se constituer.

 

Mais de quoi s’agit-il au juste ? Si ce projet voyait le jour, il s’agirait d’édifier à Roybon (1300 habitants) dans les Chambarans, en détruisant l’actuel bois des Avenières, une ville de vacances clôturée et payante de 200 ha dans laquelle seraient construits 1021 bungalows pouvant accueillir plus de 5000 touristes. N’oublions pas « l’aquamundo » qui fait le succès des Center Parcs : sous cette serre maintenue à 29°C toute l’année, au milieu d’une végétation tropicale, autour d’une piscine à remous ou dans la « rivière sauvage », le client pourrait pratiquer de multiples activités sportives et « écologiques ». Sous la bulle, il dépenserait sans compter, au restaurant ou dans les boutiques. À l’extérieur mais toujours dans l’enceinte grillagée, il aurait la liberté de visiter la mini-ferme que l’on aurait reproduite pour qu’il puisse apprécier une représentation de la vie paysanne que les Center Parcs contribuent à détruire. Il pourrait suivre à cheval, à VTT, ou en se glissant dans la peau d’un aventurier accrobranchiste, quelques parcours dans ce bois privatisé que l’on aurait préalablement nettoyé des arbres dont le tronc ferait moins de 30 cm de diamètre, le cahier des charges l’exigeant.

 

Paradis fabriqué pour juteux profits

 

Cette sorte de ville-camp-refuge est proposée à des touristes préférant se retrouver dans un décor et une ambiance modelés, à l’écart de la vie réelle, là où ils peuvent consommer une représentation d’un exotisme rassurant et se divertir en ayant tout à portée de main (et de portefeuille !).

La société Pierre & Vacances, qui développe ce concept de paradis fabriqué, sans voiture et sous surveillance, est avant tout alléchée par l’opération immobilière. Elle choisit les emplacements potentiels des futurs Center Parcs, en « zone de revitalisation rurale » afin que les investisseurs bénéficient d’avantages fiscaux juteux. Outre la récupération de la TVA sur le bien acheté, les investisseurs et propriétaires seraient en partie exonérés de l’impôt sur les bénéfices locatifs.

Gérard Brémond, PDG de Pierre & Vacances, a toujours su jouer de ses relations au parlement, pour faire voter des décrets qui lui sont favorables, décrets d’ailleurs baptisés dans les couloirs de l’assemblée « les amendements Brémond ».  Il aura même réussi, cet automne, à convaincre le ministre du Budget de renoncer jusqu’en 2016 à tailler dans les avantages fiscaux de la loi Scellier dont la fin était prévue par la loi de finance en 2012. Cet industriel habile, pour choisir un emplacement à son futur Center Parcs, a mis en concurrence deux départements, l’Isère et la Drôme.

Entre 2008 et 2009, André Vallini, président du Conseil général de l’Isère a dû concéder, pour remporter le challenge face à la Drôme, une aide de 15 millions d’euros dont 7 millions offerts directement aux investisseurs au titre des subventions aux créateurs de gîte (7000 euros versés par « cottage ») et 8 millions pour la viabilisation et les équipements publics. La Région Rhône-Alpes, quant à elle, contribuerait à hauteur de 7 millions et la communauté de communes pour 15 millions.

Le terrain, propriété de la commune de Roybon, était jusqu’alors classé non constructible ; il a été acquis pour 30 centimes d’euros le m² alors que le m² constructible dans la région dépasse parfois 80 euros… Il a suffi par la suite de modifier le PLU pour rendre possible le projet de construction. La société Pierre & Vacances pourrait ensuite proposer la vente des « cottages », sur plan à des investisseurs, à des prix exorbitants (235 000 € pour un 54 m² et 372 000 € pour 85 m²).

 

Oser lutter pour un territoire sans valeur marchande

 

Dans ce contexte de projet plutôt bien accueilli, l’opposition au Center Parcs dans les Chambarans, s’est tout d’abord manifestée, dès 2008, de manière sporadique et individuelle. Le bois des Avenières ne présentant pas d’espèces « emblématiques » remarquables ou en voie de disparition, la plupart des associations environnementalistes manifestaient seulement quelques inquiétudes et suggéraient d’accompagner le projet et d’en surveiller l’exemplarité. Certaines se virent publiquement félicitées par les élus pour leur esprit constructif. Elles espéraient imposer quelques mesures rendant la construction du Center Parcs plus respectueuse de l’environnement.

