• Accueil
  • > Recherche : type structure pierre vacances

Résultats de votre recherche

- Le hold-up de Pierre et vacances sur les finances des collectivités locales

Posté par admin le 28 mars 2016

Le hold-up de Pierre et vacances sur les finances des collectivités locales

Reprise de l’article de Factuel Info du 8 septembre 2015 Lien : http://www.factuel.info/article/center-parcs-dans-jura-hold-up-sur-finances-collectivites-locales-se-prepare-002409

Ancien gestionnaire-financier à la banque Paribas-Luxembourg, le Jurassien Pierre-Emmanuel Scherrer enseigne la gestion et l’économie des entreprises. Il a décortiqué le montage des deux projets de center parcs de Poligny et du Rousset (Saône-et-Loire) dont il ressort que les investisseurs institutionnels pressentis mais toujours inconnus, souscriraient des obligations rémunérées à près de 7%, un taux important qui reflète un risque auquel les collectivités sont, de son point de vue, excessivement exposées.

Analyse réalisée de juin à août 2015 à partir de sources diverses : presse écrite et audiovisuelle nationale, régionale et locale ; documents PVCP et collectivités, CESER ; réunions de la CNDP à Poligny ; organismes indépendants ; entretiens divers.

Un Center Parc dans le Jura, ce pourrait être l’histoire sans faille de Pierre et Vacances Center Parcs qui affiche une santé florissante et poursuit inexorablement l’expansion de ses activités de réalisation de résidences de tourisme. Mais la crise financière de 2008 a tout changé, durablement. Ne remettant pas en question son modèle économique, le groupe voit inexorablement ses comptes virer au rouge. Sanctionné par les marchés financiers, le groupe voit ses partenaires marquer leur défiance en ne cautionnant plus le développement de nouveaux projets. Les marges de gestion des sites existants étant également mises à mal, la seule solution pour redresser la barre est la fuite en avant, mais avec quels moyens ? Surfant sur la notion usurpée de partenariat public-privé dans un contexte où tout est bon pour générer de l’emploi, les élus des collectivités se retrouvent pris dans le piège de l’affairisme économique où le discours et le savoir-faire affiché d’un spécialiste de l’immobilier touristique occultent le manquement aux règles élémentaires de la logique entrepreneuriale. Sur le dos des contribuables qui en supporteront tous les risques…

Pierre et Vacances Center Parcs, ou l’histoire d’un homme

Le groupe PVCP (pour Pierre et Vacances Center Parcs) et ses 1,4 Milliard d’euros de chiffre d’affaires, c’est l’histoire d’un homme, son fondateur Gérard Brémond, qui détient toujours 44% des titres et 61,5% des droits de vote d’un groupe spécialisé dans les résidences hôtelières de tourisme. Depuis ses débuts à la station de ski d’Avoriaz dans les années 60, cet homme d’affaires intrigant a toujours développé ses activités immobilières grâce au déploiement savamment orchestré de réseaux d’influences et d’intérêts. Très proche des milieux du pouvoir politique au plus haut niveau, M. Brémond est considéré comme le principal instigateur des lois successives de défiscalisation immobilière (actuellement la loi Censi-Bouvard et les dispositifs LMP/LMNP) qui ont largement contribué à faire sa fortune. Comparant volontiers sa fonction de chef d’entreprise avec celle d’un chef d’orchestre « qui laisse à chacun la possibilité de s’exprimer », M. Brémond est pourtant un patron doté d’une logique très personnelle qui ne laisse pas de place à la gouvernance déléguée, comme en témoigne la valse des cadres dirigeants qui se succèdent à ses côtés (trois en sept ans). Dernière en date, la réputée Françoise Gri a été brutalement congédiée de la direction générale de PVCP moins de deux ans après son arrivée et M. Brémond a repris seul les rênes de son groupe à l’automne 2014.

Un développement effréné brutalement enrayé par la crise

L’homme aujourd’hui âgé de 78 ans voit son empire sérieusement fragilisé par la crise financière mondiale de 2008, dont les effets dévastateurs se font toujours aussi fortement ressentir sur le marché actuel de l’immobilier. Le resserrement du crédit pour les entreprises et les ménages pèse durement sur l’économie mondiale et frappe de plein fouet le groupe PVCP, axé sur la conception, la commercialisation et l’exploitation de résidences immobilières de tourisme. Après un résultat en rapide et constante régression, le groupe a finalement enregistré des pertes historiques en 2012 et 2013 (27,4 puis 47,5 Mios€) avant de présenter à nouveau de timides bénéfices, grâce à une présentation comptable rendue possible consécutivement au réaménagement de sa lourde dette (ratio d’endettement de 73% en 2014). Mais les données ont durablement changé, le modèle économique ne tient plus et les marges autrefois considérables se sont effondrées. Véritable machine à cash du groupe, l’activité de promotion immobilière est sérieusement mise à mal car les investisseurs particuliers se détournent de produits touristiques survalorisés (prix artificiellement gonflés grâce aux avantages fiscaux induits) et présentant des rendements qui se réduisent in fine à peau de chagrin. De surcroît, l’exploitation touristique adjacente est entachée par des taux de remplissage qui s’érodent et conditionnent des prix revus à la baisse (multiplication des offres promotionnelles), consécutivement au recul généralisé du pouvoir d’achat des ménages.

La défiance des banques et des marchés financiers

Les marchés financiers ont bien sûr sévèrement sanctionné ce constat, le cours de bourse du titre ayant drastiquement chuté, passant d’un plus haut historique de 112€ en 2007 à un point bas de 13€ en 2012, pour se situer au niveau relativement stable de 30€ actuellement. Bien entendu, PVCP a connu une défiance accrue concernant l’évaluation de sa solidité financière, son « credit rating » (notation du critère de solvabilité d’un agent économique) ayant été fortement dégradé pour ses engagements obligataires. Consécutivement, le groupe ne peut plus miser sur le soutien de ses banques et partenaires financiers traditionnels pour démarrer de nouveaux projets. N’ayant pas remis en question les fondamentaux économiques de son groupe ni envisagé une quelconque restructuration (ce qui aurait pu être possible, mais il est désormais trop tard !), M. Brémond s’enferme dans les scénarios du passé et compte au contraire poursuivre sa logique d’expansion par la mise en route de nouveaux concepts Village Nature ainsi que par le développement d’un réseau de Center Parcs, activité rachetée par le groupe Pierre et Vacances en 2003 et dont le nom fait désormais partie intégrante de l’identité du groupe (Pierre et Vacances est ainsi devenu Pierre et Vacances Center Parcs). L’homme d’affaires compte également sur des partenariats en Chine, mais la toute récente crise boursière de Shangaï pourrait sérieusement en hypothéquer les conditions et les perspectives.

La fuite en avant du développement comme seule perspective de salut

C’est en quelque sorte un mauvais cas d’école : construit historiquement sur des bases de forte croissance par (fausse) hypothèse illimitée de la sphère immobilière, le groupe a de plus accéléré son expansion grâce à des acquisitions externes, sans avoir consolidé une activité économique interne solide et durablement rentable lui permettant de générer une capacité d’autofinancement récurrente. Face à cette crise devenue structurelle et devant faire face à ses très importants engagements financiers, le groupe doit donc aujourd’hui impérativement sauver les apparences de quelque chose qui s’apparente à un naufrage inéluctable. N’ayant pas remis en question son modèle économique historique, PVCP se retrouve dans une impasse et n’a d’autre choix que la fuite en avant en intensifiant le développement de nouveaux projets susceptibles de générer des profits importants à court terme. Problème : comment les réaliser puisque le groupe ne peut plus s’appuyer sur des mécanismes classiques de financement ?

Le concept usurpé du « partenariat public-privé » avec les collectivités

Il s’agit donc pour PVCP de rentrer de l’argent, vite et beaucoup. Mais la situation de défiance des marchés rendant impossible toute perspective de financement classique, voire de recapitalisation, il s’agit alors d’imaginer de nouveaux paradigmes pour mettre en œuvre les indispensables nouveaux projets tout en occultant l’image d’une crédibilité défaillante. Continuant d’écarter sciemment la logique naturelle du pragmatisme entrepreneurial, M. Brémond va donc poursuivre le schéma historique de développement de PVCP en surfant sur la notion très en vogue du « partenariat public-privé », concept très prisé des élus des collectivités qui voient là une occasion idéale pour redorer leurs blasons en matière d’interventionnisme contre le chômage grandissant. Né dans le berceau d’une dette publique qui ne laisse plus aucune marge de manoeuvre à l’Etat pour financer de nouvelles infrastructures, le terme de « partenariat public-privé » est théoriquement réservé à un mode de financement par lequel une entité publique fait appel à des prestataires privés pour financer et gérer un équipement assurant ou contribuant à un service public. Mais par extension, dérive ou abus de langage (selon le point de vue), l’expression semble désormais applicable à tout type d’accord contractuel qui implique un agent économique public et une entreprise privée, dans une sorte de symbiose glorieuse et incontournable de moyens en vue de réaliser l’achèvement ou l’exploitation de toute activité susceptible peu ou prou de générer de l’emploi.

L’art du discours et de la méthode dans une opportunité de contexte

Profitant de son lobbying intense auprès des milieux politiques, M. Brémont colle ainsi au plus près avec la pensée institutionnelle qui projette l’image vertueuse du développement économique traditionnel comme seule issue, avec ses bienfaits en matière d’emploi et de vitalité des territoires « bénéficiant » d’implantations supposées garantir de nouveaux vecteurs de croissance. Solidement armé de son expérience d’hommes d’affaires, confronté à des politiciens inexpérimentés mais avides d’un « affairisme d’image » à vocation électoraliste, il lui sera alors facile de viser à réaliser un maximum de profits par « opportunisme de contexte » et in fine grâce à l’argent des contribuables qui se retrouvent otages d’une situation non désirée pour laquelle aucune procédure de consultation ni d’appel d’offres n’a été effectuée, malgré l’importance des montants en jeu ! Par le biais d’approches plus ou moins directes, PVCP fait donc miroiter aux élus des collectivités les futures retombées locales si un nouveau Center Parc s’installait par-ci, par-là… « Des centaines d’emplois créés, des hordes de touristes venant dépenser chez les commerçants locaux, comment envisager de se priver d’une telle perspective ? C’est sûr, le Center Parc se fera ici, et pas ailleurs ! »

Le pouvoir de la séduction et de la conviction sur la base de faux arguments

Auréolé d’une attitude responsable, porteur par procuration de la notoriété d’un grand groupe, il fallait entendre un certain élu s’écrier en réunion de débat public à Poligny « Vous vous rendez compte ? Une grande entreprise comme Pierre et Vacances qui s’intéresse à nous, petits jurassiens ? » Autant dire que les dignes représentants de nos collectivités avaient avalé depuis longtemps l’appât, l’hameçon, le fil et la canne à pêche et qu’il fallait s’attendre à découvrir de belles couleuvres lors de la présentation du montage financier « indispensable » à la réalisation d’un Center Parc dans le Jura. Car tout l’art de la communication de PVCP vise à décliner le projet comme une solution clés en main incontournable présentée sous la forme d’un partenariat naturel et évident, dans lequel l’argument trompeur du « retour prévu sur investissement » est le sous-jacent d’une logique de séduction-conviction de laquelle l’interlocuteur néophyte aura du mal à s’extirper sans les connaissances et l’expérience requises en matière de négociation commerciale et financière à un certain niveau. Et à la question (posée à PVCP en réunion de débat public) : « Puisque vous nous décrivez votre projet comme si sûr et rentable, pourquoi ne le financez-vous pas vous-même, par un emprunt obligataire ? » on s’entend répondre : « S’agissant d’une opération longue, nous n’intéressons pas les investisseurs qui recherchent des rendements à court terme, les collectivités, dans leur approche patrimoniale sont donc des partenaires naturels et privilégiés pour réaliser ce type d’investissement… » Quel bel enfumage pour occulter la santé financière dégradée de PVCP et son « credit rating » qui n’inspirera aucune confiance à un gestionnaire averti ! A noter ici que le projet d’un Center parc à Roybon (Isère) lancé en 2007 (donc avant la crise de 2008) ne fait pas appel (hormis les VRD pris en charge par les collectivités) au financement public via une SEM, comme il est prévu à Poligny.

Un financement « original » où l’acteur économique PVCP n’investit rien !

L’opérateur de tourisme a donc tout prévu pour placer habilement la collectivité au cœur d’un mécanisme redoutable au sein duquel les décideurs politiques sont les faire-valoirs responsables et obligés du développement et de la création d’emplois, PVCP réalisant de son côté une belle opération financière sur le dos des contribuables locaux « embarqués » malgré-eux dans la belle aventure collective de l’esprit d’entreprendre, version capitalisme néo-libéral décomplexé… Tout ceci pourrait être envisagé sous un angle vaguement louable, audétail fondamental près que les règles élémentaires du risque entrepreneurial sont entièrement faussées, PVCP n’apportant (hormis une somme initiale dédiée à l’achat du site forestier et estimée en hypothèse haute à 3 Mios€) AUCUN FONDS PROPRES pour la réalisation de son Center Parc, ni AUCUNE GARANTIE TANGIBLE adossée aux engagements contractuels que le groupe s’engage à prendre en ce qui concerne les loyers d’exploitation futurs sensés « sécuriser » le projet. Comprenons bien ici que tous les risques de défaillance financière liés à la nature économique même d’un projet qui bénéficie à une entreprise privée sont portés par des entités publiques, PVCP se servant des collectivités comme d’un bailleur de fonds hybride, à mi-chemin entre une banque et une société de capital-développement, mais sans les garanties bancaires formelles associées au financement ni la contrepartie d’une quelconque prise de participation dans le capital du groupe !

Les chiffres-clés, remarques et commentaires

Le projet Center Parc de Poligny est globalement dimensionné à hauteur de 170 Mios€ TTC, qui se décomposent grossièrement comme suit :

● 65 Mios sont nécessaires à la réalisation de la bulle et de ses équipements associés : cette somme est apportée par une SEM (Société d’Economie Mixte) financée majoritairement (de 51% jusqu’à 85% du capital social, par règle statutaire légale) par les collectivités publiques via des apports en capital social et des emprunts bancaires (dont on ne sait pas s’ils nécessitent des garanties formelles) et/ou obligataires.

► On remarquera au passage l’importance de l’argument maintes fois répété de la présence « rassurante » d’autres investisseurs privés aux côtés des collectivités publiques dans la SEM. En l’absence de toute indication sur la répartition et l’identité desdits investisseurs, il sera alors sans doute pertinent d’observer la répartition connue du capital de la SEM spécifique au projet Center Parc du Rousset en Saône-et-Loire (documentation du Conseil Départemental), qui fait apparaître une répartition publique-privée minimaliste de 84%-16%. Et on relèvera dans ce sens la curieuse sortie prévue des actionnaires privés de la SEM qui récupèrent leur mise initiale (capital et avances en comptes courants) à la 20ème année d’exploitation (année charnière, voir plus loin dans ce paragraphe), sans aucune perspective de profit, ce qui laisse songeur sur la justification de leur présence dans la société…

► Par défaut de données sur les caractéristiques précises des emprunts nécessaires au projet jurassien, on s’interrogera également sur le taux nominal bancaire de 2,80% au regard del’intérêt facial élevé de 6,875% d’un emprunt obligataire de 16 Mios€ observé sur la documentation émanant du Rousset. La matérialisation de cette dette obligataire met d’ailleurs en exergue le caractère erroné de l’argument de PVCP concernant le désintérêt des investisseurs financiers classiques (voir plus haut).

● 15 Mios, à la charge des collectivités, sont nécessaires pour les VRD (Voirie et Divers Réseaux, soit la construction des accès routiers, conduites d’eau et équipements d’assainissement, électricité, etc.).

Au vu des nombreux questionnements techniques concernant notamment la capacité d’approvisionnement en eau (plus de 500 m3 quotidiennement requis), on peut légitimement s’interroger sur de possibles surcoûts financiers qui interviendraient lors de la réalisation initiale, ou à terme, consécutivement à des aléas climatiques imprévus. A titre d’exemple et pour faire face à la sécheresse de sa source, le village de Chalesmes a dû approvisionner cet été son réservoir communal avec des camions-citernes d’eau en provenance de la source de la Papeterie, site prévu pour le captage principal de l’eau nécessaire au Center Parc.

● Les 90 Mios restants représentent le prix de vente des 400 cottages par PVCP. Ces résidences touristiques sont financées en VEFA (vente sur plan) par des particuliers bénéficiant de mécanismes de défiscalisation (25% avec la loi Censi-Bouvard) et d’investisseurs institutionnels en quête de placements de rendement.

► Par effet d’échelle, on peut évaluer la réalisation d’un cottage à un prix de revient ne dépassant pas 50.000€ HT et estimer ainsi une marge opérationnelle minimale de 50 Mios€ concernant la seule activité de promotion immobilière de PVCP.

● PVCP estime que le paiement des échéances liées aux emprunts sera compensé, pendant les 20 années correspondant à la durée de l’amortissement, par les loyers d’exploitation qu’il s’engage à reverser à la SEM.

► Cette anticipation est contradictoire avec l’engagement contractuel de PVCP, matérialisé par la conclusion d’un bail ferme sur seulement 12 ans, renouvelable par un bail 3/6/9 classique. Au regard de la complexité juridique en matière de baux commerciaux et en connaissance des nombreux témoignages d’investisseurs particuliers ayant financé des produits immobiliers du groupe (et qui ont vu leurs loyers s’effondrer à l’issue du bail ferme initial), on accordera une confiance toute relative dans cette perspective de « sécurisation » du financement.

► Notons au passage que la notion effective de retour sur investissement ne peut être envisagée qu’à partir de la 20ème année d’exploitation, les produits de loyers n’étant plus affectés par les charges financières et pouvant être assimilés à du résultat courant avant impôts, pour autant que toutes les données prévisionnelles soient respectées et que des travaux de rénovation de la bulle ne soient pas à prévoir à ce moment-là : les chocs répétés de forte amplitude thermique auxquels la structure high-tech des verrières de l’Aqua Mundo va être confrontée (en hiver -15°c à l’extérieur vs +29°c à l’intérieur) pourraient la faire vieillir rapidement et après 20 ans les travaux de maintenance risquent être très élevés.

► Le capital social investi au départ du projet pourra ainsi, et seulement à compter de cette date, être compensé par des dividendes ou, si les bénéfices ne sont pas distribués, servir à financer d’autres projets. Il sera toutefois juste de considérer que les recettes fiscales locales induites (taxe foncière, CET et taxe sur les séjours, environ 1 Mio/an) viendront partiellement compenser cette absence de rentabilité des fonds propres pendant la période d’exploitation de 20 ans, approche à modérer cependant par la prise en compte des coûts d’entretien des VRD durant la période.

● Hormis la main d’œuvre requise pour les deux années de réalisation du chantier, quelques 300 emplois permanents sont prévus pendant l’exploitation du parc, mais en réalité 210 ETP (équivalent temps-plein), du fait de l’importance du nombre de contrats à temps partiel concernant principalement les postes d’agents d’entretien.

► Il est important de souligner que la réalisation d’un Center Parcs ne créera pas d’emplois ex-nihilo, s’agissant d’une offre concurrente à d’autres activités touristiques existantes. La mise en œuvre d’emplois (à bas prix) ici ne fera que supprimer des emplois là-bas, voire en détruira plus qu’elle n’en crée. Pour Nadia Donati dans Reporterre : « Simplement grâce aux économies d’échelle permises par la concentration des touristes dans un camp unique, Pierre et Vacances va d’emblée détruire le double du nombre d’emplois de ceux « créés » par le Center Parc ».

● Des retombées indirectes (non estimées) sont attendues pour l’économie locale, du fait de la présence des clients du Center Parc.

► Selon l’avis du CESER Aquitaine (concernant la réalisation d’un Center Parc en Lot-et-Garonne) : « Il est prévu de créer sur le site un espace de vente de produits du terroir (idem pour le projet polinois, avec une offre de produits de la région Franche-Comté, N.d.A), cela renforce le caractère “autocentré” du complexe, en retenant la clientèle sur le site au lieu de l’encourager à découvrir le territoire. Selon plusieurs enquêtes, plus de 3/4 des clients des Center Parcs ne sortent pas des sites durant leur séjour, cela réduit d’autant les perspectives de retombées attendues sur l’économie locale ».

Center Parc : un concept porteur, mais pour combien de temps encore ?

Si l’on décide de faire abstraction du contexte inacceptable de recours aux finances publiques locales pour mener à bien le projet, il convient en tout état de cause de s’interroger sur la durée de vie du « concept produit Center Parc ». Dans ce sens, bien que l’on doive reconnaître que la machine commerciale du groupe PVCP a jusqu’à présent plutôt très bien fonctionné, des interrogations naissent aujourd’hui. Vieux de plus de 40 ans, les Center Parcs ont connu un bel engouement dès leurs débuts aux Pays-Bas, l’idée « moderne » permettant de profiter toute l’année d’une infrastructure qui offre une illusion de paradis tropical sans se déplacer trop loin de chez soi a séduit des milliers de familles en quête de tranquillité et de vacances « réussies », comblant de bonheur les enfants de la tranche d’âge des 6-14 ans qui peuvent ainsi barboter dans l’eau de l’Aqua Mundo et profiter d’un environnement abrité constamment régulé à 29°, quelles que soient les conditions climatiques extérieures. Belle réussite donc que le concept Center Parc, mais reste à se demander combien de temps il continuera de séduire ?

Le cycle de vie du « produit Center Parc » en question

Un séjour touristique spécifique est à considérer comme n’importe quel produit de consommation et traverse donc les phases successives de la vie d’un produit dans son environnement (lancement, croissance, maturité et déclin). Pour ce qui concerne le « produit Center Parc », son cycle de vie semble se situer en fin de la phase de maturité, si l’on en juge par l’action marketing et commerciale que PVCP déploie autour de son concept. Cette politique (traditionnellement usitée pour prolonger le plus longtemps possible la vie d’un produit rentable et retarder sa phase de déclin) peut être ici illustrée par la multiplication d’offres promotionnelles ainsi que par de nouvelles « options » qui surfent avec les tendances socio-psychologiques actuelles, notamment les attentes de clients en mal de communion avec la nature ou avides de sensations de bien-être. L’image du concept initial est ainsi relookée par le biais d’une forte communication en direction d’activités accrocheuses du type « Parcours-Aventure », « Cool-Jump » et « Toboggan Master-Blaster » au Parc des Trois-Forêts en Lorraine, ou «  Cenote Pool » (piscine permettant de nager en observant les poissons au milieu des coraux) et autres bains d’aromathérapie ou douches sensorielles au nouveau parc du Bois aux Daims dans la Vienne. De plus, la réservation des séjours est de plus en plus déléguée à des sites partenaires spécialisés en booking hôtelier, ce qui peut également trahir un engouement moindre de la clientèle visée, PVCP devant élargir son champ de communication quitte à rétrocéder une partie de sa marge à des opérateurs extérieurs. En aparté, la communication du groupe relative au remplissage à 100% de son tout nouveau Parc du Bois aux Daims laisse d’ailleurs quelque peu songeur lorsqu’on découvre qu’il était tout à fait possible de réserver un séjour au début de l’été, tout en bénéficiant d’une remise…

Un positionnement prix/produit concurrencé

Enfin, la baisse généralisée du pouvoir d’achat des classes moyennes fait émerger les prémices d’une nouvelle tendance de fond qui commence à sérieusement concurrencer les activités de PVCP : celle d’un tourisme locatif moins onéreux, plus direct et authentique, révélé par l’engouement croissant en direction des sites de covoiturage et de mise à disposition de logements privatifs auprès d’hôtes locaux (Blablacar et Airbnb pour les plus connus). Dans une autre catégorie, celle des classes sociales aisées, la qualité de la capacité d’accueil d’un Center Parc ne semble guère satisfaire les exigences d’un public de plus en plus en attente de prestations personnalisées haut de gamme. Et pour ce qui concerne le tourisme en provenance de l’étranger, citons l’analyse de Jérôme Tourbier pour le magazine Atlantico : « Ne considérer le tourisme français que par les groupes Accor, Club Med ou Pierre et Vacances est une erreur stratégique grave à l’heure où les voyageurs internationaux recherchent l’unicité de l’expérience et le sur-mesure rendu possible par la distribution numérique. » Il faut en effet bien se résoudre à constater que la France a perdu (pour la première fois en 2014) sa place sur le podium des nations touristiques (en termes de recettes), le tourisme en région ne voyant pas se développer d’entreprises de tailles intermédiaires dont les prestations sont en rapport avec les attentes de la clientèle internationale.