C’est alors que nous, les « Quelques opposants à Center Parcs« , nous sommes réunis de manière informelle pour nous opposer à la construction de cette ville artificielle. Nous défendions, non seulement un environnement qui se verrait dévasté (zone humide, biodiversité, nappes phréatiques, gaspillage d’eau…), mais aussi notre attachement à un territoire sans valeur marchande. Nous avons collé des affiches et rédigé des textes que nous sommes allés distribuer sur les marchés et dans les boîtes aux lettres. Un blog d’archivage (1) a été créé, réunissant des documents sur le sujet et reproduisant les textes que nous diffusions.

Nous avons alors vu apparaître des témoignages de désapprobation au projet. Des pancartes hostiles furent plantées chez des riverains. Des graffitis apparurent autour de Roybon. Le panneau légal du permis de construire fut arraché. Lors de la journée organisée par Pierre & Vacances pour faire visiter l’endroit aux investisseurs, un riverain alluma dans son champ un feu de paille assez humide pour enfumer les visiteurs. Il y eut aussi quelques sabotages du travail des géomètres et notamment du bornage. On nous a rapporté que des arbres avaient été marqués de peinture comme l’étaient ceux que le cahier des charges voulait garder dans le projet, afin d’échapper à la coupe.

 

 Refuser le « développement économique » même « alternatif »

 

Pour réunir cette opposition grandissante, une première promenade fut organisée sur les lieux en 2008. À sa suite, l’association officielle, « Pour les Chambaran Sans Center Parcs » (2), fut créée. Très vite nous nous sommes heurtés, au sein de l’association, à une volonté marquée de proposer des alternatives : ici un tourisme un peu plus vert et un peu plus durable ; là un parc régional. Certains proposant ce même projet à seulement quelques kilomètres de l’emplacement choisi par les promoteurs. Nous nous retrouvions ainsi, au sein de l’association, avec ceux qui, sous couvert de défendre un « développement économique dans le respect de l’environnement », voulaient améliorer l’ordre établi que nous dénoncions. Nous avons cependant réussi à ce que la contestation officielle, écologiste et associative, s’engage contre la construction. Ensemble nous avons décidé que l’association devait porter le projet en justice. Nous, les « Quelques opposants à Center Parcs » (QoCP), n’avions aucune illusion quant aux demandes de recours, mais cela nous donnait un temps de répit pour décider de la suite du combat. Et de fait, ces recours ont fortement contrarié les promoteurs et notamment André Vallini et le maire de Roybon, Marcel Bachasson, qui s’indignèrent vigoureusement dans la presse et lancèrent un appel à soutenir le projet.

Nous, QoCP, avons choisi, entre 2009 et 2010 de nous retirer de l’association officielle trop respectueuse d’un monde que nous condamnions pour continuer cette lutte en toute indépendance et sans compromission. Un recueil des textes que nous avions distribués fut publié sous le titre « Chambard dans les Chambarans »(3). 

 

« Compensations » et promesses contre loi sur l’eau

 

Suite à l’appel du président du Conseil Général et du maire de Roybon, une association de soutien au projet, réunissant essentiellement des commerçants, organisa avec l’aide des élus quelques manifestations dont l’ampleur fut loin d’être celle escomptée.

La nervosité des pro-Center Parcs étant vive, nous devons, depuis, affronter la brutalité, les quolibets et les menaces de certains élus et commerçants lorsque nous diffusons nos textes à Roybon.

La société Pierre & Vacances a toujours préféré prendre le temps de se débarrasser de ses opposants avant de commencer les travaux. Aujourd’hui la plupart des recours ont été rejetés. Seul le dossier concernant la loi sur l’eau et la compensation des zones humides lui pose problème : selon cette manière technocratique de gérer le monde, il est demandé à Pierre & Vacances de compenser les 60 ha de zones humides qu’elle devrait détruire durant le chantier, par l’achat et la préservation de 120 ha de zones humides (le double) dans le département ; ce qu’elle n’arrive pas à réunir puisqu’elles sont de plus en plus rares.

Ceci n’inquiète pas André Vallini, le monsieur justice du PS, qui n’en a que faire du dossier sur l’eau et accepte l’idée de s’affranchir illégalement de ses contraintes. À la tribune du rassemblement des pro-Center Parcs, il a clairement soutenu : « si les choses s’étaient passées normalement, [sans les recours] ce soir nous inaugurerions Center Parcs ».