La dénaturation et le pillage en règle de l’image touristique locale

Qui plus est, le Jura bénéficie d’une notoriété de « tourisme nature » et séduit une clientèle de plus en plus nombreuse en quête de valeurs authentiques, grâce une politique de communication historique déclinée autour du thème « Le pays où l’homme s’épanouit ». Cette stratégie historique de différenciation confère à ce beau département un caractère préservé, cher aux jurassiens, qui séduit par sa simplicité et son authenticité, tout en permettant la mise en avant des produits du terroir ainsi que la promotion de ses charmantes communes et de ses remarquables sites architecturaux. Ce serait une erreur de penser que « l’offre Center Parc » est complémentaire de l’offre touristique naturelle du Jura, elle est en fait contraire à son attractivité et à son essence-même. En ce sens, l’avis du CESER Aquitaine peut parfaitement être adapté au Jura, c’est-à-dire que les atouts et l’image de marque du département « peuvent bien plus constituer un argument commercial pour le porteur du projet que l’inverse (…) et bénéficient à l’opérateur sans pour autant que l’offre Center Parc ne corresponde à la stratégie touristique des collectivités, mais bien plus à celle de Pierre et Vacances ». Dans la continuité de ce raisonnement, on pourra d’ailleurs également chercher à comprendre l’évolution de la stratégie de développement de PVCP visant désormais à « couvrir » le territoire national par un « maillage » de Center Parcs régionaux d’une capacité de 400 cottages, si ce n’est donc qu’à profiter de l’image touristique des territoires concernés et/ou d’une capacité de financement potentiellement supportable par les collectivités… Et ce qui amène aussi à s’interroger sur le fait que, en mettant sur le marché de nombreux nouveaux lits (à court terme : 5 Center Parcs et un Village Nature), le taux d’occupation pourrait donc mécaniquement s’effondrer.

Conclusion

Outre les insupportables aspects de captation de fonds publics à des fins d’intérêts privés, il serait donc extrêmement dommageable qu’un produit touristique de masse vienne dénaturer l’identité touristique jurassienne en y mêlant l’image de plantations tropicales implantées artificiellement dans une structure qui fait figure de verrue dans un décor forestier naturel. A l’heure où l’on observe une affirmation progressive d’une prise de conscience citoyenne et collective du respect de notre environnement et de la préservation de nos conditions de vie menacées par le réchauffement climatique (du à l’activité humaine), un tel projet ne correspond en aucune mesure avec les enjeux de société nationaux et locaux actuels. Et il est pour le moins douteux que les collectivités puissent soudainement et unilatéralement envisager un tel déploiement financier pour la réalisation d’un projet aux perspectives de réussite incertaines, parachuté par un groupe qui s’affiche comme le chantre du développement durable à des fins purement mercantiles. L’utilisation de tels moyens dédiés à une approche économique réfléchie et cohérente avec les besoins du territoire serait bien plus un vecteur de création d’emplois pérennes et utiles, sur tous les plans. Dans la logique de l’argumentation décrite plus haut, on imaginera facilement (ce qui est d’ailleurs bien le sens de la démarche portée par l’association Initiative Développement Jura) l’arbitrage des sommes pressenties en direction de l’aide au financement pour l’implantation de micro-projets d’agriculture écologique et de permaculture, de structures touristiques hôtelières haut de gamme de taille moyenne, l’extension d’un vignoble qui ne cesse de gagner en lettres de noblesse, ou encore le soutien au financement de résidences à destination des personnes âgées. C’est sur ces terrains-là que les contribuables jurassiens attendent leurs élus !

Principaux liens :

 

Source:
https://blogs.mediapart.fr/pierre-emmanuel-scherrer/blog/220316/le-hold-de-pierre-et-vacances-sur-les-finances-des-collectivites-locales 

Publié dans Actualités, Archivage brut, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs, Subventions, aides et autres cadeaux | Pas de Commentaires »

- Jurassic Center Parcs à Poligny

Posté par admin le 23 mars 2016

Jurassic Center Parcs à Poligny

GILLES FUMEY 12 OCTOBRE 2015 

(MISE À JOUR : 13 OCTOBRE 2015)

 

Après Roybon où s’étaient affrontés les Zadistes et les partisans de l’ouverture d’un Center Parc, un nouveau projet de bulle touristique chauffée voit le jour dans le Jura.

Au moment où se prépare la COP-21, nous viennent du Jura des nouvelles alarmantes. Non pas que les dinosaures de Loulle se soient réveillés après avoir laissé leurs traces remontant à 155 millions d’années. Mais une autre espèce de dinosaures de l’action publique s’est manifestée au printemps sous la forme d’investisseurs mystérieux, habillés d’une façade respectable appelée joliment Pierre & Vacances. Cette multinationale du tourisme de masse confisque sur la planète des zones préservées remarquables (forêts, montagnes, littoraux, villes) pour ses intérêts propres et ceux d’une seule classe sociale à qui on offre le bonheur dans des bulles tropicales. La nature est mise en scène au prétexte que les touristes réclament des aires de jeu. Mais le tourisme n’est-il pas autre chose que ce que Pascal avait stigmatisé comme le « divertissement » ? Au XXIe siècle, n’est-on pas en droit d’attendre qu’il soit ce qu’il devrait toujours être : la rencontre de l’autre ?

Destination alléchante ?

Ainsi donc, le tonnerre est tombé non loin de l’abbaye de Baume-les-Messieurs d’où sont partis les fondateurs de Cluny, à Château-Chalon patrie du vin jaune, à un jet de pierres de la vigne de Pasteur à Arbois. Quel coup de tonnerre ? Une offre présentée de manière alléchante par l’homme d’affaires Gérard Brémond : une bulle tropicale chauffée à 29°C, y compris pendant les hivers où le mercure peut descendre à – 20°C. Une bulle, donc, garnie de 400 chalets en bois, nommés « cottages » dans le projet, construits dans une forêt infestée de tiques sur un plateau karstique sans eau, troué comme un emmenthal. Le tout à proximité d’une ancienne route royale devenue Nationale 5 reliant Paris à Genève et son aéroport international.

La position géographique semblait être un atout après les difficultés de Roybon (Isère) et sa forêt humide. Là, c’est tout l’inverse. Pas d’expropriation à prévoir, la ville de Poligny pouvant céder plusieurs centaines d’hectares de forêts d’un seul tenant. Pas d’espèce animale rare à protéger. Pas de concurrence sur ce créneau touristique, dans une région pourtant très peu dense où les seules villes à moins de 100 kilomètres de distance sont Dijon, Besançon, Dole, Lons-le-Saunier. L’absence de métropole comme bassin d’alimentation touristique ne semble pas inquiéter la société qui compte sur les Suisses pourtant peu amateurs de ce genre de loisirs et qui accélèrera la rotation des touristes deux fois par semaine, sur les Allemands voire les riches Russes.

Ayant travaillé pourtant dans le plus grand secret pendant deux années, Pierre & Vacances dévoile son plan au printemps 2014 à la population locale. Les élus (de tous bords) sont de mèche, flairent la bonne affaire avec un méga-projet qu’ils mettraient au compte de leur mandature. Quasiment aucune contestation publique n’a été faite avant la réunion de la commission nationale du débat public dont les travaux ont été clos en septembre 2015. Le Conseil général du Jura et la région Franche-Comté auront à financer une large part des 170 millions d’euros d’investissements et infrastructures, aménagements. Pour la multinationale, c’est une manière de drainer l’argent public pour des retombées très aléatoires (les principales entreprises de tourisme en France sont actuellement en surcapacité et voient leur chiffre d’affaires global baisser). Le prix des bungalows est largement surévalué et d’une pérennité douteuse. Pierre & Vacances rend captifs ses partenaires qui ne peuvent se retirer une fois le contrat signé, sauf à accepter une perte financière lourde. Les partenaires sont les propriétaires des cottages et les collectivités qui ont les équipements. Pierre & Vacances n’est jamais propriétaire, seulement exploitant et gérant des baux commerciaux. Les risques ne sont pas partagés mais endossés seulement par les collectivités et les particuliers.

Les emplois créés ex nihilo se monteraient à 300, soit 220 ETP (équivalent temps plein). Une paille, vu la hauteur de l’investissement. Les types de contrats de travail concernent donc beaucoup de travail à temps partiel, peu qualifié, précaire, faiblement payé (dans d’autres Center Parcs, beaucoup sont à 9 quelques heures par semaine, le week end le plus souvent, offrant l’équivalent d’un salaire permettant juste d’amortir le déplacement pour aller au travail).

Développement non durable

L’incantation du développement durable ne vaut pas cher. Pierre & Vacances passe des accords en 2013 avec TUI qui pratique le low cost aérien. En 2014, il lance une campagne de communication avec un camion de vente tracté sur la neige en haut des pistes de La Plagne pour y vendre des sodas et des burgers. Le même camion a été monté sur radeau tiré en mer pour la campagne 2015. Tous les sites de Pierre & Vacances participent à l’artificialisation des sols qui nie le capital agricole, leur rôle dans la régulation du climat et des précipitations en particulier. Quelle peut être la relaxation dans un espace clos où tout est artificiel et… se réclame pourtant de la nature ? Dans le Center Parc des Trois Forêts (Moselle), on compte 357 plantes d’origine cambodgienne. Où est l’utilité écologique de ces serres dans des régions de climat continental ? Certains villages et bourgs s’inquiètent, à juste titre, de l’origine de l’eau nécessaire au fonctionnement du projet. D’où viendra-t-elle ? A quel coût ? Avec quelles conséquences ?

Parler de développement durable alors que le patron de Pierre & Vacances a soixante dix-neuf ans, est-ce pertinent ? Que deviennent les orientations de Gérard Brémond lorsque ses successeurs seront à la direction ?

Des projets alternatifs ?

La commission nationale du débat public a mobilisé beaucoup de monde. Présidée par Claude Brévan, une personnalité de haute qualité qui a su interroger les initiateurs du projet et les associations, elle a permis de mettre les questions sur la table et de mettre les politiques au même niveau d’écoute que les citoyens. Une association s’est constituée avec la ferme intention d’aboutir à mettre en chantier des projets de territoire basés sur une charte, ciblant l’eau, les services aux personnes âgées, le développement de l’agriculture biologique. Wait and see, comme on dit. Mais la tension est forte dans la région. Les zadistes sont prêts à intervenir s’il le faut.

_____

Pour en savoir plus : une association très active, le Pic Noir

Geographica a publié sur les bulles tropicales dans le monde

Source:
http://www.okawan.com/actualites/monde/jurassic-center-parc-a-poligny,157523979,GO

Publié dans Archivage brut, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Center Parcs de Poligny, les partisans finissent par faire une réunion publique.

Posté par admin le 20 décembre 2014

Center Parcs de Poligny : « on n’était pas obligé de faire ce débat »

Publié dans Actualités, Archivage brut, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

- Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Posté par admin le 15 décembre 2014

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics

Pour faire grossir sa bulle, Center Parcs drague les pouvoirs publics
(Crédit photo : Wikimedia)
Enquête – Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Roybon, dans l’Isère. Mais l’appétit du groupe Pierre et Vacances, derrière le projet, ne faiblit pas. Il prévoit même de « mailler tout le territoire ». Comment ? Explications.

Sur la place du village de Roybon, une banderole « Center Parcs, un avenir pour notre territoire » répond aux graffiti« Non au Center Parcs » qui longent les départementales iséroises. Chaque dimanche, des milliers d’habitants favorables au projet manifestent contre l’installation d’une ZAD (zone à défendre) par les opposants. Depuis que les tractopelles ont fait leur entrée, le 20 octobre dernier, dans la forêt des Chambarans, la paisible commune de 1 300 âmes est tiraillée.

Sous les projecteurs à cause de sa résonance avec Sivens, le projet de Roybon n’est pas une exception. Depuis le rachat du concept néerlandais de « tourisme nature » par Pierre et Vacances en 2001, les Center Parcs poussent comme des champignons sur le territoire français. De la Moselle à l’Eure, en passant par la Somme, l’Aisne et le Loire-et-Cher, cinq domaines accueillent déjà près d’un million de visiteurs chacun par an. D’ici à 2018, leur nombre devrait doubler. « Le principe de Center Parcs, c’est le tourisme de proximité. Nous ciblons les personnes qui vivent dans un rayon de 200 kilomètres, explique Jean-Michel Klotz, directeur général adjoint du groupe Pierre et Vacances.On en construit tous les deux ans jusqu’à ce que le territoire soit correctement maillé. » Prochaine ouverture : le Center Parcs des Trois-Moutiers, dans la Vienne où les cottages sont déjà sur pied. Puis viendront ceux de Saône et Loire et du Jura, où les enquêtes publiques sont sur le point d’être lancées. Si tout se passe selon les plans de l’entrepreneur, dans quatre ans, dix minivilles d’une capacité d’accueil de 2 000 à 5 600 vacanciers, seront installées sur un total de 2 085 hectares de forêts. Center Parcs occupera alors la superficie de la ville de Chambéry.

Gourmande en terre, la branche « écotourisme » de Pierre et Vacances l’est aussi en argent public.« Le groupe est un champion des montages financiers », souligne Philippe Debard, chargé de mission à l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) de Lorraine, auteur d’une étude sur l’implantation du Center Parcs du Domaine des Trois forêts en Moselle. « Cela peut paraître surprenant, mais ici, le Groupe n’a déboursé que 25% du coût total du projet. » Sa stratégie, un brin alambiquée, est bien huilée. Explications.

Etape 1 : chercher un territoire déshérité

Loudun, dans la Vienne ; Roybon, en Isère ; Poligny, dans le Jura… Qu’ont en commun les sites sur lesquels le groupe Pierre et Vacances décide de s’implanter ? « Leur environnement naturel et la proximité de la clientèle, explique Jean-Michel Klotz, chargé du développement au sein de Pierre et Vacances Center Parcs. On regarde la zone de chalandise, les axes d’accès ferroviaires et autoroutiers », énumère-t-il encore. En resserrant la focale, un autre point commun émerge : le déclin économique qui frappe ces bassins de vie. Dans le cas isérois, « on parle d’une zone extrêmement déshéritée, ni touristique comme dans les stations de montagne, ni industrielle comme à Grenoble, explique Christian Pichoud, vice-président du conseil général de l’Isère chargé de l’économie touristique et de la montagne. On est donc très heureux que le Center Parcs vienne rééquilibrer les choses. » Dans la Vienne, le bassin d’emploi concerné « vit surtout de la production de melon », explique Joël Pageot, responsable du Pôle emploi de Loudun. Dans le Jura, l’affinage de comté reste le secteur qui offre le plus de débouchés. En Moselle, le territoire périclite depuis que l’usine de chaussures Bata est repartie en République tchèque. Quant au village de Roybon lui-même, qui par le passé vivait de l’industrie textile, le pronostic vital est engagé. « La moitié de la population a plus de 50 ans, le nombre d’habitants a chuté de 1 500 à 1 300 ces dix dernières années, note le maire, Serge Perraud. La Poste et la gendarmerie menacent de fermer, l’école est sur le point de perdre une classe, les banques projettent de retirer le dernier distributeur. L’EPHAD(Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ndlr) est devenu le seul employeur du village : c’est l’exode. »

Les chiffres du ministère de l’Economie assombrissent encore le tableau : entre 2000 et 2012, la dette de la commune a explosé, passant de 599 à à 5 200 euros par habitant. Dans ces circonstances, les 900 000 euros de taxe de séjour annuelle que pourrait rapporter le complexe touristique sont plus que bienvenues. « Quand vous dites aux gens qui ont soif : “on va vous donner de l’eau”, ils ne s’interrogent pas sur la couleur de l’eau », lâche Myriam Laïdouni-Denis, porte-parole du groupe Europe Ecologie - Les Verts (EELV) en Isère.

Etape 2 : promettre des emplois…

« Ce type de projet crée des emplois non délocalisables, ça ne se refuse pas », confirme Denis Brunellière, conseiller pour les équipements touristiques au conseil général de la Vienne. Dans le département, les 600 postes à pourvoir ne sont pas passés inaperçus. « Avant même l’ouverture des recrutements, on avait reçu 2 500 candidatures spontanées », souligne Loïc Pageot,responsable Pôle emploi chargé du recrutement pour Center Parcs. Ce besoin criant d’activité était le même en 2010, lors de l’implantation du Center Parcs de Moselle. Sur les 600 salariés embauchés, 59% étaient auparavant au chômage et 11% bénéficiaient du revenu de solidarité active (RSA), selon l’Insee. Dans la Vienne, comme en Moselle, Center Parcs deviendra finalement le premier employeur du bassin d’activité.

« De l’emploi oui, mais quel emploi ? », s’interroge Myriam Laïdouni-Denis. A l’Insee, Philippe Debard confirme ses craintes :« Center Parcs, ce sont des petits salaires et des petits horaires ». Parmi les salariés du Center Parcs de Moselle, « 60% touchent le smic horaire, dont près de la moitié seulement 319 euros par mois, du fait d’un contrat de travail hebdomadaire de neuf heures, en tant qu’agent technique de nettoyage », lit-on dans son étude. Ainsi, les 697 emplois promis par Center Parcs en Isère tombent à 468 une fois convertis en équivalents temps plein. « Ce sont des postes en pointillés, qui impliquent beaucoup de trajets », souligne Myriam Laïdouni-Denis. « Il y a des gens à qui cette organisation convient très bien, rétorque Christian Pichoud, défenseur du projet au sein du conseil général de l’Isère. Et contrairement aux stations de ski, ce sont des emplois à l’année, il n’y a pas de lits froids. » Son dernier argument : la taille du groupe, qui « implique la présence de représentants du personnel et constitue une garantie sur les conditions de travail ». Un optimisme qui résiste mal à l’examen des Center Parcs existants. En Moselle, l’Insee a relevé un turnover de 30% chez les employés, tandis que, ces dernières années, la vie du Center Parcs de l’Aisne a été émaillée par des conflit sociaux, les salariés dénonçant en 2012 « de graves problèmes de salaires et de conditions de travail », selon les mots de la CGT. Ce bilan sévère mérite tout de même quelques nuances. Les salariés de Center Parcs bénéficient d’un treizième mois et d’embauches pérennes. « A Roybon, 80% seront en CDI », souligne Jean-Michel Klotz, de Pierre et Vacances.

… et des retombées économiques

« Au-delà des emplois directs créés sur le chantier, puis sur le site, l’implantation d’un Center Parcs entraîne, pour nos territoires ruraux, de fortes retombées économiques », poursuit Denis Brunellière, au conseil général de la Vienne. « Les offices du tourisme et les commerçants se réjouissent de voir les vacanciers arriver par milliers », note Joël Pageot, à Pôle emploi. Seul bémol, Pierre et Vacances promet des séjours passés à buller plutôt qu’à vadrouiller. « Le système incite à vivre en vase clos », résume Philippe Debard, de l’Insee. Une étude réalisée par le groupe en 2012 auprès des vacanciers du domaine de Laon, dans l’Aisne, confirme : 76% d’entre eux n’envisagent pas d’escapades hors du site. « On observe clairement une tendance chez les consommateurs à préférer l’expérience simulée, vécue dans un contexte de plus en plus spectaculaire et extravagant, à la réalité », note Antonnella Caru, chercheuse en marketing dans un article paru dans La revue française de gestion. Une analyse contredite par Center Parcs. « Comme les séjours s’allongent, les gens passent plus facilement une journée à l’extérieur », assure Jean-Marie Klotz.« Même si les sorties ne concernent que 10% des visiteurs, 10% sur 300 000, c’est toujours ça de pris, rétorque le maire de Roybon. Ça pourra aider le jeune boucher qui vient de s’installer à tenir sur la durée. » Le commerçant ne pourra miser que sur ces quelques vacanciers échappés. Pour nourrir, sur place, ses milliers de résidents, Pierre et Vacances fait appel à Eléor, l’un des leaders mondiaux de la restauration collective.

Malgré ces occasions manquées, l’impact sur le territoire n’est pas nul. En Lorraine, l’Insee dénombre « une trentaine d’emplois générés par l’activité du domaine, et plus de 90 emplois par la consommation de ses salariés ». Dans le Jura, certains regardent ces promesses de dynamisme d’un œil inquiet : « Si les gens viennent s’installer ici, c’est pour être tranquilles, estime Véronique Guislain, présidente du collectif de vigilance citoyenne Le pic noirUne ville qui se crée du jour au lendemain et 2 000 personnes qui arrivent et repartent en voiture chaque semaine, c’est un sacré bouleversement dans un milieu rural paisible. Parce que, ici, 2 000 habitants, c’est une ville », précise-t-elle dans un rire franc.

Etape 3 : se faire désirer 

Tandis que ses projets se concrétisent dans l’est, Pierre et Vacances prospecte dans le Lot-et-Garonne. « Pour faire en sorte que les Toulousains et les Bordelais puissent profiter du concept », explique Jean-Marie Klotz. Entre les communes des Landes, de Gascogne et celles du Val-d’Albert, semaine après semaine, la presse locale relaie les appels du pied des élus et les hésitations du promoteur. La Saône-et Loire et le Jura ont connu cette phase de suspens. « Que le meilleur gagne », lançait en 2012 Rémi Chaintron, président du conseil général de Saône-et-Loire, à l’époque convaincu que le groupe trancherait entre les deux projets. Finalement, les deux ont été retenus. A la région Rhône-Alpes, on parle même, sous couvert d’anonymat, de « chantage à l’implantation et à la création d’emplois », avant de nuancer : « c’est un cas classique de mise en concurrence territoriale : si le Center Parcs ne trouve pas son compte ici, il ira s’implanter ailleurs ».

Etape 4 : faire financer les infrastructure par les partenariats public-privé

Pour décrocher la timbale, les élus sont donc prêts à débourser. D’un territoire à l’autre, leur soutien prend des formes variées. Dans la Vienne, les collectivités se sont laissé tenter par le partenariat public-privé. « Le complexe touristique passe par une Société d’économie mixte (SEM), qui réunit l’ensemble des collectivités », explique Denis Brunellière. Dans un premier temps, chacun verse son obole : 19,3 millions pour le département, 13 pour la région Poitou-Charentes et 1 million pour la communauté de communes. A cela s’ajoutent 15 millions de subventions versées directement par l’Etat. Une fois cette somme rassemblée, les collectivités peuvent lever des fonds auprès d’investisseurs publics ou privés, comme le Crédit agricole ou la Caisse des dépôts et consignations. Finalement, les 138 millions d’euros de coût d’infrastructures seront pris en charge par la SEM, dans laquelle Pierre et Vacances n’a pas mis un sou.

En Isère, le montage financier diffère. Le département se porte directement acquéreur, pour 7 millions d’euros, des parties communes du futur complexe. De son côté, la région Rhône-Alpes a décidé de verser, en 2009, une subvention du même montant, au titre du soutien à l’emploi et au développement durable. « Dans le cas où le projet se poursuit, c’est grâce à cet investissement que les cottages pourront être certifiés HQE, haute qualité environnementale » explique-t-on au sein du conseil régional. De son côté, le syndicat des eaux investit gros pour construire une nouvelle station d’épuration – « dimensionnée selon les besoins de Center Parcs », selon Christian Pichoud – et pour rénover le réseau d’eau existant. « On en avait bien besoin, on avait 70% de déperdition », se justifie Serge Perraud, le maire de Roybon. A l’image des autres collectivités, la commune se plie en quatre pour accueillir Center Parcs. Pour les besoins du projet, le plan local d’urbanisme a été révisé et le terrain sera vendu 30 centimes le mètre carré, contre 18 euros pour les particuliers. « Ce terrain n’aurait de toute façon rien rapporté, se justifie Serge Perraud. Là, on gagne 600 000 euros, ce n’est pas rien. Et on considère que ce prix attractif est un investissement. » De son côté, Center Parcs revendra ses cottages plus de 3 000 euros le mètre carré.

Etape 5 : faire financer les cottages à grand renfort de niches fiscales

On touche alors la deuxième astuce du groupe. Center Parcs ne finance pas lui-même ses résidences hybrides, à mi-chemin entre le bungalow et le chalet. « On vend des hébergements à des investisseurs privés, institutionnels ou particuliers », explique Jean-Marie Klotz. Cette trouvaille née dans les années 1970 et baptisée « nouvelle propriété » est l’idée phare de Gérard Brémond, l’inoxydable pédégé de Pierre et Vacances. Un système qui a, lui aussi, largement bénéficié de la générosité des pouvoirs publics. Le principe ? L’acquéreur du cottage signe un bail pour neuf ans pendant lesquels Pierre et Vacances gère le bien et lui reverse un loyer. Pendant toute cette période, le propriétaire bénéfice d’attractives réductions d’impôts, la niche dite « Censi-Bouvard ». Mis en avant sur le site du groupe, ce dispositif permet au propriétaire de se voir exonérer jusqu’à 3 666 euros d’impôts par an pendant neuf ans tout en récupérant la TVA de son investissement.« Pour les EPHAD, ces déductions d’impôts ont une justification sociale », estime Jean-Marie Chosson, élu EELV à la région Rhône-Alpes. « Mais les plus gros bénéficiaires sont les mastodontes du tourisme. » Fortement contesté par quelques députés, le dispositif devait arriver à échéance en 2012 et disparaître alors de sa belle mort.

C’était sans compter l’influence de Gérard Brémond. Le 30 octobre 2012, l’homme d’affaires était reçu dans le bureau de Jérôme Cahuzac (voir l’agenda de ce dernier ). Le 14 novembre, celui qui était alors ministre délégué au Budget présente, devant l’Assemblée, un amendement prolongeant le dispositif Censi-Bouvard. Le texte est adopté dans la foulée. En matière de lobbying, le pédégé de Pierre et Vacances n’en serait pas à son coup d’essai. Selon le journal Les Echos qui, en 2007, dressait son portrait, certains textes sont surnommés « les amendements Brémond » dans les couloirs de l’Assemblée.