Nous savons par ailleurs qu’à Notre-Dame-des-Landes, les promoteurs du projet d’aéroport sont prêts à démarrer leur chantier sans que les zones humides soient compensées ; la promesse de les reconstituer (sans trop savoir ce que cela veut dire) suffirait… Le chantier pourrait donc démarrer bientôt si les décideurs jugeaient que le conflit sur le terrain est à leur avantage. Il reste à l’opposition à prouver le contraire !

Et nous, QoCP, sommes déterminés à ce que ce bois reste une forêt libre.

 

Quelques opposants à Center Parcs

QOCP, lotissement n°1, La Roseraie,

26350 Le Grand-Serre

qocp@orange.fr

 

 

 

 

(1) chambarans.unblog.fr : archivages, nombreux articles de fond, des liens vers d’autres luttes anti-GPII.

(2) Pour les Chambaran sans Center Parcs, Chez René Meynier, 1910 route de Verne,

38940 Roybon. Sur pcscp.org : suivi des recours, vie de l’association, réactions d’élus, infos environnementalistes.

(3) Chambard dans les Chambarans, s’opposer à Center Parcs et à la marchandisation du monde, Henri Mora, éditions Le monde à l’envers, 2011.

 

 

Article paru dans la Revue Silence N°413 – juin 2013

http://www.revuesilence.net/

Publié dans Autres projets nuisibles et destructeurs, Dans les sites et les blogs, lois, défiscalisation, Presse nationale, Presse, sites et blogs, Soutiens et solidarités, Subventions, aides et autres cadeaux, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Center Parcs dans les Chambarans, utopie ou cauchemar touristique ? – Entretien avec Henri Mora

Posté par admin le 8 mai 2013

 

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Emploi, Les partis, les associations et Center Parcs, lois, défiscalisation, Presse, sites et blogs, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Lettre à Jean-Pierre Barbier, député de la 7ème circonscription, à propos de dépenses publiques et du Center Parcs

Posté par admin le 16 mars 2013

Lire la suite… »

Publié dans Infos et témoignages de riverains, Subventions, aides et autres cadeaux | Pas de Commentaires »

- « La Truite de la Galaure » réaffirme sa totale opposition au projet de Center Parcs

Posté par admin le 16 février 2013

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Le Pic-vert opposé à plusieurs projets en Isère

Posté par admin le 3 février 2013

Le Pic-vert opposé à plusieurs projets en Isère

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Station d’épuration, un chantier de 15 millions d’euros, des banquiers qui ne financent plus, des dettes non comblées pour un projet de Center Parcs moribond

Posté par admin le 15 janvier 2013

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Communication des institutionnels, Dommages collatéraux | 3 Commentaires »

- les élus courent les inaugurations pour tenter de relancer leur projet de Center Parcs

Posté par admin le 15 janvier 2013

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Communication des institutionnels | Pas de Commentaires »

- Une recension du recueil Chambard dans les Chambarans

Posté par admin le 14 janvier 2013

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Emploi | Pas de Commentaires »

- André Vallini, le Grand Promoteur inutile

Posté par admin le 7 janvier 2013

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Presse locale, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- La niche fiscale « Center Parcs » reconduite par le gouvernement dont EELV est membre

Posté par admin le 29 décembre 2012

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs, lois, défiscalisation, Presse locale | Pas de Commentaires »

- Pierre et Vacances-Center parcs dans le rouge: restructuration vigoureuse et plan social

Posté par admin le 8 décembre 2012

Lire la suite… »

Publié dans Pierre et Vacances, Pierre et Vacances bilans et gestion | Pas de Commentaires »

- Center Parcs (Vienne) : l’argent public coule à flots

Posté par admin le 1 novembre 2012

Lire la suite… »

Publié dans Autres structures de Pierre et Vacances, Les partis, les associations et Center Parcs, Presse, sites et blogs, Subventions, aides et autres cadeaux | 3 Commentaires »

- Le tourisme « Center parcs » est un fort créateur d’emploi … La preuve, pertes sèches et plan social chez Pierre et Vacances

Posté par admin le 19 octobre 2012


Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Emploi, Méfaits du tourisme, Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs, Subventions, aides et autres cadeaux | Pas de Commentaires »

1234
 

BARAKA |
Les Moniteurs d'Ateliers e... |
Les professionnels du negoc... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | immobilierachat
| jechangetout
| SIVOS - Mondreville / Tilly