Pourtant, les vents jusqu’ici favorables à Pierre et vacances pourraient tourner. En 2012, le montant d’abattement fiscal du dispositif Censi-Bouvard est passé de 25% à 11% de la valeur du bien. « La dynamique fiscale est moins forte, reconnaît Jean-Michel Klotz, le modèle va évoluer. » Dans les Center Parcs en projet, comme ceux de la Vienne et de l’Isère, les investisseurs institutionnels, non concernés par la niche fiscale, achètent plus de cottages que les particuliers. Parmi eux, des mutuelles, des banques et la Caisse des dépôts et des consignations. « C’est encore pire que des niches fiscales, c’est un établissement public qui verse directement de l’argent à Center Parcs,s’emporte Stéphane Peron, ancien conseiller fiscal qui a pris la tête de l’opposition au Center Parcs de Roybon. La CDC est censée utiliser l’épargne des Français, notamment le livret A, pour financer des projets d’intérêt général, comme le logement social. Là, elle sert clairement un intérêt privé. »

Niches fiscales, investissements institutionnels, subventions et participations directes des collectivités, agacent profondément Jean-Marie Chosson. « Avec tout cet argent, on pourrait soutenir l’artisanat, les Scop, renforcer des circuits courts, développer un écotourisme mieux réparti sur le territoire et mettre en avant les atouts de la région », souligne l’élu. Sur cette dernière mission, Pierre et Vacances répond présent. « Les tenants du projet disent qu’il est représentatif de l’identité jurassienne, souligne Véronique Guislain, à Poligny. Avec une bulle tropicale à 29°C ? Je reste perplexe… »
.
.
Source:
http://www.terraeco.net/Pour-faire-grossir-sa-bulle-Center,57736.html
.
.

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Tout a été dit mais personne n’écoute… Contre un Center Parcs au milieu de l’Isère

Posté par admin le 8 novembre 2014

Tout a été dit mais personne n’écoute… Contre un Center Parcs au milieu de l’Isère

Publié le 3 novembre 2014 | Mise à jour le 15 novembre 2 compléments

Depuis 7 ans déjà un projet destructeur menace le bois des Avenières dans la commune de Roybon, en Isère : le groupe Pierre et Vacances projette d’y construire un Center Parcs.

Tout a été dit mais personne n’écoute…

Le projet s’étendrait sur 200 hectares de forêt et le défrichement de plus de 90 hectares serait nécessaire (l’équivalent de 123 stades de foot).

Les partisans de ce projet parlent de la création de nombreux emplois. Les chiffres annoncés sont à modérer en tenant compte du très grand nombre d’emplois à temps partiel, pouvant ne représenter que 10 heures par semaine.
Pour les emplois à temps complet, l’amplitude des horaires de certains postes est difficilement conciliable avec une vie privée normale. Les salaires sont dans les plus bas de ce type d’emplois. Les aides d’état associées à ces emplois seront importantes. Il est à noter que le taux de démissions semble très important dans les center-parcs existants, et quelques recherches sur des sites de “réseaux sociaux”, avec “Center Parcs” en mot clé nous le confirme aisément.

Ce projet est également défendu par ceux qui espèrent qu’il permettra aux commerces locaux de mieux fonctionner. L’étude des Center-Parcs existants montre surtout une structure faisant vivre sa clientèle en autarcie et c’est d’ailleurs ce que vantent ses publications. Le touriste y est capté et tout est fait pour l’inciter à consommer sur place.
Center-parcs est une entreprise et, comme telle, n’est pas là pour faire du sentiment, mais du chiffre. Elle n’a aucun intérêt à favoriser une concurrence.

Par contre, on ne peut le nier, il y a un réel avantage pour les investisseurs privés. Ceux qui vont acheter leur cottage avant la création du Center Parcs et permettront ainsi à l’entreprise de récolter les fonds pour la construction. Pour les investisseurs privés, acheter un cottage c’est d’abord la défiscalisation. Il existe plusieurs types de fiscalité pour les potentiels acheteurs d’un cottage. « En réalisant un projet d’investissement locatif avec le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, vous bénéficiez de plusieurs avantages fiscaux. Ces dispositifs de défiscalisation vous permettent de diminuer le montant des impôts que vous payez sur votre revenu. ». Le statut LMP, le statut LMNP, la loi Censi-Bouvard, la loi Duflot, le remboursement de la TVA font partie de ces dispositifs.
Alors oui, effectivement, si vous avez au moins 200.000€ à investir et que vous ne vous souciez pas de tout ce qui va derrière, vous avez un avantage à ce qu’un Center Parc se crée à Roybon…

Tout ce qui va derrière c’est d’abord l’impact au quotidien. La circulation sur les routes avoisinantes par exemple : arrivée des touristes en voitures et bus, arrivée des bus de femmes de ménage, approvisionnement des restaurants, commerces, etc. La pollution sonore existe également car cela fait beaucoup de monde et de mouvements (5600 résidents). Pour finir il y aura une pollution visuelle car, il ne faut pas rêver, on peut difficilement cacher complètement des infrastructures comme celles des Center Parcs… Mais ça, ce n’est que ce qui est visible en surface.
Quand on creuse on découvre qu’il s’agit de détruire et de privatiser des centaines d’hectares de forêts, comme nous en avons parlé précédemment. Le bois des Avenières, où serait implanté le Center Parc, appartient aux Roybonnais depuis 720 ans et une seule personne, en qualité de Maire, a pu signer un papier et en déposséder les citoyens.

C’est aussi une urbanisation massive au sein d’une forêt appelée le poumon vert de la région. Le site est à 86% une zone humide.
Sur le site « eaufrance » on peut lire que les zones humides « abritent en effet de nombreuses espèces végétales et animales. Par leurs différentes fonctions, ils jouent un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, l’épuration et la prévention des crues. Menacé par les activités humaines et les changements globaux, ce patrimoine naturel fait l’objet d’une attention toute particulière. Sa préservation représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants. »
En ce qui concerne le projet de Center Parc, on ne peut pas vraiment dire que ce patrimoine fasse l’objet d’une attention particulière !!! De plus, d’après les conclusions de la commission d’enquête publique « loi sur l’eau », « on ignore les incidences indirectes portées à la zone humide adjacente , tout comme aux espaces fonctionnels qui sont en continuité du site détruit . Ce sont potentiellement des dizaines d’hectares supplémentaires qui sont concernées. »

Il s’agit aussi d’un gaspillage énergétique stupide et délirant par, entre autre, le maintien d’une température de 29° dans le gigantesque paradis équatorial ludique sous bulle qu’est l’Aquamundo. Cette bulle constitue le « cœur » du Center Parcs : à savoir un grand centre aqualudique d’une capacité totale, avec tous ses bassins et piscines, de 3100 m3 à 3700 m3 d’eau selon les données, variables, du maître d’ouvrage (une piscine olympique de 50m de long et 25 m de large fait 2500m3).
De l’eau, toujours de l’eau. Il en faudra pour assurer l’approvisionnement des touristes, leurs douches, leurs séances de spa et cet immense complexe aquatique. Heureusement, c’est bien connu, l’eau est une chose dont on dispose à volonté et qui n’est pas menacée par la pollution et le gaspillage à outrance !

Voilà, tout a été dit. Mais c’est « cause toujours ».
Nous avons le droit de ne pas être d’accord, nous avons le droit de nous soulever devant nos politiques qui ne respectent pas nos droits, nos lois, notre Terre.
Les Zones A Défendre se multiplient en France, et pour cause !
Nous y voilà. A quand une ZAD dans les bois des Avenières, à Roybon ?

 

Source:
http://rebellyon.info/Tout-a-ete-dit-mais-personne-n-ecoute.html

 

Publié dans Actualités, Archivage brut, Dans les sites et les blogs, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Center Parcs à la recherche de financements internationaux

Posté par admin le 10 avril 2014

Center Parcs à la recherche de financements internationaux

  •  
    • Par Jean-Bernard Litzler
    • Mis à jour le 10/04/2014 à 10:11
    • Publié le 10/04/2014 à 06:03
Présent à travers l'Europe de l'Ouest, Pierre & Vacances Center Parcs (ici son installation d'Avoriaz en Haute-Savoie) est à la recherche d'investisseurs internationaux. Crédit: DR
 

Déjà présent dans plusieurs pays d’Europe, le groupe Pierre & Vacances Center Parcs se dote d’une nouvelle structure pour séduire les investisseurs asiatiques, moyen-orientaux ou d’Europe de l’Est.

Et si les villages de vacances Center Parcs allaient financer leurs bungalows et leurs bulles tropicales du côté de la Hongrie, de Dubaï ou de la Thaïlande? Né aux Pays-Bas voilà 45 ans, ce concept de loisirs s’est bien étendu depuis à travers l’Europe depuis. Le groupe français Pierre & Vacances Center Parcs qui les exploite compte pas moins de 25 domaines (dont 9 aux Pays-Bas, 5 en Allemagne et 4 en France) et envisage désormais de trouver des investisseurs dans des endroits plus reculés.

Le groupe a annoncé mercredi la création d’un nouveau pôle, baptisé W2-IM (pour Worldwide Invest Management). Cette petite structure dirigée par Isabelle de Wavrechin, présente de longue date dans le groupe, sera implantée à Londres et aura pour mission de «rechercher des capitaux et partenariats étrangers en particuliers au-delà des frontières de l’Europe de l’Ouest», selon un communiqué. C’est notamment le succès des projets récents du groupe, en Moselle, dans la Vienne ou en Allemagne, qui a poussé le groupe dans cette direction. Ce type d’investissement immobilier a trouvé sans trop de difficulté des investisseurs particuliers ou institutionnels, privés et publics, français ou étrangers.

Des projets en format réduit

Alors que les projets actuels du groupe sous différentes marques (Center Parcs mais aussi Adagio, Pierre & Vacances ou les Sénioriales) représentent un potentiel de plus d’un milliard d’euros, l’heure est venue d’élargir les sources de financement et les implantations possibles. Parmi les régions identifiées: les pays de la zone Asie-Pacifique, du Moyen-Orient ainsi que l’Europe centrale et orientale. La prospection ne fait que démarrer, aucun projet n’est actuellement en cours.

À côté de cette prospection internationale, Pierre & Vacances Center Parcs a également annoncé le mois dernier le lancement de Center Parcs en format réduit dans le Jura et la Saône-et-Loire. Ces installations dont l’ouverture est prévue pour l’été 2018 comporteront 400 cottages, un peu moins de la moitié de la taille standard des domaines français.

Source:
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/10/01016-20140410ARTFIG00017-center-parcs-veux-exporter-son-modele-hors-d-europe.php

 

Publié dans Archivage brut, Pierre et Vacances bilans et gestion, Presse nationale | Pas de Commentaires »

- « La Truite de la Galaure » réaffirme sa totale opposition au projet de Center Parcs

Posté par admin le 16 février 2013

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

Présentation

Posté par admin le 5 août 2012

 

 

De l’implantation d’un Center Parcs en Isère

 

 

et du choix imposé

 

 

entre une forêt et sa vie sauvage

 

 

et une usine à loisirs 

 

 

 

 

 

Isérois et amoureux de la forêt et de la vie sauvage qu’elle abrite, je déteste l’idée qu’un marchand de loisirs ultra-rentables à la mode vienne, après avoir utilisé toutes les aides de l’état et de la région possibles, massacrer une forêt et en déposséder les riverains et promeneurs traditionnels, attachés à ce qu’elle représente de beauté gratuite, de calme, de sérénité, de poésie, de liberté, de surprises, d’émotions ou de nourriture. Dans le consensus apparent sur l’installation de ce dernier, je ne vois pas une approbation massive et réfléchie de la population locale, mais le résultat d’une désinformation savante et de chantages à l’expansion économique par le tourisme et à ses emplois attachés. Dans un souci d’information plus libre et réfléchie, je souhaite tenter de remettre les choses à leur juste place, nos responsables locaux me paraissant pour le moins plutôt aveuglés par leurs rêves d’expansion possible de la région.

 

La société Center Parcs

Une des “marques” phare du groupe “Pierre et Vacances”, entreprise capitaliste moderne, aux méthodes de gestion d’un opportunisme scientifique. “Pierre et Vacances” c’est le “capital sans risque” et à très grande rentabilité. Grande adepte du pillage des ressources naturelles, financières et humaines des régions sur lesquelles elle jette son dévolu, cette structure est passée maîtresse dans l’art de l’utilisation maximale de toutes les aides que peuvent lui verser l’état, les régions et autres municipalités. Ce leader reconnu dans l’art de faire payer par la communauté et des investisseurs privés alléchés par des campagnes de communication sophistiquées, ses frais d’installation et de fonctionnement est aussi précurseur dans l’art du mensonge écologiste moderne, le nouveau capitalisme vert, dont il a, avec l’appui peu regardant du WWF, été un des premiers à découvrir et faire prospérer la très juteuse rentabilité. Prospérant sur la misère sociale, cette société aux arguments de communication élaborés a aussi l’art de s’auto-proclamer sauveteuse et créatrice d’emplois, pour imposer insidieusement ses nuisances en spéculant sur la peur du chômage et le leurre de travail intéressant créé, qu’elle oublie de définir et quantifier clairement. La crise et la peur de l’avenir sont là et la population angoissée et fragilisée est mure pour se vendre à n’importe quel importateur de promesse de richesses touristiques, de revitalisation de villages, de sauvetage de petits commerces et de créations d’emplois.

 

Ses parcs de loisirs

Ce sont des usines à parquer le touriste, véritables monstres dévoreurs d’espaces encore un peu sauvages, libres et gratuits, pour lesquels les autorités, après en avoir accepté en notre nom notre dépossession, vont devoir créer des infrastructures, notamment de transports et d’assainissement, colossales non justifiées jusque-là. Ce sont des routes et autres usines à transport dont la finalité n’est que les déplacement de touristes vers ces temples modernes de consommation compulsive et obéissante.
C’est l’hyper-activité stérile et payante, mais en définitive passive en lieu et place de la détente, du repos, de la découverte humble et de la contemplation gratuite. C’est l’infantilisation et l’ aliénation de leurs clients et des populations environnantes transformés en gogos décervelés dépensiers. C’est la société marchande entrant en force dans l’espace de liberté du temps arraché au travail. Ce sont des loisirs à la chaîne, de la “multi-activité”, avec en pivot central, “l’aqua-mundo” sorte de gigantesque piscine avec ses saunas, solariums et autres fabriques de vagues artificielles,  en permanence bondé et dévoreur inutile d’énergie.  C’est  aussi ” le paradis subtropical”, pâle et stupide illusion de nature sauvage, avec déplacements et mises sous cloche d’espèces tropicales non viables dans nos régions et nécessitant un entretien coûteux et gourmand en énergie (gestion de la température, du taux d’hygrométrie, et renouvellements réguliers).
Et cela, en lieu et place de points d’eau, faune, et flore existant, adaptés, autonomes et …. gratuits.
C’est le début de la fin de la vie sauvage des Chambarans.

 

Ses créations d’emplois

A y regarder de plus prés, les déclarations euphoriques des communicants sont à relativiser. Les chiffres annoncés sont à modérer en tenant compte du très grand nombre d’emplois à temps partiel, pouvant ne représenter que 10 heures par semaines.
Pour les emplois à temps complet, l’amplitude des horaires de certains postes est difficilement conciliable avec une vie privée normale. Les salaires sont dans les plus bas de ce type d’emplois. Les aides d’état associées à ces emplois seront importantes.
Et les titres ronflants associés aux postes de travail gagneraient à être simplifiés et remplacés par du vocabulaire plus honnête:
Femmes de ménage, balayeurs, plongeurs ….. Il n’y a certes pas de sots métiers, mais appeler les tâches par leur nom permet de mieux en appréhender la réalité. Et l’avenir de la jeunesse et sa “fixation” dans la région (argument entendu régulièrement) sont-ils là? Il est à noter que le taux de démissions semble très important dans les center-parcs existants, et quelques recherches sur des sites de “réseaux sociaux”, avec “Center Parcs” en mot clé nous le confirme aisément.

 

Un impact économique ?

L’étude des Center-Parcs existants montre surtout une structure faisant vivre sa clientèle en autarcie  et c’est d’ailleurs ce que vantent ses publications. Le touriste y est capté et tout est fait pour l’inciter à consommer sur place.
Center-parcs est une entreprise et, comme telle, n’est pas là pour faire du sentiment, mais du chiffre. Elle n’a aucun intérêt à favoriser une concurrence. Il est intéressant de noter que l’ on trouve sur internet ou dans des brochures tant de center-parcs que des autorités diverses, de multiples articles nous incitant à croire à des retombées futures au moment de convaincre les populations. Etudes prospectives bizarement  très “chiffrées” et voeux pieux se côtoient  dans une admirable consensualité très positive. Mais lorsqu’on essaie de trouver ce qui se passe réellement après, on ne trouve plus rien. Aucune étude postérieure à l’installation de ces structures n’est disponible, alors que les premières créées sont déjà anciennes. Les promesses seraient-elles surestimées et ne seraient-elles que de la propagande ? D’autre part, par le chantage à l’emploi et à la Sainte-Croissance, on continue inlassablement à nous vendre de la consommation à outrance et de la destruction d’espaces, alors que tous les indicateurs écologiques et sociétaux sont au rouge, et de cela nous ne voulons pas. Si le problème du chômage est réel, devons nous pour autant aliéner encore et toujours nos existences à l’acceptation du chantage permanent à celui-ci et ses cortèges de misère associés, ou bien devons nous enfin poser la question du travail dans la société humaine d’une autre façon, non reliée à la rentabilité outrancière et destructrice des lois de la société marchande ?

 

Un impact dans notre quotidien ?

Après, un projet d’une telle ampleur, qui peut nous dire ce que vont devenir les Chambarans ? Center-parcs ne va-t-il pas essayer d’agrandir encore son domaine en utilisant la forêt proche pour des activités rattachées ? Compte tenu de l’afflux potentiel de touristes “en activité”, les autorités ne seront-elles pas contraintes d’encadrer ces lieux par des arrêtes restreignant la liberté d’y circuler ? D’autres structures appâtées par la masse de clients déjà présents, ne vont-elles pas à leur tour venir rogner encore cet espace ? la région ne va-t-elle pas se retrouver prise dans le grand délire de la “vitrine touristique” ?
Les routes créées ne vont-elles pas inciter une population citadine à venir construire des résidences secondaires, dont une partie importante en lieu et place de la forêt ? Est-on en train de laisser entrer le loup dans la bergerie ?
Si aujourd’hui nous offrons une main, demain n’est-ce pas le bras entier qu’on nous prendra ?

 

Un investissement rentable de nos impôts ?

La révision à la baisse, par le conseil régional de sa subvention (de 15 millions d’euros initialement prévus, elle passe brutalement à 7 millions ), oblige, dans l’urgence, les différents bailleurs à revoir leurs participations réciproques. Il semble clair que les 8 millions manquants seront pris dans les caisses des communes environnantes mises devant le fait accompli. Si tel est le cas ce “hold-up” sera douloureusement subi par les populations sans recours.L’argent versé par les commune sera-til retiré aux associations locales ? Si, pour avoir droit à du loisir payant, les habitants des communes victimes perdent des subventions à leurs propres associations, cela ne pose-t-il pas un problème moral? Cela semble par ailleurs indiquer, à minima, un manque d’enthousiasme récent à financer la structure. La somme initialement prévue, et dont tout le monde sait qu’elle sera de toute façon dépassée, comme à chaque fois dans ce type d’investissement, ne semble plus aujourd’hui faire l’unanimité. Des informations ou études récentes inciteraient-elles une partie des autorités à plus de prudence ? Et, en tout état de causes, nos impôts “sorte de pot commun”, sont ils dans une utilisation normale, lorsqu’ils sont destinés à être offerts à une entreprise privée aux bénéfices colossaux, dés lors qu’elle nous fait l’honneur de nous offrir ses nuisances. Le mot “rentabilité” n’est-il pas censé être exclu des finances publiques ?

 

Un projet écologique et durable ?

La communication de Pierre et vacances est friande de ces mots si « tendances » aujourd’hui et si prompts à faire taire toute réserve ou opposition. L’expression « éco blanchiment » (ou greenwashing), qui décrit les entreprises adeptes du mensonge écologiste à des fins mercantiles  a un sens et il s’applique particulièrement à cette société qui en est une des meilleure représentante.
Quels sont les domages co-latéraux des center Parcs ?
Destructions et privatisation des centaines d’hectares de forêts, de par le monde.
Urbanisation massive au sein des derniers espaces libres.
Aseptisation opportuniste des restes épargnés, qui en sont la valeur ajoutée.
Déplacements de centaines de touristes en voiture.
Gaspillage énergétique stupide et délirant par, entre autre, le maintien d’une température de 29° dans le gigantesque paradis équatorial ludique sous bulle.
Destructions de corridors écologiques.
Destructions de l’âme des lieux par l’importation massive de plantes exogènes, propres à attirer le touriste en mal d’exotisme.
Gaspillage invétéré des ressources en eau.
Spoliation des promeneurs traditionnels de ces espaces marchandisés de leurs derniers territoires naturels libres.
Destructions avouées d’espèces, en voie de disparition ou non, par la destruction de leur habitat.
Aliénation des territoires voisins, et autres destructions liées, par des infrastructures routières dédiées.
Ce bilan non exhaustif serait « écologique » ?

 

Et si ça ne marche pas ?

Depuis déjà longtemps, le système capitaliste, pour respecter ses impératifs de croissance nous invente des “bulles”, novatrices, modernes, adaptées aux nouveaux et sans cesse renouvelés ” besoins de l’homme”.
Bulles Internet, bulles des nouvelles technologies, et autres bulles sporadiques annonciatrices de bonheur humain par des  créations de richesses et d’emplois ont une fâcheuse tendance à s’effondrer.
En dehors de l’aspect très contestable de ce détournement mercantile et de ces fuites en avant désespérées, force est de constater que ces bulles explosent les unes après les autres et ne tiennent pas les promesses défendues par leurs instigateurs.
Une de ces bulles très à la mode en ce moment, c’est l’industrie des loisirs, avec, là aussi, multiples promesses et tapage médiatique servile, notamment le très prometteur et très hypocrite “tourisme vert “, unanimement proclamé sauveur à la fois de l’écologie et de la crise.
Cette bulle, comme les autres, attire et fait rêver nos spéculateurs habituels qui voient là des milliers de possibilités de faire ronfler les tiroirs-caisse et ne lésinent pas sur les moyens de nous convaincre d’y participer et de l’accepter comme un progrès, voire un sauvetage de nos régions durement touchées par le chômage.
Mais cette bulle qui nous vend, dans un système étonnant, à la fois le travail et le loisir est, elle aussi, susceptible d’exploser par la multiplication délirante de ses structures alors que parallèlement la “crise” affaiblit de manière notable le niveau de vie, et donc, la capacité à dépenser.
Si au bout de 2 ou 3 ans la structure ne tient pas ses promesses et doit s’arrêter, qui nous rendra la forêt détruite pour rien, qui nous débarrassera des ruines, qui nous soignera des rêves brisés et des espoirs une fois de plus déçus ?
Réfléchissons avant de nous faire dévorer par ce monstre qui après nous avoir fait subir 3 à 4 ans de monstrueux chantier pour s’installer, ponctionné les finances locales, et modifié inexorablement les équilibres passés, aura les mains libres et s’assoira sur des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, ou s’auto-détruira et nous laissera un champs de ruine en lieu et place d’une forêt qui, elle, a toujours tenu ses promesses.

 

 

 


detroitruins.jpg

 


 

LES RAISONS DE NOTRE

OPPOSITION AU PROJET DU

CENTER PARCS

 

 

Nous refusons d’admettre qu’un bien commun, comme le bois des Avenières à Roybon, soit accaparé par et pour l’intérêt privé de la société Pierre et Vacances


Nous refusons d’admettre que ce projet d’intérêt privé soit financé par la collectivité qui ne bénéficiera d’aucun avantage


Nous condamnons le fait que Center Parcs devienne la vitrine des Chambarans


Nous défendons notre attachement à un lieu (un territoire) inexploité et sans valeur marchande


Nous dénonçons la propagande faite par la société Pierre et Vacances et par certains élus qui présentent la destruction de plus de 50 ha de forêt comme du développement durable


Nous dénonçons le développement durable comme moyen de propagande et comme nouvelle pierre angulaire de la société industrielle

 

 

Nous vous invitons à dénoncer ce projet et à donner vos raisons en les affichant

 

 

Quelques opposants à Center Parcs

 

(Affiche collée en juin 2009)

 

 

Publié dans | Commentaires fermés

- Les verts et Center Parcs, positions opportunistes de politiciens aux idées à géométries variables

Posté par admin le 24 juin 2012

 

 

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs, Presse, sites et blogs | 2 Commentaires »

- La cour d’appel de Lyon rejette la demande d’annulation de l’autorisation de défrichement accordée pour les travaux du futur Center Parcs de Roybon

Posté par admin le 28 avril 2012

Nouvel échec pour L’association  » Pour les Chambaran Sans Center Parcs », dans sa tentative d’obstruction judiciaire du projet de center Parcs de Roybon.

Comme nous le pressentions, La cour d’appel de Lyon n’a pas retenu ses arguments environnementalistes et ne l’a, comme celle de Grenoble, pas suivie dans sa demande d’annulation de l’autorisation de défrichement accordée par l’autorité préfectorale.

Plus que jamais nous invitons les opposants à ce projet autoritaire et destructeur de marchandisation et de privatisation des territoires à le combattre sur le terrain politique et par tous les moyens qu’ils jugent appropriés et utiles afin d’empêcher la prospère société Pierre et Vacances et ses complices politiciens locaux de droite et de gauche de détruire irrémédiablement ce bois aujourd’hui libre.

 

Suivent:

1 le mémoire de la demande de l’association

2 le jugement du 24 avril 2012

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Communication des institutionnels, Les partis, les associations et Center Parcs, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Lettre d’une roybonnaise au chargé de l’environnement du conseil général de l’Isère

Posté par admin le 20 avril 2012

Lire la suite… »

Publié dans Infos et témoignages de riverains, Textes et affiches | Pas de Commentaires »

- Ils créent une association pour défendre Center Parcs

Posté par admin le 23 mars 2012

Publié dans Autres structures de Pierre et Vacances, Communication des partisans, Presse nationale | Pas de Commentaires »

- Le prédateur Center Parcs s’attaque à la Saône et Loire, avec Arnaud Montebourg en VRP

Posté par admin le 31 janvier 2012

Décidément l’appétit de « Pierre et Vacances-Center Parcs » n’a pas de limite.

Le projet de la Vienne à peine bouclé, les deux projets allemands à peine signés, c’est maintenant dans la Saône et Loire que le prédateur veut imposer ses destructions.

la méthode est toujours la même . Dans la clandestinité et ce depuis 6 mois, la société a arpenté les terrains susceptibles de satisfaire sa voracité. Les élus sont donc, eux, déjà au courant, et ont déjà promené les techniciens dans le territoire. Mais comme à chaque fois tout le monde est resté discret.

Combien de régions ont été mises en concurrence, cette fois ci, afin de rafler, par le chantage, le plus de subventions et cadeaux possible ? 

Quelle sera l’ampleur de la destruction d’espaces libres ?

Quelle sera l’ampleur du pillage des finances locales?

Déjà, dans la même journée, un grand nombre de journaux a été amené à enclencher la pompe à louange:

« un projet exceptionnel », » une  vraie bouffée d’oxygène », « une fierté pour nous », « une respiration en plein hiver »,  » du baume au coeur »,  » des applaudissements à deux mains »,  » de l’anti sinistrose » … etc ….

Il est urgent de communiquer positivement sur le projet afin de ne pas laisser la réflexion se créer et une éventuelle opposition apparaître. Le syndrome « Roybon » en Isère, ou une opposition s’est structurée avec le temps et a mis (provisoirement) l’entrepreneur en échec est sans doute en permanence présent dans l’esprit du promoteur Center Parcs . La communication va être verrouillée et « professionnelle ». Et elle a déjà bien commencé .

Nous maintenons quant à nous notre opposition totale à cette entreprise de destructions massives de vies et de territoires, ce dévoreur insatiable d’espace libres et naturels, ce consommateur éhonté de subventions publiques.

Et nous combattrons toujours l’artificialisation et la marchandisation totale de la nature promues par ce promoteur et ses complices politiques de droite et de gauche.

Les forêts doivent rester libres, gratuites, sauvages et préservées des nuisances imposées par les nouveaux rois du tourisme.

Nos vies et nos territoires n’ont pas à être mis en concurrence pour rafler des « mannes » et n’en pas laisser de miettes aux autres.

Et ce n’est pas le chantage à « l’expansion économique », à la « revitalisation des villages » et à la création d’emplois de misère qui nous fera nous taire.

Le tourisme industriel n’est pas un sauveur, mais un fossoyeur !

Nous soutiendrons donc et relaierons ici les luttes qui pourraient naître en Bourgogne et ailleurs.

 

 

EXCLUSIVITE INFOS-CHALON : Un Center Parcs en Saône et Loire ? 

C’est une information qui devrait faire couler beaucoup d’encre et alimenter bon nombre de discussions à l’échelle de la Saône et Loire et dans les confins de toute la Bourgogne. Infos-chalon vous dévoile en exclusivité les premiers éléments.

C’est un excellent signe donné à la Saône et Loire. Selon des informations recueillies par infos-chalon, le groupe Pierre et Vacances propriétaire depuis 2003 de la marque Center Parcs serait intéressé par une implantation dans notre département. Ce sont quelques 100 hectares au minimum qui seraient dans le collimateur du groupe Pierre et Vacances en cas d’une éventuelle installation. A la clé, ce serait tout de  même entre 400 et 500 emplois. Une vraie bouffée d’oxygène pour la Saône et Loire. Reste que pour le moment, cette installation reste qu’une spéculation compte tenu de la complexité qui entoure la domanialité de la forêt. Entre propriétés privées et publiques, si cela devait se concrétiser, il faudrait bien entendu réunir toutes les conditions pour constituer un foncier suffisamment intéressant. A moins d’une heure de l’A6 avec Mâcon et à la croisée de la Route Centre Europe Atlantique, le Charolais-Brionnais pourrait être le lieu idéal dont on imagine très bien  toute la potentialité stratégique d’une telle implantation dans le département. Toujours selon nos informations, une présentation devrait être faite vendredi matin par un dirigeant du groupe Pierre et Vacances devant l’Assemblée Départementale qui se réunit en plénière au Conseil Général.

En France, Center Parcs est présent en Normandie avec les Bois Francs, en Sologne avec Les Hauts de Bruyères, dans l’Aisne avec le Lac d’Ailette et enfin les Trois Forêts en Moselle. Centers Parc, c’est aussi 6 domaines aux Pays-Bas, 2 en Belgique et 2 en Allemagne.

 

Laurent Guillaumé

Source:

http://www.infos-chalon.com/article.php?sid=31635&thold=0



Center Parcs s’intéresse à la Saône-et-Loire

L’une des grandes marques du marché touristique mondial, Center Parcs, confirme s’intéresser au département de Saône-et-Loire, comme le confirme Valérie Lauthier, directrice communication corporate pour le Groupe Pierre & Vacances Center Parcs : «Nous regardons systématiquement certaines régions qui, à nos yeux, peuvent être porteuses d’un projet. La Bourgogne en fait partie, et la Saône-et-Loire, pourquoi pas ? Nous regardons les opportunités d’installation, les détails fonciers et les possibilités futures». Mais d’ajouter aussi : «pour la Saône-et-Loire, rien n’est arrêté. Il n’y a absolument rien de concret pour l’instant. Nous parlons simplement de potentiel pour le moment. Le reste n’est que de la spéculation». Le Département a confirmé que, vendredi, à 9h30, pendant l’assemblée plenière du Conseil général, un représentant de Center Parcs sera présent pour faire une présentation : «c’est une présentation générale du concept de Center Parcs, pas d’un projet en particulier, pour que nos partenaires éventuels comprennent la dimension d’une telle opportunité, mais je vous le redis, il n’y a rien de concret pour l’instant». Il n’en demeure pas moins que quand Center Parcs s’intéresse à un département, ce n’est pas pour faire de la figuration. Quant à l’emplacement d’un village Center Parcs en Saône-et-Loire, les hypothèses sont nombreuses. Le Charolais-Brionnais, bénéficiant d’une nature préservée chère à ce type de structure touristique, situé à la croisée de la RCEA, proche de plusieurs départements et régions, pourrait servir de cadre idéal pour un tel village. A suivre…

Source:

http://www.lejsl.com/actualite/2012/01/30/center-parcs-s-interesse-a-la-saone-et-loire

 

 

 

Center Parcs mais aussi les Francofolies à Tournus et une fondation d’art contemporain à Cluny

le 30/01/2012 à 17:47 Vu 4111 fois

 

En conférence de presse lundi après-midi, le président du Conseil général, Arnaud Montebourg, a annoncé trois projets exceptionnels pour la Saône-et-Loire.

Il a confirmé la possibilité d’implantation d’un Center Parcs. Des responsables du groupe Pierre et Vacances sont actuellement en train de prospecter du côté de Montceau et du Charolais pour trouver le site adéquat.

Par ailleurs, la ville de Cluny pourrait accueillir une fondation internationale d’art contemporain.

Enfin, le plus immédiat, les Francofolies de La Rochelle se décentraliseront, les 2 et 3 juin prochains, à Tournus, pour un week-end musical, bien sûr, mais aussi culinaire.

 

Source:

http://www.lejsl.com/economie/2012/01/30/center-parcs-mais-aussi-les-francofolies-a-tournus-et-une-fondation-d-art-contemporain-a-cluny

 

 

Center parcs dans le Charolais et les Francofolies à Tournus

 

La Saône-et-Loire a été retenue pour y développer trois projets d’ampleur sur le territoire. Une première pour le département.

le 31/01/2012 à 05:00 par Emmanuelle Bouland Vu 171 fois

 

Les démarches pour implanter un Center parcs sont déjà avancées en Saône-et-Loire. La direction du groupe viendra vendredi à Mâcon expliquer les retombées locales.
Après avoir vécu la quasi-faillite, les difficultés du redressement dans un plan de sauvetage historique et l’assainissement des finances du Département, place aux projets ! Le Conseil général retrouve des couleurs optimistes en reprenant ses investissements. À l’occasion de l’assemblée départementale du 3 février, il donnera la parole à trois porteurs de projets nationaux qui ont choisi le territoire pour y investir : tout d’abord un Center parcs, destination touristique de séjour convoité dans le Charolais, les Francofolies version musicale et culinaire à Tournus, et un lieu de compétition des fondations internationales d’art contemporain à Cluny (lire ci-contre). « C’est une fierté pour nous », a réagi hier le président du Conseil général, Arnaud Montebourg. Pour qui « il faut savoir prendre des risques avec les idées. Ces projets tombent bien. On a un territoire qui recèle de nombreux atouts et qu’on aurait tort de sous-estimer. On a besoin de tout le monde pour que ça marche ».

Un Center parcs dans le Charolais ?

Hier, des représentants du groupe Pierre et Vacances étaient sur le terrain dans la région du Bassin minier et du Charolais pour prospecter le futur site d’un Center parcs. Il s’agit d’un centre de séjour touristique, ouvert toute l’année. On évoque déjà 300 emplois potentiels. Onze terrains auraient déjà été détectés, sachant que la superficie recherchée se situe entre 100 et 150 hectares. Les « prospecteurs » travaillent sur ce dossier depuis six mois après plusieurs visites de sites infructueuses jusque-là. Pourquoi la Saône-et-Loire ? « Elle dessert les zones de Lyon et Genève, est respectueuse de l’environnement naturel et est idéalement située sur un terrain forestier, à une demi-heure d’une sortie d’autoroute ou voie express, avec une faible déclivité, une très grande surface de forêts mixtes (conifères et feuillus) et qui ne porte pas atteinte à une zone protégée. »

Si, pour l’heure rien n’est signé, un représentant du groupe Pierre et Vacances viendra vendredi présenter devant les élus de l’assemblée départementale le cahier des charges du lieu idéal de ce qu’ils ont déjà surnommé « la Toscane française ».

Faire de la Saône-et-Loire une destination touristique où l’on reste et non pas seulement que l’on traverse. L’ambition est posée. Reste à finaliser ce projet qui pourrait voir le jour dans quelques années.

Source:

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/31/center-parcs-dans-le-charolais-et-les-francofolies-a-tournus

 

 

Anti-sinistrose

le 31/01/2012 à 05:00 Vu 21 fois
Dans une cascade de nouvelles à tomber au sol, dans un contexte d’une crise inouïe répète-t-on à l’envi du côté de l’Élysée comme si la fin du monde arrivait demain, l’annonce hier au conseil général de Saône-et-Loire donne du baume au cœur. Enfin une nouvelle anti-sinistrose ! Une respiration en plein hiver qui, si ces projets aboutissent, pourraient enfin faire décoller le département. Pour que, enfin, les Parisiens et le reste des Français situent une bonne fois pour toutes la Saône-et-Loire sur la carte de France. Que notre territoire serve de refuge anti-stress à des millions de personnes. Que Cluny soit un petit Beaubourg et que Tournus, temple de la gastronomie, fasse des folies le temps d’un week-end. Le bonheur est ici. Sans aucun doute. Il semblerait que des investisseurs l’aient compris. Reste à trouver l’union sacrée autour des dossiers. Pour ne pas rééditer la triste erreur de voir fuir les projets comme celui du village de marques convoité à Tournus il y a dix ans.

Source:

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/31/anti-sinistrose

 

 

Center Parc : Jean-Marc Nesme applaudit des deux mains
Le député-maire de Paray-le-Monial, président du Pays Charolais-Brionnais, semble satisfait?: «?J’ai entendu parler de ce projet, mais il n’y a rien de décidé pour l’instant. Si cette implantation se confirmait dans ou près du Charolais-Brionnais, j’applaudirai à deux mains. D’abord, parce qu’en terme d’emploi, c’est positif. Ensuite, parce qu’un tel centre pourrait attirer beaucoup de monde, des régions voisines et de l’étranger. J’y suis très favorable. Ça ne peut qu’être positif pour la commune qui accueillerait cette structure, pour le Pays Charolais

Source:

http://www.lejsl.com/economie/2012/01/30/center-parc-jean-marc-nesme-applaudit-des-deux-mains

 

 

 

Arnaud Montebourg annonce 3 projets majeurs pour la Saône-et-Loire


 

Député et Président du Conseil Général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a tenu une conférence de presse, ce lundi en fin d’après-midi, à l’Hôtel du département à Mâcon. Une communication avant la prochaine assemblée départementale, programmée vendredi 3 février. Une communication surtout pour trois annonces de projets d’envergure pour le département de Saône-et-Loire.

 

En premier lieu, Arnaud Montebourg a confirmé nos informations exclusives, en annonçant un projet de Center Parc au cœur de la Saône-et-Loire. Le projet sera officiellement présenté aux conseillers généraux, vendredi, par le groupe Pierre et Vacances.

 

Le projet de parc se situerait dans un secteur compris entre Montceau-les-Mines, Charolles, Cluny et Paray-le-Monial. Il nécessite la mobilisation de 100 à 150 hectares de terrains boisés, plutôt avec des conifères, pour répondre au cahier des charges propre à ce type d’implantation. La Saône-et-Loire a été choisie par le groupe de Loisirs pour sa proximité avec Lyon et Genève, mais aussi pour ses infrastructures routières et autoroutières. Le groupe Pierre et Vacances estime en effet qu’un parc doit être accessible en moins de 30 minutes depuis une sortie d’autoroute, ou d’un axe de circulation majeur, comme par exemple la RCEA.

 

Deuxième projet d’envergure : l’implantation à Cluny d’un site de compétition des fondations internationales d’art contemporain. Le projet est porté par Nicolas Bourriaud, ancien directeur du Palais de Tokyo. L’idée est de mettre à disposition de grandes fondations des pavillons dans lesquels seraient montées des expositions annuelles et donc autant d’événements.

 

Troisième projet : la décision de Morgane Groupe de créer, en Saône-et-Loire, un pendant aux Francofolies de La Rochelle. L’idée est de créer à Tournus une association mêlant à la fois la musique, la chanson, le terroir et la gastronomie. Les dates sont annoncées : ce sera les 2 et 3 juin à Tournus et pour accompagner l’événement, le département votera une subvention vendredi. Ces Francofolies culinaires permettront à la Saône-et-Loire d’avoir un rayonnement national.

 

Source:

http://www.creusot-infos.com/print.php?sid=34174

 

 

SAÔNE-ET-LOIRE

Arnaud Montebourg et Boris Vallaud présentent le projet Center Parc

 

le 30/01/2012 à 20:11 Vu 677 fois

Boris Vallaud, directeur général des services du conseil Général de Saône-et-Loire et Arnaud Montebourg, président du conseil Général de Saône-et-Loire, présentent le projet d’implantation d’un Center Parc en Saône-et-Loire et la démarche de communication du conseil Général.

Source ( avec une vidéo ) :

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/01/30/arnaud-montebourg-et

 

 

 

 

Un Center Parc, un centre international d’art contemporain à Cluny et les Francofolies à Tournus

 

 

 

À l’assemblée départementale du 3 février prochain, la Saône-et-Loire donnera la parole à trois porteurs de projet nationaux qui ont choisi notre territoire pour y investir. Ces trois projets témoignent de ce que des investisseurs s’intéressent de façon convaincante et décisive à notre Saône-et Loire-et que notre territoire recèle de nombreux atouts attractifs sous-exploités et sous-estimés.

 

Ces trois projets, dont l’un est en cours d’achèvement, un autre en cours de réalisation, le troisième en cours de prospection, seront portés à la connaissance des élus et du grand public. Pourquoi ? Parce que, pour réussir, ces projets doivent être portés autant par les élus que par les habitants de notre département

 

L’assemblée du 3 février regroupera la présentation des trois projets par les investisseurs eux-mêmes ou les promoteurs de chaque projet. Les deux premiers sont en phase projet, le troisième, finalisé, fait l’objet d’un rapport soumis à l’approbation des élus.

 

 

PREMIER PROJET : UN CENTER PARC EN SAÔNE-ET-LOIRE, UNE DESTINATION TOURISTIQUE DE SÉJOUR

 

Le groupe Pierre et Vacances, un groupe d’envergure européen, souhaite implanter un Center Parc dans le département. Il s’agit d’un centre de séjour touristique, très créateur d’emplois, non saisonniers car rempli toute l’année.

 

L’implantation en Saône-et-Loire dessert les zones de Lyon et Genève, est respectueuse de l’environne- ment naturel, et est idéalement située sur un terrain forestier, à une demi-heure d’une sortie d’autoroute ou voie express, avec une faible déclivité, une très grande surface de forêts mixtes, (conifères et feuil- lus) et qui ne porte pas atteinte à une zone protégée.

 

Après plusieurs visites de sites infructueuses jusque là, la direction de Pierre et Vacances viendra nous expliquer pourquoi les paysages de ce qu’ils ont surnommé « la toscane française » les attirent, et quel est le cahier des charges du lieu idéal.

 

Leurs démarches sont déjà avancées, ils nous expliqueront les retombées locales (300 emplois potentiels), et au-delà, du fait du rayonnement européen de ce type de structure.

 

Ils présenteront dans le même temps les modalités de l’investissement qu’ils envisagent, et les bénéfices économiques potentiels pour le territoire, compte tenu de leurs expériences antérieures. Enfin, leur projet dans la Vienne pourra illustrer com- ment ils ont su inventer un nouveau modèle économique, au service d’un projet éco-responsable.

 

Faire de la Saône-et-Loire une destination touristique où l’on reste, et non pas seulement que l’on traverse, telle est l’ambition de ce projet qui rejoint parfaitement celle de l’Agence de développement touristique et de promotion du territoire.

 

Source: 

http://montceau-news.com/saone_et_loire/60321-conseil-general-de-saone-et-loire-5.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Center Parcs Vienne, Ségolène Royal se sent obligée de verser elle aussi au bassinet des cadeaux

Posté par admin le 14 janvier 2012

Lire la suite… »

Publié dans Autres structures de Pierre et Vacances, Communication des institutionnels | 1 Commentaire »

- Le groupe Pierre et Vacances

Posté par admin le 1 janvier 2012

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Center Parcs Roybon c’est reparti, la lutte aussi.

Posté par admin le 31 décembre 2011

Lire la suite… »

Publié dans Communication des partisans, Textes et affiches | 1 Commentaire »

- Pierre et Vacances, et les autres entreprises touristiques, ont bétonné la mer, la montagne. On en mesure aujourd’hui la gravité. Accepterons-nous qu’ils détruisent la campagne?

Posté par admin le 24 septembre 2011

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Infos et témoignages de riverains | Pas de Commentaires »

- Quand Center Parcs invente l’auto-concurrence et risque l’auto-effondrement.

Posté par admin le 8 août 2011

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances, Presse, sites et blogs | Pas de Commentaires »

- Le tourisme, un atout formidable pour la France

Posté par admin le 29 juin 2011


Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut | Pas de Commentaires »

L’UDB s’élève contre le projet de “ghetto pour retraités aisés” de Pierre et Vacances à Pont-Aven

Posté par admin le 1 mars 2011

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Center Parcs, une fissure dans le consensus

Posté par admin le 10 novembre 2010

Lire la suite… »

Publié dans Textes et affiches | Pas de Commentaires »

Euro Disney et Pierre et Vacances, « Mais qu’est-ce que la vie des « gens » face au profit »

Posté par admin le 7 novembre 2010

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances | 1 Commentaire »

Le Center Parcs de L’Ailette vieillit mal !

Posté par admin le 30 septembre 2010

Lire la suite… »

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

Le futuroscope privatisé mais remis à neuf sur les deniers du Conseil Général de la Vienne au bénéfice d’une société amie de Pierre et Vacances juste avant l’installation d’un Center Parcs

Posté par admin le 26 septembre 2010

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres structures de Pierre et Vacances, Non classé | Pas de Commentaires »

Des opposants au projet de Center Parcs dans les Pays de Loire

Posté par admin le 20 juin 2010

 

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Autres oppositions à Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

Les « villages contre nature », Un projet purement commercial, financier et immobilier, destiné à des investisseurs en mal d’avantages fiscaux et cachant mal son objectif véritable de spéculation foncière.

Posté par admin le 20 juin 2010

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs | 1 Commentaire »

Les AMIS de la TERRE Isère sont très soucieux des conséquences du projet d’installation du groupe privé Pierre et Vacances sur le Bois des Avenières à Roybon

Posté par admin le 30 mai 2010

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Pierre et Vacances reconnait une « dégradation profonde et durable de l’environnement économique et financier » et « se serre encore la ceinture »

Posté par admin le 29 mai 2010

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances bilans et gestion, Presse nationale | 1 Commentaire »

- Quelques questions et leurs réponses relevant nos griefs contre la construction du Center Parcs de Roybon

Posté par admin le 14 avril 2010

Lire la suite… »

Publié dans Textes et affiches | 1 Commentaire »

2 articles des Verts de Beaurepaire sur Center Parcs Roybon

Posté par admin le 4 février 2010

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Les partis, les associations et Center Parcs, Presse locale | Pas de Commentaires »

Intervention des Verts au Conseil Général de l’Isère

Posté par admin le 19 octobre 2009

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans les sites des Verts Isèrois

Posté par admin le 14 octobre 2009

Lire la suite… »

Publié dans Chronologies, Dans les sites et les blogs, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans le site du DL

Posté par admin le 13 octobre 2009

Lire la suite… »

Publié dans Chronologies, Presse locale | Pas de Commentaires »

Mr Queyranne se « réjouit de l’implantation de Center Parcs »

Posté par admin le 13 octobre 2009

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Communication des institutionnels, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

« la douce illusion que territoires et hommes leur seront reconnaissant d’avoir accompagné la mise en place de ce type de structure »

Posté par admin le 8 octobre 2009

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

Chronologie du projet d’installation du Center Parcs vue dans la communication de Roybon

Posté par admin le 23 septembre 2009

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Chronologies, Communication des institutionnels | Pas de Commentaires »

Opposition au « village lacustre » issu d’un partenariat Pierre et Vacances-Disney

Posté par admin le 20 août 2009

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

Lettre du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 24 novembre 2001, aux conseils de la société Pierre & Vacances relative à une concentration dans le secteur de l’hébergement touristique

Posté par admin le 18 août 2009

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

Campagne d’affichage : « 36 métiers, 40 misères »

Posté par admin le 17 août 2009

Lire la suite… »

Publié dans Textes et affiches | Pas de Commentaires »

« Afin de léguer à nos enfants ce patrimoine naturel que nous avons hérité de nos aïeux », un maire alsacien résiste à Pierre et Vacances

Posté par admin le 12 août 2009

Lire la suite… »

Publié dans Autres oppositions à Pierre et Vacances, Autres structures de Pierre et Vacances, Dans les sites et les blogs, Echecs de Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

Grève du personnel de Center Parcs, des « couacs » aux arrivées

Posté par admin le 9 août 2009

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Emploi, Presse nationale | Pas de Commentaires »

Vincent Bolloré, actionnaire « avisé » de Pierre et vacances (à 6%).Qui est Mr Bolloré ?

Posté par admin le 6 août 2009

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances, Presse nationale | Pas de Commentaires »

Le Conseil régional a apporté une aide de 7 millions d’euros au projet de Center Parc du Groupe Pierre et Vacances, à Roybon dans le sud de l’Isère.

Posté par admin le 10 juillet 2009

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

Le soutien au projet de Center Parc de Roybon divise la majorité régionale

Posté par admin le 6 juillet 2009

Lire la suite… »

Publié dans Actualités, Dans les sites et les blogs | Pas de Commentaires »

Un Center Parcs à Roybon ? Pour qui ? Pour quoi ? Et à quel prix ?

Posté par admin le 1 juillet 2009

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

De l’implantation d’un Center Parcs en Isère et du choix imposé entre une forêt et sa vie sauvage et une usine à loisirs.

Posté par admin le 1 juillet 2009

Lire la suite… »

Publié dans Textes et affiches | Commentaires fermés

- Center Parcs de Roybon, les inquiétudes de la FRAPNA

Posté par admin le 30 juin 2009

Lire la suite… »

Publié dans Archivage brut, Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Pierre et Vacances, le nouveau roi des loisirs

Posté par admin le 2 janvier 2009

Lire la suite… »

Publié dans Dans les sites et les blogs, Pierre et Vacances | Pas de Commentaires »

- Communiqué des verts de l’Isère du 29 décembre 2008

Posté par admin le 22 décembre 2008

Lire la suite… »

Publié dans Les partis, les associations et Center Parcs | Pas de Commentaires »

- Quand on ne cesse de nous dire qu’il n’y a rien à faire, on finit par avaler sa salive

Posté par admin le 27 octobre 2008

 

 

 

Lire la suite… »

Publié dans Textes et affiches | Pas de Commentaires »

12
 

BARAKA |
Les Moniteurs d'Ateliers e... |
Les professionnels du negoc... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | immobilierachat
| jechangetout
| SIVOS - Mondreville / Tilly